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 [RP] Après ces années de terre trouver le vent Sujet suivant
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Saril N'Leillan
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MessagePosté le: Mar 27 Déc 2016 - 15:54 Répondre en citantRevenir en haut


Thème musical de l'état d'esprit de Saril ( à la limite de la rupture nerveuse, le soleil)
Lost Generation - Audiomachine


Toute fin de Néharaku 918


Saril marchait le long de la berge, le cœur léger. Elle avait enfin pu quitter l’hôpital avec le prétexte d'obtenir de nouvelles réserves. L'automne couvrait le Sud-Est de ses pluies apportant la grippe et la mort, et cette année le mal semblait vouloir les emporter tous.

Le couchant s'étalait sur la mer, rouge orange et rose sur le bleu lagon. La torhile suivit le chemin de la falaise, longeant le vide avec un sentiment de liberté retrouvée, ses pas voletant en silence de place en place comme la danse d'une petite fée. Le village portuaire s'étalait dans une crique en contrebat, et le chemin de pierre s'élevait au-dessus de la nuit tombante de la berge, la roche s'avançant dans la mer perpendiculairement à la terre.
La grandeur du monde, l'ouverture du ciel, la lumière, le vent, tout était là. Ce contraste si fort avec les maisons déjà dans l'ombre de la falaise et le stress de la maladie la rendit euphorique. Elle se mit à courir, de plus en plus vite, jusqu'à atteindre le point le plus haut et le plus éloigné raisonnablement de son lieu de départ.

Elle resta de longue minutes à contempler l'eau frissonnante, la tête emplie du chant du ressac. Les vagues, imperturbables et incessantes caressaient l'air de leurs lignes courbes, multitude de teintes pures et cristalines. Certaines venaient mourir quelques mètres plus bas sur les rocs déchiquetés, avant de se retirer pour recommencer, inlassablement. La marée était montante, et les enfants dans son dos quittaient rapidement la plage, leurs poches pleines de coquillages. Le ciel était clair et infini.

La Noire tourna la tête vers le soleil à sa gauche qui disparaissait dans les flots. Le continent s'étendait comme une ligne sombre rehaussé d'or jusqu'à l'horizon, ponctué par un ciel vide à en couper le souffle.
A sa droite, le monde devenait ombres. La mer, à perte de vue se fondait dans les quelques terres que l'on pouvait encore apercevoir. Les restes des orages précédents et de ceux à venir s'acculaient dans ce coin, poussés contre la chaîne Au loin, il lui sembla apercevoir une forme sombre bleue comme un saphir filer dans les nuages bleuis de nuit. Un oiseau sans doute.

Le vent battait dans ses cheveux et glaçait le contour de ses yeux, faisant claquer sa cape et rougir ses pommettes. Elle était libre. Respirant de toute son âme, la jeune femme s'accorda encore quelques instants avant de se retourner pour escalader la pointe de l'à-pic. Sur ses flans à quelques dizaines de mètres de là se trouveraient des petites fleurs bleues-violettes dont la racine jaune servirait à concocter de nouvelles doses de sérum antibiotique et revigorant. La plante avait en effet des propriétés uniques qui ne se trouvaient nulle part ailleurs et dont l'existence était jalousement gardée. Autant poison mortel que potion de vie, les fibres à l'air libres contractaient un toxine qui se créait au contacte de la lumière du soleil, tandis que les racines en profondeur conservaient l'agent actif sous sa forme pure et curative. Cette transformation chimique maîtrisée en juste proportion permettait de soigner à la fois en donnant de l'énergie au malade tout en atteignant le mal.
On disait également que sa puissance régénératrice était telle qu'elle aurait pu rendre la vie. Ce dernier point était en parti vrai dans le sens où elle permettait d'éviter la mort de justesse, à condition d'être prêt à en payer le prix. Ingérée sous de fortes doses, la racine provoquait elle aussi un empoisonnement définitif du sang, qui si il ne tuait pas bloquait pour beaucoup le développement des muscles. Ainsi, peu de cas d'échec avaient été répertoriés, son utilisation en dernier recourt était rare.
Il s'agissait de la Mörionn.

voila, si tu souhaites des modifications n'hésite pas Smile


Dernière édition par Saril N'Leillan le Mer 4 Jan 2017 - 22:20; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mar 27 Déc 2016 - 15:54 Revenir en haut

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Persée Garaldhorf
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MessagePosté le: Mer 28 Déc 2016 - 13:50 Répondre en citantRevenir en haut


Athelstan Thrawnen & Lhassa


Le voyage s’était avéré plus long que prévu. La carte fournie par le vieil archiviste comportait des points d’ancrage très éloignés les uns des autres, là où des dragons Engloutis avaient précédemment établis des repères pour leur carte mentale de l’Interstice. Lhassa avait tout appris par cœur et effectué son propre voyage plusieurs fois. Elle faisait néanmoins montre de peu de motivation, prétextant plus d’arrêts que nécessaire avec l’excuse de profiter du paysage, pour se nourrir ou se reposer. La Bleue n’était pas aussi fainéante que son Lié. En revanche, elle redoutait les moments où l’ennui s’étirerait devant la nouveauté. L’inédit, le danger, le merveilleux : rien ne l’intéressait moins que ces choses-là. A l’opposé extrême de son Âme Sœur, lequel ne se satisfaisait jamais de ce qu’il possédait, courait après la connaissance comme un loup poursuivrait la lune. Si l’un adorait découvrir de nouvelles choses, l’autre préférait le confort douillet de ces instants où il ne se passe rien.

Athelstan Thrawnen détestait quitter le Kaerl. Aussi loin que portât son ambition et son besoin de reconnaissance, il n’éprouvait guère de plaisir à mettre sa vie en péril, à voyager aussi loin de son laboratoire, pire encore… A côtoyer des intellects sous-développés. Hélas, la science – et l’attrait de la nouveauté – l’entraînait quelques fois hors de son confortable repaire. Athelstan avait eu beau grogner contre sa Liée pour le retard pris dans le voyage, rien n’y avait fait. Il était incapable de dompter les lubies de la dragonne.

Une fois à arrivés à destination des jours en retard. Athelstan s’était empressé de réserver une chambre dans la plus propre des auberges, avant de fêter sa nomination autour d’un feu de camp en compagnie de la Bleue et des lucioles du sous-bois. Le nouveau statut de Maître faisait frémir de plaisir notre arrogant ondin mais il n’en oubliait pas pour autant sa mission. Ce genre de prestige peu intéressant n’était qu’une étape dans sa course au pouvoir. Le jour suivant, il rejoignit Lhassa dans la forêt de résineux pour partir en quête d’une plante rare ne poussant que dans la région. Son herbier sous le bras – plus par précaution que réelle nécessité compte tenu de sa mémoire eidétique -, le Maître Bleu grimpa sur un à-pic, boitilla entre les bosquets d’épineux et dénicha finalement ce qu’il cherchait.

Cette fleur, la Mörionn, rappelait étrangement la dualité de la toxine des ondins. Un côté pour guérir, un autre pour tuer. La vie et la mort réunies dans cette fragile plante aux couleurs trompeusement douces. S’agenouillant dans l’herbe humide, Athelstan prit un petit couteau pour déraciner délicatement une des fleurs. Concentré sur sa tâche, il se coupait du monde extérieur. Il sursauta donc en entendant une branche craquer dans son dos. Jetant un regard noir à Lhassa qui l’avait suivie, il reporta son attention sur sa cueillette.

° Quelqu’un vient. °





Dernière édition par Persée Garaldhorf le Jeu 29 Déc 2016 - 00:10; édité 1 fois
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Saril N'Leillan
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MessagePosté le: Mer 28 Déc 2016 - 17:07 Répondre en citantRevenir en haut

Tout à sa cueillette, la torhile se mis à cavaler avec agilité entre les roches pour atteindre le fruit de son effort. De son pas dansant, elle s'avança sur le versant côté village là où les plantes étaient le plus présente, et se concentra sur un bouquet qu'elle extraya avec délicatesse. Elle enroula les racines dans des tissus qu'elle imbiba à une gourde pour garder la fraîcheur et éviter qu'elle ne salisse le reste de ses possessions. Puis elle poursuivie sa route jusqu'aux rares pieds importants qui avaient échappés aux récoltes fréquentes de ce dernier mois. L'à-pic n'était pas la seule réserve du coin, il y en avait un peu partout le long de la falaise, mais il était le plus accessible du village et donc précieux en cas d’extrémité.

La Noire aperçu enfin ce qu'elle cherchait, un peu plus loin à l'aplomb d'une petite crête rocheuse. Marchant avec précaution pour ne pas détruire les plus jeunes fleurs, elle s’accroupit près de la plante, jetant au passage un coup d’œil de l'autre côté du rocher.
Qu'elle ne tarda pas à doubler. Il lui avait sembler voir une masse bleue scintiller au loin. Mais elle avait du rêver, le pic encaissé se poursuivait devant elle, moqueur dans son blanc orangé sous les derniers rayons.
Elle devait se dépêcher. Elle commençait son travail lorsque des bruits de cailloux dévalant une pente se firent entendre. Sur sa droite, donc en provenance de la falaise. Elle s'immobilisa. D'ordinaire peu de personne et encore moins d'animaux fréquentaient ce roc, autre que les oiseaux. Mais les mouettes et les cormorans se réunissaient plus proche de la mer pour une dernière pêche à cette heure tardive. Et la réserve était en plus chèrement défendue par les habitants.
Tout à sa paranoïa, elle leva un œil circonspect vers le sommet déchiqueté, prête à réagir. Rien.

*Bon.*

Sentant une méfiance ancrée dans son être l'envahir, elle décida de prendre le risque de finir son ouvrage. De toute façon, laisser la plante à moitié hors de terre, c'était la perdre, et puis peut-être qu'elle n'était pas encore repérée. Ou qu'elle délirait, qu'il n'y avait rien, et qu'elle se faisait encore des idées. Elle était dans ce coin reculé du Vaendark, depuis assez longtemps pour qu'elle s'y sente chez elle et en sécurité. Ceux qu'elle craignait n'aurait probablement aucune raison de venir ici, si tant est qu'il la recherche. Il n'y avait probablement rien. Se calmer. Pas de mouvements brusques.

La précieuse denrée dans son sac, elle se coula le long de la roche de manière à pouvoir observer de l'autre côté. La foudre la toucha une seconde fois.
Une Mörionn a moitié déracinée gisait à l'abandon, côtoyée un peu plus loin par une empreinte des plus inhabituelle.

*Mais non ce n'était pas une empreinte. Tu imagines, la taille de l'animal ? Et sa force, il aurait créé une légère dépression dans le sol ? Trop de soleil dans les yeux.
Pourtant… Certes. *


La torhile s'autorisa a écouter son instinct. De toute manière, il se serait manifesté de lui-même, elle avait survécu trop longtemps pour ne pas envisager tous les possibles.
Mais, malgré toutes ses conjectures, elle ne comprenait pas comment cela pouvait être possible. Un être aussi laissant de telles marques n'existait probablement pas, et aurait pas pu atteindre cette hauteur.

D'un regard elle embrassa l'à-pic et le paysage autour d'elle. Cet examen n'ayant rien révélé, elle s'approcha de la marque dans le sol d'un pas glissé, prudent. Elle trouva sa jumelle a une distance proportionnelle si il s'agissait bien d'empreintes, mais ce furent les seules.
La nuit commençait à répandre ses nuances d'ombres sur le monde, augmentant son stress tandis qu'elle tentait de rationaliser la situation, observant avec attention le paysage environnant.

Elle finit par se retourner, lasse de cette énigme sans consistance qui se présentait à elle. Si ce qu'elle avait cru voir et ce qu'elle voyait concordait, et elle le savait, alors elle ne pouvait rien face à cet être qui de toute manière était parti, ou tout du moins la laissait en paix.

Peut-être était-il végétarien ?

Elle se pencha tout de même vers la Mörionn retournée avec un zest de circonspection.
Persée Garaldhorf
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MessagePosté le: Ven 6 Jan 2017 - 17:40 Répondre en citantRevenir en haut


Athelstan Thrawnen & Lhassa


° Je ne te savais pas si nerveuse.
Je ne suis pas nerveuse. Ni curieuse, ni téméraire. Paresser des heures durant est la seule chose qui m’importe, Maître Thrawnen. J’ai peur de tout, mon bon ami. C’est pour cela que je marche dans ton ombre. °

Athelstan acheva d’empaqueter soigneusement sa deuxième fleur dans un mouchoir et retourna un regard surpris à la dragonne. Lhassa faisait rarement preuve de mauvaise foi. Comme elle démontrait rarement une propension à posséder des émotions. Elle venait ici de se vexer. Sa longue queue serpentine s’agitait fébrilement et ses yeux roulaient un ocre vaguement orangé de mauvais augure. Elle avait singé sa propre attitude au quotidien pour en montrer les aspects négatifs. Forcer le trait pour appuyer ses propos : une tactique que son Lié si brillamment intelligent lui avait appris. Lhassa se savait la plus paresseuse et peureuse des dragonnes. Son Lié le savait fort bien, ce qui le conduisait à l’ignorer la plupart du temps. Il fallait à Lhassa régulièrement renouveler ses stratagèmes pour attirer l’attention de l’ondin.

° Quelqu’un vient ° insista-t-elle sans quitter son Lié des yeux.

Athelstan se releva avec un profond soupir de dépit. La Bleue était son exacte contraire. Aussi obstinée que lui, cependant.

° J’avais compris… Tu n’as pas tellement le profil forestier. Aussi, c’est à toi de faire preuve de discrétion si quelqu’un vient. °

Pour toute réponse, Lhassa se contenta d’agiter ses ailes sans les déplier, signe de son mécontentement. Ce faisant, elle se déséquilibra, menaçant de pencher vers le bord de la falaise. L’à-pic rocailleux ne faisait pas parti de ses paysages préférés. La dragonne était finalement peu habituée aux milieux naturels non sécurisés, comme on en trouvait pléthore au Màr Luimë. Une pluie de gravats s’abattit dans son sillage, ses griffes crissant sur la pierre en essayant de se raccrocher à quelque chose de solide. Les ailes écartées mais gênées par les maigres arbres épineux, elle fit quelques pas en avant en espérant se stabiliser. De nouvelles pierres roulèrent jusqu’en contrebas, dévalant la pente avec un fracas qui fit fuir plusieurs rapaces indignés. Commençant à s’inquiéter malgré l’habitude d’être confronté chaque jour aux stupidités de sa Liée, Athelstan fit un pas dans sa direction, prêt à s’élancer vers elle.

° Lhassa, arrête de bouger !
Je ne veux pas tomber… °


La timorée créature d’azur glissait avec la maladresse d’un chat portant des chaussettes. Elle s’écroula enfin, son poids plume de dragon faisant légèrement trembler le sol, les pattes écartées et les ailes étalées dans un nuage de poussière.

- Ne bouge pas ! Reste calme.

Même si elle l’avait voulu, la Bleue n’aurait pas pu bouger un seul muscle de plus. Paralysée par une peur largement exagérée, elle ne pouvait que regarder avec anxiété son Lié s’approcher à pas prudents. Un mouvement du coin de l’œil attira néanmoins son attention. Plus loin en contrebas, une silhouette sombre et bipède s’était aussi aventurée sur l’à-pic. La dragonne et la torhille échangèrent un bref regard par-delà la distance.

° Oups… °


Athelstan parvint sans difficulté jusqu’à elle. Il lui flattait le museau pour la rassurer lorsqu’il vit la cause de son élan de culpabilité. Une femme se trouvait là. Elle les avait vus. Elle avait vu Lhassa ! C’était une grave entorse aux lois de Tol Orëa. Sa mémoire devait immédiatement être effacée. Sans réfléchir, armé de son seul regard intransigeant, il pointa un doigt dans sa direction.

- Hey, vous là ! Ne bougez pas !

La discrétion était définitivement enterrée.



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