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Thorvald Errocë
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MessagePosté le: Ven 22 Déc 2017 - 18:41 Répondre en citantRevenir en haut

Début Llefelysku 919, par une fraîche matinée immaculée.




Voilà un moment maintenant qu’il voulait voir cet endroit. Il avait beaucoup de choses à rechercher, ne serait-ce que sur l’histoire du Kaerl, savoir qui était ce mystérieux personnage dont la Reine Dorée lui avait appris l’existence. Il souhaitait aussi se documenter sur une pratique particulière : il savait que maître Gowan pouvait forger avec le feu des dragons et souhaitait se renseigner sur cette technique. Il ne savait pas si des écrits existaient sur cette pratique, si elle avai été consignée quelque part.

Il savait bien que c’était en pratiquant que l’on parvenait à maîtriser les choses mais quelques indices et indications techniques n’étaient jamais de refus surtout pour une pratique si complexe. De plus, il pouvait voir l’acharnement de maître Gowan afin d’aider son lié et il avait envie de pouvoir faire quelque chose pour lui, pour l’aider. Il savait qu’il lui faudrait le faire discrètement sous peine de se voir refouler et refuser son aide par son maître. Il allait devoir la jouer fine pour lui apporter son aide ou se montrer suffisamment performant pour que celui-ci l’accepte ou accepte quelques suggestions ou aide dans ses réflexions.

Ces pensées pouvaient paraitre présomptueuses mais Thorvald ni voyait aucune malice, simplement une envie sincère d’aider. Il avait bien aidé Nekar et Sven en premier lieu, ce qui avait donné lieu à son arrivé ici. Ainsi il parcourait les rayonnages afin de trouver ce qu’il lui fallait. Plusieurs ouvrages traitaient de la forge, des techniques des divers continents de ce monde et il allait s’y plonger. Il savait que le savoir de maître Gowan sur la forge avec le feu des dragons n’étaient pas quelque chose d’unique dans l’histoire de Tol Orea, il devait en trouver la trace dans les archives.

Il regarda les 4 ouvrages dont il disposait et alla s’asseoir à une table, éloignée des autres. Il était proche d’une fenêtre et pouvait ainsi y jeter un œil de temps à autre bien que le temps soit monochrome. De grands nuages blancs emplissaient les cieux, le ciel lui-même semblait de cette couleur et être fait de coton. La neige semblait s’annoncer sans pour autant se manifester et il en était ainsi depuis quelques jours. Il ne craignait pas vraiment le froid, cela ne le gênait donc guère.

Il se posa à la table, s’étendant un peu et commença à parcourir les tables des matières et index des différents livres. Il n’y avait pas grand monde par ici, juste un jeune homme roux assit une tablée plus loin. A la vue de ses cheveux, Thorvald aurait dit Fëalocë, sans hésiter, c'était la même chevelure que ses cousins. Il semblait pourtant très frêle, il avait l'impression qu'il pourrait le casser en deux s'il lui donnait l'accolade. Toutefois, il ne fallait présumer de rien, son grand père était ainsi constitué et il était l'un des hommes les plus robustes que Thorvald eu croisé.



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MessagePosté le: Ven 22 Déc 2017 - 18:41 Revenir en haut

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Tristan Gwened
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MessagePosté le: Sam 6 Jan 2018 - 16:24 Répondre en citantRevenir en haut

Certainement plus souvent qu'à son tour, Tristan se rendait aux Archives. Les rangées de livres bien ordonnés évoquaient immanquablement une ambiance qui lui était familière, et même si elle contenait suffisamment de différences avec celle des bibliothèques de son enfance pour qu'il ne puisse les confondre, il s'y sentait bien, à son aise et dans son élément. Là, il se trouvait à une place qui lui convenait, il savait accomplir ce qui était attendu de lui, et même davantage. Les rayonnages qu'il privilégiait concernaient toutes les particularités de sa nouvelle vie, tout ce qu'il n'avait pas pu apprendre auparavant : les dragons et leurs capacités, leur histoire, leurs liens généalogiques ; le continent de Tol Orëa, ses lieux remarquables, la magie qui imprégnait encore ses kaerls ; les trois Ordres et ce qui les avait opposés ou joints par le passé. Tout cela, il s'en gorgeait, s'emplissant de savoir sans jamais s'en trouver rassasié. Toujours, de nouvelles interrogations naissaient dans son esprit, et à chaque fois qu'il en apprenait davantage, les paysages inconnus de nouvelles connaissances restant à acquérir, s'ouvraient pour une future exploration.

Ce jour-là, il s'intéressait aux habitants du Mar Menel des temps passés, illustres ou inconnus, quoiqu'il était plus compliqué d'accéder aux histoires des seconds, puisque les chroniqueurs d'alors ne les avaient que rarement jugés dignes d'être mentionnés dans leurs écrits. Le neishaan, lui, s'intéressait à tout et tous, même si inconsciemment, il prêtait davantage d'attention à ceux qui, au premier abord, ne semblaient pas destinés à accomplir de grandes choses. Il était rassurant, et encourageant, d'apprendre que même lorsqu'un être semblait avoir été oublié par les dieux, il pouvait réaliser de belles avancées pour les siens. Ou pire, que tel bipède apparemment maudit, parvenait à dépasser suffisamment d'obstacles pour s'élever au-dessus de ses propres limites. Oh, il doutait toujours de pouvoir, lui-même, réussir à égaler ces glorieux prédécesseurs. Mais il s'abreuvait à leurs lointaines histoires, s'identifiant à eux au moins le temps de la lecture, d'autant plus s'ils étaient Neishaans. Ou Fëalocës, même s'il aurait eu plus de mal à l'admettre : à qui l'aurait interrogé là-dessus, il aurait certainement argué d'un intérêt tout scientifique, pour mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement de cette race, et ainsi, mieux maîtriser chez lui l'influence dont son grand-père mal-aimé était responsable.

Le roux était donc plongé dans des récits du temps passé, parfaitement immobile en-dehors de la main pâle qui, à intervalles de temps si réguliers qu'on aurait pu en faire une unité de mesure, venait tourner une page. Ce tranquille ballet fut brusquement interrompu par l'irruption d'une tornade sombre qui, après une approche à pattes de velours comme ceux de son espèce savaient si bien faire, vint atterrir dans un crissement de griffes sur la table où Tristan s'était installé. Comme à Ablah, il y avait, autour des archives du Kaerl Céleste, des chats, qui servaient à éloigner les rongeurs risquant de grignoter les précieuses pages couvertes de savoir. Et comme dans son ancien foyer, le neishaan avait lié connaissance avec les résidents félins des lieux, qu'il considérait intuitivement comme des genres de bons génies, discrets anges gardiens des parchemins rares, incarnés dans un corps doux et bienveillant pour qui savait les respecter, mais dotés de sens et d'armes acérés pour lutter contre les pilleurs de connaissances.

Le jeune noiraud qui venait de se porter si précipitamment à sa rencontre, piétinait maintenant joyeusement l'ouvrage sur lequel l'aspirant avait été penché, requérant son attention totale à grand renfort de poussées de la tête contre le poignet du neishaan.
« Doucement, doucement, »
souffla ce dernier à voix basse, alors qu'un sourire indulgent se peignait sur son visage. Il repoussa le livre loin des pattes du chat, non sans avoir épousseté les pages ouvertes de quelques revers de manche soigneux, avant d'accorder son lot de caresses au quadrupède. Celui-ci se mit à ronronner de contentement, de manière si sonore que Tristan releva le nez pour regarder tout autour. Ouf, il n'y avait pas beaucoup de gens alentours, seul un jeune torhill, à ce qu'il semblait, qui consultait quelques livres étalés autour de lui. Peut-être n'avait-il même rien remarqué. Cet espoir fut réduit à néant lorsque le chat sauta souplement au sol, et émit un miaulement qui sembla résonner dans le silence ouaté de ces lieux d'études.
« Chut, »
murmura inutilement le rouquin en évitant soigneusement de regarder en direction de son semblable. Le félin insista pourtant et, alors que le neishaan repoussait doucement sa chaise pour se lever, en prenant bien soin de ne pas la faire crisser sur le dallage, se faufila entre ses jambes. Il avait si exactement choisi le moment où l'équilibre du bipède était le plus précaire, qu'il le lui fit perdre totalement, et sa chute entraîna par la même occasion le siège de bois, qui retentit en atteignant le sol, matière dure végétale rebondissant contre matière dure minérale.



Thorvald Errocë
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MessagePosté le: Mar 9 Jan 2018 - 10:24 Répondre en citantRevenir en haut

Un miaulement discret, un feulement lointain, des ronronnements de contentement, nul doute qu'un félin en mal d'amour faisait sa cours à quelque bipède.

Thorvald était plongé depuis de longues minutes, ou serait-ce des heures, dans les ouvrages étalés devant lui. Il avait cherché avec avidité le nom de Maeglin Del Cirth dans plusieurs ouvrages. Il en avait eut quelques mentions et quelques renseignements mais bien peu et rien que ne lui avait déjà dit la reine. Ce personnage était entouré de mystères, à la fois facteur de vie du Kaerl et vivant dans l'ombre. Très étrange, juste ce qu'il fallait pour piquer plus la curiosité du sang-mêlé.

De même pour les techniques de forge qu'il recherchait, la théorie était peu consignée, la technique étant peu usitée,
toutefois les détails étaient précis et ne cessaient de mettre l'accent sur la complexité d'un tel art. Cela il l'avait bien compris et encore plus en ayant été témoin de l'utilisation et de la performance de cet art.

Un raclement léger, Thorvald releva la tête, essayant de se décontracter. Il n'avait pas l'habitude de passer autant de temps assis à une table, sa haute taille n'aimait pas être confinée et engoncée. Voyant le Neishaan caresser le greffier, il comprit la raison de ses ronronnements sonores. L'animal semblait apprécier en connaisseur les marques d'affection qu'il recevait.
Il reportait son attention sur ses ouvrages lorsqu'il entendit le fracas de la chaise contre le mur avant de relever la tête et de constater impuissant la chute, suivit du bruit mat d'un corps s'effondrant, du jeune Neishaan. Il se leva précipitamment et alla à sa rencontre, étant le seul présent dans cette partie des rayonnages.

Hey. Pas trop de mal?

Il tendit la main vers lui et le hissa sur ses deux pieds. Sa voix grave emplissant l'air l'espace d'un instant puis s'estompant, comme étouffée par l'atmosphère des lieux. Il avait une impression de fort contraste avec cette personne.
Il l'avait soulevé sans efforts ou presque et il le dépassait de plusieurs bons centimètre.
Il redressa la chaise de l'étudiant et la ramena vers la table. Il se saisit alors du chat et se mit à le caresser en le tenant dans ses bras.

Alors mon beau, comme ça on fait tomber les gens pour un peu d'amour?

Il lui gratta le crane, le ronronnement du félin s'élevant de plus belle. Il le mit alors sur son épaule gauche, le chat lui donnant de grand coup de tête pour se frotter à lui.

Ça va aller du coup?

Il regardait alternativement l'étudiant et les livres posés devant lui.

Travail pour ton maître ou travail personnel? Je m'appelle Thorvald, il ne me semble pas t'avoir encore croisé par ici.

Il souriait poliment en attendant la réponse de son vis à vis.



Tristan Gwened
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MessagePosté le: Dim 14 Jan 2018 - 15:16 Répondre en citantRevenir en haut

Tristan s'asseyait tranquillement par terre, le temps de vérifier qu'il ne lui manquait pas de morceaux, quand le torhill qu'il avait repéré plus tôt, à quelques tables de là, se trouva soudain à le surplomber en s'inquiétant de son état. Il marmonna un assentiment :
« Ce n'est rien. »
Il avait à peine esquissé le geste de se relever, que l'autre le remettait debout, avec une facilité manifeste. Le neishaan avait beau ne pas être le plus fier des bipèdes, loin de là, il conservait cependant assez d'orgueil et d'amour-propre pour se sentir vaguement offensé. Avait-il donc l'air si faible et incapable de quoi que ce soit ? Car l'autre n'en resta pas là, replaçant la chaise, et pour couronner le tout, faisant la cour au félin. Le rouquin retourna les yeux vers l'ouvrage qu'il avait écarté, encore ouvert, et esquissa un haussement d'épaules de pseudo-indifférence.
« Les chats... »
commenta-t-il d'un ton désabusé. Dans le fond, il était profondément jaloux : il croyait que le quadrupède sombre était venu le voir, lui en particulier, parce qu'il était son ami, et qu'ils partageaient une relation unique... alors que visiblement, le minet faisait tout autant de mamours au premier venu qui lui accordait un rien d'intérêt. Réaliser qu'il n'était pas l'objet exclusif des attentions du chat constituait une désillusion, certes insignifiante en apparence, mais importante pour un esprit plein de doutes sur sa place au cœur des autres êtres.

Vexé, le rouquin se retournait donc vers sa table, mais le torhill n'en avait à l'évidence pas fini avec lui. Il se força à évacuer un peu de son irritation, qu'il analysait en partie comme irrationnelle, mais cette constatation réfléchie ne suffisait pas à la faire disparaître aux yeux de la part plus intuitive de lui-même.
« Oui, oui. Ce n'est rien, »
répéta-t-il, puis, après une pause qui lui servit à chercher ce qu'il pourrait bien ajouter, pour enrober un peu le tout, et rendre ses propos moins secs :
« J'ai juste perdu l'équilibre. Rien de grave. »
Il ne savait pas trop si l'autre s'intéressait réellement à lui, ou au chat, ou aux livres... et pour quoi ? Peut-être de la simple curiosité, à moins que sa chute n'ait constitué qu'une pause bienvenue pour se changer les idées. Apparemment, les étudiants qui préféraient ne pas passer trop de temps en continu dans ces salles étaient nombreux. Inutile de préciser que le neishaan n'en faisait pas partie. Il fit pourtant acte de socialisation, devant la politesse ouverte dont faisait preuve son camarade.
« Tristan. Je suis souvent dans les environs... »
indiqua-t-il avec un geste vers les rayonnages qui les entouraient,
« mais ce n'est pas le lieu le plus propice pour nouer connaissance, c'est certain. Quant à la personne pour qui je travaille... la question s'avère plus vaste qu'il n'y paraît, n'est-ce pas ? Peut-être pour un œuf de dragon qui n'est même pas encore pondu.. Ou peut-être pour rien... »

Quelque chose lui disait que la séance studieuse était terminée. Il souleva la pile de livres posée de côté, pour tirer d'en-dessous, un petit objet brillant. Toujours avec grand soin, il l'ajusta à la page de l'ouvrage resté ouvert, avant de refermer celui-ci sans un bruit, et de le replacer par-dessus les autres. Sur la couverture, s'étalait en caractères sévères, un titre qui ne l'était pas moins : « Chroniques du Màr Menel, par Fingal Sonaïs », puis, un peu plus bas, en plus petit : « volume II : 750 - 780 ». Malgré l'apparence rébarbative de l'ouvrage, Tristan y avait trouvé nombre d'anecdotes, qui faisaient vivre les personnages du passé d'une manière laissant presque croire, finalement, qu'on les avait réellement connus. Et lorsque persistaient quelques manques, conséquences sans causes explicites ou questions sans réponses, cela n'avait fait que stimuler l'imagination fertile du jeune lettré.
Laissant là ses lectures, certes passionnantes, il s'aventura sur le terrain, bien moins familier pour lui, de la connaissance d'autrui. Et comme il avait rapidement compris qu'on n'obtenait pas d'histoires sans commencer par lancer quelques interrogations gratuites, ou livrer quelques miettes sur soi-même, il s'adressa de nouveau au torhill. Il se sentait comme insignifiant face à lui qui, rien que de par sa taille, le dominait, mais il ne voulait pas non plus se laisser impressionner, ni guider par des préjugés fondés sur l'apparence : il l'aborda donc comme un égal.
« Tu es aspirant aussi, je suppose ? J'ai été intégré à la triade de Sable Lewë, et de la Bleue Asra. Tu es arrivé depuis longtemps ? Moi, cela date de... trois mois, environ. »
Une touche d'étonnement pointa dans ses dernières paroles. Trois mois... c'était peu et beaucoup à la fois, et son temps avait été si rempli de découvertes en tous genres, qu'il avait l'impression que la rencontre avec Ciryandil datait de la veille... mais aussi, paradoxalement, qu'il avait vécu au Màr Menel depuis bien plus longtemps, et qu'Ablah appartenait à une vie antérieure.



Thorvald Errocë
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MessagePosté le: Mar 16 Jan 2018 - 09:58 Répondre en citantRevenir en haut


Les chats...

Thorvald acquiesça à cette remarque.

Oui je suis d'accord. On leur donnerait tout et beaucoup sont de grands individualistes égoïstes. Cependant, l'on ne peut s'empêcher de les aimer. Étrange sentiment.

L'autre avait un ton assez sec qu'il adoucit ensuite. Une attitude que l'on pourrait qualifier de distante au premier abord. Thorvald le regarda et déposa le chat doucement au sol, le poussant de la paume vers la table de l'étudiant. Il avait pensé bien faire mais peut être était-ce vu comme de la condescendance.

Je ne voulais en rien te déranger. Si cela a été le cas, je te prie de m'en excuser.

Il sentait au fond de lui que c'était la chose à faire même s'il songeait n'avoir rien fait de reprochable. Ayant toujours été isolé, il est vrai que les relations sociales n'étaient pas son point fort. Il tentait cependant de s'y faire au sein du Kaerl.

Tristan. Je suis souvent dans les environs... »

« mais ce n'est pas le lieu le plus propice pour nouer connaissance, c'est certain. Quant à la personne pour qui je travaille... la question s'avère plus vaste qu'il n'y paraît, n'est-ce pas ? Peut-être pour un œuf de dragon qui n'est même pas encore pondu.. Ou peut-être pour rien...


Thorvald acquieça. Il comprenait la point de vue de l'étudiant.

On ne travaille rarement pour rien, n'est ce pas? Si ce n'est pas pour quelqu'un, l'on travaille pour soit et c'est souvent ce qui importe le plus. Ouvrages sur l'histoire du Màr, je comprends cela, je m'y plonge également en ce moment. Beaucoup semblent trouver l'histoire un peu anecdotique, pour ma part, c'est inspirant.

« Tu es aspirant aussi, je suppose ? J'ai été intégré à la triade de Sable Lewë, et de la Bleue Asra. Tu es arrivé depuis longtemps ? Moi, cela date de... trois mois, environ. »

Oui je suis aspirant également.

Une pointe d'assurance teintait la voix du Neishaan désormais.

J'ai été intégré à la triade d'Elerinna de Galastden et de la Dorée Kiruna. Pas vraiment le même milieu que moi mais elles sont des maîtresses patientes. Cela fait 4 mois que je suis ici.

Il se tut un instant. 4 mois, que cela lui avait semblé plus court. Il avait l'impression que c'était hier que Sven et Nekar l'avaient emmené ici. Il sourit doucement. Il reporta son attention sur Tristan. Il semblait toujours un peu sur ses gardes, pas explicitement mais instinctivement. Cependant, il décida de pousser un peu plus sa connaissance de cet aspirant.

Fraichement arrivé ou presque, comme toi. Tu viens de loin?

Puis après un temps de silence.

Désolé, je dois t'importuner avec mes questions, je n'ai pas vraiment l'habitude de faire la conversation. Je ne veux pas te déranger plus que ça.

Il leva légèrement les mains, en un geste d'excuse, un sourire contrit sur le visage.



Tristan Gwened
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MessagePosté le: Jeu 25 Jan 2018 - 22:36 Répondre en citantRevenir en haut

« Je ne sais pas, ils sont si différents de nous... quelle légitimité avons-nous, pour les juger avec nos critères de bipèdes ? »
Oui, il arrivait que les chats l'énervent, par leur comportement, mais il suffisait de quelques frottements de tête frénétiques sur fond de ronronnements de leur part, pour qu'ils soient tout pardonnés. Il ne pouvait donc pas s'empêcher de les défendre, malgré les déceptions qu'ils lui causaient parfois. Puis l'autre sembla vouloir s'excuser, et Tristan secoua le chef négativement.
« Oh, non, il n'y a pas de quoi. Je devrais plutôt te remercier de ta prévenance. Et peut-être, m'excuser moi-même de t'avoir dérangé. Tu étais plongé dans tes recherches... Encore, je suppose que je devrais m'estimer heureux, qu'il n'y ait pas eu davantage de personnes dont j'ai troublé la concentration avec ce raffut... »

Un plissement de lèvres ennuyé passa fugacement, et il eut un regard pour le livre qu'il venait de mettre de côté, jusqu'à la fois prochaine où il en reprendrait l'étude, avant de revenir à son camarade.
« J'y trouve bien des intérêts, moi aussi. Il s'agit tout de même d'une base indispensable pour comprendre les interactions du présent. Et puis, j'ai encore tant de lacunes pour ce qui concerne notre kaerl, Tol Orëa et les dragons... toute indication est bonne à prendre. Mais je dois avouer aussi, que j'apprécie beaucoup la manière dont les faits de l'histoire peuvent stimuler l'imagination. Avec les meilleurs ouvrages, on a parfois réellement l'impression d'être convié à un voyage dans le temps. »

L'autre était donc sous une tutelle royale, par sa dragonne, et directement liée à l'une des grandes familles du Màr Menel, par sa bipède. Était-ce mieux ou moins bien que de se trouver auprès de personnages infiniment plus discrets, tels que la semi-ondine et sa Bleue ? Le neishaan l'ignorait, mais ne regrettait aucunement le lot qui lui était échu. Il hocha la tête pour indiquer qu'il comprenait, au moins partiellement, les implications qu'il y avait à se trouver membre d'une triade aussi prestigieuse, et eut une pensée pour une autre Liée de Dorée. La Dame Heryn Amulg, dont il revoyait en esprit la fine silhouette auréolée par la lumière de Solyae, accueillait-elle des aspirants en compagnie de la majestueuse Rintrah ? Mais sans doute que la dirigeante du kaerl avait autre chose à faire qu'éduquer les jeunes arrivants, même si elle en aurait certainement eut non seulement le droit, mais aussi les compétences, que ce soit en termes de savoir académique aussi bien que de pratique relationnelle.

Il opina, songeur, aux nouvelles indications que lui donnait Thorvald sur lui-même. Ainsi, ils n'étaient arrivés qu'à un mois d'intervalle... Un peu perdu dans ses pensées, il ne répondit pas immédiatement à la question, pourtant simple, qui arriva ensuite. Son camarade prit-il son silence pour de la mauvaise volonté ? Il se hâta en tout cas de s'excuser pour sa curiosité, mettant en avant son manque d'aisance dans la pratique de la sociabilisation, ce qui tira un mince sourire au neishaan.
« Eh bien, en ce cas, nous serons deux. Pourquoi ne pas s'exercer ensemble ? Je n'ai pas non plus eu beaucoup d'occasions de rencontrer des personnes autres que celles de mon village. Je suis du Vaendark, »
ajouta-t-il pour raccrocher aux interrogations du torhill,
« Des montagnes, assez en altitude. Et donc, nous sommes isolés une bonne partie de l'année... Ablah, c'est le nom de la cité. Et toi ? De quel continent es-tu originaire ? »
Le lieu n'était peut-être pas le plus propice à une conversation mondaine, mais après tout, s'ils restaient sur un ton raisonnable et ne dérangeaient personne, qui pourrait leur en vouloir ? Avec précautions pour lui éviter de grincer sur le sol, Tristan tira une chaise et invita d'un signe l'autre aspirant à y prendre place, avant de se réinstaller à son tour sur la sienne, plaçant le siège de biais afin de pouvoir conserver un contact visuel, sans pour autant être gêné par un tête à tête trop direct.



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MessagePosté le: Mar 30 Jan 2018 - 17:00 Répondre en citantRevenir en haut

« J'y trouve bien des intérêts, moi aussi. Il s'agit tout de même d'une base indispensable pour comprendre les interactions du présent. Et puis, j'ai encore tant de lacunes pour ce qui concerne notre kaerl, Tol Orëa et les dragons... toute indication est bonne à prendre. Mais je dois avouer aussi, que j'apprécie beaucoup la manière dont les faits de l'histoire peuvent stimuler l'imagination. Avec les meilleurs ouvrages, on a parfois réellement l'impression d'être convié à un voyage dans le temps. »

Thorvald hocha la tête. Cette sensation qu'évoquait Tristan, il l'avait déjà ressenti. Et ce dernier l'avait bien résumé. Les livres d'histoire permettent une évasion, un voyage à travers l'espace et le temps, permettant de s'échapper d'une certaine forme de réalité.

« Eh bien, en ce cas, nous serons deux. Pourquoi ne pas s'exercer ensemble ? Je n'ai pas non plus eu beaucoup d'occasions de rencontrer des personnes autres que celles de mon village. Je suis du Vaendark. Des montagnes, assez en altitude. Et donc, nous sommes isolés une bonne partie de l'année... Ablah, c'est le nom de la cité. Et toi ? De quel continent es-tu originaire ? »

Il sourit doucement. Ce Neishaan avait les même facilité que lui à nouer des contacts. Un ours de plus dans ce Màr. Il recula doucement la chaise que lui avait préparé le jeune homme.

Il y a déjà quelques années que je suis parti de mon village. Je ne sais même pas s'ils me reconnaîtraient.

Après un temps de silence.

Si.... Un au moins me reconnaîtrait, dommageable pour lui.

Il s'éclaircit la gorge doucement, dissipant cette phrase en un souffle.

Je suis originaire d'Undomë, pas très loin des montagnes, à l'Est du continent. Mon père était forgeron, il ne fallait pas en être trop éloigné. La ville s'appelle Ilah.

En évoquant son lieu de naissance, il eut un pincement au coeur. Il repensa à sa famille. Il aurait aimer serrer sa mère dans ses bras, travailler à la forge avec son frère. revoir ses grands-parents avant qu'ils ne quittent ce monde. Que tout cela lui semblait loin derrière lui, comme des souvenirs fugace d'une existence lointaine et désormais révolue. Il laissa échapper un léger soupir de nostalgie. Il fit jouer sa bague sur son doigt de manière instinctive.

Du Vaendark? Nous sommes pour ainsi dire voisins, ou presque à quelques centaines de kilomètres près.
Tu disais être là depuis 3 mois, tu as pu rencontrer quelques personnes? J'avoue croiser les habitants du Kaerl la plupart du temps en coup de vent. tu es l'un des rare avec qui je parle depuis mon arrivée. Ma maîtresse me tance régulièrement à ce propos.


Il sourit plus largement à cette mention de sa maîtresse et à son expression lorsqu'il lui dit qu'il reste seul la plupart du temps, la grande, très grande majorité de son temps, en dehors de la forge.



Tristan Gwened
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MessagePosté le: Sam 3 Fév 2018 - 08:22 Répondre en citantRevenir en haut

Thorvald sembla accepter sa proposition, ce qui lui donna déjà un peu confiance. Les réponses de son interlocuteur, certes pleines de retenue, mais pas pour autant monosyllabiques, terminèrent de lui confirmer qu'il entrait volontiers dans le jeu de la discussion. Ne voulant pas se monter trop inquisiteur, Tristan se contenta d'un haussement de sourcils en réaction à la phrase non expliquée. Il songea que, chez lui, même s'il ne réapparaissait que dix années plus tard, on le reconnaîtrait sans doute : ses caractéristiques n'étaient pas suffisamment courantes pour qu'on puisse l'oublier, et malgré ses souhaits, il n'était certainement pas passé inaperçu auprès de la plupart des habitants d'Ablah, que ce soit par son apparence ou par ses actes.
« Je pense que pour moi, il n'y aurait aucun problème.... »
supposa-t-il dans un souffle, en préférant malgré tout se concentrer sur des données plus évidentes, et moins délicates.

Il reprit donc sur le ton utilisé avant cet intermède :
« Est-ce pour l'approvisionnement en minerais, que vous aviez besoin de rester proches des montagnes ? J'ai lu que le climat, là-bas, était tout aussi rigoureux qu'au Vaendark, à altitudes équivalentes, du moins. S'agissait-il d'une organisation matriarcale ? »
C'était une autre caractéristique de cette partie du monde, qu'il avait vue mentionnée dans plusieurs ouvrages, et qui l'intriguait, forcément : de tels systèmes étaient rares, probablement encore plus que l'égalité d'Ablah. Cependant, la qualification de voisins lui tira un franc sourire d'amusement.
« Voisins de continent, oui, après tout. Ce qui est vrai pour à peu près tout le monde... mais nous sommes tous des Rhaëgiens, après tout. Qui sait s'il n'existe pas d'autres univers avec d'autres créatures pensantes, qui nous ressembleraient, ou au contraire, seraient si différentes que nous ne pouvons pas même les imaginer... »

Un sourire, certes moins marqué, se dessina alors que le torhill l'interrogeait sur ses connaissances parmi les habitants du kaerl Céleste. A son propre étonnement, il pouvait répondre par l'affirmative, et hocha donc la tête.
« Quelques, oui. Dans un sens, je pense avoir bénéficié d'une chance : le chevalier qui m'a amené ici avait une course urgente à faire à Lómëanor, juste après m'avoir repéré, et il m'a laissé à la porte d'une taverne, la Vouivre de Jade. J'y ai rencontré trois aspirants d'ici... qui sont désormais chevaliers. Je ne les vois pas régulièrement, mais je pense que je peux compter sur chacun d'eux en cas de besoin. »
Cette triple rencontre, avant même d'avoir posé le pied sur l'île volante, avait constitué à la fois un premier pas dans une direction moins solitaire, et un symbole fort l'incitant à délaisser ses chers manuscrits. Quant à savoir si la tendance avait persisté ou non... il se garderait bien de répondre à cette question, étant donné le peu de recul dont il disposait.

« Je n'aurais pas pensé à fréquenter une taverne, à vrai dire, mais je dois avouer que ce n'est pas désagréable. Oh, on n'y fait pas que de bonnes rencontres, et je ne vais pas non plus m'y inviter toutes les semaines, mais cela m'a semblé un bon moyen pour se sortir un peu, y compris malgré soi. »
Il avait perçu chez son camarade le même genre de réserve que celle qu'il éprouvait lui-même, et supposait donc que le torhill, lui aussi, devait dépasser ses tendances naturelles pour aller vers les autres. D'ailleurs, le neishaan avait rosi en évoquant ces sujets plus personnels qu'il n'y paraissait, signe qu'il n'était pas encore tout à fait à son aise pour en discuter.
« En-dehors de cela, à part Maîtresse Sable, je n'ai pas beaucoup de contacts... Un Maître qui a été celui d'une de ces trois amis, et avec qui nous nous sommes découvert plusieurs intérêts à partager... Mais les rencontres restent souvent assez rapides, je trouve aussi. Tout le monde est si occupé. »

Sur ce, ils subirent une nouvelle attaque éclair du chat qui les avait déjà réunis. Le félin sauta sur la table, exactement à égale distance de chacun d'eux, puis s'immobilisa en les regardant successivement l'un et l'autre, oreilles dressées comme à l'affût. Puis, avant qu'aucun d'eux n'ait pu faire un geste ou comprendre les raisons du manège de l'animal, celui-ci sauta de nouveau à terre, et commença à s'éloigner. Là, il se tourna une fois encore vers eux, en émettant un miaulement sonore, bientôt suivi d'un autre. A l'évidence, il attendait quelque chose de leur part, et tentait de le leur faire comprendre. Souhaitait-il jouer ? Dans quoi s'efforçait-il de les entraîner ? Tristan adressa un regard interrogateur à l'autre aspirant.



Thorvald Errocë
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MessagePosté le: Jeu 8 Fév 2018 - 14:37 Répondre en citantRevenir en haut


« Est-ce pour l'approvisionnement en minerais, que vous aviez besoin de rester proches des montagnes ? J'ai lu que le climat, là-bas, était tout aussi rigoureux qu'au Vaendark, à altitudes équivalentes, du moins. S'agissait-il d'une organisation matriarcale ? »


Thorvald hocha doucement la tête, plongé dans ses pensées pour un bref instant.

Oui, oui c'était pour l'approvisionnement en minerais. Ils venaient directement des Dents du Diable. Une grande chaîne de montagne qui barre l'Est du continent. Mon père faisait les allers-retours régulièrement, hélas un jour il y a eu un accident. Plusieurs personnes sont décédées, ça a été éprouvant pour notre communauté.
Pour ce qui est de l'organisation, non ce n'était pas matriarcale. Un maire est élu pour diriger la communauté, après il peut être homme ou femme, cela dépend de qui se présente.



« Voisins de continent, oui, après tout. Ce qui est vrai pour à peu près tout le monde... mais nous sommes tous des Rhaëgiens, après tout. Qui sait s'il n'existe pas d'autres univers avec d'autres créatures pensantes, qui nous ressembleraient, ou au contraire, seraient si différentes que nous ne pouvons pas même les imaginer... »

Si cela pouvait être vrai et vérifiable, je serais prêt à tenter l'expérience. Il y a une grande diversité dans notre monde, en fonction de nos origines et s'il existe ailleurs d'autres mondes avec des personnes différentes, cela représenterait une telle découverte. Tout ce que l'on pourrait apprendre des uns et des autres.. Cela ferait presque rêver.

« Quelques, oui. Dans un sens, je pense avoir bénéficié d'une chance : le chevalier qui m'a amené ici avait une course urgente à faire à Lómëanor, juste après m'avoir repéré, et il m'a laissé à la porte d'une taverne, la Vouivre de Jade. J'y ai rencontré trois aspirants d'ici... qui sont désormais chevaliers. Je ne les vois pas régulièrement, mais je pense que je peux compter sur chacun d'eux en cas de besoin.
Je n'aurais pas pensé à fréquenter une taverne, à vrai dire, mais je dois avouer que ce n'est pas désagréable. Oh, on n'y fait pas que de bonnes rencontres, et je ne vais pas non plus m'y inviter toutes les semaines, mais cela m'a semblé un bon moyen pour se sortir un peu, y compris malgré soi.
En-dehors de cela, à part Maîtresse Sable, je n'ai pas beaucoup de contacts... Un Maître qui a été celui d'une de ces trois amis, et avec qui nous nous sommes découvert plusieurs intérêts à partager... Mais les rencontres restent souvent assez rapides, je trouve aussi. Tout le monde est si occupé. »


L'on rencontre des gens très intéressants dans les tavernes. Que ce soit dans le bon sens ou le mauvais mais il ne faut jamais négliger ces endroits. C'est les meilleurs lieux d'informations au monde. Mais je comprends ce que tu veux dire par "un bon moyen pour se sortir un peu".
Je suis d'accord pour les rencontres, les gens semblent très occupés et ils semblent ne se voir qu'en coups de vents.


Il allait ajouter autre chose quand le chat sauta sur la table et les fixa. L'animal continua son manège et sauta à terre avant de commencer à filer, se retourner et leur miauler dessus. De ce ton si félin te demandant de "bien vouloir me suivre, c'est important". Les deux aspirants se regardèrent, interrogatifs. Thorvald regarda par dessus son épaule. Ses libres étaient en une pile bien rangée, son nom sur un morceau de papier au dessus. Il reporta son attention sur le chat, son regard devenant plus curieux et il se leva pour lui emboîter le pas.
Il se tourna vers Tristan après avoir parcouru quelques mètres.

Ça ne te tente pas de savoir pourquoi il agit ainsi?




Tristan Gwened
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MessagePosté le: Dim 18 Fév 2018 - 20:02 Répondre en citantRevenir en haut

Tristan écoutait avec attention les propos de son camarade, rangeant soigneusement et méthodiquement chaque élément dans sa mémoire. Obtenir le témoignage direct d'un habitant d'un autre continent lui apparaissait comme particulièrement précieux, comme l'étaient jadis les récits de l'étranger, de passage à Ablah après un voyage de plusieurs mois. Ils ouvraient le monde relativement confiné dans lequel évoluait le rouquin, sur d'autres horizons qui en devenaient dès lors moins flous, plus réels. Car même si sa venue sur Tol Orëa lui avait permis d'élargir son univers, et même si le Màr Menel brassait bien davantage de diversité que sa cité natale, les sorties hors de l'île volante restait l'exception, et il évoluait la plupart du temps sous le regard des mêmes façades de crème et d'or.
Par ailleurs, malgré tout son amour pour les livres, le neishaan admettait volontiers que les informations orales s'avéraient infiniment plus vivantes, et plus ancrées dans le temps présent, que celles qu'on pouvait déchiffrer sur d'antiques pages. Rhaëg était bien trop vaste et complexe pour que tous ses détails soient consignés par écrit, et par conséquent, le point de vue comme les expériences de l'auteur se reflétaient souvent plus qu'on ne l'aurait supposé, donnant au lecteur un aperçu de la réalité qui ne pouvait s'avérer que tronqué. Pour preuve, la correction apportée par Thorvald sur l'organisation de son village : à chaque généralité, il existait des exceptions, ou peut-être que les traditions matriarcales avaient évolué, ou qu'elles avaient marqué les auteurs au point qu'ils avaient insisté plus que de raison à leur sujet.

« Je crains que ce ne soit à nous de trouver le moyen de contacter ces éventuels autres mondes, en ce cas. Mais je n'ai pas la moindre idée de la manière dont nous pourrions nous y prendre... A moins que nous ne préférions espérer qu'ils ne soient plus intelligents que nous, et y parviennent les premiers. Si encore une communication est possible... Mais je reste persuadé qu'il existe, quelque part, d'autres êtres pensants. Je n'ai aucune preuve de cela à présenter, cependant, il me semblerait bien présomptueux de se croire les seuls parmi toute l'infinité des mondes possibles. »
Contrairement à ce qu'il aurait cru, Thorvald ne se montrait pas réfractaire à la fréquentation des tavernes. Comme quoi, on avait toujours tendance à reporter sur les autres ses propres comportements et a prioris, à tort la plupart du temps. Tristan indiqua d'un hochement de tête qu'il voulait bien croire à la mine de renseignements de ce type de lieux, du moins, pour qui savait les dénicher. Pour sa part, il ne pensait pas posséder ce talent, ni avoir surpris quelque information confidentielle que ce soit lors de ses passages à la Vouivre de Jade, mais il n'avait pas non plus de raison d'en rechercher.
« L'avantage de Lòmëanor, c'est aussi que l'on peut rencontrer de visu des membres des autres ordres... et que la neutralité de la ville restreint quiconque de dévorer tout cru ses opposés. »
Il conclut d'un petit rire étouffé, pour ne pas troubler l'atmosphère studieuse des lieux, et aussi un peu forcé : certes, il s'était toujours sorti sans dommages des confrontations avec les Ardents, jusqu'à lors. Mais il n'était pas franchement certain qu'à l'avenir, les règles de la vie civilisée dans la ville centrale de Tol Orëa lui épargnent toujours les ennuis. Certains avaient semblé bien avides de marquer un frêle aspirant Céleste par leur supériorité supposée...

Tout comme son camarade, il suivit ensuite des yeux les simagrées du félin, perplexe. Avec un temps de retard, il se leva à son tour.
« Je crois que nous n'aurons pas la paix sans cela, de toute manière... »
commenta-t-il, vaguement amusé, en rejoignant le quadrupède et le torhill. Le pelage du premier, mince ombre luisante, filait déjà, se glissant entre les rayonnages avec toute l'élégante souplesse de son espèce, et les deux jeunes gens, qui ne pouvaient couper par les casiers inoccupés des étagères, durent se plier aux détours qu'imposait leur taille. Leur guide ne leur laissa pas le temps de s'arrêter, mais il ne les abandonna jamais non plus face à l'incertitude : le chat conservait son avance, mais à chaque fois qu'ils auraient pu douter de la direction à prendre, un éclair sombre attirait leur attention avant de disparaître de nouveau derrière un rayonnage.
Les archives du Màr Menel étaient de taille tout à fait respectable, ainsi que Tristan avait déjà pu le remarquer. Il ignorait si leur compagnon à quatre pattes voulait les entraîner à l'exact opposé de là où il les avait trouvés, ou s'il leur faisait suivre un chemin sinueux, mais juste au moment où ses doutes sur la pertinence de leur équipée se firent assez forts pour qu'il s'apprête à les exprimer à voix haute, alors, le félin s'arrêta. Il émit un nouveau miaulement, puis disparut dans le passage qui leur faisait face. A mi-voix, le neishaan s'adressa à l'autre aspirant :
« Évidemment, ce chenapan nous emmène juste là où nous ne sommes pas censés nous trouver... Cela vaudrait peut-être le coup de vérifier si la grille est fermée, tout de même ? »

Le bref couloir donnait en effet accès à une zone réservée, car abritant des ouvrages plus précieux que la normale. On ne pouvait s'y rendre sans motif valable, et les jeunes aspirants n'étaient pas nécessairement vus d'un bon œil, car le gardien des lieux craignait que leur énergie, pas toujours bien canalisée, ne vienne abîmer ses trésors. Pour s'assurer de l'absence d'intrusion non désirée, une grille métallique en fermait l'accès, et la clef de sa serrure était jalousement conservée par le dit gardien. Des histoires circulaient sur l'identité de qui en posséderait un double, mais rien n'avait été officiellement confirmé, et donc, le seul moyen de se rendre dans ce sanctuaire était de trouver son cerbère. S'ils entreprenaient des recherches, les deux aspirants remarqueraient que la grille était bien verrouillée, mais aussi, que le détenteur du sésame ne se trouvait pas à son poste habituel, un bureau non loin de l'entrée du couloir.



Thorvald Errocë
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MessagePosté le: Mar 20 Mar 2018 - 10:02 Répondre en citantRevenir en haut

« Évidemment, ce chenapan nous emmène juste là où nous ne sommes pas censés nous trouver... Cela vaudrait peut-être le coup de vérifier si la grille est fermée, tout de même ? »

Thorvald acquiesça et avança d'instinct la main vers la poignée de la grille et tenta de la faire tourner. Rien, elle ne bougea pas. Il regarda autour de lui. Il n'était jamais venu ici auparavant, il avait vaguement entendu parler du fait que les Aspirants ne devaient pas y être mais après tout, ils n'avaient pas décidé ça de leur plein gré. C'était le chat qui les avaient amené ici et ils ne comptaient pas toucher les ouvrages, alors pourquoi n'iraient ils pas jeter un coup d'oeil?
Il regarda de nouveau autour de lui. Pas un chat ; à l'exception d'un ; présent à l'horizon. Il mit sa main dans sa poche et en sortit un petit outil métallique qu'il utilisait à la forge.

Il le fit tourner entre ses doigts puis avec un dernier regard évasif autour de lui, le lança négligemment entre les barreaux de la grille. L'outil décrivit une courbe élégante avant de tomber quelques mètres plus loin dans un léger cliquetis.

Quel maladroit je fais alors. Quel dommage, je ne peux me passer de mon outil..

Il sourit à Tristan de toutes ses dents, un air de malice dans le regard. Il reprit un barreau en main, le fit jouer légèrement pour apprécier sa résistance et entreprit de l'escalader. Il passa les 3 mètres de la grille bien facilement et se laissa retomber doucement de l'autre côté.

Je ne veux pas t'influencer ni t'amener vers une voie qui ne te convient pas mais si le coeur t'en dis la grille est facilement franchissable.

Il fit les quelques mètres le séparant de l'outil, se baissa et le ramassa. Il le remit dans sa poche comme si cela était le plus normal du monde. Il sentait l'adrénaline lui parcourir les veines doucement. Un petit sentiment de culpabilité également mais très ténu, après tout il ne touchait à rien et ne faisait que regarder. En quoi cela pourrait il être répréhensible?
Comme pour appuyer les paroles de Thorvald et le soulager sur ses réflexions internes, le chat réapparut et vint se frotter à ses jambes. Il regarda Tristan et miaula en sa direction, comme pour l'encourager. Thorvald allait se baisser pour le caresser mais le greffier s'était déjà carapaté hors de portée et les poussait à l'effort par un miaulement supplémentaire.

Mais c'est qu'il se montrerait impatient le matou. Quelle est ta décision?

Il s'était repositionné au niveau de la grille, prêt à aider son acolyte de vadrouille.



Tristan Gwened
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MessagePosté le: Dim 22 Avr 2018 - 19:33 Répondre en citantRevenir en haut

A l'évidence moins dans l'action que son camarade, Tristan ne perdait pourtant pas une miette de ses tentatives, et s'efforçait d'analyser la situation. La porte était fermée. Normal, ça. Ce qui l'était moins, c'était l'insistance du chat. Alors, d'un côté il y avait le règlement, et de l'autre, un mystère à éclaircir, qui titillait dangereusement l'esprit curieux du neishaan... Le torhill, lui, avait déjà choisi, et se hâtait de se trouver un prétexte, ou plus exactement, de se le fabriquer, pour se rendre de l'autre côté.
« Peut-être que nous devrions tout de même, d'abord, chercher si... si le gardien est proche ? Je vais voir s'il rôde par ici, il serait dommage de se faire surprendre en une telle position... »
commenta-t-il à voix basse. Et tandis que son camarade progressait dans son escalade, le rouquin se déplaça donc discrètement vers le bureau du détenteur de la clef, pour le trouver vide. Il passa dans les différents couloirs ou salles adjacents, l'air de rien, mais les trouva là aussi parfaitement exempts de présence bipède, et même quadrupède. Il ne se prononcerait pas pour les insectes ou les arachnides.

De retour à la grille, juste au moment où Thorvald se réceptionnait de l'autre côté, il lui adressa une mimique en écartant les bras, qui signifiait clairement le côté infructueux de ses recherches. Ce qui s'avérait plutôt rassurant pour leur matricule, d'ailleurs. Un hochement de tête acquiesça aux encouragements de l'autre aspirant, mais Tristan hésita encore un instant, jusqu'à ce que leur ami félin vienne en rajouter encore une couche.
« Ne le faisons pas plus attendre, »
fit-il seulement avec un léger sourire en coin. Joignant l'acte à la parole, il s'agrippa aux barreaux de fer, et entama son ascension en dédaignant l'aide de son camarade. Il n'avait pas la force d'un torhill, c'était certain, mais au moins, sa faible constitution lui permettait de n'avoir qu'un poids minime à tracter - fort heureusement pour lui. Et puis, en montagnard, il n'était pas ignorant des techniques de base de l'escalade. La partie supérieure le laissa un instant perplexe, avec les pointes qui s'élançaient depuis les terminaisons supérieures de la grille, mais il ne pouvait renoncer au point où il en était. Une inspiration, et il se décida, se glissant souplement du côté interdit sans même accrocher ses vêtements aux gardiens de métal acéré. Peu désireux de prendre des risques inutiles, il redescendit de la même manière la nouvelle face, rejoignant finalement son acolyte.



« Nous ferions mieux de ne pas traîner si bien en vue, »
chuchota-t-il en désignant le couloir par où ils étaient arrivés, et où pouvait à tout moment apparaître quelqu'un qui risquait fort de juger leur présence déplacée. Puisque le chat les avait conduits là, il suivit le chat, qui semblait attendre impatiemment que les deux bipèdes se décident, et trottina en avant dès qu'ils se mirent en mouvement. Tristan devait se faire violence pour ne pas se laisser distraire par les volumes précieux, parce que rares ou constituant de véritables œuvres d'art, voire les deux à la fois, qu'il devinait au long du rayonnage qu'ils traversèrent. Mais cette partie-là de la bibliothèque était bien plus petite que le reste, et le couloir qu'ils suivirent n'était pas très long.

Toujours à la suite du quadrupède au comportement étrange, ils débouchèrent dans une petite pièce sans issue. Les murs étaient naturellement recouverts d'étagères de bois, qui elles-mêmes soutenaient livres et vélins enroulés sur eux-mêmes, soigneusement alignés les uns auprès des autres comme des enfants trop sages. Une petite table flanquée d'une chaise solitaire occupait le centre de ce modeste bureau, où un ouvrage étalait ses enluminures mêlant l'azur des rois au pourpre du sang, que rehaussaient un or si pur que sa brillance semblait prier Solyae en personne.

Pourtant, rien de tout cela ne pouvait attirer l'attention des deux garçons, alors que contre une étagère, à terre, s'étalait le corps d'un de leurs semblables. Le félin était allé directement auprès de ce vieil elfe, à en croire la pointe d'oreille qu'on voyait dépasser de cheveux plus blancs que gris, et il avait eu beau assaillir le front dégarni de nombreux coups de tête affectueux, aucune réaction ne lui avait répondu. Tout d'abord figé par la découverte inattendue, Tristan s'était à son tour rendu auprès de leur aîné inconscient, glissant au passage à son comparse :
« C'est Lugabin Dormnhall, l'archiviste en chef... et qui garde la clé. »

Puis, avançant la main pour finalement s'abstenir de secouer le vieillard, puisqu'il n'avait pas la moindre idée de ce qui avait causé son état ou des blessures qu'il pourrait risquer d'aggraver en agissant ainsi, le neishaan tenta, d'abord à mi-voix, puis plus fort :
« Messire ! Vous m'entendez ? Messire... »
Il réitéra encore après s'être saisi de la plus proche main elfique, grimaçant en en trouvant les doigts glacés, mais son espoir de susciter une réaction instinctive fut là aussi déçu. L'air grave, il releva les yeux vers Thorvald, secouant la tête.
« Est-ce que tu as des notions de soin ? Parce que là, moi, à part aller chercher un guérisseur... »



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