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 [RP] Trouver une aiguille dans une botte de neige Sujet suivant
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Iniaki Morrigane
Chevalier Dragon
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MessagePosté le: Mar 7 Nov 2017 - 19:06 Répondre en citantRevenir en haut


mi-Llefelysku 919 





 
   Lokni & Kohana  



Bien qu'emmitouflée sous une épaisse cape de fourrure brune, Lokni grelottait des pieds à la tête. Ses mains, surtout, souffraient du climat impitoyable, car elle ne pouvait pas totalement les dissimuler aux rudesses extérieures du fait du butin qui y résidait : un lièvre arctique au gabarit tout à fait raisonnable. Le bruit de ses dents s'entrechoquant était rendu inaudible par les fortes bourrasques de vent typique de cette région du sud est du continent du Vaendark. La jeune femme, d'une taille pourtant raisonnable, semblait ridiculement petite, petite chose frêle et emmitouflée parcourant à une vitesse dérisoire l'immensité désertique.

Cette étendue glacée surmontée de quelques résidus de végétation était déjà sublime dans son état naturel, mais les notes rougeoyantes parant la blancheur immaculée rendaient le spectacle irrésistible. La solitude naturelle émanant des lieux aurait achevé de combler Lokni si le climat n'était pas aux antipodes de ce dont elle avait eut l'habitude : Les Marais brumeux de Qahra étaient certes humides, mais c'était bien là toute la difficulté de survie qu'on pouvait y trouver. Elle même n'avait jamais perçu cela comme une difficulté, du temps où elle vivait encore parmi les autochtones : se déplacer en bateau était si amusant pour une jeune fille de son âge d'alors, elle et ses comparses de jeux passaient des moments forts agréables en ce temps.
La demi-Torhille soupira de soulagement en constatant que son campement de fortune n'était plus très loin. Elle y avait laissé son Aspirante Eirwen et sa Liée, qui lui avait bien entendu manifesté son mécontentement devant cette relégation au rôle de gardien de fillette. Mais les habitants des environs étant connus pour leur accès de cannibalisme envers les prisonniers qui leur passaient sous la main, la Maîtresse Verte avait jugé qu'une saurienne ne serait pas de trop pour assurer la sécurité de l'Aspirante. La sang-mêlé souhaitait certes apprendre la dureté de la vie de Chevalier à Eirwen mais envisageait également de la rendre en un seul morceau.

D'un pas vif, elle repoussa la "porte" de l’abri entièrement constitué d'un assemblement assez maladroit de peaux de diverses bêtes récoltées en chemin ou ramenées, pour les plus belles, dont celle constituant le sol de la fragile demeure de la triade. Sans dire un mot, Lokni repoussa sa capuche enneigée et sa chevelure d'un noir de jais vers l'arrière. Elle déposa la carcasse du lièvre près des flammes qui réchauffaient le faible espace d'habitation. Cela ne faisait que trois jours que Kohana, Lokni et Eirwen vivaient ensemble dans un espace si renfermé, mais déjà, la promiscuité jouait sur les nerfs de l'hybride à la peau tannée. Cela était sans aucun doute vrai pour Eirwen, au vu de son tempérament indépendant. Empoignant sans plus de ménagement sa proie, la jeune femme commença à le dépecer avec des gestes habiles et répétés maintes fois depuis l'enfance.

"Cela fait maintenant une Lune que nous sommes parties du kaerl."dit-elle d'une voix égale, relevant furtivement les yeux de son ouvrage pour scruter les traits de son Aspirante à la recherche d'une quelconque marque de contrariété. Elle aurait eut des raisons de craquer. Le début de leur voyage avait été plus tranquille : Walisie, Arpidie... même en Palétonie la vie avait été bien plus agréable. Ici, pas d'auberge à l'horizon, simplement des campements nomades isolés qu'il était de bon goût d'éviter. Mais le renseignement qui leur avait été prodigué par le commanditaire de la mission les avaient conduites en ce lieu désolé. Nul doute que le lien des deux jeunes femmes avec le sénateur Sednereï avait fortement pesé dans la balance lorsqu'il avait été décidé de leur attribuer cette mission non dénuée de risques. Il s'agissait de retrouver un artefact aux propriétés obscures. L'histoire officielle était qu'il avait été dérobé au sein même du kaerl avant le retour du Seigneur Seram au pouvoir. Lokni n'avait pas cherché à savoir si cela était la vérité : il n'était selon elle pas de son ressors de juger de la légitimité des missions octroyées par ses supérieurs.

La présence d'Eirwen à ses côtés était peut-être de l'inconscience, mais la Maîtresse Dragon n'y avait pour l'instant vu que des avantages : la jeune fille pouvait fréquemment voler à dos de dragon et le temps perdu par l'Aspirante sur son éducation avait rapidement été rattrapé, car Lokni utilisait toutes les pauses qui leur étaient accordées à la former. Elle se sentait mieux ici, loin du carcan du Màr : aucun autre Maître ne pouvait venir trouver à redire sur ses méthodes d'enseignement. Kohana usait parfois de sa mémoire ancestrale pour compléter les dires de sa Liée, quand l'envie d'aider lui prenait (soit assez rarement, il fallait l'avouer). Après s'être assurée que la jeune hybride aux oreilles effilées maîtrise les rudiments de l'histoire du Màr Luimë et de Rhaeg, elle s'était attelée à la partie qui lui tenait le plus à cœur : l'entraînement physique. Si ses origines Torhilles ne sautaient pas aux yeux, elle en avait la constitution très robuste et excellait dans l'art de la bataille. Depuis la mort de son époux, elle y mettait bien moins de coeur, mais restait réputée pour être une excellente guerrière. La Maîtresse Dragon répétait sans cesse à son Aspirante que sa constitution assez frêle n'était pas une excuse pour être une totale empotée à l'épée, et qu'il fallait qu'elle apprenne à se défendre un minimum tout de même. Il lui était vite apparu qu'en matière de survie en forêt ou de pistage, Eirwen n'aurait pas besoin de ses enseignements.
Mais même si l'éducation de l'Aspirante était maintenant en bon chemin, Lokni craignait que cette dernière ne craque véritablement sous peu. Elle devait sûrement vouloir revoir ses amis, sentir la chaleur douillette du kaerl englouti plutôt que le froid cruel et glaçant.

"Je te ramènerais au Màr et reviendrais seule si nous ne trouvons rien d'ici une demi-lune. A quoi avez-vous occupé cette dernière heure ?"

Kohana lui jeta un coup d’œil furieux.

°A rester allongées comme les choses inutiles que nous sommes actuellement, pardi !°

°Tu sais bien que je n'avais le choix.°
lui répondit sa Liée d'un ton ferme.

Ce à quoi la Dragonne Verte répondit par un grondement feutré.

Lokni se retourna vers son Aspirante avec un demi-sourire. Elle avait commencé à s'adoucir à son égard ses derniers temps, car il lui semblait, peut-être faussement, qu'elle avait passé le stade où elle devait être tenue par la force.

"Après notre leçon, nous pourrions sortir un peu. Peut-être y a t-il des plantes d'intérêt pour une connaisseuse comme toi. A mes yeux, elles ont surtout l'air d'être à l'article de la mort, mais qui sait..."

Derrière son apparente décontraction, Lokni était cependant inquiète. Il allait falloir qu'Eirwen vienne avec elle les jours à venir, car même elle ne pouvait se passer de la protection de sa Liée face aux imprévisibles et féroces populations autochtones. Le voleur se trouvait selon leurs sources protégé au sein d'une tribu avoisinante, réputée pour torturer leurs proies avant de les dépecer vivants. La jeune femme ne doutait pas qu'il ne s'agissait là que de racontars, car elle était bien placée pour savoir à quel point ils étaient nombreux concernant les indigènes. Prudence était cependant de mise, car pour survivre dans ces conditions, nul doute qu'ils devaient au moins être des guerriers tenaces.
Si les choses se compliquaient trop, elle ramènerait bien entendu son Aspirante au Màr plus rapidement qu'escompté. Mais elle aurait souhaité qu'Eirwen ramène elle même l'artefact perdu aux hautes instances du Màr, histoire qu'elle se fasse un peu féliciter pour cette dure mission. Elle avait toujours trouvé injuste que les honneurs ne reviennent qu'au Maître.




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Eirwen Tümay
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MessagePosté le: Mer 8 Nov 2017 - 18:16 Répondre en citantRevenir en haut

Pendant leur retour au Màr, Lokni lui avait expliqué qu’elles repartaient aussitôt sur le continent de Vaendark pour y chercher un mystérieux artéfact dans une région dangereuse : le sud-est. A l’idée de sortir du Kaerl pour cette mission sur son continent natal, Eirwen était folle de joie. Oui, il y ferait très froid, bien sûr la mission serait risquée, mais quel soulagement de repartir au grand air !
Elle ne mit pas plus de dix minutes pour se vêtir chaudement de ses anciens oripeaux : pantalons et bottes fourrées, casaque de peau grattée et manteau à capuche également fourré… Tout ce qu’elle portait quatre ans plus tôt au départ de chez elle en hiver. Elle garnit sa besace médicinale de tisanes pour les refroidissements et de baumes pour les gelures, de pommades de protection et surtout d’écorces et de bandes en cas de blessure ou pire, de fracture. Couteaux à lancer à la ceinture, arc et carquois, son sac de couchage dans le dos, elle n’avait rien d’autre. Là était toute sa fortune.

Les vols de Kohana furent très agréables, la Verte économisant ses facéties et son énergie. Par contre, les escales dans les auberges plaisaient moins à Eirwen : la promiscuité des gens, les odeurs prononcées des autres, le bruit, tout était exacerbé chez la jeune mi-Elfe, et elle aurait préféré bivouaquer seule dehors, à l’écart. Mais il n’était pas question de faire la forte tête et de demander un traitement spécial à sa Maîtresse. Et le pire restait à venir…

Elle se plia donc à tout, apprit avec assiduité l’histoire du Màr Luimë et de Rhaeg pendant les vols ou les longues soirées. Elle n’avait pas un instant à elle. Et puis il y eut le « campement » …
Eirwen aurait pu s’y sentir bien s’il elle n’y était pas confinée trop souvent. A part pour les quelques leçons à l’épée où elle ne se montrait pas très douée, Lokni partait seule et la laissait avec Kohana. Pourtant, elle aurait bien aimé chasser avec sa Maîtresse, elle aurait bien aimé avoir du gibier à dépecer, elle aurait apprécié pouvoir s’approcher des bivouacs inconnus et écouter, voir, espionner… Ses sens aiguisés auraient été utiles, elle en était sûre !
Au lieu de cela, elle restait avec Kohana qui boudait pour les mêmes raisons qu’elle ou à peu près : elle se sentait abandonnée par sa Liée et rabaissée au rang de nounou. Donc, la Verte en voulait à Eirwen autant qu’à sa Liée, ce qui était lourd à supporter.

Nous avons révisé l’Histoire, Maîtresse. Kohana m’a posé des questions et préparé des pièges. Je ne m’en suis pas trop mal sortie, je crois…

A l’évocation des plantes à aller chercher, Eirwen sentit son énergie positive revenir.

En attendant, puis-je gratter cette peau de lièvre pour vous en faire des moufles ? Il me semble que vous aviez les mains gelées… ou un manchon si vous préférez, Maîtresse ?

Il fallait absolument qu’elle s’occupe les mains et l’esprit, qu’elle s’évade en pensée de cette yourte, le temps que Lokni la fasse participer à la mission. Mais il semblait que sa Maîtresse attende qu’elle soit prête à se défendre à l’épée et Eirwen n’avançait pas vite dans cet apprentissage.
Elle avait pourtant un don partagé par tous les Neishaans qui pouvait pallier cela : elle pouvait créer des illusions par ses chants chez ceux qu’elle visait : des illusions aussi charmantes qu’horribles pour se protéger. Elle pouvait se rendre attirante, invisible ou faire très peur… et pas besoin d’épée pour ça. D’ailleurs, il y avait longtemps qu’elle n’avait pas chanté ou imité des cris d’animaux. Peut-être allait-elle s’entraîner lors de sa prochaine sortie ? Fallait-il qu’elle le dise à Lokni ou lui en laisser la surprise ?
En le lui disant, elle avait peur que sa Maîtresse la trouve encore trop présomptueuse et pas assez humble. Et en lui montrant sans la prévenir, elle avait peur de sa réaction…

Elle choisit de garder ces pensées pour elle et de se taire. Elle déciderait le moment venu. Le lièvre dépecé commençait à cuire sur la broche au-dessus du foyer et son fumet emplissait agréablement les narines et Kohana allait bientôt avoir la permission d’aller quérir sa pitance, allégeant un peu l’atmosphère. Eirwen s’appliquait à gratter la peau, la débarrassant de la fine membrane qui y collait encore avec quelques morceaux de chair et des vaisseaux sanguins. Il ne fallait rien y laisser sous peine qu’elle pourrisse et qu’elle soit inutilisable.







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