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 [Aspirante] Opalie d'Hirùne Sujet suivant
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Opalie d'Hirùne
Aspirant(e)

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Race: Humaine
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Affiliation: Clan Introverti
Alignement perso: Neutre Mauvais
Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Mer 8 Fév 2017 - 18:58 Répondre en citantRevenir en haut

Nom : Opalie d'Hirùne

Surnom :  Rares sont ceux qui la nomment autrement que par son prénom.

Âge : A 13 ans Opalie pose le pied au seuil de l'adolescence.

Race :  Humaine principalement. Sa mère aurait des origines Neishaanes. Quant à son père, même s'il se targue d'avoir un éminent ancêtre Torhil, personne ne peut en attester formellement.

Physique, Caractère :  Opalie vient d'escalader avec facilité la falaise de l'enfance, elle se tient maintenant sur la ligne de crête qui déterminera ses traits à l'avenir...

Enfant attentive et calme, elle parvient, après un temps d'analyse, à aplanir les contrariétés qui peuvent survenir sur sa route. Ni altruiste, ni généreuse, son bien-être et ses expériences personnelles priment sur les autres. Elle peut se montrer amicale, éventuellement drôle, si l'ironie ou le sarcasme fait partie de votre humour. Elle sait néanmoins user de sa langue à bon escient, et a une haute conscience de la hiérarchie, ce qu'il l'a, pour l'instant, toujours sauvée.
Opalie n'apprécie que très peu la compagnie des adolescents de son âge, et encore moins celle des enfants. D'une maturité précoce, elle a grandit entourée d'adultes et les écoute parler avec la plus grande attention. Elle s'imbibe de la parole des anciens qu'elle respecte, mais méprise les accents de vantardise qu'elle décèle souvent chez les compagnons de route de ses parents.
Pour Opalie, la frontière entre le Bien et le Mal est ténue, et à tout prendre, elle préfère opter pour une mauvaise action dissimulée, souvent bien plus riche en rebondissements! A condition de ne pas se faire prendre... mais elle se débrouille plutôt bien à ce petit jeu là !

Si vous l’aperceviez pour la première fois de dos, vous ne prêteriez probablement aucune attention à cette gamine, plus petite que son âge, et que sa puberté tardive ne différencie pas encore d'une enfant de dix ans. Lorsqu'elle se tournerait vers vous, son regard d'un bleu profond pourrait faire naître un frisson entre vos omoplates, vite dissipé par l'étude plus approfondie d'un visage doux aux rondeurs enfantines. Opalie a les cheveux fins et sombres, dont les reflets presque bleutés rappellent le plumage d'un corbeau. Sa mère a toujours aimé lui tresser les cheveux, mais depuis peu Opalie résiste à ce rituel maternel. Elle marque désormais son opposition en n'arborant qu'une unique natte asymétrique qui naît de sa tempe gauche, ce qui a pour principal effet d'agacer prodigieusement sa mère. Comme d'autres saltimbanques, ses oreilles sont percées de plusieurs trous mais là encore, l'autorité parentale lui impose des anneaux d'argent très fins.
A la naissance, elle présentait un angiome rouge entre les sourcils, mais avec le temps la tâche a fini par s'estomper et on ne la distingue nettement que lorsqu'elle se met en colère, ce qui arrive pour le moins rarement.

Le soir, lorsqu'elle assiste Monsieur Loyal, elle revêt un élégant uniforme de page de soie noire, brodé de motifs lie-de-vin, mais en journée elle se vêt d'une fonctionnelle tenue de grosse toile, comme tous ses comparses du Cirque d'Ouranos.

Alignement :  Neutre Mauvais

Clan choisi : Kaerl Ardent

Histoire :

Comme tous les enfants, Opalie ne sera pas la meilleure conteuse de sa propre histoire, du moins, pas avant quelques années.

On ne sait donc d'elle que ce que tout un chacun dans la troupe connaît : elle naît au hameau de la Savenière, sur les rives du fleuve Cenedril, un froid matin d'Haskelku. Nul ne peut l'ignorer : les frêles parois de planches de la roulotte familiale ne sont pas suffisantes pour étouffer les cris nocturnes de sa mère, Nireï. Son père, Mandeliens, fait les quatre cents pas devant, laissant la femme de Monsieur Loyal faire son office, la seule qui ait quelques notions d'accoucheuse, puisque c'est aussi elle qui aide les juments de parade à mettre bas.

Opalie est la première, et unique enfant d'un couple qui fait jaser : Nireï sa mère est funambule dans la troupe depuis son adolescence et Mandeliens, son père a rejoint le groupe après avoir appris nombre tours de magie et de passe-passe au travers de Rhaeg.
Nireï et Mandeliens sont deux exacts opposés : elle, est une pâle et gracieuse Sang-mêlée, dont les origines Neishaanes ne font aucun doute, tant sa chevelure est claire et son ossature fine. Discrète et aimable, la jeune femme est une membre appréciée de la troupe d'artistes. Mandeliens ne bénéficie pas de la même réputation : haut en taille, en couleur et en gueule ! Après avoir écumé tous les ports du monde, plutôt doué de ses dix doigts mais bien trop passionné pour vivre d'un honnête métier, il a atterri au cirque suite à des dettes contractées auprès de Monsieur Loyal... Ayant considéré, en homme pragmatique, qu'un mort remboursait mal, le directeur de la troupe l'a embauché, d'abord pour nettoyer les enclos et monter le chapiteau, puis, avec un peu d'entraînement, Mandeliens fait désormais office de lanceur de couteaux, vaguement prestidigitateur mais particulièrement clownesque. Si ses tours ne sont pas hors du commun, le personnage en lui-même rempli les gradins de spectatrices enamourées. C'est un homme qui divise, un homme de passion dont les colères violentes sont aussi spectaculaires que les démonstrations amoureuses.

Opalie grandit dans la roulotte familiale, sur les routes, dans le microcosme social de la troupe. Le Cirque d'Ouranos compte une vingtaine d'artistes, à peu près autant d'animaux, le tout sous la houlette de l'autoritaire Monsieur Loyal et aux dépends de la bourse bien serrée de Madame Loyale.
Comme tous dans la troupe, Opalie n'a jamais éprouvé la famine, mais ne connaît pas pour autant la chaleur d'une habitation correctement chauffée. Tous les ans, Monsieur et Madame Loyal organisent une tournée de plusieurs mois sur un continent, afin de n'arriver à Lomëanor que lorsque le spectacle de l'année est parfaitement rôdé, ce qui leur offre une excellente réputation auprès des villageois. Régulièrement, les Chevaliers Dragons des Kaerls assistent en personne à la représentation, c'est dire !

Les naissances ne sont pas nombreuses au Cirque d'Ouranos. Les enfants y sont appréciés comme de petites mascottes, à condition d'accomplir les menus travaux qui leurs sont confiés (« et plus vite que ça! » )... A ses six ans Opalie, débrouillarde et obéissante, sait panser et nourrir les chevaux, s'occuper de la petite ménagerie des trois singes de Monsieur Loyal, mais ne doit jamais, jamais, entrer dans la cage aux tigres. Ses parents n'ayant guère de facilité avec la lecture, lorsqu'Opalie a huit ans, Monsieur Loyal se charge de lui enseigner avec succès les rudiments des lettres. Madame Loyale lui inculque les bases des chiffres à partir des livres de comptes de la troupe, mais décrète rapidement que la petite n'est pas assez intelligente, ce qui, au fond, l'arrange plutôt.

La vie d'Opalie, comme celle de beaucoup d'enfants, est à la fois monotone et extraordinaire, vagabonde et routinière.

Opalie n'a pas de véritable ami : jusqu'à ses huit ans, les deux seuls autres enfants au camps sont deux jumeaux inséparables qui ont le double de son âge, donc pas les mêmes jeux, ni les mêmes occupations. En dehors de ses obligations, elle joue seule, avec une poupée que sa maman lui a offert et reprisée des dizaines de fois, l'été elle enferme des criquets dans de petites cages de brindilles pour les entendre chanter.

Peu d'adolescents peuvent dire, comme Opalie, qu'ils ont déjà visité plusieurs continents ! Bien que "visiter" soit un bien grand mot: si la forme des maisons change, la roulotte familiale, elle, est toujours identique, et le campement guère différent s'il est monté en Orën ou en Undòmë. Ce sont les deux principaux lieux de tournées, et Monsieur et Madame Loyal ne risquent aucune fantaisie avec l'itinéraire qu'elles empruntent. Les années paires voient la troupe évoluer en Orën, les années impaires en Undòmë. Soit disant que dans ces deux contrées, les badauds les attendent avec impatience. En vrai Opalie sait que Madame Loyal craint le froid du Vaendark, tandis que les chevaux de parade, eux, ne supportent pas le climat du Ssyl Shar. Qahra est trop lointaine, quant aux archipels d'Ys, "le ramassis de gueux" qui la peuplent, d'après Monsieur Loyal, ne vaut pas le coût de la traversée. Elle prend donc le bateau deux fois par an, bien trop souvent pour elle qui déteste ça, et passe le temps de la traversée à vider le maigre contenu de son estomac par dessus bord.

Opalie n'est guère curieuse de découvrir le monde: après tout, les gens n'ont pas l'air différents d'un bout à l'autre du Rhaeg, ils rient aux mêmes blagues des clowns, écarquillent les yeux lors des mêmes spectacles de magie, et applaudissent lors de la tournée des artistes. D'aussi loin qu'elle se souvienne, le voyage, suivant ces deux boucles immuables, a toujours fait partie de sa vie.


Lorsqu'Opalie fête ses dix ans, Monsieur Loyal, fier de ses progrès en lecture, annonce à toute la troupe réunie qu'elle en sait désormais assez, et qu'il est plus que temps d'apprendre un métier. La petite est trop maladroite pour en faire une jongleuse d'exception, moins souple que les enfants de son âge donc piètre acrobate, et bien trop orgueilleuse pour faire rire à ses dépends... Mais elle apprécie les animaux, les singes particulièrement, avec lesquels elle passe beaucoup de temps. Il est bien trop tôt pour l'envoyer s'occuper des fauves. Monsieur Loyal lui apprend donc, comme un cadeau, qu'elle serait désormais responsable du dressage du petit primate qui venait de naître en captivité.

«  Je t'appelle Titus »

Première décision importante, première responsabilité, Opalie nomme son petit apprenti. Dès lors, ils ne se quittent que très peu. Arguant de la nécessité de passer du temps avec son protégé, elle remporte avec l'appui de Monsieur Loyal, une première victoire contre ses parents, en réussissant à imposer Titus dans la roulotte familiale. A peine sevré, il dort déjà dans une petite boite à coté de l'oreiller de sa nouvelle maman.

« J'ai l'impression que l'on se comprend si bien toi et moi... Ensembles, on n'a même pas besoin de mots... »

Titus devint le seul ami d'Opalie. Une belle amitié, puissante mais inégale dans laquelle les consignes viennent toujours de la même partie, la non obéissance est gentiment, mais fermement, réprimandée. Petit, il est en permanence dissimulé dans le col de la jeune fille, et dans le campement, on ne voit jamais l'une sans deviner l'autre.

Pas une journée ne s'écoule sans qu'Opalie ne songe à un nouveau tour à travailler avec Titus. En quelques mois, le petit singe sait déverrouiller des loquets, apparaître et disparaître dans un chapeau à double fond et monter le long du mât du chapiteau pour jeter des cacahuètes sur le public. Le numéro le plus apprécié des spectateurs est celui du « miroir à l'infini », ce jeu auquel se sont adonnés tous les enfants au grand agacement de leurs parents qui consiste à imiter le plus fidèlement possible tous les gestes de son partenaire. Opalie en maîtrise toutes les ficelles, Titus ne déborde jamais de son rôle, et a aucun moment il n'aurait énervé sa maîtresse en poursuivant le jeu lorsqu'elle décide d'y mettre fin. Titus est véritablement l'ami parfait.

A la veille de ses treize ans, le quotidien d'Opalie serait paisible, si les disputes entre ses parents n'étaient pas si fréquentes. Coureur de jupons notoire, Mandeliens rentre tard, souvent éméché, allégé des quelques sous glanés pendant le spectacle. Nireï, impassible et froide comme la glace l'a supporté ainsi des années, désormais elle change de tactique et tous les soirs leurs disputes empoisonnent la nuit des saltimbanques. Opalie et Titus sont les spectateurs impuissants et prisonniers de leur vilain numéro. La roulotte autrefois cocon protecteur, est désormais bien trop étroite pour eux quatre. La jeune fille accuse les mauvaises nuits, se montre parfois venimeuse et si quelqu'un a l'outrecuidance de le lui faire remarquer il se fait immédiatement poignarder par son regard assassin.

*~~~*



Eeet maintenant, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, veuillez faire un trioooomphe à Opalie eeeeeeeeet Tituuuus !!!

Sous les applaudissements enthousiastes d'un public clairsemé, le duo fait un deuxième tour avant de quitter le cercle de sable et de se glisser sous le rideau. Opalie relève son chapeau à crevés et essuie d'un revers de manche la sueur qui perle sur son front. Il fait si chaud sous le chapiteau, quelques mèches noires restent collées sur sa nuque. Sur son épaule, Titus émet encore son petit ricanement simiesque, il a adoré le spectacle ! La jeune fille lui dépose un petit baiser sur le bout du museau et sort d'une poche de soie noire un petit morceau de pomme en cadeau. Leurs souffles forment de petites volutes de buée qui se perdent dans l'air froid de la nuit.

En se rapprochant de l'abri qui sert de cantine à la troupe, Opalie ne croise personne : tous les artistes guettent le moment du tour final de remerciement. Elle aussi doit y prendre part, mais elle a le temps de boire une louche d'eau avant, la lumière des projecteurs lui a desséché le gosier et l'air froid et sec de cette soirée glaciale lui donne soif.

* Opalie, je sais que tu m'entends, rejoins moi. *

De frayeur, l'adolescente avale de travers et crache l'eau qu'elle a dans la bouche. Titus sort sa tête de la poche dans laquelle il s'était caché, et la dévisage de ses grands yeux.

Titus, c'est toi qui me parle ?

Le hochement intrigué du petit singe ne semble pas être une réponse affirmative. Elle regarde à gauche, à droite. Personne.

* Tu ne rêves pas Opalie, je sais que tu m'entends, dans ta tête. Rejoins moi, je suis dans le bosquet *

La jeune fille dégluti et fait non de la tête :

Je ne sais pas qui vous êtes, mais je ne peux pas, je dois aller saluer le public.

Butée, comme peut l'être une adolescente qui ne sait pas pourquoi elle n'obéit pas à une injonction aussi surprenante, Opalie ferme bien son esprit et retourne sous le chapiteau. Titus ne rit plus, il la regarde toujours de ses grands yeux étonnés. Normalement il doit applaudir, ses deux longs bras velus au dessus de la tête, il suffit d'un froncement de sourcils de sa maîtresse pour qu'il se rappelle son rôle et offre son sourire tord au public debout.
Un tour, deux tours. Opalie sourit de toutes ses dents blanches en saluant le public, avant de suivre la troupe pour sortir une dernière fois du chapiteau.

* Opalie, cesse ces enfantillages, j'ai d'autres projets pour ma soirée, dépêche toi de me rejoindre ! *
* Tiens, vous êtes encore là vous ? *

Opalie en est sûre maintenant, la voix rocailleuse qui s'exprime dans sa tête n'est pas celle de Titus, elle est beaucoup trop vieille, trop autoritaire. D'ailleurs, le petit singe est une nouvelle fois sorti de sa cachette, la mine inquiète, comme si lui aussi comprenait qu'il se passe quelque chose d'anormal.
La jeune fille hausse les épaules en lui caressant le front. Dans la roulotte familiale, la lumière est déjà allumée et des éclats de voix indiquent que, ce soir encore, la nuit sera mouvementée...

Après tout, la lune s'est levée maintenant, et éclaire un bosquet au loin comme un éclairage de scène. Tout indique que la prochaine péripétie se déroulera par là-bas. Opalie ne veut pas rentrer se coucher et supporter des heures les jérémiades de ses parents, de toutes façons, trop occupés à se jeter des injures, ils ne remarqueront probablement pas son absence... L'enfant s'approche discrètement de la roulotte, sans faire grincer la deuxième marche elle attrape son manteau d'hiver suspendu à une patère et le fait glisser sur ses épaules.
Titus dans une poche, deux pommes dans une autres, Opalie se mets en route, guidée par Eurylia qui lui indique le chemin.

* Voilà, tu y es presque... *

Au détour d'une haute haie de ronces, qui devance un petit bois, Opalie sursaute. Une immense statue antique la surplombe de toute sa hauteur, illuminée par les reflets scintillants d'un feu qu'elle n'avait pas deviné. Elle n'a pas peur, l'adolescente a déjà vu des dragons, ils sont nombreux sur Tol Orëa. Mais jamais d'aussi près. Et jamais posé au sol, à bien y réfléchir. D'ordinaire elle les regarde filer, au loin dans le ciel. On dit dans la troupe que lorsque l'on en voit passer un qui brille particulièrement, il faut faire un vœux. Alors, comme tout le monde, Opalie a déjà souhaité se retrouver sur le dos de l'un d'entre eux. Mais tout le monde ne parle pas aux dragons, cela aussi, elle le sait.
Une fois, Monsieur Loyal a trop bu d'alcool, Opalie était là. Il dit que lui, parfois, il parle à une Reine Dragon, quand la troupe est en Orën ou en Undòmë. Il a dit aussi que les meilleurs dragons sont les rouges, qu'ils vont plus vite, qu'ils sont plus forts. De loin, elle n'a jamais vu la différence, mais celui qu'elle a sous les yeux, maintenant, il est vraiment très grand.
Opalie a les yeux très grands ouverts, mais son visage ne trahit aucune émotion particulière. A vrai dire, la petite fille se demande bien ce qui va à présent lui arriver...

Le très grand dragon brun incline un cou gracile vers elle, ses yeux scintillent alors qu'il la dévisage :

* Maintenant, tu vas faire connaissance de mon humble cavalier, Ruperth et si tu es d'accord, tu pourrais bien monter sur mon dos, et découvrir le Kaerl Sous-les-Mers, le Màr Luimë... *

Alors que le dragon parle dans sa tête, Opalie voit surgir un colosse à la peau noire derrière lui. Il renoue peu élégamment ses chausses, un peu gêné et adresse une claque sonore sur le jarret arrière de son partenaire, avant d'éclater de rire, dévoilant une dentition dorée.

Shyw, ordure ! Tu aurais pu me prévenir que notre invitée avait décidé d'arriver !

Opalie, décontenancée, découvre que le dragon n'est pas seul. Les légendes qui les disent attachés aux bipèdes ne sont donc peut-être pas complètement infondées... Pourtant, dans les contes, l'image des brillants Chevaliers Dragons n'est pas du tout celle-là...

Tu es Chevalier Dragon, toi ? Tu ressembles bien plus aux artistes du Cirque d'Ouranos. Aatila, qui avale des couteaux, à la même couleur que toi.

Opalie le dit sans méchanceté, avec une petite moue dubitative, propre aux adolescents rendus boudeurs par la surprise. Heureusement, le grand homme costaud n'a pas l'air vexé, il s'assoit à côté du feu et tapote l'herbe piétinée à côté de lui :

Viens te poser à côté de moi, je pense que tu vas avoir besoin de quelques explications.

Docile, Opalie obéit. C'est vrai que cette soirée ne ressemble à aucune de celles qu'elle a connu jusqu'ici. Et alors qu'elle s'installe, Ruperth, le Chevalier Brun raconte : la vie au Kaerl et les dragons, le Bien et le Mal et le non-choix qui se trouve entre les deux, la voix des dragons qui résonne dans la tête de ceux qui ont le Don... Il raconte plutôt bien, mais Opalie le trouve un peu vantard, il ferait presque un Maître Loyal convaincant, et ce n'est pas forcément qu'une qualité à ses yeux. Lorsqu'il décrit une ville protégée par une bulle magique sous l'eau, la jeune fille fronce les sourcils. Chercherait-il a abuser de sa naïveté ?
Et alors qu'il est en train de raconter une nouvelle merveille de son monde dans lequel il cherche visiblement à la ramener, un rapide mouvement capté du coin de l'oeil les distrait tous les deux. Opalie a d'abord pensé à une météorite qui viendrait de s'écraser à quelques mètres d'eux, mais le silence glacial qui a envahit le bosquet va à l'encontre de cette hypothèse...

La mâchoire d'Opalie se décroche. Un dragon rouge est posé devant elle. Il est magnifique. Il brille plus qu'une pierre précieuse. Plus encore que les bagues de Madame Loyal. La petite fille ne saurait pas dire pourquoi, mais il a l'air en colère, elle se ratatine sur elle même. On dirait qu'un vent d'hiver s'est levé, tout à coup les flammes ne suffisent plus à réchauffer Opalie...
Une voix de femme se fait entendre, froide et sifflante, emplie d'une autorité qui force le respect...

Ruperth, toi ici, quelle surprise...

Le grand dragon brun s'est redressé, il siffle maintenant en sourdine, menaçant. Opalie tourne la tête vers l'homme qui lui raconte des histoires depuis le début de la nuit. Bizarrement, il semble tout tassé lui aussi, on dirait qu'il est plus petit d'une tête, et les ombres du feu qui dansent sur son visage lui font de nouveaux tatouages sinistres. Opalie le voit, il n'en mène pas large.

Et bien, tu n'as pas l'air content de me voir...

Une belle jeune femme avance vers la lumière, la puissance irradie autour d'elle, à moins que ce ne soit sa peau si blanche qui renvoi l'éclat des flammes ? Hormis les cheveux noirs qui dansent en cascade sur ses épaules, Opalie revoit sa mère, lorsqu'elle était plus jeune et plus sereine. La mèche rouge sur la tempe fait forte impression sur l'adolescente.

Arachnéa... Comme tu peux le voir ce n'est pas le moment.

Les yeux gris de la nouvelle arrivante s'étrécissent :

Pas le moment ? Ta goujaterie ne baisse jamais la garde à ce que je vois.

Un gros soupir émane du grand Chevalier. On dirait un ballon qui se dégonfle, Opalie dévisage tour à tour les deux adultes qui se font face. D'expérience, elle sait dire qu'une dispute va commencer.

Arachnéa, cette petite Aspirante n'a rien à voir avec nos histoires d'adultes matures et responsables. Ce qui s'est passé entre nous... Et bien c'est passé, justement, je sais que ton amour-propre...
Quoi mon amour-propre ?! Le doigt de la femme est pointé, accusateur. Opalie boit des yeux la femme, tout en elle est attirant : son autorité, la beauté de son visage, la détermination de ses gestes. Le regard de celle qui est appelée Arachnéa, se tourne à présent sur l'enfant. Son visage crispé s'adoucit, s'attendrit.
Viens ici jeune fille.

Toujours docilement obéissante, Opalie quitte la place où elle s'était discrètement recroquevillée.

Voudrais-tu monter sur un dragon ?

Les yeux Opalie reviennent à la rencontre du magnifique dragon rouge. Les lueurs du feu jouent sur ses écailles brillantes, colorent d'or son poitrail fièrement dressé. Il est sans conteste plus gracieux que le grand Brun, qui semble désormais aussi lourdaud que son Chevalier. Si elle l'avait d'abord pris pour une impressionnante statue de bronze, il a moins belle allure depuis qu'il souffre de la comparaison avec un véritable joyau vivant. L'enfant se tourne vers la femme, fait oui du menton, et avance d'un pas en direction du dragon Rouge.

Arachnéa, tu n'as pas le droit. Cette enfant doit rejoindre le Màr Luimë.

Le grand Noir s'est levé, mais on dirait que plus personne ne lui prête attention. Le dragon Brun qui l'accompagne laboure nerveusement la terre devant lui, Opalie ne le remarque pas. La belle femme lui tend la main, et l'aide à se hisser sur l'encolure glissante.

* Je m'appelle Nephtys. Pense bien fort à moi et tu ne tomberas pas. *

Ruperth tente une nouvelle fois d'arrêter ce qui est en train de se passer, mais sa peur de la femme est palpable. Laquelle se retourne vers lui, et avec un sourire dur lui lance :

Je crois que « cette enfant » est en âge de choisir, n'est-ce pas Opalie ?

Lorsqu'elle est regardée par la femme brune, l'adolescente sent croître son ego, elle a l'impression d'être presque aussi belle que celle qui la couve du regard, et fait une nouvelle fois oui du menton.

Et bien, Ruperth, tout s'arrange, considérons nous comme quittes !

La femme rit, les poings du colosse s'ouvrent et se ferment nerveusement.

Ce n'est pas comme ça que ça doit se passer Arachnéa, cette fille n'est pas pour le Màr Tàralöm ! Tu commets une erreur, ça aura des conséquences !

Mais la femme a sauté sur son dragon, Opalie sent sa poitrine chaude dans son dos. Nephtys a déployé ses ailes et d'un bond, la jeune fille le sait, toutes ont quitté la terre ferme.

Ne t'inquiète pas, elle est jeune, elle apprendra avec nous tout ce qu'elle a besoin de savoir !

Le rire qui suit le cri adressé à celui resté au sol n'est guère charmant, plutôt machiavélique en fait. Opalie se demande à présent ce qui va se passer. Ses parents vont la chercher. Tant mieux, ils n'avaient qu'à lui porter plus d'attention au lieu de se chamailler en permanence, il ne leur resteront que les yeux pour pleurer! Elle sent une petite chose se blottir plus au fond de sa poche. Ouf, Titus est toujours avec elle.




Possessions :  Opalie ne possède rien d'autre que le costume de scène qu'elle porte sur elle, et, caché dans une poche, son petit singe Titus.

Magie : pas d'autre que le Don.





Dernière édition par Opalie d'Hirùne le Jeu 23 Fév 2017 - 16:52; édité 5 fois
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MessagePosté le: Mer 8 Fév 2017 - 18:58 Revenir en haut

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Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Mar 28 Fév 2017 - 00:09 Répondre en citantRevenir en haut

Salutations.

Mon passage est plus une formalité qu'autre chose je dois l'avouer : rien à redire, c'est bien écrit et cohérent.
Tu as donc ta troisième validation et est officiellement validée, félicitations !

Citation:
Te voilà officiellement partie intégrante de l’univers de Tol Orëa, nouvelle pierre apportée à son édifice ! Tu peux d'ors et déjà ouvrir ton RP d'intro avec ton Maitre ou ta Maitresse sur ton continent actuel.

Si tu cherches encore un Maître ou une Maîtresse tu peux faire une demande juste ici !

Puisque tu es prêt à vivre au coeur des laves des Pics de Cendre, glisse-toi derrière le Rideau et vole donc jusqu’aux Loges Embrasées, QG hors-RP des membres du Kaerl Ardent, ou Màr Tàralöm. Tu y trouveras par exemple les présentations de tes confrères, tu pourras participer à des débats et trouver des informations sur les diverses quêtes célestes et sur l’organisation de l'Ordre Draconique d'Ombre. Tout est discutable en son sein et les idées ou suggestions sont les bienvenues.

Ensuite, tu pourras aller te présenter in RP au Seigneur Iskuvar, en te rendant au Mahalma, afin d'entrer officiellement dans ta nouvelle demeure !

Dans tous les cas pour tes rps, il te faudra indiquer la date en cours en jeu. Plus d’information, il faut te rendre dans le topic Notions Indispensables Diverses, chapitre "Mesure du Temps" (clic). Par exemple, nous sommes actuellement en Ouranosku 918.

Peut-être que lors de ta découverte du forum, de ta visite en son sein, en plus de la lecture studieuse des différents explicatifs du Codex et du Liber Draconis, tu as déjà découvert ces différents points essentiels que je vais te présenter ensuite. Permets-moi de te les évoquer malgré tout :

Tu peux avoir le loisir de suivre les différentes triades ou "quel maître dragon a quel aspirant sous son aile". Il y a également les Les Missives Seigneuriales, pour les avancées des scénarios lancés, des nouveautés ou améliorations importantes du forum, en plus des newsletters que tu recevras par mail (veille bien à avoir coché dans ton profil "accepter les mails de tol orëa").

Dans les Missives Seigneuriales, tu découvriras aussi le Panneau de Quêtes, indispensable, te dévoilant des quêtes ou des scénarios effectués dans les Kaerls (complément à la Chronologie de Tol Orëa).

Autre lien utile, tu pourras faire un petit suivi des aventures de ton personnage dans les Carnets de Route, non obligatoire mais quand même bien utile pour s'y retrouver temporellement entre ses différents RPs.

Pour égayer le rp entre deux topics, il y a souvent des concours organisés dans l'Acamédie, installée à Lòmëanor. Si tu as la plume qui te démange, tu peux écrire à la suite des concours précédents, ils restent ouverts pour qui veut rajouter une petite touche d'imagination en plus !

Si une réponse entre deux RPs se fait attendre ou que tu as du temps de libre, tu peux aller te détendre dans les nombreux topics de notre section flood, les Alcôves Dérobées, où tu trouveras une section débats et sondages, une autre pour les rencontres IRL, mais aussi une section pour les petits jeux de "mots" et d'écriture, le Fil des Moires. Si le défi te tente, tu pourras y participer chaque mois à notre RP Challenge, petit jeu d'écriture où l'on te propose d'imaginer un texte (de préférence lié à l'univers de tol orëa mais pas forcément à ton personnage), en relation avec une musique, selon ce qu'elle t'inspirera.

Voilà, je crois que je t'ai tout dit ... N'hésite pas si tu as des questions et surtout amuse-toi bien !



Opalie d'Hirùne
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MessagePosté le: Mar 28 Fév 2017 - 14:11 Répondre en citantRevenir en haut

Super!
Merci Yong'wu pour cette dernière validation, je vais m'empresser de rencontrer mon futur Maître !



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