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Thorvald Errocë
Aspirant(e)

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Inscrit le: 29 Nov 2016
Messages: 13
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 6
Race: Fëalocë-Torhil
Maître: Elerinna Galastden
Affiliation: Maison Galastden
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Ven 2 Déc 2016 - 19:26 Répondre en citantRevenir en haut

Nom : Thorvald Errocë.

Âge : 21 ans (Printemps).

Race : sang-mêlé : mère Fëalocë et père Torhil.

Alignement : Chaotique Bon

Kaerl : Màr Menel

Physique :

De sang-mêlé, Thorvald se situe au carrefour de plusieurs races et caractéristiques. De haute taille, avec son mètre quatre-vingt dix-sept, qu'il doit à son père, Olnar, il domine nombre de ses contemporains. Il dispose d'une chevelure brun doré lui venant des ses ancêtres Fëalocë et de sa mère, Elenä. Il les porte mi-longs et en général coiffés vers l’arrière afin de dégager son regard et son visage. Il arbore parfois un catogan, et les lie avec un tissu sombre ou rouge écarlate. Ses yeux gris-vert pétillent de curiosité, ils sont toujours à l’affût. Aucun détail ne lui échappe bien que l'on puisse lui trouver une certaine nonchalance dans son attitude. Il aime porter une barbe courte, lui donnant un aspect négligé qu'il entretient savamment. Il est souvent qualifié de « blasé » ou nonchalant, voir même moqueur, dû à un léger sourire qui barre souvent son visage.

D'une silhouette proportionnée et athlétique ; pour son mètre quatre-vingt dix-sept, il pèse 88kg, répartis en une musculature développée dans les activités de forge de son père ; il fait honneur à ces ancêtres. Sa musculature est également due au maniement des armes, auquel son grand-père maternel l'astreint. Il possède un visage normal, presque passe partout, à la mâchoire un peu carrée. Ce qui marque chez lui ? Son regard, la couleur de ses yeux est rehaussée par de longs cils noirs. Il possède une peau mate, travaillée par le plein air, les travaux de forges mais aussi dû à ses origines Fëalocë.

Quand il travaille avec son frère dans la forge de leur père, il ne porte qu’un simple pantalon sombre, recouvert d’un tablier de cuir. Lors de ses balades impromptues, il porte un simple chemise légère de couleur blanche, lin ou coton léger, avec un pantalon de peau. S'il fait un peu frais, une veste vient compléter l'ensemble. En général, il porte des bottes de cuir brunes. Il s’habille comme il lui plait, si cela dérange tant pis mais il sait s'adapter aux circonstances.
Il porte autour de son cou une chaîne en or, présent de sa grand-mère pour sa naissance. À son index droit, une bague forgée par son père avec de l'argent et du fer météoritique. Son frère possède la même, elles sont faites d’argent et de fer météoritique. Elle est stylisée avec différents glyphes aux significations obscures, probablement l'unité et l'honneur.


Caractère :

Blasé, nonchalant, peu concerné, tous ces qualificatifs sont utilisé pour Thorvald. Pour lui, il est simplement observateur, détaché des autres et nonchalant. Cette apparente placidité cache une part plus indomptée, le sang des Fëalocës coule dans ses veines et on ne sait jamais quand il se manifestera. Il la contient tant bien que mal.

Très observateur, il attend que les gens fassent le premier pas. Un peu ours dites-vous ? Il est fidèle en amitié, du fait qu'il en dispose de peu. Peu d'amis mais il sait qu'il peut compter sur eux.
Souvent en retrait, c'est une couverture afin de ne pas céder à son côté impétueux, il préfère mettre en avant sa placidité Thoril plutôt que le feu Fëalocë. Il peut être énervé pour rien, rapidement et violemment. En général, il se sent bouillir et essaye de se concentrer et canaliser sa colère. Avec succès, parfois.

L’objectivité est son maître mot. Il laisse les autres parler, tant mieux pour eux et pour lui, il préfère avoir toutes les informations en main pour ensuite juger selon ses critères. Il est potentiellement têtu. Qualité ? Défaut ? Aux autres de juger. Etant distant, il dissimule de nombreuses informations et secrets. Intéressé ?

Les gens naturels, simple, sans chis chis et fioritures, voilà ce qui lui plait. Orgueilleux, pédants, sentiment de supériorité, hors de sa vue sous peine de voir ressortir le caractère de feu de ses ancêtres. Il est important d'être digne de ce dont l'on hérite, argent, sang, statut. Il faut savoir être soi-même avec cet héritage. Il se connaît, sait comment il est. Du coup, il les évite autant qu'il peut ou alors fait preuve de beaucoup de patience.

Il fait ce qu'il fait, si ça lui paraît juste et sensé ? Alors oui, il fera ce qu'il faut, même si cela doit aller contre la loi. Sa famille, ses amis le trouveront s'ils sont dans le besoin. Il pourra s'attacher à toutes personnes qui lui sembleront victimes d'un jugement injuste. L'enfant des rues poursuivit par la garde pour avoir volé un pain pour survivre ? Ou encore par le boulanger lui même, le même qui gonfle le prix de sa marchandise ? Qu'il court, il l'aidera s'il le peut.


L'insouciance de l'enfance (0-10 ans) :

Né dans une famille modeste, en plein coeur d'Undomë, le cadre était posé pour une vie tranquille. L'installation de ses parents, dans les plaines mais à proximité des montagnes, dans une ville de moyenne importance, fut conditionnée par la profession de forgeron de son père.
Sang-mêlé, il a toujours été à part, ne faisant pas totalement parti d'un peuple, ni de l'autre. Curieux, plutôt aventureux, alternant les phases de calme placide propre aux Torhils et celui plus fougueux propre aux Feälocës, il passe une enfance somme toute basique et heureuse.
Il passait de longs moments avec son père et son frère dans la forge, leur paternel leur enseignant les fondements de son art. Pour lui, le voir modeler un morceau de minerai informe afin d'en faire divers outils, de la faux la plus simple à l'épée la plus complexe, était de la magie.
Ses grands parents étaient également présent, son grand père maternel, ancien soldat originaire de Ssyl'Shar lui apprit les bases du combat. Formateur dans l'armée, il avait naturellement prit sur lui de faire l'éducation « guerrière » de ses petits-fils.
Il fut éduqué au combat au baton, puis l'épée de bois et l'arc, enfance oblige.

Sa grand-mère maternelle lui fit apprendre ce qu'il fallait pour savoir se servir de sa tête. « Une tête bien faite sur un corps bien fait », voilà ce qu'elle aimait à répéter. Lecture, écriture, sciences, mathématiques, elle lui apprit ce qu'elle avait dispensée à de nombreux enfants durant sa vie.

Son grand-père Torhil lui apprit à respecter la nature et la vie qui s'y trouvait. Combien de fois ne s'étaient ils pas « perdu » dans les clairières, les forêts et les montagnes environnantes ? Herboriste et astronome, il lui enseigna les bases de l'herboristerie et lui transmis ses connaissances célestes. Le vieil homme aimait à voir l'étincelle de curiosité briller dans ses yeux enfantins. Il est celui qui lui enseigna la chasse et le respect de ses proies, ne jamais tuer plus que de raison était un de ses principes.

Il s'évadait aussi parfois, seul, aimant à se retrouver ainsi isolé, pour simplement regarder voler les oiseaux et écouter le souffle du vent. Que l'enfance est un temps merveilleux, passager, trop peut être.


Fëalocë ou Torhil ? Ni l'un ni l'autre mais les deux à la fois (10-12 ans) :

Son entrée dans l'adolescence se fit de manière brutale avec la mort de son père, lors de l'année de ses 11 ans. Parti dans les montagnes, il avait succombé à la fureur des Dents du Diable. Un glissement de terrain, comme il y en avait beaucoup et son père revenant des mines, comme souvent. Le convoi dans lequel il se trouvait fut emporté, les corps furent retrouvés dans des positions grotesques, amenant même à se demander si un jour ils avaient été des êtres vivants.

Thorvald vit le convoi revenir, espérant le retour de son père depuis plusieurs jours déjà. Il courut au devant de celui ci. Il arriva au niveau des premiers chevaux et ne remarqua pas le regard fermé des cavaliers. Il cherchait son père du regard, ne recevant que des regards tristes en retour. Les carrioles arrivaient, mais au lieu d'être chargées des habituels minerais, elles étaient chargés de corps. La réalité le frappa de plein fouet, comme un coup de bâton en pleine face. Le chariot passa devant lui, son regard se posa sur le drap blanc maculé de sang qui masquait les corps.
En lui quelque chose se brisa, terminée l'insouciance, terminée l'enfance. Il détourna le regard, des larmes coulant par terre et il courut. Il courut aussi loin qu'il le put, en direction de la forêt. Il devait être seul, il en avait besoin. Ici, loin de tout, il laissa la porte ouverte à sa colère, sa rage serait plus exacte, et à sa douleur.

Il frappa un arbre durant de longues minutes, se blessant les mains jusq'au sang. Il hurla, pleura, laissa exploser tous ses sentiments. Il ne savait pas combien de temps il resta ici. Longtemps sans doute. Un bruit se fit entendre et il vit deux silhouettes arriver.
Telvan et Olnar, ses grands-pères, venaient d'arriver dans la clairière.

« Te voilà enfin.
_Sais-tu à quel point nous étions inquiets ?"


Il ne les regarda même pas, les yeux rouges, les poings endoloris. Ils s'assirent de chaque côté de lui et il sentit leurs bras sur ses épaules.

« Rien de ce l'on pourra te dire ne pourrait guérir ton chagrin ou encore te faire te sentir mieux. C'est une épreuve qui est infligée bien trop tôt à notre famille. »


Il releva la tête, leurs yeux étaient rougis, son grand-père Thoril était blême mais gardait contenance. Il prit la parole.

« Aujourd'hui j'ai perdu un fils mais ce qui me fait tenir c'est ton frère et toi. Vous êtes l'avenir de notre famille, vous êtes ses plus belles réalisations et je le vois vivre à travers vous. Sois fort mon enfant. Je sais que je n'utilise pas un langage fait pour quelqu'un de ton âge. Tout simplement parce qu'aujourd'hui, je ne peux te parler comme à un enfant. Je me dois de le faire comme à un homme. »

Nul mot ne fut ajouté, cela n'était pas la peine. Ils restèrent ainsi la nuit durant.

Plusieurs jours plus tard, la cérémonie funéraire eut lieu. Il y avait plus de monde que ce que Thorvald aurait pu penser. Le travail de son père était reconnu dans la région, la plupart des gens présents étaient des anciens clients, venus rendre hommage au maître forgeron.
Les chants s’enchaînèrent ainsi que les différents hommages. La procession prit ensuite le chemin du cimetière où elle termina sa course dans la sobriété. Thorvald et son frère restèrent plus longtemps que nécessaire devant la tombe. Son frère avait 20 ans, il allait prendre la suite de leur père qui l'avait formé depuis qu'il avait 12 ans. Il sentait au fond de lui une colère sourde, grondante qui n'attendait qu'une occasion pour sortir. Pour le moment, son détachement Torhil avait le dessus mais il sentait au fond de lui qu'il lui faudrait composer avec cela pendant quelques temps.

Il sentit la main de son frère sur son épaule.

« Frangin ? Je veux que tu m'apprennes ce que papa t'a appris. Apprends moi ce que tu sais, travaillons ensemble pour que continue son œuvre. »


Il sentit la main lui serrer l'épaule. Il leva la tête et son frère hochait la sienne.

« Faisons ça petit frère. Oui, on va faire ça. »


Découvertes et Affirmation de soi (12-18 ans) :



Ces instants de colère et les efforts pour les maîtriser devinrent monnaie-courante pour lui. Suivant les conseils de son grand-père maternel, il fit de nombreux efforts afin de canaliser ses émotions et de ne pas se faire envahir, submerger par elles.

« Le feu que tu as en toi doit te servir et non te détruire. Contrôle-le, dompte le et alors tu disposeras d'une réserve de force insoupçonnée. Mais s'il te submerge, tu ne pourras assister qu'à ta propre chute. »

Il avait désormais 15 ans, maîtrisait le maniement de l'épée, de la lance bien qu'il lui préférât le bâton, et se défendant en tir à l'arc. Il enchaînait les séances d’entraînements et les sessions de forge.
Il était devenu l'apprenti de son frère qui lui transmettait tout ce que son père lui avait appris avant. Il aimait à voir les épées naître du feu, métaux en fusion se mêlant et s'entremêlant en une douce alchimie. Le feu l'attirait plus que tout. Il imaginait sa colère ainsi, comme un feu en constante alimentation, ronflant au plus profond de son corps.

Le lien qu'il avait développé était plus profond que cela mais c'était une chose que seul son frère connaissait. Il pouvait maîtriser le feu. Il pouvait faire en sorte d'atténuer les flammes ou encore de les rendre plus vives, comme si les soufflets de la forge l’alimentaient en continue.
C'était l'année de ses 12 ans qu'il s'aperçut de ça. Il regardait l'âtre et les flammes lui avaient paru plus vives. Ce n'était pas la première fois qu'il avait cette impression mais la première qu'il y prêta attention car là, il n'y avait pas un souffle d'air. Il se redressa sur le tabouret et regarda un peu plus le feu. Les flammes grandirent encore. Surpris, il recula et les flammes diminuèrent. Il secoua la tête et se rapprocha de nouveau, les flammes semblèrent hésiter et augmentèrent.
Il tourna la tête, veillant à ce que personne ne soit présent et reporta son attention sur l'âtre. Il se concentra et les flammes vacillèrent puis faiblirent. Il se mit alors à sourire.
Il reprit sa concentration et les flammes augmentèrent encore.

Il reprit ces exercices de nombreuses fois, gardant son secret pour lui. Il parvint à les manipuler, les faire bouger, d'un foyer à l'autre. Il les déplaçait d'une source à l'autre. Il parvenait à les maintenir dans sa main et les lancer par la suite. Toutefois, cet exercice lui demandait une concentration totale, il devait veiller à la maintenir au dessus de sa paume afin qu'elle ne dévore pas sa chair. Il en avait fait la douloureuse expérience.
Ce fut ce jour-là que son frère découvrit sa particularité. Il n'avait pas réagi comme il s'y attendait. Il n'en avait pas été effrayé ou encore ne l'avait pas rejeté. Surpris, oui. Curieux, oui. Il n'avait pas posé plus de questions que nécessaire et garda pour lui cette découverte.
Les années avaient passé ainsi, ce don se révélant très utile lors du travail du métal.

Ces années durant sa mère avait continué à seconder son frère, ainsi qu'elle l'avait fait avec son mari. Les affaires marchaient bien mais c'était à elle qu'ils le devaient. Elle n'avait jamais montré la moindre faiblesse ou la moindre résignation. Son caractère Fëalocë la portait et lui permettait d'avancer sans faillir. Elle avait à peine la quarantaine et était déjà veuve, une épreuve que nombre de femmes n'éprouvaient pas aussi jeune. Thorvald et son frère étaient devenu sa raison de vivre. Elle reconnaissait leur père en eux et il est vrai que physiquement, c'était lui en grande majorité. Une grande complicité était née entre eux et la famille était soudée.
Elle venait toujours les voir après leur travail, elle aimait à ce moment là les serrer dans ses bras. Ils étaient couverts de suie et de sueur mais elle s'en fichait.

"Vous êtes ma plus grande fierté les garçons. Votre père serait fier de vous."

Ces paroles étaient restées dans l'esprit de Thorvald, elle les avait prononcé deux jours avant son départ prcipité.

Il venait d'avoir 18 ans lorsqu'il dut faire un choix. Il venait de passer la nuit avec une fille magnifique, elle était venue à lui, sans qu'il n'ait rien demandé. Ils s'étaient aimés et elle lui dit qu'elle devait partir. Elle s'en fut aussi rapidement qu'elle était venue. En repensant à cette nuit, il lui arrive encore de se demander s'il avait rêvé ou non. Le souvenir de la suite lui faisait se rappeler que non.
Dans la journée, un jeune homme du nom de Tiltan arriva.

« Hé !! Où tu es pourriture ?? »

Il travaillait à la forge et sortit la tête.

« Te voilà !! Espèce d'enfoiré !!!
_Woh woh woh, il t'arrive quoi ? On se calme, graçon.
_Calme ? Comment veux tu que je sois calme? !! Est ce que Lotus ça te dit quelque chose ? Ca te rappelle quelque chose ? »


Thorvald mit quelques temps à réagir puis il sourit légèrement.

« Oui, oui ça me rappelle quelque chose. Un beau souvenir. Pourquoi ?
_Pourquoi?????!! Elle m'était promise demi sang !! »


Il lui décocha un coup de poing que Thorvald esquiva facilement.

« Ah !!! D'accord, je comprends mais il faut que tu comprennes quelque chose. Elle est venue me voir, c'est elle qui le voulait.
_Tu savais qu'elle m'était promise !!
_Possible que j'aie été au courant, mais les mariages arrangés ne sont pas ma tasse de thé. Je trouve ça arriéré et fortement contre nature, c'est une procédure dictatoriale. Elle ne t'aime pas et elle est forcée de se marier avec toi, désolé mais pour moi ça ne marche pas. Ai-je des remords ? Non, car je n'ai pas à en avoir.
_Bâtard !!!! »


Il lui ressauta dessus et Thorvald esquiva de nouveau, toutefois il sentit une poussée dans son dos. Les deux amis de Tiltan venaient de se placer derrière lui.

« Toujours aussi courageux à ce que je vois. »

Il fit un petit bond en avant, se mettant devant la porte de la forge.

« Il faut savoir se mettre à ton niveau. Celui d'une sous race ! Un foutu sang mêlé ! Comment tu peux supporter de vivre en étant ce que tu es ? Comment tes parents font ? Ah oui c'est vrai, ton père ne le peut plus, il est mort comme il a vécu !! Comme un chien. »

Thorvald avait les yeux fixés au sol, il sentait son cœur battre à tout rompre. Il sentait ses tempes pulser, de même que sa carotide. Il releva doucement la tête, l'autre lui fonçant encore dessus.
Au lieu d'esquiver, il alla à sa rencontre. Il n'était que fureur et n'avait qu'une seule envie, en faire baver à Tiltan. On ne pouvait ainsi bafouer l'honneur d'un homme et d'une famille. Il était fier de ses origines et aujourd'hui il se devait de les défendre. Sa rage Fëalocë s'exprimait pleinement.

En allant à sa rencontre, il surprit son adversaire et obtint ainsi une opportunité pour lui défoncer le plexus solaire. Il frappa violemment et Tiltan fut stoppé net. Il retomba par terre, contre le mur de la forge. Les deux acolytes avancèrent à leur tour. Thorvald avait saisit une pelle se trouvant à côté et l'avait envoyé dans le nez du premier avant de retourner le manche dans le bas ventre du second.

Tiltan se relevait en s'adossant au mur et crachant du sang, il sortit un couteau. Thorvald lâcha la pelle et fonça sur lui. Il saisit la lame et la plaqua sur le cou de son opposant.

« Alors ?? Qui est la sous race ? Comment je fais pour vivre ? Je vis dignement, chaque jour que les dieux font, je me lève et fais ce qu'il faut pour ma famille. Contrairement à toi, tu n'es rien. Tu ne vis que grâce à ta famille sans jamais avoir rien fait pour elle. »

Il appuya un peu plus la lame sur son cou, une goutte de sang perla.

« Te tuer te donnerait trop d'importance ! Profite bien de ta vie d'infirme ! »


Il planta le poignard dans les parties génitales de Titlan.

« Et oui, je suis au courant pour le viol. Rends grâce aux dieux que je ne t'aie pas tué. Le reste de ta vie ne sera pas suffisant pour expier ce que tu as fait. »


Il se recula alors, observant la scène. Le feu intérieur qui brulait en lui était plus fort que jamais. Une évidence le frappa alors. Il devait partir, il ne pouvait rester. Pour sa famille, il ne pouvait rester. La justice allait s'en mêler et il serait condamné. Il avait ce qu'il fallait, selon ses codes mais certainement pas selon ceux de sa ville. Il tourna les talons et alla jusque chez lui, il rassembla ses affaires et mit les voiles.



Errance et accomplissement (18-21ans) :


Voilà 3 ans que tout cela s'était déroulé. Trois années qu'il avait quitté son foyer, sans un regard en arrière, emportant avec lui quelques effets personnels. Il avait prit le temps de laisser une lettre, expliquant tout, expliquant pourquoi cela était nécessaire. Il avait regretté ce choix, il le regrettait encore parfois mais il savait qu'il avait bien fait. C'était pour le mieux, pour sa famille et pour lui.

Il avait voyagé longuement, par monts et par vaux. Allant de villes en villes, pour finalement arriver sur le continent de Vaendark. Il avait trouvé un poste d'apprenti en forge dans la ville de Wurm. Le forgeron lui avait demandé de faire ses preuves et depuis ne l'avait pas regretté. Ce travail lui rappelait les longues heures passées dans la forge avec son frère, c'était un peu chez lui et il aimait cela. Là, il était apaisé et complet.
Il appréciait cette nouvelle ville et se voyait bien y rester. Il avait été bien accepté, chose assez étrange pour lui, après ces mois d'errances et de poursuites. La cité était très cosmopolite.

Il l'avait parcourue en long, en large et en travers durant de nombreuses heures. Il était ami avec pas mal des gosses des rues, il les couvrait quand il le pouvait et si il jugeait que c'était nécessaire. Ils savaient qu'ils pouvaient compter sur lui lorsqu'il le fallait. Après tout, il avait bien protégé Tom alors qu'il était poursuivi par le primeur, non ? Après tout, qu'est ce qu'une pomme pour un primeur alors que pour un gosse qui ne fait que deux repas par semaine, elle constitue un de ces repas ? Rien.
C'était comme cela qu'il était rentré dans leur cercle de connaissances. Depuis, il n'en était pas ressorti. Il était en quelque sorte leur grand frère mais ils savaient que cela ne devait pas être une raison pour faire n'importe quoi et ne pas se conformer aux règles.

Le forgeron lui avait rapidement fait confiance et le laissait souvent seul aux commandes de la forge. Il en profitait alors pour parfaire la maîtrise de sa particularité. Il lui suffisait d'un simple regard pour modifier l'intensité des flammes. De simples mouvements de bras lui permettaient de manipuler les flammes, de les faire aller d'un endroit à un autre, de les projeter de l'âtre à ce qu'il voulait. Il lui fallait se concentrer, établir un lien psychique et l'entretenir. S'il lâchait sa concentration, il pouvait en pâtir. C'était la raison pour laquelle il évitait de maintenir les flammes dans sa paume. Cela lui demandait énormément d'énergie et de concentration, très peu pratique s'il venait à s'en servir lors d'une confrontation.

Les commandes s'accumulaient depuis son arrivée. Le forgeron lui avait montré des techniques complémentaires et tout deux ils parvenaient à produire de véritables chefs d’œuvres. La dernière commande qu'ils avaient réalisé pour le prévôt avait été l'un d'eux.
Ils avaient travaillé avec acharnement durant deux jours, quasi sans interruption afin de livrer une rapière d'une rare beauté. Thorvald avait rarement vu une lame aussi souple tout en étant aussi résistante et tranchante. Les filigranes d'or dans la lame, incrustés avec des outils d'orfèvres puis l'acier fileté et battu régulièrement s'étaient entremêlés en une parfaite harmonie. Lorsqu'elle était brandie, on avait l'impression que le soleil en naissait. Thorvald était curieux et retenait tout avec avidité. Depuis, le carnet de commande était plein pour de longues semaines, Thorvald avait du travail et tout allait pour le mieux ici bas.

Un homme entra un jour qu'il était seul, il avait bien avancé dans son travail et prenait un moment de pause. Il lisait un livre quand l'homme arriva au comptoir. Il se mit à sourire quand il le vit. Il tenait un harnachement sur son épaule gauche.

« Bien le bonjour forgeron, j'ai besoin de vous. »


Thorvald avisa le ton enjoué de l'homme et trouva cela étrange, mais bon après tout. Il respira un grand coup, mit son marque page, sauta du tonneau sur lequel il était assis et se dirigea doucement vers le comptoir.

« En quoi puis-je vous aider, monsieur ?
_Avec ceci. »


Il posa bruyamment les sangles et les attaches sur le comptoir.

« Une des sangles métalliques a lâché et je suis tombé à bas de ma monture. Fort heureusement, je n'étais pas encore parti lorsque c'est arrivé, j'aurais eu quelques problèmes.
_ Ah ça, vous auriez fait une belle chute. »


Il prit les différentes sangles, quelque chose le gênait. Cela paraissait grand, très grand, voir... trop grand. Il déplia les sangles et les étala sur le comptoir.

*Qu'est ce que ?....*


« Quelle monture vous pouvez chevaucher avec ça ? C'est très grand... Vous devez avoir un sacré animal.
_Oh oui, une bien belle bête, vraiment magnifique mais têtue comme une vieille mule mais ne lui dites pas surtout. »


Thorvald leva les yeux vers l'inconnu et lui sourit gentillement.

« Non, je n'oserais pas. »


L'homme lui sourit un peu plus, dévoilant une dentition parfaitement blanche et régulière. Thorvald continua son inspection et vit qu'une des sangles avait lâché. Il l'inspecta de plus près et vit que le métal, bien que parfaitement réalisé et semblant résistant avait cédé après qu'il eut été soumis à une forte chaleur. Très forte chaleur même.

« Vous avez été près d'un volcan récemment ? Ou alors été victime d'un incendie particulièrement virulent ? Car là, ça a été fragilisé par une très forte chaleur et ensuite ça a lâché.
_Oh non, non rien de tout ça. C'est ma monture qui a fait ça, elle trouvait que ce n'était pas bien ajusté, ça la gênait et elle s'en est occupée.
_Votre monture s'en est occupée ? Elle trouvait que ça la gênait ?
_En tout cas, c'est ce qu'il m'a dit.
_Ah ah, bien..... Alors euh... »


Thorvald s'était relevé et regardait son interlocuteur d'un air circonspect. Il exprimait plus d'émotions que d'habitude et c'était quelque chose d'étrange.
« Ce qu'on va faire c'est que je vais vous faire ça. Gratuitement même, ça me fait plaisir, c'est pour moi et on va éviter de parler de votre monture qui parle et qui fait joujou avec le feu, d'accord ? Sinon j'ai bien peur que vous ne restiez pas longtemps en liberté.
_Ahahaha non non non ne vous en faites pas, j'ai toute ma tête. Lorsque je viendrais reprendre ceci, vous comprendrez. Il faudra m'accompagner pour lui installer, on ne sait jamais s'il doit y avoir des réglages à faire, il vaut mieux que vous soyez présent, non ?
_Si vous le dites. Je peux vous faire ça pour cet après midi, je n'ai pas beaucoup de travail. Mais c'est pour moi, j'insiste.
_C'est bien aimable de votre part. A cet après midi donc. »


Il le salua en s'inclinant légèrement et sortit.

*Drôle de gus... *

Il regarda les pièces diverses et sélectionna le métal nécessaire puis alla activer les soufflets. Il voulait faire cela rapidement afin de prendre congé de l'étranger.

L'après midi arriva rapidement et passa, la soirée arriva et l'étranger n'était toujours pas là. Le soleil se couchait et il ferma la boutique. Une voix l'interpella alors.

« Hola, forgeron !
_Tiens. Je ne vous attendais plus. Après midi chargée on dirait.
_Très, vous n'avez pas idée.
_Oh si un peu, il vous reste un peu de rouge à lèvre dans le cou et sur le col de votre chemise.
_Oups, haha. C'est bien aimable à vous. Nous y allons ?
_Je récupère le tout et je vous suis. »


Il rentra dans la forge, prit les harnais et ressorti.

« Vous êtes à quelle auberge ?
_Oh ma monture est à la lisière de la forêt, elle ferait peur aux autres si elle était avec elles.
_Ah. Oui, oui bien sur.
_Oui vous voyez ce que je veux dire.
_Tout à fait. »


*Pas du tout *

Ils marchèrent quelques minutes puis arrivèrent en lisière de la forêt, dans une petite clairière. Elle était vide.

« Et où se trouve votre monture ? »


Il regrettait de ne pas avoir prit sa dague.

« Oh, juste là. Nekar ! Allez montre toi, il vient pour te réajuster ton harnais.
*J'espère qu'il savait ce qu'il faisait. Que je ne me retrouve pas encore avec de la camelote.* »


Thorvald entendit cette voix mais... dans sa tête. Comme si quelqu'un avait parlé dans son crâne. Un bruissement se fit entendre dans les frondaisons. Quelque chose bougea, quelque chose de gros, de grand, très grand. Une ombre prit forme et la forme devint une créature ailée. La créature avait une peau écailleuse d'une couleur brune aux doux reflets cuivrés. De puissantes pattes soutenaient un corps tout en muscles, de grandes ailes prenaient place sur ses flancs.

*Bon, de loin ça n'a l'air pas trop mal. Du moins, ça a l'air mieux que la guenille d'avant. *

Thorvald pointa un doigt vers la créature en poussant un cri.

« Whoa ! WHOAA ! WHOOOAAAAAA ! C'est quoi ça ? Mais vous êtes qui ou quoi tous les deux ?
*Tu ne lui as rien dit ? Tu ne l'as pas prévenu ? *
_Je pensais lui dire là, avant il ne m'aurait jamais suivi.
*Et tu ne pensais pas qu'il pourrait avoir cette réaction. *
_L'idée m'a traversé l'esprit mais je pensais qu'il tiendrait plus..
*Quand as-tu vu, un jour, un aspirant bien tenir en voyant un dragon pour la première fois ? Rafraîchis moi la mémoire car là ça me fait défaut. *
_Ouais bon ça va...
_Comment ça « ça va » ???? Non mais vous êtes malades !!!!! C'est quoi ce truc ?
*Eh oh, un peu de respect tout de même. *
_Et comment ça se fait qu'il me comprenne et que j'entende ce qu'il pense ??
_Et bien c'est très simple, ..
*Laisse moi faire. Alors tout d'abord, j'ai un nom, je me nomme Nekar. Et toi ? * »


Thorvald le regarda puis vers l'étranger qui venait d'allumer sa pipe puis de nouveau la créature. Ses yeux bleus semblaient le transpercer.

« Thorvald. Non mais je deviens complètement fou, je réponds à une créature ailée tout droit sorti d'un conte.
*Oui, je le sais, de nombreuses personnes sont surprises. Enchanté Thorvald. Comme tu as pu le constater, je ne suis pas une créature, comme tu dis, que tu as eut l'habitude de croiser. Je suis un dragon. *
_Un dragon ? Comme dans les légendes ?
*Oui tout à fait. L'idiot que tu vois derrière est lié à moi, c'est Sven. * »


Thorvald se tourna et Sven, allongé par terre, appuyé sur un tronc tout en fumant sa pipe lui fit un signe de la main.

« C'est un vrai plaisir.
_Euuuh... J'aimerais dire pareil..
*Ca va venir, c'est parfaitement normal. Je vais t'expliquer... * »


Les deux heures qui suivirent furent rythmées par le discours de Nekar. Il apprit à Thorvald l'existence d'un monde au sud d'Undomë, une terre appelée Tol Orëa où hommes et dragons vivaient en harmonie, descendants d'anciennes générations de dragons et d'hommes aux pouvoirs importants. Thorvald ne savait pas s'il aurait du fuir en courant ou s'il avait bien fait de rester ici à écouter ces discours. Vérité ? Mensonge ? Rêve ou réalité ? Sur l'instant il ne savait pas.

Bizarrement et tout à fait machinalement, pendant que Nekar lui parlait, il avait vérifié les sangles et les lui avait ajusté comme si de rien n'était. Le dragon bougea les ailes, fit jouer ses pattes et se secoua.

« *Aaah, voilà, ça c'est du travail de qualité. Là je suis d'accord pour porter ça, c'est agréable. Il faut vraiment qu'on le ramène, j'ai du matériel que j'aimerais faire améliorer. *
_Si ça peut t'empêcher de râler, je suis preneur.
*Et c'est toi qui dit cela ? Je rêve. * »


Tout était surréaliste, absolument tout.

« Bon, euuuh, je vais vous laisser, hein. Je .. J'ai besoin de temps pour moi, pour assimiler tout ça. Enfin assimiler, digérer je devrais dire.
_Oui, oui c'est naturel, prends ton temps.
_Ouais, je ne sais toujours pas si je suis en plein rêve ou non.
_Un seul moyen de s'en assurer. On se voit demain ?
_Demain ?.. Euh... Oui, oui au moins je serais fixé rapidement. »


Il recula alors doucement et fit demi-tour, il ne se retourna que brièvement pour vérifier s'ils étaient encore là. Ils le fixaient, Sven le saluait et Nekar appréciant son travail.

Thorvald rentra rapidement chez lui et passa une bonne partie de la nuit éveillé, allongé sur son lit ou à sa fenêtre. Il passa sa journée à la forge, à seconder son maître et à préparer les commandes. Il se sentait distant, disons plus que d'habitude mais son maître ne lui en fit pas la remarque. Il savait que ça pouvait lui arriver parfois, de s'enfermer dans son monde et de réfléchir. Il savait tout de l'histoire de Thorvald, il lui avait tout dit et pour cela, il lui faisait confiance.
La journée passa et nulle trace de Sven. Oui, il avait du rêver, définitivement. Il ferma la forge et était en route vers le centre lorsqu'il entendit une voix familière.

« Eh hé !!!! Alors Thorvald, comment vas-tu ? »


Il se tourna et vit Sven. La surprise du se lire sur son visage car Sven explosa de rire.

« Et oui, je suis bien réel. Je me doute que cela doit te faire un choc mais d'un côté cela doit te soulager aussi, non ?
_Euuh.. Oui, je pense. Oui, oui, surprenamment oui cela me soulage. Je ne suis pas fou, c'est déjà ça.
_Ahaha, bonne mentalité, voir le positif, c'est bien.
_Tu ne me connais pas, sinon tu ne dirais pas ça.
_Je ne demande qu'à te connaître. Tu sais, je suis ici pour toi. Nekar te l'a expliqué hier, si nous sommes ici c'est pour te révéler ta vraie nature. Tol Orëa serait pour toi un lieu idéal.
_ Oui, oui je me souviens de ce que m'a dit Nekar. Mais.... Je ne sais pas, … c'est trop nouveau, trop soudain.
_Oui c'est compréhensible. Allez, on va discuter un peu dans une auberge. »


Il le saisit par l'épaule et ils allèrent vers le port. La semaine durant, ils discutèrent. Sven n'était pas avare en détails et Thorvlad ne l'était pas en questions. Surtout sur la façon dont ils l'avaient, trouvé dirons nous. C'était Nekar qui l'avait sentit en passant au dessus de la ville, ils avaient cherché par la suite et quand ils étaient sûrs de qui il était, il ne restait qu'à l'aborder. La simplicité même avait ponctué Sven, provoquant encore un regard désabusé de Thorvald.
Ils se retrouvaient le soir et discutaient jusqu'à tard. Le sang-mêlé ne dormit pas beaucoup cette semaine là, son maître sentait que quelque chose changeait en lui.

« Je ne sais pas ce qui se passe mais je sais que tu vas partir.
_Je ne sais pas.
_Oh si, si tu le sais. Cela te tourne dans la tête, et cela depuis plusieurs jours. Je savais que ce jour viendrait, j'aurais seulement aimé que cela ne soit pas si rapide.
_Oui... J'aurais aimé aussi.
_Comment je vais retrouver un bon apprenti moi ? »


Il lui sourit en lui donnant une tape.

« Vous trouverez maître, vous trouverez. Merci pour tout. Jamais je ne pourrais vous remercier assez pour tout ce que vous avez fait pour moi.
_Allons, allons. Ta présence fut tout ce dont j'avais besoin comme remerciement. »


Ils se donnèrent l'accolade et il lui montra quelques autres petites choses durant la fin de cette après midi.

A la sortie de la forge, il alla à sa chambre et prit ses quelques affaires. Il n'avait que le strict nécessaire : deux dagues logées dans leur fourreau, croisées dans son dos, les gardes au niveau de ses épaules, une épée à sa hanche gauche, sa forme était particulière mais c'est ainsi qu'il l'avait voulu. Il avait forgé ces trois lames et en était fier. Il avait quelques herbes médicinales dans son sac à dos, une carte, une boussole, son tablier de travail et quelques outils puis différentes affaires de rechanges. Bref, tout ce qu'il fallait pour voyager léger.

Il sorti dans le soir et se dirigea vers l'extérieur de la ville.

« Eh !!! Eh bah ? Tu vas où ? Nous n'allons pas en ville ?
_J'ai envie de voir une autre ville, un autre monde. »


Sven le regarda, sa pipe entre les dents puis sourit en les découvrant toutes.

« Bien, qu'il en soit ainsi. J'en suis plutôt heureux sinon Nekar aurait été obligé de s'occuper de ta mémoire. Rien de bien méchant, une remise à zéro. »
Il ponctua sa phrase d'un petit clin d'oeil et sourit devant le visage interrogateur de Thorvald.

Arrivée sur Tol Orëa (21 ans) :

Le voyage s'était déroulé sans encombres et rapidement. Ils avaient survolé la terre promise aux premières lueurs de l'aube, les nuages s'écartant alors et découvrant de sublimes paysages. Ils avaient survolé la ville principale du continent, Lomëanor. Il avait voulu y aller mais ils avaient refusé. Ils devaient aller directement au Kaerl afin qu'il se confronte à son destin. Nekar se dirigea vers ce que Sven lui avait dit être la Grand'Place. De là, il lui faudrait un maître pour continuer son chemin.

Nekar se posa doucement et Thorvald sauta à bas de son dos pour fouler pour la première fois cette terre.

" *Que ton voyage se déroule sous les meilleurs auspices Thorvald. *
_Merci Nekar. Merci pour ce voyage. Et merci pour tout. »


Le dragon courba un peu la jambe, en une révérence que Thorvald lui rendit. Sven descendit à son tour et lui donna l'accolade.

« On se reverra mon gars, n'en doute pas.
_Oh ça, je ne me fais pas de soucis. »


Ils se sourient et Thorvald tourna les talons, regarda autour de lui, ne sachant que faire et où aller. Il ajusta son sac, vérifia les sangles de ses fourreaux et avança.


Possessions :

Deux dagues dans leurs fourreaux et une épée, également dans son fourreau, le tout forgé par ses soins.
Il possédait aussi un collier en or, cadeau de ses grands-parents pour sa naissance, ainsi que la bague forgée par son père. La jumelle de celle que possédait son frère.
Des outils de forgerons (une paire de pince, un marteau et une pierre à aiguiser, le minimum) ainsi que quelques herbes médicinales. Il était également parti avec une boussole et une carte du monde.

Pouvoirs :


Le Don.
La manipulation du feu, au détriment d'une concentration accrue. Il peut déplacer les flammes d'un réceptacle à un autre ou encore les diriger vers quelqu'un ou quelque chose. Il en contrôle la puissance, la forme. Il peut les maintenir dans sa paume afin de les lancer mais cela au prix d'une vulnérabilité accrue due à sa concentration. Cela lui demande de l'énergie et d'être concentré, raison pour laquelle il s'en sert surtout durant ses activités de forge.


Dernière édition par Thorvald Errocë le Mer 21 Déc 2016 - 13:19; édité 16 fois
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MessagePosté le: Ven 2 Déc 2016 - 19:26 Revenir en haut

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Heryn Amlug
Dame du Kaerl Céleste
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MessagePosté le: Dim 22 Jan 2017 - 22:10 Répondre en citantRevenir en haut

Re bonjour ! Je te présente mes sincères excuses pour le délai de validation qui a été - disons-le clairement - anormalement long pour une fiche sans gros problème à corriger ... Entre la fin des vacances de noël et le début de l'année 2017, ces dernières semaines ont été un peu chargées pour moi (entre situation familiale compliquée, une amie à la maison, la rentrée et une petite grippe pour couronner le tout ^^), avec peu de temps à consacrer au forum et par conséquent aux fiches, malheureusement ! Désolée de t'avoir un peu laissé tomber, ce n'était pas contre toi !

Après relecture, je te donne ma validation, tu peux donc entrer en jeu, enfin ! Je réitère cela dit mon avertissement concernant les couleurs qui piquent les yeux et le langage moderne, petite piqure de rappel pour la suite ^^.

Je te souhaite une agréable découverte du RP sur Tol Orëa et si tu as les moindres questions ou besoins, n'hésite pas à contacter l'un des Gris ou à passer sur la box, sinon le Comptoir est ouvert pour ça !

Citation:
Te voilà officiellement partie intégrante de l’univers de Tol Orëa, nouvelle pierre apportée à son édifice ! Tu peux d'ors et déjà ouvrir ton RP de rencontre avec ton Maitre ou ta Maitresse sur ton continent actuel (celui où tu te trouves à la fin de tes péripéties) ou au sein du Kaerl Céleste.

Si tu cherches encore un Maître ou une Maîtresse tu peux faire une demande juste ici !

Puisque tu es prêt à vivre au cœur des nuages au Màr Menel, glisse-toi derrière le Rideau et vole donc jusqu’aux Loges Illuminées, QG hors-RP des membres de ce Kaerl. Tu y trouveras par exemple les présentations de tes confrères, tu pourras participer à des débats et trouver des informations sur les diverses quêtes célestes et sur l’organisation de l'Ordre Draconique de Lumière. Tout est discutable en son sein et les idées ou suggestions sont les bienvenues.

Ensuite, tu peux éventuellement aller te présenter in RP à la Dame du Kaerl, Heryn Amlug, en te rendant à l'Amphithéâtre, afin d'entrer officiellement dans ta nouvelle demeure !

Dans tous les cas pour tes rps, il te faudra indiquer la date en cours en jeu. Plus d’information, il faut te rendre dans le topic Notions Indispensables Diverses, chapitre "Mesure du Temps" (clic). Par exemple, nous sommes actuellement en Néharaku 918, tu peux te placer un peu avant cette date pour arriver à la fin des évènements politiques qui ont secoué le Kaerl, dont tu trouveras le résumé pour info juste par ici.

Peut-être que lors de ta découverte du forum, de ta visite en son sein, en plus de la lecture studieuse des différents explicatifs du Codex et du Liber Draconis, tu as déjà découvert ces différents points essentiels que je vais te présenter ensuite. Permets-moi de te les évoquer malgré tout :

Tu peux avoir le loisir de suivre les différentes triades ou "quel maître dragon a quel aspirant sous son aile". Il y a également les Les Missives Seigneuriales, pour les avancées des scénarios lancés, des nouveautés ou améliorations importantes du forum, en plus des newletters que tu recevras par mail (veille bien à avoir coché dans ton profil "accepter les mails de tol orëa").

Dans les Missives Seigneuriales, tu découvriras aussi le Panneau de Quêtes, indispensable, te dévoilant des quêtes ou des scénarios effectués dans les Kaerls (complément à la Chronologie de Tol Orëa).

Autre lien utile, tu pourras faire un petit suivi des aventures de ton personnage dans les Carnets de Route, non obligatoire mais quand même bien utile pour s'y retrouver temporellement entre ses différents RPs.

Pour égayer le rp entre deux topics, il y a souvent des concours organisés dans l'Acamédie, installée à Lòmëanor. Si tu as la plume qui te démange, tu peux écrire à la suite des concours précédents, ils restent ouverts pour qui veut rajouter une petite touche d'imagination en plus !

Si une réponse entre deux RPs se fait attendre ou que tu as du temps de libre, tu peux aller te détendre dans les nombreux topics de notre section flood, les Alcôves Dérobées, où tu trouveras une section débats et sondages, une autre pour les rencontres IRL, mais aussi une section pour les petits jeux de "mots" et d'écriture, le Fil des Moires. Si le défi te tente, tu pourras y participer chaque mois à notre RP Challenge, petit jeu d'écriture où l'on te propose d'imaginer un texte (de préférence lié à l'univers de tol orëa mais pas forcément à ton personnage), en relation avec une musique, selon ce qu'elle t'inspirera.

Voilà, je crois que je t'ai tout dit ... N'hésite pas si tu as des questions et surtout amuse-toi bien !




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-- Présence réduite du 10/07 au 28/07. Love et dragons sur vous ! --
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