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 [PNJs] Nosce Te Ispum : alter-egos et âmes obscures Sujet suivant
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Heryn Amlug
Dame du Kaerl Céleste
Dame du Kaerl Céleste

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Inscrit le: 16 Sep 2007
Messages: 3 591
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 165
Race: Demi-Fëalocë
Âme Soeur: Rintrah
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Lun 28 Aoû 2017 - 14:32 Répondre en citantRevenir en haut

Puisque je commence à avoir une tapée de PNJs, certains à la fiche bien développée (je pense notamment à celle de Kieran, que je n'ai pas encore terminée), je dédie ce sujet à la présentation de ceux que j'ai baptisé "mes autres moi", mes alter-egos (le plus souvent âmes tourmentées, parce que sinon, ce n'est pas drôle ~), bref, mes charmants (et moins charmants) PNJs, que vous rencontrerez sur Tol Orëa en plus de Heryn.

Ceux que vous verrez fréquemment joués par mes soins : Kieran de Galastden (Kaerl Céleste), Martel Dehlekna (Kaerl Ardent), Aylech (Kaerl Englouti), Quilaïn de Lazarel (Kaerl Ardent), Adhâvan Ilaiyaraja (Kaerl Ardent), Renàto "Braen" de Leysse (Kaerl Ardent), Mora del Caelan (Kaerl Ardent) et Marek d'Ardiénor (PJ - Kaerl Ardent). La plupart ont une fiche dans le topic officiel - plus Marek qui est mon double compte -, je ne posterai ici que ceux dont je me réserve vraiment l'interprétation, les autres sont à disposition des autres joueurs et du staff ^^.

Pour la présentation en spoiler, je me suis librement inspirée de celle d'Amaélis <3. (Et pour la petite locution en latin, elle signifie "Connais-toi toi-même" ... =D)



_&_
- Verseur de Sang du Màr Tàralöm -





*Nom du PNJ : Adhâvan ''Kishan'' Ilaiyaraja. Son prénom, signifiant ''Celui qui a l'éclat du soleil'', lui a été donné par la Verte K'Jenriath, et fait référence à son sang-mêlé Fëalocë. Son patronyme, choisi orgueilleusement par sa Liée, signifie ''Jeune Prince''. Rakesh l'appelle également Kishan, qui est à l'origine son nom d'enfant.
*Sa race : Elfe, avec quelques traces de sang Fëalocë. Environ 25 ans en 918.
*Son rang : Chevalier Dragon du Màr Tàralöm, et Verseur de Sang. Auparavant membre du Clan Introverti sous l'égide de son ancienne Maitresse Dragon, il l'a finalement quitté pour intégrer le Clan Dominant : il est donc depuis peu au service du Haut Représentant, Aodren del Hendrake, devenu officiellement son maitre et protecteur.
*Ordre Draconique d'appartenance : Ombre

*Nom du Lié : La Blanche Rakesh, "Dame de la Pleine Lune", âgée de 6 ans (née en 912 de l'Incarnate Takhasya). Il a une relation très mouvementée avec son âme-soeur, dragonne fourbe et rusée, qu'il aime autant qu'il déteste et qui compense en caractère flamboyant, en orgueil et en ambition ce qui manque chez son Lié. Elle lui est très attachée, extrêmement possessive et paradoxalement protectrice envers lui, bien qu'il fasse souvent les frais de ses petits jeux, de son humour douteux et de son humeur changeante. La Dragonne, sous couvert d'écailles nacrées, fait montre en réalité des appétits d'une Verte et de la férocité d'une Incarnate. Elle s'amuse énormément des rumeurs qui courent sur elle et Adhâvan, mais ne laissera personne rabaisser ou mépriser son précieux Elfe sans réagir, au risque d'entrer ouvertement en conflit avec plus puissant qu'elle. Il est à noter qu'elle ne tolère pas d'autre femme ou femelle qu'elle-même dans son entourage.
De son point de vue, elle agira toujours ''pour le bien de son Lié'', même si cela passe par lui imposer certaines choses, généralement contre sa volonté. Il ne lui est pour autant pas totalement soumis, lui apportant un peu de calme et de tempérance lorsque c'est nécessaire, pouvant aller jusqu'à agir en opposition à elle, dans de brèves étincelles de rébellion, qui enchantent la dragonne autant qu'elles l'irritent. Rakesh le pousse en permanence à se dépasser et à ouvrir les yeux sur la place qu'il mérite selon elle d'occuper dans la société, en le plaçant volontairement et fréquemment dans des situations tout aussi délicates que complexes à gérer. Elle cherche à le faire évoluer et à le modeler selon ce qu'elle croit être adapté pour lui, ce qui ne se fait malheureusement pas sans heurt, ni sans souffrance. Leur Regard de Flarmya ne s'est pas encore déclaré à ce jour.
Sous forme humanoïde, elle emprunte l'apparence d'une petite femme à la chevelure d'un blond très pâle (qui n'est pas sans rappeler la teinte de celle d'Adhâvan), arborant souvent le plus souvent de nombreux bijoux, le regard provocateur, et les formes plus que généreuses.

*Brève description : Dans l'allure déliée de l'Elfe, la teinte au hâle doré de sa peau, ainsi que par l'éclat de sa chevelure d'or blanc, un observateur habile et attentif pourrait bien percevoir une pointe subtile de sang-mêlé Fëalocë. Renforçant cette idée, sa stature, bien que dans la moyenne des habitants du Kaerl, n'est guère impressionnante pour un Elfe, généralement grands et élancés. Adhâvan est souple comme une liane des jungles de Qahra, finement musclé, sans une once de chair surperflue, presque trop mince pour sa taille. C'est un guerrier avant tout, comme en témoignent les quelques cicatrices éparses qui parsèment son corps, et plus particulièrement son dos, récoltées lors de missions de part le Rhaëg … Et vestiges de son passé d'esclave. La plus récente est celle qui orne son visage, ligne fine et sinueuse allant de sa pommette gauche jusqu'au bord de sa mâchoire, souvenir de son premier contrat comme Verseur de Sang.
Son visage donc, est particulièrement anguleux, comme taillé à la serpe, un profil aquilin et dur, à peine adouci par la rondeur de ses pommettes saillantes, ou le charnu de ses lèvres boudeuses. En son cœur, attirant le regard par leur chatoyance remarquable, deux iris mordorés, couleur d'or brun, rappelant cette pierre fine du Qahra, judicieusement baptisée ''Oeil-de-tigre''. Son expression est le plus souvent neutre, ni chaleureuse ni froide, parfois maussade, ne révélant que peu la teneur de ses pensées ou de ses émotions, qu'il réprime impitoyablement, et sans même en avoir conscience. Tout le long de son oreille gauche court un bijou d'or, offert par K'Jenriath comme preuve de son statut d'homme libre, qu'il conserve précieusement.
Sa chevelure d'un blond crème, qui lui tombe jusqu'au milieu du dos, est le plus souvent portée tressée, voire nouée en une queue de cheval haute. Il lui arrive fréquemment d'en raser les deux côtés de sa tête, laissant voir les tatouages qui ornent son front, principalement lorsqu'il part en mission, afin de ne pas être gêné. Cette coiffure a la préférence de sa Liée, Rakesh, qui considère avec amusement que cela lui donne un air plus ''sauvage et terrible''.
Que dire de son caractère, particulièrement complexe à saisir ? Adhâvan se caractérise par une attitude résignée, obéissante, peu portée à l'assouvissement de ses désirs. Il se considère comme une arme, un poignard aiguisé, au service du plus offrant, prêt à faire couler le sang de quiconque lui sera désigné. C'est un mélange de désespoir lucide sur ce qu'il imagine devoir être sa vie, et de mépris cinglant envers sa propre personne. Il n'a pas d'ambition propre, se contentant d'accomplir celles qui serviront la puissance du Màr Tàralöm, obéissant aux ordres qui lui sont donnés : espionnage, infiltration, assassinat, etc. Tuer ne le dérangera pas, quelle que soit la manière, même s'il le fera sans plaisir. C'est une peur notoire de la liberté qui le pousse à toujours se placer en situation de servitude : faire ses propres choix, et en affronter les conséquences serait en quelque sorte une perte de contrôle terrifiante, laissant place à l'imprévu et au plein ressenti de ses sentiments. C'est une personnalité calme et réfléchie, très secrète, et surtout peu prompte à perdre son sang-froid. Il se montrera également très loyal et respectueux, envers ses supérieurs hiérarchiques, son Kaerl, ou bien les quelques personnes qu'il tient réellement en estime. Bien que très compétent dans le domaine des armes et plutôt bien éduqué pour ce qui concerne les joutes de l'esprit, il est fréquemment en prise au doute concernant ses propres capacités. Il n'a donc pas une haute opinion de lui-même, et se maudit pour ce qu'il considère être sa propre faiblesse.
Bon à savoir, il est capable de comprendre et de parler la langue des reptiles, principalement serpents de toutes races, avec qui il se sent en affinité, mais également plus rarement lézards. On peut considérer ça comme un effet secondaire de son Don, s'étant élargi à toutes les créatures au sang froid et portant écailles.

Liens : Très peu de personnes ont réellement son respect, et encore moins son affection, mais parmi elles on peut noter les membres de son ancienne Triade, la Sang Ioana Cyallaïd-Cèlt’har et sa Verte K'Jenriath, qu'il sait avoir déçues fortement en entrant au service de l'intrigant Aodren del Hendrake, le Haut Représentant du Clan Dominant. Avec le temps, il se pourrait qu'il vienne à apprécier également son jeune frère d'armes, le Spectre des Cendres et Chevalier Bronze Nagendra Tuncay, qu'il a approché au nom d'Aodren, dans le cadre d'une négociation autour d'un ordre de mission en Qahra.

*Résumé de son histoire : Tout commence par le naufrage d'un navire au large des côtes nord de Qahra, convoyant dans le plus grand secret une jeune femme de noble ascendance et sa dot, dans un voyage périlleux de l'Archipel d'Ys vers Orën. Une terrible tempête éclata, et le navire fut détruit, son équipage décimé, rejetant sa précieuse cargaison sur les récifs impitoyables bordant les Marais Brumeux. La jeune femme, une Elfe au teint crémeux et à la somptueuse chevelure d'or, fit forte impression sur les chasseurs-cueilleurs à la peau sombre qui la trouvèrent échouée sur la plage au milieu des coffres de soieries éventrés. Ils la ramenèrent alors à leur tribu, sur les bords du fleuve, et la vieille femme-sage, lisant les présages dans les osselets, décida qu'elle deviendrait la femme du chef.
Quelques mois plus tard, après des heures de travail difficile, elle mettait au monde un enfant, qui fut prénommé Kishan, en hommage au Dieu qu'ils vénéraient. Ce garçon, né dans cette société matriarcale, représentait une forte déception pour la femme-sage, qui avait espéré une fille pour prendre sa suite. D'autant plus que, s'étiolant à vue d'oeil dans l'environnement rude et difficile de la jungle, prisonnière d'une union sans amour, la jeune épousée contracta en suite de couches une fièvre noire qui la dévora et la laissa stérile. Nul autre enfant ne vit le jour, jusqu'à sa mort, deux ans plus tard. De sa mère, Adhâvan ne garde aujourd'hui qu'un souvenir flou, mais sait qu'il lui doit son sang-mêlé Fëalocë ainsi que ses yeux dorés.
Fils d'une étrangère, considéré comme sang maudit, il fut éduqué jusqu'à ses douze ans par la femme-sage, sa plus proche parente de sexe féminin, tandis que son père prenait une nouvelle épouse, issue de la tribu cette fois, qui ne tarda pas à lui donner la fille tant attendue, et plus encore. La vieille shamane lui appris tout ce qu'un jeune guerrier doit savoir, l'art de la chasse et de la navigation dans les chenaux, mais également l'usage des plantes, pour soigner ou tuer, et à se repérer en fonction des étoiles.

Une fois proche de l'âge d'homme, prêt à recevoir ses tatouages rituels, il fut préparé à une expédition en solitaire dans la jungle environnante, pour partir à la recherche de son totem, l'esprit animal qui veillerait sur lui toute sa vie. C'est rêvant du tigre, féroce prince de la forêt, dont il avait, disait-on, les yeux, que le garçon se mit en route … Et que sa vie bascula pour la première fois. Car c'est un serpent qu'il trouva alors et dont la rencontre précipita les événements qui suivirent : lorsque son regard croisa celui du cobra piégé, il sut aussitôt que c'était lui. Etrangement, il en comprenait le langage. Cherchant à ouvrir sa cage pour lui rendre sa liberté, il fut proprement assommé et capturé à son tour. Son chemin avait croisé celui de chasseurs d'espèces exotiques venus du Ssyl'Shar, qui décidèrent, dans un élan opportuniste, de l'ajouter à leur butin. Bien loin de sa tribu, seul et isolé, Kishan ne pouvait espérer d'aide d'aucune sorte. C'est ainsi que quelques mois plus tard, il fut débarqué à Qerumi, riche Oasis du sud du continent désertique, et vendu comme esclave pour la première fois.

Il resta près de trois ans dans la propriété de son premier maître, un vieil homme excentrique et collectionneur, qui le traita avec autant de respect et de bonté qu'on peut en accorder à un esclave. Il lui appris à lire, écrire et compter, et sa vue baissant de plus en plus, il ne tarda pas à se reposer sur lui pour le distraire par la lecture et le chant. De sa petite-fille, en revanche, qui entendait bien hériter de lui et de toutes ses richesses, il n'y avait guère de compassion à attendre. Elle le traitait à l'image d'un meuble ou d'un animal doué de conscience.
C'est elle qui fit de lui un homme pour la première fois, et c'est à cause de cela, plein d'amertume, qu'il accepta, lors d'une nuit glacée, la proposition étrange d'une petite vipère des sables venue se lover tout contre lui pour se réchauffer. ''Je peux te libérer'', lui avait-elle promis. Le lendemain, à l'aube, le vieil homme était retrouvé mort dans son lit, empoisonné par une morsure de serpent. Kishan en fut tant et si bien pris d'une hilarité autant désespérée qu'inextinguible, que sa nouvelle maîtresse pris peur, et le considérant comme fou, ne tarda pas à le revendre. En lui, quelque chose se brisa alors définitivement, la lumière et l'espoir s'éteignant comme on souffle une bougie.
Dans les deux ans qui suivirent, il passa de propriétaire en propriétaire, hommes comme femmes, et inévitablement, tôt ou tard, tous mourraient dans les mêmes conditions, mordus par un serpent, toujours en d'étranges circonstances. Entouré d'une aura synonyme de malédiction, ses acheteurs se firent de plus en plus rares et difficiles à convaincre. Il ne resta bientôt pour lui guère de possibilités d'échapper à un avenir bien sombre, prévoyant pour lui d'être potentiellement exécuté, ou pire encore, de finir dans un bordel. Il priait les Dieux pour que la première option soit choisie, appelant la mort de ses vœux.

C'est dans cet état d'esprit qu'il fit la rencontre de K'Jenriath, dans cette arrière-cour poussiéreuse et miteuse du marché aux esclaves de Qerumi, un jour de sa 17ième année, où sa vie allait à nouveau basculer. ''Maharani'', Grande Reine, l'appela-t-il, lorsque la Verte, d'un mouvement de queue effroyable, jeta à terre l'esclavagiste, avant de l'éventrer d'un seul coup de griffe négligent. L'homme mourut dans un gargouillement incrédule, tandis que sous les yeux écarquillés de Kishan, la reine d'émeraude prenait forme humaine pour chercher les clés de ses chaînes et le délester de son or. Lorsqu'elle prétendit lui rendre sa liberté, l'adolescent, éperdu, la supplia de le prendre à son service et après de longues secondes d'hésitation, elle finit par accepter, notant par devers elle que « Ioana allait être plus difficile à convaincre ». La Maitresse Dragon ne prenait sous leur aile que les meilleurs éléments, apprendrait-il plus tard, mais surtout, ses apprenties étaient toujours de sexe féminin. Non sans une certaine ironie, au fait des coutumes de son peuple, K'Jenriath lui offrit son nom d'homme mûr, le baptisant ''Adhâvan'', et le présenta à Ioana, qui l'emmena au Màr Tàralöm où l'attendait désormais son destin.

Après deux longues années d'Aspiranat, formé à l'excellence par la meilleure lame du Kaerl Ardent, il trouva son âme-soeur, la Blanche Rakesh, parmi les œufs de la couvée de l'Incarnate Takhasya. A 19 ans, Adhâvan devint donc Chevalier Dragon, et, lié à une femelle, les rumeurs attendues en de pareilles circonstances commencèrent à se répandre. Sa réputation était faite. Le lendemain de son Empreinte, il fit réaliser les tatouages rituels qu'il arbore encore aujourd'hui, hommage et adieu silencieux à ses origines, rappelant les lianes et les chenaux sinueux de Qahra.
Dès que sa dragonne fut assez solidement bâtie, il s'engagea comme Spectre des Cendres, cherchant désespérément à donner un but et une direction à sa vie, puis, à presque 24 ans, il fut promu Verseur de Sang, gravissant les échelons de la hiérarchie sous la poussée constante de Rakesh.
Huit lunes plus tard, le noble Aodren del Hendrake l'approchait, ayant remarqué ''ses états de service remarquables'' lors de l'attaque des Morts-qui-Marchent, plus officieusement attiré par la réputation trouble que le Chevalier Blanc et sa redoutable Liée traînaient derrière eux. Sans autre solution que d'accepter, endurant la désapprobation et la colère de son ancienne Maitresse, en Flarmyaku 918, Adhâvan entra au service de celui qui allait devenir peu après le futur Haut Représentant du Clan Dominant.

*Exemple de RP où il est apparu : Mise à l'épreuve, Confrontation




_&_
- Prêtre de Haskèl du Màr Tàralöm -




*Nom du PNJ : Il s'est donné le nom de "Braen" (ce qui signifie « Corrompu » en langue ancienne). Anciennement connu sous le nom de Renàto de Leysse.
*Sa race : Quart-Sang Humain-Fëalocë, né en 892. Environ 27 ans en 919.
*Son rang : Chevalier Dragon, Prêtre de Haskèl, membre du Clan Introverti
En cas de défi officiel à la Fosse entre deux membres de l'Ordre Draconique d'Ombre, il revient à la charge des Prêtres de Haskèl, Dieu de la Guerre et des Combats, d'arbitrer le duel. (Sauf duel pour le trône Seigneurial, auquel cas l'arbitrage doit être effectué sous le Regard de Flarmya et en présence du Gardien, Seregon del Cirth.)
*Ordre Draconique d'appartenance : Ombre, depuis l'année 907, anciennement Lumière.

*Nom du Lié : Le Blanc Cyngar ("Guerrier"), âgé d'environ 10 ans, né en 908 de l'Incarnate Keldil. Cyngar est un Blanc au caractère assez calme et réfléchi, particulièrement intuitif, et au tempérament globalement pacifiste, même s'il serait capable de tout et surtout du pire pour protéger son âme-soeur. Son empreinte avec Renàto est considéré par ce dernier avec une certaine ironie mêlée de lassitude : « un Noir aurait sans doute été plus représentatif de mon âme ». Malgré tout, tous les deux sont très proches, le dragon étant son seul ami et représentant un garde-fou précieux pour le sang-mêlé lorsque ses émotions prennent l'ascendant sur lui, conséquence de sa part Fëalocë. En cas de crise, il est un des seuls à pouvoir approcher son Lié sans trop de risques.
Cyngar souffre bien sûr profondément de voir Renàto se torturer ainsi, mais se montre extrêmement patient et compréhensif avec lui, essayant autant que possible d'atténuer l'image négative que son Lié entretient de sa propre personne. Bien que né sur les sables d'obsidienne du Kaerl Ardent, il a l'intuition au fond de lui que leur véritable place n'est pas ici, et suivrait son âme-soeur sans discuter s'il décidait de quitter le Màr Tàralöm ... Où qu'il choisisse d'aller ensuite. Sous sa forme humanoïde, il emprunte l'apparence d'un frêle et pâle Neishaan, silencieux, d'une tête plus petite que Renàto, et au regard doré scrutateur.
Sous ses deux formes, une longue cicatrice balafre le côté gauche de sa tête, récoltée en tentant tant bien que mal de contenir son Lié lors d'une crise qui se révéla finalement un peu trop violente … C'est pour Braen un vivant rappel de son ignominie et de sa propre monstruosité, et les mots sont trop faibles pour décrire l'étendue de sa culpabilité à l'égard de son dragon.

*Brève description : Une silhouette élancée, assez grande et à la musculature bien développée, tout à la fois vive et nerveuse. Une longue chevelure d'un brun chaud qui lui balaye les omoplates lorsqu'il ne la coiffe pas en un simple catogan, porté bas sur la nuque. Une peau porteuse d'un hâle doré léger et un visage aux traits fins, émaillé d'une longue cicatrice traversant le côté gauche de son visage. Une barbe de quelques jours qui ombre son menton et ses joues. Au coeur de ce visage agréable bien que excessivement réservé, deux yeux perçants d'un gris de cendre, un gris clair chatoyant rappelant le vif-argent, au regard indéchiffrable.
Une physionomie qui attire l'oeil, car si son allure est indubitablement celle d'un Humain, il y a ce petit quelque chose dans ses yeux, sa voix chaude et profonde, qui le distingue des autres membres de sa race. Ce n'est pas un mélange franc comme celui d'un demi-sang, mais une sorte de touche plus subtile apportée par son quart-sang Fëalocë. Lors de ses rares apparitions officielles, on le verra systématiquement porter un masque de cuir ouvragé, lui cachant la moitié haute du visage. Il est la plupart du temps vêtu de noir et de brun, de tissus et de cuirs de bonne qualité mais de facture simple, comme la plupart des prêtres-guerriers d'Haskèl.

Lorsque vous l'apercevez pour la première fois, vous ne pouvez que remarquer le calme impressionnant qu'il dégage : droit, hiératique et silencieux, le jeune Prêtre de Haskèl exerce en toute circonstance un contrôle rigide, une quasi censure sur lui-même, digne des grands maitres Ondins. Bien rares sont ceux qui ont été témoins de son "don divin", qu'il n'a jamais appris à considérer autrement que comme une malédiction, et qui ont pu l'observer entrer dans cette transe guerrière, cette frénésie sanglante commune aux Berserks. Il affiche en réalité une paix de façade qui n'a que d'autre but que de masquer la turbulence extrême de son esprit.
Solitaire et très secret, il ne se mêle que peu à ses pairs, en dehors des quelques autres membres de son culte. Il n'a pas d'attache au sein du Kaerl Ardent, et il n'y a guère que son Lié qui puisse se targuer de connaître son cœur. Au fond de lui rôde un sentiment prédominant de méfiance et de peur, autant de lui que de ceux qui l'entourent, mais également un profond dégoût de lui même et de ce qu'il pense être sa nature profonde.
Il évitera soigneusement de s'engager dans toute relation « intime », de nature physique ou spirituelle, terrorisé par l'idée de perdre le contrôle et de toute façon incapable de faire confiance à autrui, ou de SE faire confiance suffisamment pour ça.

De par sa naissance Céleste, Renàto garde en son âme une fidélité certaine et inavouable envers son Kaerl d'origine, bien que sa plus grande crainte est qu'il puisse être reconnu, tant par ses compatriotes Ardents que par son ancienne famille. Il se considère comme déshonoré, corrompu, damné, son âme souillée par le sang qu'il a versé, en un mot, ayant selon lui perdu tout droit d'appartenance aux chemins de la Lumière, il n'a d'autre choix que de vivre au Màr Tàralöm. N'a-t-il pas après tout trouvé son Lié au cœur des Cavernes Flamboyantes, issu d'une couvée d'Incarnate ? Il est inconsciemment persuadé d'avoir mérité les souffrances qu'il a enduré et endure toujours du fait de sa résidence au Kaerl Ardent et se voit par conséquent constamment lancé dans un combat destructeur contre lui-même …

Pourtant Renàto n'est vraisemblablement pas à l'aise, ni à sa place, au Kaerl Ardent, trop différent de ceux qui appartiennent à l'Ordre d'Ombre, bien qu'il refuse de l'admettre. Car n'attendant plus rien de la vie, mais craignant tout à la fois de la perdre, il est persuadé qu'un retour au Kaerl Céleste aboutirait à son exécution pure et simple. Oh, certes, il ne manque pas d'une certaine forme de courage pour affronter ce qu'il croit être son destin, mais son propre sens de l'honneur et de la justice lui interdit tout bonnement de simplement envisager que les choses puissent se dérouler autrement.

Braen excelle avant tout dans l'art du combat et exècre viscéralement celui du meurtre, qui selon lui, ne requiert aucun talent, et n'est que la pure expression de bas instincts. S'il se voit obligé de tuer, cependant, si sa vie ou son secret se trouvent mises en péril, alors il le fera sans hésiter, même à contre-coeur et même si cela lui occasionnera une inévitable souffrance morale. De tempérament indépendant, bien que manquant de confiance en soi, il a appris à ne pouvoir compter que sur lui-même, et agira la plupart du temps selon ce que lui dictera sa propre conscience. Refusant intérieurement toute forme d'autorité injustifiée ou non méritée à ses yeux, il tentera si possible d'éviter les missions pouvant l'amener à trahir ses valeurs.
Pour finir, il ne possède pas la finesse intellectuelle d'un général ou d'un grand stratège capable de diriger des armées, mais il compte parmi les meilleurs du Màr Tàralöm en combat individuel, bien que loin derrière Ioana, Martel ou Alauwyr en terme de compétences pures.

Il est très ironique que ce pour quoi il est admiré et respecté au Kaerl Ardent, soit la cause de tant de tourments intérieurs pour lui. Ses crises, pouvant être déclenchées par toute émotion forte (bien que manifestées principalement par la colère ou la peur), prennent la forme d'une brutale montée d'adrénaline, sorte de fureur violente et sanguinaire consumant en quelques instants toute son énergie et décuplant ses capacités. Le revers de la médaille étant de le rendre totalement aveugle à toute notion d'ami ou d'ennemi, et de le laisser ensuite épuisé, vidé de ses forces et nauséeux, bref, extrêmement affaibli.
Il est fort probable que la magie du Kaerl Ardent, le rejetant, ne fasse que renforcer la survenue inéluctable de ce qu'il considère comme ses ''crises de folie'' et qu'il ne peut toujours pas, à ce jour et malgré tous ses efforts, contrôler. Autre potentielle conséquence de ce rejet : il tombe périodiquement malade, devant rester alité et fiévreux durant des jours entiers, l'intensité de son mal étant variable et le laissant le plus souvent incohérent et incontrôlable ... Comme si toutes les émotions refoulées revenaient brutalement à la surface et réclamaient leur dû.

Liens : Le jeune homme est un personnage discret et reclus au Màr Tàralöm, qu'il quitte rarement, de peur d'être reconnu pour ce qu'il est. Il n'a aucun véritable ami au Kaerl, mais garde un contact ponctuel avec son ancienne Maitresse, Ioana Cyallaïd-Cèlt’har, qui lui confie parfois la charge d’entraîner certains de ses protégés les plus prometteurs, et qui est une des seules à connaître le lourd secret de son passé. Il est très respecté au sein de la communauté des Prêtres de Haskèl, qui le considèrent comme touché / marqué par leur Dieu. Il connait le Verseur de Sang Adhâvan Ilaiyaraja sans lui être lié particulièrement, pour l'avoir entrainé occasionnellement, comme l'un des autres très rares Aspirants de sexe masculin formés par Ioana, et en tant qu'ex-membre du Clan Introverti.
Enfin, il a grandi au Kaerl Céleste en compagnie de sa soeur adoptive, Katell, et est le cousin d'Ambroise et Joachim de Leysse par leurs mères, mais est présumé mort par l'ensemble de sa famille ... Et ne tient pas à les détromper sur ce sujet.

*Résumé de son histoire : Pour comprendre l'histoire de Renàto, il est nécessaire tout d'abord de se pencher sur la généalogie de la Maison Mineure de Leysse, qui s'avère passablement embrouillée pour quiconque d'extérieur à cette noble famille.
Amalric de Galastden, jeune et brillant cousin de l'Héritier de leur Maison, Matthias de Galastden, était réputé pour son tempérament séducteur autant que pour sa belle allure, cumulant les aventures d'un soir et les coeurs brisés.
Suite à une relation secrète et interdite avec la douce Cassandre de Leysse, fille cadette de la Matriarche Ariadne, il fut décidé d'assagir de gré ou de force le jeune Humain : il fut conclu qu'il marierait au plus vite une femme de caractère qui serait capable de le garder dans le droit chemin ... Et pour cela, c'est l'aînée d'Ariadne, Laërte, énergique Chevalière Verte et favorite de sa Maison, qui fut choisie, tandis que Cassandre épousait un membre d'une branche mineure de la Maison Leysse, Nemuel, donnant naissance à un premier enfant moins de neuf mois après. Ambroise, l'ainé taciturne, bâtard officieux d'Amalric et Cassandre, fut suivi peu de temps après par un autre garçon, Joachim, qui hérita de son père Nemuel sa nature solaire et chaleureuse.
Du mariage arrangé de Laërte et Amalric, quant à lui, résulta finalement un garçon, Renàto, après quelques années d'une union houleuse. Pourtant, chassez le naturel et il revient au galop : sans doute trop consacrée à élever convenablement son enfant en bas âge, Laërte ne put empêcher Amalric d'aller trouver chez une autre ce qu'elle se refusait à lui offrir. De son aventure avec une femme du commun, une herboriste Sans-Don du Màr, naquit Katell, que sa mère rejeta à la naissance, et, qui, charitablement adoptée par Laërte, fut donc élevée comme une soeur pour Renàto.

De par son ascendance Fëalocë, le garçon développa un tempérament hypersensible, et une humeur aussi changeante et versatile que le vif-argent dont ses yeux avaient la couleur. Les années passant, leurs caractères s'affirmant, il se retrouva souvent en opposition frontale avec sa soeur adoptive, laquelle faisait montre d'une personnalité dans la droite lignée de celle de Laërte et Ariadne, qu'elle admirait beaucoup. Renàto commença à s'effacer face à Katell, et on commença à murmurer que le garçon, destiné à devenir l'Héritier de sa Maison, n'était pas à la hauteur des espérances qu'on portait sur lui. En vérité, il était loin d'être dépourvu de capacités, tant physiques qu'intellectuelles, mais son manque de contrôle et son caractère anxieux et renfermé le faisait pâlir devant les prouesses de sa demi-soeur ... Quand on ne le comparait pas à son cousin (et en réalité demi-frère), Ambroise, que le Patriarche Ehsan de Galastden lui-même avait pris sous son aile.

Lorsque la Grande Guerre des Ordres éclata, il n'avait que huit ans, trop jeune et trop immature encore pour rejoindre les champs de bataille sur Tol Orëa. Les années passèrent donc, lentement, rythmées par la guerre. Il fallut attendre ses quatorze ans révolus pour que Laërte ne décide enfin de l'emmener réellement se battre à ses côtés. Ses premiers combats laissèrent une marque indélébile dans son âme. Violents, sanglants, brutaux, et sans merci. Cela n'avait rien à voir avec les duels extrêmement codifiés auxquels le maitre d'arme de la Maison le soumettait. Il en ressortit hagard et horrifié, avec l'impression épouvantable de serpents se tordant dans son ventre.
Aussi, lorsque quelques jours plus tard, la petite troupe de fantassins Célestes en déroute, sous le commandement de Laërte, fut prise dans une embuscade au nord de la Sylve de Nòrui, il paniqua inévitablement. Perdant le contrôle de son âme, qui s'embrasa pour la toute première fois sous l'impulsion d'Haskèl, pris dans une folie furieuse et désespérée, il se battit aveuglément, pour sa seule survie. Lorsqu'il reprit finalement conscience de ses actes, les corps de ses compatriotes gisaient à terre, et de son épée, tombait, goutte à goutte, le sang de sa mère, qui avait vainement tenté de le ramener à la raison. Morte, elle et tous les autres, ceux qui n'étaient pas déjà tombés sous l'assaut des Ardents. Assassinés. De sa propre main. Quant à la Verte Aslesha, il n'en voyait aucune trace.

Que vit alors en lui la redoutable Maitresse Verte Ioana Cyallaïd-Cèlt’har, que perçut-elle alors qui retienne sa main déjà prête à achever le dernier survivant du bataillon Céleste ? Les yeux de Renàto, agrandis par la peur et l'horreur, semblaient lui manger le visage, et pourtant, pourtant, il y avait encore en eux cette lueur étrange qui brillait. Elle pressentit obscurément le côté aussi rare que précieux du don divin qui venait de s'éveiller en lui, et en imagina les bénéfices que pourrait en retirer le Màr Tàralöm s'il parvenait à le maîtriser. Ainsi, lorsque Renàto se jeta à genoux devant elle pour la supplier d'épargner sa vie, elle décida contre toute attente de le ramener avec elle au Kaerl Ardent pour qu'il y devienne Aspirant. Car il possédait le Don, K'Jenriath lui avait confirmé. Son esprit était encore jeune, et malléable. Elle se chargerait elle-même de son éducation et garderait son secret par devers elle aussi longtemps qu'il resterait loyal envers son Kaerl d'adoption. Ce garçon représentait pour elle un risque calculé, mais, persuadé qu'il était d'avoir irrémédiablement trahi le Màr Menel, avait-il réellement le choix ?

Là-bas, sur les conseils de Ioana, il se présenta sous le nom de Braen, obscur orphelin né à Lòmëanor, s'inventant une vie qui était la plus éloignée possible de la réalité. Nul ne devait jamais apprendre son origine Céleste. Les premiers mois de son Aspiranat furent éprouvants pour cet adolescent d'origine noble, qui, élevé jusque là dans un environnement bienveillant et confortable, fut alors confronté à ce que l'humanité pouvait présenter de pire. Éprouvant des difficultés à s'adapter à sa nouvelle vie et à sa dureté, il tomba plusieurs fois gravement malade, brûlant de l'intérieur durant des jours entiers, avant de se réveiller soudainement une fois la fièvre tombée, aussi faible qu'un nouveau-né.
Mus par un instinct primitif, les autres Aspirants, plus vieux, commencèrent ainsi très vite à le harceler, moralement, physiquement, et de plus en plus durement à chaque fois qu'il se rebellait. Face à leurs menaces, il n'osait rapporter les faits à sa Maitresse. Ioana, parfaitement consciente de ce qui se tramait dans les dortoirs du Weyr, s'abstint volontairement d'intervenir, car elle attendait de son Aspirant qu'il comprenne de lui-même la toute première loi de la vie au Màr Tàralöm. Le plus fort dominait ; le plus faible se soumettait. Par son refus de rentrer dans le rang d'une manière ou d'une autre, il s'exposait lui-même à de tels mauvais traitements. Il devait apprendre et mûrir au plus vite, car elle attendait le meilleur de lui, et se libérer de son ancienne existence Céleste, ou finir brisé.

Tout cela trouva une conclusion définitive lorsqu'un soir, maltraité une fois de trop, colère et peur le submergèrent comme une vague gigantesque, et son don Berserk s'éveilla, le poussant une nouvelle fois à se battre et à verser le sang. Sur les trois Aspirants qui avaient décidé de s'en prendre à lui, l'un termina avec les yeux crevés, l'autre avec le crâne fendu, et le dernier n'eut la vie sauve que parce qu'il prit la fuite pour ramener la Garde.
Braen fut alors mis aux arrêts, jugé par le Concile pour avoir tenté de tuer ses condisciples, et sévèrement puni, fut montré en exemple. La cicatrice qui traverse sa joue gauche est la conséquence directe de ces évènements, et, bien qu'ayant finalement gagné le respect des autres Aspirants, ils furent aussi de plus en plus nombreux à vouloir se mesurer à lui, le provoquant et le poussant à bout pour voir jusqu'où il serait capable d'aller.

Désespéré, il se raccrocha à ses entrainements avec Ioana et K'Jenriath, comme à la seule lueur éclairant l'obscurité permanente dans laquelle il était plongé. Il progressa vite, et bien, sur le plan physique et intellectuel, sa Maitresse exigeant de lui toujours plus, jusqu'au jour où, un peu plus de neuf mois après son entrée au Màr Tàralöm, on lui annonça qu'il serait présenté à la prochaine couvée de l'Incarnate Keldil. L'Eclosion était désormais proche, et il pouvait être appelé à tout moment. Il passa les semaines qui suivirent dans un état second, tout à la fois craignant et appelant de ses vœux la rencontre qui allait potentiellement en résulter.
Lorsque le dernier oeuf se brisa pour révéler un petit Blanc d'apparence chétive, son coeur chavira, et il crut un instant qu'il allait être balayé par une nouvelle crise tant la violence des émotions contradictoires qu'il ressentit alors le secoua. Cyngar. Son Lié. Son âme-soeur. Au Kaerl Ardent. Ce fut pour lui à la fois le plus beau, et le pire jour de sa vie, car il était enfin complet, mais était désormais enchainé au Màr Tàralöm pour le reste de sa misérable vie, plus sûrement que par le serment que Ioana lui avait fait prêter, en ce jour funeste dans la Sylve de Nòrui.

Une fois Chevalier, il rejoint rapidement, sur les conseils de son ancienne Maîtresse Dragon, la petite communauté fermée des Prêtres de Haskèl résidant au Màr Tàralöm, qui se montrèrent particulièrement intéressés par ses capacités de Berserk, ''inestimable distinction apposée sur lui par leur divinité''. Dans leurs rangs, il apprit beaucoup, et trouva un certain réconfort, bien que maigre, dans le culte du Dieu de la Guerre et des Combats, et toute l'austère discipline qui y était associée. Il passa de longues heures à l'Observatoire, cherchant à comprendre l'origine de ce qu'il continuait à considérer comme une malédiction, et qui lui valait encore, les années se succédant, une certaine réputation inévitable au sein du Kaerl. Il lui semblait que s'il en saisissait la nature exacte, il lui serait peut-être possible d'apprendre à contrôler son pouvoir ? Au moins pouvait-il tenter de s'isoler systématiquement qu'il sentait qu'il était en passe de perdre le contrôle ... Mais sa quête se révéla finalement vaine et infructueuse, ses crises continuant d'apparaitre sans qu'il ne puisse voir d'autre solution, finalement, que de censurer en lui toute émotion susceptible de les déclencher.

Aujourd'hui, après plus de dix longues années passées au Kaerl Ardent, il n'a guère plus d'espoir, et seules la présence de son Lié ainsi qu'une volonté farouche de survivre l'empêchent d'abandonner totalement.

*Exemple de RP où il est apparu : Mentionné ici et là dans certains RPs au Kaerl Céleste, et joué au Kaerl Ardent dans "Dernier acte d'un simulacre."




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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Lun 1 Jan 2018 - 20:07 Répondre en citantRevenir en haut

_&_
- Seigneur Consort du Màr Menel -




*Sa race : Humain. Environ 28 ans.
*Son rang : Seigneur Consort et Maitre Dragon du Màr Menel, ex Héritier de la Maison Galastden.
*Ordre Draconique d'appartenance : Lumière (Alignement autrefois Loyal Bon, maintenant Neutre Bon)
*Nom du Lié : Le Bronze Seldryn, né de la Dorée Kiruna en 905. Frère de couvée de la Dorée Nyssath. Dragon taciturne mais extrêmement protecteur et possessif envers son Lié, surtout depuis leur retour du Ssyl'Shar, il veille sur lui et Heryn avec une attention constante.

*Brève description : Avec son beau visage et l'aura de mystère et de réserve qui l'entourait en permanence, avant sa disparition tragique, le jeune Héritier Galastden ne manquait pas de faire soupirer les dames au Màr Menel, bien malgré lui. Éduqué depuis sa plus tendre enfance dans les idéaux extrémiste de sa Maison par son mentor Ehsan, il savait se tenir tout aussi bien sur un champ de bataille que en société au milieu de la noblesse, bien que cette occupation, inhérente à son rang au sein du Kaerl, ne remportait pas, et de loin, ses faveurs. Il préférait s'attacher à la défense de son foyer et par extension de ses principes de vie, fervent défenseur de la lumière et de la justice. Nul criminel ne pouvait trouver grâce à ses yeux et les peines encourues se devaient d'être à la exacte hauteur des exactions commises.
De sa silhouette de guerrier, ciselée par l'exercice physique, se dégageait une certaine assurance, tandis que ses mains à la poigne ferme s'ornaient de cals témoignant de son entraînement intensif aux arts du combat. Pour autant, il savait se montrer un interlocuteur agréable et cultivé lors des réceptions au Kaerl, bien que son visage ne s'illuminait rarement d'autre chose que de sourires de façade, accomplissant ce que l'on attendait de lui. Seul l'éclat vif de ses yeux verts d'émeraude révélait la teneur réelle de son intérêt et de ses pensées, pour peu que l'on s'y attarde et que l'on sache les déchiffrer.
Physique charmant et comportement exemplaire, sans jamais le moindre faux pas, gentilhomme et guerrier tout à la fois, Kieran était la parfaite incarnation des idéaux de la Maison Galastden. Et pourtant, qu'en était-il de sa réelle personnalité, enfouie sous des années de conditionnement ? Personne, pas même Ehsan qui l'avait si bien modelé à l'image de ce qu'il devait être, n'aurait pu prédire que la jeune Heryn Amlug, protégée de la Maison Dalneÿs, parviendrait à éveiller son intérêt, à réveiller cette étincelle de rébellion qu'il croyait éteinte depuis bien longtemps.

Aujourd'hui, ses cheveux bruns aux reflets auburn, qui frôlaient autrefois ses épaules, sont coupés bien courts, et une barbe de quelques jours, quoi que bien entretenue, vient assombrir son visage doux, marqué par la fatigue et les récents événements. Sur sa peau hâlée par le soleil du désert, quelques taches de rousseur isolées viennent ponctuer le haut de son nez et ses pommettes, le faisant paraître un rien plus jeune que son âge, en ajoutant cependant à son charme de manière subtile.
Si ses iris brillent toujours du même éclat volontaire et acéré, ils se parent à présent d'une nuance de tristesse et de douleur, se perdant souvent dans le vague pour contempler un passé révolu. Parfois l'ombre d'un sourire fantomatique vient étirer ses lèvres, et on ne peut rester indifférent devant toute la chaleur, la bonté et la sincérité qu'il exprime. Mais ces sourires là, si précieux qu'ils soient, sont encore bien trop rares. I
Ces derniers mois, malgré les bouleversements engendrés, l'auront poussé à reconsidérer son attitude passée et à conclure qu'à trop s'approcher des extrêmes on se perd le plus souvent sur des chemins bien sombres, entachés de sang. Pour autant, son caractère d'avant ne s'est pas totalement effacé : toujours aussi loyal, fier, impulsif, passionné et déterminé, il a simplement appris à tout à la fois à mieux exprimer et contrôler ses coups de sang occasionnels.
Il se méfie à présent des jugements trop hâtifs et préfère analyser soigneusement les tenants et les aboutissants des situations avant d'agir. Comment pourrait-il en être autrement, quand son propre petit frère, lui qu'il avait juré de protéger envers et contre tout, seul survivant de leur famille déchirée, s'est soudainement retourné froidement contre lui ? Comprendre « pourquoi ? » est une question qui hante ses nuits, et qui tourne en silence dans son subconscient le jour. Après sa libération, l'indicible soulagement des retrouvailles avec son Bronze Seldryn et Heryn, de les savoir tous en vie et bien portants, a laissé place à la culpabilité et au poids de tout ce qui s'est passé, venant le ronger de manière insidieuse … Il sait qu'il ne trouvera pas le repos avant d'avoir eu des réponses sur les raisons d'agir de Zackheim. Profondément attaché à son foyer, à son Lié et à son épouse, il a conscience au fond de lui, qu'il serait capable de tout pour les protéger.

*Résumé de son histoire : C'est une histoire qui commence comme beaucoup d'autres au Kaerl, fruit de l'union de deux enfants du Màr Menel, d'un mariage d'amour entre une Dalneÿs et un Galastden. La douce Lelÿ, Chevalière Bleue et parente du Seigneur Logain, épousa par un beau jour de la mi-été, Matthias, Chevalier Brun, Héritier de sa Maison et pupille de l'exigeant Maitre Noir Ehsan de Galastden. Peu de temps après, le ventre de la jeune femme commença à s'arrondir, et au début du printemps suivant, elle mit au monde un petit garçon vigoureux qui fut prénommé Kieran.

Ses trois premières années furent paisibles et enjouées, s'étirant sans tache le long du fleuve du temps. Une enfance heureuse qui ne devait malheureusement pas durer.
Alors même que Lelÿ venait d'apprendre qu'elle attendait un deuxième enfant, une nouvelle bien plus déplaisante lui fut annoncée. Son époux et père de ses enfants avait été retrouvé mort, dans des circonstances étranges et non élucidées. On soupçonnait une altercation qui aurait mal tourné avec un membre du Màr Tàralöm, mais trop de choses ne concordaient pas avec cette explication. Passé une longue période de chagrin et de deuil, avec l'aide de sa dragonne, Valië, la jeune femme releva finalement la tête, se concentrant sur l'éducation de ses deux garçons, leur offrant tout l'amour dont une mère est capable. Kieran en fut un peu triste également, mais avec l'insouciance des très jeunes enfants, il traversa rapidement cette phase, oubliant ce grand homme qu'il ne voyait déjà que peu, souvent trop pris dans ses missions.

Ainsi Zackheim rejoint-il son frère Kieran au cœur du vaste manoir Galastden, terrain de jeu inépuisable pour deux petits trublions aventureux. Il y avait bien des mauvaises langues pour chuchoter dans l'ombre, remettant en doute la paternité du cadet, suggérant à demi mot que le père avait été éliminé et que sa disparition n'était pas un accident … Mais Lelÿ se contentait de les ignorer, refusant de montrer la moindre faiblesse à ces charognards. Du moins en public, car parfois, dans le silence de sa chambre, quand la lassitude prenait le dessus, il arrivait que les larmes coulent sans qu'elle ne puisse les retenir.

En lieu et place de figure paternelle, Ehsan, l'ancien mentor de Matthias et parrain des enfants, était très présent à ses côtés, bien que de plus en plus exigeant avec les deux garçons, au fur et à mesure qu'ils grandissaient. Ils représentaient la future génération et se devaient d'être parfaits en tout point de vue, car il nourrissait de grands projets pour eux. Ils constitueraient sa plus grande réussite !

Pourtant, un sentiment croissant de malaise se développait en Lelÿ face à la direction que donnait Ehsan à la Maison Galastden, de plus en plus extrême, de plus en plus dure et sans pitié. Il lui semblait qu'il s'éloignait des valeurs propres à leur Ordre Draconique.

Et c'est un jour semblable à une centaine d'autres que la vie de la petite famille s'engagea vers ce qui allait devenir un point de non retour. Alors que Kieran, âgé d'un peu plus de cinq ans, jouait à cache-cache avec son jeune frère et sa mère, il se glissa par une porte entr'ouverte dans une pièce qui lui était normalement interdite : le bureau de son parrain Ehsan. S'il ne compris pas tout de la conversation qu'il surpris, accroupi derrière le dos d'un grand fauteuil, la gravité du ton employé ne lui échappa pas … Et ce nom, prononcé avec dureté : Maël Kerr'wan, c'était celui de cet homme qui rendait régulièrement visite à leur mère. Il se montrait toujours agréable avec eux et leur apportait même souvent des présents. En l'espace de quelques battements de cœur, Zackheim puis Lelÿ le rejoignirent, le regard vert de sylve de leur mère agrandi par l'inquiétude. Ses enfants serrés dans ses bras dans une attitude protectrice, la douce jeune femme affronta bravement le mécontentement du Patriarche Galastden. Des excuses furent prononcées, mais il fut décidé que Ehsan prendrait à présent en main l'éducation de Kieran, qui laissait visiblement à désirer.

L'atmosphère au sein du Manoir en fut irrémédiablement altérée, non de manière brutale, mais d'une façon subtile et insidieuse, un malaise qui fut bien perçu par l'enfant qu'il était alors. L'attitude d'Ehsan envers Kieran avait changé, devenant plus sévère encore. Leur terrain de jeu et leurs heures de liberté furent considérablement réduites, tandis que Ehsan multipliait les entrevues avec Lelÿ, de lesquelles elle revenait souvent le visage strié de larmes séchées. La vérité est que cette conversation n'aurait jamais du être surprise, car elle projetait l'assassinat de membres du Kaerl devenus gênants … Pour le bien et l'avenir du Màr Menel.
Cette situation tendue perdura près d'un an, pendant lequel la santé de Lelÿ s'étiola petit à petit, sous le regard angoissé de la Bleue Valië et de ses enfants. Une consultation du Dragon Primordial lui révéla le destin funeste qui l'attendait, mais également que ses deux garçons seraient saufs si elle acceptait de les confier à celui même dont la main serait responsable de sa fin.

Sur son lit de mort, à bout de forces, elle fit jurer à Kieran de ne jamais révéler à qui que ce soit ce qu'il avait entendu, et de protéger son jeune frère, de le garder dans l'ignorance de la vérité.

(suite et fin en cours de réécriture)




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