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Eirwen Tümay
Candidat(e) à l'Empreinte

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2016
Messages: 92
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 66
Race: Elfe-Neishaane
Maître: Lokni Ceallaigh
Alignement perso: Neutre Strict
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Ven 2 Déc 2016 - 20:20 Répondre en citantRevenir en haut

Prénom : Eirwen
Nom (Prénom de sa mère) : Tümay

Age : 20 ans (Printemps)

Race : Sang mêlée Elfe / Neishanne

Alignement : Neutre stricte

Kaerl : Màr Luimë



Physique :


D’aucuns disent que je suis belle, d’une beauté pure et froide qui me vient de ma mère, magnifique femme de son vivant, y compris dans sa maturité. Comme elle, j’ai la peau diaphane et les cheveux longs et blancs. Mes yeux sont d’un gris très pâle, légèrement argentés. J’ai les traits fins, une bouche à peine rosée comme un bouton de fleur loin de son éclosion.
Toujours habillée de blanc selon la tradition ancestrale du peuple Neishaan auquel appartient ma mère, ma silhouette est fine et élancée.
Tout est vaporeux chez moi si bien qu’en me voyant, on croit souvent avoir rêvé. Ma démarche est souple et feutrée et j’aime à me fondre dans le paysage sans me faire remarquer.

Ma voix est très appréciée. Je chante naturellement juste et ma tessiture est plus étendue que la normale. D’après ma mère, cela me vient de son côté à elle. Elle aussi avait une voix incomparable, capable de susciter de grandes émotions chez ceux qui l’écoutaient, des plus jeunes nourrissons aux plus âgés d’entre nous.

J’ai cependant une caractéristique physique honteuse que ma mère a toujours voulu que je cache au sein de notre communauté : ce sont mes oreilles. Elles sont effilées et pointues. C’était pour elle un détail qui la faisait souffrir et, je l’ai su tardivement, qui me venait de mon père, du peuple Elfique. Je n’ai jamais compris si la souffrance de ma mère provenait d’une expérience de vie malheureuse ou au contraire d’une expérience heureuse qu’on ne lui aurait pas laissé le loisir de vivre.
Toujours est-il qu’elle voulait que je les cache sous un bandeau, sous un bonnet ou une capuche et que forcément, je ne trouvais pas ce détail de mon anatomie très esthétique.

Caractère

Je suis une jeune femme introvertie que seuls les enfants mettent à l’aise. Inversement, les berceuses que je leur chante les apaisent instantanément et leur donne le sourire. Silencieuse et secrète, je préfère la solitude à la foule parmi laquelle je me sens mal, comme envahie, phagocytée. Mes cinq sens exacerbés, surtout l’ouïe et l’odorat dans ce cas, me renvoient des informations insupportables dans la foule, comme un brouhaha insoutenable ou des mélanges inappropriés de fragrances. Une envie de fuir en retrait de tous s’impose alors à moi.

J’aime également beaucoup étudier, apprendre, mon esprit étant toujours à la recherche de nouveauté, de beauté, de musicalité, d’érudition. Je suis très attirée par les Maîtres Artisans, tous ceux qui pourraient me transmettre leur art et auxquels je promets de perpétuer les savoirs à travers Vaendark.
En ce sens, les rencontres d’individus, les relations duelles me conviennent tout à fait. J’y sens un véritable espace d’échange qui n’est pas parasité par les « autres ». Là, je peux être moi-même et l’autre peut exister intégralement. C’est un transfert enrichissant.

Dans mes envies de solitude, je me retrouve souvent à me ressourcer dans la nature, à écouter le chant des sources et des ruisseaux, à sentir dans mes cheveux les tournoiements du vent, à baigner mon regard dans les étoiles et à sentir sous mes doigts les écorces tantôt lisses tantôt rugueuses des arbres de mes contrées, la douceur extrême de la mousse, à sentir la terre et tout ce qu’elle porte. Tout cela m’est indispensable pour inspirer mes chants.



Histoire


Premières années

Je suis née sur le Continent Nord-Est, appelé Vaendark mais je ne sais pas exactement où, ni qui était mon père, juste son prénom, Gaal, et qu’il n’appartenait pas au peuple Neishaan mais à celui des Elfes. De mes premières années, je ne sais que ce que me racontait ma mère et ce n’était pas souvent qu’elle s’épanchait sur ce passé à la fois magnifique et douloureux.

Ils s’étaient rencontrés sur une place de marché, lors d’une foire, devant un étal de fourrures. Leurs mains s’étaient frôlées convoitant la même peau et ils avaient tourné le regard l’un vers l’autre, surpris. Ce simple échange avait bouleversé leurs vies. Malgré (ou peut-être à cause de) leurs différences, ils s’étaient aimés dès le premier instant et ils n’avaient pas pu renoncer à se revoir. Pourtant, tous les deux se rendaient compte qu’ils ne se facilitaient pas l’existence à entretenir cette mésalliance. L’union entre deux êtres de peuples différents n’était pas bien considérée.

Et je suis née de cet amour illicite, compliquant encore leur vie. Ils étaient déjà considérés comme un couple atypique pour ne pas dire inacceptable, mais moi encore pire, j’étais une bâtarde aux yeux de tous, une sang-mêlée, une métisse.
Mes parents, qui étaient sages et intelligents, décidèrent alors de sacrifier leur vie commune pour moi : ils se séparèrent et ma mère m’emmena dans sa famille à Walisie, capitale de Vaendark parce que je lui ressemblais davantage physiquement qu’à mon père et que je pouvais passer facilement pour une pure Neishaane.

Mon enfance fut donc à la fois très heureuse, malgré l’absence du père, et malheureuse de par la différence physique que ma mère m’obligeait à cacher comme un affreux secret entre elle et moi . Nous étions issues d’un milieu aisé sans être noble et il était important pour ma mère de sauver les apparences.


Adolescence (10-15 ans)

Malgré ma douceur légendaire, le secret de ma double appartenance commençait à peser lourdement sur mes épaules et dans mon cœur. Je regardais ma mère avec reproche comme si elle était la seule fautive de notre vie de recluses. De plus en plus, à l’intérieur de la maison, je coiffais mes cheveux de telle manière que mes oreilles soient entièrement dégagées et je me contemplais avec effronterie devant les miroirs en narguant ma mère. J’aspirais à assumer pleinement mes différences devant notre communauté mais ma mère s’y refusait toujours.
Pourtant, je sentais qu’elle souffrait encore plus que moi, comme une mère qui aurait eu un enfant malade et incurable… une monstruosité.

Ma mère était cependant une femme intelligente et intuitive, en plus d’être très belle. Elle était souvent courtisée, mais refusait tous les prétendants sous prétexte que sa période de deuil n’était pas achevée, mon père ayant été officiellement déclaré mort au sein de notre peuple. C’est ainsi que, dans mon petit égoïsme d’enfant gâtée, je me rendis compte que je pouvais faire quelque chose pour elle : la quitter pour qu’elle ait une seconde vie.

C’était plus facile à dire qu’à faire. Il fallait que je me prépare à partir et surtout à vivre seule sur les routes pendant un bon moment. Or nos contrées ne sont pas très peuplées, hormis dans les profondes vallées. J’envisageais un entraînement long et rigoureux, un peu comme nos hivers.
Pour mes douze ans, je demandais à ma mère de m’offrir un arc, des flèches et un poignard.
« Quelle drôle d’idée Eirwen ! Ne préfères-tu pas un nouveau manteau ou un bijou ? » Puis son regard tout d’abord surpris se radoucit. « Oui, je comprends… ». Ces dernières paroles me glacèrent le cœur. Avait-elle compris que je prévoyais de la quitter ? Non, je me trompais, elle avait seulement réalisé que c’étaient les armes du peuple Elfique et acceptait cette demande comme étant naturelle. Je ne le sus que plus tard.

Je pris donc l’habitude, tous les jours, après les heures d’étude obligatoire, d’aller m’entraîner au tir sur le glacier le plus proche, en surplomb de la maison. Le moindre monticule de neige, la moindre excroissance de glace pouvait devenir une cible. Je lançais de préférence mes flèches dans la neige pour ne pas en émousser la pointe trop vite et je lançais mon couteau contre la glace plus dure pour qu’il s’y fiche sans le perdre de vue.
Au bout d’un an, mes tirs étaient précis et puissants. Mon endurance s’était développée à courir les montagnes, à escalader les rochers comme une chèvre, sans que ma silhouette ne change. Mes muscles fins et longs s’étaient affermis et avaient emmagasiné une grande énergie.

Après ces exercices sur cibles fixes, il fallait que je passe aux cibles mouvantes puisque j’allais devoir me nourrir seule bientôt. Ce fut plus difficile encore que je ne l’imaginais : choisir le lieu d’affût, le choix du camouflage, l’attente en silence et dans la plus grande immobilité et la lutte contre le sommeil et le froid. C’est là que me fut révélé l’étendue extraordinaire de mes cinq sens. Mon acuité visuelle décelait la moindre vibration dans le paysage, mon odorat me permettait de savoir quelle était la bête qui s’approchait et mon ouïe savait de quelle direction elle venait. Tout cela combiné avec l’agilité de mes propres déplacements pour n’être jamais sous le vent, mes prises maladroites du début devinrent rapidement ajustées et mortelles dès le premier tir.

J’étais enfin prête.


Le Départ (16 ans)

« Maman, je voudrais faire un grand voyage… »
« Un grand quoi ? »
« … voyage ! Ca fait quatre ans que j’y pense et que je m’y prépare. Quatre ans que je m’entraîne dans les montagnes et les forêts. Je veux connaître autre chose que notre village perdu. »
« Noooon ! Tu as 16 ans et tu es en âge de te marier. Je connais de jeunes Neishann qui n’attendent que ça, t’épouser ! »
« Ah… et je fais quoi de mes oreilles, je les coupe ? »
« …….. »
« Je veux retrouver mon père. »
« C’est ce que j’ai toujours craint, Eirwen. Mais tu ne sais pas où il est, ni même s’il est encore vivant, s’il est seul ou uni, s’il n’a pas d’autres enfants depuis toi… »

Je regardais ma mère avec tendresse.
« Je me suis déjà posé toutes ces questions et, même si je ne retrouve pas Gaal, j’apprendrai de tout être et de toute chose. J’en reviendrai grandie. »
« ……. »
« J’ai aussi besoin de savoir si l’on va me rejeter pour mes particularités physiques que je ne cacherai plus ou si je vais trouver au dehors des êtres qui m’accepteront telle que je suis. Alors, je penserai peut-être à m’unir et je reviendrai te dire que tu n’as plus besoin d’avoir honte de moi.
Je pars demain. »


Ma mère éclata en sanglots et moi, j’allais me coucher pour ne pas glisser dans la tristesse de la quitter et rester dans les rêves que j’avais savamment entretenus.


Le lendemain matin, à la table du petit déjeuner, le visage de ma mère portait les stigmates du chagrin et d’une nuit sans sommeil. Pourtant, la cuisine sentait le pain chaud et la soupe épicée.
« Mange, constitue-toi des forces, tu en auras besoin. Dehors, j’ai préparé le petit traîneau à main avec des réserves de viande séchée, de pain frais, de fruits secs, de thé, des peaux contre le froid de la nuit, des onguents contre les gelures de la peau et diverses médications que nous utilisons et que tu connais. »
« Merci maman. »
« J’ai fixé les patins pour le début de ton voyage et j’ai attaché deux petites roues sous le traîneau pour la fin des neiges. Je crois que j’ai pensé à tout. »
« Merci maman. »
Je sentais que cet au revoir ne serait pas simple. Elle avait passé la nuit à penser à tout ce dont j’aurais besoin alors que moi, je n’avais préparé que mes armes. Elle avait surmonté sa peine pour s’occuper de mon voyage. Au moment où je me levais pour aller mettre mon manteau et l’embrasser, elle m’arrêta d’un cri.
« Attends ! »
Elle se précipita dans sa chambre et en revint avec un pendentif au bout d’une longue chaîne en or qu’elle me passa autour du cou.
« C’est Gaal qui me l’avait offert. Si tu le retrouves, il saura que tu es sa fille. Et si c’est possible, embrasse-le pour moi discrètement. »
Toujours ce maudit secret ! Elle était tellement touchante…

« Au revoir, Maman, prends soin de toi, j’essaierai de t’envoyer des nouvelles de temps en temps mais si tu n’en as pas, ne t’inquiète pas. »
Après quelques hésitations, j’ajoutais en la regardant dans les yeux :
« Toi, accepte un compagnon maintenant et sois heureuse. Ne reste pas seule. »


L’Aventure (16-20 ans)

Eirwen descendit vers la vallée, son traîneau la poussant dans les pentes et se faisant lourd dans les montées. Il était pourtant léger, sa mère ayant fait le maximum pour que cela soit le plus confortable pour elle. Et puis elle était forte ! Le premier jour, elle se retrouva le soir venu à la lisière d’une forêt où elle s’enfonça un peu pour être protégée. Elle établit son camp rudimentaire, fait d’une fourrure sur le sol et d’un feu très restreint pour ne pas attirer l’attention. Elle fit fondre de la neige dans un bol, y versa quelques feuilles de thé et mâcha longuement une lamelle de viande séchée avant de se désaltérer du breuvage bouillant. Ensuite, profitant de la chaleur du liquide dans son corps, elle s’enveloppa dans la peau de bête et s’endormit en un rien de temps.
Bien sûr, ce fut le froid qui la réveilla aux petites heures du jour et elle commença par raviver le feu qui ne comprenait plus que de minces braises et fit chauffer des paillettes de soupe solubles dans l’eau. Le frugal repas lui suffirait jusqu’en milieu de la journée où elle s’accorderait deux ou trois fruits secs pour ne pas perdre trop d’énergie. L’eau n’était pas un souci tant qu’il y avait de la neige.
Ses maigres bagages rangés sur le traîneau, elle reprit son chemin vers la vallée.

Dix longues journées plus tard, ses provisions étaient réduites à néant. Heureusement, elle approchait de la première bourgade sur sa route et cette première partie du voyage s’était déroulée sans souci : elle n’avait rencontré personne.

Elle traversa le petit village la capuche de son manteau abaissée, révélant sa chevelure blanche et ses oreilles pointues qui en dépassaient. Les Neishaans qu’elle croisait la regardaient bizarrement et chuchotaient sur son passage. L’un d’entre eux lui cria même un « Va-t-en, sorcière ! » qui lui fit monter les larmes aux yeux. Elle hâta le pas et s’enfonça de nouveau le plus vite possible à couvert dans la forêt.

Quand le second village se présenta à elle, elle prit soin de rabattre sa capuche sur sa tête parce qu’elle avait besoin d’un sac de farine pour faire son pain. Elle chassait ou pêchait à l’arc, elle ramassait des fruits, cueillait des herbes, mais la farine était une invention des êtres qu’elle ne pouvait trouver que dans les villes ou villages.

Quand elle en avait le courage, elle enlevait de nouveau sa capuche et exhibait ses oreilles pointues, mais à chaque fois, elle était chassée. Même les enfants avec les quels elle avait de bonnes relations ordinairement, lui jetaient des cailloux en riant.
Plus d’une fois, elle eut envie de faire demi-tour et de se réfugier chez elle dans l’antre de l’amour inconditionnel de sa mère. Heureusement, à chaque fois, elle se souvenait de sa quête : trouver son père Gaal.

Il lui fallut plus de deux ans pour atteindre les terres de la Palétonie. Durant cette période, lorsqu’elle se sentait trop seule, Eirwen fredonnait devant son feu de bois, s’exerçait à imiter les chants d’oiseau ou les bruits de la nature, chantait durant ses chasses pour apaiser les animaux mourants et leur rendre hommage avant de les dépecer. Dès qu’elle avait du vague à l’âme, elle s’activait frénétiquement en taillant de nouvelles flèches le plus affûtées possible, en faisant des provisions de viande cuite, souvent du lapin ou du faisan sauvage. Elle ne visait pas les proies plus grosses sachant qu’elle ne pourrait pas les transporter. Elle s’astreignait également à prendre le temps de faire une toilette minutieuse tous les trois jours, la toilette restant plus sommaire les deux autres jours. Toutes les semaines, elle lavait sa tenue de voyage (elle en avait seulement deux) sachant que les tissus gèleraient avant de sécher très lentement sur le traîneau ou auprès du feu du soir.

En Palétonie, elle rencontra enfin un peuple étonnant à ses yeux et conforme à sa soif d’apprendre. C’était un peuple qui était féru d’arts de toutes sortes, des artisans hors pair, et d’une diversité incroyable. Elle y rencontra tour à tour des verriers capables de fabriquer des vitraux aux couleurs chatoyantes, des vases, des verres finement sculptés, des lustres somptueux ; des ferronniers qui courbaient les métaux en volutes d’apparence fragiles mais aussi des lames fines et acérées ; des tisserands fabriquant aussi bien des chemises de lin fines et brodées que des manteaux matelassés ; des bijoutiers alliant plusieurs arts ; et beaucoup d’autres.

Dans un énième village –elle ne les comptait plus depuis longtemps- elle avisa une boutique d’apothicaire où elle entra pour se réapprovisionner en onguent et en poudres dont elle avait besoin. Le petit être derrière le comptoir avait de grands yeux d’une douceur incroyable et il était en train de réduire une décoction de plantes qui agressa les narines d’Eirwen.
« Hou… cette potion sent fort ! »
« Ha ha ! C’est justement son principe : elle nettoie les poumons et les voies respiratoires irritées par la froidure. Si elle ne sentait pas aussi fort, personne affecté par le rhume n’aurait confiance en son efficacité. Ha ha ha… »
Eirwen rit à son tour devant autant de ruse.
« Il me faudrait de la poudre alcaline pour mes pieds et… »
« Vous ne savez pas trouver la bonne roche toute seule ? C’est le B.A.BA pourtant. »
« Je connais quelques plantes pour les tisanes et les décoctions, sauf vraiment celle que vous êtes en train de faire, mais pas les roches, je l’avoue. »
L’apothicaire lui fit un clin d’œil.
« J’ai besoin d’une apprentie si ça vous dit de rester un moment. Je ne vous paierai pas mais je vous offre une chambre et mon savoir en échange de votre aide pour aller me chercher les matières premières dont j’ai besoin. Mes vieilles jambes en seront ravies ! »

C’est ainsi qu’Eirwen interrompit son voyage vers la côte Paléotonienne. Elle s’installa chez le Maître apothicaire Naehu dans une minuscule chambre où le lit était curieusement installé sur un âtre de briques qui dispensait sa chaleur toute la nuit au couchage. Eirwen en était enchantée.
Tous les matins dès l’aube, elle partait à pied récolter la liste d’ingrédients demandée par Maître Naehu, ce qui pouvait être des plantes spéciales encore givrées ou couvertes de rosée, des toiles d’araignées, des racines, des champignons, des baies, des écorces ou des roches dont il lui indiquait toujours l’emplacement et les caractéristiques visuelles. Très douée de par son acuité visuelle, elle avait encore le temps de chasser un ou deux lièvres ou perdrix avant de rentrer en milieu de matinée.
Là, le Maître Naehu inspectait ce qu’elle lui ramenait. Quelquefois, elle se permettait de lui apporter une plante non commandée, juste pour en connaître les vertus et il se faisait un plaisir de les lui expliquer. Elle lui offrait aussi la part de chasse qu’elle ne consommerait pas. Elle le savait gourmand.
L’après-midi, elle s’occupait dans l’officine derrière la boutique à préparer les formules qu’il lui permettait de créer. Elle progressa tout au long de cette année-là.

Un autre fait troublant concernant ce Maître apothicaire, c’est qu’il accepta Eirwen telle qu’elle était. Il l’avait surprise dans les premiers jours de leur collaboration au dessus des fourneaux, les cheveux relevés et ses oreilles bien visibles. Il avait éclaté de rire.
« Je savais bien que tu étais exceptionnelle, je l’ai su dès que je t’ai vue ! Me raconterais-tu ton histoire ce soir autour d’une bouteille de vin ? »
Eirwen, tout d’abord interdite et statufiée par l’impair qu’elle avait commis, se détendit tout à coup : enfin quelqu’un de tolérant…
« Oui, bien sûr. Merci, Maître Naehu. »
Quand il eut entendu l’histoire de sa jeune assistante et l’objet de sa quête, il prit un air pensif.
« Je ne connais pas de Gaal, mais quelques Elfes, oui. Je t’indiquerai où ils se trouvent et d’ailleurs, tu ne t’y rendra pas en vain puisque j’ai besoin d’ingrédients qui ne se récoltent que là-bas. Ce sera pour demain. Va te coucher maintenant, jeune fille. »

Le lendemain, munie d’une carte fournie par Maître Naehu, ainsi que de la liste de simples très particuliers qu’elle devait ramener, Eirwen se mit en route avant le lever du soleil. Elle en avait pour au moins quatre heures de marche.


La rencontre (presque 20 ans)

De son côté, Gaal avait entendu dire qu'une jeune fille le cherchait. Le bouche à oreilles est très efficace dans les petites contrées et la colonie Elfique faisait du commerce aux alentours. Gaal avait donc eu vent de cette quête et cela l'intrigua tellement qu'il entreprit d'aller à la rencontre de cette gamine, comme les autres l'appelaient. Il savait simplement qu'elle n'était pas de Palétonie et venait de plus loin. Il prépara Llorn, son dragon, en lui donnant la consigne de voler bas pour la trouver. La coïncidence fit que ce fût ce même jour que Maître Naehu envoya Eirwen vers lui.


Elle arriva sur les lieux indiqués vers dix heures du matin. Le soleil frileux réchauffait à peine la terre de ses rayons obliques. Malgré l’envie d’Eirwen de se rapprocher tout de suite de la communauté Elfique qui s’était installée un peu plus loin, elle entreprit d’abord de ramasser consciencieusement les simples que lui avait commandés Maître Naehu. Le site était broussailleux et elle était absorbée à ne pas se tromper dans les multiples plantes qu’elle ne connaissait pas quand une grande ombre la survola sans bruit. Elle eut juste la sensation que le soleil se voilait brusquement. Quand elle releva la tête, tout était redevenu comme avant et elle crut presque avoir rêvé. Elle reprit sa cueillette.

Alors qu’elle avait presque récolté tout ce qu’elle devait ramener, elle entendit un cri lointain qu’elle n’identifia pas. Le cri bref se répéta tout en se rapprochant et elle s’aplatit sous un buisson qui ne pouvait pas la cacher entièrement. Alors elle se mit à chanter, essayant d’envoyer au travers de ses notes des images apaisantes et exemptes d’agressivité. Tout en chantant, elle attendit… Ce qu’elle vit une minute plus tard lui coupa la voix.
C’était une créature gigantesque pourvue d’une tête triangulaire aux yeux immenses comme elle n’en avait jamais vus, de larges ailes membraneuses et d’une queue puissante fouettant l’air. La créature était couverte d’écailles brunes, cuivrées, mordorées et possédait deux paires de pattes aux cinq doigts griffus. Manifestement, la créature l’avait sentie parce qu’elle grognait dans sa direction. Inutile donc de rester à plat ventre dans la terre, elle voulait se munir de son arc.

°Inutile, comme tu le dis, de prendre ton arc, jeune fille ! Est-ce toi qui cherche mon Chevalier ?°
Eirwen resta interdite : elle avait entendu une voix dont elle ne comprenait pas la provenance. Machinalement, elle répondit malgré elle en pensée.
*Je... je cherche... qui parle ?*

Malgré sa peur, Eirwen se remit à chanter en se relevant et en sortant de dessous le fourré. Elle s’aperçut alors qu’il y avait quelqu’un sur le dos de la bête qui en descendit lestement. C’était un Elfe d’une quarantaine d’années.

« Hey ! N’aies pas peur, c’est mon lié, mon dragon. Il s’appelle Llorn. Si je ne lui ordonne pas de t’attaquer, il ne te fera rien ! »
°Ah ah ah... Elle le sait déjà, elle a le Don comme toi, mon gars !°
« Bonjour, je m’appelle Eirwen. Etes-vous un Elfe ? »
« Oui, bravo ! Et toi, tu es une Neishaane, n’est-ce pas ? »
« Non… enfin si… mais… »
L’Elfe s’approcha d’elle avec un sourire avenant.
« Mais n’aies pas peur ! Personne ne va te manger aujourd’hui. Que fais-tu là ? »
« Je cueille des simples pour mon Maître l’apothicaire Naehu… et je cherche mon père qui est de votre peuple. »
« Toi ? une Elfe ? Ha ha ha ha… On ne dirait pas. »
Eirwen enleva son manteau qu’elle laissa tomber au sol dévoilant ainsi son visage aux oreilles pointues et son pendentif elfique.
« Oh… Qui es-tu ? »
La voix s’était durcie et le regard de l’Elfe ne riait plus du tout.
« Je suis la fille de Gaal et de Tümay, j’ai presque vingt ans. Le connaissez-vous ? »
Un silence pesant s’installa entre eux pendant une minute ou deux, ce qui est long pour un silence. Le dragon s’était couché et observait la scène comme s’il n’était pas concerné.

« Puis-je regarder ce bijou de plus près ? »
Elle hocha la tête affirmativement, impressionnée par ce changement d’attitude et ne sachant pas à quoi l’attribuer. Son père était-il un renégat ?
L’Elfe se rapprocha d’elle et prit le médaillon dans sa paume fine. Il le contempla longuement, le caressa du bout des doigts et le lâcha en reculant. Il était manifestement ému.
« Connaissez-vous Gaal ? »
« C’est moi… »
Elle se jeta dans ses bras, faisant relever la tête au dragon, mais elle ne sentit pas les bras de son père se refermer sur elle et elle s’en détacha gênée.
« Pardon, je ne voulais pas… »
° C'est pas permis d'être aussi bête... Laisse-toi un peu aller, quoi, c'est ta fille !°
« Non, c’est moi qui te demande pardon mais je ne m’attendais pas à rencontrer ma fille au bout de si longues années. Pouvons-nous faire un peu mieux connaissance ? Aurais-tu le temps de me raconter ta vie ? Et… ta mère… est-elle encore de ce monde ? »

Ils s’installèrent sur place pour le déjeuner et ils partagèrent le repas frugal qu’avait apporté Eirwen. Gaal était intarissable dans ses questions et il osait maintenant caresser la main de sa fille et lui faire des compliments sur sa beauté semblable à celle de sa mère telle qu’il s’en souvenait. Eirwen coupa court à la conversation à son plus grand regret.
« Il faut que je rentre rapporter les herbes à mon Maître. J’ai quatre heures de route et je lui ai promis de rentrer avant la nuit. Il est très protecteur avec moi ! »
« Alors, tu as encore du temps, je te ramènerai avec Llorn en quelques minutes et autant de battements d’ailes. Parle-moi encore de ta mère. Elle ne s’est vraiment jamais remariée ? »

Ainsi, Eirwen continua à raconter le moindre souvenir de son enfance, faisant tour à tour éclater son père de rire et l’émouvoir aux larmes, surtout quand elle évoqua son calvaire à cacher ses oreilles dès qu’elle mettait le nez dehors. Par contre, il fut très fier qu’elle se soit entraînée au tir à l’arc. Quand il lui proposa de rentrer, ils se promirent de se revoir.

° Allez, monte sur Tonton Llorn, je vais y aller tout en douceur !°
Avec l’aide de son père, elle grimpa sur le dos du dragon qui ne mit qu’à peine une minute pour la déposer au sud du village. Gaal lui promit de revenir la chercher au même endroit la semaine suivante et la serra fort dans ses bras avant qu’elle ne reparte en courant vers l’herboristerie.

Il tint parole et, une fois par semaine, Llorn les emmenait tous les deux dans des endroits déserts où ils pouvaient parler tranquillement. Il lui apprit qu’il avait refait sa vie au sein de son peuple et avait trois autres enfants. Tümay restait pourtant son premier amour et avait une place spéciale dans son cœur. Ils firent des concours de tir à l’arc où Gaal et Eirwen étaient toujours au coude à coude et des lancers de couteaux les consacrant tout à tour.
Gaal était très fier de cette fille qui avait eu le courage de partir le retrouver.

Un jour, la question qui taraudait Eirwen fut posée :
« Mon père, pourquoi n’as-tu jamais cherché à retrouver maman ? Avec Llorn, ça aurait été facile, non ? »
« J’avais refait ma vie et je pensais qu’elle avait refait la sienne. Je ne pouvais rien lui offrir de toute façon. Rien que du chagrin. Je souhaitais qu’elle m’oublie et qu’elle soit heureuse avec toi. Et puis Llorn et moi, c’est venu après, longtemps après. »
« Mais nous n’avons pas été heureuses ! Toujours à nous cacher, à mentir ! Quand j’ai osé me montrer telle que je suis en traversant les villages, on me chassait, on me jetait des pierres, on m’injuriait. A part mon Maître, l’être le plus doux de notre continent, personne ne m’a acceptée, personne n’a cherché à me connaître… »
« Je suis désolé, ma fille. »

« Parle-moi de ton dragon. Comment l’as-tu eu ? »
« Eirwen, c’est le dragon qui te choisit et non l’inverse. Il faut beaucoup de patience et beaucoup de temps pour arriver où j’en suis et encore ne suis-je que Chevalier. J’ai encore beaucoup d’étapes à franchir. Et puis il faut avoir le Don. »
« Le Don ? »
« Oui… le Don ! C'est la faculté de communiquer avec les dragons, de les entendre et de leur parler. Tu as ce Don, Llorn me l'a dit... Mais cela ne suffit pas, il faut étudier auprès d'un Maître. »
« Où puis-je le trouver ? »
« Là encore, je crains bien que ce ne soit que lui qui puisse te trouver et non l’inverse. Tout est une question de mérite. Il faut être choisi. »

Eirwen était déçue.
« Alors il faut que je continue à vivre mon calvaire quotidien de « bâtarde » jusqu’à ce qu’un Maître me remarque ? Combien de temps faut-il que je tienne encore ? »

Gaal réfléchit longuement, il avait de l’amour plein les yeux pour cette fille qu’il venait juste de retrouver et dont il allait se séparer sous peu.
« Je vais te faire traverser l’Océan avec Llorn pour rejoindre un autre continent où les peuples sont plus tolérants et où tu auras plus de chance de faire ton initiation en tant qu’Aspirante auprès d’un Maître Dragon. Ce continent s’appelle Tol Orëa. Ne le cherche pas sur les cartes, c’est une terre secrète dont on n’a le droit de rien dire.
Mais il faudra alors nous dire adieu. »

« Je comprends. Je comprends que si je t’ai trouvé, ce n’était qu’une escale dans ma vie. Je suis heureuse de te connaître et je ne t’oublierai jamais, papa. »
"Moi aussi je suis heureux. Tu es une jeune personne dont je suis très fier. Tu es calme et mesurée, tu est endurante et courageuse, patiente aussi. Je vais t'emmener au Màr Luimë qui sera ta nouvelle maison."

Il lui fallut faire ses adieux à l’apothicaire qui la combla de victuailles et de cadeaux comme si elle était devenue sa propre fille. Elle lui promit de transmettre à son tour ses savoirs dès qu’elle le pourrait pour que Maître Naehu de Palétonie soit toujours reconnu comme le plus grand apothicaire de tout Vaendark.


Arrivée sur Tol Orëa (20 ans)

Ceinte de son arc et de son carquois, poignard à la ceinture, Eirwen n’avait qu’une couverture de fourrure roulée et une grande besace remplie de ses ustensiles et de nourriture comme tout bagage. Elle s’était habillée de vêtements propres et avait lavé ses cheveux pour le voyage.
Llorn était un dragon paisible qui ne faisait pas d’exubérances en vol mais il fallait reconnaître que la traversée était longue et qu’il valait mieux qu’il se ménage. La jeune femme s’accrochait fermement à son père, la joue contre son dos. Elle voulait profiter de ces derniers instants avec lui. Elle lui avait demandé de ne pas l'emmener tout de suite à son Màr, ne se sentant pas tout à fait prête à affronter une nouvelle "famille". Il fut donc décidé qu'elle serait déposée près de Lomëanor.

A leur arrivée, Llorn soufflait bruyamment.
« Je te promets que si un beau jour je deviens liée comme toi, je reviendrai sur Vaendark pour te voir et voir ma mère. En attendant, prends soin de toi et bon retour. »
*Prenez soin l'un de l'autre.*

Elle s’approcha de la tête de Llorn en chantant un petit air entraînant qui eut l’air de revigorer le dragon. Puis elle s’en alla vers la ville.
L’aventure ne faisait que commencer.


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Possessions :
- un pendentif Elfique, cadeau de son père Gaal à sa mère Tümay.
- Un arc et un poignard.

Divers :
- Apprentissage chez un apothicaire de la cueillette, la préparation et l'utilisation des plantes, écorces, racines, lichens, algues pierres et autres ingrédients médicinaux.

Pouvoirs :
- Une voix hors du commun, envoûtante, capable de procurer des émotions diverses chez les autres êtres mais aussi chez les animaux.
- Le Don.


Dernière édition par Eirwen Tümay le Sam 10 Déc 2016 - 19:38; édité 12 fois
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MessagePosté le: Ven 2 Déc 2016 - 20:20 Revenir en haut

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Yong'Wu Zenghwei
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Affiliation: Clan Valherien
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Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Jeu 8 Déc 2016 - 16:29 Répondre en citantRevenir en haut

Avec ceci de fait tu as donc ma validation ce qui t'en fais trois !
Bienvenue en jeu parmi nous, j'espère que tu t'amuseras beaucoup au sein de notre communauté !

Citation:
Te voilà officiellement partie intégrante de l’univers de Tol Orëa, nouvelle pierre apportée à son édifice ! Tu peux d'ors et déjà ouvrir ton RP de rencontre avec ton Maitre ou ta Maitresse sur ton continent actuel. (Dans ton cas, Tol Orëa)

Si tu cherches encore un Maître ou une Maîtresse tu peux faire une demande juste ici !

Puisque tu es prêt à vivre sous les eaux cristallines de la Baie d'Eau Claire, glisse-toi derrière le Rideau et vole donc jusqu’aux Loges Noyées, QG hors-RP des membres du Kaerl Englouti, ou Màr Luimë. Tu y trouveras par exemple les présentations de tes confrères, tu pourras participer à des débats et trouver des informations sur les diverses quêtes célestes et sur l’organisation de l'Ordre Draconique Neutre. Tout est discutable en son sein et les idées ou suggestions sont les bienvenues.

Ensuite, tu pourras aller te présenter in RP au membres du Conseil Neutre, en te rendant à la Rotonde, afin d'entrer officiellement dans ta nouvelle demeure !

Dans tous les cas pour tes rps, il te faudra indiquer la date en cours en jeu. Plus d’information, il faut te rendre dans le topic Notions Indispensables Diverses, chapitre "Mesure du Temps" (clic). Par exemple, nous sommes actuellement en Ournosku 918.[/url].

Peut-être que lors de ta découverte du forum, de ta visite en son sein, en plus de la lecture studieuse des différents explicatifs du Codex et du Liber Draconis, tu as déjà découvert ces différents points essentiels que je vais te présenter ensuite. Permets-moi de te les évoquer malgré tout :

Tu peux avoir le loisir de suivre les différentes triades ou "quel maître dragon a quel aspirant sous son aile". Il y a également les Les Missives Seigneuriales, pour les avancées des scénarios lancés, des nouveautés ou améliorations importantes du forum, en plus des newsletters que tu recevras par mail (veille bien à avoir coché dans ton profil "accepter les mails de tol orëa").

Dans les Missives Seigneuriales, tu découvriras aussi le Panneau de Quêtes, indispensable, te dévoilant des quêtes ou des scénarios effectués dans les Kaerls (complément à la Chronologie de Tol Orëa).

Autre lien utile, tu pourras faire un petit suivi des aventures de ton personnage dans les Carnets de Route, non obligatoire mais quand même bien utile pour s'y retrouver temporellement entre ses différents RPs.

Pour égayer le rp entre deux topics, il y a souvent des concours organisés dans l'Acamédie, installée à Lòmëanor. Si tu as la plume qui te démange, tu peux écrire à la suite des concours précédents, ils restent ouverts pour qui veut rajouter une petite touche d'imagination en plus !

Si une réponse entre deux RPs se fait attendre ou que tu as du temps de libre, tu peux aller te détendre dans les nombreux topics de notre section flood, les Alcôves Dérobées, où tu trouveras une section débats et sondages, une autre pour les rencontres IRL, mais aussi une section pour les petits jeux de "mots" et d'écriture, le Fil des Moires. Si le défi te tente, tu pourras y participer chaque mois à notre RP Challenge, petit jeu d'écriture où l'on te propose d'imaginer un texte (de préférence lié à l'univers de tol orëa mais pas forcément à ton personnage), en relation avec une musique, selon ce qu'elle t'inspirera.

Voilà, je crois que je t'ai tout dit ... N'hésite pas si tu as des questions et surtout amuse-toi bien !



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