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Saril N'Leillan
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MessagePosté le: Mer 4 Jan 2017 - 20:43 Répondre en citantRevenir en haut

Ouranosku 918


La journée avait été longue pour Saril, sa présentation au Conseil passée, elle s'était mise en tête de visiter la ville, poussée par cette sorte d'instinct de protection qui la guidait.
Après cette longue balade parsemée d'autant d'émerveillement que de suspicion, elle s'était glissée le soir venant dans les jardins avec l'interrogation critique d'une botaniste avertie.

C'est au court de son chemin qu'elle avait découvert la tour. Immense de sa ligne verticale en équilibre, son motif étrange animait sa face irisée d'une impression réellement particulière, à la fois inconnue et mystérieusement forte. La Noire en eu un mouvement de recul devant cette sensation de pouvoir passif.
Cette première impression instinctive acceptée, la torhile contempla le bâtiment avec une attention curieuse et méfiante.
Elle ne comprenait pas pourquoi, mais elle savait que si elle s’approchait de la tour son mal de tête passerait. Comment, elle n'en avait toujours aucune idée, mais aussi sûr que la puissance du lieu l'intriguait et l'effrayait, elle sentait qu'il pourrait la protéger.
Ce ressenti était loin de la rassurer, mais elle faisait trop attention à son instinct et a ses sens pour ne pas se diriger vers le bâtiment dans l'espoir d'obtenir un peu de paix.

Car le mal la poursuivait. S'étant considérablement atténué depuis la prononciation de son vœu dans la salle du conseil, il persistait comme un mauvais coup dont le bleu ne s'atténuait pas, signal d'alarme ou réaction de son être à l'espace sous-marin. Quoiqu'il en était, elle ressentait comme une pression constante sur elle, sur sa conscience, comme si quelque chose essayait de rentrer avec la répétition patiente de la houle. Elle le ressentait, et plus elle y faisait attention plus elle en avait peur ; rien ne semblait être urgent pour ce qui côtoyait son esprit. Doucement, mais sûrement.

Elle pressa le pas. La porte d'argent l'attendait, mur sculpté avec finesse. Elle en poussa un pan et se rua à l'intérieur avec une violence que la Noire ne pensait pas déployer.
Le calme se faisait déjà progressivement contre sa tête. Mais ce n'était pas suffisant, et elle se jeta dans l'escalier jusqu'à atteindre la dernière porte ouverte.
Alors les vagues cessèrent.

Surprise par ce silence soudain, elle tomba à genoux, l'esprit tout embrumé par ce calme dont elle ne s'était pas rendue compte de l'absence.
Ca fait du bien. La Noire en ferma les yeux de bonheur pour savourer cette liberté et cette légéreté. Enfin, tranquille.

Elle resta ainsi prostrée quelques minutes lorsqu'un bruit de chaise un eu plus loin la fit sursauter.
Revenant d'ailleurs , semblable à une nouvelle droguée, elle décida de découvrir cet espace qui lui permettait de ne plus souffrir. Regardant tout avec une sorte de frénésie à la fois maladive et fascinée, et se releva en titubant pour contempler la salle devant elle.

Toujours dans cette sorte d'état second, elle compris le motif du bâtiment dans la verrière intégrale qui le cernait et en resta béate d'admiration. Elle n'avait jamais rien vu d'aussi beau. Le bleu profond de la mer, elle osait enfin le regarder avec attention, contrastait dans une douce mélodie avec le marbre argenté de la structure. Elle-même était fine et aérienne, presque invisible en certains endroits sans la nuit qui assombrissait les profondeurs. Les mezzanines montaient en étages progressifs jusqu'à un septième niveau, toutes de cette pierre argenté veinée de bleu. Et l'ensemble ceignait la sphère.

Saril se crut en train de rêver lorsqu'elle l’aperçut. Immense elle aussi d'une bleu uni, elle flottait au centre de la pièce telle une énorme perle, soutenue en l'air, la torhile en frissonnait, par une magie ancienne et puissante.

Fascinée, Saril resta a contempler longtemps l'astre domestique, tentant de reprendre ses esprit devant ce bleu profond dont elle supposait la magie être en partie celle qui l'apaisait en cet instant.
Conservant sa tenue droite et fine, elle finit par se calmer au son des voix légèrement étonnées d'un entourage rare mais présent.
C'est d'ailleurs à cette occasion qu'elle aperçut les cartes. Le fond de la bibliothèque lui semblait incroyablement fourni, elle n'avait jamais vu autant de livre avant, et elle se lança dans une expédition de curiosité, le sourire aux lèvres, de son pas dansant et silencieux.
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MessagePosté le: Mer 4 Jan 2017 - 20:43 Revenir en haut

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Amaélis Yodera
Chevalière Errante
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan 2017 - 16:03 Répondre en citantRevenir en haut

&

Chevalier Usui Ikeda, Lié au Brun Majak, peintre et trafiquant.


Perché sur la rambarde dans une position qui n’était rien de plus qu’une insulte ouverte à toutes les lois ordinaires de l’équilibre, Usui étalait du bout de l’auriculaire les particules de carbone sur le parchemin légèrement jaunâtre. Tout à fait inconsciente du regard pourpre pesant sur son profil, la jeune Neishaane que l’artiste avait pris comme modèle était absorbée dans la lecture de pages poussiéreuses. Le Chevalier Brun n’avait jamais la décence d’informer ses muses, et l’innocente finit bien par sentir qu’on l’observait. Ses joues s’empourprèrent quand elle tourna son visage en direction de l’Ondin impassible, qui émit un sifflement désapprobateur. Il ne l’avait pas autorisée à bouger ! La Neishaane reprit néanmoins sa lecture, s’estimant sans doute flattée d’être ainsi dessinée à la dérobée. Les minutes s’écoulèrent, lentement, jusqu’à ce que la jeune femme se lève. Elle rangea son livre, puis se dirigea vers les escaliers, frôlant au passage le Chevalier et jetant un regard intrigué au croquis. Usui laissa ses lèvres s’étirer en un fin sourire amusé à mesure que l’expression de la Neishaane passait de la curiosité à la peur. Elle considéra l’Ondin d’un air outré et s’empressa de fuir, les jambes tremblantes, poursuivie par un rire moqueur.

° On dirait qu’elle n’a pas apprécié ton art. °

Usui caressa distraitement le papier, effleurant les contours de son œuvre. La Neishaane était allongée sur un lit de corps sans visage, des fleurs sombres déroulaient leurs lianes hors de sa poitrine ouverte et de sa bouche tandis que des mains décharnées rampaient le long de ses chevilles. Le Chevalier haussa les épaules et sauta de son perchoir.

° Elle ne comprendrait pas. °
° Ce n’est pas de cette façon que tu feras chavirer le cœur de ces demoiselles. °
° En ai-je seulement besoin ? Le mien est déjà pris. Et que prétends-tu connaître à l’Art, canaille d’écailles ? °


Le Brun gronda, perplexe, dans un coin de son esprit avant d’admettre son ignorance. Usui tapota sa tunique bouffante et bariolée pour en arranger les plis, fit passer sa besace de cuir autour de ses épaules et marcha d’un pas sautillant vers la volée de marches menant aux étages inférieurs. La journée était bien avancée, mais son deuxième travail ne commencerait pas avant que la nuit ait véritablement englouti le Màr. Depuis l’élection de Javerth, les choses s’étaient compliquées pour le Marchand de Sable. Si Dinjelaï Al’Ysiria avait été réputée pour s’accorder, de temps à autres, le plaisir du divertissement, le Sénéchal semblait s’être engagé dans une terrifiante croisade contre les plus hédonistes de ses sujets. Le Marché Noir se portait mal, c’était une évidence, et le Chevalier Brun avait déjà dû renoncer à nombre d’alliés, de clients et même de fournisseurs extérieurs. Son ombre continuait cependant de planer sur l’Allée des Idoles, et sa silhouette enveloppée de voiles bigarrés beaucoup trop voyants, dansait à travers les couloirs et les rues sans craindre un seul instant la Justice.

Sa main bandée voletant au-dessus de la rampe, Usui prit le temps d’examiner la population présente. C’était une vieille habitude, mêlée, peut-être, aux résidus d’une ancienne paranoïa. Il ne supportait pas entrer quelque part sans avoir auparavant analysé la situation dans ses moindres détails. Ce fut à ce moment-là qu’il remarqua la personne à genoux, à quelques pas seulement de l’entrée de la Flèche. Il interrompit sa descente, un sourcil arqué au-dessus de son œil terne. Voilà qui sortait de l’ordinaire. Le fracas d’une chaise que l’on tire la fit reprendre ses esprits, et Usui observa, non sans intérêt, sa démarche vacillante et son air ébahi. Il gloussa à part lui, était-ce là une nouvelle cliente pour le Marchand de Sable ? Avisant l’état de la jeune femme, aussi sûrement qu’un prédateur percevrait les failles chez une proie, il décida de s’accorder quelques instants de jeu. Après tout, il avait encore du temps à tuer. Majak se tenait silencieux, tapi dans cet étrange espace qu’ils partageaient, mais Usui avait appris à interpréter sa désapprobation. Il chassa les réticences de son Âme Sœur et se mit en tête de suivre l’illuminée.

° Laisse-moi, un peu. Je viens de te déclarer ma flamme et tu te comportes comme un vieux rabat-joie, est-ce là toute la reconnaissance que tu as envers moi ? °
° Je ne suis pas plus friand de tes plaisanteries que de ta prétendue tendresse. Pourquoi toujours t’en prendre aux faibles ? °
° Ma foi, il est plus satisfaisant de gagner que de perdre. Tu devrais le savoir, je ne t'ai jamais vu tenir tête à un Empereur ou à une Reine. °


Le Chevalier avançait discrètement, un sourire confiant aux lèvres et, dans un murmure de tissus froissés, il se plaça derrière la jeune femme. Il étendit son bras au hasard, pointant du doigt une location imprécise sur l’une des cartes dépliées sous leurs yeux.

« C’est ici que l’on trouve le meilleur hydromel. » déclara-t-il avec tout l’aplomb du monde, quand bien même il n’avait aucune idée de ce qu’il racontait. « Eh bien, aurais-tu déjà en tête quelque velléité de quitter ce Màr ? »



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