Playlist Tol Orëanéene Carte du Monde Index du Forum
Connexion •  Se connecter pour vérifier ses messages privés •  S’enregistrer
 
 [RP Officiel] Jusqu'à l'Aube. Sujet suivant
Sujet précédent
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
Auteur Message
Iniaki Morrigane
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2015
Messages: 131
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 84
Race: Fëalocë
Âme Soeur: Azaltëha
Fonction: Membre de la Garde
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 29 Nov 2016 - 22:52 Répondre en citantRevenir en haut


Iniaki Morrigane
(Elfe)


*Elle est complétement timbrée !*

Ce fut la conclusion à laquelle parvint la jeune Elfe, après avoir passé quelques minutes totalement ahurie devant le spectacle que lui avait offert la Fëalocë. On aurait dit qu'elle venait de se faire tabasser à mort ou quelque chose du genre, pas que quelqu'un venait de lui attraper le col. Elle avait vraiment un problème...non ? Oh non, voilà que la pitié venait surgir à l'endroit de ses sentiments à l'égard de la furie blonde.
Iniaki ne voulait pourtant pas lui pardonner : elle avait été si méchante d'une manière totalement gratuite. Mais si, comme la scène à laquelle elle venait d'assister semblait le prouver, la blonde avait un gros problème psychique qui la poussait à agir de cette manière, elle ne pouvait pas lui en tenir rigueur.
Elle préférait cette version, également. Si la Fëalocë avait été en pleine possession de ses moyens et qu'elle avait piqué une crise de ce type juste parce qu'elle l'avait effleurée, son amour propre en aurait pris un petit coup. Certes, elle ne se souvenait plus exactement de la dernière fois qu'elle s'était lavé les mains, mais quand même !

Pendant qu'elle réfléchissait avec énergie au cas particulier du cerveau de la Fëalocë, son regard vert se posait alternativement sur tous les occupants de la place. Il aurait été faux de dire qu'un seul d'entre aux lui avait fait une bonne impression. Certes, la folle était un bon cran au dessus des autres en la matière, mais aucun ne lui avait semblé réellement sympathiques. Beaucoup étaient tout simplement trop hautains. A croire qu'ils maîtrisaient la situation mieux que les autres. L'Elfe chauve en particulier. La façon dont il avait débarqué de nulle part en se comportant comme la maître cette maison lui était resté en travers de la gorge.

l'Elfe focalisa à nouveau son attention sur la jolie blonde qui semblait s'être considérablement calmée. Tout ceci n'avait donc été qu'une mascarade ? Comme pour donner raison à sa pensée, la blonde se remit à parler d'un ton aussi condescendant qu'auparavant à leurs encontre, tout en se dirigeant vers la porte.

*Elle s'est complétement foutue de moi, oui...*
bougonna Iniaki en dissimulant avec difficulté son air contrarié.

La rouquine pris cependant le même chemin que celui initié par la Fëalocë. Elle n'avait curieusement pas peur de suivre cette inconnue effrayante dans un endroit probablement non moins effrayant. L'adolescente se sentait prise d'un étrange sentiment de toute puissance, comme si rien de mal ne pouvait lui arriver. Pourtant, tout semblait indiquer le contraire : ces inconnus plus sympathiques les uns que les autres, cette maison grinçante, le petit commentaire de l'Ondine comme quoi cette porte bien ouverte était auparavant totalement fermée...
Oui, rien n'aurait dû la mettre en confiance. Mais comme muée par une force invisible, elle franchit la porte, remettant son destin entre les mains de ces inconnus.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~
Visiter le site web du posteur
Publicité





MessagePosté le: Mar 29 Nov 2016 - 22:52 Revenir en haut

PublicitéSupprimer les publicités ?
Yong'Wu Zenghwei
Maitre Dragon
Maitre Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 16 Sep 2012
Messages: 329
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 143
Race: Torhil
Âme Soeur: Nushi
Fonction: Haut-Représentant
Affiliation: Clan Valherien
Alignement perso: Loyal Mauvais
Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Mar 6 Déc 2016 - 02:38 Répondre en citantRevenir en haut


Yong'Wu Zenghwei
(Elfe)


Il tourna avec paresse son visage fin vers le Fëalocë qui osait lui adresser la parole tout en étant dévêtu, il le fixa sans mots dire, droit dans les yeux jusqu’à ce que celui-ci termine ses petites remarques qu’il voulait sans doute sarcastique. Il avait déjà entendu mieux.

En guise de réponse il ne lui offrit qu’un bref souffle du nez et un maigre haussement du sourcil gauche pour ponctuer l’importance de ses sentiments dans le grand écheveau qui se déroulait en ces lieux. Il reporta les yeux vers les flammes froides en écoutant les autres s’énerver dans leurs coins tels des rats face à un cadavre de corneille.

Il resta muet, se concentrant sur le fait qu’il avait froid et par conséquent faim jusqu’à ce qu’une de ces charmantes personnes n’en vienne au fait et se mit en tête de faire un tour de table. Encore un peu et il se serait cru à une réunion du concile quant-au prix du vinaigre.
« Et plutôt que d’attendre sagement le lendemain, ils s’entretuèrent suite à un désaccord sur le prix du pain. »

L’elfe aurait bien continué à critiquer tout ce petit monde dans son coin jusqu’à ce que l’une d’entre elles ne perde les pédales. Voilà qui ponctuait parfaitement cette nuit : entre les niais, le nudiste et les fous il y avait de quoi être admiratif. Sursautant quelque peu il tourna ce regard éternellement critique vers la Fëalocë qui déraillait.
« Quelqu’un a oublié de la maintenir sous l’eau à la naissance on dirait. »

Bref rire monosyllabique, ce n’était pas digne de plus. De deux doigts il lissa sa moustache par pure habitude comme dans une attitude d’attente, il n’allait tout de même pas se mêler à ce genre de gens, c’était indigne de sa personne. Puis tout s’accéléra, la folle parti en lançant une phrase plutôt incongrue au vu des évènements de peu avant d’éclater de rire.

Il savait qu’en situation inconnue rester groupés était une chose importante pour rester en vie, après tout il ne connaissait rien de cet endroit, mais de là à emboîter le pas à cette chose ? L’Elfe haussa les épaules, au moins il pourrait l’avoir à l’œil mais il fermerait la marche, de cela il en était certain.
«En avant, faisons fit de l’instinct de survie ! Passez donc devant, cela nous avertira de possibles pièges. »

Il se leva lentement en jetant un dernier regard critique vers les autres et leur offrit une parodie de sourire qui en disait long sur ce qu’il pensait d’eux. Avec une petite moue de dégoût il saisit une bougie et emboîta le pas pour fermer la marche, jamais il ne laisserait l’un de ces foldingos dans son dos, c’était appeler la mort que de faire ce genre d’âneries.
« Bien, maintenant que nous sommes tous focalisés sur autre chose que de faire des scènes, quelqu’un aurait-il une destination en tête ? Au pire nous pouvons errer jusqu’au petit matin et nous quitter en bons ennemis. »



Marek d'Ardiénor
Maitre Dragon
Maitre Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 10 Aoû 2008
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 25
Race: Ondin
Âme Soeur: Asaleith
Fonction: Prêtre de Flarmya
Affiliation: Clan Introverti
Alignement perso: Loyal Mauvais
Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Mar 20 Déc 2016 - 18:33 Répondre en citantRevenir en haut



Pendant un long moment, les questionnements des uns et des autres flottèrent lourdement, en suspens, dans l'air vicié du salon, le silence uniquement rompu par les chuchotements de la Fëalocë, litanie à demi hystérique. La tête entre les mains, les yeux écarquillés, elle semblait perdue dans son propre monde, et nulle réponse ne leur fut adressée. Les lèvres pincées et les bras toujours croisés, Marek s'efforça de contenir son agacement croissant. Qu'ils soient dépendants du savoir d'une gamine à l'esprit malade – que ce soit dû à un abus de substances psychotropes ou que ça se soit développé suite à de regrettables expériences de vie – lui déplaisait franchement. Et ce en dépit de la compassion étrange, qui se disputait en lui à un vif mépris, qu'il pouvait ressentir pour elle.

Mais avant que l'un des membres de cette bien hétéroclite assemblée ne perde à nouveau patience, l'Ondin à la large carrure s'était déjà approché d'elle, un genou à terre et un sourire conciliant sur le visage. Visiblement le comportement de la blonde ne le faisait guère sourciller, bien qu'il n'ait sans aucun doute rien à craindre d'une petite teigne comme elle. Il n'était guère évident que les manières douces tireraient d'elle ce que l'agressivité précédente n'avait pu obtenir. Et pourtant, soudain, les sanglots s'effacèrent aussi vite qu'ils étaient apparus, et sur un « J’ai rien à vous dire. Lâchez-moi un peu ! J’en sais rien et, franchement, j’en ai rien à foutre. » plein d'aigreur, elle s'était redressée, les sourcils froncés.

Allons bon. Cette fille était décidément pleine de surprises et de mauvaise volonté … Et encore une fois, il n'était pas sûr d'apprécier ce fait.

Le son de ses pas étouffé par les épaisses peaux de bête qui couvraient le sol, sa robe mordorée émettant un infime bruissement de soie froissée au rythme de sa marche, la Fëalocë se dirigea tout droit vers la porte, à côté de laquelle se tenait toujours la Neishaane à l'allure sauvage. Et alors, sans le moindre effort, sans forcer d'aucune façon, sa main se posa légèrement sur la poignée, et sur sa poussée, le battant bascula pour révéler un couloir obscur et menaçant.

Ses iris d'océan agrandis par la surprise, Marek avança impulsivement d'un pas, ouvrant très brièvement la bouche avant de la refermer aussi sec. Par Flarmya ! Quelle était cette diablerie ? Quand sa comparse Neishaane avait tenté de l'ouvrir, juste avant même qu'elle n'essaye, sa prescience lui avait soufflé le fait qu'elle ne s'ouvrirait pas. Elle était bel et bien fermée avant que la blonde ne pose sa main dessus ! Cela signifiait-il pour autant qu'elle était fermée à clef ? Le fait qu'elle ne s'ouvrirait pas ne voulait-il tout simplement pas dire ''pas devant elle'' ? Sentant poindre une fameuse migraine, le Fëalocë porta une main à son front, repoussant en arrière ses cheveux humides. L'éventail des éventualités sous-entendues par cette réflexion lui donnaient la nausée rien que d'y penser. Et déjà, sur un éclat de rire cinglant, la jeune fille s'était emparée d'une bougie et invitant moqueusement les autres à la suivre, s'aventurait dans les ténèbres glacées qui régnaient au delà.

A cette vision, une vague d’appréhension chassa un instant la tension bouillonnante qui habitait son corps, et il tourna son regard vers les autres convives, évaluateur et méfiant. Les yeux allaient et venaient, passant alternativement de la porte ouverte à la Neishaane – sans doute pensaient-ils qu'elle avait cherché à les trahir – avant de sauter d'un visage à l'autre. Bien sûr, aucun d'entre eux ne voulait faire ce premier pas, et offrir volontairement son dos à une potentielle attaque. Il se serait attendu à une nouvelle explosion de colère de la part de la Neishaane, et pourtant elle ne tarda pas à emboîter le pas à la blonde, rapidement suivie par la petite Elfe rousse, dont l'expression reflétait une bien curieuse exaltation. Sans doute n'avait-elle jamais du se battre pour sauver sa vie et considérait cette étrange situation comme une aventure amusante. Quelle naïveté.

Un rictus étira ses lèvres, tandis qu'il envisageait toutes les possibilités. Rester ici, seul dans le salon pendant que les autres exploreraient la maison lui paraissait une solution peu enviable. Pas que cette idée l'effraie, mais il n'était pas un lâche et il ne reculerait pas devant le danger, quel qu'il soit. Seulement, il en savait bien peu sur toute cette histoire et cela le dérangeait profondément. Qu'ils se soient tous retrouvés ici en même temps n'avait rien d'un hasard, il était prêt à en jurer. Quant au fait qu'il n'ait aucun souvenir de comment il était arrivé dans cette lande morbide, la probabilité que ce soit une coincidence était également bien faible. Quelqu'un devait être responsable de tout cela. Restait à découvrir les intentions de cette personne en les rassemblant dans ce manoir, et surtout qui elle pouvait bien être. Marek ne doutait pas qu'au Màr Tàralöm quelqu'un ait l'esprit assez tordu pour pondre une telle machination ...

Qui, alors ? Ses prunelles d'océan croisèrent les iris d'encre de l'Elfe arrogant, et d'un large geste hypocrite l'englobant lui et ceux encore présents dans la pièce, un sourire vaguement dégoûté aux lèvres, le chauve les invita à passer devant lui. Cette parodie de courtoisie dégoulinante était insupportable à regarder et lui donna envie d'effacer cette expression doucereuse d'un revers de main percutant. Quitte à abimer ce visage séduisant.

Si les autres ressentaient le même malaise que lui face à la situation, ils le cachaient bien. Fermant un instant les yeux, ses doigts fins pinçant le haut de son nez pour contenir la douleur qui pulsait doucement dans son crâne, tâchant de faire abstraction du froid qui mordait sa peau nue, le Fëalocë essaya de récapituler tout ce qu'il savait. Il butait toujours au même point. Il s'était laissé glisser dans le sommeil à une heure bien avancée de la nuit, éreinté et en bonne compagnie, et dans son esprit, la seule chose qui venait ensuite était … Qu'il s'était réveillé dans l'herbe humide, là sur ce plateau, le corps perclus de douleurs – qui n'avaient par ailleurs rien à voir avec ses activités nocturnes. Et complètement seul, jusqu'à ce qu'il rencontre les autres au Manoir. Combien de temps s'était-il écoulé entre ces deux souvenirs ? Pourquoi son amant ne s'était-il pas retrouvé ici, lui aussi, où que ce ''ici'' soit ?

Pendant une seconde, des doutes l'assaillirent, tandis que dans son esprit une paire d'iris d'améthystes à l'éclat moqueur le scrutaient à nouveau. Un frisson le parcourut à ces pensées, sans qu'il parvienne à déterminer s'il dénotait quelque chose d'agréable ou non. Non. Non, il avait bien bien des défauts – dont le moindre n'était pas son absence totale de fidélité – mais depuis le temps qu'ils se connaissaient, il savait que lui n'avait aucun intérêt à le trahir. C'était une prise de position bien trop marquée dans le jeu d'influence qui dévorait le Kaerl Ardent, un risque dont le jeu ne valait, à ses yeux, absolument pas la chandelle.

*Ô Déesse.*

La sensation pénible de ses ongles s'enfonçant dans sa paume jusqu'au sang le ramena à la réalité – ou du moins la réalité que ce rêve inconscient constituait pour le présent – et levant sa main à hauteur d'yeux, il laissa affluer son pouvoir entre ses doigts légèrement recroquevillés. Une petite flamme brillante y dansa après quelques instants, et un profond soulagement l'assaillit. Elle au moins semblait on ne peut plus tangible, sa chaleur brûlante réchauffant sa peau, et il se sentait rassuré à l'idée qu'il pourrait compter sur sa magie.

Après un dernier regard sombre sur l'Elfe qui attendait toujours, il laissa la flamme croître dans sa paume, et se dirigea vers le couloir, où ces dames n'avaient pas fait plus de quelques pas. User de son pouvoir ainsi grignoterait lentement son énergie, mais en cas de combat il n'aurait pas à se préoccuper de maintenir une bougie. Sa décision était prise. Quoi que soit le sort qui leur était réservé, il l'affronterait la tête haute … Mais seul. Ce n'était guère plus qu'une alliance temporaire. Il ne pouvait probablement pas leur faire confiance.

S'arrêtant derrière les jeunes femmes, Marek fixa l'obscurité épaisse qui résistait à leur lumière tremblotante, tentant d'en percer le mystère.

« Je suggère que nous essayions de trouver un escalier vers les étages, à défaut de feu pour nous réchauffer, au moins pouvons-nous enfiler quelque chose de plus épais que ce que nous portons actuellement. »

Venant de lui, la déclaration allait passer pour rien de moins qu'ironique, mais il pressentait que la nuit serait longue, et s'il s'était dévêtu, ce n'était malheureusement pas pour le plaisir. Et qui sait, peut-être pourraient-ils y trouver des armes également, ce qui pourrait représenter dans les heures futures un avantage non négligeable. Quand l'aube serait venue, il quitterait ce manoir et ses occupants sans un regard en arrière.




(Sign by Heryn Amlug)
Ottilia Théandore
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2015
Messages: 160
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 88
Race: Torhille
Âme Soeur: Briinah
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Jeu 22 Déc 2016 - 14:21 Répondre en citantRevenir en haut


Ottilia Théandore
(Ondine)


Ne sachant plus quoi faire, Ottilia alla se poser dans un coin de la pièce et continuer de regarder. La fëalocë qui était devenue complètement folle lui faisait un peu peur. Un peu comme tous le monde, elle se demandait ce qu’elle faisait ici. Pourquoi être arrivé dans ce manoir sans raison apparente et avec autant de personnes qui ne s’entendaient pas ? Voilà une question qui, selon elle, méritait d’être posée. Malheureusement, personne ne répondrait à cette question, puisque personne ne savait pourquoi ils étaient là.

La blonde était vraiment désagréable dans sa réponse et l’ondine ne s’en soucia pas. Elle ne la connaissait pas et n’avait pas envie de la connaître. Ce type de personne la dérangeait vraiment. Ses yeux parcouraient la salle à la recherche de petits détails décoratifs. La poussière sur les meubles était bien présente, les motifs sur les murs plutôt joli, mais ne l’intéressaient guère plus que ça. Bizarrement, lorsqu’Ottilia décida de reporter son attention vers la porte, elle vit avec grand étonnement qu’elle était ouverte.

*Voilà une chose bien étrange. *

Tandis que certains allaient sans problèmes vers la sortie, d’autres laissaient volontiers les autres passer avant. L’ondine ne bougea pas, croisa les bras et réfléchis un instant. Pourquoi laisser passer les autres avant ? Il avait peur qu’on lui envoie un couteau dans le dos ? Fatiguée, elle soupira puis décida de suivre les autres en restant un minimum sur ses gardes. La jeune fille avança en regardant autour d’elle, puis au moment de passer la porte, scruta les environs pour voir s’il n’y avait aucun danger. Elle rejoignit les autres en marchant rapidement. Instinctivement, elle posa sa main sur l’elfe rousse pour ne pas la perdre. Sur le coup elle se demandait pourquoi elle faisait ça, mais ne s’y attarda pas plus longtemps. Il y avait plus important. Elle commençait à être transie par le froid et sa petite robe de chambre ne lui tenait pas vraiment chaud. La salle d’avant était bien plus agréable en terme de chaleur.

Le fëalocë torse nu proposa d’aller voir aux étages s’il n’y avait pas de quoi se vêtir un peu plus chaudement. L’ondine devait l’admettre, il avait tout à fait raison. Le souvenir d’un manteau bien chaud effleurait déjà son esprit.

"Je suis d'accord avec lui. Il fait froid ici."

Malgré son empressement de trouver de quoi se réchauffer, elle restait près de l’elfe rousse. Sa présence était rassurante dans l’obscurité du couloir. Ottilia attendit donc que les autres agissent de peur de se retrouver seule dans la plus grande des obscurités.





Visiter le site web du posteur
Amaélis Yodera
Chevalière Errante
Chevalière Errante

Hors ligne

Inscrit le: 22 Nov 2009
Messages: 487
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 275
Race: Neishaane
Âme Soeur: Ithildin
Affiliation: Apolitique
Alignement perso: Chaotique Neutre
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Mar 24 Jan 2017 - 14:10 Répondre en citantRevenir en haut


Amaélis Yodera
(Fëalocë)


Sans trop se soucier du nombre d’invités lui ayant emboîté le pas, Amaélis continuait d’avancer dans ce couloir décidément interminable. L’obscurité semblait se déverser des murs eux-mêmes, indiscernables dans la pénombre, et chaque pas étouffé trouvait un écho étrange au-dessus de sa tête, où le plafond grinçait et craquait comme si, par quelque effet de miroir impossible, elle s’entendait marcher à l’étage. L’impression était déplaisante ; elle sentait l’air froid couler le long de ses poignets nus et s’enrouler autour de ses bras à la manière de couleuvres. Les portes au bois pourri et sombre se succédaient, identiques et closes. Cela importait peu car, de toute manière, la Fëalocë n’avait aucune envie de voir ce qui se cachait derrière.

° Qu’elles soient fermées, c’est pas plus mal. Quoique, si un monstre pouvait surgir et dévorer l’autre mijaurée, ce serait pas de refus ! °

Amaélis coula un regard mauvais en direction de l’Elfe rousse, mais ne parvint même pas à apercevoir l’ébauche de ses traits. La Neishaane – celle qui avait un air sauvage – s’était glissée à sa hauteur, calquant son pas sur le sien. La jeune Maîtresse n’aurait pas pu l’accuser de mensonge, et, en un sens, elle comprenait son désarroi face à la situation. Elle s’efforça d’étrangler le peu de sympathique qui s’éveillait en elle et se contenta de répondre à ses justifications par un sifflement dédaigneux accompagné d’un rictus peu convaincu.

Ben tiens. Quand j’pense que tout l’monde est sur mon dos depuis tout à l’heure parce que je suis arrivée la première… On en parle quand du fait que t’étais déjà dans l’manoir ?

D’un mouvement un peu agressif, elle accéléra le rythme jusqu’à se retrouver essoufflée par l’effort continu. Par Kaziel, ce n’était pas possible ; la demeure paraissait effectivement immense, vue de l’extérieur, mais depuis combien de temps marchaient-ils ainsi ? Agacée, Amaélis jeta un coup d’œil par-dessus son épaule en direction de ses compagnons d’infortune. Elle s’arrêta en particulier sur les faibles flammes que l’autre Fëalocë tenait dans sa paume.

Eh, toi, tu peux pas nous éclairer plus ? On y voit que dalle.

Il y eut alors le bruit de succion répugnant provoqué par la pression d’un pied sur un tapis gorgé d’eau et la Fëalocë s’immobilisa, retenant à grand peine une exclamation dégoûtée. Ses yeux écarquillés luttèrent contre l’obscurité pour localiser la source de l’inondation. Dans la pénombre, elle distingua les faibles reflets d’une flaque qui semblait s’écouler de sous l’une des portes. Avec un rire nerveux, elle agita distraitement la main.

C’est rien, c’est rien. J’sais pas qui vit ici mais j’ai pas envie de les rencontrer, faut être sacrément taré pour habiter dans un trou pareil.

Et ils reprirent leur route, le silence désormais remplacé par le son pénible de leurs pas. Amaélis grinçait des dents, les battements de son cœur de plus en plus affolés à mesure que le couloir s’allongeait et que les portes se suivaient encore – elle espérait vraiment que ce n’était que de l’eau, car, en l’absence de lumière, tous les liquides se ressemblaient. Peut-être n’était-ce qu’une impression, mais le noir s’était épaissi. En lisière de sa vision, elle le voyait à la manière d’une masse bien tangible, avec ses aspérités et sa consistance. Quelque chose tremblotait au bout du corridor, suspendu en plein cœur de ces ténèbres opaques. C’était… blanc ? jaunâtre ? La Fëalocë pouvait bien plisser les yeux, cela ne lui permettait pas d’y voir plus clair. Les lèvres serrées en un mince trait peu confiant, Amaélis sentit ses jambes trembler de plus en plus à mesure qu’ils approchaient des lumières.

Elle retint inconsciemment sa respiration, son esprit trop sensible se perdant dans une multitude de scénarios improbables et horrifiques. N’était-ce pas une silhouette qu’elle voyait se dessiner ? N’était-ce pas des cheveux hirsutes qui flottaient autour d’un visage encore flou, en masquant les contours cauchemardesques ? Dans son imagination, elle voyait l’apparition lever la tête, doucement, révélant un sourire morbide éclairé par la lueur faiblarde des bougies. Un pas après l’autre – et il était évident, maintenant, que quelqu’un se dressait au bout du couloir, immobile. Sa peau blafarde et terne s’étendait en taches blêmes irrégulières, mouvantes, auréolées de nuit. Un pas après l’autre, un pas après l’autre et chaque battement de cœur aurait pu faire trembler les murs humides tant la peur était forte. Avec un frisson violent, Amaélis s’arrêta à quelques centimètres à peine de l’étrange phénomène.

° Que… ? °

Elle faisait face à une version éthérée d’elle-même ; la lumière rien de plus que le reflet de sa chandelle dans – quoi ? Un miroir ? Elle tendit la main et effleura la surface glacée du verre. Une porte, c’était juste une porte. Un rire fragile et crissant s’échappa de sa poitrine douloureuse tandis qu’elle refermait les doigts autour d’une poignée en métal et poussait doucement. Derrière, ils trouvèrent le même couloir, avec ses tapis gorgés d’un liquide méconnaissable, ses murs à l’odeur de moisissure et de poussière, les particules décomposées qui s’échappaient en bouffées glauques du plafond. Il y eut de nouvelles portes en verre, de nouveaux couloirs, puis de nouvelles portes. Amaélis respirait avec difficulté, les poumons emplis d’une pourriture qu’elle visualisait à la manière d’un dépôt verdâtre et poisseux, tapissant l’intérieur de ses organes.

Enfin, la Fëalocë arriva à un point où il lui était impossible de continuer. Plantée devant la glace fumée où flottaient leurs reflets fantomatiques, elle poussa un cri de rage et d’horreur avant de se jeter contre l’une des portes verrouillées. À sa grande surprise, celle-ci céda sous son poids et la Maîtresse Neutre s’écrasa au milieu de planches vermoulues, dans un fracas d’autant plus terrible que le silence était absolu. Avec un gémissement plaintif, elle se redressa péniblement, les bras parcourus d’échardes et le visage griffé puis regarda autour d’elle. La pièce était d’un gris évoquant l’ardoise, comme prisonnière d’un espace à l’écart du monde – et vide, complètement vide, à l’exception d’un lustre en fer forgé dépourvu de bougies et d’une importante couche de ce qui semblait être de la cendre sur le sol de pierre. D’un doigt distrait, Amaélis y traça l’ébauche d’une étoile. La température était plus douce, ici, ce n’était pas si mal.

Iniaki, même si elle n’appréciait pas la Fëalocë, s’était précipitée à sa suite, propulsée par cette espèce de courage véhément qu’elle avait senti en quittant l’antichambre. De son côté, c’était la curiosité qui avait guidé Marek et l’avait poussé à s’introduire, d’un pas mesuré et prudent, dans la pièce. Ils s’observèrent tous trois, et, derrière eux, le mur reprenait sa structure originelle sans produire aucun son, les coupant définitivement de leurs compagnons.

Ottilia, Peddyr et Elke étaient restés immobiles, leurs yeux fixés sur la porte vitrée. Malgré la disparition de trois d’entre eux et contrairement aux règles naturelles, le verre réfléchissait encore six halos de lumière. Un long bruit de chaînes rompit leur stupéfaction et, tandis qu’ils se tournaient pour en déterminer l’origine, deux choses les frappèrent : le trou dans le mur s’était refermé, et une forme sinueuse s’avançait vers eux à toute vitesse.

Et voilà, les hostilités sont ENFIN lancées (mea culpa). Nous sommes donc séparés en deux groupes, tirés au sort par mes soins : Iniaki, Marek et moi-même sommes dans un endroit bien étrange + Ottilia, Peddyr, Elke et Yong n'ont pas l'air en très bonne posture non plus... Bon jeu !
PS : Vous avez sûrement remarqué que les groupes ne sont pas égaux, mais le deuxième groupe a besoin d'un peu plus de... main d’œuvre, si je puis dire. *rire machiavélique*



Iniaki Morrigane
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2015
Messages: 131
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 84
Race: Fëalocë
Âme Soeur: Azaltëha
Fonction: Membre de la Garde
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mer 22 Fév 2017 - 23:33 Répondre en citantRevenir en haut


Iniaki Morrigane
(Elfe)


L'esprit d'Iniaki lui hurlait de fuir, mais son corps était plus lourd que du plomb. L'émanation semblant tout droit sortie des contes les plus effrayants de son enfance était apparue au fond du couloir obscur qu'ils avaient emprunté depuis ce qui lui semblait être une éternité. Si la forme de la chose était indubitablement humaine, on ne pouvait certainement pas dire qu'elle l'était. Sa blancheur cadavérique, la difformité de ses membres flous, tout indiquait le monstre le plus hideux. Les yeux dardés sur l'objet de sa terreur, le corps figé comme de la glace, l'Elfe se sentait revivre ce cauchemar où elle ne pouvait qu'assister inexorablement à sa fin. Et c'en était fini, cela était sûr. Toute once d'optimisme semblait s'être évaporée de l'âme de l'adolescente dont le visage ne montrait curieusement aucune réaction, comme s'il s'était mué en masque de cire.
Pour la première fois depuis son entrée en ces lieux désolés, celle qui n'était encore presque qu'une enfant avait réalisé que tout ceci n'avait rien d'un jeu. La mort les attendaient dans chaque recoin de ce couloir empli de ténèbres, prêtre à leur insuffler ce baiser final qui renverrait leurs corps en état de poussière.

La jeune Elfe avait déjà du affronter ses peurs, elle le savait, quelque part dans un de ses souvenirs qui semblaient s'effacer à mesure qu'elle désirait s'en emparer. Pourtant jamais n'avait-elle ressenti cette terreur sourde immobilisant corps et esprit dans un étau de fer, cette terreur que rien ne prépare à affronter. D'habitude, l'adolescente était plutôt de ceux qui ne semblent pas connaître la peur et qui agissent sans réfléchir aux conséquences potentiellement désastreuses de leurs actes.

Un petit rire torturé tira Iniaki de sa torpeur. Elle réalisa alors que la Fëalocë à la langue acérée avait avancé vers la "créature" sans une once d'hésitation et qu'elle s'employait maintenant à tirer ce qui s'était révélé être une porte. Une porte. Abasourdie, la rouquine avança d'un pas encore hésitant vers l'endroit qui venait de voir disparaître la blonde et toucha la surface de ses doigts fins. La vision cauchemardesque n'était le résultat que de son reflet et de son imagination exacerbée par l'ambiance effrayante des lieux. Si les lieux n'avaient pas été à ce point plongés dans l'obscurité, la couleur tomate prise par le teint de l'Elfe aurait sans doute put s'apercevoir à des mètres à la ronde.

Si le danger était pour l'instant écarté, la jeune fille restait passablement choquée par sa propre impuissance. Elle était restée figée comme une idiote, attendant la mort venir, comme un pantin sans une once de cervelle. Honteuse, Iniaki s'engouffra à la suite des autres sans demander son reste.

Ses premiers pas dans le nouveau couloir lui procurèrent une forte envie de vomir. Si elle avait du définir l'air, elle l'aurait probablement qualifié de pourri. La jeune Elfe ne s'en formalisa cependant pas plus que ça, tout occupée qu'elle était à tenter de s'expliquer les raisons de son comportement précédent. Le groupe repris son chemin au travers d'un nouveau couloir peuplé de portes et de miroirs, qui procurèrent à nouveau Iniaki tout un lot de peurs sans fondement qu'elle se garda bien de partager. Au bout de ce qui lui sembla être une éternité, un cri parvint aux oreilles effilées de l'Elfe, suivit d'un fracas à réveiller les morts.

*Ce qui est sûrement le cas*
ne put s'empêcher de songer l'Elfe rousse qui tenta de ne pas observer son lugubre reflet avant de suivre les traces de la Fëalocë. Elle avait amorcé ce mouvement sans réellement réfléchir, comme si des lambeaux de son inconscience passée commençaient à refaire surface. Iniaki eut à peine le temps d'observer les alentours et de constater qu'ils n'étaient que deux à s'être rassemblés autour de la jolie blonde lorsqu'elle laissa échapper un hoquet d'horreur. Le trou par lequel ils venaient de passer venait de se refermer. La jeune fille s'approcha du mur qu'elle palpa de ses paumes blanches et ne put que constater qu'un mur semblait avoir germé du sol en quelques minutes.

"Quelqu'un... ou quelque chose... voulait nous amener ici..."
souffla-t-elle comme pour elle même en étudiant du regard la pièce grise.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~
Visiter le site web du posteur
Elke On Nïksé
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 04 Aoû 2016
Messages: 164
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 67
Race: Ondine
Âme Soeur: Tezca
Fonction: Spectre des Cendres
Alignement perso: Loyal Mauvais
Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Jeu 9 Mar 2017 - 19:41 Répondre en citantRevenir en haut


Elke On Nïksé
(Neishaane)


Suivant les pas de celle qui avait ouvert la porte, elle sentit son dédain. Cela aurait du la vexer et en d’autres lieux, nul doute qu’elle eut réagi mais là… C’était trop oppressant pour qu’elle cherche à paraître quoi que ce soit. Elle était juste ce qu’elle supportait d’être : elle, dans un lieu sans fenêtre. Aussi, la Fëalocë pointa comme une évidence que la Chevalière Rose était dans le Manoir avant les autres. Elke haussa furtivement les épaules, elle savait qu’elle n’y était pour rien alors elle se fichait bien de ce que l’autre pouvait penser. Se disculper ne l’aiderait pas à y voir plus clair.

Les convives progressaient ensembles, mais ils se méfiaient chacun de leur voisin. Une bien étrange mascarade, entre courage individuel et piège collectif. L’environnement était sinistre, il était sale, humide et plus ils avançaient plus le décor se décomposait ; De l’eau qui ramollissait le plancher bruyant et qui achevait les espoirs d’une sortie évidente. Au loin, un mirage, des vapeurs de lumières ou des illusions, y avait-il un air empoisonné à toute cette moisissure ? Les compagnons se firent de plus en plus silencieux, inquiets et bientôt terrifiés.

Un esprit, une incarnation fantomatique était là pour les condamner.. Amaélis s’en approcha maladroitement mais le spectre ne la tua pas. Ce n’était qu’elle. Elke n’arriva pas à en rire tant la situation n’arrangeait pas les choses. Un ennemi aurait pu être reconnu et anéanti mais là non.. toujours plus de mystères… Les silhouettes du convoi se reflétaient parmi les miroirs et autres vitres qu’ils rencontrèrent, toujours plus ternies par les ténèbres lorsque leur échappée s’arrêta. Une porte leur résista mais la petite créature rageant la fit céder et s’etala dans la cendre qui tapissait le nouvel horizon. Elke prit le temps d’observer la pièce sans sortie avant d’y pénétrer. Elle fut bousculée par Iniaki et Marek et en profita pour donner à ce dernier un coup d’épaule tant elle détesta sa précipitation.

Soudain, le trou depuis lequel ils étaient entrés se referma et la Neishaane recula vivement, marchant sur le pied d’Ottiia. La porte se dessina de nouveau et le miroir réapparu.

*J’ai bien fait de ne pas y entrer. *

Elke scrutait son reflet, pâle dans ce miroir piqué, mais ce n’était pas l’éclat de son teint qui la pétrifiait… Si elle voyait Ottilia, Yong et Peddyr, elle distinguait toujours les halos des trois disparus… Le tintement du fer la fit sursauter. Ils se retournèrent, les sens aiguisés, ils sentirent tous que le danger arrivait. Un mécanisme s’était enclenché, un piège ? Une chaîne se déroulait à grande vitesse et une forme voguait de part et d’autre du couloir. La Neishaane attrapa Yong et lui donna un coup dans le dos pour qu’il puisse regarder avec attention ce qui arrivait sur eux.

-Tes yeux d’elfes, ils disent quoi ? Un marteau? un fléau?



Marek d'Ardiénor
Maitre Dragon
Maitre Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 10 Aoû 2008
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 25
Race: Ondin
Âme Soeur: Asaleith
Fonction: Prêtre de Flarmya
Affiliation: Clan Introverti
Alignement perso: Loyal Mauvais
Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Dim 19 Mar 2017 - 20:29 Répondre en citantRevenir en haut



Les bras croisés sur sa poitrine, Marek avait gardé le silence suite à sa suggestion, qui n'avait provoqué que de bien faibles réactions. D'une petite voix, la jeune Ondine, plus aussi assurée qu'à son arrivée dans le salon, avait appuyé sa déclaration, avant d'aller s'accrocher timidement au bras de la petite rouquine, finalement décidée à ne pas être laissée en arrière. Mais c'était guère tout. Pour toute réponse, la Fëalocë blonde avait repris sa marche, pressant le pas dans le couloir enténébré sans se soucier de savoir si on la suivait. Les uns après les autres, les membres de cette assemblée hétéroclite qu'ils constituaient s'étaient mis en mouvement, dans une atmosphère alourdie par la méfiance, une sorte d'angoisse obscure semblant sourdre littéralement de chacune des pores de leur peau.

Fort bien.

Se retenant à grand mal de grincer des dents, il darda un regard évaluateur par dessus son épaule, en direction de l'Elfe chauve qui paraissait toujours se sentir incroyablement peu concerné par leur situation commune. Il n'aimait pas l'idée de savoir celui là dans son dos, mais avait-il le choix ? Son sixième sens ne cessait de lui hurler des avertissements incompréhensibles, tambourinant contre les parois de son crâne, comme si son âme elle-même cherchait à s'échapper … S'échapper, d'où, de quoi ? Soudain confus, sentant ses réflexions se disperser telles de la fumée au vent, le Fëalocë écarquilla les yeux en s'apercevant que les autres étaient déjà loin, à demi engloutis par cette ombre quasi palpable qui lui semblait suinter des murs et du plafond. La mesure du passage du temps lui échappait de manière étrange, dans ce lieu si écarté de toute lumière céleste. Pourtant, il ne lui fallu que quelques secondes pour rejoindre le groupe, qui progressait lentement, le souffle rendu court par la lourde odeur de pourriture qui empoissait l'air, le son de leur pas étouffé par les tapis gorgés … de quoi ? D'eau ? De quel autre liquide pouvait-il s'agir ? De sang ? Un frisson, presque un haut-le-cœur, le secoua de haut en bas, et le froid n'en portait qu'une responsabilité minime.

Dans le lourd silence qui régnait, bien que formulé à voix basse, il ne put manquer l'échange acide entre les deux blondes, la Fëalocë et la Neishaane, qui marchaient désormais côte à côte. Il leur jeta un coup d'oeil acéré, les sourcils froncés, sans pour autant faire de commentaire, enregistrant l'information pour ce qu'elle était : une prise potentielle sur l'une ou l'autre. Leur antagonisme mutuel, tout comme leur ignorance avouée sur le problème paraissait trop réel pour être feint … Cependant, les apparences pourraient très bien se révéler trompeuses, ultérieurement. Qui pouvait dire si cela ne se révélerait pas utile ?

Bientôt, hélas, il n'eut plus d'autre loisir que de se concentrer sur sa marche, et le maintient de la flamme qui brillait faiblement dans sa paume, ses iris couleur d'océan balayant farouchement l'obscurité environnante. Et il sentait que les autres en faisait tout autant. Avec une énergie incroyable provenant d'un corps si frêle, et dans une attitude proche de l'agressivité, la jeune fille en tête avait accéléré le pas, les poussant tous à donner le meilleur d'eux-même.
Et pourtant, les minutes s'écoulèrent, sans que grand changement ne se produise dans le couloir, porte après porte défilant d'un côté et de l'autre, tandis que les ténèbres s'épaississaient tant et plus, au point que leurs chandelles vacillantes parvenaient difficilement à lutter contre elle. Par Flarmya, pour un peu, il lui aurait semblé que cette ombre était … vivante, comme douée de conscience, et qu'elle se pressait doucereusement contre eux, avide de leur voler le peu de chaleur humaine qu'ils parvenaient à conserver. Quel tour de Kaziel était-ce là ?

Marek secoua la tête pour lui-même, rendant un regard agacé à la Fëalocë lorsqu'elle l’interpella vulgairement pour lui demander – au moins était-ce formulé comme une question – d'augmenter l'intensité de sa flamme. Prêt à rétorquer sèchement qu'il n'allait pas épuiser son énergie juste pour ses beaux yeux, il ravala néanmoins sa réplique alors qu'elle poussait un grognement étouffé, précédé de l'écœurant bruit de succion de son pied, sur un tapis apparemment plus trempé que les autres. Il avisa une large flaque à l'aspect huileux sourdant de sous la porte devant laquelle ils stationnaient, et soupira lourdement, se massant le front de sa main libre, la migraine lui broyant déjà impitoyablement les tempes.
Il envisagea un instant de les planter là, eux et leurs lumignons ridicules, pour continuer le chemin seul, pour chercher … chercher quoi ? Il ne savait pas. La sortie, les propriétaires du manoir, un escalier vers les étages ? Il rejeta tout aussi rapidement l'idée, pas par crainte, mais parce que son instinct de survie lui soufflait que dans cette demeure étrange, il avait de meilleures chances de s'en sortir au milieu des autres. Obscurément, il le savait à présent, sans parvenir à savoir d'où venait cette certitude, qu'ils n'avaient pas été rassemblés là par hasard, que cela faisait partie d'un dessein plus vaste, et surtout, surtout, que leur vie allait être mise en jeu. Et il voyait sur le visage de ses compagnons que certains d'entre eux étaient parvenus à la même conclusion.

Passant outre sa rage croissante de se savoir ainsi contraint dans un jeu morbide par quelque esprit pervers, il se promis une nouvelle fois d'obtenir vengeance lorsqu'il sortirait d'ici. Le Fëalocë se concentra alors, et une flamme jumelle vint danser dans la paume de sa main gauche, allumant des reflets étranges dans ses iris bleutés et accentuant les creux de son visage pâle. Le gain de lumière lui paru négligeable, mais il se sentit réchauffé par la simple action de la magie coulant à torrent dans ses veines, comme si soudain il respirait plus librement. Il ne se laissa cependant pas happer par le plaisir et le réconfort que ce fleuve rugissant promettait. Il devait garder la tête froide, c'était impératif, et économiser au maximum sa force.

Ils reprirent leur progression, leur marche accompagnée de grincements lugubres provenant du plafond, correspondant avec une effrayante exactitude à chacun de leurs pas sur le plancher du couloir, pourtant toujours recouvert de ces épais tapis ... Le fait que cela soit au delà de toute explication logique ne faisait qu'exciter encore plus leurs sens déjà exacerbés.

Lorsque la première porte en verre dépoli se présenta à eux, leur renvoyant leur reflet comme un fantôme d'outre-tombe, Marek sentit tout son corps se crisper d'un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis bien longtemps.
Et ce, même après que la réalité soit venue effacer le fantasme cauchemardesque qui leur était tous venu à l'esprit.

La peur.

Les portes se succédaient, toutes ouvertes d'une main tremblante par la blonde, révélant un couloir en tout point identique à celui qu'ils venaient de quitter.

Il l'avait réalisé lorsque le rire crissant et éploré de la jeune fille, rendu ouaté par la folie ambiante, avait éclaté, déchirant le silence qui pesait sur leurs épaules comme une chape de plomb.


Depuis combien de temps marchaient-ils à présent ?

D'abord, il avait refusé de l'admettre.

A son arrivée dans la demeure, le couloir ne lui avait certainement pas paru si long, si obscur ...

Il était membre du Màr Tàralöm, Grand Prêtre de Flarmya et Maitre Dragon expérimenté : il pensait avoir laissé ce sentiment bien des années en arrière.

Il en venait à espérer que quelque chose rompe la monotonie de leur progression, n'importe quoi, même le plus horrible, du moment qu'apparaissait quelque chose de tangible, quelque chose contre laquelle il puisse combattre.

Il réalisait à présent que ce sentiment n'avait cessé de l'accompagner, du jour où il avait posé le pied dans la citadelle Ardente pour la première fois, à cette nuit où il s'était endormi, épuisé, dans ses draps glacés.

Et s'il devait y rencontrer sa fin ...

La confiance, chose si fragile et si précieuse, lui avait été arrachée, extirpée avec violence de son âme et de son corps … Son Maitre y avait veillé, avec une cruelle efficacité.

Alors cela lui paraîtrait un sort bien plus doux que d'étouffer petit à petit, de cette lente agonie, les doigts de cette ombre mortelle enserrant sa gorge, éraflant sa chair tendre avec avidité ...

Ses paupières alourdies se fermèrent quelques instants, et Marek trébucha à demi, ses lèvres entrouvertes comme pour recueillir plus d'air, laissant échapper un souffle de supplication presque silencieux.

Et brusquement, de façon tout à fait inattendue, un cri perçant de rage et de frustration vint lui vriller les tempes, arrachant un bond de saisissement à son cœur, qui se remit alors à battre follement. Il lui semblait que les voix hypnotiques murmurant à son oreille s'étaient soudain tues, que le voile de noirceur obscurcissant sa vision s'était soudain déchiré, et qu'une lourde impression d'attente emplissait à présent l'atmosphère, comme une bête aux aguets. Quant à lui, un sentiment d'urgence le submergea, telle une braise ravivée par son sixième sens affolé, et c'est d'instinct qu'il s'avança vivement à la suite de la blonde, qui se relevait difficilement après sa chute. Dans sa précipitation, étrange pour quelqu'un de si prudent habituellement, il remarqua à peine le regard outré et le coup d'épaule que la Neishaane lui lança lorsqu'il la devança.

Apparemment poussée par le même type de pure inconscience totalement insensée – on ne pouvait décemment pas qualifier ça de courage – la petite Elfe rousse avait déjà pénétré dans la nouvelle pièce, et l'étudiait, ses iris agrandies par la surprise.

Au delà de la porte vitrée abattue par la Fëalocë se présentait une pièce carrée, dépourvue de tout meuble ou ornement en dehors d'un vieux chandelier – vide, ce que Marek constata avec frustration. Les murs et le sol, lequel était couvert d'une épaisse couche de cendre, arboraient la même couleur ardoise, peu engageante. En dehors du passage par lequel ils étaient arrivés, il n'y avait aucune porte ou fenêtre visible … Un cul de sac, finalement, après tout ce chemin ? Sa mâchoire se contracta avec colère. Il n'allait pas se laisser abattre si facilement ! Et lorsqu'un hoquet d'horreur échappa à la rousse, le regard des deux Fëalocë se rencontra brièvement avant de se river sur la porte … Ou du moins le mur, parfaitement lisse et intact, où elle s'était encadrée quelques secondes encore auparavant.

Un piège pour les séparer les uns des autres. C'était tellement évident. Quel imbécile il avait été de se précipiter comme ça sans réfléchir aux conséquences de ses actes !

Ne pouvant plus contenir le flot d'émotions qui bouillonnait en lui à l'instar du cœur d'un volcan, Marek se laissa aller à manifester sa rage, poussant un cri inarticulé et frappant avec violence du poing sur le mur qui lui faisait face et le narguait impassiblement, lui semblait-il. Ce qui n'aboutit qu'à lui écorcher salement les jointures, des gouttes de sang écarlate venant y perler, telles une brillante parure de rubis.
Sa poitrine nue se soulevait un peu trop rapidement, agitée par une respiration saccadée, et il ferma les yeux quelques instants pour retrouver calme et lucidité. Il ne se laisserait pas envahir par l'angoisse. Et pourtant il lui semblait que le souvenir de la douceur des rayons du soleil s'estompait déjà de sa mémoire. Il y avait forcément des indices cachés quelque part. Une sortie. Un mécanisme caché. Toute cette cendre … Et la température plus douce de cette pièce ...

Lorsqu'il se retourna pour faire face à ses deux compagnes d'infortune, fixant sur elles son regard d'océan assombri par l'orage et la douleur pulsant dans sa main, son visage était tendu, mais déterminé, sous la lueur vacillante des flammes. Aucune trace de supplication dans sa voix. Il n'exposerait pas plus ses faiblesses.

« Faites le tour de la pièce, en examinant attentivement les murs. Il doit y avoir un mécanisme caché à actionner quelque part, pour ouvrir une porte secrète, ou quelque chose. »

La défaite était inenvisageable, il sortirait d'ici en vie, quel qu'en soit le coût. Même si tout bien considéré, s'il lui avait été permis de choisir, il n'aurait certainement pas fait équipe avec une demi folle et une adolescente naïve.




(Sign by Heryn Amlug)
Ottilia Théandore
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2015
Messages: 160
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 88
Race: Torhille
Âme Soeur: Briinah
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mar 21 Mar 2017 - 21:28 Répondre en citantRevenir en haut


Ottilia Théandore
(Ondine)


Le groupe marchait longuement dans un couloir sombre et peu accueillant. L'odeur de pourri flottait dans l'air et prenait la gorge d'Ottilia. La jeune fille était plongée dans ses rêveries, là où le bain chaud, les fruits sucrés, la douceur de sa couverture, la lumière du chandelier et la tranquillité l'attendaient. La seule chose dont elle était consciente, c'était la présence de l'elfe rousse à ses côtés. L'aspirante fût rappelée à la réalité par le bruit de succion produit par les pas de la fëalocë qui se trouvait devant. Les tapis étaient donc trempés ? Mais comment pouvaient-ils l'être ? Une fuite, peut-être une fenêtre mal fermée derrière une des portes, qu'en savait-elle. Enfin, quand le groupe s'arrêta, c'était à cause d'un miroir planté au milieu du couloir. Le miroir était en fait une porte menant à un couloir similaire à celui qu'ils venaient de traverser. La différence, c'était l'odeur poisseuse, bien plus prenante qui se dégageait des murs et les tapis étaient encore plus imprégnés d'un liquide que la jeune ondine ne voulait pas connaître. Portes en verre, couloirs, portes, tout s'enchaînait sans fin. L'odeur prenait les poumons de l'aspirante et l'empêchait de respirer correctement. Depuis combien de temps cet endroit n'avait pas connu l'air frais ? Plus elle avançait, plus respirer dans ce couloir devenait une véritable épreuve.

Voilà qu’un autre miroir bloquait le passage. Ottilia n’en pouvait plus de l’air poisseux qui les entouraient. Ce n’était pas concevable de rester planté ici à ne pouvoir rien faire. Pourtant il n’y avait pas l’air d’avoir de passage. L’aspirante commençait à trembler, non pas à cause du froid, mais à cause de l’angoisse qui montait en elle. La fëalocë enfonça une porte dans un grand vacarme et s’écrasa au sol. Usant de prudence, elle laissa les autres entrer d’abord, de peur que quelque chose ne s’y cache. Au fond, elle le savait, c’était lâche de sa part. Au final, lorsqu’elle voulu bouger, la Neishaane recula et lui marcha sur le pied, arrachant un petit cri de douleur à l'ondine. Celle-ci recula et vit avec horreur que la porte avait disparue enfermant les autres à l‘intérieur, mais la panique gagnait de plus en plus de terrain lorsqu’elle aperçu les reflets des disparu dans le miroir. Comment cela était-il seulement possible ? Une illusion ? De la magie ? Si tout cela était une blague, ce n’était décidément pas drôle. Le corps de l’aspirant fut pris de violents tremblements dus à la terreur qui avait pris une grande ampleur dans son esprit lorsqu’elle songeait à comment tout cela allait finir. Par la mort ? Impossible ! Là n’était pas sa destinée, finir sa vie dans un manoir aussi horrible n’était pas pensable.

Le bruit de chaînes sorti Ottilia de ses réflexions lugubres. Qu’était-ce ? L’aspirante se retourna avec peine, toujours prise de tremblements, et ce qu’elle vit lui coupa littéralement le souffle. Une forme étrange et indescriptible fonçait droit sur eux. Sur le coup de la frayeur, l'ondine recula, trébuchant sur le pied de la Neishaane elle tomba sur les fesses et recula, le souffle court et les yeux grand ouvert. Elle étouffa tant bien que mal son cri et se planta derrière la Neishaane et l’Elfe, le dos contre la surface glacée du miroir. Le contact du froid dans le dos de l’aspirante eu son effet et elle fini par lâcher son cri.

« Qu’est-ce que c’est que tout ce bazar ! On nage en plein cauchemar, c’est pas possible ! »

L’aspirante laissa couler son regard vers la chose qui venait vers eux. Cette-fois, elle ne laisserait pas ses larmes couler. Pas devant ses étrangers. Elle voulu se lever pour s’écarter de la surface froide du miroir, mes ses jambes étaient complètement paralysées. Si seulement il y avait de quoi se défendre dans le coin. Une arme, quelqu’un qui maîtrisait la magie, n’importe quoi ! Un dragon aussi tant qu’à faire ! Bien sûr, elle ne voyait rien de tout ça dans les parages. Cela aurait été trop facile. Ottilia serra les poings jusqu’à se griffer la paume des mains avec ses ongles, attendant que quelqu’un se décide à faire quelque chose.





Visiter le site web du posteur
Amaélis Yodera
Chevalière Errante
Chevalière Errante

Hors ligne

Inscrit le: 22 Nov 2009
Messages: 487
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 275
Race: Neishaane
Âme Soeur: Ithildin
Affiliation: Apolitique
Alignement perso: Chaotique Neutre
Ordre Draconique: Neutre

MessagePosté le: Ven 31 Mar 2017 - 21:55 Répondre en citantRevenir en haut


Amaélis Yodera
(Fëalocë)


Ses lèvres se tordirent en une grimace lorsqu’elle réalisa que la petite Elfe et l’autre Fëalocë avaient suivi ses traces. Elle aurait préféré rester seule – ou bien, elle aurait mieux apprécié la compagnie de la Neishaane sauvage, qui semblait plus dégourdie que ces deux-là réunis. Tandis qu’Iniaki palpait le mur, murmurant d’un ton dramatique quelques nouvelles absurdités, Marek leur intima de fouiller l’étrange salle après s’être permis un bref accès de rage. Amaélis siffla entre ses dents, car qui était-il donc, cet inconnu, pour se permette de lui donner des ordres ? Elle soutint le regard outremer avec insolence, la colère allumant des feux pâles au fond de ses iris brumeux. La Fëalocë hésita un instant à réclamer des excuses, ou le retrait de cet impératif qui lui donnait envie de sortir les crocs – ° On s’adresse pas aux Dames comme ça ! ° Elle réalisa rapidement que l’Elfe semblait trop jeune, et qu’elle-même ne devait pas inspirer suffisamment confiance pour être considérée autrement que comme une enfant, aussi abandonna-t-elle bien à contrecœur ses idées de révolte. La fierté terrifiante dont la jeune Maîtresse était l’esclave se mit alors à griffer, mordre et crier – et elle fit de son mieux pour l’ignorer, se dirigeant doucement vers l’un des murs, la mâchoire serrée au point d’en grincer des dents.

Ses doigts glissèrent le long des pierres grises, poussiéreuses, et le vieux mortier s’effritait avec un son léger, comme un froissement. C’était peine perdue de croire qu’ils réussiraient à s’échapper d’ici… Quelque chose se jouait d’eux, une entité inconcevable qui avait jeté son dévolu sur une poignée de pauvres âmes ; pourtant, elle sentait une différence dans la toile du réel, qui tremblait doucement sous le souffle d’un vent venu d’au-delà des frontières communément admises. Amaélis fut parcourue d’un long frisson alors que sa paume continuait d’effleurer les parois bien solides de la pièce. Était-ce une illusion ? Il lui semblait que l’air se faisait plus froid, un profond soupir qui vint caresser la peau fine de sa nuque. La Fëalocë, de par l’extrême sensibilité de son empathie, pouvait sans peine discerner les émanations d’émotions dispersées dans l’atmosphère – comme on apercevrait un dessin en filigrane. Il y avait la peur, omniprésente, et son ombre étendait timidement des doigts avides vers le corps des vivants. Il y avait la honte, aussi, sous son étouffant manteau de murmures – puis venaient la colère, la jalousie, le regret et la peine. La Fëalocë battit paresseusement des paupières, levant le visage pour mieux humer les effluves disparates.

Iniaki avait sans doute raison, aussi douloureux fût-il de l’admettre, mais elle ignorait sans doute à quel point. Amaélis n’aurait su dire si c’était le manoir qui vivait, ou si les fantômes de quelque tragédie passée hantaient encore ses murs, ou si quelque chose s’était réveillé avec leur arrivée. Ils n’étaient pas seuls. Les flammes du Fëalocë tremblaient faiblement dans l’obscurité, et, au moment où la Neutre se retourna pour lui faire part de ses soupçons, une espèce de râle désincarné traversa la salle de bout en bout, et les lueurs chaudes s’éteignirent. Pendant l’espace d’un instant infini, Marek, Iniaki et Amaélis se trouvèrent plongés dans les ténèbres. La Fëalocë n’entendait rien d’autre que les battements assourdissants de son cœur, qui tambourinaient avec violence jusque contre ses tempes. La panique emplissait ses poumons d’un air beaucoup trop dense. Sans réfléchir, elle voulut se jeter à nouveau contre l’une des parois. L’élan d’Amaélis fut interrompu par un craquement sinistre, et les pouvoirs du Prêtre lui furent subitement rendus.
Quatre portes étaient apparues sur chacun des murs – quatre portes massives, en bois veiné, démesurément hautes et aux poignées de bronze oxydé. Sans prendre la peine de se concerter avec ses compagnons ni chercher leur approbation par le biais d’un simple regard, la Fëalocë posa une main sur la poignée la plus proche et appuya. Sur un grincement strident, la porte s’ouvrit pour leur révéler tout un pan de mur en briques étroites, d’un rouge terne – et ce fut tout. La jeune femme émit un bruit étranglé avant de courir vers la deuxième porte, la tirant de toutes ses forces, tandis que les deux autres reprenaient leurs esprits pour l’imiter. Inikia agrippa timidement le loquet en métal, et retint à grand peine un hoquet de surprise quand, cette fois-ci, il leur fut permis de voir plus loin.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? marmonna la Fëalocë, qui poussa sans ménagement l’Elfe afin d’avoir un meilleur aperçu de la salle suivante.

Il s’agissait, en apparence, d’une banale chambre à coucher. ° Ou une cellule… ° nota Amaélis avec un sarcasme amer, balayant la scène du regard. Toujours dépourvue de fenêtres, la pièce accueillait dans son coin gauche un lit de petite taille, entourés de barreaux de fer et pourvu d’une couverture déchirée, à moitié roulée en boule. La Fëalocë plissa les yeux, se demandant un instant si quelque chose ne se cachait pas en-dessous. ° Non, c’est juste qu’on l’a jetée comme ça. On dirait qu’il y a une bosse, mais c’est sans doute rien. ° Le sol était recouvert de la même substance poisseuse que dans le couloir, plus tôt, et un chandelier dispensait une lumière fade dans le coin supérieur droit. Une pile de linge grisâtre, mélange de fourrures et de laine ternes, trônait également non loin du lit. La seule particularité de la pièce résidait dans la présence d’un miroir juste assez grand pour refléter une personne de la tête aux pieds, disposé face aux trois étrangers.

Très bien. Tout va bien. On a enfin de quoi étouffer la rouquine. Allez, viens-là, ma belle, personne t’entendra crier… ironisa la Fëalocë, se frottant les bras avec force comme pour en chasser les frissons. Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On retourne en arrière ou on explore ici ?

~°~


Dans le couloir, la panique était grande. N’appréciant guère la soudaine brusquerie de la Neishaane, ni la tournure que prenaient les évènements, Yong se permit de verser dans le cynisme, les lèvres plissées en une grimace dédaigneuse.

Je peux vous assurer que ce n’est pas un aimable domestique nous apportant enfin le repas. À mon grand dam.

Elke grogna son mécontentement et préféra fouiller les alentours du regard à la recherche de tout et n’importe quoi, pourvu qu’ils puissent s’enfuir ou combattre. Tandis que la jeune Ondine se faufilait derrière ses aînés pour se cacher, les cliquetis du métal se firent plus puissants, plus proches, et une première chaîne vint fracasser la porte derrière eux, mue par une force défiant toute logique et projetant les membres du petit groupe contre les murs, sous une pluie de bris de verre. La deuxième chaîne approchait à toute vitesse, et avec elle...

Courez ! Courez ou on va finir broyés !

La Neishaane se redressa vivement et prit la fuite, les autres sur ses talons. Avec un raclement sourd qui faisait trembler la pierre et pulvérisait le bois sur son passage, le couloir se refermait sur lui-même, comme s’il avait été tiré par les chaînes, et une paroi entière fonçait sur eux. Ils cavalèrent sans regard en arrière, mais pouvaient entendre qu’ils perdaient du terrain. Ils furent forcés de s’arrêter quand la première chaîne s’engouffra dans un immense trou au sol, qui plongeait dans les ténèbres à une profondeur indéterminée.

Deux choix s’offraient alors à eux. Fallait-il descendre, ou tenter, comme l’avait fait la Fëalocë auparavant, de briser l’une des portes qui se trouvaient encore de chaque côté du couloir ?



Marek d'Ardiénor
Maitre Dragon
Maitre Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 10 Aoû 2008
Messages: 46
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 25
Race: Ondin
Âme Soeur: Asaleith
Fonction: Prêtre de Flarmya
Affiliation: Clan Introverti
Alignement perso: Loyal Mauvais
Ordre Draconique: Ombre

MessagePosté le: Mer 26 Avr 2017 - 20:21 Répondre en citantRevenir en haut



La liberté. Rengaine pompeuse de notre civilisation. Il n’y a que ceux qui en sont privés qui savent ce que cela signifie réellement ... C'est sur ces sombres considérations que Marek s'attachait à examiner chaque petite parcelle du mur grossier qui lui faisait face, l'effleurant du bout de ses doigts tout en s'éclairant avec ses flammes vacillantes. Avec la maigre lumière produite par les bougies de ses compagnes d'infortune, c'était la seule source d'éclairage dont ils disposaient, d'où son application à tenter de détecter une anomalie quelconque dans la texture des pierres de leur prison. Il devait se faire violence pour se concentrer sur ce qu'il recherchait, plutôt que de laisser son esprit vagabonder et s'attarder sur le fait qu'il était enfermé, prisonnier, dans cette pièce obscure, sans porte ni fenêtre. Entretenir le feu de la colère, et ne pas le laisser s'éteindre au profit de cette angoisse glaçante qui rôdait en arrière plan de son esprit.

Si la petite Elfe s'était mise à la tâche qu'il leur avait donné sans discuter, la Fëalocë blonde l'avait d'abord fixé en sifflant entre ses dents d'un air insolent, son expression et la flamme pâle qui s'était allumée dans ses iris révélant une hargne furieuse. Visiblement, elle n'appréciait pas qu'on lui dicte sa conduite. Marek avait soutenu son regard sans ciller ni battre en retraite, attendant qu'elle se rende elle-même à l'évidence : ceci était la seule chose logique à faire s'ils voulaient sortir d'ici. Sauf si elle avait une meilleure idée, ce dont il doutait fortement. Finalement, après avoir crispé agressivement ses petits poings, comme prête l'attaquer, elle s'était détournée elle aussi vers le mur, la mâchoire serrée avec entêtement.

Il aurait du ressentir un certain soulagement, et pourtant, en lui, la tension ne diminuait pas. La ''collaboration'' s'annonçait d'ors et déjà difficile … Et pourtant il pressentait qu'il aurait besoin d'elles pour sortir de ce trou à rat, peu importe combien l'idée lui déplaisait. Marek était solitaire par expérience, et accorder sa confiance à des inconnus, dans une situation aussi troublée et incertaine que la leur … Cela lui paraissait beaucoup trop risqué. Déjà, le sort possiblement peu enviable que pouvaient subir les autres membres de leur hétéroclite assemblée s'effaçait de son esprit, au profit de réflexions critiques sur leur propre survie. Seuls les plus aptes s'en sortiraient.

Les deux pieds plantés fermement dans la cendre qui couvrait le sol, le Prêtre prit une profonde inspiration pour se recentrer sur l'ici et le maintenant, réprimant un frisson alors qu'il lui semblait sentir comme un courant d'air fantômatique, venant mordre avec une délicatesse malsaine sa peau nue. Dans une pièce hermétiquement close, d'où pouvait-il provenir ? Cet endroit jouait avec leurs nerfs, comme si quelqu'un, comme une présence, était là à les observer, les titillant de ci de là et les torturant pour étudier leurs réactions. Et cette ombre, en marge de son champ de vision, ou peut-être de sa conscience, qui resserrait lentement ses anneaux autour d'eux …

Soudain, au moment exact où la Fëalocë se tournait vers lui, les sourcils froncés avec suspicion, un son étrange, un râle étouffé et sépulcral se propagea entre les murs de leur prison, lui paraissant provenir de partout et nulle part à la fois … Et ses flammes s'éteignirent, tout comme celles des chandelles, sa magie s'évaporant brutalement, comme arrachée de son corps, le laissant à genoux sur le sol de pierre, les yeux écarquillés par la douleur, une de ses mains enserrant le poignet de l'autre. Seul. Dans l'obscurité … Et un silence ouaté, étouffant, uniquement troublé par le rugissement de son sang à ses oreilles. Les secondes s'égrainèrent, interminables, alors qu'il restait figé dans cette humiliante position de faiblesse. Puis, tout aussi subitement que cela s'était produit, ses pouvoirs lui furent rendus, accompagnés d'un craquement écoeurant, qui lui évoqua le bruit d'os que l'on brise. Ses poumons se gonflèrent à nouveau, et ses iris d'océan se fixèrent sur les quatre portes massives qui ornaient à présent les murs. Quel que soit le mécanisme à l'origine de cette apparition, il se rendit compte qu'il n'en avait cure, et adressa une briève prière de remerciement à Flarmya. Si rien n'assurait que la sortie se trouverait au bout de ces couloirs, au moins pourraient-ils continuer à avancer. Il le fallait.

Du moins, telles étaient les pensées qui le traversèrent juste avant que la blonde ne pousse arbitrairement la première porte, qui révéla … Un mur de brique. Non ! Impossible ! Une vague de désespoir incrédule le traversa fugitivement, mais il l'écrasa sans pitié, se redressant difficilement pour se diriger vers une troisième porte, tandis que les deux jeunes filles s'avançaient vers les deux autres restantes. A leur grand soulagement, qui ne fut malheureusement que très momentané, celle de la petite rousse révéla un passage vers une nouvelle salle … totalement close elle aussi. Encore. Englobant du regard l'étrange chambre qui leur faisait à présent face, il passa une main lasse sur son visage, y laissant une traînée grisâtre de cendres. Il avait froid et ne se sentait vraiment plus d'humeur à être un pion dans ce jeu pervers. Le grand miroir, le lit entouré de barreaux, le chandelier, et le tas de fourrures et de lainages … Une cellule, oui, c'est effectivement à cela que cette chambre faisait penser. Le tout lui laissait une impression indéfinissable et le mettait étrangement mal à l'aise. En lui, son sixième sens s'agitait, lui indiquant une menace indéfinie.

Marek jeta un coup d'oeil en biais à la Fëalocë lorsqu'elle évoqua le fait d'étouffer la rouquine. Le moment lui paraissait mal choisi pour se laisser aller à l'ironie comme elle le faisait, mais il garda néanmoins le silence. Inutile de se fatiguer là dessus.

« Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On retourne en arrière ou on explore ici ? »

Tout en se frottant vigoureusement les bras, elle s'était tournée vers lui et la petite Elfe, mais sans vraiment les regarder. Bien, au moins, à présent elle leur demandait leur avis avant d'agir ! Sans répondre immédiatement, il se dirigea vers le tas de fourrures, grimaçant alors que ses pieds s'enfonçaient dans la même substance épaisse qui suintait des tapis dans le couloir précédent. Il refusait consciemment d'y porter attention. Il ne voulait pas connaitre la nature de ce liquide poisseux, même si, malgré lui, son esprit tentait d'analyser ce que ses sens lui transmettaient comme information à ce propos.
Laissant s'évaporer momentanément ses flammes, il attrapa une fourrure dans chaque main, bien au dessus de la pile, et en lança une à chacune de ses comparses, négligemment. Libre à elles de l'accepter ou non. Elles étaient de fait poussiéreuses et mitées, mais ils ne pouvaient pas se permettre de faire les délicats.

« Dans un premier temps, ceci, nous permettra de ne pas mourir de froid. »

S'enveloppant étroitement dans une troisième peau, il parcouru lentement la pièce du regard, hésitant, la douleur dans sa main blessée pulsant en rythme avec les battements erratiques de son coeur. Que faire ? Rebrousser chemin ? Le nœud qu'il ressentait au niveau de son plexus solaire se resserra encore. De toute évidence, ils ne pourraient pas poursuivre leur route ici. Le miroir attirait cependant son attention. Après tout, pourquoi pas ? Il se souvenait de cette légende où ils constituaient un passage vers un autre monde. Ne disait-on pas d'ailleurs qu'au Màr Luimë existait une galerie entière de ces artefacts magiques ?

C'est avec cette curieuse idée en tête qu'il se rapprocha de la psyché, avec une prudence évidente, gardant ses yeux fixés sur elle, tout en reprenant :

« Dans un deuxième temps, nous devrions explorer cette pièce entièrement et faire l'inventaire de ce qui pourrait se révéler utile pour nous. »

Que ne donnerait-il pas pour la sensation rassurante d'une épée dans sa main, ou, même mieux encore, de son arbalète ?




(Sign by Heryn Amlug)
Iniaki Morrigane
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2015
Messages: 131
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 84
Race: Fëalocë
Âme Soeur: Azaltëha
Fonction: Membre de la Garde
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Mer 14 Juin 2017 - 19:28 Répondre en citantRevenir en haut


Iniaki Morrigane
(Elfe)


« Iiiiiiiiih !! »
Un petit cri strident émana d’Iniaki lorsqu’un bruit d’outre-tombe lui parvint aux oreilles et que toute source de lumière fut éteinte. Elle agrippa la première chose qui vint à sa portée avec une force inouïe pour un être doté d’aussi petits bras.
Amaélis eut une réaction bien plus utile et par un concours de circonstances assez flou, la lumière leur fut rendue.
L’Elfe découvrit alors avec désarroi que la chose à laquelle elle s’était accrochée durant son moment d’angoisse n’était autre que le bras de Marek. Elle se dégagea en balbutiant quelques mots incompréhensibles, puis se pris le visage dans les mains pour tenter d’en dissimuler la soudaine rougeur. Malheureusement pour elle, ses oreilles effilées dorénavant aussi flamboyantes que sa chevelure la trahissaient sans peine. Heureusement, personne ne sembla le noter, tout occupés qu’ils étaient tous à dévisager quatre grandes portes passablement défraîchies et sorties de nulle part.

Le cœur d’Iniaki se serra dans sa poitrine quand la première porte s’ouvrit sur un mur de briques rouges. L’idée lancinante qu’elle tentait tant bien que mal de faire taire depuis son entrée dans le couloir sombre refit surface dans son esprit avec une force désagréable : et s’il n’était pas possible de sortir d’ici ? Le bruit peu subtil qui émana de sa compagne de mésaventures la tira de ses idées déplaisantes et elle entreprit de tirer une des trois poignées de bronze restante. A son grand soulagement, sa porte n’ouvrit pas sur un cul-de-sac . Elle n’eut pas le temps d’hésiter à rentrer dans la pièce car quelqu’un l’y poussa sans crier gare. Croyant y voir une nouvelle frasque de quelque monstre, elle courut vers le bout de la chambre avec une vitesse assez spectaculaire. Les nerfs à vifs, elle se retourna brusquement pour étudier la nouvelle menace… et ne put s’empêcher de rougir à nouveau en voyant que cela n’avait été l’œuvre que de cette aimable Fëalocë. Celle-ci lui servit une menace de mort en guise d’excuses, à laquelle la rouquine ne répliqua que par un regard très peu amène. Elle ne savait pas jusqu’à quel point Amaélis pouvait être folle et n’était pas tentée de le découvrir au dépens de son cou.

Elle attrapa la couverture miteuse in extremis et la fixa quelques instants, puis décrétant qu'un peu plus de moisissure sur elle ne changerait rien, l'enfila non sans afficher une grimace dégoutée. Elle ne répondit pas à Marek, encore trop gênée par l’événement antérieur, mais s’exécuta et commença à fouiller les alentours tout en grommelant quelque chose à propos d’une blonde et d’une vipère. Elle crut que son pauvre cœur qui avait déjà été bien trop sollicité au cours des dernières minutes allait s’arrêter de battre quand sa main palpa quelque chose mou et visqueux sous une des couvertures grise.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~
Visiter le site web du posteur
Peddyr Thelrand
Maitre Dragon
Maitre Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 02 Mai 2009
Messages: 4 282
Sexe: Masculin
Présentation: URL
RPs: 1 187
Race: Humain
Âme Soeur: Sveargith
Fonction: Ex-Ambassadeur
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Lun 19 Juin 2017 - 18:21 Répondre en citantRevenir en haut


Peddyr Thelrand
(Ondin)


Peddyr n'avait pas insisté. Il s'était rétracté en fronçant les sourcils. Il préférait ne pas envenimer la situation. La jeune femme s'était redressé , avait quelque peu fulminé et avait décidé de prendre les devants, avec un sourire qui était empreint autant de fierté que de moquerie. A croire que la lourde atmosphère ne pesait plus sur ses épaules. Plus encore quand elle se mit à rire avant de pénétrer dans le couloir ténébreux. La Neishane s'était déjà mise à sa suite.

Après que les autres se soient engouffrés dans le couloir, après avoir lancés des regards lourds aux uns et aux autres ; quand ce n'était pas pour s’invectiver en des paroles tellement peu aimable, Peddyr se mit à leur suite, ne sachant que penser. Puis étrangement, il se sentit flotter. Il avait un instant cesser de marcher pour se masser les tempes. Si une crise migraineuse arrivait là maintenant, personne ne se préoccuperait de lui. Et comme il n'avait pas ses feuilles séchées avec lui. Il grimaça et serra les dents. Par les Dieux, pourquoi fallait-il toujours que cela arrive à un moment pareil ? Il reprit la marche et cligna une fois les yeux, longuement, pour essayer de se concentrer et d'écarter cette douleur sourde qui montait dans sa tête. Une longue seconde... Dans le noir et sans se rappeler de ce qui se trama par la suite

Il se rappela du noir, d'entendre l'écho des voix de ses compagnons, de percevoir leur ressenti... même d'avoir frissonner. Mais il ne se rappelait pas d'avoir marché jusqu'à se retrouver devant une baie halé vitrée : celle d'une porte vitrée.

L'ondin fut stupéfait comme effrayé de pas savoir comment il s'était retrouvé. Il n'arriva pas à comprendre dans l'immédiat ce qui se passait, que le trou qu'il avait découvert en revenant était refermé et quelque chose se rapprochait d'eux assez rapidement. Mais qu'est ce que c'était ? Et des personnes avaient disparu, malgré que leurs reflets paraissaient encore visibles dans la baie vitrée. De quoi perdre la boule ! L'ondine cria, ce qui perturba plus encore Peddyr. Il n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait et pour la première fois de sa vie.... Il eut une peur telle qu'il se plaqua contre le mur, cherchant à s'accrocher à quelque chose de rassurant. Il était tremblant, une sueur froide lui coulant dans le dos. Même l'ondine à côté de lui ne paraissait guère valide cérébralement. En somme, elle était comme lui, comme paralysé par ce qui se tramait. Et quand la situation changea de tout au tout...

Peddyr fut pris de panique. Comme les autres, il se mit à courir, mais sans savoir pourquoi. Hormis pour sauver sa vie peut être face à l'inconnu ? Les bruits de chaîne et tout le reste ? Il ne cherchait pas à se poser de question. Fuir était tout ce que son esprit lui soufflait. D'ailleurs, il balança durant la course-fuite :

''Courez !"

Et quand à la suite ? Et bien il ne prit pas le temps de réfléchir. La chaîne qui descendait était pour lui le seul échappatoire. Il fut donc le premier à glisser le long de cette chaîne, qui descendait dans le grand trou ouvert dans le sol



[HRP : oups ^^'.]



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
Ottilia Théandore
Chevalier Dragon
Chevalier Dragon

Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2015
Messages: 160
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 88
Race: Torhille
Âme Soeur: Briinah
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Ven 4 Aoû 2017 - 18:52 Répondre en citantRevenir en haut


Ottilia Théandore
(Ondine)


Tout se passa très vite. Les paroles de l’elfe étaient inaudible pour Ottilia. L’angoisse l’empêchait de se concentrer sur ce qu’il se passait autour d’elle. La seule chose qui parvenait à ses oreilles était le bruit des chaînes. Une de ces chaînes fit voler en éclat la porte et le miroir qui se trouvaient derrière eux. Par pur réflexe, l’ondine protégea son visage avec ses bras et ferma les yeux pour les protéger du verre, se laissant aller contre le mur. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, la deuxième chaîne se dirigeait vers eux. Ravalant un hoquet de terreur, l’aspirante se releva et pris la fuite avec les autres. Rien ne pouvait les aider dans cette situation.

Ottilia courait comme elle pouvait. Le groupe avançait rapidement, mais leur assaillant plus rapidement encore. Bientôt, il les rattraperait. A cette seule pensée, l’ondine eu des frissons qui lui parcoururent le corps. Une des deux chaînes, qui les menaçait plus tôt, percuta le sol et forma un trou profond et noir. L’ondin qui les accompagnait parti glisser sur la chaîne. N’ayant pas le temps de réfléchir, l’aspirante voulu faire de même et s’agrippa à la chaîne. Comme elle avait les mains moites, elle eut du mal à rester accrochée et tomba, le dos contre le sol. Heureusement pour elle, elle avait avait déjà parcouru la plus grande partie de la distance qu’il manquait avec le sol.

Après quelques secondes d’attente pour retrouver son souffle, l’ondine se releva non sans mal et sans douleur. Elle regarda ensuite tout autour d’elle, mais il faisait sombre. Son regard s’arrêta sur l’ondin qui l’accompagnait. Il n’avait pas non plus l’air très rassuré.

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On doit aller où ? J’ai pas envie que la chose nous rattrape... »

Pas du tout rassurée, l’aspirante croisa ses bras et rentra la tête dans les épaules. Avec ce geste, une douleur sourde se fit sentir au niveau d’une de ses épaules. Elle grimaça et changea de position. Ottilia se rapprocha de l’ondin et se colla à lui pour chercher du réconfort. A son contact, ses larmes se mirent à couler toutes seules et se mit sangloter.

« Je veux sortir d’ici. J’en peux plus de tout ces trucs...  J’étais si bien dans ma chambre sous ma couverture.»





Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé





MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:19 Revenir en haut

Montrer les messages depuis:      
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


 Sauter vers:   



Sujet suivant
Sujet précédent

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001/3 phpBB Group :: Dgf GuildWars :: Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Traduction par : phpBB-fr.com
Create by dagonfield genesis :: by nerevare

Anneau des JpC par TourDeJeu