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Amaélis Yodera
Chevalière Errante
Chevalière Errante

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Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 274
Race: Neishaane
Âme Soeur: Ithildin
Affiliation: Apolitique
Alignement perso: Chaotique Neutre
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Dim 3 Sep 2017 - 14:27 Répondre en citantRevenir en haut

&

Chevalier Usui Ikeda, Lié au Brun Majak.
Peintre et trafiquant.
 


Citation:
Nom du PNJ : Usui (eau de pluie) Ikeda (« un champ près du lac »)
Sa race: Ondin
Son rang : Chevalier Dragon, peintre et trafiquant, dit le « Marchand de Sable ».
Ordre Draconique d'appartenance : Màr Luimë, Chaotique Neutre. Apolitique.
Nom du Lié : le Brun Majak (éclipse), fils de l’Argenté Rakauth. Empreinte au Printemps 916. Majak est un Brun naïf, encore très enfantin malgré ses deux années d'existence. D’une nature curieuse, il s’étonne et s’émerveille d’un rien. Son innocence, notamment vis-à-vis de son propre Lié, peut parfois faire grincer des dents. Il n’aime pas trop qu’on fasse attention à lui, et se contente parfaitement de se cacher à l’ombre d’Usui. Sous sa forme humaine, il ressemble à une version plus propre et plus jeune de l’Ondin – cheveux noirs aux reflets d’encre bleu sombre, yeux d’améthyste et peau pâle.

Brève description: D'une taille avoisinant le mètre soixante-quinze, l'Ondin, âgé de quelques vingt-cinq ans, n'est pas homme à pouvoir se targuer d'être imposant. Il marche courbé, d'un pas légèrement claudiquant. Toujours au premier abord, il n'est pas non plus du genre à qui l'on accorderait facilement sa confiance. Son regard pourpre est bien trop souvent fuyant, et, sous des paupières lourdes, luit du sombre éclat du trouble. Il arrive même que ses yeux fins disparaissent à moitié sous les mèches brunes recouvrant son front. D'un aspect négligé, vous ne le croiserez jamais apprêté – Usui porte des vêtements rarement accordés, un florilège de couleurs plus ou moins passées et de motifs plus ou moins d'origine. La touche finale restera son odeur musquée, capiteuse comme les nuits de Qahra. Son visage est d'une pâleur lunaire, parfois presque grisâtre, en contraste avec une épaisse chevelure sombre en pagaille, où viennent se perdre des nuances d'indigo. Il sourit beaucoup, trop selon certains – de ce genre de sourire qui n'est adressé qu'à lui-même.

En effet, il serait fort difficile d'appeler Usui par un autre terme qu'égoïste. Farceur, mais selon ses propres critères, il est toujours préférable de ne pas trop faire attention à ce qu'il peut raconter – et surtout, de ne pas oublier qu'assister au désemparement des autres est un plaisir qu'il ne se refuse pratiquement jamais. Néanmoins, l'absence de véritable méchanceté ou de volonté de nuire a fait de lui un Neutre, et non un Ardent. Il reste une fréquentation dangereuse, certes, car il est persuadé que rien de mal ne peut lui arriver et se jette souvent à bras ouverts dans les ennuis – ou y jette les autres, car il préfère fuir dès que l'odeur de la défaite lui chatouille un peu trop le nez. Une façon comme une autre de tromper l'ennui, vous dira-t-il. Usui n'est pas non plus arrogant, et l'auto-dérision le fait autant rire que les incessantes piques qu'il lance à autrui. C'est un personnage assez indolent, que vous apercevrez sans doute plongé dans la contemplation de tout et n'importe quoi. Peintre à ses heures perdues, abusant un peu trop de l'opium et les mains plongées dans plusieurs sales affaires au Kaerl, l'Ondin fascine autant qu'il répugne.

Résumé de son histoire : Originaire des Monts Sérénéïdes, en Orën, ses parents étaient deux forains, membres d’une petite troupe d’amuseurs qui allait de village en village. Encore enfant, Usui montait déjà sur scène pour donner la réplique à ses aînés ou pour faire des démonstrations de ses talents d’acrobate. Apprécié du public, il s’habitua à leurs applaudissements et développa une certaine aisance pour multiplier les rôles. Il comprit également l’importance de ne pas se prendre au sérieux, et se montra rapidement tout à fait apte à encourager les moqueries et paraître volontiers grossier, ridicule ou outrancier.

Alors qu’il avait une dizaine d’années, Usui dégotta un deuxième emploi – afin, entre autres, d’aider sa famille. Bénéficiant d’un aspect inoffensif et innocent qui n’attirait les suspicions qu’en dernier recours, il fit office de ce qu’on appelle traditionnellement une mule. Outre les céréales, les plateaux des Mont Sérénéïdes abritaient un type d’agriculture qui n’était guère encouragé par les autorités, et le jeune garçon se retrouva à transporter quantités de plantes illicites. Ce fut là son premier contact avec le marché noir. Cela dura plus de cinq ans, jusqu’à ce qu’Usui cède enfin à l’appel du profit. Le jeune adolescent voyait plus grand, chérissait la liberté que lui offrait cette activité. Il n’y avait rien de plus charmant, à ses yeux, que de participer à la débauche des riches et à la misère des pauvres – que de voir au-delà des masques de la convenance – que de rire au nez des moralisateurs et de la loi.
Il embarqua pour le Ssyl’shar, comptant tisser de nouveaux liens et élargir son commerce. Là-bas, tous les plaisirs de l’esprit et de la chair s’offrirent à lui et il s’abandonna complètement à eux. Il apprit à dessiner, à peindre, à écrire. Il apprit aussi à charmer, à manipuler et à jouer avec les mots. La liste de ses amis ne faisait que s’agrandir, car Usui était un personnage très attaché au respect de sa clientèle comme de ses fournisseurs. Plusieurs fois, son empire menaça de s’effondrer, car certains voyaient d’un mauvais œil le succès remarquable de ce jeune étranger venu de nulle part – mais il s’en sortait toujours avec malice, et grâce, il faut le dire, à une absence totale de dignité.

Âgé de vingt-et-un ans, Usui Ikeda était alors réputé pour son train de vie défiant tous les codes et toute morale. Il passait pour un individu dérangé, un esthète indolent, incontrôlable et insupportable – un prince sans honneur régnant sur un royaume de vices et de corruption. Il se révélait imperméable à tous les conseils qu’on lui prodiguait – et surtout, il faisait preuve d’insolence vis-à-vis des traditions instaurées par ses aînés. Maintenant qu’il avait atteint le sommet, il ne respectait plus aucune règle (car même la pègre possède ses propres lois) et semait trop les graines du chaos au goût de ceux qui l’avaient soutenu. Pas reconnaissant pour deux sous, Usui, aveuglé par son succès, connut le déclin.

Enfin, pas tout à fait. Retors comme il l’était, et influencé par la paranoïa qu’induisait une consommation légèrement excessive de substances diverses, l’Ondin disparut de la circulation aux premières secousses. Il trouva refuge sur les rivages de Qahra, où l’attendaient de nouvelles opportunités et où certaines personnes connaissaient déjà son nom. À l’insu de tous, Usui continuait de régner sur son empire, complètement hors de portée, tirant les fils dans l’ombre. C’est là qu’il fut découvert par un Maître du Màr Luimë, Kunaï El’Azad, qui dut bien éprouver quelques scrupules avant d’enfin l’accepter en tant qu’Aspirant.

Les années avant l’Empreinte eurent quelque chose de légendaire. Usui, comme on peut s’en douter, fut un élève problématique, et des rumeurs circulent encore comme quoi les efforts combinés de Kunaï El’Azad et de la Maîtresse Bleue Jilian Faron n’auraient pas suffi à le faire rentrer dans les rangs. Il se présenta sur les sables de l’Empreinte au printemps 916 et se Lia, contre attente, à un Brun chétif mais plein d’enthousiasme. Connu sous le doux surnom de « Marchand de Sable », Usui a participé à l’expansion du Marché Noir, grâce à son incroyable toile de relations à l’extérieur de Tol Orëa. Certains pensent qu’il officierait en tant qu’espion pour le compte du Corps du Kaerl, en échange de la liberté d’exercer son commerce peu recommandable.

Depuis l’élection du Sénéchal, le Marché Noir bat de l’aile et Usui lutte pour son maintien – car il représente son idéal d’insoumission et d’hédonisme.


&

Maître Klaus Sullivan, Lié à l'Empereur Noir Amestan.
Homme de sang tiède.



Heryn Amlug a écrit:

Nom, prénom, surnom :
Klaus Sullivan (Il n'utilise plus son prénom de naissance, Nikolaï, qu'il a délaissé pour son diminutif)
Âge : 32 ans
Alignement, Kaerl : Loyal Neutre, Kaerl Englouti
Race : Fëalocë
Rang : Maitre Dragon
Lié : l'Empereur Noir Amestan, « Protecteur », issu d'une couvée de l'Argentée Serenah, né dans le courant de l'année 916.

Liens : Il a été l'Aspirant de Nealyan Shamar durant 4 ans, il connait donc très bien la vieille femme et sa dragonne, Amser, qui lui ont sauvé la vie.
Il connaît probablement de vue la plupart des gens important du Màr Luimë, mais n'a pas de véritable ami au sein de la citadelle Engloutie. Et s'il n'est pas très impliqué dans la vie politique de son Kaerl, le Maitre Dragon la suit néanmoins de près et s'y intéresse, plutôt d'un point de vue extérieur que par réel sentiment d'appartenance. Il éprouve en effet des sentiments partagés à l'égard de sa terre d'accueil, reconnaissant de la deuxième chance qu'elle lui a offert, mais néanmoins considérant que sa vie aurait effectivement du s'achever sur le gibet en ce jour glacial d'Isashaniku, suite à la trahison de son amant et partenaire, Zohar (voir partie histoire).
Il est possible qu'il connaisse également le Maitre Dragon Ardent Eléderkan Garaldhorf, étant donné leur activité commune par le passé (piraterie), à voir avec la joueuse concernée !

En quelques mots : De relativement petite stature (environ 1m70), Klaus compense ce manque par une musculature sèche mais assez développée, fruit de sa jeunesse passée sur le pont d'un navire. Une crinière de cheveux blond paille, coupée au niveau des épaules, encadre un visage à la peau hâlée par le soleil. En son cœur, deux yeux bleu glacés vous fixent d'un air scrutateur, évaluateur, donnant l'impression de percer jusqu'à votre âme. Un bouc soigneusement taillé parachèvera le plus souvent le tout. Quelques cicatrices marquent son corps de ci de là (on sort rarement d'un combat indemne après tout) mais rien de très notable.
Quant à son allure générale, elle est celle d'un homme athlétique, bien qu'un peu trop maigre, conséquence des crises de fièvre des marais qui le terrasse cycliquement. Ses mains, enfin, sont larges et calleuses, habituées au maniement du sabre, loin de celles qu'on attendrait chez un homme d'origine noble.

L'homme ne sourit pas souvent, et arbore le plus souvent une mine grave à rendre envieux un Ondin. Il émane de lui à la fois assurance et prudence, mais également le charisme propre aux hommes habitués à être obéi sans discussion. Ancien Capitaine d'un navire pirate, Klaus a pu apprendre à ses dépends qu'une confiance mal placée peut se révéler désastreuse, aussi se montrera-t-il long à dépasser le stade de la politesse formelle avec un nouveau venu. Ainsi, si on le respectera aisément, peu en réalité peuvent se targuer de le connaître intimement. Bien sûr, une fois mis à l'aise, il pourra se montrer un interlocuteur agréable et charmant, tout autant que cultivé. Dans sa voix grave et profonde, une pointe de l'accent roulant des terres de l'ouest d'Undòmë est toujours perceptible, malgré ses nombreux voyages.
Quelles peuvent être les pensées traversant le Fëalocë à tel ou tel instant ? Il est difficile de le dire tant il présente un visage imperturbable, mais qu'on n'en doute pas, en lui brûle bien le feu propre à sa race. Ses colères, autrefois réputées et craintes parmi son équipage, sont en cela similaires à la mer qu'il affectionne tant, aussi imprévisibles que virulentes, mais toujours passagères.

Klaus contemple la vie avec une certaine neutralité, il ne volera donc pas systématiquement au secours de la veuve et de l'orphelin, mais aidera les gens dans le besoin s'ils se trouvent sur son chemin. Et s'il se fit pirate pour diverses raisons personnelles, il n'en respecta pas moins un certain code de conduite, également imposé à tout son équipage : pas de meurtre à moins d'y être strictement obligé, pas de viols, ne s'attaquer qu'à des gros poissons bien gras et pas à de petits marchands peinant à survivre … Ce qui causa au final sa perte.

Bien que son Empreinte avec Amestan l'ait assagi et en quelque sorte apaisé, une partie de son cœur liée à son passé saigne toujours, et aspire à une juste vengeance. Empereur Noir de son état, le Dragon possède un caractère bien marqué et une langue acérée, et se montre souvent possessif à l'outrance avec son Lié, au grand agacement de ce dernier. Avec les Aspirants et les jeunes du Kaerl, Amestan se montre exigeant et strict, prompt à s'emporter, mais toujours fier comme un poux de leurs protégés.

Résumé de son histoire : Nikolaï est né dans les terres méridionales d'Undòmë, dans une ville portuaire de taille plus que respectable, pivot central du commerce de la région. Cadet d'une famille de la petite noblesse, en réalité guère plus qu'une famille bourgeoise ayant eu un jour assez de fortune pour s'acheter des terres et un titre, il avait au dessus de lui un frère ainé, Jaoven, héritier de la fortune familiale, mais également une petite sœur, toujours outrageusement gâtée par leurs parents, Deirdre.
Dès qu'il fut en âge d'apprendre sous la direction d'un précepteur (en l'occurence leur gouvernante), il fit face à la difficulté de se montrer à la hauteur des attentes de ses géniteurs, toujours mis en but à la perfection et la réussite de son ainé. Pourquoi se fatiguer après tout, dès lors que l'héritier de la famille remplissait en tout point de vue les exigences de son rôle ? Sa sœur épouserait sans doute quelque noble de haut rang pour tenter vainement de rapprocher la famille des hautes sphères, son frère hériterait du navire de son père, mais lui, quelle tâche avait-il à accomplir en ce monde ?

C'est avec ce questionnement ancré en lui qu'il se mis petit à petit à déserter son apprentissage de jeune homme de bonne famille pour aller traîner dans les rues de la cité avec ses amis, issus comme lui de familles nobles peu fortunées, au grand désespoir de ses parents, consternés par ses fréquentations. Il expérimenta ainsi un à un, au fil des années, les divers plaisirs qu'une vie de liberté et de désœuvrement pouvaient lui apporter. Plusieurs fois il fut rappelé à l'ordre par ses parents, qui le menacèrent de lui couper les vivres, mais sans résultat.
C'est en fréquentant les salons huppés de la ville qu'il fit la connaissance d'un homme dénommé Zohar El'Amir, originaire du Ssyl'Shar. De près de dix ans plus âgé que lui, il l'éblouit pourtant alors littéralement de par sa prestance, son exotisme et sa richesse. On le disait homme de mauvaise vie, peut-être hors-la-loi, mais Nikolaï ne l'en trouva que plus charismatique. Il éprouvait rien de moins qu'une attirance inexplicable à son égard et ne pu s'empêcher de chercher à le revoir, encore et encore, malgré les avertissements de ses amis. C'est lui qui, au final, lui donna le nom qu'il porte encore aujourd'hui et commença à l'appeler par son diminutif : Klaus.

Ce petit monde d'insouciance s'écroula le jour où son père et son frère aîné, les cales pleines de marchandises et en route pour un échange commercial fort juteux avec l'Archipel des Tempêtes, firent naufrage avec le navire familial. Ils n'arrivèrent jamais à destination, et dès lors commença une longue et douloureuse attente. Qu'était-il advenu d'eux ? Cloîtré à la maison avec sa soeur, d'humeur morose, le jeune homme s'efforçait de rassurer sa mère inconsolable, déjà persuadée que le pire était arrivé. Il avait alors 17 ans.
Après une Lune interminable, le navire restant introuvable de même que l'entièreté de son équipage, le décès de son père et de son frère fut prononcé comme la seule conclusion possible. Jaoven laissait derrière lui une femme et un petit garçon de quelques mois, propulsé soudainement héritier d'une famille nouvellement désargentée et harassée par les dettes. L'enterrement fut sobre et réalisé en seule présence de la famille et de quelques amis. Que pouvait-on pleurer alors que l'on n'avait même pas de cadavre à qui dire adieu ? A ses côtés, sa sœur semblait rien de moins que s'ennuyer, sa mère paraissait effondrée et son neveu gazouillait joyeusement, inconscient de la gravité de l'instant. L'atmosphère lui parut brusquement étouffante et irrespirable, comme si une chape de plomb s'était abattue sur ses épaules. La gorge serrée, il profita d'un moment d'inattention pour s'éclipser et s'enfuir le plus loin possible de cette cérémonie mortuaire. Si tout cela n'était qu'un cauchemar, pourquoi n'arrivait-il pas à se réveiller ? Il marcha longuement, l'esprit vide, et avant qu'il ne réalise où ses pas le menaient, il se retrouva sur le port, planté devant le navire de Zohar. Comment allait-il réagir ? Cela faisait plus d'une Lune qu'ils ne s'étaient pas vus.

Quelques minutes plus tard, installés dans la pénombre confortable de sa cabine personnelle, ce fut comme si une digue se brisait et Klaus lui raconta tout, lui ouvrant son cœur comme il ne l'avait jamais fait devant personne d'autre. Ils parlèrent longuement et au petit matin, le jeune noble s'éveilla seul dans la cabine, avec la douloureuse certitude que sa vie venait définitivement de basculer. Cette nuit-là il était devenu un homme et avait été initié aux arcanes de l'amour … Et il n'en éprouvait curieusement aucun regret.
Cette liaison amoureuse secrète dura jusqu'à 6 mois avant que sa mère, choquée et honteuse, ne la découvre et ne le déshérite dans la foulée, lui reniant toute appartenance à leur famille, car il avait ''salit la mémoire de son père par de telles actions''. Nulle aide, pas plus que de compassion ne lui parvint de ses amis quand il alla les voir. Il était mis au ban de la société auquel il appartenait encore il y a peu. Désormais livré à lui-même et sans le sous, le jeune homme tourna le dos à son ancienne vie, et trouva une nouvelle fois refuge dans les bras de Zohar. Le Ssyl'Sharien le pris alors sous son aile et lui appris tout ce qu'il fallait savoir sur la navigation … Et la piraterie. Car c'était bien de ce type de contrebande qu'il s'agissait.

Quatre longues et difficiles années d'ascension plus tard, Klaus était maître de son propre navire, le Vigilante, et dirigeait son propre équipage. Secrètement, il faisait envoyer une partie de ses gains à sa petite sœur, qui aurait bientôt besoin d'une dot digne de ce nom et à qui il souhaitait de pouvoir s'envoler loin de cette prison dorée dans laquelle elle était retenue, tout comme lui l'avait fait.
Cette vie de hors-la-loi s'étira jusqu'à ses 26 ans, période durant laquelle il voyagea de par le monde, toujours à la recherche de richesses. Il fit un Capitaine exemplaire en tout point de vue, sévère mais juste, et fut respecté par l'ensemble de son équipage.

Bien que leur port d'attache principal restait en Undòmë, il arrivait qu'ils mouillent dans les îles d'Ys sur de longues périodes, le temps d'écouler leurs marchandises. C'est au cours d'un de ces séjours qu'il contracta la fièvre des marais, dont les premières crises lui firent frôler la mort de très près, jusqu'à ce que son médecin de bord prenne connaissance d'un traitement à base d'écorce de Quinquina. A ce jour, il en souffre toujours de manière cyclique, crises qui le laissent dans un état d'épuisement tel qu'il est obligé de garder le lit plusieurs jours.

Les années passées en mer furent émaillées régulièrement de retrouvailles secrètes avec Zohar, jusqu'à ce que lors d'une de ces nuits d'amour, son amant lui parle d'une cargaison dont la valeur dépasserait tout ce qu'ils avaient pu rencontrer jusqu'à présent. De véritables lingots d'or. Il lui annonça qu'il aurait besoin de son aide et de celle de son équipage pour réussir ce coup d'éclat. Devait-il accepter de prendre autant de risques ? L'Humain déploya de nombreux efforts pour le convaincre et ce n'est qu'après avoir examiné les conditions une à une qu'il lui donna son accord final.

Ils préparent l'attaque très soigneusement, dans chacun de ses moindres détails et, le moment venu, tout se passa presque trop rapidement. La cargaison, ridiculeusement peu gardée par rapport à sa valeur potentielle, fut chargée à bord des navires pirates qui, le ventre alourdi par les lingots, s'en allèrent pour fêter leur victoire dans une crique dissimulée au sud-ouest d'Undòmë. Le mauvais pressentiment qui tiraillait Klaus depuis leur victoire trop facile pris corps lorsque le navire de son partenaire disparu soudain de vue dans la brume nocturne et que pas moins de 3 galions lourdement armés encerclèrent le Vigilante. Ils étaient totalement pris au piège. En l'espace de seulement quelques heures, son navire fut arraisonné, les survivants de son équipage et lui-même capturés, emprisonnés puis jugés lors de simulacres de procès. Il fut le dernier à être jugé et condamné au sort peu enviable d'une mort par pendaison en place publique. Tel était le destin réservé aux pirates et à ceux qui osaient s'attaquer aux autorités en place.

Le jour dit, c'est sur des jambes chancelantes qu'il fut mené à l’échafaud, à travers une foule dense et agitée. Un froid glacial régnait au dehors, et il cligna des yeux face à la trop vive lumière du soleil, après l'obscurité prolongée des cachots. Amaigri, les mains liées dans le dos, il tenait à peine debout et son cœur semblait près à s'arrêter d'une seconde à l'autre. N'aurait-il pas du battre à tout rompre, plutôt ? La seule pensée claire qui lui vint était qu'on l'avait certainement drogué afin qu'il ne se débatte pas.
Et lorsque, juste avant qu'on ne rabatte la capuche de jute sur son visage, il aperçu la silhouette de Zohar, soigneusement dissimulé au cœur de la foule, il sut qu'il avait été trahi. Pourquoi ? Cette simple constatation acheva de lui porter le coup de grâce, et il s'effondra à demi sur les genoux, le souffle court. Il fut remis debout sans ménagement, et le nœud coulant passé autour de son cou. Les secondes s'étirèrent interminablement, avant que le sol ne se dérobe sous ses pieds et que la corde ne vienne mordre violemment sa peau.
Sa conscience s'échappa rapidement, et lorsqu'il repris ses esprits – comment était-ce seulement possible qu'il ait survécu ? – il était allongé dans ce qui était vraisemblablement une fosse commune … Au milieu des corps de ses anciens compagnons.

Si sa gorge n'avait pas été aussi douloureuse, il en aurait certainement hurlé de terreur et d'accablement. Transi, incapable de bouger, les yeux écarquillés, il ne put que regarder sans mot dire une silhouette indistincte se rapprocher de lui. Ses paupières se fermèrent avec résignation. Qu'il meurt donc ici. Cependant, il n'en avait pas été décidé ainsi : lorsque la voix douce et apaisante d'Amser résonna en lui, ce fut pour s'excuser de ne pas avoir pu agir plus tôt, et exprimant son soulagement que la drogue ait fonctionné à temps. S'il avait pu, il en aurait bien pleuré. Puis, avec une force surprenante, la femme l'emporta dans ses bras, et d'un bond s'envola littéralement vers le ciel. Qu'il était beau ce ciel nocturne, piqueté d'étoiles, beau mais froid, si froid …

C'est ainsi qu'il fut ramené au Màr Luimë, le Kaerl Englouti, sous la tutelle attentive d'Amser, dragonne Bleue de son état, et de sa liée Nealyan Shamar, la vieille Maitresse Guérisseuse, la seule sans doute à être en capacité de guérir son âme tout autant que son corps. Les débuts furent très difficiles, car comment redonner goût à la vie à qui n'a plus de raison d'exister sur cette terre ? Durant les quatre ans qu'il résida au Kaerl, il passa plusieurs Empreintes et échoua à chaque fois … Sauf à la dernière, la toute dernière à laquelle il aurait eu droit, où son âme rencontra enfin Amestan, et où ils se rendirent compte que l'un et l'autre avaient longtemps attendu ce moment. Enfin, ses plaies commencèrent à cicatriser, et le Fëalocë recommença à vivre, et non plus à seulement survivre.

Dès qu'Amestan fut en âge de voler, Klaus pris un peu de distance avec le Màr Luimë, ressentant le besoin de s'isoler pour se retrouver. Cela fait à présent deux ans qu'ils sont liés, et leur Regard de Flarmya commence tout juste à se manifester.

Divers : Contacter Heryn pour toute information (qui s'excuse platement pour la longueur de l'histoire) !
- Zohar El'Amir (un petit clic pour son avatar), son ex amant et partenaire, est un orphelin originaire de la grande Oasis d'Arsuh, située sur la côte est de Ssyl'Shar. C'est un nom inventé de toute pièce pour cacher sa véritable origine, son nom de naissance étant Rahal, patronyme classique des sans-familles du continent désertique. Il pourrait être développé en tant qu'adoptable Ardent, si intéressés !





Dernière édition par Amaélis Yodera le Dim 3 Sep 2017 - 14:47; édité 1 fois
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Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Dim 3 Sep 2017 - 14:46 Répondre en citantRevenir en haut

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Chevalier Nagendra Tuncay, Lié au Bronze Llyr, Spectre des Cendres.
Jeune loup aux dents longues.
 

Citation:

Nom du PNJ : Nagendra (seigneur des serpents) Tuncay (lune de bronze). Ce ne sont pas là ses vrais noms, mais il a préféré laisser derrière lui son passé le jour de sa seconde naissance, le jour de son Empreinte avec Llyr.
Sa race : Humain
Son rang : Chevalier Dragon, Spectre des Cendres
Ordre Draconique d’appartenance : Ombre, Loyal Mauvais. Affilié au Clan des Dominants.
Nom du Lié : Le Bronze Llyr (mer), fils de l’Incarnate Nephtys. Empreinte au Printemps 917. Il possède des écailles aux couleurs violentes, et un tempérament qui leur fait honneur. Colérique et volontiers cruel, Llyr ne tire satisfaction que du défi. Il n’a aucun recul, fera toujours tout pour avoir le dernier mot – même s’il sait qu’il a tort – et n’hésitera pas à en venir au combat s’il ne parvient plus à raisonner de manière efficace. Parce qu'il aime jouer des tours et des rôles différents, sa forme humaine est celle d'un Elfe à la longue chevelure blonde et au visage quasiment androgyne.

Brève description : Fier et élégant, Nagendra, pourtant à peine âgé de vingt ans, n'est certainement pas le genre de personnage que l'on peut facilement ignorer, et ce où qu'il se trouve. Dans toutes les situations du monde, il possède cette faculté terrifiante et enrageante à réagir et à s'en sortir avec à la fois grâce et intelligence. Il rayonne de magnétisme et sa présence électrisante ne laisse personne indifférent – en bien, ou en mal. Peau pâle, yeux d'ambre, traits droits et cheveux toujours impeccablement coiffés, il cultive une apparence noble, exacerbée par son attitude, ses atours et même sa façon de s'exprimer. Pétri d'ambitions et très sûr de lui, son esprit froid et calculateur travaille de pair avec une aisance chaleureuse en société afin de le mener vers l'excellence. Il ne prend certainement pas ses désirs pour des réalités, mais peut se montrer assez capricieux dans la sphère privée. Un brin naïf, sans doute, il a tendance à rapidement mettre sur un piédestal toute personne s’étant démarquée par sa rigueur, ses actes guerriers ou sa bravoure.

Résumé de son histoire : Enfant d'Orën, il existe un gouffre phénoménal entre ce qu'il était et ce qu'il est devenu. Fils d'une prostituée qui ne se résolut jamais à l'abandonner, membre d'une clique de voleurs et de mendiants, Nagendra a grandi dans un univers glauque, sale et miséreux – mais où la loyauté était nécessaire pour survivre. Il fut récupéré assez jeune par un Chevalier du Màr Tàralöm, puis confié à la Maîtresse Bleue Dorcha Elerinna. La Neishaane l'éleva par l'exigence et l'acharnement, la sévérité et la cruauté, afin qu'il devienne encore meilleur que tout ce qu'il aurait pu croire possible. Maniement des armes, perfectionnement des techniques de corps à corps, usage de la rhétorique, stratégie militaire et relationnelle... Auprès d'elle, Nagendra a hérité d'un certain sentiment d'élite et il sait que de grandes choses l'attendent. Il se Lie fièrement au Bronze Llyr, issu d'une couvée de la Reine Nephtys, au Printemps 917, avant d'intégrer les Spectres de Cendres. Affilié au Clan Dominant, de la veine des Réalistes, il a toujours suivi de très près les intrigues politiques de son Màr – sans jamais chercher à s'impliquer, pour le moment.
Il a très mal vécu le décès de son ancienne Maîtresse et, par loyauté envers son souvenir, il cherche encore aujourd'hui à éclaircir cette affaire. Il n'apprécie guère l'actuel Seigneur, et soutiendrait plutôt Martel Dehlekna – qui est pour lui un véritable héros.


&

Maître Ansehelm, Lié au Blanc Ashtad.
Espion et assassin particulier.
 

Citation:

Nom du PNJ : Autrefois, Winyária Hendunárë (littéralement, enfant de l’aube fraîche aux yeux de flamme). Aujourd’hui, il se fait simplement appeler Ansehelm (protection divine). Vous entendrez peut-être parler de la traînée du Ssyl’Shar, ou bien de la folle du désert, ou bien encore tout un florilège de surnoms plus dégradants les uns que les autres. Sa réputation sulfureuse n’est plus à prouver.
Sa race : Elfe
Son rang : Maître Dragon, espion pour le compte du Sang Eléderkan Garaldhorf, Inquisiteur Suprême.
Ordre Draconique d'appartenance : Kaerl Ardent, Neutre Mauvais. Affilié au Clan des Introvertis.
Nom du Lié : le Blanc Ashtad, fils de l’Incarnate Lye’Den. Empreinte en 912. D’une patience extraordinaire face aux caprices de son Lié, ce Dragon se démarque notamment par son habitude de s’adresser aux autres par énigmes. Il n’apprécie pas vraiment d’autre compagnie que celle d’Ansehelm. Son nom signifie justice et il serait malvenu pour quiconque de tenter de le défier – car, s’il sait se montrer indulgent, il ne laissera pas une même erreur se reproduire deux fois. Sa forme humaine est celle d’un Ondin de petite taille, aux cheveux cendrés toujours en bataille et au visage arrondi.
(Même s’il parle de son Lié au féminin, Ashtad le considère plus comme étant prisonnier de l’identité qu’il s’est construite que comme une femme ayant atterri dans un corps d’homme.)

Brève description : Tout en finesse, la silhouette de l’Elfe s’élance et atteint sans problème le mètre quatre-vingt-cinq. Malgré son apparente douceur et la finesse de son corps, les muscles sont nerveux, les mouvements secs et rapides. Avec ostentation, Ansehelm se pare de métaux précieux, de gemmes brillantes, de riches tissus aux couleurs d’or, de bronze et de jade. Il s’entoure aisément d’une aura de mystère, entretient une apparence entre deux eaux afin de mieux troubler. Certains pensent qu’il est un homme déguisé en femme quand d’autres sont persuadés du contraire. Ses cheveux sont d’un brun chaud, aux nuances d’acajou et de cuivre. Noués en catogan lâche, ils tombent jusqu’au milieu de son dos. Ses yeux d’ambre, ourlés de longs cils sombres, laissent clairement entrevoir l’intelligence et la vivacité de leur détenteur. L’Elfe sait parfaitement jouer de ses expressions, maîtrisant autant l’inclinaison de ses épais sourcils que celle de ses lèvres charnues. Sa voix, grave et profonde, peut être aussi douce que rugueuse. Ansehelm est un personnage résolument ambivalent.
Sous son apparence soignée, l’Elfe se révèle un être empreint d’une colère froide, insondable, ainsi que d’une certaine tendance à s’emporter. Il donne l’impression d’ourdir en permanence quelque complot pour se venger de choses incertaines. Plutôt instable, il peut se montrer agréable et plaisant, et l’instant d’après se mettre à tempêter pour un rien. En vérité, Ansehelm souffre d’un certain manque de confiance en lui, à force d’avoir été dans l’ombre, et ne sait pas comment se positionner face à son identité refoulée. Il craint le jugement mais s’efforce d’agir comme si celui-ci n’avait aucune importance. Il désire férocement la gloire, l’honneur, le respect et ne reculerait probablement devant rien si sa raison et sa méfiance ne travaillaient pas de concert à l’empêcher de trop tomber dans l’extrême. Volontiers arrogant et mesquin, il le fait cependant avec parcimonie afin de ne pas s’attirer d’ennemis plus forts que lui. Ansehelm déteste toutes les sortes de faiblesse, et projette les siennes sur les autres afin de justifier sa hargne.

Résumé de son histoire : Suite à l’assassinat de ses parents fraîchement embourgeoisés, ce qui n’était pas au goût de certains notables de Qerumi, et à la vente de sa toute jeune sœur à une quelconque maison close, Winyária parvint tant bien que mal à survivre dans les rues glauques de l’Oasis. Âgé de quinze années tout au plus, il nourrissait l’espoir de recevoir l’enseignement des Némésis – un ordre secret constitué uniquement de femmes lésées. Là-bas, on apprenait à tuer en silence, à disparaître sans laisser de trace. Ainsi, il aurait pu venger la mort de sa famille et sauver sa sœur. Mais Winyária ne pouvait pas devenir une Némésis, parce qu’il n’était pas une jeune fille. Alors, il se vêtit de robes et, profitant de sa jeunesse et de ses traits fins, il alla de nouveau frapper à leur porte. Si vous lui demandez par quel miracle aucune de ces dames ne se rendit jamais compte de sa véritable identité, il haussera les épaules et préférera ne pas s’épancher sur ce sujet.

Une année entière, il fut éduqué aux Arts secrets des Némésis : le poison, l’hypnose, le mensonge et l’assassinat. Winyária était doué, sa volonté accrue par un puissant désir de vengeance envers ceux qui avaient tué ses parents et vendu sa sœur. Au sein de l’ordre, il se lia d’amitié avec une Humaine nommée Kismet, dont la vie, sous tous ses aspects, ne semblait avoir été qu’un interminable cauchemar. Kismet connaissait le secret de Winyária, mais elle ne le révéla pas – elle comprenait les motivations du jeune homme et souhaitait qu’il rende un jour justice.

Au cours de la deuxième année, Winyária avait retrouvé le coupable. Il s’agissait en réalité d’une coupable, et, à n’en pas douter, d’une Némésis. Winyária ne prit pas le temps d’écouter ce qu’elle avait à dire concernant le destin de sa famille et l’exécuta d’un seul geste. Malheureusement, le bruit se répandit bientôt dans l’ordre que l’une de ses membres avait été tuée. Kismet comprit aussitôt, et, cette fois-ci, elle ne fut plus capable de se taire. Elle avait déjà trop risqué pour Winyária. Néanmoins, elle l’informa de ce qu’elle s’apprêtait à faire, afin qu’il ait le temps de fuir Qerumi – et le Ssyl’Shar, s’il le fallait. Il se rendit donc à Arsuh, le seul endroit où il aurait la chance de pouvoir s’embarquer sur un navire à destination des autres continents. Là-bas, il continua de se faire passer pour une femme – ou pour un homme, selon ce qu’exigeait la situation – changeant d’identité tous les jours. Avant d’avoir pu ramasser assez d’argent pour se payer une traversée, il fut récupéré par un Chevalier du Kaerl Ardent, auquel il se présenta sous le nom d’Ansehelm.



Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Dim 3 Sep 2017 - 14:58 Répondre en citantRevenir en haut

&

Maîtresse Sable Lewë, Liée à la Bleue Asra.
Magicienne introvertie.
 

Citation:

Nom du PNJ : Sable Lewë (marécage). Certains la nommeraient « Maîtresse Congère » ou encore « la Veuve Chantevent » (concernant sa relation étroite avec son ancien Maître, Éphialtès Chantevent, et de sa rupture avec toute sorte de rapport humain après la mort de celui-ci), mais elle n’est pas très au fait de ce qui se dit à son sujet.
Sa race : Sang-Mêlé, Elfe et Ondin.
Son rang : Maîtresse Dragon.
Ordre Draconique d'appartenance : Lumière, Chaotique Bon. Maison Dalneÿs.
Nom du Lié : La Bleue Asra (voyage nocturne). Dragonne morose, elle pose un regard sarcastique et cruel sur le monde. Aussi froide que sa Liée, elle se démarque par un goût prononcé pour la compagnie des bipèdes, même si ses préoccupations restent bien éloignées de leur quotidien. Elle leur trouve une certaine forme de sagesse et envie la violence de leurs émotions, elle qui demeure insensible à la vie. Sa forme humaine est celle d’une Fëalocë plantureuse, ouvertement séductrice.

Brève description : D’une pâleur lunaire, Sable est auréolée d’un halo opalin semblant autant émaner d’une peau translucide à l’aspect nacré que d’une infinie chevelure aux couleurs de la mer avant l’orage. Ses yeux sont en amande, lisses comme l’argent et purs comme l’aigue-marine, et le plus souvent empreints d’une mélancolie douce-amère. Ses traits élégants inspirent une délicatesse toute maternelle, de ses lèvres charnues à l’incroyable teinte sombre jusqu’aux courbures de ses sourcils fins. De haute stature, comme tous ceux de son sang, Sable ne donne néanmoins pas l’impression de peupler l’espace où elle se trouve. Éthérée, effacée, elle se comporte comme le ferait un courant d’air. Elle s’entoure de voiles fins et vaporeux, derrière lesquels on devine à peine sa silhouette frêle, l’arrondi gracieux de ses épaules. Sa voix évoque le roulement des vagues, en raison d’un fort accent des îles d’Ys. Du fait de son métissage, on pourrait la croire plus jeune qu’elle ne l’est véritablement. Ainsi, Sable a en réalité presque quarante ans.

Tout, chez Sable, paraît extrêmement lointain. Plus on pense commencer à la cerner et plus elle s’éloigne, semant la confusion et le doute dans son sillage toujours imprévisible. L’Elfe est changeante, aussi traîtresse que vents et marées – froide et distante. Elle aime bousculer la vie de ceux dont elle croise la route, les pousse d’un souffle presque imperceptible dans leurs retranchements afin de les confronter à eux-mêmes. Souvent cryptique dans ses discours, elle ne s’embarrasse pas des convenances et parle avec une franchise déconcertante. Si elle est évidemment animée d’un profond désir de faire le bien, elle ne poursuit aucune grande cause et ne défend aucun idéal, préférant agir à son échelle. Sable est une éternelle vagabonde, aussi bien dans la vie que dans sa propre âme. Elle est attachée à sa solitude, et repoussera avec un sourire tendre les tentatives de ses confrères et consœurs de tisser des liens. Elle volera toujours au secours de ceux qui le demandent, répondra toujours présente à l’appel de ses Aspirants – mais refusera invariablement l’aide, l’amitié, la curiosité.

Sa magie des plus particulières est un héritage Ondin. Si elle ne peut pas se servir de sa toxine comme il est coutume chez ce peuple, elle peut en revanche accéder à la mémoire des lieux et des objets. Il lui suffit de tracer quelques runes à l’aide de son sang – sur la pierre, sur la terre, sur un arbre – pour pouvoir percevoir les souvenirs énergétiques qui y sont liés. Elle transporte donc souvent avec elle une petite boîte en bois sombre, où elle range diverses aiguilles de taille variée.

Résumé de son histoire : Enfant non désirée, Sable fut nommée ainsi d’après la plage où elle vit le jour. Sa mère, encore très jeune, parcourait les mers en compagnie de son père – un marchand ambulant, voguant d’île en île à la manière des caravanes du désert. Destinée à un mariage d’intérêt, l’Ondine Nahyë rêvait plutôt de romances et s’était entichée d’un Elfe d’âge déjà bien avancé, qui lui apprenait à lire de vieux ouvrages sacrés, la poésie et la musique. Toute à son innocence, Nahyë n’avait pas pu imaginer les véritables intentions de son héros et n’eut pas le temps de réagir quand il s’imposa à elle. Malgré les herbes, malgré la toxine de sa mère, l’enfant qui fut conçu refusa de mourir. Il fut donc décidé qu’on l’abandonnerait une fois venue au monde, et que le Destin en ferait ce qu’il jugerait bon.

Sable fut récupérée par une famille de pêcheurs, aussi étrange que peuvent l’être les familles vivant éloignées du monde, recluses. Elle connut l’amour et la violence, une liberté infinie même dans les chaînes de la gratitude, la misère et la chaleur du réconfort. Son enfance, son adolescence furent principalement marqués par les déceptions et la souffrance – mais, toujours, elle se forçait à les dépasser et à s’accommoder de tout. Pour autant, elle ne désirait pas que cela dure éternellement. Elle attendit donc, patiemment, le jour où elle aurait enfin l’impulsion nécessaire pour s’enfuir. Un soir, alors qu’Iolya était pleine, Sable se résolut enfin à abandonner ceux qui l’avaient sauvée. Elle erra le long des côtes et des lagons, désormais déterminée à intégrer une Maison de l’Aube afin de venir en aide aux orphelins.

Plusieurs années durant, elle résida en Undòmë auprès des Sœurs de la Lune Mauve. Là-bas, elle apprit à reconnaître quelles plantes soignaient et lesquelles pouvaient apporter un terme définitif à tous les malheurs. Elle s’occupa des enfants, qui l’aimèrent comme une mère et elle se plut à endosser ce rôle. Âgée de quelques vingt-cinq années, Sable reçut la visite d’un Maître Dragon du Màr Menel et accepta de le suivre sur Tol Orëa, laissant à regret son monastère.

Au Kaerl Céleste, elle fit ce qu’on attendait d’elle. Son Don n’était pas exceptionnel, et elle ne faisait pas vraiment preuve d’enthousiasme ou de détermination. Sable resta une Aspirante médiocre jusqu’à son Empreinte, en 898. Elle perdit son Maître, Éphialtès Chantevent, et bon nombre d’amis durant la Grande Guerre, mais ne le sut qu’à son retour sur Tol Orëa, après être partie explorer le monde en compagnie de sa Liée, et c’est de là, peut-être, qu’elle scella définitivement son cœur.

Elle devint Maîtresse à son tour en 910, juste après la signature des accords entre les Kaerls.



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