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Poll :: Qui est le meilleur RP Challengeur du semestre ?

Yong'Wu (image/musique - octobre)
25%
 25%  [ 1 ]
Elke (image/musique - octobre)
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Eirwen (image/musique - décembre)
75%
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Ottilia (image - février)
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Total des votes : 4


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Heryn Amlug
Dame du Kaerl Céleste
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Hors ligne

Inscrit le: 16 Sep 2007
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Sexe: Féminin
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RPs: 157
Race: Demi-Fëalocë
Âme Soeur: Rintrah
Affiliation: Maison Dalneÿs
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 14:35 Répondre en citantRevenir en haut

Salutations à tous ! Voici enfin ouverts les votes pour la grande compétition de la Plume d'Or ! *Roulements de tambour, cris de foule en délire*

Sous vos yeux admiratifs, les participants ont choisi de passer l'épreuve du RP Challenge 2.0 et s'en sont brillamment sortis, mais désormais, il va falloir les départager ! Un sondage sera donc ouvert tous les trois mois pour élire le "meilleur RP Challengeur", par vote du public, heureux élu qui aura le grand honneur de remporter la médaille d'or de la compétition, qu'il pourra fièrement épingler à sa signature pour les trois mois à venir !



Pour départager nos candidats, il va vous falloir voter via le sondage de ce topic, dans un temps imparti de deux semaines (soit 14 jours), en respectant les petites conditions suivantes : un vote par joueur (et pas un vote par compte), si vous êtes participant il vous faut être fair play et voter pour quelqu'un d'autre. Pour déterminer votre préféré, il vous faut prendre en compte votre plaisir personnel, mais aussi et surtout le texte ET son adéquation avec sa source d'inspiration (musique, image, ou les deux).

Les textes seront repostés dans le message suivant. A vos urnes !

P.S. : Rappel à toute fin utile des règles du RP Challenge 2.0 :

Citation:
Ce jeu est toujours ouvert à l'ensemble des joueurs validés, mais également aux joueurs proches de l'entrée en jeu, ayant terminé d'écrire leur fiche mais étant en attente d'une ou plusieurs validations. Vous pouvez participer pour le plaisir, pour vous distraire en attendant une réponse d'un camarade, mais également dans le but de gagner le trophée de la Plume d'Or (à afficher dans votre signature) qui sera décerné tous les 3 mois.

Quel est le but du jeu ? A chaque début de mois vous seront proposé une (ou plusieurs, parfois) musique(s), ainsi qu'une image, choisies par mes soins ou ceux d'un autre Gris, desquelles vous vous inspirerez pour construire un texte EN UN POST SEULEMENT dont le contenu, en rapport avec Tol Orëa (toutes époques temporelles, kaerls et personnages confondus), décrira votre ressenti face à cette image / cette musique. Pour participer, vous devrez porter votre choix soit sur la musique ; soit sur l'image, celle qui vous plait le mieux. (Si vraiment vous avez envie de faire une double participation, une petite demande au staff ^^)

Exemple de mise en situation : une musique épique et badass ? Vous pouvez vous lancer dans l'écriture du vol à dos de dragon d'un valheru. Une image d'un bâtiment ancien et mystérieux ? Vous décrirez l'histoire d'un personnage parcourant ces lieux oubliés à la recherche d'un artefact magique très ancien. Pour les plus courageux, vous pouvez aussi faire un challenge 2 en 1, en écrivant un texte qui se réfère à la fois à la musique ET à l'image !

Les joueurs postent dans l'ordre qu'ils le souhaitent, et les posts se succèdent sans avoir de lien entre eux (après si vous voulez écrire une histoire à plusieurs, chacun peut en poster une partie ^^).




oO°Carnet de Route de la Lady°Oo

-- Présence réduite du 10/07 au 28/07. Love et dragons sur vous ! --


Dernière édition par Heryn Amlug le Lun 22 Mai 2017 - 09:48; édité 13 fois
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 14:35 Revenir en haut

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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 14:44 Répondre en citantRevenir en haut

Pour la période du premier trimestre (enfin, semestre pour le coup) de l'an de grâce 2016, sont nominés pour la Plume d'Or ...


RUNA SALV :

Runa Salv a écrit:
-| The Witcher 3 : Wild Hunt OST - The Sword of Destiny |-


.


L A . D Y N A S T I E . D E S . C O N Q U É R A N T S
Pages volantes et textes oubliés..


Isashaniku 1019 *


****Un air chaud, étouffant, dévale les sombres flancs du volcan à l'aube d'une dure journée d'été. Hauts et fiers ondulent dans le vent les étendards aux couleurs du Kaerl, vagues d'un rouge profond estampillées d'un dragon cracheur de feu brodé tout de jais.
Et alors que l'orbe de feu et d'or de Solyae assied son règne une fois de plus, mortels et sauriens s'agitent. Les cieux à peine éveillés se fendent sous le vol magnifique des Fils et Filles de Flarmya.

***

****Ses pas sont vifs, sûrs, sa démarche est militaire alors qu'elle arpente un couloir aux hautes alcôves de pierre taillée. A son passage, ses gardes se mettent en position tandis que les servants reculent prestement, le buste incliné et le regard bas en signe de soumission. L'air fouette les longs pans de sa robe couleur d'ébène de pair à sa longue chevelure andrinople. Suivie de près par son Second - son fils aîné - et son général - le cadet -, elle gravit les quelques marches qui mènent à un balcon surplombant la plèbe. Et à l'instant où elle fait son apparition, les acclamations s'élèvent tel le tonnerre.
Enivrée par cette gloire, le regard d'une incommensurable dureté, la fëalocë lève les bras vers le ciel pour dévoiler ce que retiennent ses doigts d'une pâleur famélique. Après un bref effort pour en soulever le poids mort, apparaissent les têtes coupées des derniers rois invaincus d'Orën. Elle les brandit vers les Dieux, vers son peuple, vers quiconque observe la scène, à la fois comme un butin et un avertissement. L'ambre crépitant de ses iris semble défier même les plus braves de la harde scandant son nom en contrebas. Runa Salv boit à pleines gorgées cette ambroisie qui l'inonde. Elle ressent une immense vibration en elle, presque terrifiante : celle de l'écho de toutes ces voix à l'unisson et accordées pour la vénérer.

****À côté d'elle se tient fièrement assise sa liée. La Reine Incarnate, excitée par la ferveur de cet éloge envers sa bipède et elle-même, dévoile de sa gueule entrouverte les poignards qui lui servent de crocs dans ce qui ressemble à un sourire carnassier. Le sang frais dont ses écailles se teintent inspire à lui seul l'effroi à tous ceux qui daignent attaquer leur cité. Car à l'image de sa Dame et de sa Reine Dragon, le Màr Tàralöm est à son Apogée. Guerres et conquêtes, reconstruction et suprématie sont depuis les valeurs souveraines de cette ère de bâtisseurs d'empires.
La fëalocë lâche dans le vide ses sinistres trophées, arborant pendant leur lente chute un rictus mêlant triomphe et démence, étrange sourire qui étire le coin de ses lèvres peintes dans un tableau digne d'être réalisé par Kaziel lui-même.
Puis, fermant les poings pour ordonner le silence, Runa énonce ces paroles rapportées par les crieurs à travers tout le Kaerl :

- ARDENTS !
J'AI TENU MES PROMESSES !
J'AI RECONSTRUIT LE MÀR DÌNEN, J'AI ANNEXÉ QAHRA, LE SSYL'SHAR ET AUJOURD'HUI JE VOUS OFFRE ORËN !
BIENTÔT LE MONDE SERA À NOUS, VOUS EN SEREZ LES PRINCES ET RIEN NE POURRA NOUS ARRÊTER !
DEMAIN NOUS MARCHERONS SUR VAENDARK, NOUS ACCOMPLIRONS LE DESTIN DE NOS ANCÊTRES LES VALHERUS.
ILS VOUS REGARDENT, VOUS JUGENT : NE LES DÉCEVEZ PAS, NE ME DÉCEVEZ PAS !


****Le souffle du vent rapporte l'écho des crieurs, terminant de diffuser les palabres prononcées par celle qui se revendique comme Impératrice. Dans une spontanéité des plus artificielles fusent alors les applaudissements, les hourras et les clameurs des bipèdes autant que les grondements satisfaits des dragons. Sa dictature, sans faille, ne laisse nullement place aux détracteurs. La milice entoure la populace enfiévrée du Màr Tàralöm, à la recherche de quelqu'un de moins enthousiasmé par le règne de la Dame Suprême, quelqu'un à jeter en pâture aux bûchers purificateurs pour y être brûlé vif.
Les sauriens lancent vers les cieux des gerbes de flammes et même ses fils s'empressent de la féliciter pour son bref discours. Runa sonde, inquisitrice, son royaume, les dents serrées par sa propre puissance, faisant le voeu que son règne soit éternel et s'étende au delà des frontières des mortels.

Nul ne sait si la suite de ce récit existe, nul ne sait ce qu'il advint subséquemment..


***


MORGAIN GLOIC SA'EL HAN :

Morgain Gloic Sa'El Han a écrit:


Entre la pierre et le sable, le minéral élémentaire, ils se tenaient. Une poignée de jeunes gens robustes, comme le voulaient leurs coutumes, tout de muscles saillants et le regard droit, figé. Ils n’étaient qu’une quinzaine mais, pour ce peuple-là, c’était déjà beaucoup. Autour d’eux, debouts ou assis parmi les pierres, les leurs les contemplaient avec la même royauté primaire gravée sur leurs visages. C’était leur progéniture, leurs petits, leur héritage. Et la vie n’a de valeur propre que lorsque l’on sait jeter le fruit de ses entrailles dans les trombes de son fleuve glacée. Quelques minots jouaient avec les branches qu’ils avaient trouvées, ou bien se jetaient des cailloux. Seuls leurs maigres cris étaient perceptibles dans le silence qui tombait.
La nuit venait.
Et, plus lourd que le silence, le même tambour qui battait dans leur poitrine à tous.

Bientôt, il n’y eut plus que les éclats des multiples brasiers, dressés çà et là, pour les éclairer. Torches érigées pour contrer les ténèbres, ou les épaissir plus encore. Les visages des élus devinrent plus purs, si cela était possible, aux peintures tribales se mêlant l’ardeur du feu. Comme un halo. Leurs torses étaient découverts et, sur leur peau, les symboles écarlates luisaient. Leurs cheveux, tressés de copeaux de bois et d’os, reposaient sur leurs épaules. Les cordes de leurs colliers laissaient reposer d’anciens trophées.
Toujours, ils regardaient droit devant. Plus immobiles que les pierres elles-mêmes.
Puis, les nuages s’écartèrent. Le souffle de tous se suspendit.

Au fond, dans l’ombre, les ténèbres se murent. Il y eut la caresse d’écailles sur le sable fin, les griffes de l’antique créature crissèrent imperceptiblement entre les grains, et sa silhouette longiligne se fraya un chemin au sein de la nuit, s’y enfonçant comme dans un nid. Le saurien entrouvrit à peine ses paupières, mais l’étincelle qui y éclot, plus brillante que l’aube, fut autant de miséricorde que de promesses jetées à ses proies. Plus aucun n’osait respirer. Personne n’avait bougé. Tous observaient la puissance dans les gestes et la teinte écarlate rehaussée par les flammes. Tous, silencieusement, priaient. Oh oui, ils priaient. Et il n’y avait pas de mots dans leur langage pour exprimer tout ce qu’ils espéraient.
Ce fut d’abord un bruit sourd, roulant comme le tonnerre au loin. De plus en plus, il prit de l’ampleur, et le grondement jaillit. La reine découvrit ses crocs acérés. Son rugissement ébranla l’arène, mais chacun resta à sa place.
Les minots se taisaient, leurs yeux plein de frayeur et d’extase entremêlés.

Un craquement survint. Suivi d’un autre. Et encore un autre. Bientôt, ce fut une cacophonie qui résonna jusque dans les profondeurs des grottes au loin. Le tintement des coquilles se brisant une à une se déversa dans tout l’arc de cercle, s’éparpillant au creux de leurs oreilles à tous. Les hommes se taisaient. Les femmes attendaient. L’idiote de la tribu se mit à pleurer, sans comprendre véritablement pourquoi. Un des plus curieux parmi les enfants s’avança, rampant sur son rocher froid, hélas pour son plus grand malheur. Un geste manqué, et son pied partit dans le vide. Sa petite main s’accrocha vainement à la pierre et, se cognant à la tête, il roula jusqu’au sable. Son genou heurté teinta vivement la pâleur de la carrière. Pas un ne fit un geste pour le récupérer. Un instant seulement, leur battement de cœur à tous fut suspendu.
Au même moment, la première silhouette reptilienne vint à s’extraire de son enveloppe. Sa mère toutefois, l’attention distraite par le petit homme, eut un nouveau rugissement et tourna ses naseaux fumants vers lui. Le gamin se mit à pleurer, les effluves de la dragonne se rapprochant dangereusement de lui tandis que ses pas faisaient trembler les alentours et que ses griffes lacéraient le sol.
C’est alors qu’une plainte s’éleva, mince et ferme. Le jeune dragonneau usa de chaque fibre de son être pour aller se jeter entre sa mère et l’enfant, bouclier vivant. La reine stoppa, inclinant la tête. Toujours pleurant, l’enfant accueillit entre ses bras la moitié de son âme.

Non loin de la scène qui se déroulait, une des jeunes filles parmi les quinze tomba à genoux face à une jeune dragonne dont les quelques restes de coquille révélaient des écailles au vert profond. Un autre se pencha pour saisir un futur empereur dont la patte s’accrocha, possessive, à l’épaule de son lié. Les vestiges des œufs se renversaient, heurtant le sol dans un nuage de poussière. Quelques-unes des carapaces ne bougèrent pas. Peu à peu, chaque dragonnet alla vers celui ou celle qui lui avait été promis, et ce en des liens plus vieux que le monde. Les humains guettaient. De plus en plus, parmi les élus, certains tremblaient.
Neuf furent ainsi liés à la semence de la reine écarlate. Neuf parmi les quinze, sans oublier l’impromptu.
Neuf ils furent à quitter la scène, rejoignant leurs pairs et leur tribu.
Six restèrent. Statiques. Se retournant vers les autres. Ceux qui leur faisaient face.

Tous les autres élevèrent une main, la portant jusque dans leur dos. En un mouvement, simple et fluide, ils vinrent étirer la fine corde de leur arc. Leurs doigts encochèrent la flèche. Une pour un des six, chacun la sienne, et la cérémonie serait achevée. Le rituel clos.

En haut, étalée entre les nuages, la lune rousse brillait, admirait son œuvre.
Et Eurylia riait.


***


OTTILIA THÉANDORE :

Ottilia Théandore a écrit:


jaune

Bronze

mauve


Douloureux souvenir du passé


C'est en ce doux mois de Hasèlku, an 835, qu'est perché sur la montagne de cette belle île volante aux côtés de la merveilleuse cascade qui rafraîchît l'air, un homme. Le vent souffle sur son visage et balaye ses longs cheveux bruns ondulés. Il est là, plongé au coeur de ses souvenirs. C'est un maître dragon du Kaerl Céleste. Celui-ci regrette le temps passé. Il à tout perdu. Son âme soeur, le grand Bronze Hadélior et son jeune aspirant Galié Féronil.

Cela s'est passé un mois de Hasèlku, durant l'an 819. L'homme était sur le dos de son lié avec son aspirant pour une initiation au vol. Tout ce passait très bien. Ils survolaient la rivière et la forêt, le vent chaud caressait leur visage et les ailes de ce grand dragon. Le dragon se posa au sol près de la rivière. Le maître dragon, Veldan, était avec son aspirant tandis que le dragon s'abreuvait dans la rivière. C'était un jour calme et tranquille. Jusqu'à ce qu'un groupe de chasseur mécontent obligeaient à faire fuir une bête énorme et sanguinaire vers eux. Ces chasseurs voulaient se débarrasser de la bête qui causait de nombreux dommages aux alentours de la ville et s'attaquait aux personnes qui se promenaient dans la forêt. La bête, qui se trouva face aux deux hommes et au dragon, sa retraite coupée par les chasseurs, devint folle de rage et rugit pour montrer sa rage et son mécontentement. Armé de griffes sur ses puissantes pattes, il bondit sur le jeune aspirant qui tentait, en vain, de fuir et se défendit comme il pouvait. Le maître dragon, qui était pris au dépourvu, dégainât son épée afin d'aider son jeune protégé tandis que le bronze s'envola pour mieux observer la situation et passer à l'attaque. Le jeune qui était à terre, criait à n'en plus pouvoir et supplia son maître de l'aider.
"Maître ! Aidez-moi ! Je vous en supplie ! je ne veux pas mourir j'ai tellement peur ! cette bête va m'arracher la gorge ! Maî.........tr.....e....."

Le jeune aspirant n’eût pas le temps de finir ce dernier mot alors que la bête planta ses crocs dans la gorge du jeune aspirant. Ses yeux dirigés vers le ciel, le souffle coupé, ses bras retombaient à terre. Le maître, qui avait tenté de le sauver, ne put retenir sa rage. Alors qu'il voulut abattre son épée sur le dos de la bête, celle-ci courait déjà vers lui afin de lui sauter à la gorge. Il était trop tard pour le maître. Soudain, un éclair bronze apparu devant lui. C'était Haliédor qui s'était interposé entre son âme soeur et la bête. Le grand bronze s'acharnait sur la bête alors que celle-ci lui transperça la gorge avec ses crocs et ses griffes. La bête et Haliédor tombaient au sol. Le premier raide mort tandis que le second agonisait, égorgé. Le maître s'approcha de son lié, tremblant de tout son corps. Le dragon observa Veldan alors qu'il expirait. Lors de son dernier souffle, le dragon prononça ces derniers mots.
*Veldan, mon lié.... J'ai passé de merveilleuses années avec toi. Et ce, depuis le tout premier jour... Je suis désolé.... Mais te protéger est ma priorité. Je veux...... que tu........................ vi.......ve............*

Alors que la vie quittait doucement le corps du dragon, Veldan tomba à genoux devant le corps inerte de celui qui fût son âme soeur. Les larmes coulaient sur ses joues alors que la tristesse se grandît en lui. Elles tombaient sur les écailles de son lié pour ensuite tomber à terre. Levant la tête vers le ciel, il cria sa douleur et son désespoir.

"POURQUOI ! POURQUOI ! "


Alors que les chasseurs assistaient, impuissant, à cette scène, le maître prit le corps inanimé de son aspirant. Il n'avait que dix-neuf ans et avait été nommé aspirant depuis seulement trois mois. Il ne méritait pas ce sort.

"Pauvre jeune... tu ne méritais pas cela. Toi non plus, Hadélior. Pourquoi a-t-il fallu que cela arrive ? Pourquoi vous ? Les deux seuls êtres qui me comprenaient ? La vie est vraiment injuste."

Le maître prit quelque écailles de son lié, en souvenir de celui-ci. Il emmena le corps de son aspirant à l'endroit qu'il aimait par-dessus tout. Au pied de la cascade. C'est à cet endroit qu'il creusait et déposa le corps du jeune. Il avait gravé sur une pierre le nom de son aspirant et déposa son épée sur la tombe. Il retourna alors près de son lié, durant une semaine. Il pleurait, criait, ne savait plus quoi faire. Un grand vide se manifesta en lui et il ne savait plus pourquoi il restait encore en vie dans un monde où son âme soeur n'est plus. Il retourna alors à la cité du Kaerl Céleste et n'en sortit plus durant seize ans.

C'est lors de ce mois de Hasèlku qu'un homme déprimé, attristé, rongé par les remords et les regrets est perché sur la montagne aux côtés de la cascade. Le vent balaye ses cheveux et son visage. Il pleure, il souffre de ce vide qu'il ressent depuis ce jour noir. C'est lors qu'il se laisse tomber du haut de cette cascade. Il ne regarde pas en arrière, ne pense plus à la vie. Tout est fini pour lui. Il ferme les yeux, tout devient noir et glacial. Cet homme n'est plus. Il est parti rejoindre son âme soeur et son apprenti après seize ans de séparation et d'atroces souffrances. Le Kaerl Céleste déplore cette perte immense. Mais c'est avec la pensée de rejoindre ceux qu'il aime que cet homme a mis fin à sa vie. C'est ainsi que toute une vie, bascule en un instant vers une fin malheureuse.


***


THORFRID KETILSON :

Thorfrid Ketilson a écrit:


De la neige jusqu'au genoux, une froid extrême porté par un vent violent. Thorfrid avait connu de nombreux hivers difficiles mais celui-ci était des plus rudes. Derrière lui, la caravane de marchand s'étirait sur plusieurs dizaines de mètres. Il était encore jeune, il n'atteignait que l'aube du printemps de sa vie. Et pourtant, là où d'autres commençaient à vraiment travailler après des années d'apprentissages, ou que d'autres se prélassaient au milieu des richesses de leur famille, lui devait supporter cette vie difficile depuis bientôt quatre ans. Un grognement s'échappa se son manteau. Il n'aurait jamais dût accepter cette offre et rester à la taverne quelques jours de plus. Que les cieux damnent son impatience.

Il n'était pas le seul à avoir du mal, le très athlétique et jeune Helrik, qui commandait cette expédition devant les mener à la capitale du peuple Palétonien, avait lui aussi quelques difficultés à avancer. Thorfrid ne les avait jamais aimés, ils étaient bien trop volages et indécis à son goût. Et ses quelques rencontres avec des représentants courageux et fiers venant de leurs contrées n'avait qu'à peine entamé son avis négatif. Le regard du mercenaire croisa celui de son employeur et il senti une pointe de remord à avoir ainsi pesté contre des conditions météorologiques qu'il aurait dût prévoir. Le guerrier reprit donc sa marche, une bourrasque de vent fit voler de la neige sur son visage protégé par le masque de son casque et il retira cette dernière d'un simple mouvement du bras en pestant.

La vision qui se révéla à lui fut splendide. Il avait déjà traversé cet endroit auparavant, et il n'avait jamais remarqué sa beauté. La neige s'étendait sur des kilomètres à perte de vue sur la plaine gelée, le soleil se reflétait sur la neige, encore fraîche, qui était revêtu d'un tapis translucide formé par les flocons transporté par le puissant courant d'air qui avait aveuglé Thorfrid. Il devait reconnaître une certaine poésie aux lieux et il se plut à se perdre quelques instants dans la contemplation de l'étendue. Visiblement le temps se dégageait et ils arrivaient au bout de leurs peines, mais à voir ainsi la nature s'étendre devant lui, le mercenaire regrettait un peu de devoir passer ici, de devoir souiller les lieux de traces humaines. Quand il repensait à tout ce que les êtres intelligents faisait, il se disait que peut-être leur présence n'était pas des plus bénéfique, qu'ils volaient la beauté de ce monde pour la remodeler à leur goût. Mais qui était-il pour remettre en cause la volonté des dieux et leurs desseins secrets? Il se contenta de continuer sa route, peinant pour se frayer un chemin à travers la poudreuse qui s'était durcie et épaissie.

Au milieu de la caravane, des instruments se firent entendre, une petite troupe de musiciens les accompagnait, désireux de faire connaître leurs dernières créations aux Palétoniens. La musique était douce.

-Ho! Terre du froid!
Ho! Terre inhospitalière!
Donne-nous tes fruits et un toit,
Donne-nous une profonde rivière.
Car ici-bas tes fils ont faim,
Car ici-bas tes filles n'ont rien.
Donne-nous tes fruits et un toit,
Donne nous une profonde rivière.


L'air plaisait beaucoup au mercenaire, les paroles était un peu trop pessimistes à son goût et l'idée d'implorer un quelconque dieu pour avoir son dût n'était pas dans ses habitudes mais il se trouva assez vite à se joindre à eux en silence. Impossible de savoir si son appel serait entendu, mais qui ne tente rien n'a rien. Et il n'avait pas grand chose à perdre.


***


YONG'WU ZENGHWEI :

Yong'Wu Zenghwei a écrit:
-| Rise of the Elect - City of the Fallen |-


(Un petit clic sur l'image pour la voir en plus grand, c'est mieux)


Si belle et si froide, Jorn sentait l’air se figer dans ses poumons à chaque fois qu’il posait les yeux sur l’impératrice. La lumière chaude des flammes semblait danser sur la peau de la dame tout autant que sur le marbre du sol, il était son plus grand honneur de servir cette puissance, cette personne.

Remettant ses yeux sur les plaignants qui s’étaient jetés à genoux en bas du trône il réprima une envie de meurtre. Oser venir ici pour se plaindre ! Ces paysans avaient un culot incroyable ! Serrant momentanément la poigne de son arme il inspira profondément dans l’espoir que l’ordre viendrait, qu’elle lui offrirait cette chance de prouver à nouveau sa dévotion.

Les voix traînantes et hésitantes, quelques bégaiement pour couronner le tout tandis qu’ils parlaient du prix du grain, de leurs femmes malades, de leurs enfants vivant de façon précaire. Jorn en avait la paupière gauche qui tremblait de fureur : ils auraient dû bénir le sol sur lequel ils se vautraient ! Ils auraient dû chanter les louanges de l’impératrice !
Enfin elle ouvrit la bouche et parla d’une voix douce mais pleine de force, le garde sentit son cœur battre plus fort et son esprit se muer en extase devant la perfection de chaque mots employés, devant le ton et l’emphase de chaque mots. Elle aurait pu lui ordonner de s’ôter la vie là, maintenant, qu’il l’aurait fait avec plaisir.

Puis il fut rappelé à l’ordre : le visage aux lignes douces s’était tourné vers lui. Les deux grands joyaux qui servaient d’yeux à la grande dame avaient daigné se poser sur lui, il cligna plusieurs fois des paupières et tenta de se souvenir pourquoi elle le regardait. Qu’avait-elle pu lui dire ? Il paniquait intérieurement, il devait lui obéir ! Mais quel avait été l’ordre ?

Sortant sa lame et se mettant sur un genoux dans une attitude servile, sa voix tremblante brisa le silence qui s’était imposé et il ressenti de la haine envers sa propre personne pour cela.
– Pardonnez moi Ô grande Impératrice. Dans un moment d’égarement j’ai failli à vous écouter… »
Il n’osait relever le chef aussi ne put-il voir le fin sourire qui s’inscrit sur les traits de la dame et ce bien heureusement, si Jorn avait pu voir ce sourire il en aurait perdu la raison. Il entendit le fin tissus qui la couvrait se frotter alors qu’elle se penchait en avant pour lui remonter le menton à l’aide de deux doigts sous celui-ci.
« – J’accepte vos excuses… pourriez-vous maintenant reconduire ces gens à l’extérieur ? Cela me ferait plaisir… »

Il se perdit dans ces yeux durant deux brèves secondes qui passèrent pour l’éternité avant de se relever pour guider les deux paysans hors de la salle du trône.


« - Malakh… ce sortilège que vous avez utilisé est un peu trop puissant. Mon propre garde du corps est abruti devant le charme. »

Froissement de tissus et le pas d’un bâton qui comme un métronome accompagnait la marche d’un homme décharné enfermé dans des robes noires. De sous le capuchon la peau d’ébène se distinguait difficilement des ombres mais ses lèvres s’ouvrirent sur des dents d’un blanc polaire.
« - Je vous avais prévenue quant-à ce fait. Le Neishaan était bien trop puissant pour le rituel, je vous rappelle que vous avez tout de même voulu continuer. »

La dame prit une mine boudeuse avant de poser le menton sur l’un de ses poings. La mort de son mari l’avait laissée seule maîtresse des lieux et devant le manque de soutien des nobles elle en était venue à quérir les services de l’elfe, le regrettait-elle ? Non, mais elle aurait tout de même voulu pouvoir parler sans ensorceler tout le monde…
Tout le monde ? Non… d’un froncement de sourcils elle se redressa pour fixer le nommé Malakh avec l’interrogation dans le regard.
« -Pourquoi n’es-tu pas affecté par le sortilège ? »
La toux d’un tuberculeux fut la majeure partie de la réponse, troublée elle réalisa par la suite qu’il s’agissait du rire du sorcier alors que celui-ci était secoué par l’hilarité. Il retira le capuchon de son visage gravé de motifs scarifiés.
« -J’ai pris soin de certains détails, Ô impératrice… »

La peur lui tenailla les tripes, quelque chose n’allait pas et elle recula dans son trône en comprenant enfin qu’elle avait commis la plus grande erreur de sa vie en invitant ce serpent dans son palais. Son sang s’était comme gelé et elle tremblait, ses yeux ne pouvaient rompre le contact des deux puits d’ombres de l’elfe et elle fut témoin de la suite, des derniers évènements de sa vie. Les lèvres bougèrent pour former des mots gutturaux et sombres qui transformèrent l’atmosphère en une pellicule graisseuse et malsaine.

« -Adieu, Ô impératrice. »

Elle serra le pendentif autour de son cou croyant sa dernière heure arrivée tandis que l’elfe se transformait en fumée pour prendre possession de son corps. Mais elle se souvint, elle serra plus fort et fronça des sourcils…

« -N’oublies jamais ma fille, cette pierre renferme la force de la première de notre lignée. Si un jour l’on attente à ta vie sers t’en et tu seras sauvée. »

La fumée se dissipa sans lui faire de mal, Malakh n’avait pas prévu qu’un artéfact antique était niché sur le cou de la dame dont-il voulait prendre possession. Il n’avait pas prévu qu’il serait banni entre les mondes, l’Impératrice sentit la pierre rayonner de pouvoir et chauffer dans sa paume, elle sentit l’énergie vitale de l’elfe couler en elle et rejeter son esprit. Elle sentit tout cela et y prit goût…

Elle savait maintenant comment régner pour l’éternité, comment prolonger sa vie indéfiniment et son regard se porta sur le garde du corps qui venait de revenir dans la salle du trône…
Elle le regarda et lui sourit…




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MessagePosté le: Sam 20 Aoû 2016 - 11:55 Répondre en citantRevenir en haut

C'est avec un poil de retard (mais pas tant que ça puisque le sondage était paramétré pour s'arrêter à 14 jours) que me voilà pour annoncer officiellement les résultats de l'élection du meilleur RP Challengeur du premier semestre 2016 ... Eeeet il s'agit de :

Yahou YONG'WU Yahou


Qui gagne contre Runa avec 4 votes contre 3 ! Un grand merci à tous les participants, RP Challengeurs comme votants, qui ont pris le temps de lire les textes, observer les images et écouter les musiques.

Et rendez-vous - dans l'idéal - fin septembre pour les prochains votes ! D'ici là, Yong est le grand tenant du titre ^^. N'oublie pas de rajouter le badge de la Plume d'Or dans ta signature !




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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Dim 2 Oct 2016 - 12:15 Répondre en citantRevenir en haut

Mes Dames, Messires, oyez oyez chers Tol Orëanéens, ouvrez vos yeux et vos oreilles, car me revoici à nouveau pour lancer l'élection du Meilleur RP Challengeur "Image & Musique" du 3e trimestre de l'an 2016, comprenant donc les mois de Juillet, Août et Septembre !

Attention, attention, voici donc les productions de nos candidats exceptionnels, nominés à la Plume d'Or !


ELKE ON NIKSE :

Citation:


-Mais pourquoi est-il toujours si triste ?
-Parce que son cœur n’est pas comme le nôtre. Tu sais bien Eliott, mais on l’aidera, ne t’en fais pas.
Le petit garçon se glissa dans sa chaude couverture rassurée par le baiser de sa mère et se pressa de fermer les yeux pour que le matin arrive au plus vite.

Horace était non loin du potager à l’entrée de la ferme et l’enfant le rejoignit d’un pas enjoué.

-Je sais où nous allons pouvoir demander de l’aide. Il faut traverser la forêt, dépasser la clairière et il y a un mage là-bas. Eliott attrapa la manche de son compagnon et tout deux, s’enfoncèrent dans les bois.

Horace n’était pas très bavard. Cela lui arrivait souvent et on disait de lui que c’était ce qui lui conférait son pouvoir. Le garçon n’en avait cure. Il n’y avait en cela rien d’effrayant. Son ami était un sage, qu’importe ce que les autres en pensaient.

Un peu avant le zénith, les aventuriers arrivèrent à une vaste plaine dont plusieurs arbres fruitiers dessinaient la lisière. Le soleil brillait, faisant danser les ombres parfumées et chatoyer les couleurs les invitant à une cueillette improvisée. Les cerises étaient généreuses et pour l’heure, aucun volatile ne s’y était encore régalé. En rabattant le bas de sa chemise, Eliott improvisa un panier pour partager ensuite le déjeuner.

Horace regardait son ami avec cet air si triste, figé dans le temps comme si tous les désastre du monde ne lui était arrivé qu’à lui seul. L’enfant lui serra la main. Un peu de chaleur, un petit rappel d’amitié et avant qu’Horace n’eût le temps d’afficher le moindre sourire, il se vit entraîner à la poursuite de leur voyage.

Eliott ne savait pas tellement à quoi ressemblait un mage mais la vieille édentée à côté de l’échoppe lui en avait parlé. Alors les deux amis tournèrent près d’une heure à la recherche d’un être qui aurait pu sorti d’un livre.

-Peut-être est-il sous l’apparence d’un animal ou d’un plante ?

Avant même d’attendre la réponse de son ami, un grand homme mince, aux cheveux blancs et à la coiffe d’un roi se tint à quelques mètres d’eux. Horace hésita, c’était un elfe impressionnant, et s’il n’était pas un serviteur de la magie blanche ?

-Sire ? Sire Mage ?

L’elfe se tourna et fut très intrigué par sa rencontre mais adressa un sourire qui le rendit un peu plus sympathique.

-Que puis-je faire pour toi mon petit ?
-Voici Horace, il aimerait quitter sa peine. On nous a dit venir à vous…
L’elfe attrapa la main d’Horace et se permit de lui caresser la joue.
-Je pense pouvoir vous aider. Mais je dois trouver ce qu’il me faut. Donnez-moi une heure.

Sans attendre un instant, le svelte et élégant mage s’éloignât. Horace était inquiet et malgré les boutades de son ami, il ne pouvait pas se laisser à plaisanter. Au bout d’un moment, le bruit des pas de l’homme se firent entendre, si légers qu’on aurait pu croire que c’était ceux d’un enfant. Il tendit à Eliott une gourde.

-Verse-lui le contenu sur la tête. L’enfant hésita mais alors qu’il entendit le bouchon sauter, des brumes ténébreuses entourèrent l’elfe et encerclèrent les aventuriers. Eliott aspergea son ami et recula d’un pas. Les incantations se firent de plus en plus sonores et la fumée pénétra Horace. Elle le fit suffoquer, mais il combattait. Au bout d’un moment un éclair retentit dans le ciel et une lumière éblouissante fut projetée sur eux.

Lorsque la vue leur revint, le mage avait disparu. Eliott se frotta les mirettes et accouru vers son compagnon.
-Horace tu vas bien ?
Le nouveau garçon lui offrit un large sourire.
-Il faut qu’on trouve un nouvel épouvantail pour ta maman maintenant !

Et les deux amis rentrèrent, plus heureux que jamais.


***


INIAKI MORRIGANE :

Citation:

Songes éparpillés


La jeune Iniaki Morrigane était affalée sur une petite table de la bibliothèque du kaerl céleste. Elle tentait depuis une bonne heure d’ingurgiter des passages indigestes provenant du livre que son Maître lui avait ordonné de lire. Elle y trouverait des « détails très intéressants sur l’histoire de nos ancêtres », aux dires de cette dernière. Poussant un grognement peu délicat pour une jeune fille, l’Aspirante repris à contre cœur l’étude de son ouvrage. Alors qu’elle était parvenue à l’histoire de la chute du quatrième ordre, l’adolescente sentit son attention décliner et laissa son esprit glisser doucement dans le royaume d’Aran'Rhiod.

~

Naktam-Charah, Seigneur du Màr Luimë, était un Rêveur. Ses visions lui permettant de voir le passé et le futur étaient un don précieux mais également une malédiction : son corps affaibli en était le premier témoin. Aujourd’hui, comme souvent, il rêvait, laissant son esprit vagabonder dans les rouages du temps.

~

Le Valheru se tenait au milieu d’une plaine verdoyante. Il ne connaissait pas ses paysages, mais la sérénité qui émanait des lieux suffisait à le rassurer. Des êtres physiquement semblables à lui-même apparurent et passèrent près de lui sans le remarquer. Ils commencèrent à bâtir sur la Lande. Des enfants s’amusaient innocemment dans ces somptueux paysages. Un sourire vint se poser sur les lèvres du Seigneur.

Les ténèbres remplirent soudainement les yeux de Naktam-Charah. Les créatures semblables aux siens étaient regroupés autour d’un petit animal éventré. Du sang coulait, l’animal se débattait encore. Une voix répétait ce qui ressemblait à des incantations dans une langue qu’il ne comprenait pas. Un bûcher s’embrasa.
Des cadavres de corbeaux tombaient sur la plaine qui ne ressemblaient maintenant plus qu’à un lieu de désolation. Une pousse d’herbe verte qui résistait encore vaillamment rappelait que cet endroit était autrefois propice à la vie
La vie elle-même semblait sur le point de quitter les habitants de la contrée. Sous les yeux embués de larmes du Valheru, les êtres si semblables à lui-même commencèrent à se tordre de douleur et à se muer en des créatures verdâtres. Le souffle rauque des choses finit enfin par se taire et les corps se décomposèrent, laissant le Seigneur du Màr Luimë seul et hébété au milieu de la lande désertique. Ne pouvoir être qu’un spectateur impuissant était si difficile…

Le Seigneur se pencha vers la dernière pousse d’herbe qui subsistait encore et tenta de la cueillir, même si bien évidemment ses doigts passèrent au travers de l’illusion. Avait-il perçu le passé ou bien l’avenir ? Pouvait-il faire quelque chose pour sauver ces pauvres individus depuis son époque ? Non, bien sûr qu’il ne le pouvait pas… Ce don ne servait t-il donc qu’à lui permettre de contempler l’étendue de son impuissance ?


Une voix grave et menaçante vint rompre le silence de mort, faisant sursauter le Valheru aux cheveux d'argents :
« La Folie s’emparera des âmes de ceux qui se prennent pour des Dieux »


~

Iniaki hurla et se redressa violemment. Une dizaine de visages étonnés se tournèrent vers elle. Le souffle court, l’Aspirante rouge de honte se rassit et se prit la tête dans les mains. Tout ceci n’avait donc été qu’un cauchemar ! Rassurée, elle rangea l’imposant ouvrage sur lequel elle avait fait son petit somme et se dirigea vers la sortie, considérant avoir déjà assez souffert comme cela pour aujourd’hui. Tant pis, elle lirait l'ouvrage un autre jour, quand elle aurait le temps. Ou peut-être jamais... Déjà, les souvenirs du rêve s’estompaient. Pourtant, la jeune fille ne parvenait pas à se défaire du souvenir d’une phrase terrifiante : « La Folie s’emparera des âmes de ceux qui se prennent pour des Dieux »


***


AMAELIS YODERA :

Citation:



Laimë-Ninquë & Isilmë

La Fin.

Les ombres dansent contre les murs, lascives, sous la lumière fugace d'une unique chandelle. Seule, assise sur son trône de pierre, ses longs doigts en caressent délicatement les aspérités rugueuses. Il n'y a rien d'autre qu'elle, ici, dans cette pièce effroyablement étroite, froide comme un tombeau. Les serviteurs savent se faire discrets ; leur Maîtresse n'aime guère être dérangée. Ses paupières closes sur son regard nocturne, Laimë-Ninquë respire doucement. Dans son esprit, des notes anciennes égrènent les secondes, en résonance avec son cœur. C'est là la musique la plus sincère. Sous ses pieds, elle sent les pulsations profondes de la Terre, harmonieuses et vitales, secrètes. Le sang afflue dans ses veines, poussé par ce même rythme. Laimë-Ninquë sent tout cela. Les ombres lèchent son visage, viennent se nicher dans les creux, sculptant et remodelant au gré de la flamme qui vacille. Elle est tour à tour jeune, enfant, vieille, morte, vivante. Tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle a été et tout ce qu'elle ne sera plus. Car ce soir est son dernier soir.
Elle se lève alors, les tissus ruisselant le long de son corps fin, en épousant sans honte les formes. Ses cheveux d'ivoire ruissellent aussi, saupoudrés d'or rouge par la lumière. Ses pieds nus glissent sur le sol, éthérés, sans bruit. Commence alors sa marche solennelle. Traversant les corridors de sa demeure silencieuse, ses Esclaves l'observent, la tête inclinée, semblables à des statues. Ils se cachent dans les recoins, se fondent contre les murs. Les torches s'éteignent derrière elle, une à une, et l'obscurité noie les derniers vestiges de sa gloire passée. Lentement, Laimë-Ninquë descend les marches menant au sous-sol, une traîne de ténèbres accrochée à ses voiles de saphir et d'améthyste.

« Il est temps. »

Avec un sourire aussi sombre que la nuit, Laimë-Ninquë pousse les portes de la grande salle souterraine. Deux orbes mêlées de gris et de jaune luisent, plus violemment encore que les flammes qui illuminent la pièce. Isilmë, abattue, gît presque entre les entrelacs gravés à même le sol, sa grande tête posée sur ses pattes. Ses écailles aux couleurs du ciel nocturne sont allumées d'étoiles, mais les Dieux savent que la Dragonne ne brille plus depuis bien longtemps. Les Esclaves forment une ronde autour d'elle, chacun portant entre ses mains une simple bougie de cire noire. Leurs visages n'expriment rien, et aucun d'eux n'osent regarder la Valherue. Ils sont comme éteints. Laimë-Ninquë s'approche d'un pas mesuré jusqu'à l'autel, dont tous les sillons partent. C'est un dessin complexe, incompréhensible ; un labyrinthe ésotérique tracé dans une langue plus vieille encore que la nuit des Temps. La Valherue fait face à l'édifice de pierre, et, alors qu'elle lève ses bras, deux femmes s'empressent de faire couler sa robe jusqu'à ses pieds. Nue, elle sent un souffle menaçant caresser sa chair ; c'est l'haleine du Monde, pense-t-elle, qui, déjà, ouvre la bouche pour engloutir l'offrande de son corps.
Laimë-Ninquë s'empare d'une urne remplie d'un liquide aux odeurs envoûtantes, le porte au-dessus de sa tête et le renverse délicatement. Sa voix s'élève, assez forte pour faire trembler l'air et la terre, récitant des incantations qui sonnent comme un cri, comme un dangereux appel à des puissances enfouies. Le liquide la brûle, assombrit ses cheveux et sa peau. Elle se retourne vers le cercle, où Isilmë la contemple encore, dans un silence violent. Elle s'avance vers la Dragonne, révélant une dague enduite de la même substance que celle qui dégouline le long de ses bras. Elle la dresse vers un ciel oublié, des mots étranges portés par sa voix et la Dragonne rugit quand l'acier se glisse sous ses écailles pour n'en arracher qu'une. Laimë-Ninquë s'incline et recule avec précaution. Un rond un peu plus profond que le reste des gravures se trouve à mi-chemin entre l'autel et le centre du cercle où repose Isilmë. La Valherue y dépose l'écaille, puis une mèche de ses cheveux, coupée avec la même dague, avec les mêmes mots. Un millier d'yeux semblent la regarder faire, dévorer chacun de ses mouvements, comme un millier d'épines plantées dans sa peau fine. Plus rien ne bouge ; même le temps a suspendu sa course, et les flammes sont figées. Elle met le feu à l'écaille et à la mèche de cheveux.

Laimë-Ninquë rejoint l'autel, et, cette fois-ci, ses bras se tendent avec violence. L'obscurité avale la salle entière, et le cercle se met à chanter. Les voix mêlées des Esclaves se heurtent aux murs, au sol, plaintives. Dans un mouvement harmonieux et lent, tous lèvent leur bougie d'une main ; l'autre est serrée autour d'un manche de poignard. La Valherue hurle dans un langage terrifiant, désespéré, mais jamais elle ne tombe à genoux. Un à un, les poignards se baissent, les corps chutent, et une marée de sang se déverse dans les sillons de pierre. Isilmë est entourée de motifs alambiqués, de courbes mystérieuses, rougeoyantes et sombres. La vasque où brûlent l'écaille et la mèche de cheveux est noyée. Les ténèbres sont denses, désormais, tangibles. Laimë-Ninquë crie toujours, les mains vers le ciel, les pieds plongés dans le sang. Âmes et voix tourbillonnent avec fureur autour d'elle, giflant et griffant son corps nu. La Valherue réussit à enlacer de nouveau la dague rituelle.

Que nos chairs soient liées, que nos sangs se mêlent, que nos âmes séparées se retrouvent enfin en une seule ! J'abandonne ici ce réceptacle qu'est mon corps, j'abandonne ici mon sang et mes larmes, ma peau et mes os, j'abandonne mon cœur ! Esprits du fond des âges, entendez ma prière et accomplissez ma volonté. Moi, Laimë-Ninquë, je vous l'ordonne dans la langue qui vous enchaîne à ma puissance !

Un rire la secoue alors, horrifique et cruel, mais ce n'est pas le sien. Avec terreur, la Valherue voit ses doigts affirmer leur prise autour du manche. « Non ! » veut-elle hurler, et le son demeure prisonnier de sa poitrine. Quelque part au fond de son esprit, Isilmë rugit de toutes ses forces, déchirant son âme. Laimë-Ninquë lutte contre ce dessein étranger. Des flammes noires dansent devant ses yeux tandis qu'un gouffre s'ouvre sous elle, ténèbres plus obscures que les ténèbres, abysse où rien ne peut exister. L'enfer, c'est certain, coule le long des murs, filtrant de chaque interstice du réel. La dague s'enfonce, frénétique, perce et éclabousse. Le feu s'est rallumé dans la vasque, courant le long du labyrinthe de gravures, et enveloppe peu à peu la Dragonne, dont les ailes claquent en vain sous le toit de la salle. Laimë-Ninquë sent les flammes lui mordre les jambes, et ses larmes de douleur s'évaporent dans la fumée. Elle tombe à genoux, enfin, plongeant dans le brasier, un goût métallique et persistant de sang dans la bouche. La souffrance d'Isilmë est un fracas sans nom, et le Lien s'étiole doucement, des lambeaux irisés tombant doucement dans les flammes. La Valherue comprend alors, tandis que sa chair fond et qu'une sève pourpre jaillit à torrent de son corps troué.

Ce n'est pas leur vie qui s'en va, c'est...


***


OTTILIA THEANDORE :

Citation:


Neige et souvenirs


Aran'Rhiodku 926.


Un soir, en Vaendark, une jeune femme aux longs cheveux bouclés marchait tête baissée dans la neige. Cette jeune femme était vêtue d'un épais manteau le laine et de fourrure blanche. Elle était également âgée de vingt-six ans. La torhille, nommée Ottilia, n'était pas revenue sur sa terre natale depuis neuf ans. Elle posa sa main sur un arbre de la grande forêt et regardait, au loin, la ville qui l'avait vu naître, Asinien. Sa famille se trouvait encore là-bas et lui manquait terriblement. Il fallait qu'elle aille les voir. Elle avait tant de choses à leur raconter. La jeune femme continua alors de marcher jusqu'à la ville. Elle rejoignit un chemin pavé qu'qu'elle reconnu aussitôt.

*Ce chemin ! Je l'ai pris pour rentrer à la maison après m'être perdue. Ça fait si longtemps. Dire que j'ai cru qu'un troll allait me courir derrière pour me manger. Remarque, ils me font toujours aussi peur. *

Ottilia esquissa un léger sourire en se revoyant avec les gardes en pleine nuit, trempée, fatiguée et affamée. Elle se rappelle encore du chevalier qu'elle avait rencontré ce jour là. La jeune femme continua sa route après avoir observer les environs. La hâte de retrouver sa famille était de plus en forte et elle pressa le pas pour arriver plus rapidement. Il se faisait tard et la nuit tombait rapidement dans la région.

Une bonne heure plus tard, la torhille arriva enfin à Asinien. Le paysage si familier lui rappelait son enfance. Le chemin jusqu'à la maison était encore tout tracé dans sa tête. Elle salua quelques gardes sur le chemin et se retrouva enfin devant la porte de son ancien foyer. Elle serra les poings, prit son courage à deux mains et toqua à la porte trois fois. Personne. Elle recommença deux fois, sans succès. Les volets fermés, aucun bruit dans la maison, la cour envahie par la neige et les saletés. La dure vérité frappa la jeune femme en plein coeur. Ils étaient partis. Triste, elle se laissa glisser contre la porte les mains sur son visage. Assise par terre, dans la neige, les genoux contre sa poitrine, elle se mit à pleurer. Un garde qui passait par là, s'agenouilla et posa la main sur l'épaule d'Ottilia.

"Tout va bien ? "

La torhille releva la tête et répondit avec une voix triste.

" Ma famille est partie. Ça fait neuf ans que je ne les ai pas vu. "

" Ils ont déménagé il y a longtemps. Plus au nord de la ville. Le fils aîné était mon apprenti. Vous devez être sa sœur disparue j'imagine. Il espère votre retour définitif. "

" Vraiment ? Dites lui que je ne reviendrai pas. J'ai une vie ailleurs, un compagnon et jamais je ne quitterais cette nouvelle vie. "

Ottilia pleura à chaudes larmes, mais elle ne pouvait se permettre de donner de faux espoirs à son frère. Elle avait désormais des responsabilités et une éventuelle future famille. Le garde, choqué, devisagea le jeune femme.

"Pourquoi donc ? Qu'avez-vous de si important pour quitter ainsi votre famille. "

" Un futur mari, un futur mariage, des amis, des responsabilités. " Elle elle ajouta Intérieurement *Un dragon qui est mon lié. Vivre ici avec un dragon est impossible*

" Pourquoi donc ne pas venir vivre ici avec votre mari ? "

" Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que c'est impossible. C'est dur pour moi de l'admettre, mais ma vie n'n'est plus vraiment liée à celle de ma famille. Vivre auprès d'eux alors qu'ils espèrent mon retour définitif et ensuite partir parce que je ne suis pas heureuse me briserais le coeur. Ma situation m'empêche de rester trop longtemps loin trop longtemps. "

" Je comprends. Je leur dirai tout ce que vous m'm'avez dit. Ils seront triste et vous aussi vous l'êtes. Vous êtes sincère avec vous-même et je respecte votre choix. Bon courage pour la suite. "

La torhille se releva puis partis en direction des montagnes. Sur le chemin pavé, elle jeta un dernier regard en arrière et laissa une dernière larme couler sur sa joue. Quelques heures plus tard, en pleine nuit, elle se posa sur un rocher au pied des montagnes et observait les étoiles. Des aurores boréales se mirent à danser dans le ciel.

*Les premières de la saison froide. Elles sont magnifiques. *

La jeune femme se revoyait avec son frère et ses parents, ici, à observer les aurores boréales de fin d'année. Les plus belles et les plus colorées. Cette nuit fût la plus belle depuis son départ au kaerl. Elle leva la main et regardait la bague que lui avait offert son compagnon pour sa demande en mariage. Un torhil, grand, musclé, cheveux longs et très foncé. Il avait deux magnifiques yeux bleus. Ce qu'il était doux et tendre. Lorsqu'elle serait mariée et bien installée avec lui, elle serait peut-être prête à avoir ses propres enfants. D'ailleurs, en pensant à lui, Ottilia remarqua que la nuit était bien avancée. Elle se leva, sauta du rocher pour sentir quelque chose de dur sous ses pieds. Elle sorti la chose de la neige et découvrit une magnifique pierre aux reflets azuré. Elle décida de garder la pierre et parti vers le lac pour rentrer et rejoindre son bien-aimé dans un lit bien chaud. Peut-être, aussi, oublié la journée qu'elle venait de passer. Oublier sa famille quelques instants, éloigner les douloureux souvenirs d'enfance.




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MessagePosté le: Jeu 27 Oct 2016 - 18:41 Répondre en citantRevenir en haut

Avec un poil de retard, voici donc la clôture des votes (mais ils s'étaient arrêtés tout seuls de toute façon) eeeet notre grande gagnante pour la Plume d'Or de ce trimestre est :

Encourage AMAÉLIS Encourage


Qui peut donc arborer le logo de la Meilleure RP Challengeuse dans sa signature, toutes mes félicitations à elle, pour cette victoire écrasante face à ses valeureux compétiteurs, qu'on salue bien bas également !

Fleur

Rendez-vous fin décembre pour les prochains votes !




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MessagePosté le: Lun 8 Mai 2017 - 17:00 Répondre en citantRevenir en haut

Avec un peu (beaucoup) de retard, voici ouverte l'élection du meilleur RP challengeur du dernier semestre, comprenant le 4e trimestre 2016 (octobre, novembre, décembre) et le 1er trimestre 2017 (janvier, février, mars). De bien inspirées productions, qui vont être difficiles à départager ! Tol Orëanéens, Tol Orëanéenes, le choix est entre vos mains innocentes (ou pas, hinhin). Qui sera l'heureux élu et viendra détrôner Amaélis et lui prendre son titre ?

A vos votes, car voici les nominés à la Plume d'Or !


YONG'WU ZENGHWEI :

Citation:


« Notre eau est saumâtre, nos grains pourrissent, la vermine grouille dans nos granges. Mes amis, comme vous je déteste avoir recourt à cette ancienne coutume mais nous le devons. Pour notre bien à tous, vous connaissez la marche à suivre. »
Le chef de village s’écarta d’un grand tonneau rempli de paille et certains villageois s’en approchèrent.
Il n’avait pas eu de chance, Marlan transportait son dernier né à bras sous le climat menaçant de Néharaku tandis que ses chausses se teintaient d’une boue collante et glacée. Le petiot serré contre le cœur et tentant vainement de le garder chaud à l’aide de son maigre manteau d’un tissu passé et usé, il s’enfonçait dans les marécages en suivant une route connue uniquement par les habitants de Bourg-la-lande.

Avalant sa salive tout en passant les ronces et joncs divers, Marlan fini par arriver devant une petite dalle de pierre sortant de l’eau vaseuse. Elle était ancienne et usée par les éléments mais nulle mousse ou lichen ne s’y accrochait. Jetant un dernier regard à l’enfant il le déposa sur la pierre et s’enfuit sans se retourner.

« Un autre… »
-« Un autre ! »
-« Oooooh ! Oui oui oui ! »
Le petit être agitait ses bras, sans défenses et laissé sur la dalle tandis que de la lumière semblait prendre consistance, des formes éthérées sortirent de l’eau, diaphanes et gracieuses. Trois femmes se penchèrent sur l’enfant qui jusqu’alors n’avait cessé de geindre, l’une d’elle passa un doigt sur la joue gauche du petit garçon et il fit silence.
-« Serait-ce le bon ? »
-« Enfin ? »
-« Nous devons essayer, il le faut, oui oui oui. »

Les récoltes cessèrent de dépérir, les nuisibles avaient quittés le village et l’eau du puits à nouveau claire vint abreuver les villageois. Ils fêtèrent l’évènement en accrochant chandelles de suif à leurs fenêtres et partagèrent du pain dans la grande maison, les bocks furent remplis de liquide fermenté et les rires et blagues fusèrent tandis que dans un coin, Marlan, le père ayant sacrifié l’un des siens pour le bien de tous s’enfermait dans une sombre cage d’alcool pour oublier.

Une fois par génération ils devaient suivre ce rite ancien pour s’assurer de leur prospérité et survie. Tout alla bien jusqu’à la fois suivante…

« Habitants de Bourg-la-lande, nos pères et leurs pères avaient une solution pour le malheur qui nous touche… »
Derrière lui se tenait un baril plein de paille mais alors qu’il allait poursuivre une voix brisa ce maigre cérémoniel. Elle était fielleuse et sombre, pleine de rancœur et le silence suivit.
« Entendez la voix des sacrifiés ! »

Des pleurs, tant de pleurs, des cris emplirent l’air. C’était là ceux d’enfants abandonnés dans le froid d’un marécage sur une pierre, le tourment de familles brisées sur l’autel de la superstition. Un homme sorti de l’ombre, une créature émaciée au teint cireux et aux yeux engoncés sous des cernes noires, des cheveux d’un blanc sale coulaient de son crâne en mèches humides et ses doigts ressemblaient à des serres.
« Mes mères m’ont parlé de vous, ont chuchoté à mes oreilles de vos actes. Tandis qu’elles me berçaient dans les eaux saumâtres j’y ai vu la vérité. En abreuvant un mythe, une tradition, vous avez rendu la vie à ce qui devait rester mort. »
L’un des coins de sa bouche se souleva sur des dents ébréchées alors que les villageois restaient tétanisés au centre du village, leurs oreilles toujours harcelées par des pleurs d’enfants. Il plongea une main dans la sacoche pourrie qui pendait à son côté pour en sortir un bout de fémur qu’il mordit quelques instants comme un chien.

« Mais soyez rassuré car aujourd’hui vos malheurs prennent fin. Je suis venu vous délivrer de l’horreur de vos vies car vous avez accompli ce qui était attendu de vous. »
Plus personne n’entrait dans Bourg-la-lande, c’était un lieu dit maudit car toute sa population avait disparu en une nuit. Les rares téméraires qui osaient s’y aventurer perdaient l’esprit, parlaient d’un roi de l’eau croupie couronné de joncs trempés et de phalanges assis sur un trône fait dans le cœur d’un arbre vérolé par les champignons et des murmures de trois femmes.

C’était un lieu maudit et abandonné des dieux.

Personne n’allait à Bourg-la-lande.

Car aucun n’esprit n’en revenait.



ELKE ON NIKSE :

Citation:




Depuis le monde des défunts se trouvait Lucila. Cette petite âme était âgée de quatorze ans lorsque le froid l’aspira. Certains croyaient au paradis, d’autres à l’enfer et beaucoup à qui voudraient bien de leur fin quand leur corps serait pourri. Lucila ne croyait en rien sinon en tout et parce qu’on lui avait présenté un contrat de mariage, la jeune femme qui se croyait encore enfant s’était jetée de sa fenêtre. Le coup fut sec.

On organisa rapidement une cérémonie. Il y avait du monde et des curieux mais tout aurait pu bien se passer. Les prières auraient pu être touchantes, mais la mère de Lucila lui vola l’instant en tombant à son tour dans l’abîme de l’au-delà. Un cœur trop faible entendit-on pourtant, la colère de l’enfant s’anima en une curieuse vitalité. Un mort doit être pleuré, un mort doit être prié, un mort doit creuser de douleur le cœur de ceux qui restent !

Depuis les rives d’un fleuve luisant, les âmes traversaient d’un monde à l’autre, se laissant couler dans une torpeur berçante. Seules quelques tourmentés voguaient à contre-courant. Les pleurs s’harmonisaient dans le vent et les silhouettes se perdaient dans un brouillard inquiétant. Lucila était adossée à un arbre, portée par ses rêveries morbides et ses envies préoccupantes. Lasse, elle contemplait le flot de ceux qui trouvaient la paix, ils défilaient sous les eaux éternelles, à quelques mètres de ce que furent ses pieds…

La jeune femme hurla, son cri ne déchira pas le ciel comme elle l’aurait voulu, elle n’entendit que l’écho de sa colère et un ridicule sanglot. S’approchant du lit de l’eau, elle frappa en sa surface et contre toute attente, celle qui n’avait pas de consistance en cette réalité sentit les gouttelettes l’éclabousser. Elle plongea alors sa main et elle eut une prise. Elle releva son bras et sortit une femme de là. Elle l’observa émerveillée, cette dame avait la gorge tranchée. Elle essaya de lui parler et d'entendre son histoire mais aucun son ne sortit. Son organe ayant été sectionné. Furieuse de ne pouvoir rompre son ennui, Lucila la bouscula et alla pêcher une nouvelle compagnie. Ce fut alors une vieille dame. Celle-ci sanglotait dans son coin et tenta de l’embrasser de ses bras. La jeune fille l'évita et l'envoya s’éprendre de la blessée. Non satisfaite de ses recrues, elle s’aventura une nouvelle fois jusqu’à la rive des damnés. Cette fois-ci, un homme apparut.

Était-il beau ? Il était mort. Sa bouche était bleue et il ne semblait pas comprendre où il était. Il avait peur, il appelait à l'aide et ne voulait pas rester. La dame sans voix se jeta sur lui pour l’étouffer de baisers. Ce fut si soudain qu’il peina même à la repousser. La vieille se sentant abandonnée de sa récente moitié gémit plus fort encore et se griffa le visage, s’arrachant la chair qui jadis dessinait ses traits. Pas de sang, il n’y avait rien. L’homme voulut s’échapper, il sauta sur les rivages du fleuve et tenta de s’abriter des sauvageonnes. Lucila observa les reflets de terreur qui s’affichaient sur son minois bourgeois. Était-il mort de son propre gré ? Avait-il succombé à une fièvre ? Il croisa le regard de l’enfant et comprit qu’elle était responsable de tout.

Donne moi la fin ! Donne moi la mort !! Pourquoi hurlait-il ? Il souffrait donc ?

Pourtant une vague sembla agiter le lit de la rivière et vint balayer les malheureux qui erraient. Lucila se retrouva projetée contre un rocher et réalisa que ses compagnons avaient disparu. Frappant le sol de ses petits poings elle hurlait des insanités qu'elle n'avait jamais entendues encore. Un chuchotement lui parvint alors et elle se tut.

Sur un arbre égaré, des yeux la scrutaient. Elle leva la tête vers un homme qui pendait le long d’une corde. Sa voix était étranglée par les liens, et elle tendit l'oreille pour mieux percevoir ce qu'il essayait de dire.

Il y a les morts et les damnées, nous ne sommes pas sur le même rivage. Tu es coincée ici ma petite. Coincée à compter les âmes qui passent pour l’éternité.

Lucila cria et lui jeta des cailloux qui lui traversaient le corps sans le faire frémir.



EIRWEN TUMAY :

Citation:




Arthfael avait pu remonter à temps sur son cheval. Ce dernier était caparaçonné d’écailles de dragon de la même couleur que son pelage, d’un noir d’encre. Arthfael sortit de la ville au grand galop, poursuivi par la milice de la cité Valherue, et s’enfonça dans la forêt. Il ne pouvait pas ménager sa monture et galopait couché sur son encolure pour éviter les branches basses qui auraient pu le désarçonner et les éraflures au visage, toujours très longues à cicatriser chez lui. Il encourageait sans cesse son puissant étalon.
Les poursuivants ne décrochaient pourtant pas. Galopant à deux de front sur les sentiers les plus larges, ils pouvaient facilement se relayer pour profiter du passage qu’ouvrait le premier cavalier.

Arthfael perdit la notion du temps et des distances mais il sentait son cheval faiblir et souffler. Son encolure se couvrait d’écume blanche. Au moment où il allait capituler pour sauver la vie de son destrier, Arthfael vit apparaître une curieuse lueur blanche juste devant lui et qui semblait le guider, lui montrer le chemin à suivre. La lueur devint ensuite lumière, la fadeur du rayonnement devint dorée. Quand il jeta un coup d’œil derrière lui, il s’aperçut que des fourrés épineux et très denses se refermaient sur son passage, empêchant ses poursuivants de passer, le protégeant de la milice… Mais qu’était-ce donc ? De la magie ? Une autre force ? Où était-il ?

Arthfael mit son cheval au pas pour lui permettre de récupérer de cette longue course endiablée et en profita pour regarder autour de lui. La forêt semblait moins dense, les ramures des arbres plus aériennes, les feuilles plus tendres. Elles tombaient en pluie légère dans la lumière et on aurait dit des étoiles tombant des cieux. Un tapis d’herbe douce recouvrait maintenant le chemin à peine visible. Il remit son cheval au petit trot pour ne pas qu’il se refroidisse trop vite.

Au détour d’une futaie, il vit subitement un édifice étrange, à la fois imposant et très haut, effilé. Il paraissait être le bout de la piste, l’ultime destination. Arthfael descendit de son cheval, le laissant brouter tout son saoul et s’approcha du portail de pierre ouvragé. Quand il en franchit le seuil, il fut frappé par le silence qui y régnait. Il n’entendait plus le vent à ses oreilles et dans les branches. Le silence était total…

Une vaste salle semblait être la seule pièce de cet édifice et son plafond était démesurément haut. Son entrée était encadrée par des statues, un couple de guerriers-gardiens, une femme sur la gauche et un homme sur la droite. Ils paraissaient jeunes et la femme était tournée vers l’homme alors que lui semblait fixer les visiteurs comme pour les prévenir de représailles s’ils se conduisaient mal.
Une allée descendait en plan incliné vers une fosse. Quand il y parvint, Arthfael se rendit compte qu’il s’agissait d’une armée statufiée de quelques mille soldats. Il toucha une statue froide du bout des doigts et eut un frisson d’appréhension.
Mais son regard fut immédiatement attiré par ce qu’on aurait pu nommer un autel au fond de la salle. Il s’y dirigea et une irrépressible envie de s’y agenouiller le gagna. Il posa un genou à terre et leva les yeux… Des aiguilles de pierre s’élevaient à différentes hauteurs et chacune supportait une effigie de dragon, dragons volant, dragons crachant, dragons combattant gueule ouverte et griffes en avant.

Arthfael sortit son épée de Chevalier, la planta en terre et y posa ses paumes et son front. Après quelques secondes, il entendit une musique et eut l’impression que l’édifice prenait vie autour de lui. Ce n’était pas une impression !
L’armée statufiée poussa des clameurs de joie et s’anima petit à petit, les dragons se mirent à voler en le frôlant et les gardiens de ce curieux Temple perdirent leur rigidité. Il se leva, quelque peu affolé, gardant son épée en main pour se défendre si besoin était mais il s’aperçut très vite que tous se ruaient vers la sortie du Temple, qui courant, qui volant…

Il attendit que la salle fut vide pour prendre lui aussi le chemin de la sortie, mais à l’entrée, la Dame était encore là.

Qui que tu sois, tu as le cœur suffisamment pur et courageux pour nous avoir délivrés l’emprise maléfique du despote régnant sur la cité. Il a suffi que tu t’apitoies sur notre sort pour nous désensorceler et tu es le premier. Nous t’en savons gré, Arthfael, et nous fêterons ton nom à jamais.

M… Mais… je ne vous ai pas dit mon nom ? Com…

Nous t’attendions.



OTTILIA THEANDORE :

Citation:


Un amour défait par le feu et le fer


Orën, 10 Llefelysku 814



Ce jour-ci, une belle ondine regardait par la fenêtre. Cette belle ondine, qui portait le nom de Lyria, était une dame prestigieuse du château. La guerre faisait rage sur une bonne partie d’Oren, et celle-ci vint frapper à la porte de la ville entourant ce magnifique château. Lyria partageait un amour tendre et profond avec un beau jeune homme, guerrier redoutable, portant le nom d’Ylgrand. La belle dame tourna le dos à la fenêtre et des cris retentirent depuis les quartiers les plus bas de la ville. Ces cris étaient à la fois ceux du peuple apeuré et ceux du peuple souffrant. La dame, tremblante, alla s’asseoir sur une des chaises couvertes de velours de sa chambre. Elle se pencha et s’appuya sur ses mains entrelacées, pensive et inquiète.

« Cette guerre ne cessera-t-elle donc jamais ? »

Lyria leva la tête lorsque quelqu’un vint toquer à sa porte. Ylgrand entra sans attendre la permission de la jeune femme aux cheveux bleus. L’homme était très inquiet et pressé, la panique et la tristesse se lisait dans ses yeux. Il s’approcha et pris les mains de sa douce entre les siennes. La pauvre dame ne comprenait pas ce qu’il se passait, mais se laissa faire sans objecter.

« Lyria, ma chère et tendre, il vous faut partir d’ici. Suivez-moi, je vous prie. »

Sans en rajouter, il prit une des mains de l’ondine et l’emmena avec lui. Le couple traversait les couloirs en courant, l’odeur âcre de la fumée se faisait de plus en plus forte, les bruits des épées et des boucliers qui s’entrechoquaient, les cris des soldats tombés à terre, ceux qui exprimaient leur rage de vaincre l’ennemi, ceux des innocents pris au piège par les lames et les flammes, les crépitements de toutes les choses et de tous les êtres qui se faisaient rongés par les flammes qui avalaient tout sur leur passage. L’enfer était présent et régnait en maître sur la ville qui se consumait petit à petit.

Ils arrivèrent dans un des couloirs ouverts qui entouraient la ville. De là, ils purent voir le terrible brasier s’élever vers le ciel ainsi que les vagues de chaleur déformer le doux paysage qui s’offrait autrefois à eux comme une promesse d’amour et de liberté. L’heure était pour eux de se quitter et Ylgrand, qui n’avait d’autre choix que de rester pour défendre le château, tenta tant bien que mal de faire partir sa tendre moitié. C’est avec le regard triste qu’il lui dit tout ce qu’il avait sur le coeur.

« Lyria, ma belle, je dois vous dire que nous devons désormais nous quitter. C’est ici que je vous laisse. Partez. Sachez que je vous aime du plus profond de moi-même. »

Lyria, ne croyant pas un mot de cela, s’accrocha aux vêtements de celui qui nourrissait son coeur en amour, les larmes aux yeux.

« Vous ne pouvez me laisser seule ! Je vous prie, venez avec moi Ylgrand. Nous vivrons heureux, loin d’ici et de cette guerre ! »

« Je comprends ce que vous ressentez mais croyez moi, je n’ai guère le choix. Je suis obligé de rester et de me battre. Mais je ferais tout pour vous retrouver. Je vous le promet. »

L’ondine, triste, embrassa Ylgrand avec tout l’amour qu’elle lui portait et partit en courant sans jeter un regard en arrière. C’était quelque chose de bien trop dur pour elle. L’homme, quant à lui, fit demi-tour et revêtit quelques pièces d’armure trouvées sur le chemin. Il allait se battre pour celle qu’il aimait bien plus que n’importe qui et pour tous les habitants de cette ville qui avaient péris. Prenant son épée, il se jeta sur les premiers ennemis venus avec un cri de guerre venu du plus profond de sa poitrine. Ses ennemis se défendaient bien mieux qu’il ne le pensait, mais reçu bien vite le soutien de ses camarades. Ensemble, ils se battirent tels des guerriers enragés, la soif de vaincre et de venger leurs frères d’armes se fit de plus en plus intense et leurs coups de plus en plus puissants. Malheureusement, cela ne suffit pas pour les vaincre. L’ennemi revenait toujours en nombre et ces pauvres hommes résistaient tant bien que mal malgré leur infériorité. Lorsqu’ils comprirent que tout était désormais perdu, Ylgrand et ses compagnons battirent en retraite, mais il était trop tard. Le jeune homme senti la morsure glacée de la lame dans sa poitrine et s’effondra. Ce fut pareil pour tous ses camarades, sauf un. Un seul survécu à ce terrible massacre et il s’enfuit comme il pu à travers les corps et les flammes.

Lyria se trouvait dans une petite maison accompagnée de quelques gardes et servantes. Son sourire radieux avait disparu depuis que la ville fut victime de la guerre. La seule chose qui occupait ses pensées était Ylgrand, son amour de toujours. Jamais elle n'aurait soupçonné un seul instant la mort de ce dernier. Un des gardes fit entrer un soldats blessé dans la petite maison et parla discrètement avec lui. Le soldat alla voir la dame et s'agenouilla face à elle.

« Ma dame, ce que je vais vous dire… risque d’être difficile, mais… Ylgrand est tombé au combat. Je suis le seul surviant. Croyez-moi, il était comme un frère pour moi. Sa disparition me chagrine vraiment beaucoup. »

L'ondine ne voulait pas en croire un mot. Les larmes se mirent à couler sur ses joues, la tristesse l'envahissait et son corps tremblant tomba à terre. La jeune femme pleurait, les jambes allongées au sol et les mains à terres, elle pleurait toutes les larmes de son corps. Son cher et tendre l'avait quittée pour rejoindre ses camarades au ciel. Lyria cria sa douleur et sortit en courant. Jamais plus elle ne trouverait l'amour et la joie de vivre. Les gardes essayèrent de la rattraper, mais la dame trouva un serpent enfouit sous des pierres, y plongea sa main et se fit mordre avant même qu'ils n'aient pu faire quelque chose. Plusieurs jours durant, la belle ondine s'affaiblissait sur son lit en proie à une fièvre intense et des difficultés à respirer croissantes. Ce fut au bout du cinquième jours qu'elle expira pour la dernière fois en prononçant des mots à peine audibles.

« Ylgrand…. Mo...n… Amour… Je suis là………... »

Une larme se cristallisa sur le coin de son œil et tomba sur le coussin de plumes de la dame. Ce cristal était des plus purs et des plus beaux. L'on dit que ce cristal est né grâce à la magie de la jeune femme, magie qui aurait été capable de cristalliser l'eau la plus trouble en un cristal des plus pur.




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