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 [RP] La pilosité ne fait pas l'homme. Sujet suivant
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Stanislas de Valmont
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MessagePosté le: Ven 19 Aoû 2016 - 20:47 Répondre en citantRevenir en haut

3 Néharaku
Tôt dans la matinée


Le soir tombe lourdement sur les épaules du relief ilien alors qu’une pluie torrentielle se déverse sur les environs avec l’implacable détermination que seule la nature peut avoir. Parmi les nuages noirs courent et filent les éclairs dans une danse qui semble tout aussi hasardeuse que magnifique, laissant planer le doute sur la fin possible de ce spectacle enchanteur. Et si certains imaginent déjà la fin des temps ou la colère des Dieux, il en est un qui n’a pas le temps de se préoccuper de ces choses-là. Et ce quelqu’un n’est autre que toi, Stanislas.

Ton paquetage sur l’épaule, la capuche trop grande retombant sur tes yeux et plaquée à ton crâne par les intempéries, tu avances en bravant la tempête comme un rock mouvant. Le vent, le tonnerre, la pluie qui claque contre le cuir des sangles de tes bagages et du tissu détrempé qui devait te protéger du soleil et de l’averse. Si tu avais les moyens de revenir en arrière, tu lui ferais manger ses deux pièces d’or à ce vendeur d’opérette trop heureux de ton empressement. Mais tu n’en as pas les moyens. Tu dois partir. Tu dois fuir et tu le sais. Et tu détestes ça.

« Je reviendrais payer ce que je dois. » que tu t’escrimes à penser, en boucle malgré l’eau qui rentre dans ta bouche et la difficulté que tu ressens à respirer. Au moins es-tu sûr de l’étanchéité de ton sac, qui ne se laissera pas traverser par quelques gouttes d’eaux pareilles alors que tu l’as fait faire toi-même pour tes voyages. Ici, tes livres et tes affaires sont en sécurité. Et personne ne viendrait déranger un Torhil aussi maigre soit-il, avec la tête que tu tires sur le chemin boueux qui t’amène vers les terres.

Tu avais réfléchis dans tous les sens possibles et c’était, sans le moindre doute, l’endroit où personne ne viendrait te chercher. Il était plus que naturel qu’on pense à fouiller les ports et les bateaux mouillant au large de la ville, mais jamais que tu puisses avoir décidé de partir à pieds vers un autre port. Tu es et restera plus malin que ces scélérats. Et si tu en avais les moyens, ils seraient déjà tous la figure décomposée dans un caniveau à regretter leurs menaces dans l’autre monde. « Porcs… » Que tu lâche sous l’émotion, sous la rage sourde qui te prend et te fait serrer les dents. Mais ton visage ne trahis rien. Ton visage reste impassible. Juste ces quelques muscles qui se contractent sur les bords de ton visage. Pour les plus observateur, peut-être cette narines semblera un brin tremblante mais rien de plus.

Mais tes plans avaient été bousculés soudainement par cette averse. Cette saloperie d’averse. Qui pourrait bien penser à mettre les voiles par la mer par un temps où le vent seul pourrait faire déchirer les voiles ? Ni le premier idiot venu, ni Valmont. Ils allaient bientôt arriver : Eux, à cheval, et à toi dans tes bottes détrempées. Et tu as bien conscience que quitter la route ne te ferait que gagner du temps, un temps excessivement court qui une fois terminé verrait tes intestins te servir de collier.

Tu déglutis : Est-ce vraiment comme ça que tu devais finir ? Eventrer comme un jambon par une bande de porcs ? Alors tu t’immobilise, au cœur d’une clairière au milieu d’une foret peu dense qui n’aura pas manqué de te griffer les mains malgré tout. Tu lèves les mains au ciel, comme devenu fou, la voix grave et rauque bien plus symptomatique que l’allure presque fragile –Pour un Torhil, faut pas déconner-

VOUS VOULEZ TESTER UN DE VALMONT ? JE VIENDRAIS A BOUT DE CETTE SITUATION, AVEC OU SANS VOTRE AIDE !

Oui, parfois tu fais appelles aux Dieux. Il t’a toujours semblé que ceux-ci n’en avaient rien à faire d’un petit peuple que le vôtres, alors peut-être qu’avec un peu de provocation… ? Qui ne tente rien n’a rien.
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MessagePosté le: Ven 19 Aoû 2016 - 20:47 Revenir en haut

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Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû 2016 - 12:52 Répondre en citantRevenir en haut

Un deuxième ? C’était bel et bien ce qu’il avait en tête.
Le Sang avait ramené sa nouvelle aspirante au Kaerl et lui laissait quelques jours pour s’habituer à l’endroit. En attendant il était bien décidé à faire remonter sa cote de popularité en ramenant encore un nouveau possesseur du Don, le Maître n’était rien sans apprentis, voilà une chose qu’on lui avait souvent répétée.

Ce n’était qu’une fois arrivé au-dessus d’Ys que le Torhil s’était dit avoir fait une erreur : il détestait la pluie et le voilà qui se trouvait sous une belle averse. Il grelotta quelque peu, frileux qu’il était, tout en avançant un capuchon sur son chauve crâne. Heureusement, le climat d’Ys bien qu’assez humide restait toujours assez doux, traversé par l’équateur du monde ce n’était pas ici qu’il allait attraper une grippe.

Avançant son buste sur le cou du Saurien pour offrir le moins de résistance possible à l’air il fut surprit lorsque le Blanc le contacta presque aussitôt arrivé à l’archipel des orages.

° ça n’aura pas traîné, je sens déjà un écho et il est proche.°
Yong’Wu haussa légèrement un sourcil, eu-t-il été homme de foi qu’il aurait cru à une intervention divine, mais il ne l’était pas. Mettant donc cela sur le dos de la chance le couple de Liés fendit les flots aériens pour s’approcher de l’écho, pour trouver cette âme qui rejoindrait le puissant Kaerl Ardent.

Tout guerrier qu’il était, le Torhil espérait ne pas avoir à recruter une brute sans cervelle, il préférait au contraire les aspirants dotés d’une cervelle ou d’un don particulier hors de la sphère martiale. De cette façon il pouvait leur apprendre à se défendre sans devoir se plier à un style ou une habitude particulière, il était toujours plus aisé de partir de rien plutôt que d’effacer des acquis.

° ça va te plaire, nous avons droit à un Torhil. Cela faisait longtemps qu’un de ta race ne s’était présenté aux portes du volcan.°

Il ne leur fallut que peu de temps pour arriver au-dessus d’une silhouette encapuchonnée qui pataugeait sur le sol détrempé d’Ys. Un vagabond ? Un fuyard ? Les gens ne se déplaçaient que rarement seul et préféraient toujours la compagnie d’autres, le nombre était une force en soi. Ainsi, croiser quelqu’un qui marchait seul loin d’une ville était presque toujours signe d’ennuis.

Mais… que faisait-il ? Le dragon vola en cercle, prenant soin d’être toujours peu ou pas visible tandis que le Torhil jetait un œil au plancher des vaches. Le vagabond avait l’air en pleine crise, agenouillé et hurlant des mots qui ne pouvaient être ouï.
° Observation ou action ?°

Le dragon prit la direction du sol, un peu plus loin, pour qu’ils puissent intervenir au cas où. Leur cible n’avait pas l’air d’être dans une situation avantageuse mais s’annoncer en mettant les deux pieds dans le plat à grand coup de dragon n’attirerait que des ennuis.
Une fois posés, le Sang resserra la cape autour de ses épaules et entreprit de patauger dans la terre mouillée pour rejoindre l’endroit où devait se trouver l’autre. Le Dragon quant-à lui resta bien en arrière, tapis malgré sa robe blanche, prêt à intervenir.



Stanislas de Valmont
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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû 2016 - 16:10 Répondre en citantRevenir en haut

Sous la pluie dense, tu baisses la tête. Tes nerfs vont mieux, les tremblements de tes mains ne sont plus provoqués que par la chute de température et ta détermination n’est en rien entachée : nous verrons bien ce que les Dieux te réserve. Mais hurler sous la pluie, ce n’était pas très malin, même pour toi. Mais la réalisation ne vint que lorsque tu te mis à entendre des sabots sur la route. Tu en étais loin, te semblait-il, mais pour les entendre ainsi il fallait bien qu’ils soient au triple galop. « Foutre pute… » que tu jures entre tes dents serrées. Mais tu dois en avoir le cœur net. Il est inutile de se mettre à courir si ce ne sont que des passants. Et même si c’était Edouard et ses imbéciles armés, ils n’avaient aucunes raisons de venir par ici de toute manière. C’est alors que tu te tournes, dans l’idée sans doute de voir par toi-même, avant de pousser un grognement. « Les traces, merde… »

Si la trajectoire était bien idiote, la terre mouillée ne laissait aucun doute quant aux possesseurs de ces empreintes de pas profondes et plus grandes que la majorité des gens. Quel imbécile, bien sûr qu’ils les verraient. « Courir n’est pas si mal… » que tu lâches avant de faire à nouveau volteface, te précipitant en dehors de la clairière. Les chevaux se sont arrêtés, ça ne peut qu’être… « Y a ses gros panards dans la boue, Y doit pas êt’ bien loin ! » Tu siffle encore entre tes dents. Aussi débiles soient-ils, certains d’entre eux étaient malgré tout de très bons chasseurs. En espérant qu’ils soient, en contrepartie, de très mauvais tireur. Sans quoi, On pourrait bientôt manger du Stanislas à la broche.

Mais tu ne cours pas. Tu n’es pas paralysé, ou mort de peur, mais tu restes immobile en observant derrière un arbre et un fourré. Si l’un d’eux se pointe, tu lui rossera l’arrière-train sans ménagement… Mais ils n’étaient pas deux ou trois, c’était certains. Dans ce genre de situation, personne ne s’embarrasse d’un quelconque honneur ou du respect de l’adversaire : Il faut gagner et abattre.

Tu déglutis, cherchant une solution aussi rapidement que tu peux, poussant mille juron mentaux en laissant ton regard sombre observer alentours les différentes possibilités s’offrant à toi pour une fuite ou une victoire… Mais rien ne vient. Tu vas juste te faire tuer sous la pluie, dans un bois, comme un vulgaire marchand détroussé par des bandits. Quelle honte. Mais tu ne paniqueras pas, ton honneur te l’interdit. Il faut survivre, même si pour ça il faut lécher quelques bottes boueuses.

Enfin, ils débarquent dans la clairière ou tu te trouvais, munies d’épées et d’arcs. Toi ? Toi tu as un sac de voyage avec des livres et des effets personnels. A la limite, un petit poignard récupéré dans le bureau de ton oncle quand tu t’es dit que tu devrais te défendre. Quel imbécile. Tu aurais mieux fait de prendre une arbalète. Tirer des flèches ne devait pas être si sorcier. Surtout pas à cette distance.

Ta main traine au sol pour ramasser une lourde branche, que tu tiens dans tes mains comme une véritable massue, prêt à en découdre. « Comment je vais me sortir de ce pétrin ? » songes-tu en soupirant, te forçant à conserver ton calme.

Pendant ce temps, les six hommes suivent tes pas, prêts à venir te trouer le cuir. Pense plus vite, Stanislas. Pense plus vite.
Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Lun 31 Oct 2016 - 14:45 Répondre en citantRevenir en haut

les détenteurs du don se trouvaient dans ce genre de situations ? A chaque fois il fallait leur sauver la peau et le pire dans le lot était qu’ils ne pouvaient pas simplement les abandonner. La loi l’interdisait et bien qu’il jugeait celle-ci quelque peu ridicule il se devait de suivre la loi de son Kaerl.
Il s’adossa un à arbre pour voir ce qui allait se passer ensuite, Nushi gardait l’œil de son esprit braqué sur le Torhil en danger. Dans le doute il pouvait au moins lui dire de courir ou quelque chose dans le goût tout en se faisant passer pour la petite voix intérieure de celui-ci.

Six. Là c’était un peu dangereux quand même, Yong savait tenir la distance avec une arme (après tout il avait survécu à la grande guerre des ordres) mais face à six personnes il fallait prendre bien plus de précautions que de simplement foncer dans le tas en disant bonjour. Le dragon quant-à lui aurait simplement pu s’en débarrasser manu militari mais cela revenait à traquer l’aspirant par la suite et pour gagner sa confiance et bien… ce n’était pas gagné. Finesse, finesse encore et toujours de la finesse.

Le Torhil chercha dans l’un des grands sacs sur le flanc du dragon, un heaume pour éviter de prendre une flèche, des gantelets pour ne pas y laisser ses doigts eeeeeet…
Où était-ce ? Par l’enfer il avait oublié l’arbalestre et les carreaux. Voilà qui lui apprendrait de boire un coup avant de prendre les airs, car il détestait partir à la recherche de clampins paumés dans leurs campagnes pourries aux climats bien moins agréables que sur Tol Orëa. Poussant un soupir il se saisit de sa lame et se tint prêt.

° A tout de suite. °
Un clignement d’œil, un vent frais puis le dragon ne fut plus là mais de l’autre côté, caché dans les fourrés. C’était donc parti pour aller sauver le Torhil en détresse…

« Détends toi et lâche cette branche. »
Dans le doute, il aurait pu le surprendre après tout, il se tenait prêt à esquiver la lourde branche que tenait le fugitif.
« On m’a envoyé pour t’aider, pour l’instant il faut te sortir de là. »

Il espérait qu’il le suivrait, il fallait toujours dépenser tellement d’énergie pour ramener ces cloportes au kaerl…

Une lumière orangée à l’opposé de la clairière donna la diversion nécessaire pour qu’ils puissent prendre leurs jambes à leurs cous. Le dragon s’était occupé de déclencher un petit feu de forêt histoire de semer la confusion, en toute logique les poursuivants se questionneraient sur ces flammes a moins qu’ils ne soient vraiment absorbés par leur traque pour ne pas remarquer un pan de forêt en feu. C’était chose possible après tout au vu du nombre d’abrutis qui existaient sur Rhaëg.

Et cette foutue pluie… Yong la sentait ruisseler sur ses vêtements et faire un tintamarre dans son heaume. Comment faisaient donc les troupiers dans une guerre pour ne pas perdre le sens de l’audition ?! Il toisa le fugitif de toute sa hauteur, peut-être que l’intimidation marcherait plutôt que le coup du ‘ salut, on ne se connait pas mais je viens te sauver in-extremis par pure bonté d’âme’.



Stanislas de Valmont
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MessagePosté le: Lun 31 Oct 2016 - 15:44 Répondre en citantRevenir en haut

Tes phalanges blanchies te renvoient au moment présent, ce moment si désagréable. Ta respiration est presque inexistante, trop mesurée, trop espacée. Si tu ne fais pas attention, tu tomberas raide par manque d’oxygène et tu aurais l’air bien piètre avec ta fierté. Le stresse augmente considérablement à chaque seconde, à chaque battement de paupières. Et c’est alors que…

« Détends toi et lâche cette branche. »

Ton cœur fait un bond. Un bond ridicule comparé au mouvement que font tes bras –et la branche- en te tournant. Mais tu es bien le seul à être étonné par le brassement d’air et le réflexe que tu viens d’avoir, vu que l’imposant moustachu face à toi esquive l’attaque sans même sembler y penser. Il continue d’ailleurs :

« On m’a envoyé pour t’aider, pour l’instant il faut te sortir de là. »

Tu ouvres la bouche, la referme, la rouvre et secoue finalement la tête.

« D’où sortez-vous ? »

Oui, bon. Le bon sens l’emporte très clairement sur l’urgence de la situation. Qui est ce colosse à la moustache souple et aux bras aussi large que tes cuisses ? Il a l’air bien féroce pour un bienfaiteur. Tu aurais, au bas mots, une centaine de questions à lui défourailler suite à sa dernière déclaration, mais on ne t’en laisse pas l’occasion.

« Z’avez entendu ça ? V’nait d’là-bas. » Dit le plus imposant des chasseurs, au centre de toutes les attentions. Toutes sauf de la tienne pendant une fraction de secondes. Une fraction de seconde qui pourrait te couter la vie. « Et merde… »

Tu n’as toujours pas lâché ton gourdin improvisé. Mais tu as eu la présence d’esprit de l’abaisser. Si le moustachu souhaitait aider –et mourir- alors qu’il fasse, il n’était plus à ça prêt. Et il fallait bien l’avouer : Tu étais trop dans la mouise pour refuser de l’aide, Valmont. Même d’un guerrier fantôme sortit de nulle part et envoyé d’on ne sait où. « Plus je me le dis, et plus ça sonne faux… »

Mais déjà, les traqueurs sont à portés de voix, de sons, de vue. Ils s’immobilisent à l’orée du bois, à trop bonne distance pour embrasser le gourdin ou la lame de l’allié surprise. Décidément, pas de bol.

« Sors d’ta cachette, Valmont. Fais pas comme si t’avais l’moyen d’nous échapper. »

« Je fais encore ce que je veux ! » Qu’il lâche, toujours derrière son arbre. Foutu pour foutu, autant jouer les fiers. S’ils pouvaient te voir, personne ne serait dupe. Mais personne ne peut te voir, si ce n’est le taciturne à tes côté et probablement les Dieux qui se fendent la poire. Bonne ambiance.

« P’tain qu’est-ce t’as foutu ? »

Stanislas relève un sourcil, ainsi que son buste. Il s’attendait à une réaction violente, mais pas à cette intonation. Il avait vraiment réussi à faire son effet ? Non, c’était autre chose. Autre chose qu’il ne tarda pas à comprendre en voyant les lumières vaciller sous la fumée. Du feu ? Sous cette pluie torrentielle ? Comment ?

« C’est vous ? » Qu’il lâche en se tournant, abasourdis et légèrement en colère. « La mort embroché vous suffisait pas ? Fallait en plus nous faire rôtir avec nos opposants ? »

Tu serres les dents, tu serres les poings et, cela va sans dire, tu serres les fesses. Tout cela ressemble bien à la fin de Stanislas de Valmont, victime de sa frasque de trop. Heureusement que le chevalier en armure moustachue –le chevalier, pas l’armure- étaient venu à ton secours. Peut-être qu’ainsi personne ne pourra identifier les corps et qu’on racontera que Stanislas se la coule douce dans un petit village du Nord, avec du vin et une belle cagnotte à sa ceinture ? Peut-être…
Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Mar 1 Nov 2016 - 00:50 Répondre en citantRevenir en haut

Non, ça ne pouvait pas se passer en douceur, ça ne se passait jamais en douceur. Tout Torhil qu’il était celui qu’il était venu secourir se trouvait fort loin de l’instinct de survie, c’était même un miracle que celui-ci fut encore en vie. Il pencha la tête sur le côté, poing gauche, armé, sur la hanche et la paume droite sur le visage lorsque l’un des poursuivant entendit le jeune Torhil.

Il avait envie d’applaudir par pur dépit. Le pire fut encore la suite : une bravade ridicule avec la voix d’un jeune garçon qui disait aux monstres sous son lit d’arrêter de venir jouer avec ses cheveux lorsqu’il dormait. Non, là c’était trop, encore un peu et il l’assommerait pour l’emmener plus loin et lui expliquer avec des mots simples que le fait qu’il soit encore en vie tenait du miracle.
« Jamais au grand jamais les choses ne se déroulent comme prévu, c’est incroyable. »

Le feu fit son petit effet sauf que le jeune moustachu revint à l’attaque. Il démangeait Yong’Wu d’oublier la loi du Kaerl et de lui passer l’épée en plein dans l’orifice buccal. C’était incroyablement tentant. TRES tentant.
« Ferme un peu ta grande gueule et écoute moi, petit. Tu n’as que deux choix : tu me suis ou tu restes ici à crever. Décides toi vite ou je le fais pour toi. »

Fallait pas jouer avec ses pieds non plus. Au loin, dans son esprit, Yong’Wu entendait le dragon qui se fendait la poire. Le Sang reprit sa lame en main, prêt à en découdre au cas où les autres abrutis décidaient d’en venir au main malgré le feu. Six personnes c’était très loin d’être gagné, surtout en voyant qui il devait protéger. Le Maître imaginait déjà ce petit couillon s’accrocher à l’une de ses jambes en pleurant tandis qu’il taillait les traqueurs en pièces, au moins les arbres offraient une maigre protection face aux projectiles.

°Je relance le feu puis je te rejoins, ça ne va pas être de la tarte pour celui là.°
A nouveau des flammes, hautes, grandes et menaçantes. Le blanc prit ensuite forme humaine pour se glisser parmi les ombres et hautes herbes, sa petite taille aidant il pourrait se faufiler jusqu’à leurs archers pour les égorger avec finesse et célérité. Enfin si les choses se passaient cette fois comme prévu, ce qui n’était pas de la tarte au vu des récents évènements.

Yong’Wu se tint dos à un arbre, il n’était pas nécessaire de dévoiler sa présence pour l’instant, enfin durant le laps de temps qu’il faudrait au fugitif pour prendre au moins une décision sensée depuis leur rencontre. Bien que, à son avis, peu de décisions sensées l’avaient mené jusqu’à cette situation.



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