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Alrüne Larilane
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MessagePosté le: Mer 11 Avr 2018 - 17:38 Répondre en citantRevenir en haut



14 de Llefelysku 919


Un joli manteau blanc recouvrait Lòmëanor en cette nouvelle journée d'hiver et pourtant, l'atmosphère au sein de la grande ville était on ne peut plus chaleureuse. Une foule dense et joviale en arpentait les rues en ce jour de fête, où la déesse Llefelys était à l'honneur. Les citoyens jouaient, dansaient, riaient aux éclats, baignant dans une insouciance agréable et bienvenue. Certains se cherchaient, se rapprochaient, s'éloignaient, se tournaient autour en une danse seulement connue des cœurs amoureux. En cette belle journée d'hiver, alors que Solyae rayonnait au milieu d'un ciel bleu sans frontière, il flottait comme un air de printemps sur la belle cité de Lòmëanor.

Alrüne déambulait tranquillement parmi les villageois, un sourire léger flottant sur ses lèvres rosées. Elle avait toujours aimé la fête des Amoureux, une occasion qu'elle avait mis à profit, chaque année, pour gâter celles et ceux qu'elle aimait de présents. Bien entendu, c'était aussi une bonne opportunité pour témoigner son amour à Kelild de manière concrète, elle qui n'avait jamais été très douée pour mettre en mots ses sentiments.
Cette année, malheureusement, ni lui, ni le reste de sa famille n'était là pour partager ce jour avec elle … Mais la Neishaane, malgré son cœur en peine, refusait de se laisser abattre. Après tout, elle avait un nouvel être cher à couvrir de son affection et, même si Ceri était encore trop petit pour comprendre la portée du geste de sa mère, cela lui suffisait pour qu'elle ne se sente pas seule, sans famille.
Elle ralentit doucement son pas pour se mettre à la hauteur de Brume, sa jument, et écarta délicatement les couvertures enveloppant le couffin, attaché à la selle, dans lequel elle avait installé son fils. Ceri dormait à poings fermés, malgré le brouhaha ambiant, suçotant son pouce paisiblement. Depuis une bonne semaine, leurs nuits étaient agités car le bébé s'était enrhumé et la maladie perturbait son sommeil. Cela tendait à s'apaiser, maintenant que la jeune mère avait prise sur elle pour quérir l'aide du guérisseur de Lòmëanor, Timéane Monalys. Revoir l'elfe avait fait remonter quelques souvenirs peu agréables … La révélation de sa grossesse l'avait secoué et il lui avait fallu plusieurs jours de convalescence pour se remettre autant de cette annonce que des événements qui l'avaient précédé. Si elle avait alors douté, à ce moment-là, d'être capable d'assumé cet enfant, elle était, aujourd'hui, heureuse d'avoir mené cette aventure jusqu'à son terme.
Se penchant au dessus du couffin, Alrüne alla déposer un doux et tendre baiser sur le front du petit garçon, comme la promesse silencieuse d'un amour éternel, avant de reprendre ses errances à travers la cité, l'esprit tranquille.

Ses flâneries la menèrent sur l'une des nombreuses places que pouvait compter la ville et elle s'y arrêta un instant. Ladite place était bordée d'étals, couverts de marchandises variées et de nourritures appétissantes, tandis qu'en son centre semblait se tenir l'une des nombreuses activités relatives à ce jour si spécial. Plusieurs couples dansaient au son rythmé des flûtes et des tambours et la Neishaane se surprit à avoir envie de les rejoindre. Elle n'avait pas dansé depuis si longtemps que son corps devait être un peu rouillé à l'exercice mais la musique résonnait en elle comme les propres battements de son cœur.
Finalement, les instruments se turent et les couples, pour certains, se séparèrent tandis que d'autres s'éloignaient tranquillement, sûrement pour aller faire plus amples connaissances dans un endroit plus calme. Alrüne commença à se détourner de la piste quand la vendeuse de l'étal duquel elle s'était approchée l'apostropha avec un grand sourire :

- Pourquoi z'y allez pas, ma p'tite dame ? Un joli brin d'femme comme vous, j'suis sûre que vous trouv'riez chaussure à vot' pied en un rien d'temps !

Alrüne rougit légèrement de s'être fait surprendre à épier leurs danses avec envie mais ne tarda pas à se reprendre, sans se départir de ce sourire léger qui habillait ses lèvres depuis le début des festivités.

- Sans façon, merci. Qui surveillerait ma jument et mon fils si je me joignais à eux ?

La vendeuse avisa alors le couffin et un « oh » muet se devina à son expression. Elle ne lâcha pas l'affaire pour autant et sourit de plus belle à la Neishaane.

- Allez-y, j'vais les surveiller, moi !
- Non mais vraiment …
- Allez ! Ca s'passe qu'une fois l'an, laissez pas passer vot' chance !


La bonne femme se faufila jusqu'à elle et prit ses mains, à la fois pour l'entraîner vers la piste que pour lui prendre les rennes de Brume. Elle la relâcha rapidement avant de la pousser gentiment vers l'un des participants et il n'en fallut guère plus à la brindille qu'était Alrüne pour tituber, se retrouvant ainsi - et bien malgré elle - dans les bras dudit participant. La Neishaane se redressa un peu brusquement, avisant le jeune inconnu avec une certaine prudence avant de couler un regard inquiet vers sa jument et, plus précisément, son précieux « chargement ». Comme elle l'avait promis, la vendeuse les avait attirer derrière son étal et veillait à présent sur eux comme s'ils avaient toujours été avec elle. Elle lui sourit, d'un air malicieux et complice, et les épaules de la jeune mère s'affaissèrent discrètement tandis qu'un soupir s'échappait d'entre ses lèvres, signe qu'elle rendait ainsi les armes. Elle reporta alors son attention sur son compagnon d'une danse, essayant de jauger ses capacités du regard.

- … Je m'appelle Alrüne, se présenta-t-elle avec une certaine réserve, attendant que son partenaire suive son exemple.




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MessagePosté le: Mer 11 Avr 2018 - 17:38 Revenir en haut

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Ewen Njall
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MessagePosté le: Mar 1 Mai 2018 - 18:48 Répondre en citantRevenir en haut

Perdu dans les ruelles recouvertes de neige de Loméanor, Ewen marchait au gré de ses pensées. Comme tout le monde, il était chaudement vêtu. Mais à la différence de touts ces personnes, l’elfe ne pensait pas à fêter la fête de l’amour. Cela ne l’intéressait pas du tout. Pourtant, c’était bien dans ce but qu’un Chevalier l’avait amené ici. "Tu verra, tu vas t’amuser et te changer les idées. Ça ne peut que te faire du bien. Et puis, tu pourrais rencontrer l’amour de ta vie". Puis on l’avait emmené sans attendre la moindre réponse. *Pourquoi est-ce que je me suis laissé faire aussi. Quel imbécile.*

Un peu plus loin, de la musique retentissait. Certainement une place où des gens s’amusaient à danser en couple. Ewen sourit, s’imaginant avec une belle demoiselle à la longue chevelure, ses mains dans le creux de son dos et valsant au rythme de la musique. Tout se passait bien, jusqu’à ce quelque chose ne vienne heurter ses jambes et ne brise son rêve. L’elfe se retourna vivement pour voir qu’il s’agissait d’un enfant qui fut vite rattraper par d’autres jeunes. Le jeune homme sentit son coeur s’alourdir un instant et se trouva très vite un autre centre d’intérêt. Il ne servait à rien de s’appesantir sur le passé. Le présent ainsi que le futur étaient désormais bien plus important. La chance qu’on lui avait offerte au kaerl englouti était certainement la dernière et la gâcher avec son ancienne vie serait bien dommage.

Après quelque minutes d’errance entre les différentes petites boutiques, Ewen arriva devant la place où musicien et danseurs fêtaient ensemble la fête de l’amour. L’aspirant englouti se surpris à envier ces couples qui se formaient sous le regard de la Déesse Llefelys. Elle seule savait s’il serait un jour capable d’aimer une personne d’un amour véritable. Pour le moment, cela lui semblait totalement impossible. Quel genre de demoiselle irait se mettre avec quelqu’un comme lui ?

« Eh l’elfe aux ch’veux blanc, t’attend quoi ? »


Ewen se tourna pour voir que la voix venait d’un ivrogne complètement saoul et partit en direction de la place remplie de personnes dansantes, prenant soin de passer sans se faire repérer. Il n’avait qu’une envie, c’était de rentrer et de rester loin des personnes jusqu’au lendemain. Bien sûr, pour son plus grand malheur, il se retrouva bien vite avec une demoiselle qu’il avait entouré de ses bras par pur réflexe. L’elfe ne put quitter a Neishaan des yeux, ne sachant que faire. Il se redit vite compte qu’il s’agissait d’une demoiselle à la longue chevelure et qu’il avait, malencontreusement posé ses mains dans de celle-ci. Lorsque ses yeux bleu glacé rencontrèrent ceux, bleu comme la mer, de sa compagne de danse, le rouge gagna bien vite son pâle visage. Ewen restait complètement pétrifié, attendant que quelque chose se produise. Il n’avait jamais appris à danser et… La pensée que la Déesse Llefelys se trouvait derrière cet évènement s’installa en lui comme un évidence. L’aspirant ferma les yeux et inspira profondément pour se calmer et se présenta à la suite d’Alrüne, puisque c’était ainsi qu’elle s’appelait.

« Je suis Ewen. » L’elfe avala difficilement sa salive, avant de reprendre. « Désolé si je te déçois, mais je ne sais pas danser »

Ewen se rendit compte, peut-être un peu trop tard, qu’il était sûrement trop direct. Mais son propre état de confusion l’empêchait d’agir normalement. Ainsi, il tenta de vite se rattraper.

« Mais je peut toujours essayer et suivre tes mouvements, si ça ne t’embête pas... »




Alrüne Larilane
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MessagePosté le: Sam 12 Mai 2018 - 11:00 Répondre en citantRevenir en haut

Alrüne, si elle apprécia la franchise d'Ewen, retint de justesse le soupir qui menaçait de franchir ses lèvres. De tous les participants, il avait fallu qu'elle tombe sur le seul qui ne sache pas danser. D'avance, elle craignait pour le bien-être de ses pieds mais il allait falloir faire avec, la Neishaane n'ayant pas le loisir d'enseigner à son partenaire du jour les rudiments de cet art qu'elle connaissait bien.
Parce qu'elle souhaitait, malgré tout, que les choses se déroulent aussi agréablement que possible, autant pour elle que pour son compagnon, elle se résolut à prendre la situation en main et, par la même, se saisit de celles d'Ewen, entrelaçant ses doigts fins et habiles avec les siens. Son regard croisa celui de l'Elfe, rencontre de l'océan et de la glace, et elle esquissa un léger et maladroit sourire, comme pour approuver la bonne volonté de son partenaire d'une danse face à l'exercice qui les attendait.

- Je vais vous guider, lui déclara-t-elle comme pour le rassurer.

Et alors qu'une attente fébrile planait sur la petite place, tous les couples formés patientant sous les regards d'un public curieux, la musique résonna enfin dans l'air.



Aux premières notes de harpe succédèrent la voix envoûtante de la chanteuse, dont les illusions discrètes trahirent ses origines de Neishaane. Bientôt, toute la place baigna dans une ambiance irréelle et magique, d'étranges petites lucioles colorées dansant autour des couples tandis que les esprits eux-mêmes semblaient vouloir se mêler aux vivants dans un insolite mais fantastique ballet.
Si Alrüne observa un instant le spectacle surnaturel que la chanteuse créait pour eux et les autres couples se mettre en mouvement, elle se laissa bientôt porter par la douce mélopée en l'honneur de la déesse et suivit le mouvement, commençant à danser et emmenant Ewen avec elle.

Chacun de ses gestes était d'une grâce aérienne propre aux gens de sa race, tant et si bien qu'on aurait pu croire qu'elle s'était soudainement mise à flotter. Pourtant, un œil avisé saurait remarqué la raideur que causait le manque de pratique dans chacun de ses pas … Mais cela ne l'arrêtait pas. Alrüne se mouvait avec l'élégance d'une hirondelle, portée par des vents qu'elle seule semblait connaître.
Ses mouvements, aussi éthérés puissent-ils apparaître aux yeux d'un amateur, restait néanmoins simple à suivre, à reproduire et la Neishaane veillait scrupuleusement à ce qu'Ewen ne soit pas à la traîne. Parfois, elle lui prenait les mains pour l'entraîner à sa suite quand, à d'autres moments, elle exécutait simplement ses pas avec plus de lenteur qu'à l'accoutumée, afin d'être sûre que son partenaire puisse répéter ses gestes sans difficulté.

Après tout, les danses de Llefelys n'étaient réussies que si les couples de danseurs ne formait plus qu'un au rythme de la musique …

Malgré l'inexpérience d'Ewen et le handicap que cela faisait peser sur leur duo, Alrüne prit beaucoup de plaisir à danser. Mais plus que de retrouver un art qui avait si longtemps rythmé sa vie, peut-être était-ce le fait de danser avec quelqu'un qui lui plaisait autant… Voir, simplement, de ne plus être seule.
« Je ne suis pas seule », qu'elle se rétorquait alors mais pouvait-elle vraiment se satisfaire de la seule présence de son fils, à peine âgé de quelques mois, et d'une jument qui, aussi expressive était-elle, était incapable de complètement comprendre la Neishaane ?

Elle qui avait passé sa vie au sein d'une grande famille, unie et aimante, pouvait-elle vraiment se contenter de si peu … ?

Lorsque la chanteuse se tût enfin et que les mirages qu'elle avait tissé de sa voix s'évanouirent lentement, laissant place au réel et aux applaudissements du public, Alrüne eut alors comme l'impression d'émerger de ses pensées comme on s'éveillerait d'un rêve dans lequel on aurait passé de trop longues minutes hors du monde, hors du temps. Se raccrochant à son partenaire de danse, seule présence tangible à portée de main, elle renoua progressivement avec la réalité tandis qu'une question, lancinante, hantait encore son esprit.

« Peux-tu vraiment t'en sortir seule ? »

Son regard océan, quelque peu troublé par les sentiments qui l'habitaient encore, rencontra un instant celui de glace d'Ewen mais la Neishaane s'en détourna rapidement, se détachant de lui pour reprendre contenance, refusant de se laisser ainsi aller devant un parfait inconnu.
De nouveau maîtresse d'elle-même, elle inclina légèrement la tête vers l'Elfe en un salut poli.

- Merci pour cette danse … Au revoir.

Relâchant les mains de son partenaire, Alrüne s'apprêtait à quitter la piste et à s'en retourner sur les routes, jument et bébé sur les talons.




Ewen Njall
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MessagePosté le: Ven 25 Mai 2018 - 15:18 Répondre en citantRevenir en haut

Même si Ewen savait que la demoiselle qui se trouvait face à lui aurait préféré un partenaire qui sache danser, il ne s’esquiva pas pour autant. Au contraire, cette envie disparût au moment où Alrüne entrelaçait ses doigts aux siens. Ce geste lui fit ressentir une sensation étrange et inconnue dans son corps. Le contact de ces doigts fins et agréable était comme quelque chose de nouveau, une chose qu’il n’avait jamais senti auparavant. De nouveau, l’elfe croisa les yeux bleus de la Neishaane qui lui souriait, faisant naître en lui une confiance nouvellement acquise. Oui, il allait faire de son mieux pour satisfaire sa partenaire de danse. Au son de cette pensée, un sourire à peine perceptible se dessina sur ses lèvres. Voilà enfin une occasion de s’améliorer pour mieux vivre en société. Pendant un instant, il repensa au petit loup qui dormait profondément au kaerl lors de son départ, et su à quel point sa présence était devenue importante dans sa vie. Faolan lui avait permis de renouer ses liens avec ses sentiments ainsi que de retrouver la force de donner de l’affection à un être vivant.

La musique retentit et coupa les réflexions d’Ewen, la chanteuse se mit à créer de magnifiques petites illusions avec sa voix et les couples se mirent à danser. L’elfe posa son regard sur Alrüne qui se mit à danser à son tour, l’emportant dans une danse rythmée par la musique. Au début il était difficile pour lui de suivre les pas de sa partenaire, mais lorsqu’il comprit enfin comment se positionner et bouger, tout devint plus simple. Heureusement Alrüne prenait soin de ralentir de temps en temps et de vérifier s’il suivait bien, sinon il serait perdu depuis un bon moment.

Finalement, Ewen prit un certain plaisir à danser ainsi avec la Neishaane. Certes, il s’agissait de sa toute première fois et n’était pas vraiment convaincu par sa performance, mais il s’amusait. Combien de temps avait-il attendu ce moment ? Le moment où il pouvait enfin profiter de l’instant présent et oublier tout problèmes qu’il avait accumulé des durant était enfin arrivé. Même si celui-ci était de courte de durée, ça restait agréable. Et comme toutes les bonnes choses avaient une fin, la musique se tût, laissant place à des applaudissements. L’elfe avait complètement oublié les personnes qui les regardaient et senti ridicule. Il chercha le regard d’Alrüne, mais lorsqu’il le trouva elle s’en détourna très vite. La Neishaane se détacha de lui, s’inclina poliment en le remerciant et mit fin à ce moment avec deux mots qui le mirent mal à l’aise. « Au revoir ». Ewen serra les dents et attrapa la main de cette demoiselle qui lui avait accordé de son temps et qui s’apprêtait à partir sans même… L’elfe se rendit compte qu’il avait agi sans réfléchir et se retrouvait désormais dans une situation embarrassante. Il réfléchit très vite pour se trouver une excuse et prit la première qui lui vint à l’esprit.

« Je voulais te… vous remercier pour la danse. Avant de partir on pourrait au moins parler un peu, en dehors de la place bien sûr »

Quel idiot il était pour avoir dit ça ? En temps normal, Ewen n’aurait jamais une chose pareille. Serait-ce dû à son nouvel environnement ? Quelque chose en lui était en train de changer, mais quoi ? Depuis son arrivée au kaerl englouti, c’était bien la première fois qu’il agissait ainsi. Les yeux de l’elfe fixaient toujours Alrüne, dans une longue attente de réponse.




Alrüne Larilane
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MessagePosté le: Mer 6 Juin 2018 - 19:45 Répondre en citantRevenir en haut

Lorsqu'Ewen s'empara de sa main, Alrüne ne put s'empêcher de sursauter. Immédiatement, elle s'arracha à son emprise d'un geste vif, presque violent, tout en lui adressant un regard désapprobateur et méfiant.
La Neishaane avait toujours été une créature farouche, ne faisant pas montre d'une grande sociabilité envers son prochain mais elle avait toujours tâché de faire des efforts sur ce point. Néanmoins, s'il y avait bien une chose qu'elle n'arrivait pas à supporter, malgré les années à travailler sur ses relations avec les autres, c'était bien les contacts physiques, surtout quand ils étaient non désirés. La toucher sans son accord occasionnait toujours une réaction immédiate, brutale ou non, et cette fois-là n'échappait pas à la règle.

Elle resta à jauger l'Elfe de longues minutes durant, en silence, son regard plongé dans le sien. Son cœur malmené se calma en ne percevant aucune intention hostile chez Ewen et elle s'autorisa à se détendre, relâchant ce souffle qu'elle ne s'était pas aperçu avoir retenu.

« Je voulais te… vous remercier pour la danse. Avant de partir on pourrait au moins parler un peu, en dehors de la place bien sûr »

La jeune mère haussa un sourcil, perplexe devant sa démarche après le geste qu'il venait d'avoir et qu'elle n'avait pas du tout apprécié. Pourtant, sa réponse ne vint pas immédiatement et elle hésita. Aussi étonnant que cela puisse paraître, son invitation avait quelque chose de tentant pour la jeune mère esseulée qu'elle était … Après des mois passés dans une solitude quasi-complète, le besoin de parler à un autre être se faisait presque pressant.
Alrüne n'était pas une solitaire. Avoir passé plus de vingt années à vivre au sein d'une grande et chaleureuse famille l'avait rendu dépendante des siens, dépendante de la présence d'autrui. Se les voir si brusquement arraché avait brisé quelque chose en elle, quelque chose qu'elle cherchait désespérément à reconstruire, plus ou moins inconsciemment. Elle avait espéré retrouver un peu de cette « famille » qui lui manquait tant au sein du Màr Luimë mais son ancien Maître, Javerth Seram, en avait décidé autrement. Alors elle s'était jeté aveuglément dans ses nouveaux devoirs de mère mais là encore, ça ne lui avait pas apporté le réconfort qu'elle avait tellement espéré y retrouver.

Alors que faire, à présent ? Quoi tenter pour se sentir mieux ?
Est-ce que tisser de nouveaux liens était la réponse à ce besoin inassouvi …?

La Neishaane soupira doucement, abdiquant face à elle-même.

- … Donnez-moi une minute.

Elle s'éloigna d'Ewen, se rapprochant de l'étal de la vieille marchande qui s'était mise en tête, un peu plus tôt, de la pousser à danser en acceptant de veiller sur Brume et Ceri. Après avoir récupérer les seuls et précieux êtres qui constituaient sa famille, elle revint vers l'Elfe auquel elle adressa un petit signe de tête, lui indiquant de la suivre, prenant ainsi la tête de leur petit groupe.
Ensemble, ils passèrent plusieurs minutes à parcourir les rues de Lòmëanor pour finir par dénicher un banc en granit rosé, niché sous un vigoureux chêne. Alrüne s'en approcha alors pour y nouer les rênes de la jument et, son petit garçon dormant toujours du sommeil du juste au creux de son couffin, décida de ne pas le déranger et s'installa donc sur le banc.

- … De quoi voulez-vous parler ? L'interrogea-t-elle d'une voix calme.

Si elle n'était pas hostile à la présence d'Ewen, malgré son geste déplacé, son attitude s'était faite plus réservé envers lui. Elle restait, néanmoins, curieuse de savoir ce qui avait bien pu le pousser à la retenir de la sorte.




Ewen Njall
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2018 - 17:39 Répondre en citantRevenir en haut

Alrüne arracha sa main de celle d’Ewen avec une telle vivacité qu’elle le fit vaciller. L’elfe ne s’attendait absolument pas à une telle réaction de sa part et en était totalement abasourdit. Qu’avait-il donc fait ? Son geste précipité et irréfléchi avec très certainement irrité la Neishaane. Les minutes s’éternisaient, sans un geste ni un bruit. Finalement, gêné et regrettant son acte, il s’apprêta à dire au revoir lorsqu’elle soupira et lui demanda d’attendre une minute. Le poids qui lui coupait presque le souffle s’en alla et l’elfe suivit Alrüne du regard. Elle se dirigeait vers un étal géré par une vieille marchande pour y récupérer un cheval blanc portant quelque chose sur son dos.

La neishaane revint vite vers Ewen et lui fit un signe de tête pour lui dire de la suivre, ce qu’il fit aussitôt. Mais en se retrouvant plus près du cheval, une chose attira son regard tel un aimant. Ce qui se trouvait sur le dos de l’animal était en fait un couffin au sein duquel dormait un enfant d’un très jeune âge. L’elfe, déjà naturellement pâle, se retrouva bien vite aussi blanc que sa chevelure immaculée. Non seulement il avait eu un geste déplacé, mais en plus il avait dérangé une jeune mère. Mais où était alors le père de l’enfant ? Avait-il abandonné sa famille ? Ewen ne l’avait vu nulle part et il était rare qu’une jeune mère voyage seule avec son enfant. Voilà que des dizaines de questions l’assaillirent, impossible à chasser. Alrüne s’arrêta à un banc et lui demanda de quoi il voulait parler. L’elfe s’assit à ses côtés et réfléchit à toute vitesse pour trouver un sujet de discussion, jusqu’à poser une première de ses questions.

« C’est un très beau cheval. C’est le vôtre ? »

Question inutile puisqu’il connaissait déjà la réponse. Evidemment que le cheval appartenait à celle qui le tenait par les rênes. Son regard se posa à nouveau sur le couffin, se demandant toujours pourquoi Alrüne voyageait seule avec un enfant si jeune.

« C’est vôtre enfant, n’est-ce pas ? Si j’avais sû, je ne vous aurait pas déranger plus longtemps. » Il marqua une pose avant de reprendre. « Où est son père ? Je n’ai vu personne d’autre avec vous, c’est assez rare de croiser jeune mère voyageant seul avec son enfant en bas-âge... »

Ewen ravala aussitôt sa salive, regrettant sa question. Il savait que ce genre de sujet était très sensible. Lui même orphelin, les questions sur sa familles inconnues l’ont toujours déranger. Non pas parce qu’il avait honte, mais parce qu’il ne savait pas quoi répondre. On lui avait souvent demandé où étaient ses parents, qui ils étaient, s’il avait un frère… A toutes ces questions, il ne savait que répondre à part :

«On mes pose toujours les même questions et je réponds toujours que J’ai eu un père, une mère et un frère. Je suis né dans un Bordel au Vaendark et me suis fait rejeté de ma mère. C’est tout ce que je sais. »

Oups… Il avait pensé à haute voix, bien que le son de sa voix n’était pas très fort, il le fut suffisamment pour atteindre la Neishaane. Tandis que le feu lui montait aux joues, il cacha son visage avec ses mains et tourna le dos à Alrüne.

« Désolé, j’ai pensé à haute voix. Vous pouvez partir si vous voulez, vous avez certainement mieux à faire et je dois sûrement vous embêter. »

Ewen se maudit intérieurement. La vue de l’enfant dans le couffin et les questions qu’ils se posait avaient fait ressurgir en lui des souvenirs et des sentiments oubliés, dont il se serait bien passé en ce moment même. D’ordinaire il avait un certain contrôle sur ses émotions, mais pourquoi avait-il laisser échapper ses pensées ? Désormais il n’attendait plus grand-chose de sa journée, qu’il venait de gâcher en un rien de temps.




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MessagePosté le: Ven 27 Juil 2018 - 21:25 Répondre en citantRevenir en haut

Alrüne sentait sur elle le poids du regard curieux d'Ewen et cela la troublait. Était-elle donc si intéressante aux yeux de l'Elfe ? A moins que quelque chose n'ait attiré son attention … ? La Neishaane commençait à s'interroger sur les intentions du jeune homme à son égard lorsque celui-ci prit la parole, la questionnant à son tour.

- C’est un très beau cheval. C’est le vôtre ? 

Elle le fixa quelques instants, les yeux légèrement arrondis par la surprise devant l'évidence de la réponse à sa question. Elle se retint de lui asséner une remarque taquine – elle n'était ainsi qu'avec ses proches, après tout – et se contenta d'un hochement de la tête.

- Oui. Elle se nomme Brume et c'est bien ma jument.

C'était une façon comme une autre d'engager la conversation, pensa-t-elle avec un certain amusement mais, alors que naissait le début d'un sourire sur ses lèvres, Ewen s'aventura sur un terrain on ne peut plus glissant. Sur son visage pâle se lisait, une fois encore, sa surprise avant que celui-ci ne se renferme totalement sur lui-même, la jeune mère détournant le regard.
Où était le père de son enfant ? Où était Kelild ?
Alrüne ignorait comment répondre à cette question, une question dont elle-même ne connaissait pas la réponse. Pourtant, cette réponse, elle désirait la trouver de tout son être mais elle ne sentait pas assez forte – pas encore – pour la rechercher. Paradoxalement, elle craignait de découvrir la vérité et préférait se raccrocher à ses incertitudes afin de continuer, ainsi, à espérer un heureux dénouement. Ce n'était pas vraiment plus facile à vivre mais cela lui conférait un semblant d'objectif à poursuivre.

Finalement, la Neishaane n'eut pas à dire quoi que ce soit que déjà, Ewen brisait à nouveau le silence. La courte histoire qu'il lui raconta fit étrangement écho à la sienne … Après tout, même si elle avait été adoptée par la suite, Alrüne restait une orpheline qui n'avait jamais connu ni son père, ni sa mère et qui, si elle avait de fort soupçons, ignorait d'où elle venait.
L'elfe se rembrunit brusquement, les joues rougies par ce qu'elle imaginait être de la gêne de s'être ainsi dévoilée devant une parfaite inconnue, et il lui signifia qu'elle était libre de partir, si elle en avait envie. Elle hésita … Partir lui permettait de couper court à leur semblant de conversation, de ne pas avoir à formuler une réponse sur laquelle elle peinait à mettre des mots … Mais elle s'était promise de devenir plus forte. Pour elle-même, pour son fils, pour celles et ceux qu'elle considérait comme sa famille. Et si elle voulait atteindre cet objectif, elle devait arrêter de fuir.

Alors elle resta et son regard accrocha celui d'Ewen.

- Il …, commença-t-elle avec une hésitation palpable. Il … est porté disparu, suite à un naufrage …

La vérité lui était aussi difficile à dire qu'à entendre et ses yeux océans menacèrent de déborder. Elle déglutit, tâchant tant bien que mal de ravaler ses émotions, alors qu'elle continuait à parler.

- Un homme qui en avait après moi … a mit le feu à notre navire … Le père de mon fils, toute ma famille, je … Je ne sais pas où ils sont, ni ce qu'ils sont devenus. Je ne sais même pas si je les retrouverais un jour …

Les vannes étaient ouvertes, au sens propre comme au figuré. Tandis que la cruelle vérité qu'elle venait de s'avouer s'ancrait en elle, Alrüne se frotta les yeux de ses mains tremblantes, tentant de faire cesser le flot de larmes qui inondait désormais ses joues.
Après quelques minutes d'un silence entrecoupé de sanglots discrets, la Neishaane inspira et expira profondément à plusieurs reprises pour parvenir, un temps soit peu, à reprendre le contrôle d'elle-même. Elle évita le regard d'Ewen, esquissant un sourire penaud.

- Je n'avais jamais cru les personnes qui disaient que parler à un inconnu était plus facile …, avoua-t-elle du bout des lèvres, non sans une pointe d'auto-dérision. Et me voilà … Désolée que cela soit tombé sur vous.

La jeune mère soupira, coulant un regard fatigué vers le couffin dans lequel son fils dormait paisiblement. Pour lui, elle tiendrait le coup. Pour lui, elle se relèverait, comme toujours. Plus question de fuir, elle devait avancer. Pour lui … Mais pour elle-même aussi.




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