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 [RP] L'ombre au creux de la flamme Sujet suivant
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Opalie d'Hirùne
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MessagePosté le: Jeu 15 Juin 2017 - 22:04 Répondre en citantRevenir en haut

Opalie serpente dans les couloirs. Elle a quitté le dortoir des Aspirants à l'aube, ou tout du moins à son réveil, alors que le calme plat régnait encore entre les lits. Malgré le mois écoulé, l'enfant a toujours du mal à comptabiliser les heures, le soleil lui paraît si loin. Ce n'est pas qu'il lui manque, l'astre du jour, toutes les merveilles du Kaerl suffisent à la distraire, mais certaines habitudes sont difficiles à perdre, et Opalie a l'impression d'avoir perdu la notion du temps en se posant sur le symbole Ardent du Val. Chaque heure est tellement remplie de nouvelles informations, de tâches en tout genre, de visages neufs, plus ou moins sympathiques, qu'une seule journée lui offre une année d'expérience.

Ce matin, pour la première fois depuis son arrivée, Opalie a échappé aux consignes en se levant plus tôt que ses congénères. Il fallait impérativement qu'elle en profite ! Même Titus ne s'est pas aperçu de son départ, tant elle a pris soin à s'éclipser discrètement. Le petit singe était encore roulé en boule sur la paillasse, et n'avait pas bougé une moustache quand sa maîtresse s'était glissée de sous sa couverture. L'enfant a enfilé une tunique brune aux grandes poches plus fonctionnelles qu'esthétiques, et est sortie, pieds nus, bien décidée à prendre le premier couloir venu, pour s'enfoncer dans le coeur du Màr Tàralöm.

Les pensées d'Opalie palpitent, encore embrumées du réveil matinal. Elle le sent confusément, jusqu'à ce matin, elle avait peur du Kaerl, peur de se faire aspirer par ses couloirs immenses et sinueux, bouches affamées qui appellent les habitants de la ville pour mieux les dissoudre dans ses entrailles. Pendant quelques semaines, elle s'est appliquée à toujours suivre les talons d'une personne connue. Mais aujourd'hui, tout semble différent. Elle le sent, la ville entière ne lui veut plus de mal, il est temps qu'Opalie l'apprivoise. L'enfant est prête à répondre à l'appel du Màr.
Comme ses pensées, les pieds nus d'Opalie vont au hasard. Elle passe d'un couloir à une place, d'une esplanade à un escalier. Les couloirs sont richement décorés, orné de peintures parfois, de bas-reliefs, et toujours éclairés par des torches. Chaque fois qu'elle arrive à une intersection, l'enfant choisi, arbitrairement, le plus beau chemin. Un moyen comme un autre d'avancer...

En chemin, elle repense aux derniers jours. Cela fait au moins... six, sept, huit... Elle compte sur ses doigts: dix jours qu'elle n'a pas vu Thémos. Probablement le double qu'elle n'a pas croisé non plus Eléderkan, son Maître, mais lui ne lui manque pas. L'elfe l'impressionne trop, à ses côtés, elle ressent violemment son insignifiance. Un jour, Opalie le sait, il sera fier d'elle. Mais pour l'instant, elle n'est qu'une fourmi qui revient régulièrement dans son champ de vision. Bizarrement, avec Thémos, elle se sent plus à l'aise. Peut-être parce qu'elle ne saurait pas donner d'âge au Dragon? Ou bien parce qu'avec elle, il fait preuve d'un humour qui la hausse au rang d'adulte?
Toujours est-il qu'elle n'a vu nulle part le grand Bronze depuis longtemps... Opalie pense qu'il n'est pas au Kaerl, il doit être en voyage sans doute... Dommage, elle aurait beaucoup aimé converser avec lui aujourd'hui...

* Pfff... Thémos me manque... *


Opalie n'a guère le temps de s'appesantir sur cette pensée trop hautement formulée. Devant elle, de hautes et magnifiques portes s'élèvent. Elle ne sont pas tout à fait closes, un battant est légèrement entrouvert. L'audace, et surtout la curiosité, poussent l'enfant à glisser sa tête par l'ouverture.

Le spectacle est encore plus beau que tout ce qu'elle a pu voir jusque là. Une salle, immense, est éclairée de milliers de bougies blanches. Leurs lueurs illuminent de grands draps translucides qui pendent des plafonds, invisibles tant ils doivent être hauts. Opalie cligne plusieurs fois des yeux et lorsqu'elle s'habitue à la lumière si particulière de l'endroit, elle devine d'autres couloirs, des bouches sombres qui naissent de tous les côtés... Elle croit savoir qu'elle est arrivée au Sanctuaire de Flarmya, elle a entendu parlé de ce lieu, et, à priori, il ne lui est pas interdit. Elle se glisse à l'intérieur.

Toujours pieds nus, vêtue de sa robe de bure, Opalie avance et se laisse pénétrer par la foi profonde qui virevolte entre les bougies. Elle n'ose pas s'avancer trop loin dans la lumière, et repère une petite marche dans un coin plus sombre. Elle s'assoit, ferme les yeux, et respire l'odeur d'encens. Il lui semble même que sa tête tourne un peu...



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MessagePosté le: Jeu 15 Juin 2017 - 22:04 Revenir en haut

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Eléderkan Garaldhorf
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MessagePosté le: Jeu 29 Juin 2017 - 16:10 Répondre en citantRevenir en haut

Début Zakerielku 918


Le cloître du Sanctuaire de Flarmya était suffisamment vaste pour accueillir une reine aux ailes déployées. Lorsqu’il survolait le Kaerl, Thémos aimait frôler les altières flèches des bâtiments mais jamais il ne lui serait venu l’idée de se poser en plein milieu du cloître. Le lieu le laissait particulièrement indifférent. Il n’en comprenait ni la beauté architecturale, ni la fonction spirituelle. Cette idée saugrenue de bâtir des tas de cailloux pour honorer un dieu censé être omnipotent et omniprésent… A quoi ce monceau de pierres, soi-disant élevé en son honneur, pouvait lui servir ? Stupide ! Il n’y avait que les bipèdes pour songer à ces choses.

Il connaissait également ce lieu pour être le repaire du Prêtre de Flarmya en chef, celui qui siégeait au Concile des Sangs, Marek d’Ardiénor. Si Thémos appréciait Asaleith le Brun comme compagnon de discussion et de chasse, il dépréciait davantage son Lié. Un mystique qui se rangeait derrière d’obscures lois spirituelles pour asseoir une autorité vacillante. Et pourtant, ce même d’Ardiénor faisait partie des personnes dont sa propre Âme Sœur estimait la valeur. Ce monde ne tournait pas rond entre hommes et dragons.

Eléderkan et lui rentraient tout juste d’un court voyage en terre étrangère, où ils avaient renoué le contact avec quelques négociants. L’elfe ne souhaitait nullement empiéter sur le travail de l’Intendant Général ni faire fructifier un commerce personnel. La raison de ce périple était toute autre : il s’agissait de s’informer sur les changements géopolitiques d’Undòmë et, par la même occasion, de jauger où la discrète influence tant des Célestes que des Engloutis s’arrêtait. Certains villages, aux quatre coins du monde, participaient au ravitaillement des Kaerls, tout en étant parfois – pour les personnages les plus hauts placés et dignes de confiance – mis dans le secret de l’existence des dragons. Thémos aimait voyager quand cela l’arrangeait. Il n’aimait ni la fournaise des déserts du Ssyl’Shar, ni les tempêtes de neige du Vaendark. Eléderkan faisait fi de ses réticences et entraînait le Bronze dans toutes ses expéditions dès que ce dernier eut l’âge de porter son Lié. C’était dorénavant un aspect inhérent de leur vie commune.

Sitôt qu’il eut déposé l’elfe dans ses appartements, le Bronze secoua son échine et ses ailes, d’où l’eau de pluie d’une autre nation ruisselait encore. Ses pensées s’envolèrent vers la petite Opalie, cette toute jeune Aspirante prise dans leur triade. Cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas amusé aux dépends de quelqu’un d’autre. La fille sans-écailles serait parfaite pour renouer avec ses activités favorites. Encore fallait-il la trouver… Thémos plongea dans le vide depuis le balcon du weyr, parti à la recherche de l’Aspirante.

Dans les couloirs silencieux du temple, seulement troublés par la danse des chandelles dans le vent matinal, nul prêtre ni prêtresse, nulle créature en prière, ne se pressait sur les dalles froides. Exceptée l’Aspirante qui foulait ce sol sacré pour la première fois. Cependant, un son ténu éclot dans le sanctuaire, se répercutant en échos déchirants le long des parois de pierre. Des pleurs de femme. Une silhouette enveloppée de blanc, éclairée par l’aurore, se dessina à contre-jour. Ses longs cheveux châtains venaient encadrer un visage encore jeune, aux yeux gris mouillés et où les larmes évoquaient un torrent. Elle chercha le regard d’Opalie avant de s’en détourner.


HRP : Le fantôme est aussi à ta disposition ! Je rebondirais sur ce que tu écriras ^^



Opalie d'Hirùne
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MessagePosté le: Dim 2 Juil 2017 - 17:33 Répondre en citantRevenir en haut

Dans le sanctuaire éclairé par la lueur dansante des bougies, les ombres se forment puis fondent sous la caresse d'un imperceptible courant d'air. Les pensées d'Opalie flottent à l'unisson des cierges. Elle repense à son arrivée au Kaerl sur les ailes de l'Incarnate, à tous les gens qu'elle connaissait avant, mais qui ne lui importent pas le moins du monde aujourd'hui et sur lesquels elle ne s'attarde pas. Est-ce l'encens? L'enfant se sent agréablement floue, comme si la nuit toute proche encore lui laissait un après-goût de rêve.

Alors qu'elle savoure la quiétude de l'instant, Opalie entend un chuchotement, qui bientôt se transforme en plainte lancinante. Elle fronce les sourcils, d'abord contrariée de se voir ainsi dérangée, puis inquiète. A-t-elle vraiment le droit d'être ici? N'a-t-elle pas, sans le vouloir, fait une nouvelle bêtise?
Aux aguets, elle scrute la pénombre autour d'elle. Son esprit s'est remis à fonctionner et elle s'interroge encore: est-il possible que quelqu'un soit entré dans le Sanctuaire sans qu'elle n'ait entendu le moindre bruit de pas, le moindre grincement de gond? L'enfant se lève doucement et demande, à mi-voix:

Il y a quelqu'un?

C'est à ce moment là qu'elle la voit. Une frêle silhouette de femme, le visage caché par des mains diaphanes, presque lumineuse se tient à quelques mètres d'Opalie, derrière l'un des pans de tissu qui encadrent l'autel. Lorsqu'elle écarte ses doigts, l'enfant distingue de grosses larmes brillantes qui coulent sur ses joues, la femme pleure et ses larmes sont plus étincelantes que des diamants ciselés... L'inquiétude d'Opalie s'estompe, elle hausse un sourcil et ses lèvres se tordent en une petite moue dubitative, ne sachant trop déterminer si elle doit se sentir concernée ou non par cette étrange dame qui paraît briller dans la pénombre du Sanctuaire. A ce moment, le regard de la femme attrape un instant celui d'Opalie, glaçant la petite fille.

* Viens Opalie... *

Elle bloque sa respiration un quart de seconde. Les yeux de la femme lui ont parlé, elle l'a senti. Comme Thémos lorsqu'il s'adresse à elle, mais le fait qu'une bipède utilise ce moyen de communication lui glace le sang. Comment cette femme peut elle connaître son nom? Ici au Màr, tout le monde la traite comme si elle était la plus insignifiante des petites bêtes, rares sont ceux qui lui ont déjà adressé la parole, et plus rares encore ceux qui lui ont demandé son prénom...
Obéissante, mais méfiante, Opalie fait quelques pas dans la direction de la femme qui lui a tourné le dos.

Bonjour ma dame. Puis-je faire quelque chose pour vous?

Opalie sait que la politesse est souvent le meilleur moyen pour se mettre son interlocuteur dans la poche, et elle ne rate pas une occasion de se montrer comme une petite fille bien élevée. Elle s'avance jusqu'à se tenir à une distance respectueuse, et distingue les épaules de la femme secouée par des sanglots irrépressibles. N'ayant pas de réponse, la curiosité l'emporte:

Pourquoi pleurez vous?

L'enfant n'a encore jamais vu, même ici au Kaerl où tout semble extraordinaire, une personne entourée de ce halo lumineux. Il paraît très improbable qu'elle soit la déesse Flarmya en personne. Opalie a beau être une enfant, elle n'est pas naïve pour un sou. Est-ce quelqu'un de particulièrement important?



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