Playlist Tol Orëanéene Carte du Monde Index du Forum
Connexion •  Se connecter pour vérifier ses messages privés •  S’enregistrer
 
 [RP] Un nouveau départ Sujet suivant
Sujet précédent
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
Auteur Message
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Sam 30 Déc 2017 - 17:42 Répondre en citantRevenir en haut

Il avait été tranquillisé une fois qu'ils s'étaient éloignés. Il sentait toujours une certaine tension au fond de lui mais la taisait. Une fois débarbouillé, ils avaient repris leur chemin.

En général mon physique suffit à dissuader les plus téméraires ou du moins les plus stupides. Par suite, mon grand père était formateur dans l'armée, il m'a appris le maniement de l'épée, de la lance et de l'arc dès mon plus jeune âge. Je préfère les deux premiers à l'arc, je suis un fantassin avant tout, comme lui.

Il lui sourit à cette information, il savait que c'était sa spécialité. Ils continuèrent à discuter en attendant le chevalier. Lorsqu'il arriva, Thorvald observa encore avec plaisir le dragon qui lui était lié. Il aimait ces créatures majestueuses et espérait être digne un jour de pouvoir se lier à l'un d'eux. Son souhait le plus cher serait de se lier avec un descendant de Kiruna, il ne savait pas si cela serait possible, il l'espérait toutefois.


Je reviendrai le mois prochain pour prendre ma commande et je vous rapporterai l’onguent promis contre les brûlures. A bientôt, Thorvald !

Elle s'envola sur ces paroles, il mit deux doigts à sa tempe et la salua d'un mouvement, la regardant s'éloigner dans les cieux. Il repartit vers la ville, il allait dormir ici ce soir, chose rare mais il était trop tard pour rentrer. Il pouvait utiliser une pièce à l'arrière de la forge.

Il rebroussait chemin et allait arriver à la forge lorsqu'il croisa les hommes de tout à l'heure. Un s'écroula dans le caniveau, vomissant ses tripes, l'autre rigolait et le reconnut.

Hey, c'était toi qu'était avec la jolie poupée tout à l'heure ! Belle plante mon gars. Alors tu lui as fait la totale ? Hein ? Hein ? Hein ?

Il le saisit à la gorge d'un mouvement rapide et le plaqua contre le mur.

Je vais mettre tes paroles sur le compte de l'alcool et te pardonner pour cette fois.

Le sang lui battait au niveau des tempes.

Mais ne t'avise jamais de reparler d'elle comme ça, ni d'aucune autre. Soit respectueux envers les autres même si visiblement tu ne te respectes pas vraiment. Me suis-je bien fait comprendre ?

Il avait détaché chaque syllabes de cette dernière phrase afin de la ponctuer. Resserrant légèrement son emprise.

Bien monsieur, pas de problème monsieur, désolé de vous avoir causé du souci monsieur.

Il le reposa à terre.

Tant que tu as compris, cela m'ira.

J'ai compris, oui j'ai compris.

Il s'inclina, terrifié et repartit sans lâcher Thorvald des yeux. Ce dernier soupira, son côté maternelle avait une fois de plus prit le dessus et il s'y était laissé entraîner. Il le regarda s'éloigner et rejoignit la forge, le lendemain allait être consacré à la réalisation des pointes de flèches. L'obsidienne n'allait pas arriver tout de suite et la réalisation de la lame allait être plus complexe.


8 Llefelysku


Le terme de l'échéance allait arriver, la lame avait été forgée dans la sueur, la chaleur et l'effort. De nombreux essais avaient été nécessaires avant de parvenir à un résultat qui avait satisfait Thorvald et maître Gowan. De nombreuses crises de colère de la part de ce dernier avait également éclaté. Mais pas des colères dévastatrices, plutôt des colères sourdes, froides, de celles qui rendent une ambiance pesante et électrique. Sa placidité l'en avait tenu éloigné quelques fois mais son caractère de feu l'avait bien souvent supplanté, le travail se poursuivant alors dans une ambiance morose.
Ils avaient passé de nombreux jours à varier les alliages, les dosages. Ils avaient également réalisé rapidement que l'un des principaux problèmes était la mauvaise fusion de l'obsidienne. Le feu ne chauffait pas suffisamment et ce malgré le pouvoir de Thorvald.

La conclusion s'imposait d'elle même, le feu des dragons était nécessaire. Ils avaient alors rejoint une forge plus éloignée et maître Gowan avait fait appel à son lié, le Bronze Ahongas. Thorvald avait été honoré de voir enfin ce dragon dont il avait entendu parler, bien souvent à demi mot. Il avait également été honoré d'être le témoin de cet art que maître Gowan maîtrisait, il avait passé beaucoup de temps à observer et écouter. Le savoir de ce maître était inestimable et il se devait d'en acquérir la théorie avant de pouvoir un jour s'y essayer, si le Destin le voulait. Ils avaient travaillé de concert et enfin cette lame était née.

Elle était d'un noir aussi sombre que la nuit, les reflets l'irisant de mille feux. Le manche d'argent ouvragé, recouvert de fines bandelettes de cuir noir entrelacées, se terminant par une tête de dragon d'un réalisme frappant. Il avait beaucoup appris lors de la réalisation de cette arme et même si des tensions avaient éclaté, il lui semblait que le maître le considérait différemment aujourd'hui. Peut être se faisait-il des idées.



Publicité





MessagePosté le: Sam 30 Déc 2017 - 17:42 Revenir en haut

PublicitéSupprimer les publicités ?
Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Lun 1 Jan 2018 - 12:06 Répondre en citantRevenir en haut

Un mois s’était écoulé pendant lequel Eirwen avait travaillé d’arrache-pied avec sa Maitresse Lokni. Elle s’était notamment entraînée au maniement de l’épée et n’excellait pas dans la discipline à son grand désarroi, puisque sa Maîtresse jugeait cet enseignement indispensable.
Lors de ses rares temps de liberté, elle s’occupait de ses herbes pour ne pas oublier tout ce qu’elle avait appris lors de son voyage et elle avait commencé des carnets où elle dessinait et listait les bienfaits et les dangers des plantes, des racines et des écorces, ainsi que les lieux où on les trouvait facilement. Un énorme travail qu’elle s’imposait pour que son savoir perdure, puisqu’elle n’avait pas et n’aurait probablement jamais de disciple ou d’élève auquel le transmettre.

Dès que Lokni lui accorda une journée de liberté, Eirwen se précipita à la taverne où le Chevalier Arnault prenait ses repas et lui demanda quand il pourrait l’emmener à Lòmëanor. Elle eut la chance qu’il lui réponde avec le sourire qu’il le pourrait le surlendemain en milieu de matinée. Son cœur bondit de joie à l’idée que le poignard devait être prêt et qu’elle pourrait le lui offrir sans tarder pour le remercier de se charger d’elle chaque fois qu’elle lui demandait ce service. Il lui tardait également de revoir Thorvald et son visage souriant. Elle se rappela qu’il ne lui avait pas vraiment répondu sur ses « points forts »… Il devait savoir autre chose que de battre à l’épée ! Peut-être avait-il tu sciemment ses autres dons… C’était son droit.

Elle passa cette journée d’attente forcée à essayer de contenter sa maîtresse du mieux qu’elle le pouvait, à plaisanter avec sa Liée verte, et à préparer les onguents contre les brûlures qu’elle avait promis de rapporter à la Forge. Elle en prévit plusieurs pots pour tous les forgerons, ne voulant pas privilégier Thorvald ou le gêner.

Lòmëanor… Le temps était gris et plus froid. Eirwen s’était habillée de son manteau de peau, ce manteau qu’elle traînait depuis son voyage. Il avait bien perdu de sa superbe, mais faisait encore son office. Par contre, elle se demandait bien où elle allait pouvoir s’abriter si la pluie tombait drue. Elle allait bien trouver, quitte à rester dans la Forge si Maître Gowan l’y autorisait.

D’un pas vif, après avoir convenu de l’heure du retour avec Arnault, elle descendit la butte, longea la Grand-rue de la ville et descendit vers le Temple du Feu, comme elle l’appelait avec le sourire. Dès l’entrée, elle en sentit la chaleur que diffusaient les fours des ateliers.

Bonjour, Maître Gowan. Je viens vous saluer et voir si ma commande est prête. J’espère que la dague que je vous ai commandée ne vous a pas donné trop de mal ?

Pour sûr que la lame nous a donné du mal ! Heureusement que j’avais Thorvald pour faire des essais jusqu’à ce qu’on obtienne ce que vous vouliez ! Pour tout vous dire, cette dague l’a monopolisé presque entièrement !

Oh ! J’en suis désolée… Si j’avais su, j’aurais choisi un modèle moins extravagant… Je ne mesurais pas…

Il y a eu aussi des avantages : nous avons maintenant la recette des lames noires et nous sommes les premiers à l’avoir trouvée. Ça, nous vous le devons et les flèches vous sont offertes par la maison ! Ha ha ha…
THORVALD ! LA DAGUE NOIRE !!!


C’est très généreux de votre part.


Elle vit arriver Thorvald portant un objet enroulé dans des linges. Il était, comme la dernière fois, maculé de suie, et son sourire n’en était que plus éclatant. Maître Gowan déplia les tissus et la dague apparut devant les yeux émerveillés d’Eirwen.

Qu’elle est belle ! Je n’ai jamais vu d’objet plus admirable !!! C’est une réelle œuvre d’art… et cette lame… je comprends qu’elle vous ait demandé du temps et des efforts ! Merci… C’est au-delà de ce que j’espérais.
Auriez-vous dans votre stock, une épée un peu originale pour une femme plutôt petite mais très forte dans cet art ? J’aimerais également un cadeau pour ma Maîtresse… et c’est l’arme qu’elle préfère.

Elle emballa la dague avec dévotion avant de sortir sa bourse. Elle se doutait que tout cela allait lui coûter fort cher, mais depuis qu’elle était au Màr Luimë, elle ne dépensait rien et avait pour elle seule les avoirs de ses ventes médicinales. D’ailleurs, à ce propos…

J’allais oublier… Je vous ai apporté des pots d’onguent contre les brûlures pour vos élèves, disciples et vous, peut-être, car même les plus aguerris dans un art se font piéger quelquefois ? Cette pommade apaise la douleur, protège la peau lésée des infections et l’aide à se réparer plus vite. Elle peut s’appliquer autant de fois que nécessaire.







*Carnet de route*
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 9 Jan 2018 - 08:46 Répondre en citantRevenir en haut

Le plus important était l'attention et la concentration. Il était à un moment où il ne devait pas relâcher ses efforts sous peine de se voir blesser, plus ou moins sévèrement. Il travaillait à une commande particulière, une nouvelle, pour le compte de l'aristocratie du kaerl Céleste. Il ne pouvait se permettre de louper cette commande, non seulement pour l'atelier mais pour lui également.
Maître Gowan commençait à lui confier d'autres missions particulières et son nom se répandait parmi la clientèle. toutefois,
lui ne savait pas pour qui il travaillait, peut être était ce mieux ainsi. Cela forçait son objectivité et lui permettait un travail serein. Les leçons s’enchaînaient au kaerl et l'apprentissage ici également. Il n'avait que peu de temps pour lui mais cela lui convenait parfaitement pour le moment. Il avait soif d'apprendre et cette soif était étanchée.

Il maintenait une orbe de feu autour d'un morceau de métal, il avait réussit à l'en envelopper au prix de longues minutes de concentration et maintenant tentait d'en concentrer la puissance afin de faire fusionner le coeur métallique. De la sueur perlait sur son front, ses pupilles étaient contractées, telles celles d'un chat, la tension se lisait sur son visage pour éviter le faux pas.

THORVALD ! LA DAGUE NOIRE !!!


Tout se brisa en une fraction de temps. Ne s'attendant pas à cette injonction et surtout de cette puissance, il ne put conserver l'attention requise pour cette manipulation. L'orbe de feu explosa en une gerbe incandescente, le coeur d'acier à peine rougi. Une des flammèche de l'orbe alla marquer le cou de Thorvald, emportant avec elle une partie de sa chair.
Il réprima un cri de douleur et frappa dans un ballot de paille situé à proximité de son poste.
Thynel lui envoya par dessus l'atelier une serviette humide qu'il appliqua directement sur la brûlure.

Jolie balafre, voilà qui va ravager ton charme naturel.

Thorvald sourit à l'elfe.

Avoue que tu aimerais bien.
Cela ne serait pas déplaisant.

Il lui rendit son sourire et se replongea dans son travail. Même si les rapports avaient été préalablement tendus avec Thynel, les choses se passaient désormais bien mieux. Il tapota légèrement sa brûlure, la regardant brièvement dans un éclat de glace placé sur une étagère. Moins d'une dizaine de centimètre de long pour à peine deux de large. Cela piquerait, cela lui ferait mal mais il devrait y survivre aisément.

Il secoua la tête et récupéra la dague, non s'en y avoir jeté un dernier regard. Elle était vraiment magnifique et, en tant qu'artisan, était fier d'avoir participé à sa réalisation. Il entra dans la boutique, avisa Eirwen et lui sourit. Encore une fois il apparaissait comme un souillon mais n'en avait cure, après tout c'était son travail, non?
Elle sembla véritablement enthousiaste pour la dague et avait espéré cette réaction de sa part. Après tout, un client heureux est un client qui revient.

En espérant qu'elle vous convienne, ainsi qu'à son futur propriétaire.

Il ne se départit pas de son sourire et recula ensuite d'un pas, laissant son maître en avant. Il laissait à ce dernier le soin de préciser le prix qu'il estimait. Pour sa part, il n'avait pas calculé les coûts de revient de la main d'oeuvre et n'avait aucune idée des cours des matières premières aussi n'intervenait il pas.
Entendant la requête pour la maîtresse d'Eirwen, il se permit une question, sous le regard observateur de Gowan.

Souhaitez-vous une épée de style disons plutôt classique, ou bien de style rapière, ou encore plus oriental? Savez-vous si votre maîtresse à une préférence?

Elle avait entre temps sorti plusieurs pots et lorsqu'elle en expliqua le contenu, Thorvald la remercia intérieurement en sentant la morsure à la fois glaciale et brûlante de sa peau meurtrie par l'explosion de l'orbe quelques minutes plus tôt. Il se dit que cela allait être très utile d'ici un laps de temps étonnamment court.



Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Mar 9 Jan 2018 - 12:24 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen réfléchit quelques instants à la proposition de Tholvald, jeta un coup d’œil à Maître Gowan, et se lança :

C’est vrai que ma Maîtresse a toutes sortes d’épées, mais je ne crois pas qu’elle en ait de style oriental. Alors, ce serait, soit une lame sinueuse comme un serpent destinée à désarmer l’adversaire, soit une lame courbe et très tranchante. La garde et la poignée de la dague me plaisent beaucoup si vous pouviez la refaire en respectant les proportions de l’arme… J’ai dessiné ceci :

Elle étala sur la table les croquis qu’elle avait imaginés.

Ils étaient très explicites, les proportions respectées, elle s’était appliquée. Elle n’avait pas encore payé la dague et les couteaux à lancer, mais elle savait que s’il le fallait, elle trouverait de quoi payer l’épée dans le mois qui venait.
Elle regardait Thorvald. Elle avait tant de choses à lui demander et lui si peu de temps à lui accorder qu’elle ne savait pas comment aborder les choses, surtout avec Gowan entre eux.

Maître Gowan, pourriez-vous trouver dans vos surplus, une épée d’entraînement pour moi ? Même d’occasion… Je ne suis pas très douée dans cet art de combat et ma Maîtresse voudrait que j’y accède honorablement avant l’épreuve de l’empreinte. Elle affirme que sans cela, j’y échouerai et cela me ferait mal au cœur pour elle.

Le Maître éclata de rire et disparut dans l’arrière-boutique… Elle n’avait que quelques minutes en tête-à-tête avec Tholvald.

Vous appartenez au Màr Menel et vous excellez à l’épée, n’est-ce pas ? A ces deux titres, j’aurais des services à vous demander. Pouvons-nous nous voir aujourd’hui ou ce soir après le travail ? Je suis là pour la journée. C’est très important ! Je ne vous demanderai rien de…

Maître Gowan revenant avec une épée droite qui avait déjà vécu, elle se tut et lui sourit.

Extraordinaire ! Vous comblez toujours tous mes vœux. Mais vous remarquerez que je suis moins exigeante pour moi que pour les autres ! Faites-moi le compte de ce que je vous dois…

Elle compta toutes les pièces de sa bourse et put payer la dague qui valait un bon prix, ce qui était normal et les couteaux. Mais l’épée d’occasion, elle ne le pouvait pas.
Je n’ai pas assez ce mois-ci pour prendre mon épée. Me la prêteriez-vous jusqu’à ma prochaine visite ? Je ne pense pas l’abîmer plus qu’elle n’est… et…

Prenez-la ! Elle ne vaut pas grand-chose : entraînez-vous, rendez-la-moi et économisez pour vous en offrir une neuve bien à vous ! Ha ha ha… A moins que quelqu’un ne vous l’offre avant ? Tout peut arriver. Moi-même, je vous offre les pointes de flèches et je ne suis qu’un vieil homme ! Ha ha ha !

Eirwen eut un petit sourire triste. Merci Maître. Elle jeta un coup d’œil à Thorvald qui n’avait pas eu le temps de lui répondre. Je prendrai tout ce soir, avant de repartir. Encore merci.

Elle sortit lentement de la forge, ne sachant pas trop si Thorvald allait avoir le temps de discuter avec elle.







*Carnet de route*
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Jeu 11 Jan 2018 - 11:00 Répondre en citantRevenir en haut

A la réponse d'Eirwen le sang-mêlé hocha la tête. Il voyait très bien la lame qu'elle avait en tête, rien de particulièrement compliqué ou insurmontable. De plus, il aimait bien forger des lames courbes dans le style des katanas ou des cimeterres ainsi que les lames sinueuses des Kriss.
Alors qu'elle avait sorti les dessins, il s'en était approché doucement, non sans avoir jeté un oeil à maître Gowan, après tout, il ne se chargerait peut être pas de la commande. Ce dernier le regarda furtivement et acquiesça très légèrement.
Il s'en chargerait donc. Ses finances, ce mois-ci, seraient florissante et il le devait en majeure partie à Eirwen.

Le maître sortit et il vit la jeune femme se rapprocher rapidement.

Vous appartenez au Màr Menel et vous excellez à l’épée, n’est-ce pas ? A ces deux titres, j’aurais des services à vous demander. Pouvons-nous nous voir aujourd’hui ou ce soir après le travail ? Je suis là pour la journée. C’est très important ! Je ne vous demanderai rien de…

Il releva la tête, un air interrogateur sur le visage. Il n'eut pas le temps d'en entendre plus ou même de demander des précisions, Gowan était revenu. Il l'a regarda payer puis partir, le visage presque implorant, peut être voulait elle s'assurer d'avoir été comprise.

Il ne savait pas quoi en penser, un service d'accord mais de quel genre? Et surtout en quoi son appartenance au Kaerl Céleste entrait il en ligne de compte? Il était intrigué mais en même temps se méfiait. Il irait voir ce quelle souhaitait lui demander. Si cela ne porte pas atteinte à la sécurité du Kaerl, si cela n'impliquait pas de devoir manquer à son honneur alors il lui rendrait service. Toutefois, elle allait devoir lui prouver que ce quelle lui demanderait ne pourrait pas être considéré comme un acte de trahison.

Oho, Thorvald!

Il sortit de ses pensées lorsque le maître claqua des doigts juste devant ses yeux.

Veuillez m'excuser maître, j'étais perdu dans mes pensées.

J'ai bien vu. Ne t'encombre pas des sentiments, tu ne pourras que souffrir ainsi.

Hein? Ah non, non, rien de tel. Je me questionnais sur la lame et je me suis perdu dans mes souvenirs.

Hum, ça marche aussi pour ce cas de figure ci. Allez tient la boutique pour les deux prochaines heures puis tu prendras ta pause. Et passe donc de son baume sur ta brûlure, comment tu t'es fait ça d'ailleurs? La manipulation n'a pas tenu?

Non, quand vous m'avez appelé je ne m'y attendais pas et l'orbe a implosé.

Manque de concentration et je ne considère pas ça comme ma faute. Contrôle toi mieux.


Il lui passa devant, un léger sourire en coin et disparut dans les ateliers. Thorvald hocha la tête. Classique de la part de maître Gowan. Il prit les bocaux et alla les ranger. Il en ouvrit un et se passa un peu du baume sur sa plaie. Une impression de froid lui parcourut l'échine alors qu'il l'étalait.

Deux heures plus tard, il sortait de la boutique et se dirigea vers la taverne pour y prendre un repas chaud. Le froid était mordant et le contraste avec la chaleur étouffante de la forge n'en était que renforcé. Il entra à l'intérieur et y aperçu la jeune femme. Il alla droit à sa table, non sans avoir fait signe au patron. Il enleva sa veste de peau et la regarda.

Quelque soit la nature de ce que vous allez me demander, sachez que je ne ferais rien allant à l'encontre des règles de mon Kaerl et en rien je ne le trahirais. Ces bases étant claires, je vous écoute, en quoi pourrais-je vous aider?



Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Jeu 11 Jan 2018 - 20:15 Répondre en citantRevenir en haut

En sortant de la forge, Eirwen s’était dirigée vers la taverne en fredonnant, par précaution, une mélodie qui la rendait invisible aux autres. Constatant qu’il n’y avait pas beaucoup de clients à cette heure, elle s’était tue puis installée à une table et commandé une tisane. De toute façon elle n’avait plus que quelques pièces en poche et ne pouvait guère s’offrir autre chose. Elle sortit un livre ancien de sa besace et se mit à lire les enseignements contenus sur les lézards de feu. De temps en temps, elle mettait la main dans sa poche pour caresser Kiona qui y dormait bien au chaud.
Quand Thorvald arriva, elle ferma poliment son livre, le rangea et l’écouta, étonnée d’une telle mise en garde.

Vous me blessez quelque peu de penser de moi que je pourrais vous demander une telle chose. Je vous parais aussi mauvaise ? Mais vous avez raison, les bases sont claires !

Elle fit une pause, buvant un peu de tisane refroidie et le laissant commander son repas. Puis elle posa un parchemin roulé et fermé par un ruban sur la table.

Ceci est le dernier écrit d’un mourant que j’ai rencontré dans les montagnes du Vaendark, mais que je n’ai pas pu soigner. Il était trop tard. Il m’a demandé, comme sa dernière volonté, de remettre cette lettre à sa femme, s’il elle est encore vivante ou à sa fille… Sa famille ou ce qu’il en reste, appartient à votre Kael, Thorvald. J’ai naturellement pensé à vous pour leur faire parvenir ses adieux. Je ne peux pas y aller moi-même… Regardez, c’est adressé à à Ariadne de Leysse ou à sa fille Cassandre du Màr Menel.

Elle regardait Thorvald avec froideur. Qu’il ait cru, ne serait-ce que quelques secondes, qu’elle avait l’intention de lui demander de trahir son Kaerl ou même de se parjurer lui-même, la mettait mal à l’aise. Mais après tout, ils ne se connaissaient pas tant que ça. Elle s’était fourvoyée tant il était jovial et accessible…

J’ai autre chose à vous demander, mais c’est moins important, c’est pour moi. Je crois vous l’avoir dit, je ne suis pas très habile au combat à l’épée et je me demandais si vous accepteriez de m’entraîner sur vos heures de liberté. Je me doute qu’elles doivent être rares et je ne veux pas abuser de votre temps libre. Vous pouvez aisément refuser.
Une petite heure à votre sortie de la forge, le soir… Je me débrouillerai pour venir plus souvent.


Thorvald avait fini son assiette et il restait au bord, un petit bout de viande, certainement un nerf immangeable. Elle lui demanda la permission de le prendre. Puis elle le mit dans sa poche, celle où était Kiona. Evidemment, ce comportement pouvait paraître stupéfiant alors elle s’expliqua.

Le mourant dont je vous ai parlé m’a donné son lézard de feu. Kiona aime la viande cuite, c’est une friandise pour elle. Mais aujourd’hui, j’ai dépensé toute ma bourse chez Maître Gowan. Elle devra attendre ce soir, tout comme moi.

Elle mit la main sur le parchemin, de retour dans ses pensées.
Je ne l’ai pas ouvert, pourtant c’est un simple ruban à dénouer… Si vous voulez prendre connaissance de son contenu avant de l’accepter, je vous en prie… Mais gardez le secret de son nom. Il est trépassé maintenant et nous devons le laisser en paix.

Elle se leva, reprit sa besace et attendit de voir si Thorvald prenait le parchemin. Dans le cas contraire, elle le récupérerait et trouverait un autre messager, parce qu’elle avait promis.







*Carnet de route*
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 16 Jan 2018 - 08:29 Répondre en citantRevenir en haut

Il sentait le regard de la jeune femme fixé sur lui comme un prédateur regarde sa proie. Il concevait qu'elle puisse être déçu qu'il ne lui ai pas fait confiance de primer abord. Mais après tout, ils se connaissent peu et faire confiance n'a jamais été le fort de Thorvald. Méfiant et solitaire, le fait de parler autant avec quelqu'un et de se confier ainsi était déjà un grand effort pour le sang-mêlé. Aussi n'en eut-il aucune gène quand il eut terminé sa précision. Pour lui, cela semblait normal.
Il s'essuya doucement la bouche.

Vous ne me paraissez pas mauvaise, ça non. Mais comprenez que, d'un aspirant à un autre, si quelque chose doit être fait pour le Kaerl, il le sera. La fin pouvant justifier les moyens, je préfère que les choses soient claires. Disons que je me méfie très facilement lorsque je connais peu et, ne nous mentons pas, je ne vous connais que peu pour le moment. Ni voyez aucune malice, si ce n'est de la prudence.


Il avait posé sa main sur le parchemin alors qu'elle s'était levée.

Asseyez vous, s'il vous plait.

Il la regardait d'un regard neutre, sans grande expression que sa nonchalance habituelle qui refaisait surface. Donner la lettre en l'état, non, définitivement non. Y jeter un œil avant de la transmettre, oui, c'était déjà plus dans ses cordes.

Comprenez que je ne peux transmettre cette lettre sans y jeter un œil avec pour seule raison la parole donnée à un mourant. Le fait que vous souhaitiez tenir votre parole est louable et je tacherais de vous y aider. Toutefois, pour ma tranquillité d'esprit et celle du Kaerl, je préférerais y jeter un œil.

Il gardait le parchemin sous la main tandis qu'il la fixait, essayant de voir si elle était d'accord avec cette idée, qu'elle ne viendrait pas à en avoir des regrets.

Pour ce qui est des leçons d'escrime, pas de problèmes. Je ne suis pas ici tous les soirs mais lorsque je suis ici, retrouvons nous et je tâcherais de vous aider à progresser. Je ne peux rien vous promettre, n'ayant jamais entraîné personne. Ce sera une première.

S'imaginer en instructeur lui arracha un timide sourire. Il se figurait mal cette facette de sa personnalité.



Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Mer 17 Jan 2018 - 14:20 Répondre en citantRevenir en haut

Je vous l’ai dit, si vous voulez le lire, libre à vous. Moi, je n’en ai pas besoin. Mais peut-être préférez-vous que ce soit moi qui l’ouvre ? Très bien !

Elle dénoua le ruban et déroula le parchemin. Elle le parcourut rapidement, puis le tendit à Thorvald. Voici ce qu’il put y lire :

A ma chère Ariadne, mon amour…
Et si tu n’es plus, à ma chère Cassandre, notre enfant.

Sachez que je n’ai pas passé un seul jour de ma vie où je n’aie pensé à vous depuis toutes ces années, toutes ces décennies, et où je vous ai regrettées toutes les deux. Je vous aimais, je vous aime et je vous aimerai au-delà de ma mort. Oui, elle est à ma porte dans ce froid hivernal et la guérisseuse à laquelle je vais confier cet écrit n’y peut rien. Ne lui en veuillez pas.
L’artefact maléfique vous aurait fait du mal et je ne le voulais pas. Aussi vous ai-je quittées pour votre bonheur, ne m’en voulez pas. Je me suis exilé, le cœur lourd de notre séparation par amour pour vous. Pardonnez-moi ! Il a largement fait mon malheur puisque je n’ai jamais pu vous rejoindre, mais je pense avoir préservé notre Màr et surtout vous.

Si rien ne vous est arrivé, je suis heureux et je pars tranquille en vous attendant, mes amours.

Ezra


Alors ? Puis-je vous charger de rechercher cette femme ou sa fille ? Il me semble que c’est une lettre d’adieux tout ce qu’il y a de plus crédible, bien qu’elle parle d’un artéfact. Je ne devrais pas vous le dire, mais il me l’a confié également et il est en possession des instances de mon Kaerl. Je ne sais pas pourquoi ni comment il est maléfique et je ne suis plus partie prenante dans cette affaire. Je n’ai pas les compétences pour juger.

Elle était toujours très sérieuse et ne s’aventurait pas à lui sourire. Elle avait promis et sa parole valait de l’or. Elle ne se dédierait pas, même si elle ne pouvait pas accomplir cette mission elle-même. Elle était intimement persuadée que c’était le bien. Or, dans sa tête et son monde, il n’y avait que le bien et le mal, pas d’entre deux. Alors, assise, elle attendait que Thorvald se positionne.

Et puis il avait répondu à sa demande de leçons d’escrime positivement, même s’il paraissait peu sûr de lui. Voilà qui lui faisait plaisir, elle aurait au moins l’occasion de le revoir. Elle était rassurée de prendre des leçons avec lui. Elle se doutait qu’il ne la ménagerait pas, mais elle avait tout à gagner dans ce challenge.

Elle se leva à nouveau.

Alors, cette missive, allez-vous vous en occuper, tout en gardant le secret de l’expéditeur et du destinataire ? Puis-je vous faire confiance ? Allez-vous m’aider à tenir ma parole ?
Merci pour votre aide en ce qui concerne ma formation à l’épée. Dites-moi quels seront les jours où je dois vous rejoindre ici et je ferai tout mon possible de mon côté.


Elle lui sourit, laissant le parchemin déroulé sur la table et partit vers la forge pour récupérer ses commandes. Ce soir, Arnault allait être surpris mais heureux, espérait-elle…







*Carnet de route*
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 23 Jan 2018 - 08:58 Répondre en citantRevenir en haut

Le contenu de la lettre était d'une platitude réconfortante. Un simple message d'un mourant à sa famille et rien de plus. Thorvald avait lu avec attention le contenu de la lettre. Rien, aucune information, aucun message caché, rien de tout cela et c'était pour le mieux. Il avait toujours été d'une nature méfiante et ici, à Tol Orëa, il s'était avéré que la méfiance était une prérogative.
Il hocha la tête doucement.

Alors, cette missive, allez-vous vous en occuper, tout en gardant le secret de l’expéditeur et du destinataire ? Puis-je vous faire confiance ? Allez-vous m’aider à tenir ma parole ?
Merci pour votre aide en ce qui concerne ma formation à l’épée. Dites-moi quels seront les jours où je dois vous rejoindre ici et je ferai tout mon possible de mon côté.


Je vous aiderai. Cela ne peut en rien perturber le fonctionnement de mon Kaerl, aussi vous aiderais-je donc.
Pour l'épée, retrouvons nous devant la forge, ce jour, la semaine prochaine à midi pour votre première leçon. Posons au moins celle-ci et avisons ensuite.


Il réfléchissait toujours à la lettre et aux démarches qu'il allait devoir entreprendre pour retrouver la fille ou encore la femme de cet homme. Il espérait qu'elles étaient toujours au Kaerl, ainsi la Neishaane pourrait elle respecter sa parole.

Il lui sourit doucement mais fermement, comme pour lui signifier que cela serait fait et qu'elle n'avait rien à craindre, que sa parole serait respectée. Il l'a vit sortir, alors que la porte se refermait il ramassa la missive et remis le ruban noué en place. Il resta encore quelques secondes dans la contemplation de cette lettre. Comme si elle allait lui parler ou lui livrer d'autres informations. Il secoua la tête et se leva pour sortir de là.

Il allait devoir rentrer. Il avait une semaine de battement avant de reprendre son poste à la forge. Maître Gowan lui laissait une semaine pour travailler la théorie de la commande particulière, il allait en profiter pour se renseigner sur la famille du défunt. Il se dirigea vers la place en ce début d'après midi. Il souhaitait simplement rentrer.


-------


La nuit était tombée, enveloppant le Kaerl de ses ombres. Thorvald était assis sur le rebord de sa fenêtre dans les appartements des Aspirants. Il fumait tranquillement, exhalant la fumée de ses narines et la regardant monter doucement dans les cieux en volutes épais. Il réfléchissait au meilleur moyen d'apporter cette missive. Il avait fait plusieurs recherches dans l'après midi et était tombé facilement sur les renseignements qu'il souhaitait.

La femme et la fille de cet homme étaient encore vivantes mais seul la fille était présente actuellement au Kaerl, sa mère étant en déplacement. Il ne savait pas s'il devait attendre son retour ou bien l'apporter dès que possible à la fille. Il pesait le pour et le contre et ce depuis le début de la soirée. La lune était déjà haute maintenant et il lui fallait prendre une décision.

Il souffla une dernière fois la fumée et descendit du rebord. Il éteignit sa bougie et sortit dans la nuit. La jeune femme et sa mère habitait une partie différente du Kaerl, réservée aux chevaliers et à leurs familles. Il ne s'y était jamais attardé et ne commencerait pas ce soir. Il allait rejoindre la maison, déposer la missive et repartir dans les ombres ainsi qu'il était venu.

La maison ne fut pas longue à se dévoiler et Thorvald s'en approcha. Il abaissa doucement le heurtoir en bronze et attendit une réponse. Un grincement se fit entendre, un bruit de serrure et une belle jeune femme ouvrit la porte, un sourire mutin aux lèvres et une arbalète dans les mains. En voyant l'arme Thorvald eut un mouvement de recul, ses traits trahirent sa surprise, tout comme ceux de son vis-à-vis.

Je viens en paix, je peux vous le garantir.

Il avait mit ses mains en évidence et légèrement en retrait, la missive dans sa main droite et il essayait de détendre un peu l'atmosphère.
Elle le regarda d'un air méfiant et surpris.

Qui êtes vous?

Exactement ! Nous ne nous connaissons pas et je trouve cela dommage que vous me considériez d'emblée comme une menace, laissez moi une chance vous ne le regretterez pas.


La phrase, sortit d'un ton se voulant léger, fit mouche. La jeune femme le dévisagea et relâcha un tout petit peu son emprise sur l'arme, ce qui détendit le sang-mêlé.

Qui je suis n'a pas vraiment d'importance. Je ne suis qu'un messager et ne pourrait apporter plus de réponses à vos interrogations.

Il lui tendit la missive.

Ceci vient de votre père. Une de mes connaissances l'a croisé et elle a donné sa parole que cette missive vous serait remise ou bien à votre mère.

Elle le regarda d'un air blessé et lui arracha la lettre des mains, raffermissant son emprise sur l'arme de l'autre. Thorvald releva prestement la main et lui sourit doucement.

Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. J'imagine que cela vous fait peut être un choc aussi je vais repartir et vous laisser tranquille.

Il recula, pas à pas, les mains toujours levées et ne la lâchant pas des yeux. Il se retourna après quelques mètres et repartit doucement. Il entendit des sanglots, un bruit mat et métallique d'une arme qui tombe au sol, des bruits de pas précipité et fut saisit à la taille. La jeune femme avait parcourut les quelques mètres les séparant et lui enserrait le torse.

Merci. Merci ...

Je ne suis qu'un porteur de message, la personne qui m'a confié cette lettre est celle à remercier.

Mais elle n'est pas là pour le moment, veuillez les accepter pour elle.


Il soupira et hocha la tête.

Je lui transmettrais.

Il attendit quelques secondes que le flot de larmes se soit estompé avant de se dégager doucement de son emprise. Il se tourna face à elle, lui sourit doucement et reprit son chemin.

Vous ne m'avez pas répondu. Qui êtes-vous?

Il leva la main, sans se retourner.

Mon nom est Thorvald.

Il laissa sa phrase mourir dans les ténèbres et l'y rejoignit rapidement, disparaissant, comme happé par elles.



Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Ven 26 Jan 2018 - 11:50 Répondre en citantRevenir en haut

La semaine suivante, Eirwen était devant la forge le jour dit, à l’heure dite. Elle avait hâte de voir Thorvald et de connaître le résultat de ses recherches dans son Kaerl, s’il avait pu remettre la missive en mains propres et s’il avait un message pour elle. Dans sa lettre d’adieux, Ezra avait bien mentionné une guérisseuse, mais elle n’était pas sûre que ce soit le plus important pour une famille en deuil. Elle était un simple détail.
Elle espérait tout de même que son ami n’avait pas rencontré de problème à cause d’elle et de cette lettre. Cela aurait été le comble ! Il lui tardait surtout de savoir si ce poids que lui avait causé cette mission pouvait disparaître.

Son épée au côté, elle attendait.
Quand elle le vit sortir, elle ne sourit même pas, anxieuse, des questions pouvant fuser de ses lèvres s’il la faisait trop patienter. Mais il fut prompt à lui raconter qu’il avait accompli son souhait et qu’elle pouvait être sereine avec des remerciements à la clé. Il eut même un petit sourire narquois en racontant l’embrassade de la jeune femme, la fille d’Ezra.

Eirwen se détendit et s’assit même sous le coup de l’émotion et du soulagement. Ainsi, Ezra aura-t-il été exhaussé !

C’est bien que vous ayez été le réceptionniste de ces congratulations et de ces remerciements. Vous les méritez. Sans vous, je n’aurais pas pu remplir cette tâche et elle me serait restée sur la conscience. Je suis soulagée que ce soit chose faite.
Laissez-moi deux minutes pour m’en remettre. C’était tellement hasardeux qu’après coup, j’ai presque regretté de vous avoir demandé ce service. J’en ai été angoissée toute la semaine !


La Neishaane souffla, respira profondément, mais l’elfe en elle reprit le dessus et elle eut un regain de vitalité et un sourire apparut sur son doux visage. Il était l’heure de la leçon et elle ne devait pas gaspiller leur temps et surtout pas celui de Thorvald.

Je suis prête pour ma première leçon avec vous…

Ils s’éloignèrent de la forge, dans un espace libre et herbeux. Eirwen lui montra comment elle dégainait son épée, lentement avec comme une sorte de provocation et de dissuasion, ou rapidement pour se défendre par surprise, comme le lui avait appris sa Maîtresse. Puis elle montra comment elle la tenait, fermement et à deux mains, devant elle pour protéger son torse et son visage, les pieds écartés d’un pas et les jambes fléchies pour renforcer ses assises.

Elle s’exerça seule, sous le regard de Thorvald, à avancer en pourfendant l’air de haut en bas, en reculant pour reprendre sa garde, reproduisant avec un grand sérieux tous les mouvements qu’elle avait appris. Mais elle savait que quand viendrait l’heure de la confrontation et qu’elle aurait son nouvel instructeur en face d’elle, ce serait une autre histoire !

Les coups portés, même légèrement, rendaient l’épée très lourde, il fallait la tenir fermement, ne pas se laisser entraîner, mais ne pas vouloir résister non plus coûte que coûte au risque de la perdre ou de chuter… Il fallait donc un art du déplacement qui absorbait cette force qu’elle ne pouvait que mal supporter au vu de sa morphologie. Voilà ce qu’elle voulait apprendre…
Après plus d’une heure d’exercices et de faux-combats, elle était exténuée et demanda grâce à Thorvald. Ses bras lui faisaient mal, ses jambes aussi… Il avait eu un échantillon de ce qu’elle savait et ne savait pas faire. Il était l’heure du repos et du verdict. Elle n’en menait pas large, même si elle avait fait le maximum pour qu’il ait envie de l’aider et de lui enseigner cet art.

Voilà de quoi je suis capable aujourd‘hui et je vous assure que ma Maîtresse a été patiente pour que j’arrive jusque-là. Mais vous conviendrez que pour rester en vie, je dois être capable de faire davantage… Est-ce réalisable d’après vous ?

Elle ne le regardait pas : elle n’aurait pas supporté un sourire goguenard associé à une fin de non-recevoir. Même si elle était plus que douée au tir à l’arc et aux couteaux, il lui manquerait toujours l’excellence au maniement de l’épée pour rendre sa Maîtresse fière d’elle et accéder à l’Empreinte.

Thorvald était pour ainsi dire sa dernière chance pour être un jour nommée Chevalière.







*Carnet de route*
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 30 Jan 2018 - 09:18 Répondre en citantRevenir en haut

Il avait observé, sans mots dire. Il l'avait regardé enchaîner les parades, les fentes et coup d'estocs. Elle avait de l'énergie, c'était indéniable. Une grande volonté aussi mais ce qui péchait était la résistance physique. Son corps ne pouvait endurer une épreuve comme celle-ci sur la durée. C'était ce qu'il allait devoir travailler, ainsi que les postures un peu et l'économie de soi.

Voilà de quoi je suis capable aujourd‘hui et je vous assure que ma Maîtresse a été patiente pour que j’arrive jusque-là. Mais vous conviendrez que pour rester en vie, je dois être capable de faire davantage… Est-ce réalisable d’après vous ?

Elle ne le regardait pas en lui posant cette question, comme une peur de recevoir une réponse. Il réfléchit quelques secondes.

Tout est réalisable du moment que l'on s'y emploi et que l'on s'y applique. Je ne vois rien d'insurmontable dans vos enchaînements ni dans vos postures. Quelques positionnement à corriger, une résistance physique à travailler et surtout canaliser vos efforts.

Il s'avança vers un morceau de bois faisant office de mannequin d'entrainement pour ce jour.

Si vous me permettez, vous faites ceci.


Il commença un enchaînement en calquant ses mouvements sur ceux d'Eirwen. Son bâton prenait une grande amplitude, ses mouvements se perdaient dans le vide et n'arrivaient pas au mannequin avec la puissance voulu.

Vous vous épuisez pour rien. Canalisez votre énergie au lieu de la gaspiller. Surtout lorsque votre résistance physique n'est pas votre point fort.

Il reprit ses mouvements mais en les faisant plus courts, plus secs, réussissant à améliorer l'impact avec l'énergie rémanente.

Si vous percevez la différence dans mes mouvements alors vous parviendrez à le faire. Ensuite, la posture est à modifier légèrement. Mettez vous en garde.

Elle s'exécuta et se mit en garde. Il passa près d'elle et avec le bâton, tapota doucement les mollets.

Un poil plus fléchi et un peu plus écarté. Pour le début, mieux vaut exagérer la position pour ensuite la rendre plus fluide. Vous sentirez ainsi mieux comment vous devez vous positionner. Cela permet de baisser votre point d'équilibre et du coup d'être plus stable. Et....

Il s'approcha d'elle et lui fit fléchir un peu les coudes.

Voilà, plus souple, vous êtes beaucoup trop raide. Détendez vous un peu et relâchez la pression dans vos bras. Si vous êtes tendue, vos bras se crisperont et vous perdrez votre énergie inutilement. Et s'ils sont fléchis vous n'aurez pas l'impression de tenir votre arme à bout de bras et vous gagnerez en endurance.

Il s'éloigna de quelques pas et hocha la tête.

Je pense que pour aujourd'hui j'ai une bonne vision de ce que vous pouvez faire. Mais on va continuer juste un peu pour que je vous montre un exercice d'endurance pour vos bras.

Il posa son bâton et prit une balle de cuir qu'il avait apporté.

Mon grand-père avait l'habitude d'utiliser ça pour renforcer le corps. Une simple balle de cuir remplie de sable, parfait pour l'endurance. Vous allez la tenir avec les bras pliés comme je vous ai montré et vous allez faire quelques mouvements.

Il la tendit devant lui et commença à mouvoir ses bras, formant un "8" dans le vide, faisant rouler la balle sur ses avant bras, ne la lâchant pas, ses poignets suivant les mouvements. Il tendit alors ses bras devant lui et fit quelques flexions, quelques fentes et autres passement de jambes, gardant la balle, bras tendus devant lui.

Vous voyez? Voilà ce que je veux que vous fassiez pendant la prochaine demi-heure. On va commencer par une balle de 5kg. Cela devrait suffire pour le début.

Il se redressa et lui tendit la balle.

L'arme n'est que le prolongement du corps. Si le corps est fort, l'arme le sera.



Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Mer 31 Jan 2018 - 19:05 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen était fatiguée et avait mal partout, elle aurait voulu arrêter, mais Thorvald, impitoyable, lui demanda de faire encore une demi-heure d’exercices avec une balle de sable de cinq kilos. Elle soupira et s’inclina. Reproduisant les gestes montrés brièvement, elle sentit qu’elle n’avait pas la même amplitude parce qu’elle était épuisée, mais se promit de s’entraîner seule tous les jours. Elle ne dit rien, mais au bout de vingt minutes, elle capitula.

Je n’en peux plus ! Je suis au bout de mon énergie vitale et j’ai mal. Je suis désolée de ne pas venir au terme de l’exercice que vous me demandez, mais croyez bien que je suis sincère. Je m’entrainerai tous les jours. La semaine prochaine, mes jambes et surtout mes bras seront plus solides. Mais là… c’est trop dur pour moi. Croyez-moi, je n’en peux plus.

Elle déposa la balle au sol et s’écroula dans l’herbe. Nulle larme à ses yeux, mais des gémissements en se palpant les bras et les cuisses. Et dire qu’il allait falloir qu’elle se tienne sur le dragon qui la ramènerait. Elle ne s’en sentait même pas capable.
Elle qui pensait son corps rompu à toutes sortes de privations, aux courses dans la forêt, à la précision des tirs, elle se rendait compte de ses faiblesses et cela la rendait à la fois malheureuse et furieuse. Elle avait survécu seule pendant les quelques années de son voyage, se nourrissant seule, prenant soin d’elle, se protégeant sans jamais faillir. Et là, il fallait qu’elle excelle dans un art qui n’était pas le sien et qu’elle avait du mal à contrôler. Elle en voulait à sa Maîtresse qui ne la mènerait pas à l’Empreinte sans cela. Quelque part, elle le ressentait comme une injustice.

Merci Thorvald pour tout ce que vous faites pour moi. Je reviendrai la semaine prochaine, même jour et même heure.

Elle parlait les yeux fermés. Ce n’était pas cette fois-ci qu’elle ne voulait pas le regarder, mais bien qu’elle voulût être seule un moment pour récupérer. Elle allait s’écrouler sur le dos d’Arnault pendant les instants du voyage vers le Màr et s’effondrer sur sa couche ! Elle ne pensait plus qu’à se reposer et à dormir. Le lendemain, elle serait percluse de contractures, elle s’en doutait, et ne pouvait compter que sur elle-même pour se masser.

Mais elle persévèrerait. Oui, elle deviendrait la combattante accomplie que sa Maîtresse voulait avoir comme disciple.


Au bout d’une semaine, elle ne ressentait plus les mêmes douleurs. Son corps s’était habitué aux entraînements qu’elle s’était tenue d’accomplir tous les jours et ses bras commençaient à avoir plus de force, ses jambes à bouger plus rapidement. Ce n’était pas encore la panacée, mais elle évoluait dans le bon sens. Elle avait hâte de le montrer à Thorvald.

Ce fut donc sereine qu’elle retourna voir son maître d’arme pour une autre leçon.







*Carnet de route*
Thorvald Errocë
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 35
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna de Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 6 Fév 2018 - 16:07 Répondre en citantRevenir en haut

La semaine était passée très vite. Entre les recherches pour la lame qu'il devait d'entreprendre plus les leçons de sa Maîtresse et les divers entraînements et réalisations, cette semaine était passée vraiment vite.
Il s'était renseigné pour la lame courbe ou sinueuse. Il en avait discuté avec Maître Gowan et il leur était apparu qu'une lame courbe serait plus approprié pour la Maîtresse d'Eirwen.

Les lames sinueuses étaient très connotées et en général peu adaptée à la morphologie féminine. Les lames courtes sont fréquentes et utilisées par tous. Les lames plus grandes étaient peu répandues et surtout utilisées par des hommes. La raison principale était le poids et les dimensions de ces armes. Variant entre le mètre 50 et les deux mètres, les grandes armes sinueuses se tiennent à deux mains et exigent une force physique solide afin de la manipuler avec efficacité.

La lame courbe d'un cimeterre est beaucoup plus élégante et l'acier qui la constitue est un des plus solide, si ce n'est le plus solide. Cela conviendrait parfaitement. Maître Gowan avait prévu l'acier adéquat et il ne laissa pas le choix à Thorvald. Ils avaient, encore une fois, travaillé de concert afin de la réaliser. Les températures demandées étaient importantes et l'activation des soufflets complétée par le pouvoir de Thorvald permettaient de les obtenir sans trop d'efforts.

Il était resté une nuit complète, notamment, pour réaliser cette arme. Une fois que le processus était enclenché, on ne pouvait s'arrêter sans risquer de compromettre l'intégrité de la réalisation pour une arme telle que celle-ci. Ils s'étaient relayé aux soufflets, ainsi qu'à l'enclume. Gowan tenant la lame à l'aide de pinces sur l'enclume et Thorvald frappant dessus. La frappe est une étape importante qui permet condenser le métal, cela lui donne son intégrité. Le feuilletage de la lame accroît son endurance et son élasticité. Les coups de marteaux avaient résonné dans le crépuscule, accompagné du ronflement du feu. Lorsqu'ils eurent terminés, au milieu de la journée suivante, ils étaient noir de suie, la peau rougie par les flammes, les muscles tendus, la crasse recouvrant leurs visages.

L'épée était cependant réalisée et prête à être livrée. Une lame courbe de 90 cm de long, coupante comme un rasoir et aussi dur que la roche, c'était une belle arme.


-----


Il devait retrouver Eirwen pour sa leçon hebdomadaire et il prit l'épée au passage pour la lui montrer. Gowan fronça les sourcils en le voyant partir.

Et tu fais quoi là?

Je dois voir la demoiselle pour un cours d'escrime, je voulais lui montrer la réalisation si elle souhaitait l'emporter. Je la ramènerais Maître, je ne vais pas la laisser partir comme ça après le temps passé dessus.

Humm. Va, va...


Il hocha la tête et sortit pour rejoindre Eirwen. Il l'a trouva au même endroit que la semaine d'avant. Elle avait l'air résolue.

Bien le bonjour. Ça a été les exercices? Pas trop éprouvant? Pour cette semaine, j'avais pensé que vous pourriez vous entraîner sur ce mannequin.


Il désigna le tas de foin informe prenant place au centre de l'endroit.

Rien de bien compliqué. Vous allez reproduire divers enchaînements que vous m'avez montré la semaine dernière et au lieu de porter les coups sur cette malheureuse victime, vous allez les retenir. Ne les portez pas, essayez de vous arrêter à quelques centimètres. La clé est la décomposition du mouvement, vous allez le faire mais presque étapes par étapes afin de vous en imprégnez. Ensuite, vous irez un peu plus vite et encore un peu plus et ainsi de suite. Toujours sans toucher le mannequin. Le but va être de connaitre vos mouvements, de les maîtriser totalement. Pas besoin de force pour le moment, laissez glisser. Lorsque vous parviendrez à retenir alors on passera à la prochaine étape.

Il alla vers le mannequin et se positionna en face. Il commença à faire évoluer son bâton, débutant un enchaînement, lentement puis un peu plus vite et un peu plus et un peu plus, ... . Il ferma alors les yeux et continua ainsi quelques secondes. Son bâton se dirigeait vers le mannequin, il ouvrit les yeux soudainement et n'arrêta pas son geste, renforçant sa prise.
La bâton claqua le mannequin avec une force importante. Ce dernier se décala d'une vingtaine de centimètres sous la force de l'impact.

Voilà ce à quoi vous devriez parvenir lorsque vous maîtriserez cet exercice. L'impact final doit être ressenti avant d'être performé, à vous de le doser correctement. J'aurais pu y aller plus fort par exemple.

Il se redressa, se détourna du mannequin et lui sourit.

La partie avec les yeux fermés est aussi au programme.

Il se décala alors pour la laisser faire à son tour.

A la fin de cet entrainement, je vous montrerai l'épée que vous aviez commandé pour votre Maîtresse. Nous en avons terminé la confection il y a deux jours.



Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 106
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 79
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Jeu 8 Fév 2018 - 19:46 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen attendit Thorvald un petit moment en regardant pensivement le foin disposé en tas au milieu du pré. Elle ne savait pas ce qu’il avait prévu pour elle mais faillit éclater de rire quand il appela ça « mannequin ». Lorsqu’il lui expliqua l’exercice, elle avait moins envie de rire. Elle le regarda faire, enchaînant les mouvements de plus en plus vite et même les yeux fermés. Elle ne se sentait pas capable d’en faire autant, mais il fallait qu’elle essaie.

Le premier enchaînement, lent et précis, ne lui posa pas de problème. Le second non plus, mais dès le troisième, sa lame fu emportée trop loin et toucha la cible. Elle recommença à son point de départ : un, parfait, deux, parfait, trois, encore trop près, effleurant une brindille. Elle recommença sans se décourager mais elle était loin d’en être à faire le mouvement les yeux bandés ! Dès qu’elle se trompait, elle recommençait tout au début, répétant même les mouvements lents plusieurs fois avant de passer à la vitesse supérieure.

Au bout de deux heures, elle se sentait plus à l’aise et essaya les yeux fermés. Quand elle les rouvrit, à la fin du mouvement, elle se trouvait loin à droite de sa cible. Elle avait dévié de sa course. La seconde fois, elle fonça carrément dans la meule de foin. Déçue, elle planta l’épée dans la terre.

On ne va pas insister ! Je ne suis pas faite pour cette arme ou elle n’est pas faite pour moi, au choix. Je suis désolée de vous avoir fait perdre votre temps, Thorvald. J’ai tout de même appris beaucoup avec vous et je continuerai à m’entraîner. J’ai simplement besoin de plus de temps que les autres. Alors, on va espacer les leçons le temps que j’arrive à maîtriser la précédente pour aborder la suivante. Force est de constater que je ne suis pas douée… ce que je savais déjà.

Elle reprit l’épée d’un geste vif et pensa tout-à-coup à celle qu’elle voulait offrir à sa maîtresse.

Je peux voir l’arme pour ma maîtresse ?

L’épée courbe lui fut dévoilée et Eirwen s’agenouilla dans l’herbe devant la merveille. Pendant un moment, elle ne dit rien et ne bougea pas. Puis elle avança une main pour caresser la lame travaillée, en promener son doigt sur le fil et en observer la garde de près.

J’ai l’impression de manquer de mots et de me répéter bêtement à chaque fois que je vois votre travail et votre talent. Cette lame est magnifique ! Ce n’est pas ce que je voulais, c’est beaucoup mieux… J’y ai pensé et j’ai amené de quoi la payer. Merci Thorvald. Allons à la forge…

Elle ne voulait pas le laisser paraître mais elle était très émue par cette épée : elle allait si bien avec la personnalité de sa maîtresse. Elle était si redevable à Gowan et à Thorvald pour ce travail remarquable. Elle regarda son compagnon. Il pouvait être fier de son art qu’il maîtriserait de mieux en mieux jusqu’à dépasser Gowan un jour. Elle aurait aimé éprouver la même fierté pour sa personne mais son art de guérir et de soigner était nettement moins spectaculaire et échouait aussi de temps en temps quand on l’appelait trop tard.

A la forge, elle salua Maître Gowan et paya non seulement l’épée destinée à sa maîtresse, mais aussi la sienne pour son entraînement.

Je ne reviendrai pas la semaine prochaine, mais la suivante pour un cours d’escrime et si je ne progresse pas, j’abandonnerai. Il faut accepter ses lacunes, ses faiblesses et ne pas forcer le destin.

Elle lança un regard gris et triste au jeune forgeron. Peut-être que lui, avec sa passion et toutes ses occupations, ne se languirait pas de ne pas la revoir de sitôt. Elle, elle en était secrètement triste, elle l’appréciait beaucoup.







*Carnet de route*
Contenu Sponsorisé





MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:47 Revenir en haut

Montrer les messages depuis:      
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


 Sauter vers:   



Sujet suivant
Sujet précédent

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001/3 phpBB Group :: Dgf GuildWars :: Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Traduction par : phpBB-fr.com
Create by dagonfield genesis :: by nerevare

Anneau des JpC par TourDeJeu