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Lior Aeronwen
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MessagePosté le: Mer 10 Aoû 2016 - 23:02 Répondre en citantRevenir en haut

Premier jour de Néharaku 918



La vie à Tramaghel est une expérience toujours très intéressante. Je ne sais jamais de quoi sera faite la journée de demain et j’adore cela. Attention, je ne vis pas dans la précarité, j’ai toujours du travail qui m’attends mais ce que je veux dire, c’est que je ne sais jamais quelle forme prendra ce dit travail. Par exemple, sur deux semaines de temps, j’ai chanté pour un marchand et son amante ( ils semblaient avoir besoin d’une petite stimulation ), j’ai fait deux représentations de rue pour une version chantée d’un poème épique et je me suis produite dans 5 tavernes différentes.

Sans être une icône, je pense pouvoir dire que je commence à me faire un nom. C’est là que ça devient intéressant, plus ma réputation grandie, plus des gens « importants » demandent mes services. C’est ici qu’intervient la famille « Géode ». C’est une riche famille Torhile ayant fait fortune dans le transport de marchandises. Je veux bien croire qu’une escorte composé de gros Torhile bien bourrin puisse rebuter les petites frappes qui hantent les campagnes. L’affaire, comme je viens de vous le dire, est très florissante et qui dit argent dit forcement « pouvoir et influence ». En un temps record, ce petit clan s’est taillé une solide réputation de famille incontournable dans les milieux bourgeois. Alors, quand ils font une soirée, il y a toujours du beau monde qui vient.
Il se trouve que lors de ces soirées, il y a un orchestre qui joue, jamais le même mais ne me demandez pas pourquoi, et ce coup-ci c’est moi qui suit de corvée de mandoline ! Quand un homme faisant deux bon pieds de plus que vous offre six mois de ce qu’offre une taverne pour simplement jouer quelques heures, vous acceptez ! Je dois dire que je ne regrette pas.

La maison des Géodes se situe, comme presque toutes les maisons de riches, dans le port-Nouvel. C’est un magnifique hôtel particulier de 5 colonnes en façade et d’une surface à en perdre la tête et la santé de mes pauvres pieds. Je ne crois pas avoir autant marché dans un endroit clôt de toute ma vie. Même le château de Théoma était plus petit que cette demeure et beaucoup plus moche aussi !
Le maitre de maison, un géant répondant au doux nom de Mabrau, me fit visiter l’endroit où se passerait la réception ; une pièce de 100 pieds de long sur 30 pieds de large. Autant dire que je me sentais bien petite. C’était une magnifique salle de bal avec de lourdes tentures qui tombaient du plafond, camouflant fenêtres et petites alcôves discrètes. Mon orchestre et moi seront au centre de la pièce, sur une estrade ronde qui tournait sur elle-même. Forcément, cela attira mon attention :

- C’est une estrade intéressante. Je ne crois pas avoir jamais rien vu de semblable.

- C’est une idée de ma femme, elle pense que la circulation de la musique se doit d’être symétrique. Elle veut aussi que tout le monde voit les gens qui la produisent, alors elle a eu cette lumineuse idée. Je ne vous cache pas que nous en sommes très fières.

Façon subtile de dire : « si ça te plait pas, on le prendra mal »

- Eh bien, j’admets que pour le côté visuel c’est très intéressant. Pour l’acoustique, je ne pourrais juger que lorsque nous ferons nos essayes.

Façon subtile de dire : « Ta femme n’y connait rien »

Bon, j’admets qu’après coup, j’ai eu tort car l’acoustique de la salle était vraiment parfaite. C’est donc dans un excellent état d’esprit que j’ai attaqué une soirée pleine de beau monde. D’après ce que j’avais compris, il y aurait de très nombreux représentants de familles propriétaires de boutiques, de caravanes, d’ateliers, de navires. Toute la chaine du commerce d’Oren serait là ce soir.
Pour être d’une apparence passable devant les invités, Mabrau avait donné une confortable rallonge que nous dûmes investir dans des tenues de scènes. Mes compagnons choisirent principalement des versions neuves et plus chics de leurs costumes normaux mais moi j’optais pour une robe bleue imitant la soie, assez proche du corps, avec une petite bordure dorée sur les manches et le long des coutures. J’étais assez fière du résultat et je me trouvais bien plus belle dans ma robe simple que dans les parures chargées et ridicules que portaient certaines invitées.

Le début de la soirée fut assez perturbant je dois dire, outre le fait de tourner, nous étions vraiment à la vue de tous sur notre estrade. Il était impossible que quelqu’un nous rate d’où nous étions. Je compris alors un effet caché de cette estrade. Ça nous obligeait vraiment à jouer de notre mieux car toute la salle serait témoins en cas de fautes. Maudit Torhil à l’esprit tordu ! Un chanteur stressé ne chante pas bien !

Mais bon, en dépit de mes appréhensions et de la surprise provoqué par notre place, je réussi à tirer de mon instrument le meilleur qu’il pouvait donner. Une de mes camarades avait perdue à la courte paille et se voyait donc contrainte de chanter en première, mon tour ne viendrait que plus tard. Alors que je me laissais emporter par ma musique et par le rythme je détaillais la population qui arrivait.

Il y avait de tout, principalement des torhils, des humains et des ondins mais je vis aussi une petite part de neishaans et même quelques Fealoces. C’était une population hétéroclite aux manières précises et gracieuse qui jouait à un jeu de séduction. Mais étrangement, quelque chose me taraudait l’esprit. Je ne savais pas quoi, mais je me sentais « observée ». Un murmure parcouru l’assistance quand un gigantesque torhil entra dans la pièce. Il devait bien faire un pied de plus que Mabrau. Il abordait un regard mauvais et plein de, de, dignité j’aurais envie de dire. Il semblait mépriser ces gens qui le regardaient. Ses yeux bridés, son crâne chauve semblait si lisse que j’aurais pu me coiffer devant et ses yeux bridés semblaient ressortir de la foule comme une des lunes dans le ciel. Cet homme m’intriguait énormément, vous l’aurez compris.

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MessagePosté le: Mer 10 Aoû 2016 - 23:02 Revenir en haut

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Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû 2016 - 00:11 Répondre en citantRevenir en haut

Son oncle le lui avait toujours répété : un Maître ne valait rien sans aspirant. Avoir sous sa tutelle l’une de ces jeunes âmes revenait à avoir un certain prestige, l’on remarquait aisément ceux qui se complaisaient dans leur titre sans chercher à remplir leur fonction première.

En tant que Maître et Sang, Yong’Wu comptait bien remplir ses devoirs, il le devait, ainsi allait l’Ordre. S’il haïssait copieusement ses supérieurs ( et inférieurs ), Yong’Wu ne respectait qu’une seule et unique chose : l’Ordre, ce monde anarchique avait besoin d’Ordre. Ce monde avait besoin d’une poigne de fer… la sienne ? Il en rêvait parfois.

Et plus sérieusement, chercher après un aspirant revenait à mettre de côté ses soucis personnels pendant un temps. Il lui arrivait d’en parler avec Nushi et ceux-ci s’étaient brouillés sur ce sujet, sans doute le fait de reprendre les airs resserrerait les liens entre bipède et dragon.
Apprêté comme pour la guerre il n’avait pas perdu son temps : les esclaves avaient fait ses bagages avec toute la précaution du monde, sa toilette était parfaite ; comme toujours ; et ses lames aiguisées à souhait.

Il était, bien entendu, passé avant coup au Mahalma pour désigner un page qui prendrait note des réunions du Concile lors de son absence. Il s’était amusé intérieurement à martyriser un peu ce jeune puceau au nez trop long et à la coupe au bol :

« Prend note de tout et n’oublie pas un seul détail. Si en revenant j’apprends que certaines choses non inscrites sur les rapports ont été dites je te trouverai et nous aurons une discussion. Me suis-je bien fait comprendre ? »
Pendant un instant il crut que cet inférieur allait relâcher sa vessie et une moue de dégoût vint agacer ses muscles faciaux, heureusement la petite créature aux yeux de fouine opina vivement du chef avant de disparaître dans un couloir pour se munir d’une plume et de vélin.

Ses affaires au Kaerl mises à place il avait grimpé sur le cou du Blanc pour prendre les airs et disparaître entre les mondes. Un Zenghwei de son envergure n’allait tout simplement pas perdre son temps à prendre la route la plus longue pour se retrouver trois mois plus tard perdu au milieu d’une forêt habillé d’une barbe immense et d’un musc de fenec mort pour toute fragrance. Cette fois il commencerait par Orën, cela faisait bien longtemps que quelqu’un de cette région avait rejoint l’Ordre d’ombre. Et puis… il se languissait de bon vin et les Orëniens savaient y faire dans le domaine de la viticulture.


Après quelque-jours il en avait oublié ses tracas, ayant délaissé son armure à l’intérieur d’une malle d’un cuir roux aux boutons d’acier, il avait revêtu une tenue cossue qui seyait fort bien à sa personne. Des habits proches du corps laissant entrevoir sa musculature ; qui peu à peu lui revenait avec une certaine aisance grâce à son sang Torhil ; et un long manteau pourpre à brandebourg de la couleur du pétrole. Il avait fait son tour, cherchant parfois quelqu’un pouvant avoir le Don, mais bien souvent seulement grâce à la présentation de quelque auberge ou manoir où il déversait un flot ininterrompu de mensonges de sa voix grave et mélodieuse. Ce furent les rares fois où il sourit, couché sur de belles soies tout en goûtant des vins et mets raffinés. Encore un peu et il se serait cru chez lui…

C’est alors au sixième jour que ses devoirs se rappelèrent à lui : Nushi avait senti un écho, il avait goûté quelque chose qui vibrait comme la magie du Kaerl Ardent. Une créature qui devait être recrutée pour regarnir les rangs de l’Ordre, s’en était suivi un court voyage pour se rapprocher de cet écho, Sang et Dragon unis dans leur recherche, sérieux et à l’affût.


Mais tout ne pouvait être désagréable n’est-ce pas ? Car d’un immense Manoir situé à Tramaghel venait cet écho et, aubaine, une fête était en cour. Prit d’un grand rire de satisfaction le Torhil tapota la gorge du saurien taciturne tandis que celui-ci prenait la direction d’un lieu où ils pourraient se poser sans éveiller la suspicion des mortels quant à l’existence des Dragons.

Avant de partir, celui-ci s’était rafraîchi tout en écoutant le Blanc qui lui transmettait des informations cruciales pour trouver qui était la personne dotée du Don. Il était une chose utile avec Nushi : celui-ci connaissait vos origines de façon instinctive, une espèce de pouvoir qui s’était développé avec le temps, et bien qu’une grimace déçue vint sur les traits du Torhil lorsqu’il apprit que le sang était impur, il ne pouvait nier que de toutes façons la fiente de Rhaëg ne pouvait tout simplement pas être de son niveau de pureté.

Entrer fut aisé, il suffisait de se comporter comme un noble. Et il en était un. On lui demanda son nom qu’il donna sèchement avec l’air de celui qui était importuné de devoir attendre que quelque chose lui soit servi. Ses atours d’excellente facture, ses manières, son air, tout en lui respirait ces foutus dégénérés qui étaient nés en suçant les mamelons d’une nourrice couverte de pierres précieuses tout en lui poudrant les fesses. Il recherchait donc une Neishaane avec une parcelle de sang humain, cela avait été aussi évident que de plonger dans son esprit non protégé pour savoir ce qu’elle ressentait : du stress.

Entrant dans la grande salle, habillé de sa superbe et de son physique imposant il avait directement jeté un regard circulaire ; non sans apprécier les yeux médusés qui s’étaient tournés vers lui ; pour se fixer sur une petite chose en bleu qui se tenait sur un cercle qui tournait. Qu’était-ce donc encore que cette invention ? Un bref instant il se demanda si des nains couraient sous le cercle pour faire tourner la chose mais il évita de s’enfoncer mentalement dans le sujet, ce n’était pas le moment.


Ayant repéré sa ‘’proie’’ il s’avança donc vers la tablée où gisaient des mets adaptés aux palais intoxiqués par du bon vin et des cuillers d’argent. Il se saisit d’une coupe adaptée à une main de Torhil, il apprécia d’ailleurs ce fait, et l’engloba dans ses longs doigts avant de se diriger vers le maître de maison pour le saluer comme le voulait la convenance.

« J’avais ouï dire que vos fêtes valaient le détour, je suis heureux d’avoir accepté votre invitation. »
Avoir l’air important, avoir l’air d’avoir été invité et surtout ne pas donner l’occasion de poser la brusque question quant à son identité. La personne en face devait se sentir honteuse d’oublier quelqu’un qui semblait si à l’aise dans la démesure, portant à nouveau un regard vers la Neishaane il prit une grande lampée de vin et le fit rouler sur sa langue pour en apprécier le goût.

« Ce vin irait très bien avec une viande forte du Vaendark, je vous donnerai l’adresse d’un ami commerçant pour que vous puissiez vous en procurer. C’est assez cher mais j’imagine que vous avez les moyens… Bien, nous discuterons tout à l’heure, je vous laisse à vos invités. »

Brusque, sec, arrogant au possible, c’était du naturel pour lui, il n’avait pas même besoin de surjouer son petit rôle. Quittant le maître de maison du pas de celui à qui Rhaëg appartenait il s’installa dans l’un des canapés sans se coucher, il restait droit, digne, fier. Autant écouter un peu ce concert avant de filer avec l’une des musiciennes, cela aurait ruiné la fête et, au passage, sa couverture. Les deux billes noires de ses yeux étaient fixes, froides, il ne la lâcherait pas du regard avant que celle-ci ne prenne ses quelques minutes de pause.



Lior Aeronwen
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû 2016 - 02:02 Répondre en citantRevenir en haut

Je suis quelqu’un dotée d’un charme considérable, je le sais et j’aime beaucoup le rappeler aux gens. Par le biais de mon chant et leur faire croire que je suis la plus belle personne du monde. Quand je jouais de ma petite mandoline, j’avais bien vu quelques regards tournés vers moi. La petite robe bleue semblant faire effet. Qui sait, peut-être pourrais-je repartir avec un bonus à la fin de la soirée ? Un marchand pas trop sale qui me proposera des heures supplémentaires ?

Cependant, il y avait ce sentiment qui ne me quittait pas, j’avais toujours l’impression que quelqu’un m’observait. Sans compter ce Torhil chauve, géant et plein de muscles un noble, j’en avais assez fréquenté pour les reconnaitre mais certainement pas un marchand ni un protecteur de caravanes. Un soldat certainement, je ressentais une sorte de discipline martiale dans ses gestes et sa stature. Son regard croisa brièvement le mien et je sentis le rouge me monter aux joues. Il se posa sur un canapé et me fixait tel un prédateur, la question était de savoir à quelle type il appartenait. Prédateur sexuel ? Tueur ? Manipulateur ? Politicien ? Certes, je sais que ce sont des synonymes mais chut !

Le temps passait et les morceaux s’enchainaient, il serait bientôt à mon tour de chanter en même temps que je devais jouer un morceau de cithare en solitaire. Mabrau nous avait donné une sorte de programme suivre, pas une liste de morceaux mais sur les styles et certains types de musique à jouer. Nous devions par exemple jouer une valse puis un morceau plus dynamique ou encore des bouts de soliste. Quand notre valse en ré mineur, idéal comme première danse de couple, se termina et que de timides applaudissements virent, je pris une chaise et m’installa au centre de l’estrade. Celle-ci se souleva de presque une toise, me faisant dominer la salle telle une reine.

Tous les regards convergèrent vers moi en un instant, alors que je laissais mes doigts couler sur les cordes de mon instrument. Je tirais quelques notes au hasard pour tester son accordage puis, sentant la tension monter dans le publique, je me lançai pleine de courage dans l’eau vive de la musique. Durant une bonne minute, je me contentais de jouer l’introduction d’une de mes propres compositions. Une chanson triste et prenante qui me faisait pleurer quand je la chantais :

Le long de mes plaies, fais glisser tes mains,
Pour défier les étoiles et méler nos voies.
Rouvre ces blessures et regarde-moi,
Mon corps meutri est le canevas du destin.

De mes songes, tu t'enfuis à l'aube,
Ton parfum de groseille et de lilas.
Je veux sentir tes longues boucles noires
Et me perdre dans tes yeux mauves, brillants de larmes.


C’est à partir de là que mes propres larmes montent. Je savais que je tenais là mon publique, pas besoin de les regarder pour sentir tous ces yeux sur moi. Je tirais mon maximum, usant des talents de ma voix mais poussant le vice jusqu’à jouer de mon pouvoir pour maximiser les effets sur les gens. En faisant cela je m’épuisais mais c’était probablement mon heure de gloire. Je donnais tout ce que j’avais :

Remontant la piste, j'avance sans craintes
Et poursuis sans relâche ton coeur insoumis.
Passées la colère, la mélancolie,
Passées la colère, la mélancolie,
Je viens quérir la chaleur de ton étreinte.

De mes songes, tu t'enfuis à l'aube,
Ton parfum de groseille et de lilas.
Je veux sentir tes longues boucles noires
Et me perdre dans tes yeux mauves, brillants de larmes.


Perdue dans ma chanson, je devinais au loin que plus d’une personne avait les larmes aux yeux. Mon pari était maintenant gagné, on parlerait de moins un peu partout suite à cette soirée. Les autres seraient probablement oubliés mais ça ce n’est pas mon problème ! Ils n’avaient qu’à être bons ! C’est dans cet état d’esprit que j’attaquais le dernier couplet. Tel un ultime sprint, je donnais mes dernières ressources pour maximiser mon effet :


Je ne sais dire si tu es ma destinée
Ou si nos seuls liens sont l'oeuvre du djinn,
Quand j'ai fait mon voeu, au milieu des ruines.
Ton amour est-il le reflet de ta pensée ?
De mes songes, tu t'enfuis à l'aube,
Ton parfum de groseille et de lilas.
Je veux sentir tes longues boucles noires
Et me perdre dans tes yeux mauves, brillants de larmes.


Lorsque ma voix se tue, un silence absolu régnait dans la salle, seulement interrompu par quelques sanglots vite étouffés. J’étais épuisé, physiquement et mentalement, mais ravie. Le silence se prolongea encore quelques secondes puis Mabrau prit la parole :

- Je crois que cette jeune fille mérite vous applaudissement mes amis !

Les mains claquèrent les unes dans les autres dans un déluge de bruit. Alors que je redescendais, sans prêter attention à mon orchestre, je constatais que le chauve aux yeux bridés ne me lâchait pas du regard. Mavrik, notre joueur de flute, me dit de me reposer quelques minutes, j’eu à peine le temps de faire oui de la tête que Mabrau se sauta dessus :

- C’était magnifique ! Je n’avais jamais rien entendu de tel ! Bon sang ! Je ne regrette pas de vous avoir engagé ce soir ! On parlera de cette soirée pendant des années ! Reposez-vous mon enfant, vous semblez épuisée. Buvez, mangez, vos amis se passerons de vous ! Vous êtes mon invité maintenant.

- Merci mon seigneur, vous êtes trop bon.


Je laissais donc mes compagnons reprendre sur une note clame mais joyeuse pendant que je me dirigeais vers le buffet pour me servir un grand verre de vin. Délicieux au demeurant, loin des piquettes dont je me saouler lorsque je sentis une présence massive derrière moi. Le géant chauve se trouvait à deux pieds à peine dans mon dos et lorsque je me retournai pour le regarder, je ne vis qu’un torse musculeux sous du tissu. Il me fallut lever haut la tête pour pouvoir distinguer deux billes noires qui me regardaient, perçante comme des flèches. Je souris timidement et je dis :

- Vous aurais-je par le passé rencontré mon seigneur ?

Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Lun 15 Aoû 2016 - 01:45 Répondre en citantRevenir en haut

Il prit le temps d’apprécier la musique, il n’était que trop rare sur Rhaëg d’entendre des instruments et des voix sans que cela soit pour célébrer un massacre ou l’une de ces divinités de pacotille. Ici se trouvait un réel talent, non pas des gens qui suivaient des portées tels des cadavres animés mais bien des pensées, des actes et des sentiments retranscrit dans des sons.

Bien entendu le côté vénal de l’affaire ne lui échappait pas : il fallait bien gagner sa vie après tout. Mais pouvoir la gagner par le biais de l’art n’était que trop rare et précieux. Faisant dégager un serviteur d’un geste de la main il garda son entière attention sur la jeune Neishaane, cette espèce était peu présente au Kaerl Ardent, de caractère et de physique ceux-ci étaient naturellement enclins à d’autres allégeances. Prenant une bonne gorgée de vin tout en écoutant les envolées instrumentales puis le calme qui s’en suivit, Yong’Wu ressenti un intérêt renouvelé lorsque sa proie fut seule sur le podium.

Était-elle capable de tenir son attention suffisamment longtemps ? Le Torhil était un adepte de la démesure aussi s’ennuyait-il avec une grande aisance. Mais tout cela fut balayé lorsque les lèvres s’ouvrirent et aidées par le talent naturel des Neishaans la voix s’envola, claire, douce et belle. Le Don qu’avaient les descendants des Valherus rendait moins perméable à la magie, moins mais non pas immunisé, leur esprit avait beau être acéré et préparé les préférences ne pouvaient tout simplement pas s’occulter.


Il aimait les Arts, il adorait la musique et ce fut avec ce bagage en plus du talent de la jeune fille qu’il se surprit à se pencher plus avant pour perdre ce côté roc immuable et devenir plus organique. Ses sourcils se nouèrent légèrement, les coins de sa bouche se relevèrent quelque peu et bientôt il fut complètement ensorcelé. Il se surprit à apprécier les paroles et la mélodie, à sentir son cœur se serrer quelque peu lorsque la chanteuse laissa libre court à ses propres larmes en guise de ponctuation.

° J’ai l’impresssion que tu te laisses un peu aller, n’oublie pas pourquoi nous sommes là.°
Le Blanc avait ce talent d’être toujours atroce au moment le plus inopportun pour son interlocuteur. Yong’Wu eu une brève moue de dégoût avant de couper le contact avec son Lié pour à nouveau se plonger dans la musique.Mais il était trop tard, elle venait de terminer, Rageur mais contenant cette émotion il finit son verre d’une grande lampée avant de poser celui-ci au sol, de se lever et d’applaudir la performance. Ses paumes s’entrechoquaient, frappaient le cuir dur de ses mains de façon sèche et maximisant le bruit.

Il était quelque peu étrange qu’une brute de sa taille et masse soit amateur des beaux-Arts, on s’attendait plutôt ; au vu de son physique ; à ce qu’il apprécie uniquement le bruit du fer contre la chair et des os qui craquent. Non, s’il n’avait pas été élevé chez les Zenghwei le Sang aurait été poète, mais le destin en avait voulu autrement.

Profitant du fait que son verre fut vide et du congé de la Neishaane il s’imposa jusqu’à arriver derrière elle. La cantatrice se retourna comme si elle avait attendu ce moment ou senti sa présence, c’était chose étrange que d’aller vers quelqu’un sans le meurtre ou la haine au ventre, il en aurait presque oublié que son sang n’était pas pur.

Il se fendit d’un léger sourire à sa question avant de légèrement incliner du buste pour une révérence sèche et militaire.
« Hélas non mais je dois avouer que votre performance m’a donné l’envie de vous connaître. Yong’Wu de la maison Zenghwei, je suis enchanté de faire votre connaissance. »

Il recula d’un pas pour éviter que tout deux n’aient à se briser la nuque pour pouvoir se regarder en parlant, c’était là un cadeau rarement offert de sa part. Sa voix était chaude, sombre mais aride malgré sa rondeur, ses syllabes trahissaient un accent étranger et étrange, rarement entendu hors d’un certain continent caché.

« Puis-je connaître le nom de la talentueuse personne que vous êtes ? »
Il ne sourit pas, il ne souriait pratiquement jamais en fait. Mais sa posture, bien que légèrement trop droite et arrogante, n’offrait pour une fois aucun signe d’agressivité. Le Blanc revint à la charge ; car il était impossible de se fermer trop longtemps à son Lié.
° C’est que tu nous fais un numéro de charme en prime. Je te préviens : mon cou n’est pas un bordel. °

Occultant l’énervement que lui procurait Nushi, il s’écarta pour inviter la Neishaane à le suivre pour discuter en étant assis confortablement. Au moins ils pourraient éviter le mal de nuque en s’asseillant.



Lior Aeronwen
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MessagePosté le: Lun 15 Aoû 2016 - 22:08 Répondre en citantRevenir en haut

Mais quel homme ! En voilà quelqu’un de poli, il est rare que quelqu’un s’incline devant moi, je dois dire que c’est appréciable comme tout. Les présentations d’usage laissèrent quelques instants de flottement. Entre le compliment qui faisait mouche et la vue direct que j’avais sur le torse de mon interlocuteur, je sentis le rouge me monter aux joues. Il me fallut quelques instants pour comprendre que notre conversation se ferait sur un canapé et non debout. Au moins, nous n’aurions pas à jouer à « qui se tord mieux le cou ».

Je suivais donc le géant d’un pas vif et joyeux sur le canapé, alors que lui s’asseyait avec une classe militaire, je me vautrais tel un chat et regardais le géant depuis un angle beaucoup moins aigue :

- Je m’appelle Lior Aerowen mon bon seigneur Zengwei. Vous parlez de maison et votre prestance me laisse deviner que part chez vous, les Zengwei ne sont pas les derniers des nobles.

Je laissais ces mots faires effet en buvant une longue lampée de ce vin si délicat. Un vrai délice avec un arrière-gout de framboise. Je sentais son effet sur mon corps, la chaleur bienveillante de l’alcool et les picotements sur les mains. J’ai l’habitude de boire mais ce breuvage est tellement loin de ce dont j’ai l’habitude que ma tête me tourne déjà après une ou deux coupes. J’entrepris aussi de changer de position, passant d’un stade de gros à chat à celui de jeune femme élégante, croisant savamment mes jambes pour dévoiler ma douce peau de satin blanc.

- Votre accent m’est inconnu Maitre Zengwei, seriez-vous d’une autre région de ce monde ?

Question pour le moins absurde, dans cette fête, j’avais vu que tout le monde se saluer, c’était un cercle fermé. Ce géant avait violé ce cercle et l’avait pénétré tel un brigand. J’imagine que si les gardes ne l’avaient pas mis dehors ce fut car il aurait lui-même pu les mettre dans la rue. De plus, il faisait au moins parti du cercle des nantis, j’imagine que cela lui fait office d’excuse. Je dis d’excuse mais le coin de l’œil me permet de voir que le maitre de maison n’est pas enclin à laisser un géant plus géant que lui profiter de son excellent vin.
- Je dirais que vous êtes en visite et que vous ne connaissez même pas la moindre personne dans cette pièce, ils vous ont tous regardés comme si un ours venait s’inviter au goûter d’un de leur enfant. Enfin je dis ça, mais là, soit le maitre de maison regarde mes jambes, soit il vous regarde vous et j’espère que c’est car vous vous êtes incrustés ! Je vous préviens, si vous jouer dans une autre équipe ça ne va pas le faire, je risquerais d’être jalouse.

Comme pour marquer mes dires, un des gardes vint dans notre direction, il n’était pas aussi grand que le seigneur Yong mais presque et semblait ravi de me venir « en aide ».

- Madame, cet homme vous importunerait-il ? Il n’est pas sur la liste de nos invités, monsieur, je vais vous demander de partir. Les intrus ne sont pas les bienvenues.

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu soudain une sensation d’alerte, comme-ci ça finirait mal entre les deux. Cela aurait été un combat formidable, deux montagnes de muscles qui se battent, voilà de quoi peupler les nuits des femmes et de certains hommes et même de quelques guerriers adeptes des grosses épées. Vu que je n’aime pas le sang et les tripes chaudes qui giclent je décidais d’intervenir.

- Vous faites un travail admirable mon brave, je suis sincère. J’ai apprécié que vous vous enquériez de moi avant d’accomplir votre devoir envers cet intrus.

En disant cela, je me mis debout sur le sofa, il me manquait encore 20 bons centimètres mais je pu passer mes bras autour du cou du garde et lui murmurer à l’oreille quelques mots :

- Je vous remercie, mais cet homme m’intrigue et je voudrais savoir pourquoi il est là, il ne vous causera pas de soucis. Vous avez ma parole.

L’homme essaya de se dégager de mon emprise mais il n’osa pas trop forcer, vive le statut de femme !

- Au pire, si vous ne me faites pas confiance, je te retrouverais toi et ta famille puis je chanterais une chanson de peur et de haine et je ferais en sorte que tu te sentes obligé de décapiter ta femme. Je suis très douée pour faire paraître des illusions tu sais, tu ne te rendrais compte de rien avant que j'en décide autrement.

Ma voix n’avait pas changée et il ne pouvait pas voir mon visage, une menace aussi affreuse n’est-elle pas plus terrifiante si proposée par quelqu’un d’aussi innocent que moi ? Comment ça je ne suis pas innocente ?! Mais bref, je senti la poigne du garde se relâcher, trembler puis finalement celui-ci recula et de son visage d’homme étrangement pâle quelques mots jaillirent :

- Je vais lui dire que cet homme est un fan, madame je suis désolé de vous avoir dérangé.

Je profitais du volte-face de l’inopportun pour me retrouver vers le beau Zengwei et me rasseoir. Il me fallut un instant pour reprendre la conversation :

- Vous n’êtes pas ici par hasard, je me trompe ? Depuis le début de la soirée, je sens que quelqu’un m’observe. Pourquoi venir à cette soirée où vous n’êtes pas invité et surtout, bien que je sois flattée, pourquoi venir vers moi ? Je suis une chanteuse admirable mais il doit y avoir plus intéressant que moi normalement. Une explication peut-être ?
Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Mar 1 Nov 2016 - 01:31 Répondre en citantRevenir en haut

Il manqua de hausser un sourcil devant la pose de la jeune femme, il était amusant de voir à quel point les êtres vivant sur les autres continents pouvaient être si étranges et directs. Le petit compliment fit cependant mouche : il aimait qu’on le brosse dans le sens du poil mais souffler sur les braises de son égo était un jeu des plus dangereux. Il lui offrit un maigre sourire satisfait, ce qui ressemblait à un acte peu commun sur son visage normalement de marbre, ses sourcils se levèrent brièvement pour ponctuer les dires de la jeune femme. Oui sa maison était importante et lui l’était encore plus.

« En effet je suis étranger, et moi qui croyait avoir le don de cacher mon accent, je salue là vos talents musicaux pour l’avoir détecté. »
Répondre sans répondre, quitte à ce qu’ils jouent à un petit jeu autant donner le ton. Il attarda furtivement un regard sur la pose lascive de la Neishaane et gloussa intérieurement de satisfaction. Cette soirée pourrait bien se terminer au final.

La suite le surprit quelque peu et sa colonne se raidit : si cela tournait au chantage, et il détestait le chantage, du sang coulerait, beaucoup de sang et ce serait loin d’être le sien. Petit froncement de sourcils puis il se détendit à la suite des mots, elle jouait elle aussi et ce de manière espiègle. Avec de l’entraînement elle pourrait devenir un atout pour le Kaerl… avec de l’entraînement.
« J’aime à jouer dans l’équipe qui me plait sur le moment… »

Laissa-t-il traîner jusqu’à ce que le garde-chiourme vienne fourrer son nez dans leurs affaires. Lui qui avait envie de continuer sur la détente voilà qu’un de ces abrutis était là pour casser l’ambiance. Mais alors qu’il se préparait à blanchir ses phalanges sous le fait d’en créer des boulets meurtriers la situation changea à nouveau, organique, nouvelle, comme une pièce de théâtre dont il était à la fois acteur et spectateur.

Il décida donc de rester spectateur pour l’instant, posant une jambe en travers de sa cuisse pour mieux apprécier le spectacle. Elle savait jouer de ses atouts et il se serait bien fendu d’un grand rire et d’applaudissements lorsque le garde pâlit mais la situation ne s’y prêtait point. Il inclina légèrement la tête à l’attention de la Neishaane tant pour la féliciter que la remercier, passer la soirée sans avoir à faire éclater des rates ou fendre des crânes avec des chandeliers hors de prix était un luxe dont il comptait bien profiter.
« Dans le vif du sujet donc ? Et moi qui aimait notre petit jeu… »
Une moue faussement boudeuse, il saisit un gobelet de vin au vol sur le plateau d’un serviteur pour en prendre une petite gorgée, faisant voyager le liquide dans sa bouche un bref instant avant d’hocher la tête comme un connaisseur. Il reprit donc, passant un doigt sur le pourtour du récipient décoré à outrance.
« Je pourrai mentir en disant que votre voix dans la nuit m’a attiré en ces lieux, ensorcelé et charmé ou encore que j’ai ouï de vos charmants yeux et que ceux-ci m’obsèdent depuis bien des lunes… »
°…oh l’autre…°

Foutu serpent blanc. Il trempa la première phalange de son auriculaire dans le gobelet comme pour le touiller légèrement avant de continuer, la tête quelque peu penchée sur le côté.
« Plus sérieusement je suis à la recherche de gens exceptionnels pour un travail grassement payé. Et justement il se trouve que j’ai l’une de ces personnes exceptionnelle face à moi dooonnnnnnc… non pour l’instant il n’y a pas plus intéressant que vous. »

Petit gloussement tandis qu’il portait la coupe à ses lèvres pour en boire une grande lampée, il ne la quittait pas des yeux, pas une seconde, ces deux billes noires restaient figées sur la Neishaane.
« J’imagine qu’après ceci vous devez avoir moults questions qui tourbillonnent dans votre esprit. Je peux vous assurer d’une seule chose : ceci est l’opportunité d’une vie entière. A moins que vous ne préfèreriez que nous nous retirions dans un endroit plus… privé ? »
Il laissa la phrase en suspens quelques petites secondes, attendant la suite des évènements qui seraient dictés par la cantatrice. Il était curieux de voir ce qui allait se passer…

°… Le pire c’est que tu es sérieux n’est-ce pas ? °
° La ferme. °



Lior Aeronwen
Invité

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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2016 - 21:24 Répondre en citantRevenir en haut

Oh, Oooh ! C’est qu’il sait me parler le Sieur Zenghwei. Entre deux répliques travaillée comme un bijou et une gestuelle savamment orchestrer, je suis tombé sous le charme. N’allez surtout pas croire que je me fais manipuler comme une débutante, mais quand quelqu’un joue au même jeu que moi j’aime voir où cela mène. La poésie de ces mots me touche vraiment cela dit.

- Mon bon sieur, je dois dire que je suis flatté d’être l’objet d’un tel intérêt pour vous. Je crois en effet que nous devrions passer dans un lieu plus intime. Je crois que nous pourrions nous retirer dans la pièce où mes affaires sont entreposées.

Je bondis du canapé pour guider le géant loin de l’agitation. Quand je marchais au milieu de la foule, les gens me regardaient étrangement, c’était par respect pour moi ou par peur d’un Torhil ? Nous sortîmes de la salle de réception pour nous diriger vers les cuisines. Le maitre nous avait laissé l’accès à la pièce de détente des employés. On y trouvait quelques vieux canapés, de vielles tables, des bouteilles d’alcools médiocres et divers jeux. Rien à voir avec le luxe de la réception, mais au moins nous serions en paix durant quelques instants.
Je laissais Yong rentrer dans la pièce et je fermais la porte derrière lui. Je ne put me retenir un ricanement quand je constatais qu’il n’était pas du tout à sa place :

- Je suis vraiment désolé de vous infliger de si piètres conditions de vie. Mais le talent n’est hélas pas forcément un gage de richesse.

C’est un peu de la mauvaise foi de ma part, je n’ai jamais vraiment été dans le besoin. Je pris place sur un des fauteuils, invitant mon honorable invité à faire de même. Je me fis violence pour paraitre sérieuse :

- Bon, trêves de discutions fort plaisantes. Je crois qu’il est temps pour vous de me dire ce qui vous intéresse chez moi. Vous ne m’avez pas vraiment répondu tout à l’heure. J’aime l’argent et j’aime l’idée d’une opportunité unique. Cependant, je suis de plus en plus curieuse. D’après vos dires, vous seriez en recherche d’une recrue. C’est délicieux je dois dire. Je me sens honorée.

C’était vrai, j’éprouvais un sentiment profond de plaisir envers les mots du Torhil. L’occasion d’une vie, c’était grisant. Toutes personnes dignes de ce nom ne pouvaient qu’approuver ces mots. Je souris doucement à mon interlocuteur. J’étais prête à écouter la suite de son offre, et je pense que je l’accepterais probablement. De quoi ? Je suis impulsive ? Vous ne l’aviez toujours pas remarqué ?

- Bon, maintenant, honneur, plaisir tout ça. Je crois que nous avons tous les deux compris que nous sommes en accord sur la façon de séduire l’autre. Maintenant, nous sommes en privé et je meurs d’envie de savoir en quoi consiste enfin votre offre mon bel ami. Ne me faites plus languir je vous prie.

Pour appuyer mon propos et encourager Yong, je posais ma petite main toute douce sur la sienne, beaucoup plus grande et rugueuse.
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