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Eilon Sednereï
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MessagePosté le: Mer 11 Jan 2017 - 20:01 Répondre en citantRevenir en haut

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Erhali Sednereï
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Le Brun Sobeêk


22, Ouranosku 918


Les appartements du Maître Sednereï étaient des plus spacieux. C’était le logement du Sénateur mais également celui de la Maîtresse blanche qu’il avait épousée et l’endroit où ils avaient vus grandir leur fils unique Eilon. Les aménagements avaient évolué au fil du temps et en plus des trois niveaux ordinaires, des pièces avaient été ajoutées dont le bureau particulier du politicien. Sobeêk était en train de lire sur le divan de la salle principale quand il sentit les contrariétés de son lié.

*Veux-tu cesser de t’inquiéter pour ces projets de lois ? Je n’arrive pas à m’impliquer dans ce bel essai de philosophie. *

*Il faut toujours vérifier, corriger et revoir. La politique n’est pas qu’une affaire de beau parleur. Javerth est certes conseillé, il est borné. Je ne veux pas qu’il ferme le Màr entier et pourtant quand je vois...*

*Silence..* Sobeêk claqua sa botte sur le sol marquant son agacement profond.

On frappa à la porte et le brun dans son visage de Maître se saisit de la poignée. La servante manqua de sursauter tant elle ne s’attendait pas à faire face à lui. Elle le connaissait oui, Sobeêk était un dragon fort adroit dans sa forme humanoïde, mais elle n’avait pas le don et craignait toujours ces créatures fantastiques.

-Sire, elle lui fit une petite révérence, on m’a fait appeler pour préparer un repas.

Sobeêk leva un sourcil avant de se rappeler qu’effectivement leur aspirante avait été conviée au zénith. Il recula d’un pas et la domestique entreprit sa tâche. Elle posa un lourd panier sur une table et s’engagea à finir de préparer la pitance.

*Pourquoi fais-tu cuisiner ici ? Ils peuvent nous porter les plats tu sais ? *

*J’aime que la cuisine chauffe et que l’odeur d’un foyer flotte ici aussi… *

Sobeêk retourna à sa lecture, s’obligeant à oublié son trop sérieux lié.




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MessagePosté le: Mer 11 Jan 2017 - 20:01 Revenir en haut

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Eirwen Tümay
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MessagePosté le: Ven 13 Jan 2017 - 20:33 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen se préparait à rejoindre les appartements de son Maître à l’heure du repas puisqu’elle y était invitée à déjeuner. Elle se contempla une dernière fois dans le miroir : l’argent de ses cheveux lisses brillait doucement et la queue de cheval enfantine découvrait ses oreilles pointues et sa nuque blanche. Elle avait posé un soupçon de rose sur ses joues et sur ses lèvres. La robe d’un bleu profond garnie de passementeries argentées rehaussait la pureté de son teint et la clarté de ses yeux. Pour tout bijou, elle ne portait que le médaillon elfique de sa mère.
Elle était plutôt contente de son entrée au Màr Luimë : une chambre coquette lui avait été attribuée ainsi qu’un trousseau conséquent pour faire face aux premières rencontres officielles auxquelles elle allait devoir participer en tant qu’Aspirante du grand Maître Sednereï. Il lui semblait qu’elle n’avait jamais été aussi « comblée » de toute sa vie.

*Il faut que je me tienne bien, que j’oublie mes habitudes de sauvageonne, que je pense à sourire et à employer ma voix… que j’observe et que je réponde aux questions mais que j’en pose le moins possible… Il faut qu’ils n’aient aucun doute sur ma bonne éducation… J’en mourrais de honte !*



Deux jours plus tôt, son Maître l’avait faite entrer au Màr et lui avait laissé carte blanche jusqu’à cette invitation. Ses yeux ne pouvaient pas tout voir, sa peau ne pouvait pas tout ressentir et elle avait vécu ces 48 heures dans un état second.
Le Kaerl Englouti… quelle beauté !
Au sol et aux murs, des camaïeux de bleus et de verts, couleurs de l’eau, parsemés de blanc comme l’écume, des teintes qui maintenaient les sens et l’esprit dans une certaine sérénité et un grand calme, sans sollicitation outrée. Marbres, céramiques, pierres translucides renvoyant une lumière douce… une fraîcheur et une propreté bien agréables après les poussières de Lòmëanor.

Mais le plus surprenant était le dôme couvrant le Kaerl : transparent comme du verre mais certainement à toute épreuve des pressions et des tempêtes, il laissait voir les mouvements des courants, la faune aquatique, la puissance du dehors… et il était bon de s’y sentir à l’abri.
*C’est comme si je pouvais puiser cette force gigantesque du dehors et la canaliser au-dedans…*



Le premier jour, Eirwen essaya de prendre « possession » de sa chambre : elle ouvrit les placards et l’armoire, y découvrit deux robes somptueuses et des tenues plus appropriées pour le travail et l’étude des combats, ainsi que des chemises fines pour la nuit. Mais elle n’osa toucher à rien. Elle entreprit simplement de ranger son havresac dans un placard et de préparer sa couche avec les draps de lin et l’épaisse couverture qu’elle avait trouvés pliés dans l’armoire.
Puis elle alla ouvrir l’unique fenêtre aux verres dépolis et colorés pour se rendre compte qu’elle avait vue sur une petite place et sur un coin du dôme… Elle ne pouvait rêver mieux. Après avoir fait une toilette rapide dans le coin approprié de sa chambre, elle s’étendit sur son lit et ne tarda pas à s’endormir. Si son corps accusait la fatigue, son esprit aussi avait besoin de temps pour engranger toutes les émotions ressenties.




Le deuxième jour, en pleine forme, elle entreprit de se promener un peu, en prenant des repères pour ne pas se perdre dans une partie du Màr. Elle croisa beaucoup de gens, de toutes conditions, d’aspects très disparates, mais le plus surprenant pour elle était de constater que tous étaient avenants, calmes, enjoués sans excès, ne haussant que rarement le ton. Tout le contraire d’au dehors.
Elle passa totalement inaperçue, ce qui lui convenait pleinement.

Ses pas la conduisirent par hasard jusqu’au bâtiment massif des Bains Céruléens. Curieuse d’observer les personnes qui entraient et sortaient en permanence, elle décida de faire un essai. Dans le hall magnifique aux parois argentées et azurées, elle observa encore un moment avant de s’approcher du comptoir.
Je voudrais un soin gommant du corps et pour mes cheveux, un soin hydratant. Est-ce possible ?
Pour toute réponse, l’Ondin derrière le comptoir lui tendit un panier garni d’un peignoir blanc, de chaussures légères, de serviettes immaculées et il lui tendit un ticket répertoriant ses souhaits pour la modique somme de quelques piécettes. Puis il lui indiqua la porte pour le côté des femmes en lui souriant aimablement.

Une fois dévêtue, elle enfila son peignoir et ses chaussures dans une cabine des vestiaires. Aussitôt, une jeune femme en toge blanche vint la chercher pour la conduire dans une salle dont le pourtour comprenait des espèces de tables en pierre. Elle s’allongea nue sur l’une d’elle et la masseuse lui enduisit tout le corps d’une boue grumeleuse dont elle frotta sa peau jusqu’à ce qu’elle sèche et emporte avec elle toutes les peaux mortes du corps d’Eirwen. Puis elle fut rincée d’un jet tiède, aéré de bulles d’air pour enlever les dernières traces de boue. Le soin avait été agréable au-delà de tout ce que l’Aspirante avait souhaité.

Puis ce fut le tour du traitement de ses cheveux, lavés, rincés, puis enduits d’un onguent réparateur. Eirwen, les yeux fermés, sentait les doigts de la masseuse lui malaxer le crâne, puis descendre le long de sa chevelure jusqu’aux pointes, ses doigts s’immisçant dans les mèches sèches, les tordant doucement pour faire pénétrer l’onctueuse crème. Au bout de quelques minutes de ce traitement, elle sentit sa tête enveloppée d’une serviette chaude.
La masseuse, très professionnelle, lui enduisit le corps d’un lait riche et odorant du visage jusqu’aux orteils et Eirwen faillit s’endormir sous les caresses. Jamais elle n’avait connu cela.

Mais tout a une fin, ses cheveux furent rincés et séchés, et elle remit son peignoir et ses sandales pour rejoindre les vestiaires. Il lui semblait qu’elle planait, plus légère qu’à son arrivée, qu’elle y voyait plus clair aussi et que tout son être était en paix.





C’est donc dans un état d’esprit confiant qu’elle se rendit au Zénith pour rejoindre son Maître Erhali Sednereï et son lié Sobeêk. Elle fut introduite par une servante qui semblait l’attendre et qui la conduisit jusqu’à la porte des appartements du Sénateur. Après avoir frappé à la lourde porte, elle la laissa seule sur le palier.
Eirwen attendit, les yeux baissés, qu’on lui ouvre.
Eilon Sednereï
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MessagePosté le: Lun 16 Jan 2017 - 20:05 Répondre en citantRevenir en haut

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Le Brun Sobeêk


Les petits coups contre la porte sortirent le dragon de sa lecture. La cuisinière sortit de ses fourneaux mais Sobeêk était debout et la renvoya à ses affaires.

*Je dois encore finir de traiter quelques papiers...*

Le Bronze dans son corps d’Ondin se dirigea alors à l’entrée. La jeune aspirante était radieuse, bien plus reposée qu’au jour de leur rencontre. Son aura était lumineuse et les fragrances de sa peau évoqua qu’elle avait profité des lieux.

-Eirwen, Bienvenue chez les Sednereï. Il se décala pour laisser la voie à l’invitée. Mon lié ne devrait plus tarder, mais j’ai bon espoir d’être de bonne compagnie.

Il la précéda pour franchir les deux marches qui les firent entrer dans une spacieuse pièce à vivre. Le salon était paré de meubles confortables, la décoration était raffinée et plutôt luxueuse et une impressionnante bibliothèque couvrait tout un pan de mur. Sobeêk posa sur un guéridon sculpté où siégeait un chandelier d’argent et s’installa dans un des fauteuils. Il fit signe à son aspirante de l’imiter.

-Es-tu bien installée ? Les robes te conviennent-elles ? Dis-moi alors… Que ressens-tu depuis que tu as trouvé ton Kaerl ? Cela te semble-t-il plus évident ?

Sobeêk croisa les jambes, signe d’une décontraction certaine. Il était un dragon mais fort agile sous sa forme d’homme. Si ces traits étaient séduisants, son regard lui, trahissait sa nature. Un regard trop profond pour être mortel, avec une âme immensément plus magique. Il lui était important de voir si son aspirante se ferait à sa nature. Il fallait qu’elle s’habitue et qu’elle apprenne. Pour cela, bousculer les limites de son imagination était à appréhender dès à présent. L’esprit vif était souvent une force des humains mais parfois une faiblesse.

La cuisinière se permit de porter au salon quelques rafraîchissements. Trois verres et une carafe d’un hypocras précieux. Sobeêk ne s’empêcha pas de faire une petite moue de mécontentement avant de proposer à sa protégée de la servir.




Eirwen Tümay
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MessagePosté le: Mar 17 Jan 2017 - 16:59 Répondre en citantRevenir en haut

Merci Maître Sobeêk, votre compagnie est un honneur.

Elle fit une courte révérence avant d’entrer, les mains un peu crispées sur sa robe et se laissa aller à contempler les lieux. La magnificence et le grand raffinement culturel de Maître Sednereï suintaient de tous les murs et des meubles cossus. Notamment de la bibliothèque de bois ciré dont les multiples rayonnages supportaient des tonnes d’ouvrages aux tranches de vieux cuir. Eirwen aurait aimé passer ses doigts sur les peaux plus ou moins fines et les lettres d’or pâle. Elle avait la curieuse impression que certains lui étaient destinés mais n’était-ce pas présomptueux de sa part ? Même si elle savait lire depuis sa plus tendre enfance, le savoir allait toujours aux plus riches et elle s’était contentée de grimoires médicinaux et d’herbiers, des petits livres de contes pour enfants.

Arrachant son regard des livres, elle s’assit sur l’invitation de Maître Sobeêk et entreprit de lui répondre en choisissant bien ses mots.

Ma chambre est très lumineuse et confortable, merci Maître. Je n’ai pas essayé tout mon vestiaire, c’est beaucoup trop pour moi, mais j’ai voulu vous faire honneur en mettant cette robe pour vous. Voyez, elle est parfaitement à ma taille.

Elle se tenait très droite, assise sur le bord du fauteuil profond, les narines chatouillées par la bonne odeur du repas à venir. Elle en avait l’eau à la bouche. Elle s’obligea à regarder son hôte dans les yeux pour continuer sa réponse.

Il m’est très difficile de vous répondre sur le ressenti que j’ai du Kaerl. J’ai beaucoup dormi : mon corps et mon esprit en avaient grand besoin pour absorber toutes les nouveautés et les beautés de cet endroit. Ensuite, j’ai osé sortir pour atteindre par hasard les Bains Céruléens où je me suis octroyée le caprice d’une toilette complète, moi qui n’ai jamais connu que les mares froides et les ruisseaux clairs pendant mes années nomades à la recherche de mon père. C’était infiniment agréable, mais mon pécule ne me permettra pas d’y aller trop souvent. Il faudra que cela reste une récompense… Enfin, c’est comme ça que je considère ces instants de plaisir.

Pour tout vous dire, Maître, je me sens bien dans cet univers calme. Mon cœur est en paix. Seulement, mon esprit de ce fait, réclame sa pitance. J’ai toujours travaillé et appris des gens, des animaux et du moindre brin d’herbe. J’ai besoin de continuer… d’apprendre.


C’est ce moment que choisit la cuisinière pour apporter les rafraîchissements. Eirwen lui sourit pour lui faire comprendre que les effluves de la cuisine étaient alléchants et prometteurs. Un compliment sans parole que la brave femme comprit en lui renvoyant timidement son sourire.
Elle accepta le verre offert par Sobeêk et s’en voulut aussitôt : son estomac vide allait propulser l’alcool directement dans ses veines et elle aurait davantage de mal à se contrôler. Pourtant, elle ne pouvait pas se permettre de donner une mauvaise impression à ses Maîtres. Elle s’astreint donc à n’y tremper que ses lèvres et à faire durer le verre le plus longtemps possible jusqu’au repas. Son regard se remit à vagabonder dans la pièce pour cacher sa gène et se posa sur le guéridon où se trouvait un livre ouvert dont elle ne pouvait voir le titre.

Est-ce vous qui lisiez ce livre ? De quoi traite-t-il ?

Elle qui s’était promis de ne pas poser de questions, voilà qui commençait mal. Mais, en toute bonne foi, elle ne voyait plus quoi dire pour alimenter la conversation et Sobeêk, qui l’observait toujours de son regard impressionnant de Brun, commençait à la mettre un peu mal à l’aise. Elle s’obligea à respirer profondément sans bruit.
Eilon Sednereï
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MessagePosté le: Ven 24 Fév 2017 - 17:03 Répondre en citantRevenir en haut

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Le Brun Sobeêk


Elle était ravissante, mal à l’aise mais contenait assez bien sa gêne. Sobeêk admirait cette fragilité latente chez les humains. Avec l’âge, Erhali maîtrisait son corps et son état dans la plupart des circonstances. Il n’était plus étranger à grand-chose, rarement déconcerté et portait cette aura paternel d’un homme ayant vu plus de chose que ce que son visage témoigne. Pourtant le temps marquait ses rides, mais la sagesse était un talent qui lui avait été donné. Le dragon s’était souvent demandé si c’était son influence qui avait rendu sa moitié si stable ou s’il y avait des bipèdes qui pouvait avoir cette pondération avec naturel. Néanmoins, sous ses yeux, il voyait la jeunesse, la soif, la fougue, l’impatience, la retenue, la frustration… C’était un tableau qui lui plaisait.

Gracieuse dans cette jolie toilette ajustée, elle avait des manières de nobles alors qu’elle avait cité provenir d’un endroit rude. Le dragon s’interrogea alors, mais préféra poursuivre son observation sans mot dire. Peut-être savait-elle feindre mieux qu’il ne le crut. Eirwen semblait satisfaite et même heureuse. Son pouls chantait avec un écho régulier bien que son impatience le nourrisse avec vigueur. Reprenant ses instincts d’homme de chair, Sobeêk accorda un sourire réconfortant à son aspirante.

-Les Bains sont un plaisir pour beaucoup. Tu y rencontreras du monde et ils y seront parfois mieux disposés qu’en pleine journée. C’est un lieu de détente après tout mais un lieu où il y a un peu moins d’étiquette tout de même. Il lui lança un regard plaisant, de sorte à appuyer sa confidence ; il ne fallait pas qu’elle considère le lieu seulement comme un temple de l’ablution.

Il prit à son tour un verre qu’il porte à ses lèvres, but une gorgée bien que son palais ne le remercie pas. Il râla ouvertement.

-Dans l’esprit d’Erhali, il a une superbe saveur. Je me laisse avoir, j’ai envie de le croire… mais je ne peux apprécier qu’au travers de ses papilles. Les miennes me déclinent ce nectar comme un jus de terre sans arôme. Infect.

L’aspirante avait tout visité du regard et ses pupilles s’étaient dilatées en fouillant les étagères chargées de vieux livres. Naturellement elle en vint à l’ouvrage qu’il parcourait à son arrivée. Il caressa la couverture du livre avec une étrange tendresse, comme si le cuir lui parlait autant que le contenu.

-La pensée en terre d’eau et de sable, c’est un essai philosophique. J’apprécie l’approche des bipèdes sur des notions abstraites dont ils ne perçoivent rien. Vos espèces ont cette belle faculté à parcourir dans l’imaginaire pour trouver des réponses à ce qu’ils ne peuvent pas comprendre. C’est très riche, ça m’inspire. Il découvrit des dents remarquablement bien rangées avec un sourire un poil carnassier. Même en tant que dragon.

Enfin, la porte du bureau s’ouvrit et le Maître Ondin apparut. Il ouvrit les bras pour quérir son inviter avec toute sa bienveillance.

-Ma chère, Veuillez excuser votre Professeur. Je manque encore d’organisation pour gérer mes fonctions.

Il alla pour s’installer puis au contraire, se servit un verre et invita Eirwen à le rejoindre sur la table à manger. Deux couverts étaient dressés, dont un dans lequel un petit sachet trônait dans la porcelaine. Erhali s’installa en face de sa convive et Sobeêk, à sa droite.

-C’est qu’après tant d’année au Kaerl, je sers notre cause à plusieurs échelles et avec tout ça, il me manquait de me lier à une jeune âme valeureuse et voilà que je me suis portée volontaire pour vous accompagner dans votre quête. Pour autant, je n’ai pas classé mes autres tâches. Il se désaltéra d’une grande gorgée et se tourna vers son lié. Tu exagères, c’est un nectar. Je crois que tu n’as jamais goûté à la terre pour faire cette odieuse comparaison. En guise de réponse, le saurien claqua sa langue en signe de mécontentement.

-Mais revenons-en au fait. Je suis très heureux de vous savoir confortablement installée et revigorée par les eaux. Je pense qu’il était important que votre corps et que votre esprit se repose et se berce du rythme de vie de notre Màr. Il faut que vous vous sentiez bien, chez vous, et pour cela, il vous faut et il vous faudra du temps. Erhali pointa du doigt le sachet à destination de la jeune femme.

-C’est un présent, de bienvenue et j’espère qu’il vous plaira! Je n’ai pas eu de fille mais je sais qu’une demoiselle ne saurait être autrement mieux accueillie.

Un bracelet de trois pierres, avec un fermoir décoré d’une petite pierre de lune.






Dernière édition par Eilon Sednereï le Mer 8 Mar 2017 - 21:59; édité 1 fois
Eirwen Tümay
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MessagePosté le: Sam 25 Fév 2017 - 00:29 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen appréciait la convivialité du dragon Sobeêk. Elle voyait bien qu’il faisait des efforts pour lui être agréable et son avis sur les humains était vraiment intéressant. Elle aurait voulu lui confier son imaginaire à elle, et notamment ce rêve qu’elle avait toujours en tête, mais ce n’était pas le moment. Elle sentait bien qu’ils n’avaient pas le temps pour en parler. Il faudrait qu’elle y repense à l’occasion.

Elle s’amusa de sa grimace et de son dégoût pour l’hypocras qu’elle trouvait fort et excellent. Elle se contenta de compatir en inclinant la tête sur son épaule en souriant.

Je me pose les mêmes questions que vous, Maître Sobeêk : j’aimerais avoir votre perception des choses, des événements, et parcourir votre imaginaire de dragon. Je crois que j’en serais grandement étonnée !

Elle se mordit la langue aussitôt. Il ne faudrait pas qu’il prenne cette remarque comme une offense ou une critique. Ce n’est vraiment pas ce qu’elle voulait exprimer. Au contraire, elle était curieuse et admirative de sa vision à lui. Heureusement, l’arrivée de Maître Sednereï la sauva de cet inconfort.

Il était beau… incontestablement beau dans sa grande maturité et sa sagesse gravée dans les rides de son visage. Les bras ouverts et les yeux rieurs, il était l’image même du grand-père qu’elle aurait aimé avoir et elle mesurait sa chance d’avoir un tel maître. Peut-être serait-elle sa dernière aspirante… Elle avait à cœur qu’il soit fier d’elle et qu’il ne regrette jamais son choix.

C’est moi qui vous prie de m’excuser pour le temps précieux que vous me consacrez, en plus de toutes vos charges. Croyez que j’en suis profondément honorée et que je mesure pleinement la valeur de votre engagement. J’en serai digne, je vous le promets.

Galvanisée par cet accueil, Eirwen leva son verre vers son Maître pour boire à sa santé et aussi pour sceller ses paroles. Une grande gorgée qui la fit un peu tousser… Un nectar certes, mais un peu fort pour elle tout de même. Quand elle s’assit à la table de la salle à manger, elle remarqua le sachet enrubanné dans son assiette et comprit que c’était un cadeau. Son Maître le lui confirma. Elle l’ouvrit lentement pour faire durer le plaisir de la découverte et en sortit un bracelet serti de trois pierres semi-précieuses et fermé par une petite pierre de lune…

Comment avez-vous deviné que la pierre de lune était ma pierre préférée ? Les trois autres pierres ont une signification et des pouvoirs, n’est-ce pas ? La verte est apaisante, la pierre orangée -une cornaline ?- est énergétique et la bleue avive l’esprit et la curiosité… Quant à la pierre de lune, elle absorbe les émotions trop vives. C’est un magnifique cadeau ! Permettez, Maître que je vous embrasse.

Elle se leva pour faire le tour de la table et, passant ses bras minces autour du cou de Sednereï, lui appliqua un léger baiser sur la joue. Elle regarda Sobeêk pour décider de le remercier aussi, mais y renonça. Le dragon avait l’air paisible et n’attendait apparemment rien d’elle. Avant de se rasseoir, elle alla fouiller dans sa petite besace.

J’ai moi aussi un présent mais il n’est pour aucun de vous deux.

Son sourire en prononçant ces mots était malicieux.

Il est destiné à votre épouse, Maître. Je vous avais dit que j’avais étudié longtemps auprès d’un Maître Apothicaire avant de venir au Màr Luimë, et cet onguent de beauté est pour elle. C’est une crème aux vertus rajeunissantes de la peau du visage… Rien de miraculeux, certes, mais c’est une création personnelle. Si votre tendre moitié l’apprécie, je lui en fournirai un pot par mois. Et puis si elle n’y adhère pas, je n’en serai nullement vexée. C’est juste que j’avais à cœur d’essayer de lui faire plaisir et à vous à travers elle…

Le rouge (enfin le rose plus exactement) avait envahi ses joues tant elle se sentait téméraire et imbue d’elle-même dans ses propos à ce moment-là. En fait, il n’était pas dans son caractère de se mettre ostensiblement en valeur. Et puis elle avait monopolisé la parole… Elle se sentait affreusement mal, surtout que le dragon la regardait avec un air goguenard comme s’il se moquait un peu de sa candeur.

Il était temps que le repas soit servi, qu’elle occupe sa bouche à autre chose qu’à parler…
Eilon Sednereï
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MessagePosté le: Mer 8 Mar 2017 - 21:59 Répondre en citantRevenir en haut

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La belle Eirwen témoignait de beaucoup de reconnaissance, à chaque instant son coeur clamait sa gratitude et si Erhali n’attendait rien de tel, il réalisa comme il avait dû manquer à cette enfant le soutien et la confiance qu’il était prêt à lui offrir. Ils s’installèrent après avoir trinqué, elle semblait se détendre enfin. Sobeêk également. Même s’il était un grand sage, Sobêek marchait toujours sur des œufs avec les nouveaux arrivants en qui il voyait grand.

À table, l’aspirante découvrit son présent. Contre toute attente, elle ne l’apprécia pas seulement, elle l’adora. Elle connaissait toutes les pierres de l’orfèvre et un hasard bienveillant s’était invité pour que le fermoir soit serti de la pierre qui l’inspirait le plus. L’enthousiasme déborda et la Neishaane s’abandonna dans une embrassade qui offrit à Erhali un sourire d’une rare fraîcheur. Sentant la retenue du dragon elle ne s’y pencha pas et Sobêek l’en remercia d’une caresse apaisante en son esprit.

-Par Flarmya, je dépenserai bien mieux mon argent s’il m’offre d’aussi jolis sourires de la part des jeunes aspirantes ! C’est ma femme qui va finir par me rattraper !

Il se désaltéra d’une nouvelle gorgée de son vin lorsqu’à son tour Eirwen lui tendit un petit pot. Sobêek en fut plus surpris encore que l’Ondin et récupéra le présent.

-Pour Délia… Fort astucieux…

Erhali faucha l’onguent au dragon.

-C’est une idée formidable.

Erhali porta la main a son coeur et inclina la tête pour saluer chaleureusement son aspirante. Eirwen semblait très mal à l’aise, Sobêek ne détourna pas le regard de ses joues qui s’empourpraient comme pour appuyer ce qui pouvait la déranger.

-Que ferais-je moi d’une crème contre les rides hein dis-moi ? Il nargua son dragon grâce auquel il pouvait vivre longtemps dans un corps solide mais qui ne pouvait qu’afficher les tempêtes traversées par la vie. Dame Sednereï en sera ravie. Mon épouse et sa liée sont en campagne, enfin en expédition comme l’on dit à présent. Elles ont toutes deux le coeur à l’aventure et elles ne restent pas souvent en place alors que nous… Il croisa le regard de son lié. Nous sommes des réformateurs et nous sommes là pour consolider les piliers du Màr de l’intérieur.

On servit alors un repas copieux. De la volaille aux raisins et quelques pommes cuites. Sobêek, détournait de temps à autre les yeux de la jeune femme pour se tourner presque brusquement vers sa moitié, témoignant de quelques remontrances mentales de la part de l’Ondin.

-Alors, vous y voilà, l’entrée au Màr Luimë. Vous avez été entendue par l’âme d'un dragon de notre royaume et il a su que votre destinée était avec nous. Mais cette destinée, nous devons la dessiner ensemble. Vous devez trouver qui vous êtes et celle que vous voulez devenir. Et comme je dis souvent : aimer servir c’est bien mais servir ce qu’on aime c’est mieux. Alors je suis ici pour que vous compreniez où vous êtes et pour quoi vous avez été élue parmi toutes les âmes du Rhaëg. Vous avez un pouvoir, le Don et cela vous prédestine à rencontrer un jour votre liée. Alors, un dragon verra le jour et vos âmes ne feront qu’une. C’est un don exceptionnel mais pour lequel il vous faudra vous préparer pour honorer les responsabilités qui en découlent… j’en ai peur. Il afficha un sourire réconfortant. Mais c’est pour cela que nous trouverons votre chemin.

Il dégusta son assiette et sentit les questions se perdre dans l’esprit de la jeune femme.

-Demandez-moi ce que vous voulez. Toujours. Si je ne suis pas présent, envoyez-moi un mot ou bien hurlez le nom de Sobêek en votre esprit, je suis sûr qu’il ne sera pas bien loin…

Je suis tout autant ton Maître Eirwen, je suis juste plus, compétent.

Les deux liés se mirent à plaisanter.

-Que savez-vous ou qu’aimeriez-vous savoir de votre vie d’aspirante ou de Chevalière à venir ?




Eirwen Tümay
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MessagePosté le: Jeu 9 Mar 2017 - 16:57 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen vit arriver les plats avec délectation et soulagement. Elle s’appliqua à manger lentement et à déguster chaque bouchée. Elle ne voulait pas paraître vorace ni surcharger son estomac qui avait subi des privations pendant ses années d’errance et qui avait rétréci. Elle prit garde également de ne pas vider son verre.

Autant il lui plaisait de dévisager Maître Sednereï qui irradiait charme et bonté, autant elle avait du mal à soutenir le regard acéré et glaçant de Sobeêk. Pourtant, elle se doutait bien que si ces deux êtres étaient liés par une même âme, le Grand Brun ne devait pas être aussi terrible qu’il voulait bien le montrer.

Elle repoussa doucement son assiette et refusa qu’on la resserve, en expliquant que l’émotion d’être pour la première fois à cette table aurait pu remplir tous les vides du monde. En parlant d’émotion, elle ne mentait pas. Le mensonge résidait plutôt dans la ou les raisons de cette émotion…

Maîtres, dit-elle en associant ses deux hôtes, je voudrais vous demander deux faveurs avant d’aborder les questions que je pourrais me poser sur mon avenir.
La première est la permission de sortir du Màr Luimë de temps en temps. Un ami Chevalier m’a offert de m’accompagner et de me ramener de mes cueillettes à l’extérieur. Ce n’est pas que je me sente mal à l’aise au Kaerl, mais j’ai tellement eu l’habitude de vivre comme une vagabonde en pleine nature et ce pendant quatre ans, que j’ai besoin de ces bouffées d’air hors du dôme. Ainsi, j’entretiens mon stock d’herbes médicinales et autres ingrédients. Mon métier d’apothicaire me tient à cœur. J’ai besoin d’aider mon prochain. La transition entre ma vie d’avant et ma vie d’après est trop abrupte.


Elle respira profondément et releva les yeux qu’elle avait humblement baissés. Les Maîtres se taisaient et semblaient attendre sa seconde requête. Elle s’en voulait de ne pas leur avouer qu’elle était déjà sortie et qu’elle avait rencontré une jeune fille d’un autre Kaerl, mais il serait bien temps s’ils acceptaient.

Ma deuxième demande sera plus raisonnable à vos yeux, je pense… Je voudrais que vous m’accordiez une matinée d’étude par semaine à la Flèche du Cadastre pour y apprendre l’histoire de mon Kaerl et comprendre la politique actuelle. Je me sens tellement ignorante de tout depuis que je suis arrivée.

Puis-je vous chanter quelqu’air le temps de votre réflexion ?


Sans attendre, elle posa soigneusement sa serviette à côté de son assiette, se leva et alla se poster derrière un fauteuil leur faisant face.
La voix d’abord douce et fredonnante fit place à un filet d’eau claire ruisselant sur les pierres moussues, agrémentée de pépiements d’oiseaux plus ou moins lointains. Puis vint la brise et le frémissement des feuilles, le ploiement des herbes… et la bourrasque enfla dans sa gorge, la pluie chuintante sur les flammes d’un feu de bois… un cri de hibou, le calme de la nuit s’installant sur la nature… Enfin, le repos, le silence.

Elle rouvrit les yeux et reposa ses mains sur le dossier du fauteuil, surprise elle-même de s’être autant laissé aller à cette interprétation qui lui rappelait son voyage en Vaendark.

Elle alla se rasseoir.

Pour mon avenir, mes Maîtres, je sais que vous m’aiderez autant que je le mériterai. Cependant, j’ai ouï dire que les Hauts Dignitaires du Màr devaient me connaître et m’accepter avant d’en faire vraiment partie. C’est sur cette présentation officielle que je voudrais des éclaircissements avant tout autre questionnement. Car, s’ils ne souscrivent pas à ma candidature, à quoi bon parler d’avenir ?
Eilon Sednereï
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MessagePosté le: Jeu 9 Mar 2017 - 18:46 Répondre en citantRevenir en haut

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Erhali Sednereï
&
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Le Brun Sobeêk



Elle semblait se mettre à l’aise mais une réticence demeurait. Enfin elle s’exprima en toute franchise ou du moins il le semblait, elle désirait l’oreille de ses Maîtres pour deux faveurs. Le visage d’Erhali se durçit un instant. Se pourrait-il qu’Eirwen ait déjà des problèmes ? Quel serait l’idiot qui s’en prendrait à son disciple ? Mais bien vite, le doute fut balayé. La jeune voyageuse désirait garder un lien avec la liberté, justifiant d’avoir envie de passer du temps en pleine nature… Un Chevalier ? Sobêek sentit l’émotion contrariée. Elle était incertaine mais en même temps craintive. C’était une méfiance qu’ il pensait s’être évanouie mais non. Ainsi il ne ferait pas le tour si vite de cette petite demi-sang. Après un silence convenu, elle poursuivit sur sa deuxième requête, est-ce que son coeur allait se libérer à la fin de ses mystères ?

Là, elle prévoyait une part de la formation qui l’attendait, il était rassurant qu’elle soit déjà enthousiaste à l’étude. Sobeêk prit le verre de son lié pour se rincer le gosier de ce jus sans saveur pour ses papilles et perdit son regard dans les rainures du bois de la table. Erhali était d’une contenance maîtrisée. Les Ondins portaient des masques imperturbables et lui, avait sculpté le sien durant toute sa vie pour qu’il ne témoigne pas plus d’inquiétude que d’appréciation. La jeune femme craignait-elle leur réponse trop rapide ? Elle décida de leur offrir un chant et si Sobeêk fronça les sourcils devant une approche si téméraire, Erhali lui, n’y vit pas la moindre malveillance. Les Neishaane pouvait ensorceler oui, mais il était un temps de confiance et de découverte entre eux. Elle n’avait pas d’intérêt à espérer manipuler l’esprit d’un Grand Maître surtout avec l’esprit protecteur de son lié à côté.

Erhali se prit au jeu de la jeune enfant, et se laissa voyager dans ces embruns de nature, de fraîcheur virginale et de lumière espiègle. Elle avait besoin de cette nature, elle avait besoin de solitude et de lien avec la Déesse Gaïa. Lorsque la musique s’éteint et que la voix devint un souvenir planant, Sobeêk reprit la parole alors qu’elle regagnait sa place.

Ton âme chante très chaleureusement, merci pour ce don Neishaane. Avec ou sans tes talents nous devrons toujours te guider, te contraindre ou t’encourager.

Erhali reprit afin d’adoucir la pensée de son lié.

C’est avec un grand plaisir que nous vous aiderons à faire ce que vous souhaitez. Nous acceptons que vous sortiez, mais je veux que vous me donniez le nom de votre ami Chevalier et qu’il m’adresse un mot engageant sa responsabilité quant à votre protection à l’extérieur. Les aspirants sont des petits bourgeons que les autres Kaerls peuvent convoiter. La guerre est silencieuse, mais elle n’est pas endormie. Les conflits et les rancoeurs demeurent et je veux que vous restiez extrêmement prudente… Pouvez-vous me promettre de ne pas sortir seule ? Nous allons vous entraîner ne serait-ce que pour que vous sachiez vous protéger pour que vous soyez plus libre d’être qui vous êtes…
Peux-tu le promettre ? La voix de Sobeêk se voulut plus autoritaire.

Erhali se leva et se dirigea vers son bureau un instant et en sorti avec quelques ouvrages attachés par un ruban. Il les plaça aux côtés d’Eirwen et retourna s’installer.

Voici des livres d’histoires, dont un, un peu enfantin, mais que je trouve très bien mené pour comprendre les enjeux de notre Màr. C’est avec tout mon soutien que vous pourrez vous rendre à la Flèche. Quel Maître ne serait pas heureux de voir son aspirante studieuse ?!

Le regard de l’aspirante sembla s’apaiser, maintenant qu’elle avait le consentement de ses Maîtres. La question de la préparation était évidente, comment avait-il pu la négliger ?

Nous vous présenterons n’en doutez pas. Nous voulions que vous soyez reposée et prête mais ne craignez pas leur accueil, c’est assez formel, mais ce n’est pas une épreuve. Accepteriez-vous d’être présentée en même temps que mon fils ? Il revient d’un long voyage et il doit demander audience lui aussi.




Eirwen Tümay
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MessagePosté le: Ven 10 Mar 2017 - 18:28 Répondre en citantRevenir en haut

Eirwen écouta attentivement ses deux Maîtres et si Sobeêk avait une franchise plus abrupte que Sednereï, ils lui accordaient un peu de liberté hors du Màr à certaines conditions qui la laissèrent perplexe. Comment Galaad allait-il réagir quand elle lui dirait que son Maître exigeait qu’il engage sa responsabilité et sa protection par écrit ?

Elle avait bien assez menti -par omission certes et pour protéger son intimité- mais elle sentit qu’il fallait qu’elle se montre franche et aussi transparente que ses yeux gris.

Mon ami est le Chevalier Galaad Lucis et son Lié est le Bronze Elérion. Ne réagissez pas tout de suite à ce nom ! J’ai bien senti qu’il était mal à l’aise en société et je ne veux rien savoir sur lui qu’il ne me dira pas de lui-même. Je le connaissais depuis longtemps et je l’ai retrouvé par hasard ici. Je vous raconterai peut-être un jour notre première rencontre, mais pas aujourd’hui. Je l’apprécie justement parce qu’il n’a pas beaucoup d’amis et qu’il est content de parler avec moi.

Son regard et son ton, habituellement doux, s’était légèrement affermi et elle regardait notamment Sobeêk sans ciller. Elle avait beau leur être infiniment reconnaissante de l’avoir acceptée en tant qu’aspirante, elle ne renierait jamais Galaad. Et puis, ils oubliaient quelque chose d’important…

Vous me regardez comme une jeune fille fragile, un bibelot de salon qui promet d’avoir de la valeur dans le futur. Vous oubliez que j’ai longtemps vécu toute seule et que je sais me défendre. Outre ma voix neishanne qui peut faire naître chez l’autre des sentiments inverses de ceux éprouvés initialement, je suis une experte en tir à l’arc et en armes blanches de jet. Je suis agile et silencieuse, j’ai les sens très développés de mon côté elfique aussi. Alors s’il est confortable d’avoir un protecteur, je ne compte que sur moi pour sauver mon intégrité et ma vie. Je m’entraîne quotidiennement.
Comment aurais-je survécu, sinon, dans ces contrées allergiques aux sangs-mêlés ? Croyez-vous que j’ai été épargnée par les quolibets, les brimades et les attaques de tous ordres ?


Eirwen sourit. Si elle avait affirmé sa personnalité, elle l’avait fait sans emportement, car ce n’était pas dans son caractère. Malgré son apparence frêle, elle était tout sauf une petite chose sans cervelle. Elle prit une gorgée de vin qui restait dans son verre comme si elle avait besoin de s’affirmer devant ces hommes qui la regardaient.

Quand elle vit son Maître se lever et sortir de la pièce, elle crut un moment l’avoir contrarié et fâché, mais il revint très vite avec des livres qu’il lui tendit.
Elle le remercia pour ce prêt.

Merci beaucoup, les écrits simples permettent souvent d’avoir une vue globale des événements les plus marquants et les détails que l’on peut glaner ensuite dans d’autres grimoires plus érudits, prennent place sans effort dans cette tapisserie historique. J’en prendrai soin, Maître.

Puis il répondit à sa demande de présentation officielle en lui proposant d’y aller le même jour que son fils… qu’elle ne connaissait pas. Il est vrai qu’il était marié à Dame Délia, mais elle n’avait pas imaginé qu’il eut un fils puisqu’il n’en avait jamais parlé. Il lui sembla voir une étincelle ironique dans les yeux froids de Sobeêk et elle décida de ne point le relever.

Mes chers Maîtres, je vous sais gré d’avoir compris que les demandes de ma part faites aujourd’hui étaient importantes pour moi et je vous promets -coup d’œil vers Sobeêk- de vous apporter les garanties que vous demandez. Dans le cas contraire, peut-être que Maître Sobeêk accepterait de se charger de ma protection hors du Màr de temps en temps ? Bien que je vous le répète, je ne risque rien.

Elle allait prendre congés. La bienséance voulait qu’elle ne s’attarde pas trop en ces lieux et qu’elle laisse Maître Sednereï à ses devoirs et occupations. Le repas était terminé depuis un bon moment. Elle n’avait que trop abusé de leur temps à tous les deux.

Je me retire en vous remerciant encore de votre bonté et de votre générosité, Maître. Je ferai parvenir à votre intendance mon emploi du temps ainsi que mes avancées historiques.

°Merci à vous aussi, Maître Sobeêk.°
Eilon Sednereï
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MessagePosté le: Ven 10 Mar 2017 - 23:37 Répondre en citantRevenir en haut

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Erhali Sednereï
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Le Brun Sobeêk


La révélation de l’identité de l’ami d’Eirwen figea un instant Erhali. Sobeêk, pour une fois, n’exprima pas sa pensée comme si l’Ondin affichait le vent frais sur leurs deux esprits. Si Galaad n’avait pas encore rencontré Erhali, il savait très bien qui il était tant son nom était mentionné comme un mauvais exemple ou comme une limite que les lois devaient endiguer. Sobeêk lui, avait croisé son frère ardent plusieurs fois. Le Bronze n’avait pas eu de raison de s’approcher de lui, le Brun en fit autant.

-C’est un Chevalier dont on n’ignore pas le nom et je suis plutôt confiant s’il vous garde du coin de l’oeil, répondit l’Ondin sur un ton parfaitement neutre, se voulant à arrondir les angles sans rien gommer pour autant.

Sobeêk ne pouvait qu’approuver, n’avait-il pas été le Garde du Corps de l’Ancienne Dame ? Il préférait voir clair ou de plus près dans le jeu des éléments intrépides plutôt que de se voir endormi par la routine d’un traître parfaitement intégré. Eirwen avait imposé un ton franc et fervent. Elle prônait sa loyauté de cœur et en cela, les deux Maîtres ne pouvaient la contrarier. L’Aspirante poursuivit en un laïus balançant entre la frustration de son aspect de nacre et le jugement de ses hôtes et la réalité de son parcours qui l’avait construite bien au-delà de tout ça.

Ainsi elle était prête à travailler. Peut-être qu’Erhali avait été trop doux pour qu’elle pense se trouver dans un cocon de velours, mais il espérait gagner sa confiance pour qu’elle ne faillît pas lorsqu’il la testerait. Il comptait sur elle, mais ce serait dur. Lorsqu’il lui donna les ouvrages qu’il jaugea adapté pour son introduction au Kaerl, il sentit les mille émotions qui vibraient en sa recrue.

-Je ne suis pas qu’un gentilhomme. Je compte découvrir vos talents de survie, de combat mais surtout vos lacunes. Profitez que je vous gâte, ainsi vous vous souviendrez que je vous veux du bien.

Sentant le départ de la jeune femme avancer, Sobeêk quitta la table et posa amicalement une main sur l’épaule de la Neishaane en passant à ses côtés.

-J’aurais un œil sur toi. Il poursuivit dans l’esprit un peu ébranlé d’Eirwen.
*Erhali ne veut pas te pister, mais sur Tol Orëa les brigands sont rudes et les ennemis sournois.*

Alors qu’il retrouva son livre et s’installa dans un siège confortable, l’Aspirante les salua. Erhali la raccompagna jusqu’à la porte.

-Vous avez de quoi étudier jusqu’à ce que je demande audience pour votre présentation. Il y aura bientôt une réunion du Conseil… Quant à votre ami, je pense qu’il comprendra que je demande un pli de sa part, me garantissant sa vigilance à votre égard. Un Maître n’abandonne pas ceux qu’il prend sous son aile.

Erhali s’inclina respectueusement envers son élève et l’observa partir avant de refermer la porte et de retourner à quelques correspondances ardues.




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