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 [Aspirant] Eilon Sednereï Sujet suivant
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Eilon Sednereï
Aspirant(e)

Hors ligne

Inscrit le: 09 Déc 2016
Messages: 15
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 12
Race: Ondin
Maître: Folken Krienh
Alignement perso: Loyal Neutre
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Lun 12 Déc 2016 - 19:39 Répondre en citantRevenir en haut

Nom : Eilon Sednereï,

Parentés : Fils de Erhali Sednereï le Sénateur, Maître Brun et de Délia Sednereï, Maîtresse blanche.

Âge : Tout début de Printemps, 19 ans en 918

Race : Ondin

Physique, Caractère :
Eilon est un beau jeune homme. Ces dernières années il a travaillé en plein air pour aider dans les champs, il a développé une belle musculature et un teint moins pâle que ce qu’on pourrait attendre d’un ondin. Il a hérité de sa mère des yeux d’un violet profond et d’une crinière foncée tirant sur un gris cendré et des mèches bleutées. Son visage est plaisant et il aime offrir quelques sourires aux jolies damoiselles. Malgré l’agilité dont il aurait dû hériter de sa race, on devine qu’Eilon est facilement maladroit. Il porte toujours des gants de peur de blesser par sa toxine.

Il est un homme élégant qui se promène souvent avec quelques ouvrages sous le bras et qui aime à écouter les conversations ; non par malice mais par sincère curiosité. Il cherche à comprendre les hommes pour mieux les cerner. Enfant, il était très craintif et il demeure en lui un instinct méfiant qui l’oblige à bien s’assurer du fond du coeur d’un homme avant de se livrer. S’il est de prime abord sympathique, il a construit une forte conscience de la responsabilité et se croit porté par une mission : celle d’offrir la clairvoyance au plus grand nombre, pour dissiper les conflits. Aussi, il paraîtra parfois trop sûr de lui voire suffisant. On pourrait croire qu’il est juste un enfant trop gâté à cause du Grand nom qu’il porte mais non, il pense être une véritable chance pour le Kaerl en tant qu’individu unique et singulier.

L’humour, il ne maîtrise pas vraiment. Il a apprécié côtoyer la vie paysanne pour le plaisir du labeur et l’organisation du travail, mais il a par la suite pris le pli du notable qu’il suivait. Paraître un grand homme pour le devenir. Paraître trop léger risquerait de ternir la teneur des propos longuement répétés qui sortiraient de sa bouche. En d’autres termes, Eilon est un peu figé dans sa vision de la droiture au point d’oublier de lâcher prise et de profiter de l’instant. Il s’accroche en sa vision du droit pour annihiler le chaos, rude mission… Le bien ou le mal n’a pas de poids en son coeur et en sa raison. La vérité n’est qu’un version des choses le tout est toujours une affaire de compromis judicieux. Il y a de la place pour tout et tant que l’équilibre est là, l’Ordre règne. Son enfance anxieuse a fait de lui un adulte névrosé. Il voue une réelle obsession pour le rangement ce qui peut véritablement le contraindre dans son quotidien. Plus la situation est tendue, plus il aura envie que tout soit en ordre…

Alignement : Loyal Neutre : Dévoué à la Justesse et à la Justice, il est un homme droit mais qui sera prêt à tout pour défendre la loi à laquelle il croit.

Clan choisi : Englouti

Lié(e) : Un jour peut-être.

Histoire :

:: 899, A l’Aube de la Guerre ::


« C’est un fils »

La Maison Sednereï était folle de joie. Délia, n’était plus dans la fleur de l’âge et après vingt ans de mariage, elle s’était résolue à ne jamais pouvoir enfanter. Pourtant, à l’aube de la terrible Grande Guerre, le miracle était arrivé. Tel un bourgeon durant un hiver trop rude, ce souffle de vie était une promesse pour un avenir meilleur.
Erhali, sénateur emblématique avait partagé l’heureuse nouvelle à l’Agora entière et s’était vu remettre bon nombre de félicitations. Il était un homme apprécié et respecté. S’il montait parfois à la tribune pour défendre ses convictions, il avait cette qualité de ne jamais trop rabaisser ses contestataires. Délia, Maîtresse blanche influente avait pour elle un parcours militaire époustouflant et un tempérament relativement réservé ; un contraste des plus charmants quand on l’imaginait en guerrière intrépide sur les champs de bataille. Aussi, que les Dieux leur concèdent enfin un enfant, c’était un ravissement pour beaucoup et un excellent présage pour tous.

Eilon portait un de ces prénoms ondins qui consacraient les êtres à demeurer en bonne santé et forts du pouvoir de leurs ancêtres. Il était un enfant agréable et trop gâté. Grandir au Kaerl englouti avait des avantages et des inconvénients. Le monde ici-bas était calme, une véritable bulle sous-marine, mais il ne reflétait en rien le Continent. L’enfant fut choyé par les liés de ses parents et si les dragons faisaient entièrement parti de son environnement, il ignorait tout de l’ambivalence du monde.
La Grande Guerre avait été déclarée, un chaos sanguinaire dont on l’éloigna. Son père portait sa voix pour conduire la politique au Sénat, sa mère partait régulièrement défendre la bannière du Màr. On confia alors l’instruction d’Eilon aux précepteurs du Màr. Il apprit à lire, à compter et on lui enseigna l’histoire. Par les livres, il découvrit que le monde cachait un tout autre visage, des mystères et beaucoup d’incompréhensions.
Eilon était un garçonnet facilement impressionnable. Parfois intrigué et souvent apeuré, il nourrissait ses aventures imaginaires des récits des aspirants venus des quatre coins du monde. Ils étaient jeunes, ignares pour la majorité et pourtant, il les enviait. Ils venaient de l’extérieur et il n’y avait là pas plus grand danger pour un enfant du Màr qui n’avait quasiment jamais mis le pied à la surface.

Du miroir de la guerre, il voyait le lien fraternel, les échanges vigoureux mais bienveillants durant les entraînements des engloutis. Néanmoins, parfois il entendait les horreurs et sentait une attraction morbide pour les blessures impressionnantes que certains présentaient malgré eux. Comment des êtres doués d’intelligences pouvaient-ils vouloir nuire à d’autres et ce, jusqu’à la mort? Jamais ils n’avaient assisté à la haine ou à l’instinct de survie. Pour lui, les aspirants étaient les plus admirables, emplis d’espoirs et de déceptions, ils étaient prêts à apprendre au lieu de se venger et de plonger dans le sordide piège de la mort.
À mesure de voir des bataillons se préparer et des vaillants ne jamais revenir, Eilon sentit le fossé se creuser entre ces braves et lui. Jamais il ne serait capable de combattre et de rage… Jamais plus il ne voudrait fouler la terre du Continent. Lui le prince d’une forteresse de paix craignait tant le monde qu’il commençait à le détester.

:: 910, Les angoisses englouties ::


Le petit enfant espiègle se transforma peu à peu en un garçon craintif et angoissé. Il questionnait sans cesse ses parents sur le monde extérieur et toujours, il craignait qu’on les attaque ou que leurs proches ne meurent. Si Délia eut envie de garder son fils a jamais enfermé dans le Màr, Erhali quant à lui commençait à croire qu’il devenait urgent de ne plus laisser Eilon à ses craintes fantasmées. Le petit garçon éprouvait un besoin de rangement de plus en plus intrusif et qui le rendait de plus en plus étrange aux yeux des autres. Erhali proposa alors à son fils de l’accompagner à Lòmëanor, afin qu’il découvre cette terre où il faisait bon vivre. La crainte du jeune ondin fut longuement tiraillée mais finalement balayée par l’enthousiasme de mettre le nez dehors et les encouragements de son père. Aucun souvenir ne lui restait des brèves excursions lorsqu’il était bambin. Aujourd’hui, il avait onze ans et le traité de non-agression avait été signé : après tout, le chaos était enfin une page du passé.

Sur l’impérial Sobeêk le Brun, la triade traversa alors l’interstice pour le paisible village. Lorsqu’ils se posèrent, l’enfant fut d’abord émerveillé par cette vive lumière qu’il avait toujours connue plus tamisée. Les récits des aspirants disaient vrais, les parfums étaient plus forts, plus agressifs et moins doux qu’au marché de l’Agora. Ici il y avait des relents d’urine et ces caractères abjectes qui rendaient l’instant plus puissant. Erhali conduisit son fils sur la place centrale, lui présenta quelques personnes qu’ils connaissaient et voulut le conduire dans une librairie quand le jeune Ondin désigna une foule agitée au loin.

-Père qu’est-ce la-bas ?

Le Maître haussa les épaules.

-Il y a foule, une arrivée du port certainement…

Mais le chahut retentit plus fort et la masse s’écarta pour faire place à un homme enchaîné et un autre encagoulé.

-La Justice mon Fils.

L’enfant inquiet sentit sa gorge se nouer et tira davantage sur la manche de son père.

-Le Tribunal est dans le grand bâtiment vois-tu ? Cet homme a été jugé et il semblerait qu’il faille qu’il expie ses fautes. Ne restons pas là, ce n’est pas pour les enfants.

Pourtant deux gamins passèrent juste devant lui, amusés et se ruant pour prendre les premières places. Eilon ne bougeait plus. Il voulait voir, il voulait comprendre ce monde, mais il était terrifié. Il tourna la tête en direction de son père mais celui-ci s’était approché d’une vitrine, croyant son fils à ses basques. Eilon entendit le bruit du fouet et sursauta d’abord avant de se presser pour contempler le spectacle à son tour.

La foule gigotait et riait, le gamin se faufila sous les injures du public et fut pétrifié par la scène qui se jouait devant lui. L’homme condamné avait été ligoté à une poutre de bois, une potence ? Ses pieds touchaient à peine le sol et son dos pleurait des flots de sang. Sa chair se déchirait comme si elle n’avait jamais été solide et d’horribles lambeaux tombaient à terre. Le jeune ondin tenta tant bien que mal à s’éloigner mais la masse de gens l’empêchait de s’enfuir. Une main puissante le saisit enfin et le sortit de sa tourmente.

Il lui fallut quelques minutes pour reconnaître l’homme à l’étrange regard qui l’avait sauvé, Sobeêk le Brun dans son apparat de ville et sur deux jambes. Erhali les rejoignit au plus vite et l’excursion prit fin par un retour dans les airs plutôt que par l’interstice. Le père avait placé son fils sur le devant du harnais afin qu’il s’accroche aux quelques pics du saurien à sa portée.

-Je sais mon fils que c’est effrayant. Les hommes sont durs mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas justes. Dis-moi ce qui t’effraie.

-Ils étaient si heureux… Comment peut-on être heureux quand un homme perd sa peau…

-Les châtiments sont parfois terribles, mais sais-tu ce qu’il avait fait ?

-Non.. Que peut-il avoir fait ?

* Il est jeune, ne rajoute pas d’horreur à son tourment *

* Veux-tu qu’il finisse par être devenir céleste ? *

-Cet homme a fait beaucoup de mal. Il a été arrêté avant de commettre le pire. Il voulait tuer. Tuer pour se venger mais les gardes l’ont arrêté à temps, avant qu’il ne se condamne à pire…

-La vengeance ? Donc la violence n’engendre que la violence ? Quelqu’un l’a brisé au point qu’il veuille tuer ? Et on le fouette pour ne pas avoir à le tuer plus tard ? Est-ce que cela peut le guérir de son envie de vengeance ?

*Non mon brave. Cela peut seulement l’empêcher de recommencer trop vite, s’il craint… pour sa peau.*

Le silence plana quand soudain le jeune garçon fut troublée par une étrange révélation.

-Sobeêk… Je t’ai entendu !

*Le jeune Sednereï est enfin parmi nous ! Louée soit Flarmya ! Je suis fier de toi mon fils lié, nous savions que c’était imminent ! *

Erhali serra vigoureusement son fils entre ses bras et ils en perdirent presque leur équilibre. Il était fier comme un paon d’avoir assisté au jour où son fils s’ouvrit au Don par la voix de Sobeêk.

-Tu es un homme aujourd’hui, ta mère sera folle de joie !

:: 911, La paix mais à quel prix ::


Nouvellement accueilli au sein des aspirants, Eilon fut naturellement conduit auprès d’un Maître pour débuter sa formation. Le jeune Ondin restait un enfant angoissé qui préférait la compagnie des dragons plutôt que des gens de son âge. Il n’était pas bien courageux, il ne comprenait pas l’intérêt de la discorde et n’arrivait pas à saisir qu’il existait des êtres profondément déterminés à ne pas dialoguer avec autrui. L’influence de son évolution sous cloche se faisait terriblement sentir. S’il effleurait de trop près la réalité, l’adolescent s’en trouvait pétrifié et autrement, il n’était pas du tout en phase avec le présent. La Maîtresse Bleue Jilian Faron usa de beaucoup de patience pour former cet enfant. Néanmoins, malgré la profonde amitié qu’elle avait pour Délia, elle dut renoncer à poursuivre son enseignement. Après trois ans, Eilon n’usait toujours pas d’une épée convenablement, rechignait à porter des coups sur ses adversaires et suite à un incident dû à la toxine de ses doigts, il refusait à présent de toucher quiconque sans porter de gants.

Que leur fils soit ainsi rejeté de l’instruction d’une Maîtresse si renommée, ce fut une véritable humiliation pour Erhali et Délia. La Maîtresse Blanche commençait à croire qu’il serait banni du Màr pour rejoindre les célestes quand Erhali, quant à lui, refusait tout simplement cette idée. Son fils était droit, il était sage et l’on ne pouvait le renvoyer parce qu’il ne ressemblait pas au parfait soldat qu’on désirait qu’il soit.

-Peut-être est-ce nous qui ne voyons les qualités dont il a hérité de nous ? Tu aimerais qu’il brandisse l’épée comme toi ma Douce, j’aimerais qu’il puisse convaincre et asseoir sa position. Mais peut-être que nous sommes d’une autre époque ? Nous sommes des enfants d’un monde en guerre alors que lui… il a été protégé et il peut à présent conquérir un monde en paix ! Il est touché par la justice et d’une clairvoyance certaine. Ne vaut-il pas mieux qu’un homme sache avoir peur plutôt qu’il agisse sans craindre pour personne ?

Erhali savait comment rassurer sa femme mais tous deux décidèrent qu’il l’éloignerait un temps du Kaerl. Afin qu’il se découvre et que son cœur s’ouvre au monde avant de servir le Màr.


:: 914, L’inspiration d’une vie ::


Eilon avait quinze ans. Autour de lui, les autres enfants du Màr étaient déjà des aspirants confirmés mais lui il s’en était bien rendu compte, il n’était pas comme eux. Il aurait voulu être plus vindicatif, mais rien n’y faisait. Il aimait le calme et la seule voie qui le poussait hors de ses gongs c’était l’injustice qu’il méprisait au plus haut point. En chemin pour un nouveau chapitre de sa vie, il regagnait la ferme de ses grands parents paternels. En lisière de la sylve, c’était un territoire peu fréquenté au Sud de la Baie d’Eau-Claire. Là il y avait quelques paysans mais pas seulement. Un jour, un notable de Lòmëanor était loué dans une chambre pour aider la ferme dans ses affaires.

Filias Vengurh était natif du Continent. Il ne possédait pas le Don, mais on lui avait attribué les responsabilités d’assister les magistrats de Lòmëanor dans les affaires de justice. Les lacunes en matière de droit s’accumulant – surtout après la Grande guerre et l’étrange nouvelle paix à maintenir – décidèrent les Maîtres de Lòmëanor à envoyer Filias étudier un temps sur Ys pour leur apporter les lumières judiciaires des autres contrées. Quelques longs mois plus tard, lorsqu’il fut instruit et compétent, il fut rappelé par ses pairs. L’ordre se voulant régie sur de nouvelles valeurs, moins autoritaires et moins archaïques, on offrit à l’étudiant Vengurh de devenir podestat. À défaut d’un consul, il avait été élu par les citoyens de la ville et était chargé de trouver les affaires à juger afin de trouver des compromis plutôt que de réprimander. Aussi il voyageait sur le Continent, afin d’aider les paysans trop occupés et éloignés de la cité pour s’offrir un juge.

C’est ainsi qu’il se trouva à la ferme des Sednereï. Une affaire de céréales qui n’ayant pas été livrées à Lòmëanor confrontait les agriculteurs et les négociants de la cité. Certains parlaient de bandits de chemin d’autres de fermiers mal attentionnés. Filias venait donc éclaircir les points avec les concernés dont les Sednereï. Eilon lui, était là pour fendre du bois et labourer les champs de ses aïeux, mais son grand-père aimait à le taquiner tant il n’était pas dégourdi. Lorsque Eilon rencontra Filias, ce fut comme une évidence. À son contact, l’ondin apprit que la justice pouvait être juste et ne pas seulement se teinter d’effroi ou de châtiments. Filias avait alors trouvé une bonne oreille pour ses récits de droit et Eilon lui, était tout simplement transcendé. Il était infiniment plus intrigué par ce notable que par les travaux de la ferme et se pressait à achever ses corvées pour retrouver l’éminence de son nouvel idole.

Aussi, lorsque le juge dût quitter la ferme, pour poursuivre ses enquêtes, Eilon voulut partir avec lui. Filias sentit qu’il pourrait bien avoir en ce jeune homme un bon assistant et offrit au Grand-Père de le prendre durant un mois, puisqu’il devait revenir ici avec d’autres documents. Si le patriarche grommela un peu, il lui sembla fort évident que son petit-fils ne lui manquerait pas pour tuer du bétail surtout avec la multitude de précautions qu’il imposait toujours. Eilon était persuadé qu’il fallait contrôler l’emplacement de chaque objet dans la ferme, les méthodes devaient être suivies scrupuleusement et cela freinait parfois considérablement les tâches du fermier. Le jeune homme le remercia chaleureusement et découvrit sa nouvelle voie. Il se plia si rapidement à l’exercice qu’il sut se rendre indispensable et après un mois, le petit fermier convint sa famille de le laisser apprendre le droit et il se joignit alors à Filias de façon permanente. Il s’assura néanmoins de revenir pour aider aux moissons chaque année.

Devenu assistant accompli, il parcourut le Continent en quête de conciliations et oublia bien vite le labeur de la terre. S’il correspondait au début avec ses parents, Erhali n’apprécia pas qu’Eilon abandonne la ferme pour fuir encore la difficulté de devenir un homme et le jeune ondin consentit à mettre de la distance entre eux. Ils ne le reconnaîtraient vraiment que lorsqu’il ferait ses preuves en tant qu’homme ? Il décida alors de ne pas les revoir tant qu’il ne serait pas prêt. Tant qu’il craindrait de ne pas être à leur hauteur, il ne reviendrait pas. De leurs côtés les Sednereï étaient tiraillés entre la déception, la fierté et la crainte de ne jamais voir en leur fils unique un membre éminent du Màr Luimë. Après quelques années entre les champs et les missions judiciaires, l’adolescent devint enfin un homme. Plutôt robuste par l’exercice des champs, mais surtout convaincu de sa place en ce monde. On l’avait toujours élevé dans l’optique de servir le Màr Luimë, mais sa quête était bien plus vaste que cela. La Justice était une corde transversale qui pourrait enfin réunir les hommes et leur montrer comment vivre entre eux tout en restant fidèles à eux même. Ce n’était pas une quête d’égalité mais une quête d’ordre, de hiérarchie et de structure.

Les procès qu’il assistait étaient des procès de gens simples qui à bout de force et de patience ne savaient plus comment se tirer de la gangrène de la colère et de la trahison. Alors, on leur offrait de confier leur douleur à un être impartial qui écouterait les faits, pèserait les raisons et offrirait une voie pour que le calme et l’équilibre soit honoré. L’influence de Filias grandissait et Eilon était enfin en accord avec lui-même. Il ne voulait plus être un combattant, un chevalier, un brave qui faucherait la vie. Non, il était un homme de logique et il aimait dénouer les tempêtes avec justesse, celle qui savait calmer les coeurs et les esprits et rejetait la justice grossière et vulgaire qui ne cherchait qu’à attiser l’enfer.

Après quatre ans auprès de ses grand-parents et du magistrat itinérant, Eilon demanda à retrouver son Kaerl et ses parents. Il était un homme juste et il se sentait prêt à se battre à sa manière pour cela.

:: 918, Le juste retour ::


De retour dans les appartements cossus de la famille, Eilon sentit le regard pesant de ses parents. Quatre années qu’ils ne s’étaient vus. S’ils avaient vieilli à ses yeux, les deux Maîtres faisaient face à un homme de dix-neuf années. Autour d’un festif repas et après bon nombre de banalités c’est lui qui engagea la conversation tout en s’assurant de la bonne place des couverts autour de son assiette.

-Lorsque vous m’avez envoyé là-bas, je n’avais pas compris. J’étais honteux et je craignais de ne plus jamais vous revoir.

-Eilon.. Non…

Il coupa sa mère d’un geste de sa main.

-Je vous remercie de cela. J’ai toujours adoré notre Màr, nos amis, les coutumes et.. la paix, mais j’avais peur. Tellement peur que je n’étais pas celui que je devais être. Les récits de la Guerre étaient rudes pour le gamin que j’étais et je vous ai désobéis souvent, j’ai vu tellement de blessés et de linceuls… Je ne voulais pas de cette vie. Je voulais rester avec vous, mais je ne voulais pas de la guerre. Il se permit un petit soupir amusé. Personne n’en voulait.

Il se servit un verre de vin et le dégusta avec soin, affichant l’homme distingué qu’il était devenu.

-Je sais ce que je veux être dans cette vie. J’ai longtemps cru que le Don m’obligeait à marcher dans vos traces, mais je sais maintenant que je peux décider de ma route. Dans mes lettres je vous ai conté ma passion pour le droit, le Magistrat Vengurh était un Maître formidable. Instruit d’Ys, il n’avait pas cette conscience omniprésente du chaos qui m’a toujours écœuré ici. Il jugeait Père… comme un sage. Pourtant il ne prétendait à rien ! Il écoutait, prenait le temps de mesurer la peine et la colère, il consultait d’autres personnes, il ne décidait rien seul et pourtant il était le seul à dissoudre les malentendus et les discordes avec une éloquence gracieuse.

Erhali était pendu aux lèvres de son fils, admiratif et curieux d’entendre la fin de son récit.

-Je suis un homme maintenant. Je ne crois plus tellement en ces notions de bien et de mal, car ce sont des versions de vérités et j’ai lu dans les yeux d’hommes honnêtes comme le bien devenait le mal pour celui qui se tenait à ses côtés. Tout est mesure et tempérance. Je veux rejoindre nos rangs et répandre cette justice. Une justice qui ne répond pas aux vengeances mais qui est juste et qui rend le droit à l’équilibre entre chacun de nous.

-Je.. Je suis surpris et.. assez abasourdi de découvrir quel chevalier droit tu es devenu… Mais puis-je te demander comment tu comptes reprendre ta formation ici ? Jilian ne voudra pas te reprendre…

-Non Père, je pense d’abord apprendre ou réapprendre l’histoire de notre Kaerl, comprendre ce qu’est la Justice en nos mœurs et je demanderai un Maître qui m’élèvera en cette voie.

-Tu ne peux pas choisir ta formation Eilon… Délia ne savait pas si elle devait rire ou s’offusquer.

-Alors je vais devoir perdre mon temps à manier une épée que je n’aimerais jamais avoir à abattre ?

-Ne dis pas de sottises… Le temps est à la paix mais tout ceci est fragile… Tu sais très bien que tout peut basculer du jour au lendemain.

-Laisse-moi construire le monde dans lequel j’aimerais vivre. Si un Maître veut de moi, j’ai bon espoir qu’il saura me convaincre avec d’autres reproches que ceux d’une mère.

Le repas s’acheva dans un étrange silence. Eilon décidé à forger sa destinée et ses parents perdus entre fierté et inquiétudes...


Possessions : Eilon ne possède rien de particulier. Il a tout juste demandé un appartement, mais on lui a fait comprendre qu’il devrait profiter de l’accueil de ses parents tant qu’il n’aurait pas un Maître pour certifier de sa tutelle.

Magie : Eilon possède le Don.

Divers : Eilon Sednereï est le cousin d’Elke On Nïksé et de Limna On Nïksé. Sa mère Délia Sedneraï est la fille issue du premier mariage de Nade On Nïksé. Délia possédant le don, a très vite migré sur Tol Orëa et n’a jamais eu de relation autre qu’épistolière avec ses demi-frères Tuomas et Seth, les pères des deux ardentes. Lorsque Délia a appris l’ascension au trône d’une de ses nièces On Nïksé, elle a tout fait pour cacher ses liens de parenté ; seul son mari en fut avisé. Si la Maîtresse Blanche ignore qu’Elke foule actuellement les terres de Tol Orëa, elle vit comme un soulagement que Limna ne soit plus un risque pour elle et sa famille. Eilon quant à lui ne sait rien de tout ça...

PS: Je compte débuter sans Maître au début, puis je me tournerai vers un Pnj, sauf si quelqu'un veut me proposer une autre alternative.






Dernière édition par Eilon Sednereï le Jeu 9 Mar 2017 - 01:15; édité 4 fois
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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Ven 24 Mar 2017 - 23:47 Répondre en citantRevenir en haut

Coucou Eilon, en l'absence de Peddyr, je sur(sur ?)valide ta fiche pour que tu puisses jouer sans attendre, même si tu es un DC, autant ne pas perdre plus de temps =D.

Bon jeu et félicitations pour ta validatioooon ! Pas la peine de remettre le guide du newbie, tu connais déjà tout ^^.




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