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Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Dim 11 Sep 2016 - 22:03 Répondre en citantRevenir en haut

Néharaku 918.


Les moments difficiles étant dissipés grâce à un jeune fëalocë nommé Zoran, Ottilia demanda à ce dernier de l'accompagner chez maître Nalesean pour apprendre l'art se la guérison. Elle s'appuyait sur l'épaule du jeune homme pour pouvoir marcher sans avoir peur d'aggraver sa blessure. Les deux jeunes se dirigeaient donc vers les thermes pour trouver le maître guérisseur. Le plus dur pour la torhille n'était pas de trouver le maître en question, mais de lui parler de ce qu'elle voulait. Elle commençait à avoir une légère boule au ventre.

*Comment je vais m'expliquer ? Je sais même pas quoi dire... *

Ottilia avançait en découvrant une des parties du kaerl qu'elle n'avait pas encore vraiment explorer.

*Cet endroit est vraiment joli. Je devrais faire un tour dans les bains un jour. Ça pourrait me détendre un peu. Profiter des masseurs et ne penser à rien. C'est le paradis. *

La torhille secoua la tête pour se remettre les idées en place. Ce n'était pas le moment de penser aux massages et aux bains. Elle était là pour trouver le maître guérisseur et lui demander de lui enseigner son art. Elle soupira et tourna son regard vers Zoran avec un petit sourire. C'était bien le seul à qui elle avait complètement ouvert son coeur depuis son arrivée au kaerl.

*Il est vraiment très gentil. Même si je lui ai presque crié dessus, il reste rassurant et cherche à s'excuser. D'habitude personne ne me demande des excuses. Ce garçon est vraiment adorable *

Le regard de la jeune fille s'attendrit et son sourire plus prononcé.

*Vraiment très gentil et compréhensif. C'est mon coeur qui ne va pas le supporter s'il continue d'être comme ça. *

Ottilia se rendit compte qu'ils venaient d'arriver devant ma salle de soins. À ce moment, son coeur se mit à battre et elle déglutit. Toujours en regardant Zoran, elle le supplia du regard.

"Tu peux y aller en premier ? J'ai... J'ai un peu peur de déranger. "

Elle joignit ses deux mains juste en dessous du menton et regardait Zoran avec des yeux doux. La seule chose qui trahissait sa gêne, était ses joues devenues roses à cause des battements de son cœurs qui devenaient de plus en intense en s'approchant de la salle de soin.

" S'il te plaît... "





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MessagePosté le: Dim 11 Sep 2016 - 22:03 Revenir en haut

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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Lun 12 Sep 2016 - 15:57 Répondre en citantRevenir en haut

Parcourant les allées de la Citadelle Céleste, une Aspirante fraîchement débarquée appuyée sur ses épaules frêles, Zoran n'arrivait plus à se départir d'un sourire amusé. Même sans la présence rassurante de Tiona, de Laéïa ou même de Ciryandil et d'Aramanth, le Fëalocë parvenait à se sentir chez lui – et c'était un sentiment à la fois inattendu et agréable. Il avait encore dans son cœur le désir de parcourir le monde et l'itinérance resterait pour toujours sa véritable maison, mais le Màr Menel était désormais le point de repère qui lui manquait depuis qu'il avait embrassé sa vocation de Prêtre, un endroit fixe où il pouvait revenir dès qu'il en aurait besoin. Les membres de l'Ordre de Lumière lui plaisaient, et, plus les mois passaient, plus Zoran avait du mal à envisager de vivre sans eux. Il jeta un coup d’œil à Ottilia, pour vérifier que sa cheville n'avait pas recommencé à la lancer. La jeune Torhille restait silencieuse, et l'Aspirant conclut qu'elle devait être perdue dans des pensées anxieuses concernant la suite des évènements.

° J'ai bien fait de l'accompagner. Elle n'a pas l'air franchement timide, mais elle a moins confiance en elle qu'elle n'essaye de le faire croire. °

Le Fëalocë connaissait bien les Thermes, pour toutes les fois où Laéïa lui avait forcé la main afin qu'il aille « se détendre », selon ses propres mots. La Maîtresse Verte avait bien fini par soupçonner son Aspirant de ne pas faire exactement ce qu'elle lui demandait, et c'était sous son regard sévère qu'il avait dû se résigner aux massages. La détermination avec laquelle Zoran refusait de prendre soin de lui était le principal sujet de conflit dans la Triade, qu'il soit question de son bien-être mental ou physique – et on ne plaisantait pas avec Laéïa Lòkë.

Le soleil inondait le bâtiment de ses rayons, plus chauds à travers la coupole de verre, faisant scintiller les veines dorées du marbre. Ottilia laissa échapper un soupir, et Zoran se tourna vers elle, craignant de voir vaciller sa détermination – mais elle lui adressa seulement un sourire. Rassuré, il tendit le bras en direction de l'infirmerie.

« Nous sommes presque arrivés ! Alors, tu as eu le temps d'élaborer ton discours ? »

Il pencha la tête sur le côté, la confiance baignant son visage d'une lueur chaleureuse.

« Tu peux y aller en premier ? J'ai... J'ai un peu peur de déranger.
Hein ? Euh, oui, bien sûr. »

Il battit des cils devant l'expression et la gestuelle de la jeune femme. Allons, elle n'avait pas besoin de faire des manières ! Zoran était bien heureux de pouvoir rendre service ! Il s'avança jusqu'à la porte, rajustant, au passage, ses vêtements bruns. Après s'être raclé la gorge, il toqua trois fois.


&

- Nalesean de Dalneÿs et le Brun Lioth -


Nalesean de Dalneÿs, Patriarche de la Maison du même nom et Guérisseur du Màr Menel, était absorbé dans la contemplation d'une plante aux feuilles recouvertes d'un épais velours mauve. Ce fut donc l'un de ses assistants qui vint ouvrir la porte aux deux Aspirants et qui les mena jusqu'au Torhil, une fois expliquées les raisons de leur visite. Il régnait un profond silence dans l'infirmerie, mais ce calme était bienvenu et témoignait du retour de la paix après des heures trop sombres. Se détournant de son pot d'argile, Nalesean posa un regard brun et sagace sur Zoran, puis sur Ottilia, avant d'esquisser un sourire en demi-lune.

« Bonjour, les enfants. Que puis-je faire pour vous ? »

Le Fëalocë inclina humblement la tête, comme il avait coutume de le faire, cherchant les meilleurs mots pour ne pas laisser à Ottilia l'occasion de se sentir gênée.

« Maître Nalesean, je suis Zoran Cynfelyn, Aspirant de Maîtresse Laéïa Lòkë, et voici Ottilia, Aspirante de Maître Lordan Ventaren. Elle souhaiterait s'entretenir avec vous de la possibilité d'un apprentissage des arts de la guérison. »

Le Guérisseur hocha la tête, détaillant un instant la jeune Torhille.

° Non, tu ne rêves pas, elle est bien venue il y a quelque temps pour une cheville blessée. °
° Merci, mémoire. °

Le rire du Brun résonna dans son esprit. Nalesean fit un peu de place sur son bureau et invita les deux jeunes à s'asseoir, les mains jointes sous son menton. Il y avait assez peu de monde à l'infirmerie pour qu'il se permette une entrevue – et puis, ses élèves actuels ne tarderaient pas à dépasser le Maître. Il fallait rétablir l'équilibre, sans quoi il risquerait de passer pour un Guérisseur poussiéreux !

« Eh bien demoiselle, vous avez perdu votre langue ? »



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Sam 24 Sep 2016 - 11:24 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia était plutôt contente que Zoran soit entré le premier. Revenir ici peu de temps après avoir soigné sa cheville pour demander au guérisseur de lui apprendre l’art de la guérison la gênait beaucoup. Lorsque Nalesean posa son regard sur la torhille, celle-ci détourna le regard. Heureusement pour elle, l’aspirant prit la parole bien vite. Bizarrement, le guérisseur semblait la reconnaître.

*Zut, il m’a reconnue. J’espère qu’il ne diras rien.*

Le maître invita les deux aspirants à s’asseoir après avoir dégagé un peu son bureau. Ottilia s’assit sans dire un mot. Cette situation inhabituelle déstabilisait l’aspirante qui ne savait plus quoi dire. Lorsque le guérisseur l’interrogea sur sa langue perdue, elle tenta de s’expliquer tant bien que mal.

« Hum… et bien c’est que… J’ai l’impression de ne pas être faite pour ce que voulais. Je cherche quoi faire sans vraiment trouver. Avec Zoran, je me suis dit que je pourrait peut-être essayer de soigner comme vous. C’est vraiment dur pour moi depuis que je suis arrivée ici. Je ne sais plus vraiment quoi faire. Si vous pouvez m’aider ce serait vraiment bien. » 

La jeune fille baissa la tête un peu honteuse. Elle avait vraiment peur de la réponse qu’elle allait avoir pour sa demande. S’il acceptait de la prendre pour élève, elle se promit de se surpasser et de faire tout ce qu’elle pouvait. L’apprentissage risquait d’être dur, mais cette fois elle ne baisserait pas les bras. Ottilia releva la tête et regardait Nalesean en attendant une réponse.

Elle tourna la tête vers Zoran pour essayer de se rassurer et trouver un peu de réconfort. Il était vraiment très gentil avec elle. Sa présence ici était vraiment plus qu’agréable. Il n’avait pas l’air d’avoir beaucoup d’ami cependant.

*D’ailleurs, c’est étrange qu’il n’ai pas encore de copine. D’habitude, ce genre de garçon trouve très vite son bonheur. Peut-être qu’il à ses raisons. Puis après tout, c’est sa vie privée, pas la mienne. *

La torhille remit ses idées en place pour se concentrer sur ce pour quoi elle était venue à la base. Elle fixa le guérisseur avec ses yeux argenté, légèrement mal à l’aise.





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Sam 24 Sep 2016 - 19:54 Répondre en citantRevenir en haut

&

- Nalesean de Dalneÿs et le Brun Lioth -


Nalesean observait la jeune Ottilia, une lueur d'amusement attendri étirant ses yeux noisette, créant des sillons aux coins de ses paupières. La maladresse un peu gênée des Aspirants était une chose dont il ne se lassait pas – et après avoir vu tant de visages austères et sombres, il devait bien avouer que cela lui avait manqué. Souriant, il abaissa les mains et se recula dans sa chaise.

« C'est très bien de chercher ! C'est même essentiel : nous avons tous un potentiel, et nous devons tous apporter quelque chose à ce monde. Et il est très appréciable que tu sois venue toi-même me voir plutôt que d'attendre que ton Maître te dise quoi faire. Il ne faut pas avoir peur de prendre certaines initiatives, elles sont la preuve que tu es prête à t'impliquer et à te fondre parmi notre Ordre. »

Il s'exprimait d'un ton encourageant, puis s'accorda un temps de silence avant de froncer un peu les sourcils. Le Torhil n'était pas sévère, néanmoins, il avait de nombreuses responsabilités et ne pouvait jamais s'engager dans quoi que ce soit à la légère. Il devait donc s'assurer que l'Aspirante ne le fasse pas non plus.

« As-tu réellement envie de te dédier à l'art de la guérison ou désires-tu juste découvrir de quoi il en retourne avant de prendre une vraie décision ? Peu importe ton souhait, sache que les portes de cette infirmerie te seront toujours ouvertes et que nous n'allons pas t'empêcher de découvrir son univers. Seulement, en fonction de ce que tu imaginais, je devrai peut-être prendre certaines dispositions. »

Il sourit à la jeune fille tout en s'emparant d'une plume et d'un parchemin pour y gratter quelques lignes hâtives. « Je t'encourage donc à me parler sans crainte. Je ne te jugerai pas si tu n'es pas encore sûre de ton choix ; il vaut mieux être honnête. » Nalesean appela une Lézarde de Feu aux écailles d'un bleu clair et lui remit le rouleau.

Il laissa à Ottilia le temps de réfléchir et tourna son regard vers le Fëalocë silencieux. « Et toi ? As-tu les mêmes aspirations que ton amie ? » Il inclina la tête dans sa direction, curieux.

Zoran, occupé à se faire oublier, fut pris de court par la question du Guérisseur. Il tritura ses manches, mal à l'aise. Bien sûr, lui aussi soignait les autres, mais il ne s'était jamais intéressé à l'herboristerie ou au reste – d'une part parce qu'il n'en avait pas besoin, d'autre part parce que cela lui posait quelques soucis d'ordre moral. Il ne désirait pas empiéter sur le travail de ceux qui ne possédaient pas son don. L'Aspirant tenta tant bien que mal de ne pas trop bafouiller.

« Non, je... Je ne sais pas trop. Je ne dis pas qu'aider les autres ne m'intéresse pas ! C'est que je suis plus versé dans le domaine du religieux... »

Il jeta un coup d’œil timide vers Ottilia, espérant qu'elle comprendrait qu'il n'avait pas envie de s'étaler sur ses prouesses de plus tôt. Nalesean haussa les épaules sans se départir de son sourire.

« Eh bien, soit. Tu as donc gagné une visite gratuite ! Alors, Ottilia, qu'attends-tu de moi ? »

À ce moment-là, la Lézarde Bleue fit irruption sur la table, renversant des papiers entassés et poussant des trilles stridentes. Nalesean gronda, plongea pour attraper la créature agitée et lui retirer le parchemin accroché à elle.



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Lun 24 Oct 2016 - 20:46 Répondre en citantRevenir en haut

Rougissante, Ottilia tourna la tête. Les paroles du maître guérisseur et son ton encourageant lui allaient droit au coeur. Il avait raison, on a tous quelque chose en nous et à apporter aux autres. Elle ne savait pourtant pas encore ce pour quoi elle était faite. Le jeune fille voulait vraiment s'intégrer au kaerl, mais ne savait tout simplement pas comment. Le maître lui demanda si elle était prête à vraiment s'impliquer ou juste découvrir. Hésitante, elle réfléchit un instant. Tout en regardant autour d'elle et jugeant ses capacités, la torhille prit donc une décision.

*Je pense que je vais d'abord voir ce qu'est vraiment l'art de la guérison. Je n'ai aucune connaissance de le domaine et j'ai peur de faire une bêtise en m'engageant trop vite. C'est peut-être la meilleur décision.*

Ottilia observa le maître écrire sur un parchemin et le donner à un lézard de feu. Puis, il posa une question à Zoran, qui répondit directement. Zoran... Elle l'avait complètement oublié l'espace d'un instant. Le jeune homme avait plutôt l'air gêné et fit comprendre à la torhille qu'il ne voulait pas en dire plus en la regardant. Elle lui sourit pour lui dire qu'elle avait compris. Elle reporta son attention vers Nalesean. Elle inspira un bon coup puis donna sa réponse.

"Je pense que vais d'abord commencer par découvrir le métier. Je n'ai jamais eu de connaissances dans le domaine de la guérison, je ne sais pas ce qu'on y fait vraiment. Faire un simple pansement ce n'est pas difficile, mais c'est tout ce que je sais faire. et puis..."

Elle mis sa mains derrière la tête et regardait ses pieds.

"Et puis je ne suis pas sûre que ça me plaise vraiment."

Gênée, elle détourna le regard de façon à ne pas croiser celui du maître.





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Mer 26 Oct 2016 - 22:48 Répondre en citantRevenir en haut

Nalesean sourit d'un air entendu. Il était content d'avoir réussi à mettre la jeune Torhille suffisamment à l'aise pour qu'elle s'exprime sans honte. Il se recula sur sa chaise, croisant les bras derrière sa nuque, et la petite Lézarde de Feu en profita pour escalader avec des piaillements enjoués le cuir qui recouvrait le torse du Torhil. Le Guérisseur posa sa large paume sur le haut de la tête bleue, comme pour inciter la bestiole à le laisser en paix.

« Qu'il en soit ainsi, alors ! Allons, ne te sens pas gênée ; je te l'ai dit : je ne vais pas te juger. Un pansement, c'est un bon début. Comment se porte ta cheville, d'ailleurs ? »

Il poussa un cri lorsqu'il sentit les griffes de la Lézarde non plus s'accrocher à sa veste mais au tissu plus fin de sa tunique. Le visage dur, il se saisit de la farceuse et la posa fermement sur le bureau. « Ça suffit, toi. Je discute. » La petite Bleue siffla avant de se rouler en boule, résignée, sur un trône de parchemins. Nalesean se concentra à nouveau sur les deux Aspirants, retenant un soupir devant l'attitude de la jeune Lézarde.

« Bien. Comme j'ai du travail, j'ai demandé à l'une de mes disciples de vous faire faire le tour des lieux. Quand vous aurez fini, vous reviendrez vers moi et on avisera. Ça te convient, Ottilia ? » Le Torhil sourit de plus belle et leur adressa un clin d’œil. « Ne soyez pas timides avec elle. Et par là, je veux dire : si jamais elle vous importune, n'hésitez pas à lui en faire part. Tarana peut se montrer... très prolixe. »

Sur ces paroles quelque peu mystérieuses, le Guérisseur salua les deux jeunes gens et se replongea dans la contemplation de sa plante – curiosité partagée par la Lézarde de Feu qui se mit en tête de gratter la terre du pot. Les lèvres serrées pour se retenir de rire, Zoran ouvrit la porte à Ottilia après avoir remercié Nalesean, puis la ferma doucement, couvrant les exclamations courroucées du Maître Brun. Le Fëalocë observa les alentours, déserts, avant de tourner son visage vers la Torhille.

« Tu vois, ce n'était pas si terrible ! Je le trouve très gentil ! » Il tritura le bord de ses larges manches bleu marine, l'air un peu soucieux. « Je me demande où est notre guide... Nous n'allons tout de même pas nous promener dans les couloirs de l'infirmerie sans surveillance, ça pourrait nous attirer des ennuis ! »

Quelques bruits de pas résonnèrent contre les murs de marbre, mais personne ne vint à leur rencontre. Il régnait un tel silence que les propres battements de son cœur lui semblaient assourdissants. Malgré son anxiété croissante, le jeune Fëalocë conservait un sourire discret afin de ne pas laisser son doute se propager jusqu'à Ottilia.


Chevalière Tarana Hokulani, Liée à la Bleue Itziar


Des tintinnabulements s'élevèrent, de plus en plus proches, précédant l'arrivée d'un petit brin de femme. Celle-ci s'avançait d'une démarche sautillante et légère, et agitait légèrement la main dans la direction des deux Aspirants. Zoran dissimula tant bien que mal son air surpris ; en réalité, il n'avait pas imaginé leur guide ainsi. Sa frêle silhouette était enveloppée de lambeaux de tissus multicolores, et portait à la taille ce qui ressemblait à une épaisse corde où était accrochée une petite bourse en cuir. Ses épaules dénudées découvraient d'innombrables tatouages : pour certains, rien que des entrelacs étranges, et pour d'autres des motifs végétaux. Ses cheveux étaient d'un volume majestueux, d'un rouge presque rose, et n'avaient probablement jamais connu le peigne – au vu de l'amas inextricable et désordonné de tresses naturelles qui s'y était formé. La Fëalocë les avait parés de perles, d'ossements, de plumes et de tout un tas d'autres breloques qui se retrouvaient également un peu partout, disséminées autour de ses bras et suspendus à sa tenue.

° Elle me fait penser à ces guérisseuses de Qahra... °

Tarana, puisque ce devait bien être son nom, s'arrêta devant les deux jeunes gens et leur décocha un immense sourire.

« C'est vous les nouveaux ? Nalesean m'a demandée de vous faire une visite ! » Elle se pencha en avant comme pour mieux les détailler, les mains croisées derrière son dos, et Zoran se sentit trembler sous le regard brillant – ni jaune, ni vert. « Je suis Tarana Hokulani, Chevalière Bleue Liée à Itziar. Absolument ravie de faire votre connaissance ! Zoran et Ottilia, c'est ça ? »

Hochant timidement la tête, l'Aspirant balbutia : « Oui, oui, c'est bien ça... »



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Mar 13 Déc 2016 - 12:47 Répondre en citantRevenir en haut

Le comportement de la petite lézarde amusait beaucoup Ottilia. Un léger sourire apparut sur ses lèvres. Sourire qui disparu lorsque le guérisseur demanda des nouvelles de la cheville de la jeune aspirante. Elle observa un moment Nalesean avant de répondre.

« Ma cheville se porte très bien. Elle se plaît à me faire souffrir de temps en temps, mais rien de très gênant. »

En vérité, la torhille se maudissait de s’être blessée et détestait sentir la douleur qui la lançait plus d’une fois par jour. Bien sûr, elle n’avait pas envie de déranger le maître encore une fois à cause de ça. La petite lézarde planta un peu trop ses griffes dans la veste du guérisseur qui lâcha un cri. La jeune fille fixait la lézarde et ses griffes. Un léger frisson lui parcouru le long du dos en imaginant ce que les griffes étaient capables de faire. Son attention revint vers le torhil lorsqu’il parla de sa disciple et d’une visite des lieux. Son sourire était vraiment très rassurant. Ottilia lui rendit son sourire. Elle suivit Zoran vers la porte et regardait une dernière fois la lézarde.

*Décidément, cette lézarde aime bien faire des bêtises*.

Une fois la porte fermée, Zoran s’adressa à la jeune fille. Toujours aussi peu bavarde, elle regarda le Fëalocë qui avait l’air soucieux. Elle attendit qu’il finit de parler pour prendre la parole.

« C’est vrai qu’il est très gentil. Le seul soucis, c’est que je ne sais pas si je vais me diriger vers la guérison. C’est vrai, c’est très intéressant, mais je ne sait absolument pas ce qu’on y fait. Ce que je redoute le plus, c’est de voir des personnes mourir et de ne rien avoir pu faire pour les sauver. Je vais prendre le temps de réfléchir durant cette petite visite et je pense donner ma réponse définitive après.» 

Ottilia réfléchissait beaucoup depuis qu’ils étaient arrivés à l’infirmerie.

*Est-ce vraiment ce que je veux faire ? J’en doute. Enfin, je peux toujours voir de quoi il s’agit. Poser des questions sera le meilleur moyen de me fixer sur quelque chose*

Ils attendirent un moment avant d’entendre quelqu’un approcher. Une Fëalocë. C’était bien la première fois que l’aspirante voyais quelqu’un comme ça. Des perles, des ossements et toutes sortes d’autres choses dans sa chevelure. Ce sourire plaisait à la torhille qui commençait à apprécier le contact avec les autres. La seule chose qui dérangeait était sa manière de se pencher en avant les mains derrière le dos. Tarana était donc une chevalière. La jeune aspirante fit un petit sourire à la chevalière.

« Je suis aussi ravie de faire la connaissance d’autres personnes. C’est toujours agréable. Je suis Ottilia. En réalité, je viens pour voir comment se passe le métier de guérisseur. Je ne suis vraiment pas très sûre de moi et j’aimerais me faire ma propre idée sur la chose . Si cela ne vous dérange pas. »

Elle n’aimait pas tellement s’affirmer ainsi devant une personne qu’elle ne connaissait pas, mais elle n’avait pas tellement le choix cette fois. Elle regardait Tarana comme si elle attendait une réponse positive.





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Lun 19 Déc 2016 - 17:30 Répondre en citantRevenir en haut


Chevalière Tarana Hokulani, Liée à la Bleue Itziar


Ce que je redoute le plus, c’est de voir des personnes mourir et de ne rien avoir pu faire pour les sauver.

Malgré ses efforts, le jeune Fëalocë ne parvint pas à maintenir la pensée à distance. Les mots d’Ottilia résonnaient férocement sous son crâne, comme les hurlements d’une tempête entre les montagnes. Il sentait l’ombre étendre ses longs doigts tout autour de son cœur et dut lutter pour contenir ses larmes, se mordant les lèvres avec insistance. Il ne pouvait pas lui reprocher son innocence, ni décemment envier qu’elle n’ait jamais connu pareille souffrance. N’était-ce pas mieux ainsi ? Il préférait porter ce fardeau seul et se serait probablement saigné pour empêcher les âmes honnêtes d’être happées par la culpabilité telle qu’il la subissait chaque nuit, derrière ses paupières closes. Lui, il possédait la foi comme rempart contre les ténèbres – mais savait que d’autres avaient sombré dans la colère et la folie car ils n’avaient pas eu la force d’affronter la peine. Mais même avec Mystra, même avec la force de ses convictions, il lui arrivait de se sentir comme un étranger au sein des murs d’or et de marbre. Il portait tant de noirceur en son cœur qu’il s’étonnait de ne pas avoir été rejeté par la magie du Kaerl. Zoran inspira profondément, le souffle tremblant. Pour toutes ces vies qu’il avait laissées s’envoler, il n’y avait rien qu’il eût pu faire. Quant à sa mère… Non, il ne fallait vraiment pas y penser.

L’Aspirant n’avait pas les mots pour réconforter sa consœur, et c’était là un sentiment étrange. D’ordinaire, il ne tarissait jamais de paroles enthousiasmantes. Il secoua discrètement la tête, reportant son attention sur le présent.

La Chevalière Tarana affichait toujours un sourire mutin, écoutant attentivement les paroles d’Ottilia.

« Évidemment que ça ne me dérange pas ! » Avec tout le naturel du monde, elle gratifia l’Aspirante d’une grande tape dans le dos. « Bien, que voulez-vous savoir ? Qu’est-ce qui vous intéresse ? Vous êtes plutôt attirés par les plantes, la préparation de remèdes ? » La Fëalocë pencha son visage de l’autre côté, faisant tinter les perles dans ses cheveux, avant de continuer : « Vous préfèreriez apprendre à soigner de grosses blessures immondes ou vous voir enseignés des listes interminables de maladies improbables ? Vous souhaitez rester au chevet des gens qui souffrent, leur tenir compagnie ? Partir au bout du monde vous renseigner sur l’immense variété de soins qu’il existe, découvrir tout un tas de choses pour élargir notre Art ? »

Zoran avait le vertige devant tant de possibilités, et Tarana eut un gloussement satisfait.

« Vous ne vous attendiez pas à tout ça, hein ? Les gens ont tendance à croire que notre métier se limite à la pose de bandages. Moi, c’est rare de me trouver dans l’enceinte du Kaerl ! Je passe mon temps à me promener d’un bout à l’autre de Rhaëg, là où Maître Nalesean m’envoie. Il y a peu, j’étais en mission à Qahra. Saviez-vous qu’il existe une variété de plantes dont le venin accélère la reconstitution de la peau ? »

La Chevalière Bleue leur adressa un clin d’œil. « En tous cas, n’hésitez pas ! Dites-moi ce que vous voulez savoir et je m’empresserai d’y répondre. » Elle tourna son regard à la couleur étrange vers Zoran. « Tu es moins bavard que ton amie – qui est déjà bien timide. Quelque chose te tracasse ? »

Le Fëalocë s’empourpra, jetant un coup d’œil à Ottilia pour se rasséréner. « Oh non, non. Tout va bien. C’est juste que je ne suis pas ici pour apprendre quoi que ce soit, je ne suis pas… candidat à cet enseignement. Alors, s’il y a des choses que je ne devrais pas voir ou entendre… »

Tarana haussa un sourcil perplexe, puis mit ses mains devant sa bouche comme pour exprimer l’effroi. « Comment ? Par Gaïa, tu ne pouvais pas le dire avant ? Tout ce que je viens de dire relève du secret ! Il va falloir t’administrer un traitement spécial pour te faire perdre la mémoire ! »

Zoran sentit ses jambes vaciller sous son poids tandis que ses yeux s'agrandissaient au point de dévorer tout son visage pâle.



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Mer 25 Jan 2017 - 20:56 Répondre en citantRevenir en haut

Voilà que Tarana venait faire une tape dans le dos à Ottilia après l’avoir écouté. Ensuite, la chevalière à débiter tout un tas de choses. L’aspirante voulu l’arrêter en levant sa main, mais rien ne l’arrêtait. Puis, elle continuait à parler et enchaîner ses phrases avec les autres possibilités. L’idée de voir de blessures béantes, sanglantes ou autres n’enchantait pas vraiment l’aspirante. Mais plus la chevalière parlait, plus elle avait envie de partir et se coucher dans son lit pour réfléchir à autre chose. La torhille grimaça en essayant d’avaler toutes ces paroles. Elle n’eut pas le temps de dire quoique ce soit, que Tarana parlait déjà de ce qu’elle faisait. C’était bien de savoir qu’elle était rarement au kaerl pour trouver tout un tas de choses, mais elle aurait pu éviter de parler de sa plante.

*Un venin qui accélère la reconstitution la peau….. Hum…..*

Ottilia déglutit à l’idée de voir un guérisseur utiliser du venin sur les plaies des blessés. Surtout lorsqu’elle s’imagina que le blessé en question pouvait bien être elle-même. L’aspirante avait vraiment envie de détaller. Son envie de découvrir l’art de la guérison venait de s’envoler d’un seul coup. Elle profita de l’instant de répit que lui offrait la discussion de Zoran et Tarana pour promener son regard un peu partout sur les murs, tout en prenant soin d’éviter la chevalière.

*Sérieusement, dans quelle situation est-ce que je me suis encore mise…...*

Ses pensées ne durèrent pas très longtemps. En effet, quand l’aspirante entendit l’exclamation de Tarana, elle se retourna vivement. Son coeur battait de plus en plus fortement et ses jambes voulaient absolument courir vers la sortie la plus proche. Ne voulant pas passer pour une folle, elle faisait face à son envie de détaller.

« Dites, vous le taquinez,…… N’est-ce pas ? »

Ottilia ne croyait pas vraiment à ce genre d’histoire. Un traitement pour effacer la mémoire. Et puis quoi encore ? La jeune torhille fit un pas de côté pour se mettre un peu plus à l’aise sur ses pieds, mais un éclair de douleur jaillit de sa cheville blessée, ce qui eu pour effet de la faire sursauter et hérisser sa chevelure. Une main s’était très vite posée sur sa bouche pour étouffer un léger cri et son autre poing était si serrer que l’on pouvait voir les jointure de ses doigts. L’aspirante avait complètement oublié sa blessure. Sans prévenir qui que ce soit, elle voulut faire demi-tour pour retrouver maître Nalesean et lui demander quelque chose pour apaiser la douleur, mais à la place, elle tomba au sol non sans cri de douleur. Couchée par terre, elle replia sur elle-même pour tenir sa cheville qui avait décidé de se réveiller plus tôt qu’elle ne le pensait. Ses yeux étaient trempés, mais aucune larme ne coulait sur ses joues.

« Fichue cheville !!! »





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Mar 31 Jan 2017 - 15:02 Répondre en citantRevenir en haut


Chevalière Tarana Hokulani, Liée à la Bleue Itziar


° Perdre la mémoire ? Oh, non non non ! Il n’en est pas question ! °

Mais quel était donc cet endroit étrange ? Maître Nalesean leur avait pourtant assuré qu’il n’y avait aucun problème, par Mystra, il les avait autorisés à visiter l’Infirmerie ! Peut-être était-ce quelque plante de Qahra qui avait eu raison de l’esprit de la Chevalière – Zoran se souvenait que les vapeurs de la jungle, des marécages et même la peau de certaines bestioles semaient la confusion chez les personnes les plus fortes. Si tel était le cas, alors il fallait soigner la pauvre Fëalocë. ° Mais comment ? Je doute qu’à nous deux nous soyons en mesure de la retenir ! °

Secouant la tête d’un air à la fois menaçant et désolé, Tarana fit quelques pas en direction de l’Aspirant pétrifié. « Je ne rigole pas, les enfants. Ottilia, je vais avoir besoin de toi pour… » Le cri d’Ottilia interrompit son mouvement, et la Chevalière Bleue se retourna, abandonnant immédiatement sa plaisanterie. Zoran n’eut pas le temps de réfléchir à la situation ou de se trouver soulagé, et ils se précipitèrent de concert auprès de la Torhille. Tarana posa le dos de sa main sur le front de l’Aspirante afin de vérifier que la douleur ne s’accompagnait pas de fièvres, tandis que le Fëalocë tentait de dégager la cheville de l’étreinte de ses doigts. Appuyer dessus ne ferait qu’empirer les choses. Il croisa le regard humide de son amie et se mordit férocement les lèvres. Que pouvait-il bien accomplir, ici ? Ils étaient probablement entourés de malades et de blessés, et le souvenir du temps passé au sein des Temples de Néhara était suffisant pour l’emplir d’angoisse au point d’en avoir des sueurs froides.

Le Prêtre s’efforça de sourire, une lueur de désespoir au fond de ses iris sombres. À son entrée dans l’Ordre de Lumière et au contact de Laéïa et de Ciryandil, il s’était promis de ne plus laisser personne l’utiliser. Il était le serviteur de Mystra et avait voué sa vie à la Déesse, se soumettre aux volontés des autres – si bien intentionnés fussent-ils – avait été un affront envers Elle et ne lui avait apporté que le tourment. C’était pour cette raison, et par peur d’éventuelles restrictions, qu’il redoutait d’exhiber son pouvoir au Kaerl. ° Et s’ils m’enfermaient, eux aussi ? S’ils se rendaient compte du danger que je représente ? S’ils décidaient de se servir de moi, comme… ° Il n’alla pas jusqu’au bout de cette pensée, sentant son ventre se tordre. Avec le temps, le jeune homme s’était résigné à n’être rien de plus qu’un objet pour ceux qui ne méprisaient pas son existence – un pion entre les mains de certains, un beau trophée pour les Prêtres de Mystra, une vache à lait pour les plus opportunistes. Il pouvait s’estimer heureux qu’on n’ait pas encore fait de lui une arme, mais craignait secrètement et profondément d’être un jour considéré comme tel. Un sens du devoir l’attachait désormais au Màr Menel, et les livres d’histoire contenaient maints récits de guerre.

« Qu’est-ce que tu attends, Zoran ? Aide-moi à la porter, nous allons l’emmener dans la chambre la plus proche pour l’allonger. »

Le Fëalocë s’excusa maladroitement et passa ses bras sous les genoux d’Ottilia pendant que Tarana la soulevait par les aisselles. Il eut du mal à contenir une grimace, car, malgré sa silhouette, l’Aspirante restait une Torhille – et son poids confirmait définitivement ce fait. Tant bien que mal, Tarana et Zoran portèrent la jeune femme jusqu’à une pièce équipée de deux lits et de fournitures modestes. Ils la déposèrent sur l’un des matelas, et la Chevalière Bleue désigna les bandages.

« Occupe-toi de lui enlever ça. Je reviens vite, je vais chercher de quoi lui préparer un cataplasme.
Euh, d’accord.
»

Et avec ça, la Fëalocë quitta la chambre dans une tornade de cheveux roux et de tissus colorés. L’Aspirant se rapprocha de son amie, les sourcils froncés par l’inquiétude. Il tira un tabouret pour s’asseoir et fit ce qu’on lui avait demandé, ôtant d'abord la botte, ses gestes aussi légers que possibles afin de ne pas intensifier la douleur.

« Je suis désolé, mais ça va aller, d’accord ? On va arranger ça. »



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Ven 10 Fév 2017 - 22:23 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia ne pensait plus qu’à la douleur qui envahissait désormais sa jambe. Les yeux fermés, elle sentit une main se poser sur son front et ouvrit les yeux lorsque la main fut retirée. C’était Tarana qui avait posé sa main là et Zoran tentait d’enlever les mains de la torhille de sa cheville blessée. La jeune aspirante appréciait le fait qu’on s’occupe d’elle, mais n’avait pas envie de repasser une journée à l’infirmerie. Pourquoi fallait-il toujours que les mauvaises choses se produisent dans des moments pareil ? Puis, la phrase de Tarana résonna dans la tête de la jeune fille.

*Aide-moi à la porter, nous allons l’emmener dans la chambre la plus proche pour l’allonger. … Me porter ?! Mais... Non !*

Elle eut à peine le temps d’inspirer, qu’elle se faisait déjà transporter vers une chambre. Se faire porter par les jambes et les aisselles n’était pas une choses des plus agréables, mais comment faire autrement ? Ottilia était incapable de poser son pied à terre. Une grimace causée par la douleur se dessina sur son visage et un faible gémissement se fit entendre, mais rien de plus. La torhille retint son souffle lorsqu’il la déposèrent sur le matelas et expira seulement quand elle fut allongée. Le contact avec la surface douce et agréable du matelas la détendait. L’aspirante regarda Tarana partie et Zoran approcher pour s’occuper du bandage. Sans savoir pourquoi, le fait que ce soit lui qui s’en occupe la soulageait. Le Fëalocë était doux et léger dans ses gestes et la jeune aspirante se laissa faire, le visage dans ses mains. Zoran s’excusa et rassura la jeune fille.

« Zoran, merci. Mais tu n’as pas besoin de t’excuser, tout est de ma faute. J’aurais dû attendre un peu avant de venir ici. Je suis censée me reposé, pas vagabonder dans tout le kaerl. Finalement, je crois que je vais renoncer à cette histoire de guérison. C’est pas mon truc. Vraiment. Depuis toute petite je suis fascinée par les armes et…. »

Ottilia hésitait vraiment sur ce qu’elle allait dire. Jamais elle ne se l’était avouée et ne l’avais jamais dit à personne. Seulement, c’était différent cette-fois. Ce garçon était prêt à l’écouter, comme il l’avait fait dans le jardin. Décidément, Zoran était vraiment magique. Son caractère renfermé et méfiant se muait peu à peu grâce à lui et peut-être qu’elle réussirait ce pourquoi elle avait décider de partir de chez elle. Elle prit donc une grande inspiration et se lança.

« C’est difficile à dire mais… J’ai peur du danger que représentent les combats. Je fuis le moindre danger sans comprendre, je ne suis qu’une lâche. C’est pour ça que je suis venue ici pour trouver une autre voie, mais au fond c’est pas ce que je veux. Je veux me battre pour aider et défendre ceux qui me sont cher. Je veux faire comme mon frère, mais avec d’autres valeurs. C’est à dire, au nom du kaerl. Je veux pouvoir prendre les armes, mais à chaque fois que suis dans une mauvaise situation, mon premier réflexe est la fuite. La preuve, la dernière fois mon maître m’a demander si je voulais l’aider avec les bandits, mais j’ai préféré rester en retrait. Au labyrinthe, Iniaki est partie devant et je l’ai perdue. Je l’ai chercher mais je me suis fait cette entorse et j’ai dû la laisser en arrière et… je me suis réveillée ici. Comment je peut protéger les autres si je ne suis même pas capable de me protéger moi-même de mon inconscience et lutter face à ma lâcheté... »

Ottilia se mit à pleurer et tourna le regard pour ne plus voir Zoran. Elle avait honte de tout ce qu’elle venait de lui dire et avait peur de sa réaction. La première qui lui venait à l’esprit, c’est de partir loin d’ici. Encore fuir. Toujours fuir. Elle ne savait faire que ça et se maudissait de ne pas être plus courageuse. Doucement, elle essuya ses larmes avec son bras et resta silencieuse en essayant d’oublier sa douleur.





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Mer 15 Fév 2017 - 20:14 Répondre en citantRevenir en haut

Écoutant d’une oreille attentive les paroles de la Torhille, Zoran posa à son tour une main sur le front de son amie pour prendre sa température tout en lui jetant des regards furtifs où pouvait aisément se lire l’inquiétude. Voilà qu’elle délaissait l’idée d’en apprendre plus sur l’art de la guérison alors qu’ils n’avaient encore rien vu ! Il secoua doucement la tête et fit tomber les derniers bandages, révélant la cheville gonflée et rougie par l’inflammation. Avisant un pichet d’eau fraîche non loin, le Fëalocë y trempa un linge et s’employa ensuite à le passer délicatement sur la peau d’aspect douloureux.

« Tu devrais sans doute y réfléchir à tête reposée. » contra-t-il avec calme, car il ne désirait pas donner l’impression de ne pas accorder suffisamment de crédit aux mots d’Ottilia. « Rien ne presse, après tout, et tu as tout ton temps pour donner ta réponse à Maître Nalesean. »

Le jeune homme déposa le morceau de tissu sur ses genoux et se pencha en arrière, croisant bras et jambes. L’Aspirante s’était lancée dans des confessions qui firent tressaillir le Fëalocë, peu habitué à ce qu’on lui fasse confiance ou à ce qu’on se tourne vers lui pour chercher conseil et rassurance. Ottilia semblait sévèrement souffrir du manque d’estime envers elle-même et se rabaissait beaucoup trop au goût de Zoran. Celui-ci fronça imperceptiblement les sourcils alors que le visage de sa vis-à-vis se parait du rose de la honte. Pourquoi éprouver un tel sentiment ? N’y avait-il donc que dans les Temples qu’on enseignait aux hommes à écouter leur cœur sans lui porter de jugement ?

Il voyait les pensées maussades tournoyer autour de la silhouette de son amie, les pointes acérées de leurs ailes sombres s’emmêlant dans ses cheveux bruns. Ce n’était pas son rôle de la libérer des ténèbres ; le jeune Prêtre n’était qu’un guide, une lumière que seuls suivaient ceux ayant décidé de retrouver le chemin. Néanmoins, sa sensibilité l’empêchait encore de simplement fermer les yeux – cela, et une dangereuse tendance à se croire capable de sauver n’importe qui.

« Un véritable lâche fuit devant ses torts autant que devant le danger. Il faut plus de courage pour admettre ses faiblesses que pour se féliciter de ses exploits. » énonça-t-il de ce ton jamais tout à fait sentencieux, son regard vert sombre fixé sur la Torhille qui cachait ses larmes.

« En vérité, tu n’arriveras à rien si tu te crois déjà incapable de le faire. Tu n’as jamais pensé que si tu échoues, c’est parce que tu te trompes de manière ? Ce que tu qualifies d’inconscience ou de lâcheté n’est, à mes yeux, que la preuve que tu sais, au fond de toi. Pourquoi le courage de ton Maître serait le même que le tien ? Ou celui d’Iniaki ? Se comparer aux autres est une perte de temps. »

Zoran s’exprimait d’une voix égale, avec toutefois assez de dureté pour ne pas être accusé de candeur trop innocente. Il s’était souvent heurté aux moqueries des uns et à la bienveillance condescendante des autres, inévitables réactions face à la teneur de ses discours – pourtant, le Prêtre était profondément persuadé de leur justesse et, qu’on soit d’accord ou non, cela ne justifiait pas qu’on le dénigre. Il se pencha en avant, s’appuyant sur ses coudes.

« Quand tu auras trouvé ta voie, ton désir de protéger les autres surpassera ta peur. C’est un chemin qui peut être long et difficile, mais seulement si tu n’apprends pas à être patiente et indulgente avec toi-même. Si tu juges un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, le poisson passera sa vie à penser qu’il est bon à rien. »

Le Fëalocë se pencha encore un peu plus, et recouvrit la main d’Ottilia avec la sienne, un sourcil levé dans une expression interrogative et un sourire confiant accroché à ses lèvres. « Est-ce que tu comprends ? »



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Sam 18 Fév 2017 - 23:17 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia écoutait les paroles de Zoran, si apaisantes et rassurantes, mais ne cessait de pleurer. Non pas seulement à cause de ses pensées, mais aussi à cause de la douleur. Les paroles du garçon résonnaient dans la tête de la jeune fille comme si quelque était en train de changer en elle. Il y avait comme une flamme presque éteinte qui semblait retrouver sa vigueur. Les larmes cessèrent de couler, ses yeux brillaient d’une nouvelle lueur d’espoir et de vie. Cette flamme, c’était celle de son coeur ébranlé par les récents événements. La séparation, la première sortie, le labyrinthe, tout avait joué contre elle et elle avait tout pris sur sa conscience. Sa lâcheté ne venait pas d’elle, mais de la peur. La peur de ne pas être à la hauteur et d’échouer. Puis, Zoran se pencha en avant en prononçant quelque chose qui un effet particulier dans l’esprit de la jeune jeune fille. « Quand tu auras trouvé ta voie, ton désir de protéger les autres surpassera ta peur. C’est un chemin qui peut être long et difficile, mais seulement si tu n’apprends pas à être patiente et indulgente avec toi-même. Si tu juges un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, le poisson passera sa vie à penser qu’il est bon à rien. » . Bien sûr, c’était évident !

*Ma voie, je l’ai déjà trouvée. Elle est là, face à moi depuis longtemps. J’ai tout ce qu’il me faut !*

Elle se retourna vers son ami qui avait recouvert sa main de la sienne. Son coeur se mit à battre et ses joues prirent une teinte rouge en le voyant si près et en sentant le contact agréable de cette main. Son sourire si confiant avait le don de redonner le sourire aux autres et effacer les larmes en un seul instant. La torhille découvrit ses sentiments avec joie, mais lorsqu’elle remarqua que c’était le premier garçon à lui faire cet effet et qu’elle tardait à répondre à la question, elle secoua vite la tête pour se remettre les idées en place, en vain.

« Hum… Oui, j’ai compris... »

L’aspirante serra la main de Zoran et inspira avant de reprendre.

« En fait, je crois que j’ai déjà trouver ma voie. Comme je te l’ai dit, je ne fait que fuir mes peurs au lieu de les combattre. Bien sûr, peut-être qu’avec l’appui de personnes qui seraient mes amis ce serait plus simple de trouver la force et le courage de faire le premier sur la voie que j’ai choisie. Depuis toute petite je vis avec les armes, mon père accueillait des guerriers et des mercenaires dans sa forge. Mon frère et moi, on les enviait. Seulement, mon frère à réussi. Il a toujours été mon exemple et ma source de courage. Il m’a toujours soutenue. Quand je suis partie, mon coeur s’est serrer à l’idée de ne plus avoir son soutien, mais je sais qu’ici j’arriverais à en trouver et pouvoir enfin faire ce dont j’ai toujours rêvé. Comme je t’ai dit, je veux faire comme lui, mais avec l’honneur de défendre cette magnifique île céleste. Pouvoir être ici est une chose incroyable. »

Ottilia plongea son regard au fond de celui de Zoran, dans un profond silence. Seuls les battements de son coeur arrivaient à ses oreilles. Puis, elle sourit.

« Merci Zoran. Tu es vraiment…. »

L’aspirante ne fini pas sa phrase à cause d’un éclair de douleur qui venait de parcourir sa jambe. C’était son autre jambe qui avait frotter sa cheville trop fortement. La jeune fille serra sa main plus fortement et se recroquevilla pour mieux supporter la douleur intense.

« Excuse-moi. Un mauvais geste... »





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Lun 20 Fév 2017 - 17:23 Répondre en citantRevenir en haut

Les larmes avaient finalement quitté le regard argenté de la Torhille, remplacées par une nouvelle sorte d’éclat, bien plus adapté à son visage. Comme n’importe qui, Zoran n’aimait pas être le témoin des peines mais possédait la foi nécessaire pour les affronter et les dissiper – une qualité sans doute innée, même si le garçon était persuadé qu’il avait hérité de ce talent à force de côtoyer Arianwyn. En vérité, il manquait lui-même énormément de confiance en lui et continuait, pour chaque facette favorable de sa personnalité, d’en attribuer le crédit à son ancien mentor, sans savoir si cela le réconfortait ou non. Au-delà de ces considérations, et comme il avait senti Ottilia étreindre doucement sa main, l’Aspirant pencha légèrement la tête sur le côté, l’encourageant à s’exprimer davantage. Il nota la teinte rosée de ses joues, et ce n’était pas la première fois que sa proximité semblait troubler la jeune femme. ° Il ne faudrait quand même pas qu’elle développe trop de tendresse envers moi... ° songea-t-il, hésitant, puis fut choqué par la froideur d’une telle réflexion.

Zoran n’eut pas le temps de trop s’en vouloir, et il fut soulagé de pouvoir à nouveau se plonger dans une écoute attentive plutôt que de laisser à ses pensées le loisir de s’égailler. Ses sourcils s’arquèrent, car il était assez surpris d’entendre de quelle façon la Torhille avait tout à fait changé de ton – nettement plus doux et assuré, empli d’une détermination qui étira ses lèvres en un sourire enjoué. Si c’était d’amis dont elle avait besoin, le Fëalocë pouvait bien faire l’affaire. Il n’était pas bavard, ni aussi aventurier qu’Iniaki ; il était trop souvent gauche et maladroit en matière de relations humaines ; il ne pourrait rien lui apprendre des arts de la guerre, pas plus qu’il ne se sentait capable de l’accompagner dans leur découverte – néanmoins, il était prêt à la rassurer, et à la pousser en avant ou la retenir quand il le faudrait. Il acquiesçait silencieusement tandis qu’il l’écoutait, une lueur de contentement au fond de ses iris. Elle le remercia d’une voix douce, et l’Aspirant sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine paniquée. Un certain sens du devoir l’empêcha de se rétracter trop vite, même si sa raison lui criait de fuir.

° Non, je ne sais pas ce que je m’imagine. Elle est en état de faiblesse, cela ne veut sûrement rien dire de plus. °

Soudain, Ottilia poussa un cri et Zoran grimaça, la main écrasée par la force de l’Aspirante et craignant un instant qu’elle ne lui ait véritablement broyé les os. Tarana reviendrait alors pour trouver deux jeunes gens en train de se tordre de douleur là où elle n’en avait laissée qu’une. Heureusement, Zoran n’était pas aussi fragile qu’il ne se plaisait à penser, par dérision douce-amère, et son amie demeurait la seule blessée dans cette pièce.
« Ce n’est rien. » souffla-t-il en tentant de masquer son inconfort, guettant l’entrée avec espoir. « En tous cas, je suis content d’avoir pu t’aider. Je ne sais pas pourquoi c’est si facile de douter de soi, alors que, pourtant, tout ce dont on a besoin existe, d’une certaine façon, à l’intérieur de nous. Tout pourrait être simple, en réalité. »

La porte s’ouvrit pour laisser entrer la petite Chevalière Bleue, les bras chargés d’un épais bol en bois, et elle se dirigea rapidement vers le lit. « Voilà, j’ai préparé quelque chose qui devrait apaiser le gonflement et la douleur de manière non négligeable ! »

La mixture, d’aspect grumeleux, dégageait une odeur pas tout à fait désagréable. Tarana fit signe à Zoran de s’écarter, agitant les mains comme pour chasser une mouche, avant de se pencher à son tour sur Ottilia. « Tu as nettoyé la peau ? C’est très bien. Tu es sûr que tu ne veux pas t’engager auprès des guérisseurs ? » Elle ponctua sa question d’un clin d’œil et le Fëalocë ne répondit rien, se contentant de secouer la tête d’un air gêné. La Chevalière étala le cataplasme autour de la cheville de l’Aspirante d’un geste expert.

« C’est bon, ma jolie ! Zoran, je peux te la laisser encore un peu ? Je vais avertir Maître Nalesean que notre visite a été interrompue. »

Avant d’avoir eu le temps d’ouvrir la bouche, l’Aspirant remarqua qu’elle avait déjà disparu. Était-ce seulement possible d’être aussi rapide ? Tarana lui faisait l’effet d’un courant d’air. Il se tourna vers Ottilia, perplexe.

« Est-ce que ça va ? » fut tout ce qu’il trouva à dire.



Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Ven 24 Fév 2017 - 14:21 Répondre en citantRevenir en haut

Tarana entra avec un bol dans ses bras avant qu’Ottilia ne puisse s’exprimer. Elle aurait bien voulut lui dire ce qu’elle pensait, mais devait attendre un peu. La chevalière approchait et la torhille put apercevoir les herbes qui dégageaient une certaine odeur. L’odeur n’était ni agréable, ni désagréables. Ce n’était pas le genre de parfum qu’on se plaisait à sentir pour le plaisir. L’aspirante n’aimait pas trop la manière dont Tarana demandait à Zoran de s’écarter, mais ne dit rien. La chevalière appliqua le cataplasme sur la cheville de la jeune fille, qui se laissa faire non sans grimace. Lorsqu’elle eut finit, Elle s’en alla voir Maître Nalesean en laissant le Fealocë avec la torhille. De nouveau seuls, elle en profita pour dire ce qu’elle voulait dire plus tôt en prenant soin de répondre d’abord à la question.

« Oui, ça va. Tu sais pourquoi il est si facile de douter de soi ? Simplement parce qu’on à peur de ce qu’il peux nous arriver, ne pas savoir si on est à la hauteur, la peur d’être blessé et ne pas trouver le courage pour affronter toutes ses peurs. Courage que je n’ai jamais eu d’ailleurs. Mais je compte bien changer ça ! Dès que ma cheville sera guérie, j’irai voir ce que je peux faire. C’est promis. »

Ottilia sourit à Zoran en le regardant droit dans les yeux, puis une question lui vint en tête. Une question peut-être un peu trop directe et indiscrète. Zoran était très discret et timide, mais il était d’une grande aide. Pourquoi n’ouvrait-il pas son coeur ? Pourquoi ne pas le lui demander. Cela l’aiderait également à prendre confiance en elle de pouvoir partager des choses difficiles avec ses amis.

« Est-ce que tu as déjà été aimé par une demoiselle ou aimé une jolie fille ? Je veux dire, avec une gentillesse pareille, tu es compréhensif en plus d’être une source de motivation, il est impossible qu’aucune demoiselle ne soit tombée sous ton charme. Je comprends que tu puisse être timide, mais ouvrir son coeur, c’est bien. Tu m’aide à reprendre confiance en moi alors je t’aiderais à t’ouvrir aux autres si tu veux. Même si je sais que venant de ma part ça peut paraître plus qu’étrange puisque je ne suis pas du genre à aller vers les autres ni à me faire des amis facilement, mais avec toi, c'est différent.»

La torhille posait un regard pénétrant vers Zoran avec ses yeux d’argents. Son coeur s’était mis à palpiter, mais elle se contrôlait du mieux qu’elle le pouvait. Si elle voulait réussir à voir ce qu’il y avait dans le coeur de son amie, il ne fallait pas être trop brutale. Même si elle l’était déjà un peu trop. Mais son envie d’aider les autres, la torhille avait désormais prit sa décision, commençait maintenant. Ottilia prit la main du fealocë dans la sienne pour tenter de le mettre en confiance.

« Alors ? » dit-elle avec un sourire inhabituel accroché à ses lèvres.





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Zoran Cynfelyn
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MessagePosté le: Ven 24 Fév 2017 - 17:28 Répondre en citantRevenir en haut

Le jeune Aspirant écouta avec attention les propos d’Ottilia, puis se fendit d’un sourire sage, se remémorant les enseignements de son culte. Elle n’avait pas vraiment tort, néanmoins, elle semblait manquer un point très important qu’il mit alors un point d’honneur à éclaircir.

« Même nos peurs font partie de ce que nous sommes. Je ne pense pas qu’affronter soit le terme adéquat, mais il faut effectivement du courage pour accepter de les regarder telles qu’elles sont ainsi que ce qu’elles révèlent sur notre passé, notre présent et notre futur. De cette manière, elles ne sont plus un obstacle à notre développement mais nous offre au contraire une meilleure compréhension de nous-même et nous guide sur le bon chemin. » Son regard dériva vers des rivages éloignés, où le visage de sa mère se reflétait à l’infini sur le sable et l’eau turquoise. « Ta volonté est un premier pas sur ce chemin. Il ne faut plus douter de toi, Ottilia. »

° Une bien belle sentence que je devrais m’efforcer d’appliquer... Ne m’a-t-on pas appris que prononcer des vérités dont je n’ai pas encore fait l’expérience par moi-même était une démarche malhonnête ? °

Zoran remarqua l’intensité avec laquelle la Torhille le fixait et, en toute franchise, que son visage n’ait pas pris feu durant les secondes qui suivirent était l’incarnation de toute la miséricorde divine – une preuve certainement à même de convertir le plus sceptique des mortels. La question le prenait de court, et il resta un long moment la bouche entrouverte, complètement décontenancé. Imperceptiblement, ses sourcils s’affaissèrent et les flammes quittèrent ses joues, plongeant le Fëalocë dans l’obscurité.

Qu’il ait déjà été aimé – par une demoiselle ou par qui que ce soit, cela n’avait guère d’importance – était une interrogation dont il avait toujours craint la réponse. Sans doute, ses parents l’avaient aimé, de même que Néfara et Kaylhin. Ils avaient été sa famille – cette famille qui l’avait, malgré leur amour, vendu à un parfait étranger à cause de sa différence. La Communauté de Mystra l’avait accepté, mais Zoran se faisait peu d’illusions sur la nature de l’affection qu’avaient bien pu éprouver ses membres à son égard, principalement justifiée soit par la méfiance, soit par l’appât du gain. En matière de jolie fille, cependant, ce fut la silhouette d’Arianwyn qui se dessina dans son esprit, et il sentit le rouge brûler à nouveau ses pommettes. De fines mèches d’argent flottant contre des joues pâles, l’éclat sanglant de prunelles couvant sous l’ombre de cils languides, la chaleur des bras qui l’étreignaient doucement et du corps qui servait de rempart aux ténèbres – tout cela, et d’autres choses encore, frissonnait délicatement sous la brise des souvenirs, un souffle amer et tiède.

Aimer, oui, était un concept nettement plus parlant. Zoran aimait la vie, sous toutes ses formes et de la même manière, pensait-il, que les Dieux avaient aimé la créer. Il aimait les Dieux, aussi, même s’il était entièrement dévoué à Mystra. Il aimait Laéïa et Tiona, Ciryandil et Aramanth ; il aimait le Kaerl et aurait probablement aimé les autres s’il lui avait été donnée la possibilité de les découvrir. Il aimait Arianwyn, en dépit des souffrances passées, jamais révélées, qui teintaient son âme de noir – parce qu’il l’avait exposé à la lumière de l’aube alors que le Sang-Mêlé, lui, errait, prisonnier d’une nuit sans fin, et qu’il n’avait eu aucune raison de le faire. Il l’avait préservé des cauchemars et, dans le même temps, Zoran avait trouvé en lui un confident capable d’appréhender ses pensées les plus terribles. Plus le Fëalocë brillait, plus les ombres qu’il projetait grandissaient, et il n’avait pas trouvé d’autre refuge qu’Arianwyn – car il n’y avait que dans l’obscurité que les ombres devenaient invisibles. Quant à savoir si le Sang-Mêlé avait véritablement partagé ce sentiment, entre dévotion, dévouement et désir… Le jeune homme estimait que la réponse ne lui appartenait pas.

Il lui fallut un instant pour réaliser que des larmes malvenues avaient tout à fait brouillé sa vision, et qu’elles menaçaient de franchir à tout moment la maigre barrière de ses cils. L’Aspirant émit un son un peu étrange, comme un hoquet étranglé, et chercha l’éclat argenté des iris d’Ottilia à travers les brumes, l’air désolé.

« J’imagine que ce n’est pas exactement la réaction à laquelle tu t’attendais… » s’excusa-t-il avec un rire nerveux. « Pour te répondre, oui, j’ai aimé. »

Il ne trouva pas la force d’en dire plus, notamment parce que le goût déplaisant que lui avait laissé l’emploi du passé semblait insoutenable au point de sceller ses lèvres.



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