Playlist Tol Orëanéene Carte du Monde Index du Forum
Connexion •  Se connecter pour vérifier ses messages privés •  S’enregistrer
 
 [RP] Vagabondage hivernal Sujet suivant
Sujet précédent
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
Auteur Message
Alrüne Larilane
Aspirant(e) Errant(e)
Aspirant(e) Errant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 26 Juin 2013
Messages: 108
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 47
Race: Neishaane
Alignement perso: Loyal Neutre
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Sam 17 Mar 2018 - 20:34 Répondre en citantRevenir en haut



Isashaniku 919.


Un épais manteau blanchâtre et cotonneux avait recouvert Tol Orëa en cette nouvelle journée d'hiver. Pourtant, malgré les températures pour le moins glaciales, Solyae brillait bien haut dans le bleu d'un ciel sans nuage, baignant la Terre de l'Aube de sa divine lumière.
Ses rayons qui se réverbéraient sur la lourde couche de neige éblouirent quelque peu Alrüne. Alors qu'elle émergeait enfin de la forêt, Brume sur ses talons, elle dût s'arrêter un instant, juste le temps nécessaire pour que ses yeux s'habituent enfin à cette lumière froide et éclatante. Malgré ses paupières presque fermées, elle avait reconnu l'imposant bâtiment qui se dressait devant elle, perle blanche, majestueuse et solitaire au creux de son écrin naturel.
Le manoir d'Ael Alfirin n'avait quasiment pas changé d'un pouce depuis son dernier passage, si ce n'était l'avancée des travaux de rénovation depuis qu'il avait été incendié, près d'un an auparavant. Là, entouré de la forêt dénudée par l'hiver, la demeure sans âge paraissait d'avantage hors du temps qu'elle ne l'était déjà, habituellement.

Une fois ses yeux adaptés à la luminosité ambiante, la Neishaane entreprit de s'approcher tranquillement du bâtiment, traçant son chemin à travers le champ immaculé qu'était la clairière en cette saison. Ce dernier était quasiment vierge de toute empreinte, si ce n'était celles de la faune alentour. Tandis qu'elle avançait prudemment, sa jument dans son sillage, la jeune femme s'amusait à reconnaître les animaux qui étaient venu laisser leurs traces. Ici, un petit oiseau qui avait sautillé et fouillé dans la neige, sans doute à la recherche de nourriture. Plus loin, une biche et son petit avaient traversé la plaine de bout en bout. Là encore, elle devinait les traces d'un lapin qui avait eu le malheur de rencontrer un prédateur venu du ciel … Ainsi était la vie sauvage. Elle ne s'en émut pas d'avantage et continua sa route.

Qu'est-ce qui avait poussé Alrüne à revenir en ces lieux ? Elle n'avait pas cherché à s'y retrouver et pourtant, une force mystérieuse semblait l'avoir guidé jusqu'ici, la détournant de sa route vers la baie d'Eau-Claire. Et alors qu'elle se rapprochait, pas à pas, de l'imposante bâtisse, c'était comme si les souvenirs remontaient, un à un, des tréfonds de son esprit.
De nombreux mois étaient passés depuis leur quête contre l'Ombremage et leur recherche des Clés d'Ouranos afin de contrecarrer ses plans. Tellement de choses s'étaient déroulées depuis et pourtant, elle se souvenait encore clairement des événements de ce jour fatidique. La douce chaleur de Ñiniel, la maladresse d'Asulil, la colère d'Asshai et le calme imperturbable du gardien de ces lieux, Meïlan-Lavok. Le don de la langue des Anciens qui leur avait été fait, à elle et à l'Ondine, pour aider à déchiffrer et réciter les fameuses Clés. La magie puissante, ancestrale qui s'était alors écoulée d'elles et avait permit de bannir Drazahir dans les tréfonds de l'Interstice.
Un frisson remonta le long de son dos à ce souvenir et elle pencha son regard vers Ceri, réalisant qu'il avait été « là » tout du long de cette épreuve. Le petit garçon, confortablement installé contre elle, à l'abri du froid de l'hiver dans ses épaisses couvertures de laine, ne semblait pas en garder la moindre séquelle … Pour l'instant, tout du moins, n'en montrait-il aucun signe et elle espérait que cela resterait ainsi.

Perdue dans ses souvenirs, Alrüne ne réalisa sa proximité avec le manoir que lorsque son pied heurta la marche de l'escalier menant à l'entrée principale. Prise par surprise, elle tituba, tenta tant bien que mal de garder l'équilibre … Pour finir par s'étaler de tout son long au sol, les quatre fers en l'air. La neige amortit sa chute, prévenant tout blessure, s'élevant autour de la Neishaane en un nuage blanc et scintillant. Passé le choc de la chute, elle ouvrit les yeux … Et elle ne vit que du bleu. Le bleu du ciel immense, infini, intouchable. Elle en oublia un instant ses vêtements qui s'imbibaient d'eau, la morsure froide de la neige fondue sur sa peau, et s'égara dans la contemplation de cette étendue céruléenne sans aucune frontière. Elle se sentit soudainement si petite …
Plus jeune, elle n'avait jamais pris le temps de réellement observer le ciel. Certes, elle aimait à vagabonder en pleine nature, au gré des voyages du Cirque, pour qui il jouait le rôle important de guide, de carte … Mais elle n'avait d'yeux que pour la troupe et les membres, précieux, qui la composaient. En cet instant, plus que tout, elle réalisa à quel point sa famille, sa très chère famille, lui manquait. Siona et Nadrielas, sa mère et son père qu'elle aimait plus que tout ; Kelild, l'homme pour lequel son cœur battait si fort ; Salidia, la vieille barde Neishaane qui lui avait tout appris … Et tous les autres.

Toutes ces personnes si chères, est-ce qu'elle regardait aussi le même ciel qu'elle, quelque part … ?

Les gazouillis de Ceri la tirèrent de ses pensées moroses, à peine quelques instants avant qu'une petite tête auréolée de mèches blanches n'apparaisse dans son champ de vision. Les grands yeux azur du garçonnet interrogeait sa mère avec curiosité et Alrüne ne put retenir un sourire, doux, tendre, maternel.
Elle l'extirpa alors de son cocon de tissus pour le soulever au-dessus d'elle, à bout de bras, avant d'enchaîner quelques mimiques rigolotes. L'enfant gazouilla de plus belle, un grand sourire sans dents étirant ses lèvres, tandis qu'elle le rapprochait d'elle pour poser un petit baiser sur son front halé avant de l'élever à nouveau dans les airs, à la force de ses bras.
Brume, qui ne sembla pas apprécier de ne pas recevoir d'attention également, vint donner quelques coups du bout du museau contre la joue de la Neishaane. Un rire léger s'échappa de ses lèvres avant de lui accorder, une fois Ceri de nouveau calé contre elle, les quelques grattouilles sur le museau que la jument réclamait.

C'était, sans aucun doute, ces petits moments de complicité et de joie simple qui permettait à Alrüne de continuer à avancer, malgré le deuil et les doutes qui l'assaillaient encore trop régulièrement.




Publicité





MessagePosté le: Sam 17 Mar 2018 - 20:34 Revenir en haut

PublicitéSupprimer les publicités ?
Tristan Gwened
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 08 Avr 2017
Messages: 118
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 56
Race: Neishaan
Maître: Sable Lewë (PNJ)
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Dim 8 Avr 2018 - 14:57 Répondre en citantRevenir en haut



Depuis plusieurs nuits, l'air était aussi glacial que le souffle d'un haukea, dans les hauteurs où naviguait l'île Céleste, et ce malgré les efforts de Solyae qui semblait s'efforcer, durant le jour, de lancer les rayons les plus brillants qui soient, afin de réchauffer le monde de Rhaëg endormi par l'hiver. Tout dans le Màr Menel semblait faire écho à cette clarté, jusqu'aux couleurs choisies par ses bâtisseurs, et pourtant, dans cette limpidité parfaite, Tristan se sentait mal à l'aise. Peut-être parce que cette perfection des formes et des couleurs, des gens même, qui semblaient tous aimables, attentifs et pleins de respect en toute circonstance, lui, le neishaan aux cheveux roux, s'en trouvait bien trop éloigné.

Peut-être aussi parce que, où qu'il se tourne, des témoins d'un ouvrage de main de bipède semblaient le dominer, le surveiller. Pas de grandes étendues sauvages, pas de pentes coulant doucement vers l'horizon, recouvertes d'une délicate couche de neige vierge que personne n'avait foulée ni n'effleurerait, à moins que ne passe, furtif et plein d'une grâce innocente, un de ces êtres qui ne connaissait rien d'autre que la nature. Non, tout autour du Màr Menel, rien que l'infini du ciel, espace de liberté propre aux magnifiques dragons, mais certainement pas aux imparfaits à deux pattes. Aucun pic couronné de joyaux de glace ne venait en limiter l'immensité, et seules les murailles bâties d'innombrables petites mains semblaient tenter, dans un effort qui tenait à la fois du ridicule et du tragique, de contenir le vide sidéral loin de leur fragile flamme de vie.

Ici, tout était trop lisse, trop parfait, trop humanisé. Dans les rues et les cours toujours proprettes, la neige était balayée, la glace mise de côté pour ne pas déranger les déplacements, et a fortiori, on ne surprenait jamais, sur le marbre couleur crème, de trace plus scabreuse : à se demander si les chiens du Màr Menel n'utilisaient pas les latrines de leurs maîtres. Le jeune aspirant regrettait parfois la rude sauvagerie qui se dégageait des extérieurs de son ancien foyer. Quel était le réconfort d'un refuge, en l'absence d'éléments en furie dont se protéger ? Et quel genre de cocon pouvait-on retrouver, quand sa famille, de cœur et de sang, se trouvait bien loin sur un autre continent ? Rien qu'un enveloppe vide et déchirée, que traversaient les vents de la mélancolie.



Assailli par le flux et reflux de vagues à l'âme, comme l'esquif ballotté par les flots des grandes marées, où se mêlaient l'inévitable écume des doutes sur sa légitimité en ces lieux, Tristan arpentait donc, de bon matin, les trop parfaites allées de la citadelle Céleste. Il pensait se rendre à la caverne de glace de Lordan Ventaren, même s'il lui semblait qu'à trop abuser de son passe-temps sculptural, des sensations étranges, qui semblaient le conduire tout droit au cœur d'un grand brasier, se faisaient plus fréquentes. Mais tant pis pour ces désagréments, cela restait à ce jour le meilleur moyen de s'évader vers un ailleurs que sa seule imagination créait.

Ce jour-là, pourtant, sa flânerie s'arrêta à la place du marché, où son attention fut happée par l'apparition d'un grand dragon brun aux écailles obscures, plus lustrées qu'aucun vernis fabriqué de main de bipède. Plein d'humilité devant la majestueuse créature resplendissant de feu sombre, qui avançait du pas nonchalant de l'être accompli ne laissant prise à aucune hésitation, le neishaan n'avait pu que s'immobiliser pour l'admirer. Naturellement, il n'avait pas remarqué que le Lié venait peu après, lequel n'avait pu manquer la statue de marbre en pleine contemplation de son âme sœur.

Son interpellation amicale fit sursauter l'apprenti, mais le chevalier, comme nombre de ses pairs, semblait juste ravi de partager avec autrui les élans de son cœur envers sa saurienne moitié. Bientôt, plein de fierté pour la belle allure de son Brun, il proposait au rouquin de l'accompagner un instant dans les airs, car ils s'apprêtaient à passer la matinée à Lòmëanor. Où Tristan trouva le courage et l'audace de demander s'ils pourraient le déposer quelque part dans la Sylve, il ne le saurait jamais, mais ni le bipède, ni le dragon, n'étaient dérangés par une telle requête.

Il ne tarda donc pas à se retrouver juché sur le dos brillant du fils de Flarmya, qui décolla sans plus attendre, comme impatient de décrire de glorieux cercles ascensionnels dans l'azur. Puis, paisiblement, cap fut mis sur l'intérieur des terres, et le taxi-dragon déposa son passager dans une clairière. L'on décida que, lorsque Solyae atteindrait son zénith, le Brun et son cavalier viendraient le rechercher auprès du manoir d'Ael Alfirin, dont la direction lui fut indiquée avec force points de repères pour ne pas s'égarer.



Tristan attendit que le vent généré par les grandes voilures de cuir s'apaise. Déjà, la cime des arbres lui cachaient le point sombre et luisant qui l'avait transporté là. Se détournant de la percée où la neige avait été piétinée par une créature que les autres continents qualifiaient de légendaire, il s'enfonça parmi les sapins, dressés en imperturbables sentinelles. Si l'on s'abstenait de lever les yeux vers le firmament, on pouvait presque croire que toute couleur avait déserté le monde : l'immaculée blancheur de la neige tapissant sol et branchages, ne faisait que répondre à la noirceur des troncs et des rares buissons qui survivaient, ou des aiguilles dont le vert se faisait si sombre, qu'on oubliait presque qu'il avait, un jour, été teinte de printemps.

Le neishaan avait choisi le point de rendez-vous comme premier objectif, à la fois par curiosité envers ce bâtiment dont il avait entendu parler sans l'avoir encore aperçu, et par précaution : savait-on jamais, s'il mettait beaucoup plus de temps que prévu pour rallier l'endroit, ou s'il se perdait un peu, mieux valait commencer par se situer par rapport à ce fameux manoir. Là, au milieu de la forêt presque silencieuse, mais pourtant bruissante de-ci, de-là, de petits signes de vie animale pour qui savait écouter, il ne cherchait plus à comprendre quoi que ce soit, ne se posait plus de questions : il avançait, âme vivante au même titre que tous les autres habitants des bois, au sein de ce monde qui ne lui demandait rien. Sa respiration se faisait plus ample, son esprit, plus serein : il était, simplement.



Lorsque les fûts sombres s'écartèrent l'un après l'autre pour laisser place à un éblouissant champ de blancheur, Tristan ne comprit tout d'abord pas ce qui se passait. Cela faisait-il quelques instants que le couple de Liés l'avait déposé non loin ? Un coup d'œil vers Solyae, dès que ses yeux en furent capables après le long passage par la semi-obscurité des sous-bois, lui apprit que sa promenade méditative avait duré davantage que cela, mais il lui restait tout de même du temps avant l'heure prévue pour le retour.

Enfin, il remarqua la bâtisse, toute de blancheur malgré les cicatrices de quelques échafaudages, et puis, en détaillant les alentours, la dépression emplie de glace qui, aux beaux jours, devait refléter l'azur du ciel. Le lac immortel, il entendait la voix de maîtresse Sable le lui nommer lors de sa première leçon de géographie Tol Orëane. Une souche d'arbre singulièrement bien placée vint accueillir son séant, et il se tint là, contemplant l'antique demeure, et cherchant à y déceler un signe de vie.

En dehors de quelques pépiements, qui avaient repris une fois le neishaan immobilisé, tout semblait figé, en hibernation. Et pourtant, le gardien du manoir devait bien y vivre... mais Tristan n'allait pas le déranger rien que pour vérifier son existence. Détournant son attention des vieilles pierres, il détaillait le lac, s'efforçant de l'imaginer sous sa forme estivale, lorsque ses oreilles captèrent des sons inappropriés dans la grande tranquillité de la forêt. Il resta cependant là, immobile, bien emmitouflé dans ses vêtements simples mais chauds, son bonnet de laine enfoncé jusqu'aux oreilles dissimulant sa chevelure : inutile d'attirer l'attention par du mouvement, tant qu'il ignorait à qui ou quoi il avait affaire.



Il vit d'abord la monture, qui dépassait largement du champ de neige, ses deux oreilles pointées vers l'avant en une allure qui, bien qu'il se situe encore assez loin, lui évoquait l'intelligence. Puis une silhouette plus petite, qui avançait sur deux pattes, et conduisait le maigre équipage vers, apparemment, la porte principale de la demeure. Ce qui se passa sur le seuil ressembla presque à une fluide chorégraphie, à cette distance et avec l'entourage ouaté de la neige, qui étouffait sons et mouvements dans une douceur factice. Mais le rouquin comprit finalement que le bipède avait glissé, et ne se relevait pas. Personne non plus ne semblait venir à son secours depuis l'intérieur du manoir...

Alors, Tristan se mit en marche à coups d'enjambées aussi grandes qu'il le pouvait, malgré l'épaisseur neigeuse, pour aller porter secours à cet inconnu mais semblable. Lorsqu'il commença à mieux distinguer la scène, il vit l'enfant, et identifia la silhouette de son peuple chez l'adulte, dont le visage lui restait dissimulé. Un pas pour l'origine neishaane... et pourtant, la scène le laissait perplexe, évoquant plutôt un jeu qu'une mauvaise chute. Il s'immobilisa, peu désireux de s'immiscer dans l'intimité d'autrui, mais toujours vaguement inquiet. Et s'ils avaient tout de même besoin d'aide ? Le rire cristallin qui résonna dans l'étendue immaculée, finit de le convaincre que sa présence était superflue, et il s'apprêta à faire demi-tour pour s'effacer discrètement du charmant tableau.



Alrüne Larilane
Aspirant(e) Errant(e)
Aspirant(e) Errant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 26 Juin 2013
Messages: 108
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 47
Race: Neishaane
Alignement perso: Loyal Neutre
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Sam 14 Avr 2018 - 19:48 Répondre en citantRevenir en haut

Lorsque Brume releva brusquement la tête en renâclant nerveusement, Alrüne n'y fit pas nécessairement attention, toute concentrée qu'elle était sur Ceri et son sourire contagieux. Néanmoins, la jument s'agita d'avantage, s'avançant de quelques pas, grattant le sol de son sabot en hennissant, comme une mise en garde adressée à une créature menaçante.
La Neishaane se redressa à son tour, soudainement sur le qui-vive, ses bras s'enroulant autour de son fils en une étreinte protectrice. Son regard outremer tomba très vite sur un jeune homme tout emmitouflé dans ses habits d'hiver, tâche de couleur sur un fond immaculé. Il n'était qu'à quelques mètres d'elle mais elle n'avait rien remarqué, ses pas ayant, sans doute, été étouffés par l'épaisse couche de neige dans laquelle elle était, désormais, assise.
Si elle coula vers l'inconnu un regard prudent teinté de méfiance, elle fut bien vite interrompu dans son inspection par le corps imposant et cendré de Brume, qui s'interposa entre eux. La jument semblait s'être mise en tête de protéger sa bipède de cette présence étrangère, à en juger par son expression corporelle. Elle creusait la neige de son sabot, ses oreilles en arrière, ses yeux d'un bleu cristallin fixé sur celui qu'elle considérait comme une menace …

Et brusquement, l'animal s'élança vers lui.
Alrüne, bondissant sur ses pieds, tenta bien de se saisir de ses rênes pour la retenir mais elle les manqua de quelques centimètres. Brume échappa à son contrôle et il ne lui fallu guère plus de quelques secondes pour arriver à la hauteur du jeune homme, le percutant avec force pour l'envoyer valdinguer un peu plus loin dans la poudreuse.

La Neishaane, après avoir rapidement enroulé son fils dans son manteau et l'avoir déposé à même le sol, courut s'interposer, à son tour, entre la jument en colère et l'inconnu qui, jusqu'ici, n'avait rien fait de plus que s'approcher d'eux. Brume renâcla de nouveau mais ne fit montre d'aucune résistance lorsque sa bipède s'empara, enfin, de ses rênes, l'empêchant ainsi de réitérer son assaut. Quelques caresses rassurantes, quelques mots murmurés d'une voix douce semblèrent suffisante pour l'animal qui s'apaisa enfin.
Après quelques minutes passées à calmer Brume, Alrüne se détourna d'elle pour aller concentrer son attention sur le jeune homme. Elle le rejoignit et s'agenouilla près de lui, l'avisant d'un œil inquiet.

- Est-ce que ça va ? Lança-t-elle avec une certaine hésitation dans la voix, songeant qu'on ne pouvait pas aller complètement bien après s'être fait bousculer de la sorte. Êtes-vous blessé ?




Contenu Sponsorisé





MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:57 Revenir en haut

Montrer les messages depuis:      
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


 Sauter vers:   



Sujet suivant
Sujet précédent

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001/3 phpBB Group :: Dgf GuildWars :: Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Traduction par : phpBB-fr.com
Create by dagonfield genesis :: by nerevare

Anneau des JpC par TourDeJeu