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Ñiniel Iserimir
Chevalier Dragon
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RPs: 86
Race: Ondine
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Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Dim 25 Sep 2016 - 14:33 Répondre en citantRevenir en haut

Début Ouranosku 918


Le cœur lourd, Ñiniel poussa la porte de l’auberge dans laquelle elle était entrée avec Lyam à son arrivée. Encapuchonnée, elle regarde furtivement autour d’elle avant de s’installer bien vite dans un coin à l’ombre.

La tête enfoncée entre ses épaules, elle soupira lourdement et ne parvenait pas à calmer son inquiétude : elle avait l’impression que d’un instant à l’autre, la porte de l’auberge s’ouvrirait bruyamment et qu’une horde de soldats viendrait la chercher sur ordre d’Ambroise de Lyesse. Pourtant elle n’avait aucune certitude de ce qu’Ambroise savait ; avait-il seulement su que sa tentative d’assassinat avait des témoins ? L’incertitude était encore pire car la pauvre Ondine ne savait pas ce qu’elle devait redouter.

Son retour au Kaerl n’était surement pas passé inaperçu, Vahi Nearii avait bien grandi et les Dragons sentaient leur présence mutuelle. Et bien qu’elle ait décidé de se faire le plus discrète possible, l’on pouvait craindre le contraire. Les prochains jours seraient imprévisibles, et l’Ondine ne pouvait imaginer se promener librement dans les couloirs des Spires au risque de rencontrer celui qu’elle désirait éviter à tout prix.

Et puis, ce retour réveillait le douloureux souvenir d’Asulil…. Son cœur se mit à battre rapidement rien qu’en repensant à ces derniers mois… l’émotion la submergea rapidement et sa gorge se noua tandis que les souvenirs remontèrent à la surface tout en embrumant ses yeux…


~~~~~~~



A l’Académie de Lòmëanor, Solyaeku 918


Alors que Ñiniel et Asulil continuaient de parcourir les livres de l’Académie à la recherche d’ouvrage traitant des lézards de feu, la jeune Chevalière avait perçu l’étrange comportement de son compagnon d’aventure. Mais elle n’aurait jamais pu se douter que le dénouement serait aussi tragique.

Le Torhil fut subitement pris de ce que Ñiniel considéra comme une crise démentielle, et s’en prit violemment à elle en tentant de l’étrangler. Sans aucune force pour se défaire des prises de son ami, elle tenta d’attraper tout ce qui pouvait se trouver à proximité, mais rien ne pouvait la sauver. A bout de souffle, elle tenta d’appeler Vahi’Nearii à son secours et cru que la fin était arrivée. Le regard d’Asulil était celui d’un dément que rien ne pouvait atteindre. Avait-elle vraiment fait tout ce chemin pour le voir se terminer de cette façon ?

Les deux Dragons ayant senti la détresse de leur Lié respectifs, se précipitèrent vers l’Académie et, incapables de pénétrer dans ces lieux trop exigus, se mirent à rugir rageusement dans son enceinte, alertant les occupants des lieux. Si leur taille ne les en avait pas empêché, l’Académie se serait certainement retrouvée amputée d’une enceinte ou deux tant leur fureur était grande.

C’est alors qu’une fois de plus, la Pierre de Kishi s’éveilla et sauva sa propriétaire d’une mort certaine. Un rayon frappa soudainement Asulil de plein fouet et le fit perdre connaissance.

A bout de souffle, la jeune Chevalière ne comprit pas immédiatement ce qui venait de se passer ; ce n’est que lorsqu’elle vit Asulil au sol qu’elle se précipita sur lui, et, tremblante, le regarda gisant au sol et tenta de le réanimer tandis qu’un flot de larmes inondait ses yeux. Qu’avait-elle fait ?

Finalement, étudiants et professeurs, alertés par les Dragons, arrivèrent jusqu’à eux et découvrirent les deux Chevaliers dans la bibliothèque.
On porta Asulil à l’extérieur et les deux Liés purent retrouver leurs Dragons devenus fous d’inquiétude par leur impuissance. Si Vahi’Nearii fût aussitôt rassurée, Maodan se mit à pousser un hurlement de mort. Asulil, plongé dans un profond sommeil, ne se réveillait pas.

Les heures puis les jours passèrent, et aucun signe d’amélioration n’apparut. Ñiniel et Maodan veillaient jour et nuit sur Asulil dans le plus grand silence tantôt interrompu par l’Ondine qui continuait d’expliquer au Bronze ce qui s’était passé, et ne cessait de s’excuser. Le Bronze, silencieux mais sage, toléra la présence de l’Ondine dont la bonne foi n’était pas contestable. Pour autant, seul l’état d’Asulil lui importait. Toutes les compétences de guérison de Ñiniel ne servirent à rien. Elle tenta toutes les potions qu’elle connaissait, broyait sans cesse les plantes qu’elle passait sa journée à cueillir dans la forêt, dosait sa toxine à chacun des breuvages et les mélangeait la nuit durant jusqu’à épuisement. Elle se serait vidée de tout son sang si cela avait pu sauver son ami.

Enfin Nalesean, que l’on fit chercher, arriva à Lòmëanor. Il arriva au chevet d’Asulil et prit soin de l’ausculter. Malheureusement, il ne put qu’avouer son impuissance devant le profond sommeil duquel le Torhil ne semblait vouloir sortir. Sa moitié d’âme étant éteinte, Maodan plongea lui aussi dans un état de léthargie, et ne cessait de pousser un triste et lugubre gémissent tandis qu’il restait allongé aux côtés de son Lié. Ñiniel se sentit d’autant plus coupable en voyant le Bronze sombrer, redoubla d’effort pour tenter de sauver ces deux âmes en détresse.

Voir son frère ainsi brisa le cœur de sa sœur Vahi’Nearii qui ne pouvait rien faire pour lui. Elle passait de longues journées dans les airs, battant furieusement des ailes tout azimut comme pour chasser la colère qui brulait ses entrailles. Tandis que sa Liée sacrifiait sa santé pour tenter de les guérir d’un mal inconnu, elle préférait s’éloigner et disparaître dans la forêt, seule. Ne pouvant voir son cher frère ainsi désespéré, elle tentait de suivre le déroulement des évènements le plus loin possible, de peur que la douleur ne vienne noircir son cœur et affaiblir sa force d’esprit. Elle savait qu’elle devrait rester forte pour Ñiniel qui finirait elle aussi par être dévastée et rongée par la culpabilité.

Puis un jour, Nalesean se présenta à Ñiniel.

"Ñiniel, il faut ramener Asulil au Màr Menel. Il sera bien mieux à l'Infirmerie du Kaerl où nous pourrons mieux nous occuper de lui qu'à l'Académie..."

Ñiniel avait redouté ce moment depuis que Nalesean était arrivé. Cela confirmait que le Torhil ne se réveillerait pas de sitôt, et qu’il fallait accepter que leur aventure s’arrête ici. Bien qu’elle ait redouté cet instant depuis longtemps, le coup fût tout de même très violent pour la Chevalière. Il lui fallait cependant admettre que le départ de son ami était la meilleure option pour lui : elle avait échoué, et le moment de la séparation était arrivé. Bien que leur quête s’acheva prématurément, Ñiniel avait depuis longtemps réfléchi à cette éventualité, et ne voulait pas rentrer au Màr Menel. Sans Asulil à ses côtés, elle ne s'imaginait pas affronter les jeux politiques d'Ambroise qui ne semblait nullement inquiété pour ce qu'il avait fait. Dévastée par ce qui était arrivé, refoulant la disparition de son ancienne Maîtresse à laquelle venait maintenant s'ajouter celle de son plus proche compagnon, elle refusait toute discussion à ce propos et était en proie à des crises de panique dès lors que le sujet était abordé par sa Liée, qui, elle en revanche, était impatiente de déverser toute sa colère accumulée ces derniers temps, et se trouver en face du Second pour le confondre.

L'Ondine prit la décision de rester à l'Académie afin de parfaire ses connaissances sur l'art de la guérison et tenter de trouver ce qui pourrait ramener Asulil parmi les vivants. Ñiniel et le guérisseur du Màr en avaient longuement discuté : Nalesean connaissait bien l'Académie et ne put qu'approuver la sage décision de la Chevalière de parfaire ses connaissances apprises au cours de ses voyages et moins dans les livres. S'il comprenait la soif d'apprendre de son apprentie guérisseuse et sa volonté de trouver de quoi sauver son ami d’Empreinte, il comprenait moins ce qui l'effrayait tant au Kaerl pour qu'elle refuse d'y retourner. Il lui aurait semblé plus sain pour la jeune Chevalière de ne pas rester ici après ce qu’elle venait de vivre. Au Kaerl Céleste, elle aurait été entourée et lui aurait pu veiller sur elle.

Mais Ñiniel, ne sachant plus à qui se fier décréta secrètement que ses lèvres demeureront closes jusqu'à ce qu'elle y voit plus clair.

L'éloignement du Kaerl pendant quelques temps sembla donc pour le Guérisseur, bien que peut-être exagéré à ses yeux, une solution temporaire qui permettrait à une Ñiniel déstabilisée (pour ne pas dire autre chose) de se reposer, et à lui de savoir où la trouver en cas de besoin.


Ce fut alors Vahi qu'il lui fallut convaincre.

La Dorée se laissa rapidement et bien étrangement amadouer : bien que le départ de son frère l’affecta grandement, elle ne le montra point et tenta de prendre la décision la plus rationnelle qu’il soit. Elle y vit finalement son intérêt dans l'opportunité de développer son apprentissage du vol loin des yeux parfois trop enclins au jugement, et saura se faire discrète dans la forêt non loin. Ces longues journées à passer seule lui permettront de se concentrer sur son Lien et son essence même de Dragon. Elle ne sera que plus forte au moment de la confrontation qu'elle ne perdait pas de vue.

Et surtout, Ñiniel n’était plus en état de subir quoique ce soit ; elle avait besoin de se ressourcer et d’oublier. Que ferait-elle au Màr Menel d’une Liée cloîtrée dans ses appartements ? Elle refusait de finir comme son frère.

Trois mois se passèrent ainsi à la lumière des douces journées que Solyae déposait délicatement sur Tol Oreä. Les premiers jours furent lourds de silence et solitude. Ñiniel resta prostrée aux côtés de sa Liée, meurtrie par ce que sa Pierre avait fait à Asulil ; même si elle n’avait réagi que pour la défendre, elle se sentait horriblement coupable du sort de son ami. La Dorée, qui avait suffisamment de force pour les deux, veilla sur sa Liée en silence et attendit que le temps fasse le reste. C’était tout ce qu’il leur restait à faire.

Et le temps passa, pansant peu à peu les plaies de l’Ondine.

L’Ondine ne perdait pas de vue l’espoir de pouvoir sauver Asulil, et se plongea dans la lecture des traités d’herboristerie, potions. Elle passait ses journées dans la bibliothèque, prenait des notes sur les vertus curatives d’ingrédients dont elle ignorait jusqu’à l’existence, et tentait des expériences la nuit durant. Vahi’Nearii l’empêcha cette fois-ci de mettre sa santé en danger ; Asulil n’était plus là, il n’y avait nul besoin de s’acharner de la sorte. Son ami avait besoin d’elle en pleine possession de ses moyens afin qu’elle trouve un jour de quoi le sauver.

Raisonnée par sa Liée, Ñiniel décida alors de suivre des cours à l’Académie plutôt que de tenter d’apprendre seule. Elle aurait surement plus de chances entourée d’autres élèves avec qui elle pourraient échanger. Elle dénota des autres élèves par son âge ; elle était certes plus âgée, mais cela l’avantagea car les jeunes étudiants virent en elle une grande sœur plus expérimentée qui pourrait les aider dans les exercices pratiques.

Au fil du temps, Ñiniel s'épanouit doucement et en toute quiétude, oubliant pour un temps les tracas qui étaient siens, et savoura autant l'apprentissage que la vie paisible qu'elle et Vahi menèrent ici. Elle se sentit se réveiller d'un long songe brumeux et douloureux, sembla y voir plus clair, se sentit grandir intérieurement, gagna en sérénité et en confiance en elle. Elle sût que l'entrée de son âme sœur dans sa vie, sa présence et son précieux soutien n'y étaient pas étrangers.

Elle crut enfin trouver sa place dans les méandres de sa vie, et cela l'emplit de joie comme jamais. Son dos était encore fragile et elle ne savait pas si un jour elle pourrait tenir une épée, mais elle apprit à vivre avec ce carcan et ne ressentait plus de douleur. Ses mouvements se firent plus naturels avec le temps, et l'on devinait maintenant à peine ce plastron qui, caché sous ses vêtements, enserrait durement sa taille.

Le temps passait lentement car chaque instant était apprécié, il n'y avait rien pour altérer ce plaisir pourtant si facilement relégué derrière les soucis et autres questionnements. Ñiniel ne pouvait décevoir personne, car personne ici n'attendait quelque chose d'elle. Elle apprit à vivre avec l'absence d'Asulil qui lui manquait terriblement, et se découvrit une force de résilience insoupçonnée. Elle pensait souvent à lui et espérait de temps en temps que ses pensées lui parviennent afin qu'il trouve la force de lutter. Puis elle trouvait le réconfort auprès des livres et de Vahi. Telle fut sa vie à l'Académie.

Mais telle ne devait pas durer.


~~~~~~~


« Je vous sers quelque chose ? »

La violence avec laquelle elle fut arrachée à ses tristes souvenirs était en totale contradiction avec le ton aigu et enfantin que l’on venait d’employer. Elle leva son regard fatigué sur une jeune Fëalocë toute enjouée. L’ondine lui enviait sa jeunesse et son innocence, et lui souhaitait intérieurement d’être préservée des malheurs que la vie pouvait parfois offrir.

« Je…oui. Je vais prendre le plat du jour s’il en reste…et de l’eau. Beaucoup d’eau s’il vous plaît. Merci… »

Sous sa cape se mit à bouger Rànen qui se mit à couiner au moment où Ñiniel demanda de l’eau. Le Kalel’y semblait toujours assoiffé ce qui ne manquait pas de surprendre l’Ondine à chaque fois. Comment pouvait-il boire autant ? Il sortit de sa cachette et sauta sur la table.

« Hey, mais je reconnais ce petit animal ! »

Une voix familière se distingua du vacarme général, et Ñiniel chercha du regard son cher Harald. Le Torhil s’avancait effectivement vers elle à grands pas décidés.

« Ñiniel ! Ahahah comment vas-tu ? On ne te voyait plus… »

Tandis qu’elle se leva pour l’embrasser, Harald la souleva comme une plume et la serra chaleureusement dans ses bras pour le grand malheur de son pauvre dos, obligeant l’Ondine à serrer les dents pour ne pas hurler de douleur.

« ….je suis contente de te revoir moi aussi! Je reviens tout juste de Lòmëanor. J’y suis restée pendant un petit moment. Mais tu noteras que la première chose que je fais en revenant, c’est venir ici ! »

La joie de revoir un visage aussi familier et chaleureux rassura aussitôt Ñiniel qui se sentait ici comme chez elle. Elle aurait voulu lui poser tant de questions sur les dernières nouvelles du Kaerl. Mais la plus importante, et celle surtout pour laquelle Harald aurait pu être le mieux renseigné était la suivante.

« Toujours pas de nouvelles de Persée depuis mon départ ? »

Le sourire habituellement toujours figé sur le visage du Torhil disparut un court instant. Sa voix baissa d’un ton.

« Non, toujours pas… personne n’en parle vraiment ici tu sais … avec le temps on reprend doucement nos marques. Ca n’a pas été facile tous les jours pour eux » dit-il en pointant du regard la garnison attablée derrière lui. « Mais bon, Heryn Amlug est revenue, et on sent quand même un léger soulagement au Kaerl … même si c’est quand même bizarre cette disparition à propos de Zackheim… »

Ñiniel acquiesça. Zackheim disparu, Asulil inconscient, le Second de Leysse pouvait dormir sur ses deux oreilles se dit-elle.

« Tu as raison. Il finira peut être par revenir un jour… d’ici là, réfugions-nous auprès d’une valeur sûre : ton fameux plat du jour ! »

Le rire tonitruant d’Harald résonna de nouveau dans les murs et il apposa sa main généreuse sur l'épaule de Ñiniel tandis qu'il cherchait du regard la jeune Fëlaocë.

« Bien dit ! On va t’apporter ça tout de suite. Tu m'en diras des nouvelles jeune Aspirante!»

Ñiniel sourit à Harald. Elle ne lui avait pas encore dit qu'elle était liée, mais n'avait pas le cœur à lui en parler maintenant.


~~~~~~~



Vahi’Nearii avait rêvé de ce retour chez elle depuis longtemps. Elle qui avait laissé suffisamment de temps à Ñiniel pour se reconstruire, n’aspirait maintenant qu’à rejoindre Maodan pour voir comment il se portait.

Le retour au Màr Menel avait été précipité par le message qui leur était parvenu de Nalesean alors qu’elles étaient encore à l’Académie, et dans lequel il leur annonçait que Maodan, esseulé et désespéré de l’absence d’Asulil, avait lui aussi plongé dans un profond sommeil, comme s’il semblait ne vouloir se réveiller qu’en même temps que son Lié.

Dès lors, Vahi n’eut plus qu’une idée en tête : retourner au Kaerl Céleste pour voir son frère. La petite Dragonne dorée avait bien grandi depuis son départ ; elle était devenue imposante, bien qu’encore loin d’avoir atteint sa taille adulte, et le vol faisait autant partie d’elle que la marche.

Elle préparait une surprise à son Ondine depuis déjà quelque temps, mais avait décidé de ne pas la lui montrer tout de suite. Ces longs mois à Lòmëanor furent une formidable opportunité pour la Dorée qui n’aurait pu rêver mieux pour trouver concentration et discrétion ; la forêt où elle put se ressourcer fût un véritable sanctuaire qui l’empêcha de sombrer dans la folie. La jeune Dorée, à la différence de sa Liée pour qui solitude signifiait repentance, réflexion et parfois désespoir, appréciait être seule pour mettre à profit ce temps pour elle.

Elle attendait le bon moment pour montrer à Ñiniel ce qu’elle avait appris. Malheureusement, le message de Nalesean avait encore retardé son projet, et elle n’avait plus que son frère en tête.

Arrivées enfin au Kaerl Céleste, Vahi’Nearii déposa sa Liée près de l’auberge où elle souhaitait s’arrêter avant de retrouver ses appartements. Ñiniel savait que la priorité ne lui était pas donnée, et laissa sa sœur d’âme rejoindre Maodan qui reposait au Valarëa.

Elle s’envola jusqu’aux balcons du Valarëa et suivit la trace de son frère sans prendre la peine de prêter attention aux autres Dragons s’y trouvant. Elle avança jusqu’à l’alcôve où son frère dormait profondément et éprouva un immense soulagement en le voyant si paisible. Elle s’allongea à ses côtés et posa son museau sur son front comme ils avaient l’habitude faire. Mais hélas, nulle réaction du Bronze ; le cœur serré, Vahi’Nearii baissa la tête et ferma ses yeux, cherchant à établir le lien avec son frère qui restait désespérément muet.

*Si tu crois que je vais te laisser dormir tranquillement, tu te trompes allègrement cher grand frère… je viendrai te voir tous les jours jusqu’à ce que tu daignes enfin te réveiller, gros paresseux…que penserait notre chère mère si elle te voyait dormir ainsi. Vient-elle te voir de temps en temps d'ailleurs?*

Sa question demeura sans réponse, et même si Vahi s'y était attendu, cela coupa court à son envie de tenter de distraire son frère. Elle savait qu'elle tenterait de chercher le réconfort auprès de Rintrah dès qu'elle le pourrait. Et elle décréta que cette alcôve serait désormais son seul lieu de repos tant que Maodan y reposera.

Elle cessa ses vains efforts et tenta de s’assoupir pour reprendre des forces.

Le retour au Kaerl était loin d'être une fête, et ne seront pas de tout repos.




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MessagePosté le: Dim 25 Sep 2016 - 14:33 Revenir en haut

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Iniaki Morrigane
Candidat(e) à l'Empreinte

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MessagePosté le: Lun 3 Oct 2016 - 21:36 Répondre en citantRevenir en haut

C'était un jour ordinaire. Comme à son habitude depuis maintenant une semaine, la jeune Iniaki était arrivée (à peu près) à l'heure pour prendre son service dans l'auberge d'Harald. Le Torhil avait accepté que l'Aspirante vienne travailler un peu chez lui malgré son manque d'expérience et elle lui en était très reconnaissante.

Toute sa bonne volonté ne parvenait cependant pas à combler les béantes lacunes qu'elle possédait en matière de cuisine et son habilité d’ectoplasme, aussi avait-elle fini par simplement prendre les commandes des clients. A sa grande surprise, ils étaient généralement assez polis. Dans ses livres, les auberges étaient en effet généralement très mal fréquentées. En même temps, l'imposante stature de son patron devait en dissuader plus d'un de se montrer désagréable.
C'était un jour ordinaire donc. La Fëalocë avait à peine remarquer la silhouette encapuchonnée qui était allée rejoindre les bancs de l'auberge. Il avait fallu qu’elle aille servir un autre client pour remarquer cette présence inhabituelle.
"Je vous sers quelque chose ?" demanda-t-elle à la capuche, avec son sourire habituel.

*C'est marrant ça, pourquoi porter une capuche dans un endroit fermé ?*

Une voix féminine s’échappa de la capuche pour lui demander le plat du jour et beaucoup d'eau. C’est alors qu’un étrange petit couinement se fit entendre.

*Par la Grande Uluna, il y a des bestioles sous cette cape ou je délire ?*
songea Iniaki en tentant de ne pas paraître aussi horrifiée qu'elle l'était réellement.
"Je vais vous chercher ça tout de suite !" répondit la rouquine avant de filer vers la cuisine avec précipitation.

Elle en revint rapidement avec deux grands pichets d'eau et se dirigea vers la table de la femme encapuchonnée et de son ou ses locataires. A sa grande surprise, Harald était en train d'étreindre sa cliente avec force.

*Pauvre d'elle*
compatit intérieurement Iniaki qui avait souvent fait l'expérimentation malheureuse de la force des Torhils. Ils oubliaient toujours qu’ils étaient bien trop fort pour le commun des mortels, ceux-là. Harald avait déjà rompu une chaîne de fer sous ses yeux. L’infortunée cliente allait sûrement s’en sortir avec quelques bleus… Il faut signifier au lecteur que la petite Fëalocë avait tendance à un peu exagérer les choses : elle était ainsi persuadée que la bibliothèque du kaerl céleste était hantée depuis qu’un livre qu’elle avait posé près d’elle avait mystérieusement disparu, rien que ça. L’inconnue n’allait donc peut-être pas finir réellement avec les côtes broyées.

La petite déposa les deux pichets d'eau sur la table, et adressa un petit sourire à la femme encapuchonnée.

"Voilà beaucoup d'eau pour vous, Madame ! La suite va très bientôt arriver."


La rouquine se dirigea vers la cuisine, brisant au passage une des chope de bière qu’elle avait rapportée.

*Oh non… Harald va encore retenir ça sur mon salaire*
geignit intérieurement la petite avant de se tourner avec un regard suppliant vers son patron.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~
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