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 [RP] Aux armes, et cætera Sujet suivant
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Tristan Gwened
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MessagePosté le: Ven 28 Avr 2017 - 19:09 Répondre en citantRevenir en haut

[Zakerielku 918]

Jusqu'alors, Sable avait tenu ses promesses, et l'entraînement martial de Tristan s'était réduit à sa plus simple expression. Cela n'avait cependant pas permis de dissimuler l'immensité de ses lacunes en ce domaine, et il avait bien compris que, malgré toute la répulsion que lui inspirait n'importe quel genre d'arme, il était important d'en savoir un minimum lorsqu'on prétendait pouvoir, peut-être, devenir chevalier-dragon dans un futur plus ou moins lointain. Plein de bonne volonté, le jeune neishaan s'était donc décidé pour mettre à profit un moment de liberté, en investissant un coin de la grande place où se tenait un mannequin de bois et de paille. Il avait soigneusement choisi un moment où la fréquentation des lieux était la plus proche possible de zéro, car il se sentait moins que peu désireux d'être vu dans toute son incompétence alors qu'il tenterait de s'améliorer un rien. C'était la seule évolution possible, d'ailleurs.

En main, un bâton de bois, qui semblait bien trop long pour lui, il s'astreignait donc à répéter les quelques mouvements de base qui lui avaient été enseignés, tout en jetant de fréquents coups d'œils alentours, prêt à s'interrompre au cas où quelqu'un semblerait s'intéresser un minimum à ce qu'il faisait. Oui, il était mauvais, il le savait, mais il n'avait pas non plus envie que tout le monde soit au courant, et préférait éviter de donner à quiconque une occasion de se gausser de lui. Il avait déjà choisi le matériel qui lui semblait le plus simple, même s'il n'était pas forcément le plus aisé à manier. Quoi de plus ordinaire qu'un bâton ? En plus, c'était plutôt facile à trouver à peu près n'importe où en cas de besoin, et puis, chose qui avait une importance pour le neishaan pacifiste, cela pouvait être utilisé pour bien d'autres fonctions que pour se défendre. Il n'était évidemment pas question d'agresser, dans le cas de Tristan.

Un nouveau regard vers le centre de la place, et il reprit, se campant bien fermement sur ses jambes d'une manière qui devait sembler plutôt ridicule, avec sa constitution de crustacé souffreteux. En prenant son temps pour faire les choses correctement, il plaça ses mains bien comme il lui avait été enseigné, et toujours au ralenti, brandit l'arme de bois face au mannequin. Il exécuta quelques mouvements qui pouvaient passer pour des parades, pour un observateur inattentif ou indulgent, du moins. Comme il avait réussi à ne pas se mélanger les bras ni s'embrouiller avec son bâton, il s'enhardit un peu, et visa cette fois ce qui lui servait de cible. Son mouvement ralentit alors que le bois venait toucher la paille. Il n'avait déjà pas beaucoup de forces, mais en plus, il n'arrivait pas à mobiliser celles dont il aurait pu faire preuve, fut-ce face à un épouvantail qui n'évoquait que très vaguement un être humain.

Le jeune homme esquissa un mouvement de recul, et baissa sa barre ligneuse avec un soupir. C'est que c'était lourd, en plus ! Il s'immobilisa, visiblement indécis, et suffisamment concentré pour en oublier de zieuter alentours pour traquer les spectateurs non désirés. Puis, brusquement, il releva l'arme avec une inspiration, et l'abattit vigoureusement, du moins de son échelle à lui, vers le mannequin. Il ferma les yeux en attendant l'impact, qui arriva plus tard que prévu, et bien plus bas. En effet, il n'avait pas touché sa cible, il venait seulement de donner un coup au sol… Et comme il avait ressenti désagréablement l'onde de choc dans ses frêles membres, il venait de laisser échapper son arme, qui ne se priva pas de rebondir en lui cognant la jambe. Effrayé, il s'écarta d'un bond, prouvant qu'il avait tout de même quelques réflexes, et considéra le bâton gisant à terre comme s'il s'était agi d'un serpent venimeux.



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MessagePosté le: Ven 28 Avr 2017 - 19:09 Revenir en haut

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Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Sam 29 Avr 2017 - 21:03 Répondre en citantRevenir en haut

La journée était calme, personne n’avait besoin d’elle et personne n’avait de quoi l’occuper, son maître étant absent et le maître d’arme auprès de qui elle apprenait à manier les armes trop occupé. Ottilia entamait son troisième mois au Kaerl et en ce jour, elle s’ennuyait profondément. Couchée sur son lit, elle faisait passer le pendentif, une pierre avec un flocon de neige en son centre que Zoran lui avait offert, entre ses doigts. Depuis qu’elle l’avait, elle ne s’en séparait plus. Après quelques minutes, l’aspirante se leva pour aller faire un tour dehors. Rester enfermée à ne rien faire ne l’aiderait pas à chasser son ennui. Au détour d’un couloir, la torhille croisa messire Siegrain. Lorsqu’elle le vit, elle s’arrêta net, fit une petite courbette pour témoigner de son respect envers lui, contrairement à la dernière fois, puis parti plus vite qu’elle n’était venue afin de ne pas laisser de temps à l’homme de lui dire quoi que ce soit. Les souvenirs de la taverne étaient encore trop frais à son goût pour avoir de nouveau à faire avec lui.

Une fois à l’extérieur, Ottilia exprima son soulagement avec un long soupir. L’air frais et les senteurs hivernales lui firent le plus grand bien. Enfin un climat où elle se sentait à l’aise. L’hiver a toujours été, pour elle, la plus belle des saisons. L’aspirante vagabondait dans les rues peu animées à la recherche de petites échoppes à visiter. A sa grande déception, elle n’avait pas penser à prendre sa bourse et ne put prendre la petite bourse en cuir brodée d’une belle fleur blanche. *Une prochaine fois peut-être* La torhille continua d’avancer sans vraiment savoir où elle allait. Lorsqu’Ottilia leva les yeux, elle vit qu’elle se trouvait sur la place centrale. La place était très peu animée, comme le reste des rues. Tant mieux, cela laissait le lieu tranquille pour se balader. Puis, une fourrure rousse attira l’attention de l’aspirante. *Tiens ? Quelqu’un qui s’entraîne contre le mannequin de paille ?*

La torhille s’approcha et n’eut pas de difficulté pour reconnaître Tristan, un aspirant fraîchement arrivé au kaerl. Ils s’étaient rencontrés dans une auberge un peu plus tôt. Ottilia mourrait d’envie de faire connaissance avec lui et pouvoir devenir amis. Décidément, elle commençait à croire à un penchant pour les roux. Après Iniaki et Zoran, voilà Tristan ! Mais cette chevelure aux couleurs flamboyantes avait vraiment un charme. D’un pas plus que sûr, la torhille se dirigea vers son nouveau camarade, qui avait l’air d’avoir des difficultés à se battre avec un…. Bâton ? Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle observait l’aspirant abattre son semblant d’arme sur le sol, rebondir vers l’arrière, l’air effrayé. Ottilia réprima un petit rire moqueur en voyant Tristan apeuré face à un simple bâton tombé à terre. Elle décida d’annoncer son arrivée à l’aspirant aux cheveux roux non sans le taquiner.

« Tu sais, ce n’est qu’un bâton, il ne vas pas te sauter dessus et encore moins te manger. »

Elle attendit qu’il se retourne avant de reprendre sur un ton plus sérieux.

« De ce que je vois, tu n’es pas douer pour te battre, n’est-ce pas ? Ce n’est pas quelque chose d’évident pour tout le monde, Mais c’est quelque chose qui peut nous sauver la vie. Crois-moi, je dis ça en connaissance de cause. On est jamais à l’abri de quelques bandits ou de types louches qui s’en prennent à tout ce qui bouge et qui ne bouge pas. »

Ottilia s’inclina respectueusement vers Tristan tout en le regardant avec un brin de malice dans ses yeux.

« Je suis Ottilia. Tu es Tristan si je ne me trompe pas. Nous nous sommes vu l’autre jour à l’auberge. J’avais vraiment envie de faire plus ample connaissance avec toi, mais la fatigue à eu raison de moi. Si tu me le permet, je peux parler un peu avec toi ? Je n’ai personne avec qui passer ma journée et celle-ci devient horriblement longue. »





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Tristan Gwened
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MessagePosté le: Sam 6 Mai 2017 - 18:24 Répondre en citantRevenir en haut

Hésitant sur l'attitude à tenir devant le morceau de bois qu'il avait choisi pour s'entraîner, Tristan en avait oublié le reste du monde. Devait-il insister, ou serait-il plus sage d'abandonner un combat perdu d'avance ? Combat qui ne se tenait certes pas contre l'arme qu'il avait choisie, mais plutôt face à sa propre nature haïssant la violence. Absorbé par ses questionnements, il sursauta lorsqu'une voix toute proche se fit entendre. Une voix qui ne lui était pas tout à fait inconnue, d'ailleurs. Sans plus s'occuper du bâton, le frêle neishaan se retourna d'un bloc, sentant le rouge lui monter aux pommettes d'avoir été surpris dans une posture aussi peu avantageuse. Face à la torhille, il ne lui fallut qu'un instant pour la resituer : c'est qu'il ne connaissait pas encore grand monde, dans sa nouvelle vie… Il lui offrit un sourire assez piteux.
« Je m'en doute bien, mais… il rebondit, quand même. Et je n'arrive pas à m'en aider, enfin, je suppose que tu as remarqué, »
termina-t-il alors que la rougeur gagnait le reste de son pâle visage. La moquerie n'était pas méchante, fort heureusement, mais il avait bien trop conscience de son incompétence pour y rester réellement imperméable.

Puis vint un discours somme toute assez convenu, sur l'utilité de savoir défendre son existence, et l'aspirant de Sable pinça les lèvres.
« On m'a déjà tenu ce genre de propos, et je ne serais pas ici si je n'y croyais pas au moins un petit peu, mais… j'aimerais mieux n'avoir jamais à tester en situation réelle. De toute façon, il ne vaudrait mieux pas, puisque pour l'instant, je n'arrive même pas à atteindre un épouvantail, »
fit-il avec un haussement d'épaules, clairement désabusé. Sa cible de paille devait bien rire, si elle en était capable.

« Alors, il serait sans doute plus sage que je me concentre sur d'autres moyens de me tirer d'une situation problématique… »
termina-t-il, songeur. Il secoua la tête, indécis, jusqu'à ce qu'une vague de rébellion fëalocë ne vienne le faire réagir avec une brusque exaltation.
« Mais je ne peux pas non plus rester comme ça à être le pire des pires dès qu'il s'agit de se défendre, il doit bien y avoir un moyen… sauf que je ne sais pas comment faire. Je n'arrive pas à croire vraiment qu'on puisse être obligé d'user de violence. Il doit forcément y avoir une autre solution, toujours, même si elle n'est pas la plus simple à trouver. »
Le coup de sang issu de cette ascendance qu'il détestait s'était éteint rapidement, ramenant à la surface les principes neishaans par lesquels il ne pouvait croire en la loi du plus fort. Ses lèvres se plissèrent en signe d'excuse pour son éclat soudain.

D'ailleurs, la jeune fille semblait vouloir en revenir aux bases d'une conversation entre gens civilisés, et Tristan ne pouvait lui en vouloir. Au contraire, il la suivit bien volontiers dans cette voie, et lui rendit son salut d'une inclinaison de la tête polie.
« C'est bien cela. Je… je suis heureux de te revoir, Ottilia »
avoua-t-il, le regard filant aussitôt vers le bout de ses pieds. Puis, cherchant quoi ajouter après cela, il se remémora la soirée à la taverne de Lomëanor. C'est qu'il y avait fait plus d'une rencontre… voilà, de quoi s'en sortir.
« Comment se porte ton ami Zoran ? Oh, ne t'inquiète pas, il était tard, et je devais partir moi aussi. Mais je pensais bien que nous nous verrions de nouveau. Veux-tu t'asseoir ? »
Il désigna un banc rugueux non loin, qui devait servir aux combattants pour se reposer, ou à leurs camarades pour les regarder tenter leurs prouesses. La torhille n'avait pas l'air de celles qui faisaient des chichis pour tout et n'importe quoi, il ne craignait donc pas que l'aspect rustique du siège la rebute. Il termina avec le sourire le plus sincère depuis le début des échanges :
« Je t'aiderais volontiers à rendre ta journée plus intéressante, si j'en suis capable. »



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Dim 21 Mai 2017 - 20:57 Répondre en citantRevenir en haut

Tristan n’a pas l’air très à l’aise depuis l’arrivée d’Ottilia et elle le voit bien au regard fuyant de son interlocuteur. Le neishaan demande à la torhille comment se porte Zoran et propose d’aller s’asseoir sur un banc assez rugueux non loin d’ici, avec un sourire bien lus plaisant que ceux qu’il a montré jusqu’à présent. L’aspirante aime beaucoup ce petit sourire et le lui rend sans aucun problème.

« Zoran va très bien. Même si je ne l’ai pas vraiment revu depuis la dernière fois. Je l’ai croisé une fois ou deux au détours d’un couloir, mais sans plus. »

La jeune aspirante songe à son ami et sourit. Depuis leur discussion chez Nalesean, elle ne le voit plus pareil. La compassion et la tendresse ont remplacés ses sentiments. Maintenant, elle continue sur sa voie, celle qu’elle a toujours choisie, celle de se battre pour protéger ses proches. Mais comme aujourd’hui son mentor est absent, elle passe la journée seule avec Tristan.

« On peut aller sur le banc, si tu veux. Mais avec le froid, on va vite gelé sur place. Bien que j’ai l‘habitude du froid, je ne suis pas insensible aux maladies. »

Ottilia s’assoit sur le banc en compagnie de Tristan et repense au moment gênant dans lequel elle l’a trouvé quelques minutes plus tôt. Son nouvel ami a de gros problèmes pour frapper un mannequin avec un bâton en bois. Bien que celui-ci ne soit pas très maniable… Pour lui. L’aspirante se tourne vers le neishaan pour le détailler. Il paraît fragile et peu aguerri pour le maniement des armes. Un sourire se dessine sur les lèvres de la torhille lorsqu’elle s’imagine aider Tristan à s’améliorer.

« Dit, d’après ce que j’ai vu, tu n’a pas l’air d’être très doué avec les armes. Si tu veux, je peux t’aider à t’améliorer. Je suit quelques entraînements pour mieux les maîtriser et me perfectionner dans l’art du combat. Tu sais, souvent la maladresse dans tes mouvements vient de ta posture. Il te faut d’abord travailler ça et t’endurcir un peu. C’est bien beau de faire virevolter un bâton, mais son poids n’est rien face à celui des épées. Enfin, c’est ce que je pense. Le fer pèse plus lourd que le bois. Honnêtement, je ne me vois pas manier une simple épée, mais plutôt une arme à deux mains et, pourquoi pas, un arc. Toi en revanche tu seras beaucoup mieux avec une dague et une épée vu ton gabarit. »

Ottilia réfléchit un instant à l‘endroit où l’on peut se procurer des épées en bois. Il faut certainement la permission pour les prendre. L’aspirante se lève brusquement du banc, prend la main de Tristan et l’emmène vers le mannequin. Elle s’empare d’un bâton mieux adapter pour le neishaan et un autre pour elle.

« Dit-moi quand tu est prêt. Je vais t’aider à mieux te positionner. Tu verras, ce n’est pas compliqué !»





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Tristan Gwened
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MessagePosté le: Dim 28 Mai 2017 - 16:11 Répondre en citantRevenir en haut

Sa tentative de ramener la conversation à un sujet fort neutre, l'ami d'Ottilia rencontré lors de sa première visite à la taverne, fut couronnée de succès, mais il ne parvint pas à en faire l'objet de vastes discussions. A l'évidence, il avait encore à apprendre dans la manière de mener une discussion ordinaire avec quelqu'un.
« J'espère que je le reverrai moi aussi, »
affirma-t-il, sincère. Le jeune prêtre était un Fëalocë très calme, contrairement à l'ancêtre dont lui-même déplorait d'avoir hérité quelques caractéristiques. Et malgré son apparent détachement du monde ordinaire - quoique pas aussi marqué que chez Ciryandil - Zoran semblait réellement se soucier du bien-être de chacun. Une personnalité à connaître davantage, sans doute, et que Tristan avait appréciée.
« Il avait l'air… gentil. Est-ce qu'il va être candidat aussi, comme toi, à la prochaine Empreinte ? »

Alors qu'elle émettait quelques réserves sur la pertinence d'aller s'asseoir par la température hivernale, Tristan haussa les épaules, et comme elle décidait tout de même de s'y rendre, l'y accompagna pour s'asseoir à ses côtés, mais à distance respectable.
« Oh, pas instantanément quand même ! Et puis c'est plus confortable. Pour parler, je veux dire, pas pour geler, évidemment, »
compléta-t-il avec le plus grand sérieux du monde. Sous le regard scrutateur de la torhille, il s'agita sur le banc de pierre (rugueux, très important :p), mal à l'aise, mais l'attitude d'Ottilia restait amicale, alors, il parvint à éviter de s'enfuir. Elle lui révéla bientôt une partie des pensées qui la traversaient, et il acquiesça avec fatalisme aux premiers mots.

La suite lui suscita une pincée d'étonnement, lorsqu'elle lui indiqua s'entraîner au combat, mais il finit par secouer négativement la tête.
« Je n'ai pas envie d'utiliser une arme en fer, Ottilia. C'est peut-être stupide, mais… chez moi, on ne porte pas d'armes, personne. Ce n'est pas… dans notre culture, je suppose. C'est pour cela qu'un bâton me semblait… plus accessible, pour moi. Dans le sens où il peut servir d'arme, mais ce n'est pas son unique fonction. A quoi sert une épée, à part à se battre ? Non, je ne crois pas que je pourrais utiliser quelque chose de semblable Je te remercie de ton aide, c'est très gentil, mais… »
Il soupira discrètement, se demandant si elle allait le croire dérangé. La communauté neishaane d'où il venait avait sans doute des habitudes bien différentes de celles du reste du monde, mais il ne pouvait s'en défaire d'un claquement de doigts. Cependant, il trouvait cela bien compliqué à expliquer.
« Désolé, je ne sais pas si je m'exprime clairement. Ce que je veux dire, c'est que je n'arrive pas à me faire à l'idée que… de frapper quelqu'un. Ou même quelque chose, c'est très difficile pour moi. Ce n'est pas seulement une question physique. »

Pourtant, il ne put continuer à battre en retrait, la torhille était bien décidée à faire quelque chose de lui, et l'entraîna à sa place précédente. Docile, il la suivit, et prit le nouveau morceau de bois qu'elle lui tendait, moins disproportionné face à sa stature de larve mal épaissie. Il y resserra sa prise des deux mains, sûrement trop crispées, et se campa de son mieux sur ses deux jambes, qui restaient trop proches pour lui offrir une vraiment bonne assise.
« Je crois que je suis prêt, »
annonça-t-il sans la moindre assurance, en suivant d'un œil les mouvements de sa professeure improvisée. Il n'était pas très rassuré, mais bon, puisqu'il avait dit qu'il voulait bien l'aider à passer un moment intéressant… et visiblement, ça lui plaisait de le conseiller sur le maniement d'une arme. Peut-être qu'elle saurait trouver de meilleures méthodes qu'un professeur officiel ?



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Sam 5 Aoû 2017 - 17:23 Répondre en citantRevenir en haut

En voyant la position de Tristan, Ottilia s’exclaffa. Il avait l’air d’être aussi tendu qu’un enfant face à son premier cours et son premier premier professeur. Non, il n’était vraiment pas fait pour se battre. Cela se voyait dès le premier coup d’oeil. La torhille laissa tomber son bâton au sol et alla se camper derrière Tristan.

« Tu sais quoi ? On va s’y prendre autrement. Je vais t’aider à te placer. »

L’aspirante se colla contre le dos de son ami pour prendre ses bras et les replacer correctement. Elle passa ensuite aux jambes, les mettant à une bonne distance l’une de l’autre d’un geste habile du pied. Ottilia n’avait pas très envie de tripoter les jambes d’un garçon avec ses mains, surtout qu’ils se connaissaient depuis peu de temps. Sans s’en rendre compte, elle se mit à rougir en s’imaginant accroupie avec les jambes du Fealocë dans ses mains, puis laissa échapper un petit cri de surprise en sentant une pierre sous son pied après voir reculé. Gênée, l’aspirante trouva vite une excuse.

« Heu… J’ai toujours peur de me refaire mal depuis que j’ai eu une entorse à la cheville. Tu sais, ça fait vraiment mal, ha ha. Je ne suis pas du tout imaginé des choses bizarres.»

Instinctivement, elle mit sa main derrière la tête et détourna le regard. Par chance, une chose brillante attira son attention. Une bonne balade pour rattraper sa maladresse, voilà qui était parfait.

« Tristan ? Tu veux faire autre chose ? Je crois qu’il y a de très belles choses chez les marchands. »

Ottilia se tourna vers son ami avec des yeux suppliant comme ceux d’un enfant qui demande à sa mère de lui acheter des sucreries. Comme si ça ne suffisait pas, elle avait joint les mains sous son menton avec un « S’il te plaît ! Toute seule c’est ennuyant... » prononcé d’une voix suppliante. Puis, elle se souvint qu’elle avait oublié sa bourse dans sa chambre.

« Ah zut … J’ai oublié que j’ai oublié ma bourse. J’aurais bien pris une boisson chaude pour me réchauffer. Pas grave. Tu veux bien quand même ? J’aime pas être toute seule comme ça. »





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MessagePosté le: Mar 8 Aoû 2017 - 09:00 Répondre en citantRevenir en haut

La mine du neisaan s'allongea lorsque sa professeure improvisée laissa échapper un rire. Il avait beau la considérer favorablement et, s'il prenait un peu de recul, comprendre qu'il n'y avait aucune méchanceté dans cette petite moquerie, cela ne lui faisait pas plaisir. Mais il ne voulait pas non plus se fâcher avec Ottilia pour une telle broutille, alors qu'il était sincèrement heureux de la revoir. Il resta donc silencieux, attendant de voir de quelle manière elle allait continuer, immobile mais pas tout à fait serein, et donc, loin d'être détendu comme un tel exercice l'aurait requis.

Il resta ainsi alors qu'elle décidait de le manipuler comme un pantin, en espérant que sa gêne ne se voyait pas de trop. Espoir bien illusoire, quand on avait un visage pâle qui rosissait à la moindre émotion. Bon, comme elle n'était pas face à lui, peut-être qu'elle ne remarquerait rien… Il se laissa faire en essayant de ne pas perdre toute souplesse, de ne pas se bloquer totalement, mais son manque d'habitude pour les activités physiques, quelles qu'elles soient, ainsi que pour les contacts directs, même aussi légers que présentement, avec la gent féminine de son âge, le mettaient assez mal à l'aise.

Lorsque la Torhille, ses corrections sur le placement de son élève terminées, manqua de perdre l'équilibre, il put constater qu'elle avait l'air aussi embarrassée que lui par la situation. Il força un mince sourire, et hocha pensivement la tête :
« Je comprends. C'est normal, que tu fasses attention, surtout que ça doit être plus fragile pour toi, maintenant, au niveau de cette cheville. Et puis, ça m'ennuierait que tu te fasses mal en essayant de m'aider, ce serait vraiment dommage. »
Oui, bon, il parlait un peu plus que normalement, mais ça aidait à masquer le reste, non ? Ou peut-être pas, mais ça l'aidait au moins à reprendre un peu contenance. D'ailleurs, il ne protesta pas du tout lorsque sa camarade opéra un revirement total, en lui proposant à brûle-pourpoint de changer d'activité, d'une manière que n'aurait pas reniée une Fëalocë, sans doute.



« Euh, oui, si tu veux, »
acquiesça-t-il, l'air moyennement convaincu, mais trop heureux d'arrêter là la séance de, euh… d'entraînement physique en binôme avec l'autre aspirante. Bon, déambuler devant des boutiques avec une fille, ce n'était pas non plus quelque chose qu'il savait faire, ni dont il avait la moindre habitude, mais il y avait quand même moyen qu'il s'en sorte mieux que précédemment. Si si, quand même. Ce ne serait pas si difficile. Ce qui l'était, par contre, c'était de résister à la mine implorante d'Ottilia, qui savait manifestement comment obtenir quelque chose. Auprès d'un jeune naïf comme Tristan, cela ne pouvait que fonctionner à merveille, et donc, il tomba en plein dans le panneau.

Il put reprendre une posture plus naturelle que celle dans laquelle l'avait mis la Torhille, et où il était resté figé depuis. Après avoir déposé son bâton auprès du banc, toujours rugueux, lui, il se dirigea en compagnie de la future dame on-ne-savait-pas-encore-quelle-couleur vers les étals du marché.
« Ce n'est pas grave, j'ai un peu de monnaie sur moi… je n'ai rien dépensé depuis que je suis arrivé ici. Et puis, cela me ferait plaisir de te payer quelque chose. Où est l'endroit où sont vendues les boissons ? »
Il n'avait pas encore tellement écumé les étals de la grand place, ce serait l'occasion de se familiariser davantage avec, et d'avoir les commentaires de quelqu'un qui devait s'y connaître déjà un peu. Pour le reste, eh bien… on verrait !

« Tu cherches quelque chose en particulier, ou c'est juste pour regarder ? Je suis passé quelques fois rapidement, mais c'est vrai, quand on est tout seul, ce n'est pas très intéressant de s'attarder. »
A voir si ça l'était davantage quand on avait quelqu'un avec qui partager ses réflexions. Et comme il supposait que le but de ce lèche-vitrine (ou lèche-étal) était aussi de discuter de choses et d'autres, il tenta de lancer un peu de conversation, même s'il 'était pas très expert dans ce domaine-là non plus.
« Au fait, ça se passe bien avec ton maître, euh, comment déjà ? Désolé, je n'ai pas retenu son nom. »
Ses joues se colorèrent de nouveau alors qu'il réalisait que, en voulant s'intéresser à sa camarade, il ne faisait que mettre en avant l'étendue de son ignorance à son sujet. Pourtant, il était quasi certain qu'elle lui avait déjà parlé de son maître, il aurait dû se souvenir de cet élément fondamental…



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MessagePosté le: Ven 18 Aoû 2017 - 13:37 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia parcourait les allées en observant ce que le marchands vendaient, sans lâcher la main de Tristan qu’elle avait prise un peu plus tôt sans se poser de questions. C’était agréable de pouvoir se balader avec un ami pour occuper ces jours d’ennuis profonds. Le Neishaan avait proposer de payer une boisson à la torhille, ce qui la rendit heureuse.

« Tu sais, je connais un petit endroit agréable, comme je te l’ai dit, mais… Il faut juste que je le retrouve. Je ne me souviens plus du nom qu’il porte. C’est un salon de thé en tout cas. On y trouve des choses vraiment délicieuses. Tu vas voir.»

Comme il faisait frais, peu de personnes sortaient et il était donc très facile de se déplacer et repérer les lieux. Tristan demanda à la torhille si elle cherchait quelque chose en particulier. Elle réfléchit un petit instant avant de secouer négativement la tête.

« J’ai vu quelque chose en venant avant de te voir, mais finalement, je trouverais peut-être mieux une prochaine fois. C’était une jolie petite bourse. »


Les deux aspirants continuèrent leur chemin tout en regardant ce que le marchands avaient à proposer. Il y en avait pour tout les goûts. Des bijoux, des étoffes, de beaux vêtements, des objet décoratifs,… Ils passèrent à côté d’une taverne d’où sortaient des voix plus ou moins fortes de personnes buvant jusqu’à plus soif. Le souvenir de la soirée entre aspirants qui avait mal finit lui revint en mémoire et rougit. Ils avaient un peu trop abusé de la boisson et Iniaki s’en était prit à celui qui leur avait offert la carafe. Plus tard ils avaient appris de qui il s’agissait et Ottilia n’osait plus le regarder dans les yeux lorsqu’elle le croisait. C’est à ce moment que le Neishaan demanda comment ça se passait avec son maître, ainsi que le nom du Maître.

« Hum… Tout se passe très bien pour l’instant. Mon maître s’appelle Lordan Ventaren. Il est de l’Escadron d’élite si je me souviens bien. Il est parfois occupé, comme aujourd’hui, alors pendant ce temps j’apprends à manier des armes avec quelqu’un d’autre, mais lui non plus n’est pas là. Puis je suis tombée sur toi ! Aussi je suis sa première aspirante, Lordan est maître depuis peu. Il est vraiment gentil. Par contre, je n’ai toujours pas retrouvé ce salon de thé ! »


Ottilia continua à regarder aux alentours jusqu’à trouver une enseigne qui lui était familière : "Les breuvages de Gaïa ".

« Tristan ! Je l’ai retrouvé ! »

Elle poussa la porte, attendit que Tristan entre puis entra en fermant la porte derrière elle. Un groupe de chevaliers déjà présent se tournait vers les deux aspirants et les saluèrent avec quelques signes de tête ou en levant tout simplement le bras. Pour leur répondre, Ottilia leur adressa également un petit signe de tête avec un sourire. Elle alla ensuite choisir une table ou s’installer et attendit que l’on vienne prendre leur commande. Une jeune femme, un elfe à la chevelure blonde, vint se présenter à eux pour leur demander ce qu’ils voulaient. La torhille choisit un thé avec un peu de miel et un petit pain aux amandes. L’elfe attendit que Tristan choisisse quoi prendre avant de repartir pour préparer les commandes.





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Tristan Gwened
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MessagePosté le: Dim 3 Sep 2017 - 09:20 Répondre en citantRevenir en haut

Moyennement à l'aise, Tristan s'était laissé conduire, conscient que la main qu'Ottilia avait glissée dans la sienne constituait un signe qui, pour lui, venait bien tôt, mais incapable pour autant de la retirer, au risque de peiner la torhille. Elle avait l'air toute joyeuse de ce moment de flâneries, et lui comptait bien faire des efforts pour ne pas commettre d'impair qui gâcherait le tout : la gentillesse de la jeune femme ne méritait pas cela. Il hocha la tête lorsqu'elle lui parla plus précisément du lieu auquel elle pensait.
« Oh, tu vas bien trouver, le kaerl n'est pas si grand, tout de même. Je te fais confiance. »

Le neishaan s'efforçait de répondre aux commentaires légers de sa camarade alors qu'ils passaient un étal après l'autre, même si les objets présentés ne l'intéressaient que peu. On ne faisait pas grand cas des possessions matérielles, à Ablah, et il avait grandi dans cette ambiance, où, une fois qu'on avait le nécessaire, on ne cherchait pas à amasser davantage. Le peu de choses qu'il avait réunies avant de se mettre en route à la suite de Ciryandil, lorsqu'il avait quitté les lieux de sa naissance, en témoignaient d'ailleurs clairement. C'est donc logiquement que l'expérience d'Ottilia avec son maître l'intéressait, bien plus que les bibelots vendus en ces lieux. Les témoignages, observations, savoirs, voilà qui avait de la valeur pour lui. Cette fois, il prit bien soin de mémoriser le nom de l'homme, ainsi que le reste des détails indiqués par sa consœur, et qu'il ne put s'empêcher d'analyser.

Quelque chose, en particulier, l'avait fait tiquer.
« Tu aimes les armes, alors ? Tu veux… faire comme lui, entrer dans l'escadron d'élite, ou quelque chose de ce genre ? Je pense que ce n'est pas si mal d'être la première aspirante de quelqu'un, il doit être aux petits soins pour toi. Après, quand cela devient une habitude pour eux, j'imagine qu'ils font moins attention… mais d'un autre côté, ils ont l'expérience, et ils savent mieux comment s'y prendre. Rien n'est parfait. »
Il conclut d'un haussement d'épaules fataliste, et il ne fallut ensuite pas longtemps pour que l'autre aspirante retrouve l'endroit qu'elle avait en tête. Tristan opina d'un air appréciateur en découvrant l'écriteau signalant l'établissement.
« Ils ont choisi un joli nom, »
glissa-t-il avant d'entrer. Il continua à suivre Ottilia comme un chien de manchon, répondant d'un signe aux salutations des chevaliers, et s'assit à la table qu'elle choisit, sans toutefois réussir à perdre de sa réserve.

Son regard examinait le lieu avec attention, cherchant des signes, des codes lui indiquant comment se comporter céans. Il n'avait que peu eu l'occasion de fréquenter ce genre d'endroits, mais il lui semblait que c'était un peu comme une taverne de qualité, à première vue. Un endroit recommandable, apparemment.
Lorsque la torhille le devança de nouveau avec sa commande, il se contenta d'attendre. Un salon de thé, cette boisson devait donc être privilégiée aussi, et sans doute qu'on en trouvait de nombreuses sortes, variées.
« Avez-vous une spécialité à me recommander ? »
demanda-t-il à la serveuse aux oreilles pointues, laquelle lui parla d'un breuvage doux, aromatisé avec des pétales des arbustes poussant sur les rives des chutes de Nightfall, celles-là même que leur kaerl survolait si souvent. Il se demanda fugitivement si c'était son allure peu substantielle qui la poussait à lui faire une telle proposition, presque féminine, mais opta malgré tout pour goûter cela.

Il n'avait pas très faim, mais pour faire bonne mesure, il ajouta la même pâtisserie que celle commandée par la torhille.
« A moins que tu aies quelque chose à me conseiller ? »
s'enquit-il auprès d'elle, puisqu'elle était déjà venue et donc, avait potentiellement testé d'autres choses. Il s'excusa d'un sourire timide à la serveuse, pour le temps qu'il prenait à se décider.
Quand cette dernière fut repartie, le neishaan reporta son attention sur sa camarade. Il dut une nouvelle fois se faire violence pour ne pas rester là à sourire timidement, et ouvrir la bouche.
« Voilà plusieurs fois que je te se rencontre, mais nous ne se connaissons pas beaucoup, au final. Qu'est-ce que tu aimes faire ? Pourquoi tu as accepté de… de venir ici, sur Tol Orëa ? »
La rougeur bien fréquente revint colorer sa figure pâle.
« Enfin, si ce n'est pas trop indiscret, bien sûr. Si tu n'as pas envie de répondre, nous pouvons parler d'autre chose. »
Sur ce, l'elfe blonde revint auprès d'eux, un plateau adroitement posé en équilibre sur la main. Elle disposa tasses et soucoupes contenant les pâtisseries, et servit d'un geste expert les deux boissons. Tristan la remercia, et posa ses mains autour du contenant fumant qui lui était destiné, humant attentivement son thé en patientant le temps qu'il refroidisse.



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Dim 10 Sep 2017 - 17:47 Répondre en citantRevenir en haut

Tandis qu’ils déambulaient dans les rues, Tristan remarqua une chose dans ce qu’Ottilia lui avait dit et il demanda si elle aimait les armes et si elle voulait suivre les pas de son maître. La torhille esquissa un sourire tout en écoutant la suite lorsqu’il compara les jeunes maîtres aux plus expérimentés.

« J’aime bien les armes, car mon frère m’a transmis sa passion lorsqu’on était plus jeune. Il avait ramené des petites épées en bois qu’on lui avait donné et on jouait avec en cachette. Un jour on s’est fait prendre et mes parents, surtout mon père, n’ont pas été content. » Elle ria en se souvenant de la tête qu’elle et son frère avaient fait cette fois là, et repris. « Sinon, je ne suis pas prête de faire comme mon maître. Je préfère m’entraîner pour l’instant et ensuite je verrais si je donne une suite. Pour être la première aspirante de quelqu’un, oui ce n’est pas mal. Ensuite comme tu le dit, c’est sûr qu’il y a des choses qui changent. »

Tranquillement installée et contente d’avoir commandé ce qu’elle voulait, Ottilia attendit que Tristan se décide en se plongeant un peu dans ses pensées. La torhille avait beaucoup progresser pour le maniement des armes depuis son arrivée au kaerl et continuait toujours d’avancer. Les livres contribuaient à renforcer sa connaissance des dragons en plus des enseignements de son maître sans oublier les quelques amis qu’elle avait enfin réussi à se faire. Certes, la rencontre avec Zoran aurait pu être plus douce et l’aspirante à été en froid avec Iniaki à cause d’un malentendu dans provoqué par le Labyrinthe, mais tout était rentré dans l’ordre. Tristan était également son ami depuis peu. D’ailleurs, celui-ci venait de lui poser une question. Ottilia réfléchit un instant puis haussa les épaules lorsque la serveuse partit. Le Neishaan essaya donc d’entamer une conversation et demanda à la torhille pourquoi elle avait accepté de venir sur Tol Orea, histoire de faire connaissance et si ça ne la dérangeait pas. L’aspirante sourit avant de prendre la parole.

« Et bien… Disons que j’étais un jeune fille en quête d’aventure et qui avait envie de voir du paysage et de pouvoir devenir une combattante encore meilleure que son frère. C’est d’ailleurs toujours valable. Et puis quand un chevalier vient te voir avec un dragon, qu’il te dit que tu possède un Don et qu’un jour tu pourras avoir toi-même ton propre lié, qu’on t’apprendras tout un tas de choses et que des légendes prennent vie devant toi, c’est difficile de résister. Bien sûr, ma famille me manque, mais je me suis promis d’aller les revoir un jour. Mon frère me manque tellement.» 

Ottilia marqua une pause et se rendit compte qu’elle parlait bien plus souvent de son frère que du reste de sa famille.

« Hum… Tristan, tu sais, si je parle aussi souvent de mon frère, c’est parce que c’est en quelque sorte mon modèle. Je passais aussi la plupart de mon temps avec lui. On faisait tout ensemble… Enfin jusqu’à ce qu’il aille dans la garde d’Asinien. Je n’avait plus que les livres pour m’occuper puisque ma petite sœur était trop jeune et que mes parents étaient très occupés par la forge. Je pense que c’est aussi ce qui à dû me pousser à partir. »

La torhille s’accouda sur la table et regarda Tristan, pensive.

« Et toi, pourquoi tu es parti ? Tu viens d’où exactement ? Je suis curieuse de savoir maintenant que je t’ai raconté ma petite histoire »





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Tristan Gwened
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MessagePosté le: Sam 16 Sep 2017 - 23:09 Répondre en citantRevenir en haut

Tristan fronçait les sourcils en écoutant son amie lui expliquer l'origine de son goût pour l'épée. C'était une réaction non de dégoût, même si celle-là n'était pas loin, mais plutôt d'effort de compréhension, car il lui était difficile de concevoir ce que quiconque pouvait trouver d'intéressant dans ces outils de destruction d'autrui.
« Excuse-moi si je te semble insister, mais… j'ai vraiment du mal à comprendre comment un bout de bois, ou de ferraille, peut être aussi attirant. Ton père était de cet avis ? C'est la raison pour laquelle il ne voulait pas vous voir jouer à ce genre de choses ? »
Autant, pour le neishaan, les armes devraient au minimum être bannies de l'univers des enfants, autant, en la matière, il n'y avait pas de raison de faire de différence entre garçons et filles. La société d'Ablah avait certainement bien des défauts, mais on ne pouvait sûrement pas la taxer de sexisme : sur ce plan-là, l'égalité était si bien respectée que les jeunes gens et jeunes filles qui en étaient originaires ne soupçonnaient pas que d'autres peuples réservaient ou interdisaient certains métiers en fonction du genre.

Ottilia n'avait pas spécialement de pâtisserie à lui recommander, ce qui n'était pas bien grave. De nouveau, elle évoqua sa famille, avec une tendresse évidente. Son sourire se refléta, en une version atténuée, et teintée d'un soupçon de regrets, sur le visage de son camarade.
« Tu as l'air de les aimer beaucoup… Tu dois leur manquer aussi, ton absence doit leur sembler… bizarre. Mais tu as de la chance d'avoir eu quelqu'un d'aussi proche que ton frère. La séparation dû être difficile, quand il est parti. »
Le récit plein de fraîcheur de la torhille était agréable à entendre, et la famille qu'elle dépeignait semblait presque idéale, sans grandes complications. Était-ce le caractère très terre à terre de sa race qui lui faisait voir les choses ainsi ? Tristan ne pouvait en dire de même pour ce qui le concernait, mais il n'était pas question de lui et il préféra se taire. Concernant sa camarade, tout n'était sans doute pas aussi simple, mais l'affection évoquée ne pouvait être feinte.
« En tout cas, si tu veux les revoir, tu le pourras certainement… même s'il faudra de la patience. »

Les raisons de la venue de qui que ce soit sur Tol Orëa ne semblaient pas aussi triviales au neishaan, et il fit savoir d'un signe de tête négatif à l'autre aspirante, qu'il ne partageait pas son avis à ce propos.
« J'ai quand même l'impression que ce n'est pas si évident que ça, de vouloir suivre un chevalier dragon. C'est aussi un étranger, qui te demande de l'accompagner dans un endroit nouveau, loin de tout ce et ceux que tu as connu jusque-là, et de croire à des choses qui semblent impossibles au reste du monde… »
Son regard se perdit un instant dans le vague, alors qu'il repensait aux doutes qui, chez lui, avaient accompagné l'apparition du Chevalier blanc aveugle. Réalisant que le silence se faisait pesant, il eut un haussement d'épaules, et but une gorgée de thé pour terminer de retrouver l'instant présent.
« Je me demande combien refusent. Il doit bien y en avoir qui préfèrent leur vie telle qu'elle est, plutôt que quelque chose de nouveau et plus ou moins chimérique. Enfin, j'imagine que les Chevaliers et Maîtres qui n'arrivent pas à convaincre un Doué vont éviter de s'en vanter ensuite, cela doit avoir un goût d'échec pour eux. »

Et puis, comme il aurait dû s'y attendre, Ottilia lui renvoya sa question. Il remua un instant sur sa chaise, pas très à l'aise, et porta de nouveau la tasse à ses lèvres, le temps de rassembler ses mots et de les disposer en ordre.
« Je ne sais plus si je t'ai déjà dit que je viens aussi du Vaendark, mais de la ville d'Ablah, qui est située assez haut dans les montagnes de l'Andram. Avant, je n'avais jamais vraiment réalisé que notre situation était assez… exceptionnelle. Maintenant, je me rends compte que c'était un lieu plutôt très isolé. Nous allons quelques fois dans la plaine, en été, et nous avons toujours des visiteurs, mais la plupart du temps, nous restons entre nous… enfin, je veux dire, ils restent entre eux.. »
De fait, il n'appartenait plus à la petite communauté de la cité des neiges. C'était toujours une constatation vaguement douloureuse, malgré la voix de la raison lui susurrant que c'était mieux ainsi. Il lâcha un soupir avant de reprendre.
« Quant à la raison de mon départ… quelque part, j'avais aussi envie de voir du pays. Et puis, je sentais qu'il allait falloir que… que je change quelque chose, peut-être que je parte. Sans doute. Mais… je ne voyais pas bien comment faire, concrètement. Pour aller où, pour faire quoi ? Et comment être sûr que les choses se passeraient mieux ailleurs ? »

Coupant court à des réminiscences désagréables, il rabaissa le regard sur son thé, et prit le temps d'une inspiration ample pour être certain de conserver son calme. Les mains autour de sa tasse, il reprit sans cesser de fixer le liquide sombre :
« Quand le chevalier Ciryandil est apparu… d'abord, je ne l'ai pas cru. Je n'ai pas voulu le croire. Cela me semblait tellement impossible, que tous nos livres ignorent l'existence des dragons, même si le sien avait été là, sous mes yeux. J'ai pensé à une illusion, ou quelque chose du genre. Ce n'était pas très crédible, surtout qu'il m'avait parlé, mais il me fallait bien une explication. »
Prudemment, il releva un peu le nez, appréhendant ce qu'il lirait alors sur le visage d'Ottilia, et continua après une brève pause.
« Ciryandil devait se douter que je changerais d'avis, et il ne m'a pas fait oublier notre rencontre. Il venait à Ablah, de toute manière. Et… »
Ses yeux replongèrent dans le récipient de porcelaine, tandis que ses mains se serraient un peu plus tout autour. Devait-il parler de l'accident ? Il en avait tellement honte, et n'était pas certain d'y parvenir. Il voulait bien discuter, et la torhille lui inspirait confiance, mais ils se connaissaient encore peu, et il redoutait une réaction de rejet à son encontre. Mal à l'aise, il décida de ne pas prendre ce risque, et préféra abréger. Tant pis pour le manque de continuité et de logique dans son histoire.
« Et en effet, quand il est reparti, j'avais changé d'avis. Je l'ai suivi. C'était un peu une fuite, mais… je ne crois pas que j'aurais eu de meilleure occasion. »
Il conclut en prenant une gorgée de thé supplémentaire, mais esquissa une grimace : le liquide était glacé, il avait refroidi à une vitesse étonnante…



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MessagePosté le: Ven 13 Oct 2017 - 14:07 Répondre en citantRevenir en haut

Tristan, qui fronçait les sourcils en écoutant Ottilia parler, s’excusa à cause d’une impression d’insister et demanda pourquoi elle trouvait un bout de bois ou de ferraille si attirant et si le père de la torhille était du même avis. L’aspirante esquissa un sourire, portant ses mains à son thé pour les réchauffer un peu.

« Mon père est forgeron. Il sait très bien quel dangers peuvent causer les armes. Comme on était encore jeune et pas en âge de nous amuser avec des épées, quelque soit leur matière, il nous a gronder. Après tout, qu’elle soit en bois ou en fer, les risques de se blesser sont toujours présents. Nos parents nous aimaient beaucoup, même si au fil de temps, ils passaient de moins en moins de temps avec nous et plus avec notre petite sœur. »

Se rappeler tout ces souvenirs commençaient à peser sur le coeur de la jeune fille, puis Tristan mis le doigt sur un point sensible. La torhille voulait revoir sa famille plus que tout le reste. Elle ne savait pas si elle aurait la force de patienter jusqu’au moment où elle pourrait se déplacer seule d’un continent à l’autre. Son sourire disparu en pensant au temps qu’il lui faudrait encore attendre avant de pouvoir passer en visite à Asinien.

« Tristan… Je suis certaine que je leur manque. Mais je ne suis pas certaine de réussir à patienter sachant que je ne sais même pas combien de temps il me faut encore pour pouvoir voyager seule. Je me demande bien comment les choses auront changées dans la famille jusque là. Ma sœur aura grandit, déjà, et mon frère, mes parents auront peut-être encore la même tête. J’espère qu’ils me reconnaîtrons et qu’ils seront heureux de me revoir. »

Ottilia écouta Tristan en silence et haussa les épaules en guise de réponse. Peut-être que les motivations n’étaient pas les même pour tous, mais elle ne savais pas du tout combien refusaient d’accompagner les chevaliers et maîtres venus les voir. Puis le neishaan commença à lui parler de la ville d’Ablah, dans les montagnes du Vaendark. Ablah ? Peut-être avait-elle vu ce nom une pu deux fois dans un livre mais n’y avait jamais vraiment fait attention. En tout cas, son ami venait des montagnes, ce n’était pas rien.

« Ablah ? Dans les montagnes ? Il doit y faire plus froid qu’à Asinien. »

La torhille écouta attentivement Tristan qui parlait de sa rencontre avec Ciryandil. Elle avait déjà entendu parler de lui mais ne l’avait jamais vraiment rencontré. Zoran lui avait beaucoup parler du prêtre et tout ce que l’aspirante savait à son sujet c’était ce qu’on voulait bien lui raconter. Lorsque Tristan eut fini, Ottilia prit la parole avec une voix étonnement calme et douce.

« Tu sais, je comprends ce que tu ressent. Même si j’étais contente d’avoir l’occasion de partir, j’étais triste de quitter ceux que j’aime. Mais il vaut mieux saisir l’occasion dès qu’elle se présente. Ensuite, au début on est un peu perdu, on ne sait pas trop quoi faire, mais on finit par trouver sa voie. Au début, quand j’ai rencontrer Zoran, on est aller voir le guérisseur pour demander si je pouvais suivre cette voie. Au final, je me suis vite rendue compte que ce n’était pas du tout ce que je voulais. »

La torhille esquissa un nouveau sourire, plein de confiance.

« Et puis, nous sommes amis. On vient tout les deux du même continent, on peut s’entraider. C’est ce que font des amis, non ? Entre aspirants d’un même kaerl, je suppose que c’est normal de s’entraider et se soutenir les uns les autres. »

Ottilia prit son thé et le finit en un rien de temps avant de commencer à entamer sa pâtisserie, lorsqu’une nouvelle question pointa le bout de son nez.

« Au fait, qu’est-ce que aimerait faire une fois que tu sera lié à un dragon ? »





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MessagePosté le: Jeu 9 Nov 2017 - 21:05 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia ne se fit guère prier pour évoquer davantage sa famille, et apporter quelques précisions. Peu habitué à ce genre de conversation pourtant très simple et spontanée, le neishaan se sentit honoré de la confiance qu'elle plaçait en lui. Ce n'était pas évident, de son point de vue, de discuter ainsi de sa famille en toute sincérité, et apparemment, sans rien chercher à dissimuler. Lui-même n'était pas certain de pouvoir en faire de même, ce qui ne donnait que davantage de valeur à l'histoire de sa camarade.
« Un torhill forgeron ? C'est la profession rêvée pour vous, à ce qu'il paraît. Enfin, c'est un peu cliché, bien sûr, comme pour les marins qui ne sont pas tous ondins… mais il doit bien y avoir une part de vérité derrière tous ces stéréotypes, la preuve. »

Il préféra ne pas insister sur les armes, sujet qui, définitivement, ne le passionnait pas du tout. La Candidate sembla soudain plus mélancolique alors qu'elle explicitait ses craintes concernant le moment où elle pourrait revoir les siens.
« C'est déjà bien, d'être certaine qu'ils pensent à toi. Je veux dire, même si eux aussi te manquent, et même si vous êtes loin, vous savez que vous gardez un lien. C'est rassurant, déjà, non ? Et puis, tu vas sûrement réussir à attendre. Ce ne sera peut-être pas si long, après tout. D'ailleurs, on ne s'ennuie pas beaucoup, ici, entre les leçons, les corvées… j'ai l'impression qu'il y a toujours quelque chose à faire. En plus, tout le monde parle de la prochaine éclosion, et tu seras sur les Sables, non ? Si tu te lies à un dragon à ce moment-là, tu n'auras même plus le temps de penser à autre chose. »

Un fin sourire traversa le visage d'albâtre du neishaan. Il espérait ne pas être trop mauvais dans sa tentative de rasséréner sa camarade, mais n'était vraiment pas du tout sûr de lui. Difficile de conforter autrui, quand on était soi-même en grand défaut d'assurance ! Par ailleurs, toutes ces interactions entre personnes lui étaient encore bien étrangères, et il avait la sensation d'avancer comme un pachyderme dans une caverne pleine de concrétions superbes et extrêmement fragiles. Pourtant, il savait qu'il ne pourrait progresser qu'en persistant, malgré le risque d'erreurs qui pourraient provoquer de la casse plus ou moins sérieuse au passage.
« Ils te reconnaîtront. Tu es leur fille, leur sœur, ils t'ont vue grandir ou ils ont grandi avec toi, il y aura forcément un détail, une expression ou je ne sais quoi, qui fera que tu ne seras pas une étrangère pour eux. C'est sûr qu'ils auront changé, et toi aussi, mais ils auraient changé aussi si tu étais restée avec eux. C'est juste que vous ne vous serez pas vus évoluer petit à petit, alors, les différences vous sauteront davantage aux yeux, mais au final, il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal. »



Cela avait ensuite été à son tour de se livrer, et il l'avait fait du mieux qu'il y parvenait, même s'il avait la sensation de ne pas rendre justice à la confiance que lui avait témoignée Ottilia juste avant. Il ne parvenait pas à parler aussi naturellement et sincèrement de ce qui, jusqu'à lors, n'avait été que son histoire personnelle. Il hocha cependant la tête pour confirmer les réflexions climatiques de sa camarade.
« Il fait très froid, oui. Surtout en plein hiver. Mais les lieux de vie sont assez bien isolés, et puis, on élève des chèvres angoras, aussi, qui sont habituées au climat, et qui aident à réchauffer l'ambiance. En plus, leur laine est très chaude, et très douce, alors, on s'en sert beaucoup, surtout pour les vêtements d'extérieur. »
De nouveau, une lueur de doute s'invita dans ses prunelles ambrées. Est-ce qu'il n'allait pas ennuyer la torhille, avec les affaires insignifiantes de son passé ? Est-ce que cela pouvait l'intéresser réellement, de savoir combien de chèvres Ablah comptait par habitant ? Il se tut, un peu brutalement, soudain conscient de l'inutilité de ses bavardages, et mordit dans sa pâtisserie pour s'occuper les mains autant que se donner une contenance.

La délicatesse avec laquelle sa camarade lui répondit ensuite lui réchauffa l'âme, même s'il se sentit obligé d'apporter quelques corrections. Il ne serait qu'un genre de traître, s'il ne se montrait pas entièrement honnête avec elle, après les confidence qu'elle lui avait rapportées. Mais ce qu'il avait à avouer n'était pas simple : son élocution s'en ressentit, ralentie et pleine d'hésitations, tandis que ses yeux se perdaient au fond de sa tasse.
« Il y a un peu de ça, oui. Mais, c'est un peu différent aussi. En fait… je crois que certains seront plutôt soulagés de mon départ, à Ablah. Et ils en auront toutes les raisons. J'ai… j'ai fait des bêtises, là-bas. Grosses. Je finissais par… apporter plus d'ennuis qu'autre chose. Alors, voilà, il valait mieux que je m'en aille, pour tout le monde. Même si je n'aurais jamais cru que ce soit pour aller sur le continent de Tol Orëa, et encore moins, à dos de dragon… »



Un sourire plus timide répondit à celui d'Ottilia. Espoir et reconnaissance se mêlaient confusément comme il hochait la tête.
« Je te remercie. Vraiment. Je… cela me fait plaisir que tu te dises mon amie. J'espère que tu n'en seras pas déçue. C'est vraiment très gentil à toi, de… d'être là pour… pour m'aider à faire mes premiers pas par ici. Enfin, plus vraiment les tous premiers, maintenant, mais j'ai quand même encore beaucoup de choses à apprendre, je crois. Alors, je… je suis content que tu sois là. Comme le premier jour, quand je suis arrivé, et que nous nous sommes rencontrés à la taverne de Lomeanor. Merci. »
Il était plus touché qu'il n'aurait su l'exprimer, face à cette déclaration d'amitié et de soutien, et il baissa de nouveau le nez sur sa boisson, de crainte de s'être montré ridicule. Fallait-il dire ces choses-là ? Mais à l'inverse, était-il bon de les taire ? Non, décidément, les relations entre bipèdes étaient bien plus complexes que ne voulaient bien le laisser entrevoir les livres…

La nouvelle question de celle qu'il allait désormais pouvoir qualifier d'amie sans plus hésiter, le laissa un instant silencieux. Puis vint un de ses haussements d'épaules tout juste esquissés.
« Je n'ai pas pensé à cela. Vraiment pas. Il me semble que… se lier à un dragon est déjà quelque chose d'assez… improbable. Je parle pour moi, naturellement. Disons que, si jamais j'y arrive, ce sera déjà inespéré. Je verrai bien, alors. Mais je ne suis pas sûr de devoir compter là-dessus… »
Non qu'il mette en doute les capacités d'Aramanth, qui l'avait détecté, mais tous les Doués se liaient-ils ? Visiblement, il y avait des cas qui ne parvenaient pas à trouver âme sœur draconique à leur pied. Et inversement, d'ailleurs, malheureusement pour l'infortuné dragonneau qui ne vivait au moins pas longtemps pour regretter de rester seul au monde. Tristan, lui, ne parvenait vraiment pas à imaginer quel genre de saurien pourrait être voué à unir sa destinée avec la sienne. Mieux valait donc éviter de trop espérer, pour ne pas être trop déçu à l'avenir. Ottilia, par contre, avait certainement davantage de chances.
« Et toi, tu as une idée ? Le moment risque de venir bientôt pour toi… Je te le souhaite, en tout cas. »



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