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 [RP] Deux âmes en quête de Lumière Sujet suivant
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Iniaki Morrigane
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MessagePosté le: Lun 13 Juin 2016 - 12:39 Répondre en citantRevenir en haut

Néharaku 918




Iniaki avait attendu que tout le monde semble endormi pour sortir furtivement des Spires. Elle avait rendez vous avec Ottilia, une autre aspirante, près du grand Hall. La jeune Fëalocë avait été à l'origine du rendez-vous. Elle avait très envie de visiter le kaerl de nuit, mais avait un peu peur de s'y aventurer toute seule. C'est pour cela qu'elle avait proposée à sa nouvelle amie de participer à l'échappée nocturne.
Elle arriva enfin dans le grand hall, priant pour ne tomber sur personne. Il lui avait semblé voir un garde au loin et son cœur tambourinait dans sa poitrine. Braver l'interdit avait un goût réellement délicieux et un sourire se dessina sur les lèvres fines de l'adolescente. Elle repéra Ottilia à la lueur de la lune, qui regardait la coupole située au dessus de sa tête. La jeune fille s'approcha de la brunette.

"Tu es venue."
lui dit-elle sans cacher son soulagement. "Ça va ? Tu n'as pas trop peur ?"

Sans attendre la réponse de sa compagne d'Aspiranat, Iniaki lui empoigna la main et entrepris d'avancer un peu au hasard dans le grand hall. Elle décida de prendre un chemin qu'elle n'avait encore jamais pris et s'enfonça entre les colonnes de la grande salle. Les rayons de la pleine lune filtraient entre les vitraux et le spectacle était vraiment magnifique. Iniaki continua donc d'avancer sans réfléchir, allant simplement aux endroits qu'elle trouvait jolis. Elle n'épargnait pas sa camarade de ses impressions et laissait échapper des commentaires sur chaque vitrail. Alors que l'adolescente s'attendait à retomber sur un énième vitrail, elle découvrit une espèce d'arche ornée de signes étranges. La rouquine s'avança, lâchant la main d'Ottilia.

"Mais qu'est ce que c'est que ça ?"
murmura t-elle.

La rouquine appuya sur les magnifiques battants de l'arche, qui s'ouvrirent pour laisser apparaitre un escalier. Piquée par la curiosité, la Fëalocë ne sembla pas réfléchir une seconde et s'y aventura. Après avoir remarqué qu'il faisait bien trop sombre, même pour une tête brûlée comme elle, la jeune fille rebroussa chemin et attendit Ottilia qui avait eut la présence d'esprit de se munir d'une chandelle. Elle même en avait emporté une, mais beaucoup plus petite et non allumée. La jeune Fëalocë alluma sa chandelle aux côtés de son amie.
Plus les jeunes filles avançaient, plus l'obscurité devenait oppressante. Même Iniaki devait admettre qu'elle ne se sentait pas très à l'aise, et elle serrait la main d'Ottilia de plus en plus fort à chaque marche. Enfin, l'escalier s'arrêta. Lorsque la jeune fille monta sa chandelle pour voir sur quoi elles était tombées, elle faillit la faire tomber de surprise. Devant elle se dressait ce qui semblait être un authentique labyrinthe, comme dans les livres qu'elle avait dévorés étant petite.
Excitée comme une puce, l'aspirante s'avança vers le dédale, se demandant quel type de créatures magiques elle allait pouvoir rencontrer. Elle avait sans y penser lâché la main de son amie, et lorsqu'elle se retourna, elle était seule.

"Ottilia ? Ottilia ?" l’appela t-elle de toute la puissance de sa petite voix.

Elle retourna sur ses pas pour tenter de retrouver la Torhil. Un éclat attira alors l’attention de la jeune fille. Elle avança vers ce qui révéla être un miroir. Ce n'était certes pas le moment, mais Iniaki remarqua qu'une des mèches de ses cheveux partait totalement de travers. Alors qu’elle passait la main dans ses cheveux pour les aplatir, son sang se glaça. Son image dans le miroir ne suivit pas ses mouvements et resta figé comme de la pierre.

« Aaaah ! »

Un cri de terreur échappa de la bouche de la jeune fille. Son reflet venait de bouger de manière totalement autonome. Lentement, très lentement, l’image bougea et… sortit du miroir.
Le corps de l’adolescente tremblait violemment sous l’effet de la terreur et ses jambes faillirent se dérober sous son poids.

« Pourquoi est-tu effrayée ? Je ne suis que ton vrai toi. »
dit la jeune fille du miroir, avec une voix exactement semblable à la sienne.

Un sourire sinistre vint se peindre sur le visage de son double alors qu’elle continuait à s’approcher. Iniaki avait beau essayer, elle n’arrivait pas à bouger, ses jambes étaient figées par la terreur. L’Iniaki du miroir vint poser sa main glacée sur la joue de l’originale. Leurs visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres.

« L’image de petite fille gentille et heureuse que tu renvoies à tout le monde… Nous savons toutes les deux que ce n’est qu’un mensonge.»
susurra la jumelle maléfique.

« La vérité, c’est que nous sommes des monstres. Nous les avons tous abandonnés pour vivre nos rêves. Sans dire un mot. Nous avons abandonné Solrys blessée dans la forêt et nous avons fuit. Nous avons laissé Mère mourir… »


Alors que le double parlait, elle empoigna violemment le menton d’Iniaki qui fit tomber sa chandelle. L'adolescente restait toujours tétanisée par la terreur et ne semblait que pouvoir subir la situation.

« Admets la vérité sur notre nature. Nous sommes des personnes horribles, Iniaki. Nous ne méritons pas de vivre. Le monde serait beaucoup mieux sans nous. »

Le double approcha lentement ses mains du coup de l'originale avec un regard si effrayant que l'adolescente fut encore plus pétrifiée de terreur, si cela était possible.

« Je peux t'aider à le faire, si tu veux. »
dit-elle avec un grand sourire tout en serrant avec une force insoupçonnée le coup de la Fëalocë qui gémit de douleur et se débattit sans grande vigueur.

Des larmes coulèrent sur ses joues alors que l'étreinte se resserrait. La véracité des propos du double l'avaient atteinte de plein fouet. Elle était un monstre et sa vie de valait rien. C'était tellement évident. Alors pourquoi se battre ? Pourquoi ne pas laisser cette personne si semblable à elle-même lui ôter ses souffrances ? Soudain, l'image d'Ottilia lui vint à l'esprit. Non, elle ne pouvait pas la laisser à son sort alors que sa présence ici était entièrement sa faute. Et puis elle se remémora ce petit dragon dont Solrys lui avait parlé... si elle mourrait bêtement, il ne verrait jamais le jour...

*Non ! Je ne veux pas mourir ! Je ne PEUX pas mourir ! Pas maintenant !*

L’éclat de la chandelle se refléta dans le miroir et aveugla l'adolescente. Une idée germa alors dans l'esprit de la Fëalocë.

*Le miroir… il faut que je parvienne à le briser…*

Elle mordit brusquement la main du double qui laissa échapper un cri de douleur. La jeune fille courut le plus vite qu'elle pouvait vers le miroir et donna instinctivement un coup de coude dans celui ci. Il se brisa en milles morceaux. Tremblant de terreur, la Fëalocë se retourna lentement, priant pour que le double ait effectivement disparu. Lorsqu'elle se fut retournée, elle constata à son grand soulagement que la "jumelle maléfique" avait bien disparu. Elle tomba alors à genoux, le souffle court.


"Par tous les Dieux, qu'est ce que c'était que ça ?"
dit Iniaki d'une voix blanche.
La rouquine massa son cou douloureux et resta sur les genoux quelques minutes, comme si elle craignait qu'une nouvelle chose horrible réapparaisse une fois qu'elle se serait remise en mouvement. Il fallait qu'elle sorte d'ici à tout prix. Et qu'elle retrouve Ottilia.

"Il y a quelqu'un ?? Ottilia ! Bon sang, tu es où ??" hurla l'aspirante céleste d'une voix étranglée.

La perspective de recroiser une nouvelle chose l'effrayait tellement qu'elle sursautait à chaque petit bruit et se retournait sans cesse. Il lui semblait sentir un regard sur sa nuque. La jeune fille n'avait jamais était aussi paniquée, mais elle sut garder assez de calme pour ne pas courir dans les couloirs et garder ainsi sa chandelle intacte. La plus grande catastrophe qui aurait maintenant put lui était de se retrouver dans le noir complet. Sa main tremblait de moins alors qu'elle avançait et elle avait un peu repris son souffle.

"Ottilia !!" cria une nouvelle fois Iniaki.

L'idée d'imaginer son amie perdue dans un tel endroit suffisait à lui donner la force nécessaire pour repartir.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~


Dernière édition par Iniaki Morrigane le Jeu 22 Sep 2016 - 23:01; édité 2 fois
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MessagePosté le: Lun 13 Juin 2016 - 12:39 Revenir en haut

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Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Mer 15 Juin 2016 - 16:27 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia partait rejoindre son amie Iniaki pour leur rendez-vous nocturne. Après la vaisselle, la torhil était partie faire soigner ses mains blessées par les éclats d'assiettes cassées. La Fëalocë avait proposer une visite du kaerl durant la nuit. La jeune fille avait donc emprunté un livre sur les dragons pour passer le temps. Ensuite, quand l'heure arriva, elle prit sa chandelle pour se déplacer dans les couloirs sans trop de problèmes. Le seul obstacle était la garde. Il fallait l'éviter et ne pas faire trop de bruit pour ne pas se faire repérer. C'est ce qu'Ottilia fit. Dès qu'un garde approchait, elle se cachait derrière un mur en cachant le plus possible la lumière de sa chandelle. Elle arriva enfin au grand hall. Tout en admirant les lieux, elle remarqua Iniaki. La lueur de la lune rendait le teint de la rouquine très pâle. La torhil s'avança d'un pas assuré vers la jeune fille. Elle remarqua vite le soulagement dans la voix de la petite rousse.

"Oui je suis venue. Je n'allais pas manquer une sortie nocturne. J'en faisais parfois avec mon frère. C'était assez amusant." Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. "Jamais peur de la nuit. Même quand on n'est pas censé sortir"

Iniaki pris Ottilia par la main et l'emmena dans des endroits a hasard. Les deux aspirantes découvraient des recoins du kaerl qu'elles n'avaient jamais visité. Les vitraux étaient magnifiques. La rouquine n'épargnait pas La torhil de ses commentaires et impressions qu'elle avait. Il faut dire que ça lui plaisait. C'est alors qu'elles se retrouvèrent devant une porte ornée de symboles plutôt étranges. La petite rousse lâcha la main de sa compagne et ouvrit la porte. La grande brune la suivi dans les escaliers.

"Comme c'est intriguant !" S'exclama Ottilia. "Je me demande ce qu'il y a ici. En plus ces symboles sont plutôt intriguant. Que de mystères ici. C'est peut-être un endroit pour les chevaliers ou les maître. En tout cas, mon maître ne m'a jamais parlé d'un tel endroit dans le kaerl. C'est encore plus intriguant !"

La jeune fille était aussi excitée qu'une puce. Elle avait lu tellement de livres qui parlaient de choses et d'endroits mystérieux. Elle avait tellement envie de vivre ces histoires que son coeur battait à toute vitesse. Au fur et à mesure que les jeunes filles avançaient dans les escaliers, plus l'obscurité était présente et plus Iniaki serrait la main d'Ottilia. Une fois arrivées en bas, la petite rousse fut surprise de voir un labyrinthe. La grande brune n'en fut pas moins surprise. Elle s'attendait à tout, sauf à ça. Cela ne lui plaisait pas beaucoup. Quelles créatures pouvaient s'y trouver ? Une partie d'elle lui disait de remonter, mais une autre la poussait à aller voir. Iniaki partait tout droit dans le labyrinthe. Ottilia voulu la rattraper mais n'en eu pas le temps. Une question se posait à elle. Aller la chercher ou appeler quelqu'un ? Elle ne voulut pas prendre le risque de se faire gronder une nouvelle fois et décida donc d'aller la chercher dans le labyrinthe. Elle entendit la vois de sa camarade qui l'appelait et lui répondit en criant.

"Iniaki ! Revient !"

C'est lorsqu'elle entendit le cri de la rouquine qu'elle sut qu'il lui était arrivé quelque chose. Par où passer ? Il y avait tant de chemins différents. Elle en pris donc un au hasard. La surprise qui l'attendait ne fut pas des moindres. Son frère, étalé sur le sol, en armure et couvert de sang. Choquée, elle courut vers lui et tremblait de tout son corps. Ottilia tomba à genoux, les larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle murmurait, désespérée.

"Hjoldir, dit moi que c'est pas vrai... je t'en supplie. Tu n'as pas le droit."

Un léger murmure se fit entendre. Celui-ci venait de Hjoldir.

"Ottilia... Tu... Nous as.... Abandonnés... Jamais je .... te pardonnerais...."

Dans un dernier soupire, Hjoldir ferma les yeux et se laissa mourir. La torhil, touchée en plein coeur, ne supportais plus la vue du corps inerte de son frère. Elle se leva pour partir lorsqu'un grondement sourd se retentit derrière elle. Ottilia se retourna lentement, les yeux encore humides, les souffle coupé et les yeux grands ouverts. C'est un troll qui courait droit vers elle. Un troll énorme, au pas lourd et aux yeux rouges. Effrayée, la jeune poussa un cri à glacer le sang, se retourna et couru. Dans son élan elle oublia complètement son frère. Au dernier moment, elle sauta par-dessus, mais se réceptionna mal. La chute fut violente, mais la jeune fille se releva vite et continua de courir. Elle parcourut le labyrinthe sans savoir où elle allait. L'air commençait à lui manquer. Elle se laissa tomber, à bout de souffle. Le troll avait cessé de la poursuivre. Les larmes recommençaient à couler. Assise contre un mur, les mains sur son visage, elle se demandait pourquoi elle n'avait pas plutôt choisi d'aller chercher quelqu'un. La torhil se mit à parler seule, dans ses sanglots.

"Iniaki... Pourquoi on est venu ici. Maintenant on est perdues, séparées et seules au milieu des créatures sauvages et sanguinaires."

Après un petit moment de repos, Ottilia remarqua une douleur au bras et à la cheville. En regardant, elle vit un gros hématome sur son avant bras droit. Sa cheville était douloureuse, mais n'était pas enflée. C'était plutôt bon signe, mas elle restait rouge tout de même. La jeune fille décida de continuer ses recherches malgré tout. Pour l'instant, trouver Iniaki. Et si possible, une sortie. C'est avec un moral bas et une incapacité à courir qu'elle reprit ses recherches. En espérant que le troll reste loin et qui qu'il n'y ait pas d'autres créatures. Bien évidemment, elle se maudit d'avoir perdu la chandelle en tombant. Elle se retrouve donc dans l'obscurité.





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Iniaki Morrigane
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MessagePosté le: Jeu 16 Juin 2016 - 17:47 Répondre en citantRevenir en haut



Cela faisait une bonne dizaine de minutes qu’Iniaki avançait dans le dédale sans rien croiser. Son corps tremblait moins et son pouls avait retrouvé une cadence à peu près normale. Toute la concentration de la Fëalocë était focalisée sur la survie de sa chandelle. Il s’agissait là du moyen qu’elle avait trouvé pour éviter de penser aux choses horribles qui pouvaient encore croiser sa route.
De temps en temps, de petits bruits venaient rompre le silence des lieux mais Iniaki tentait de ne pas y porter attention. Après tout, elle n’avait été attaquée par ce « miroir » que parce qu’elle avait l’avait approché. Peut-être qu’en ignorant les « monstres » de ce labyrinthe, ceux-ci la laisserait tranquille ? Elle n’y croyait pas trop, mais cela valait le coup d’essayer.
Lorsque l’aspirante sentit un courant d’air glacé sur sa nuque, elle dut utiliser toute la force de sa volonté pour ne pas courir. Mettant cette sensation sur le compte de son imagination, elle reprit sa route en frissonnant.

« I…ni…aki… »

La jeune fille n’entendit pas ce premier murmure, quasi inaudible.

« Inia…ki »

Cette fois-ci, le murmure plus perceptible atteignit l’ouïe de la rouquine. Croyant qu’il s’agissait d’un écho de la voix d’Ottilia, elle se retourna vers l’origine du bruit, le cœur emplit de soulagement et un grand sourire sur le visage. Ce sourire fondit aussi vite qu’il était apparu. Ne pouvant cette fois plus se contenir, la jeune fille courut à toutes jambes, ne prenant plus garde à une chose aussi futile que la survie de sa chandelle. Elle devait juste courir le plus loin possible de cette chose. Au bout de ce qui lui sembla être une éternité, Iniaki cessa de courir et se retourna pour voir si la chose était encore à portée de vue. Elle laissa échapper un soupir de soulagement en constatant qu’elle n’était derrière elle. L’adolescente se retourna pour reprendre son chemin. Et sentit son sang se glacer. La chose était face à elle, à peine à deux centimètres de sa figure.

"AAAAAAAAAAAH !"

Un cri d’une force inouïe pour une personne si frêle sortit de la bouche de la jeune fille qui se mit à courir jamais elle ne l’avait fait auparavant. La peur lui donnait des ailes et ses jambes semblaient avoir oublié toute la fatigue de la course précédente. Sa course s’arrêta lorsqu’elle heurta de plein fouet un mur. Sa tête lui faisait affreusement mal et l’important flux de liquide chaud qui coulait de son arcade sourcilière lui avait ôté la vue de l’œil gauche. Cela était certes d’une importance minime dans l’obscurité, mais pas bien agréable.
Iniaki se redressa avec difficulté, à moitié assommée par le choc et la douleur. Si elle avait été dans son état normal, elle aurait sans doute repris sa course en hurlant de plus belle. Mais la jeune fille ne se sentait actuellement pas capable de bouger le moindre muscle. Elle se contenta d’observer avec effroi la chose floue et lumineuse qui se tenait à quelques centimètres d’elle.
Réprimant un sanglot d’effroi, la rouquine leva la tête vers ce qui devait être le « visage » du monstre. Les traits étaient brumeux, mais il s’agissait bien de ceux d’un être humain. Son regard était mort et froid, ses joues très amaigries, le reste de son corps décharné. Ce visage avait un petit quelque chose de familier et Iniaki tenta de se remémorer où elle avait bien put voir cette « personne ». Après qu’elle eut fait le tour de ses quelques connaissances, la jeune fille ressentit un haut-le-cœur. Ce visage… cela ne pouvait être que celui de cette personne…

« Ma… Maman ? »
murmura t-elle avec stupéfaction.

Le fantôme continuait de l’observer de son regard mort. Il s’approcha très près, collant presque son « visage » à celui la Fëalocë. Ouvrant grand l’orifice qui devait être sa proche, il poussa un cri strident qui sembla résonner jusqu’aux os de la jeune fille. Elle se boucha les oreilles et se recroquevilla contre le mur, tremblant de tout son corps.
Lorsque le bruit sembla s’être apaisé, elle enleva les mains de ses oreilles et regarda sa « mère », les larmes aux yeux.

"Ini…aki" répéta le fantôme d’une voix d’outre-tombe.

"C’est moi… Maman…" répondit l’adolescente, peinant à en croire à ses yeux.

"Pourquoi… pourquoi est-tu ici… tu ne devais pas quitter la maison… jamais… " dit le fantôme d'une voix si familière.

Le fantôme de sa mère avança sa main décharnée vers la joue de sa jeune fille et l’effleura légèrement, reproduisant un geste tant de fois répété de son vivant. Aucun doute, il ne pouvait que s’agir de sa mère.

« Je… je… Pardonnez-moi Mère… »
murmura Iniaki en baissant la tête.

« Tu dois rentrer à la maison ! JE NE TE LAISSERAI PLUS JAMAIS SORTIR ! »
hurla le fantôme.

Le décor changea alors en un clin d’œil et la jeune Fëalocë se retrouva dans son ancienne demeure, le fantôme de sa mère toujours à ses côtés.

« Nous serons à nouveau réunies dans quelques instants… pour toujours »
souffla l’apparition en disparaissant lentement et en souriant.

*C’est une illusion… tout ceci ne peut pas être réel…* songea l’adolescente en observant son ancienne chambre. Tout avait été reproduit à l’identique. Elle attrapa un livre laissé à l’abandon sur sa commode. La lueur de la pleine lune qui filtrait à travers sa fenêtre la réconforta.
Une sensation humide au niveau de ses bottes la tira de sa réflexion, et lorsqu’elle regarda le sol, elle sentit sa gorge se serrer. L’eau montait à vue d’œil et venait de lui arriver aux chevilles. Aux genoux. Aux hanches. Paniquée, la jeune fille courut vers la porte… qui refusa bien entendu de s’ouvrir.

*Stop… Stop ! Faites que ce cauchemar s’arrête !!!*

« A l’aide ! Aidez-moi !! » hurla la Fëalocë en tambourinant de toutes ses forces contre la porte qui refusait obstinément de s’ouvrir.




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Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Jeu 16 Juin 2016 - 20:10 Répondre en citantRevenir en haut

Le troll était revenu en courant. Dans l'obscurité, Ottilia courrait comme elle pouvait malgré sa cheville douloureuse. Elle courait sans cesse, transpirait, haletait et se sentait faiblir dangereusement. Sa cheville devenait de plus en plus douloureuse. Soudain, elle percuta quelque chose de dur et perdit momentanément connaissance. Le troll avait disparu. En regardant de plus près la chose qui l'avait percuté, elle se rendit compte qu'il s'agissait d'un mur. La jeune fille s'était retrouvée dans une impasse. Mécontente, elle tapa du poing contre le mur en criant.

"Non ! Fichu labyrinthe !"

En reprenant ses esprits, elle remarqua qu'elle saignait du nez. Rien de grave. Elle avait de la chance après un tel choque. Le problème restait sa cheville. Elle avait de plus en plus de mal à la supporter. Ottilia retira sa botte en serrant les dents. En palpant la zone douloureuse, elle vit que ça avait bien enflé. Elle soupira. *Il ne manquait plus que ça. Bon sang...*

La torhil décida de se reposer, assise dos au mur. Elle finit par s'endormir un court moment. À son réveil, elle entendit des cliquetis. Un peu comme des chaînes. À sa grande surprise, elle se trouvait sur un sol pavé couvert de paille humide. *Où suis-je ?* pensa la jeune fille. Des bruits de pas et de chaînes se firent à nouveau entendre. Un grand homme se tenait devant des barreaux. Ottilia le regardait sans comprendre. Jusqu'au moment où elle se rendit compte que ses mains étaient enchaînées et qu'elle se trouvait dans une prison. L'homme ouvrit la porte de la prison et entra. Il s'accroupit et prit le menton d'Ottilia pour forcer la jeune fille à le regarder droit dans les yeux. Il parla avec une voix peu rassurante et un regard assassin.

"Alors ? Comme ça on vole une épée de valeur dans la forge de son papa ? Ce n'est pas digne d'une jeune fille ça. Qu'as-tu à dire pour ta défense ?"

La jeune fille voulu détourner son regard mais l'homme était beaucoup trop fort. Elle répondit peu rassurée.

"Je..."

"Chut !" La coupa l'homme. "Je ne t'ai pas autorisé à prendre la parole petite voleuse."

L'homme se mit à rire, son regard toujours braqué sur celui d'Ottilia. Il était fier de l'avoir comme prisonnière. Il prit le temps de savourer cet instant qu'il trouvait délicieux. Se nourrissant de la peur de la jeune torhil, il lui fit part de tout ce qu'il voulait lui faut subir, avec une voix plutôt mielleuse.

"Écoute moi bien petite. Tu es MA prisonnière. Je peux faire tout ce que je veux de toi. Absolument tout. Te garder en vie, te tuer, faire de toi mon esclave personnel, peut-être assouvir quelques désirs voir même te vendre au marché noir sur un continent loin d'ici." Son sourire mesquin était de plus en plus grand et effrayant.

Ottilia, désespérée, cria un non et donna un grand coup de pied dans le torse de l'homme. Celui-ci vola en arrière et s'écrasa sur les barreaux de la prison. L'illusion vola en éclat et la torhil se retrouva à nouveau dans l'obscurité du labyrinthe. Perplexe, la jeune se demanda ce qu'il venait de se passer. Elle pensait à voix haute.

"c'était un rêve ? Je ne comprends plus.... Qui était cet homme ? Il me semble l'avoir déjà vu quelque part... Oui ! Dans la forêt ! Il tentait d'échapper à plusieurs gardes. Un bandit peut-être. C'était quand on se promenait en famille avant la naissance de Ondi..."

Soudainement, un éclair lui traversa l'esprit, comme une révélation.

"Mais... Ce rêve.... C'est exactement le passage d'un livre que j'ai lu ! Une fille de forgeron kidnappée par un bandit... J'ai toujours eu peur que ça m'arrive à moi et maintenant voilà que j'en rêve. Ça devient n'importe quoi. Si ça se trouve, c'est le labyrinthe qui fait tout ça "

Après s'être calmée, Ottilia tenta de se relever, mais sa cheville lui fit immédiatement comprendre qu'elle ne pouvait plus aller nulle part. Son visage se crispa à cause de la douleur et elle se laissa retombée, dos contre le mur. *Mince, la course d'avant a aggravé l'état de ma cheville. Si seulement j'avais ma chandelle... J'aurais pu voir dans qu'elle état elle est...*

Incapable de se remettre en route, la torhil cria de toutes ses forces pour appeler iniaki.

"Iniaki !!!!!!!!! S'il te plaît !!! Répond-moi ! Je t'en prie !......." sa voix s'atténua "j'ai besoin d'aide.... Que je n'ai pas l'habitude d'avoir..."

Ottilia ferma les yeux et se laissa sombrer dans un sommeil léger. Juste assez pour se réveiller au cas où quelqu'un l'appelle.





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Alyin
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MessagePosté le: Lun 27 Juin 2016 - 17:57 Répondre en citantRevenir en haut


//ATTENTION : Ce rp concerne une autre Alyin que celle normalement présente dans le temps du rp.
Pour plus d'information, lisez mon carnet de routes! //

Le labyrinthe. Alyin en avait arpenté les dédales trompeurs, il y a longtemps, avant même que Dealra ne la rejoigne en cette existence. Elles y étaient revenues toutes deux pour de sombres raisons, que ni l'une ni l'autre des deux liées ne désiraient évoquer, comme évitant sciemment une cicatrice douloureuse dans une caresse du passé.

°Alyin, sors d'ici. °
supplia Dealra.

°C'est toi, qui voulais revenir. °

°Pas ici. Il y a d'autres chemins. Les Spires, les jardins... ° insista la dragonne, un fol espoir perçant dans sa voix.

°Ils nous trouveront, riposta rageusement la Neishaane. °La paix retrouvée n'est pas propice aux cachotteries. Nous avons besoin d'un point de chute à l'abri des regards, et je suis lasse de camper dans les bois.°

Alyin s'était assise à même le sol, à genoux dans la poussière, cernée d'ombres menaçantes aux formes inquiétantes. La Neishaane n'avait jamais été de taille à affronter ses peurs. Mais les ignorer ostensiblement était tout à fait dans ses cordes. D'un chant mélodieux presque cristalin, elle recréa un environnement familier. Un mélange entre sa chambre d'enfant, là-bas dans les montagnes de Vaendark. Une odeur de pin et de fourrures humides imprégnées de neige fondue. Et un souvenir des Spires aux appartements propres et trop bien agencés, un lit aux draps blancs parfumés, un relent de poussière tiède et anonyme.

La Neishaane se laissa choir sur le lit trop propre, sans plus de regards au coffret à bibelots, à la malle à vêtements et aux tapis de fourrures qu’elle n’avait eu d’attention pour les créatures dans les coins d’ombre. Elle n’était plus une enfant. Pas au point de rire au nez du monstre tapi sous son lit, mais bien assez pour ne pas forcer la confrontation.

° Sauras-tu seulement sortir d’ici ? °

Le flot de pensées inquiètes de Dealra agaçait la Neishaane, qui l’ignora résolument pour se concentrer sur le fil ténu de son chant qui n’était plus qu’un murmure entêtant, l’écho d’une bise lointaine à l’étreinte glacée. Le sol morne des dalles du labyrinthe s’effaçait sous les fourrures, ses murs se parant du bois clair des montagnes. Des candélabres d’argents apparaissaient le long des murs, parant ce chalet aux proportions improbables d’une lueur mordorées qui se reflétait dans les yeux innombrables des monstres silencieux.

C’est alors qu’une jeune Fëalocë déboula à grands cris une chandelle à la main, cernée d’ombres épaisses comme du coton noir.

Alyin se tut, scellant l’obsolescence de son univers onirique. Elle eut un froncement de sourcils, ce qui lui donna la grâce impitoyable des statues anciennes, où les dieux entendaient inculquer la vertu aux hommes.

« Vous ne devriez pas crier, vous allez attirer les monstres. » s’indigna la Neishaane, posant un regard sévère sur l’inconnue.

« Eux aussi s’ennuient. »
conclut-elle avec un rictus.

Autour d’elle, le mirage s’écaillait lentement, le bois fondant pour laisser place aux dalles, les ombres engloutissant une partie de la literie.



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Iniaki Morrigane
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MessagePosté le: Sam 30 Juil 2016 - 23:45 Répondre en citantRevenir en haut



Un dernier effort désespéré pour enfoncer la porte. Un échec. L'abandon. La douleur.

Le silence.

Iniaki avait l'impression que ses poumons allaient exploser. Elle n'avait jamais ressenti une telle douleur jusqu'alors, mais son corps refusait de bouger, comme si l'absence d'oxygène l'avait totalement paralysée. La jeune fille ne pouvait qu'assister à sa propre mort, totalement impuissante devant ses derniers instants. A quoi bon lutter ? De toutes façons, elle ne pouvait plus rien faire...
La Fëalocë songea avec regret au kaerl qu'elle laissait derrière elle. Pour la première fois, elle réalisa que la vie qu'elle avait commencé à mener au kaerl était celle qu'elle avait toujours désiré mener. Une vie d'aventures, loin des pressions sociales, auprès de personnes admirables. A cause de son inconscience, elle avait gâché tout cela. Elvira, Solrys, Ottilia... ells ne les reverraient jamais... Si la rouquine avait pu, elle aurait certainement pleuré.

Les ténèbres commençaient à engloutir son esprit, quand elle sentit un rayon de soleil réchauffer son visage. Elle ouvrit les yeux et se retrouva face à une silhouette dorée. Il s'agissait d'une femme au visage doux, qui lui tendit la main en souriant. L'adolescente avança le bras avec difficulté et saisit la main de l'apparition. Dès que les deux mains entrèrent en contact, la pièce et l'eau disparurent. Iniaki se retrouva sur le sol du labyrinthe, hébétée (et totalement sèche). Elle inspira l'air à pleins poumons. Quand elle releva la tête, la femme dorée avait disparu. A sa place, se tenait une chandelle entière et allumée et une curieuse odeur s'apparentant à celle du feu de bois.

* Je dois être en train de rêver... enfin de cauchemarder... * songea la rouquine en saisissant la chandelle d'une main tremblante.

Milles questions fusaient dans sa tête. Qui était cette mystérieuse femme ? Comme avait-elle réussi à la sortir de cette pièce ? Pourquoi n'était-elle même pas trempée alors qu'une minute auparavant elle avait bien faillit se noyer ? Et puis, plus subsidiairement, comment cette chandelle neuve et allumée était-elle apparue toute seule ? Bon, elle n'en était pas à ça près en termes de bizarreries, mais elle se souvenait clairement avoir perdu la sienne éteinte à quelques mètres de là.
Il fallait qu'elle retrouve rapidement son amie et qu'elle s'en aille de là. =

"Ottilia !!" hurla Iniaki de toutes ses forces. Elle dérapa dans le coin du couloir, emportée par sa vitesse. C'est alors qu'elle distingua une nouvelle silhouette non loin de là.

*Oh non... qu'est-ce qu'il y a encore...*
songea avec irritation la jeune fille qui commençait à en avoir plus qu'assez de cet enchaînement de calamités.

La silhouette était dotée d'une magnifique chevelure d'un blanc éclatant. Contre toute attente, elle la rabroua pour avoir fait trop de bruits, lui intimant de ne pas "attirer les monstres". Aux dires de l'étrangère, ces derniers s'ennuyaient "aussi". Iniaki ne voyait pas là où la jeune femme voulait en venir, mais elle n'avait pas l'air bien dangereuse. Aussi s'approcha t-elle doucement, et chuchota :

"Je suis désolée, je ne voulais pas attirer les monstres. J'ai perdu mon amie dans cet endroit et je la cherche. L'auriez-vous vue s'il vous plait ?"

La rouquine ne s'enquit même pas de l'identité de la femme aux cheveux blancs, ni de la raison de sa présence ici. Sa mission prioritaire était de récupérer Ottilia, le reste lui semblait bien dérisoire.




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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû 2016 - 21:23 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia courrait de tout ce qu'elle pouvait en criant. Elle s'était réveillée dans la neige épaisse des bois de Vaendark et se retrouva poursuivie par des bandits armés jusqu'aux dents. La jeune torhil cherchait désespérément une échappatoire. Malheureusement, la neige haute rendait la tâche difficile. La torhil courait de moins en moins vite, le froid commençait à engourdir ses membres. Même sa cheville était devenue indolore. Au bout de quelques minutes, il n'y avait plus aucun bruit. En se retournant la jeune fille vit que les bandits avaient cessé de lui courir après. Voilà qui était une bonne chose. Elle continua de chercher un abri. Une tempête de neige allait bientôt éclater. Il ne fallut pas bien longtemps pour que celle-ci arrive. En un rien de temps la neige qui tombait s'était transformée en un rideau blanc. On n'y voyait plus qu'à quelques mètres devant soi.

Ottilia avançait sans savoir où aller. Sa terre natale était sur le point de lui ôter la vie. Elle avait froid, ne sentait plus ses mains ni ses pieds et elle était complètement trempée. Finalement, elle s'appuya dos contre un tronc d'arbre et se laissa glisser pour s'asseoir. Lentement, la torhil baissa la tête pour voir ses mains, légèrement teintée de bleu, quasiment gelées par le froid mordant du grand nord. Puis, sur ses mains, une goutte d'eau chaude. Une larme. Puis deux, trois et plusieurs autres. La jeune fille s'était mise à pleurer comme jamais auparavant. Ses yeux ne cessaient de pleurer toujours plus. Elle gémit, renifle et se laisse emporter dans son élan. L'aspirante perdue criait son désespoir, sa douleur et sa crainte. Elle hurlait le nom d'Iniaki en espérant que quelqu'un la trouve et l'aide à se réchauffer. Elle ferma les yeux un instant et lorsqu'elle les rouvrit, le noir.

De retour dans le labyrinthe, dos contre le mur, Ottilia continua de pleurer tout ce qu'elle pouvait. Elle essaya de se relever, mais retomba aussitôt à cause d'une vive douleur qui partait de sa cheville et remontait jusqu'au genou. Elle ne pu retenir le cri de douleur qui s'échappa. Des courbatures commençaient aussi à se faire ressentir avec la fatigue. Plus loin, une faible lueur était visible. L'espoir commençait à renaître dans l'esprit de la torhil. Elle décida donc de s'y rendre à quatre pattes. *Maudite cheville ! Pourquoi j'ai accepté de suivre Iniaki jusqu'ici. Sérieusement. C'est bon dans mes habitudes de suivre le premier venu. Remarque, si je ne l'avais pas fait je serais encore chez moi à m'ennuyer à affûter des armes. Tu seras comme moi qu'il disait. Heureusement que ça n'a duré que quelques jours. Par contre cette lumière là-bas...* Plus elle s'en approchait, plus elle distinguait la source de la lueur. Il s'agissait de runes. Intriguée, l'aspirante passa la main dessus. Une soudaine lumière vive l'envahie et elle se senti transportée ailleurs.

Ottilia avait fermé les yeux durant son petit voyage magique. Lorsqu'elle les ouvrit, ce fût sur de la lumière. Elle regardait tout autour d'elle, émerveillée. Elle se trouvait dans une arène. *Ce doit être ici que viennent les maîtres ou les chevaliers pour s'entraîner. Le labyrinthe, c'est tellement dangereux ! Y'a pas d'autres moyens d'y venir ? En tout état, ici je suis en sécurité. D'ailleurs, on me retrouvera forcément si je reste ici. Si c'est bien un lieu d'entraînement au combat, il y a bien quelques célestes qui viendront ici...* La torhil se coucha sur le dos et enleva ses bottes, non sans grimacer à cause de la douleur. Attendre ici était la meilleure solution pour elle. Elle en profita aussi pour se reposer et ferma les yeux pour se laisser bercer par les bras de Morphée, devant le téléporteur.





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MessagePosté le: Dim 21 Aoû 2016 - 15:15 Répondre en citantRevenir en haut


//ATTENTION : Ce rp concerne une autre Alyin que celle normalement présente dans le temps du rp.
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« Vous feriez mieux d’aller de l’avant que de courir après une amitié perdue. » nota Alyin, sentencieuse.

A la lisière de son champ de vision, le labyrinthe reprenait ses droits, balayant avec paresse les vestiges chimériques du chant de la Neishaane, avec d’autant moins de hâte que ces fragments de passé n’avait rien d’un havre rassurant, et de fait, rien d’un rempart solide contre la vilenie des lieux.

« Si vous l’avez perdue c’est de toute évidence qu’elle ne voulait pas rester avec vous ou qu’elle était trop faible pour ce faire. Dans un cas comme dans l’autre, il ne vous sert à rien de la pleurer car elle ne vous aurait pas aidé à sortir d’ici. »


La Neishaane eut un geste las de la main, empreint d’une certaine grâce, comme si chaque mouvement de sa vie se devait de répondre à une minutieuse mise en scène.

« Ils jouent avec vos peurs. Les monstres. Jamais personne n’est mort dans le labyrinthe. »

Alyin progressa de quelques pas dans la pénombre, la chandelle d’Iniaki parant sa pâle silhouette d’un éclat ambré qui la rendait plus vivante, plus vibrante. Sous ses pieds, les dalles se couvraient d’un sable épars qui peu à peu lui vint à les masquer entièrement comme sur une plage tranquille au sable doré.

Une petite silhouette vint à la Neishaane. De loin c’était une petite dragonne dorée, mais plus elle s’approchée, plus elle diminuée, et plus sa couleur s’effaçait. Lorsqu’Alyin se pencha pour la ramasser, elle n’était plus qu’un lézard de feu famélique aux écailles livides laissant voir des veines violacées.

« Certains sont restés piégés. Une seconde ou une vie. Mais en dehors aussi. Qui peut prétendre s’affranchir de son passé ? Des coups reçus et des espoirs déçus ? Des liens tissés et des cieux rêvés ? »

Elle reposa le lézard souffreteux sans s’attarder sur son cas et se tourna vers Iniaki.

« Peut-être êtes-vous simplement coincée ici parce que vous n’êtes pas en paix avec votre passé. » lui asséna-t-elle froidement.

« Dites-moi ce qui vous hante et je vous montrerai la sortie. »
déclara finalement la Neishaane avec un sourire narquois, sur un ton qui laissait à penser qu’elle n’avait rien perdu de son insolence d’antan.

Ce n'était même pas un mensonge : Alyin était bien trop égale à elle-même pour jamais s'avouer perdue.



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MessagePosté le: Ven 26 Aoû 2016 - 15:24 Répondre en citantRevenir en haut



Piquée au vif, Iniaki dut se faire violence pour ne pas répliquer sèchement quelque chose de peu civilisé à l'inconnue. Comment osait-elle lui dire d'abandonner son amie à son sort ? Quelle personne horrible !

"Je ne pleure pas d'abord..."
grommela t-elle en lançant un regard furieux vers la Neishaane.

Son mécontentement se mua rapidement en intérêt lorsque Alyin commença à lui expliquer la nature du labyrinthe.

"Donc toutes les choses que j'ai vues n'étaient qu'une création de mon esprit ?" demanda, incrédule, la jeune Aspirante. *Mais c'est impossible ! Tout était si... réel !* Agrippée à sa chandelle, elle tenta de trouver une explication plus rationnelle aux précédents événements. Rien ne lui vint à l'esprit, aussi accorda t-elle le bénéfice du doute à la Neishaane.

L'Aspirante céleste vit avec stupeur les dalles de pierre du labyrinthe se muer en sable sous les pas de la jeune femme. Quelle sorte de magie était-ce là ? *Après tout ce que j'ai vécu, je ne devrais pourtant pas être impressionnée par une si petite chose...* songea la Fëalocë tout en restant tout de même sur ses gardes. Elle leva un sourcil interrogateur lorsque qu'Alyin lui expliqua que c'était un élément de son passé qui avait causé sa perte dans le Labyrinthe. Tout ceci était d'un ridicule... comment diable un dédale de pierre aurait-il put voir aussi profondément dans son cœur ?


"Je suis tout à fait en paix avec mon passé, merci"
répliqua Iniaki d'un ton peu amène. Force était pourtant de constater le contraire et la jeune fille le savait bien. Et si l'inconnue ne lui mentait pas ? Elle aurait alors rejeté sa seule chance de sortie... Ravalant sa fierté, elle déclara sur un ton un peu plus sympathique :

" Bon, il y a peut-être bien un petit quelque chose... depuis que ma mère est morte, je vis la vie dont j'ai toujours rêvé. Mais j'ai l'impression de la trahir en faisant cela."

Gênée de s'être confiée ainsi à une parfaite inconnue, Iniaki détourna le regard avant d'ajouter d'une voix aussi ferme que possible :

"Mais avant de trouver la sortie, je dois trouver mon amie. Je vous en supplie, aidez moi, je ferais tout ce que vous désirez en échange..."

*Sauf passer plus de temps avec vous...*
songea la jeune fille qui avait déjà classé l'étrange inconnue dans la catégorie des personnes non-fréquentables.




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MessagePosté le: Mar 13 Sep 2016 - 20:07 Répondre en citantRevenir en haut


//ATTENTION : Ce rp concerne une autre Alyin que celle normalement présente dans le temps du rp.
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Alyin avait accueilli les pleurnicheries de l'aspirante avec un haussement d'épaules. Après tout, peut-être avait-elle été ainsi, à son âge, si prompte à se lamenter sur son sort, lorsque la vie ne lui avait pas encore dispensées ses trop amères leçons.

Un sourire moqueur fleurit aux lèvres de la Neishaane.

« Une œuvre de votre esprit, je ne crois pas. Mais de la magie qui imprègne ces murs, assurément. »

La Neishaane rit, et son rire avait la clarté d'un torrent d'été.

«  J'en doute, si tu n'avais pas peur des ombres du passé, tu ne te cramponnerais pas à cette chandelle comme si ta vie en dépendait. »

Disant ces mots, Alyin balaya d'un revers du pied une brassée d'un doux sable doré, telle une marée subtile d'un passé trop présent.

« Aurait-elle préféré que tu souffres et que chacun de tes jours en ce monde soit dédié à la pleurer ? » s'enquit Alyin avec une curieuse sincérité.

Le regard qu'elle posait sur la Fëalocë se durcit, quand elle ajouta :
« A moins que tu ne sois cause de sa mort et l'ais effectivement trahie... »

Alyin avait parcouru les autres Màrs, elle avait appris que parfois, les belles paroles et les douces intentions ne sont qu'apparence, mais au cœur même du Màr Menel, elle ne s'attendait pas à dénicher le bourgeon de la cruauté ardente. Même si parfois, les dragons eux-mêmes se trompaient...

« Si tu veux retrouver quelqu'un dans le labyrinthe, tu dois laisser tes peurs se focaliser sur cette personne. Les illusions ne sont jamais aussi effrayantes que lorsqu'elles ont une part de vérité. »

« Alors, dis-moi, quelle est selon toi la pire chose qui pourrait arriver à ton amie ? »

La voix de la Neishaane s'était fait glaciale et tranchante, car quelle amie était donc la Fëalocë si elle plaçait son désir égoïste de retrouver l'autre au dessus des tourments implicites qu'il impliquerait pour l'autre ?



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MessagePosté le: Ven 16 Sep 2016 - 20:59 Répondre en citantRevenir en haut

Lordan, malgré sa fatigue, fut sensible à la beauté tranquille du moment quand son bronze le déposa devant la Porte des Spires.
Un grand silence régnait sur la zone de prairies et de bosquets qui entourait la Cité céleste. Rien ne filtrait ici de l’activité nocturne du kaerl. La lumière lunaire découpait la masse sombre des remparts sur le ciel rempli d’étoiles et créait une sorte de vision d’un monde irréel, comme hors du temps.
De jour, ces lieux étaient souvent très animés. On y déchargeait les matériaux lourds apportés par les dragons les plus puissants. C’était aussi un lieu de sortie qui permettait d’échapper au sentiment d’enfermement qu’aurait pu donner le Mar Menel si toute la surface de l’île volante avait été construite. Les aspirants aimaient venir s’y distraire, admirer les dragons qui s’élevaient du Valarëa et rêver au moment où ils seraient liés à leur tour. On y donnait des rendez-vous, organisait des pique-niques, des jeux sportifs ; on allait se faire peur en se penchant à l’extrême bord des falaises vertigineuses qui constituaient le socle du kaerl aérien. Et on était toujours sûr de décoller ou de se poser sans avoir à attendre son tour comme c’était le cas intra muros. Ainsi Lordan allait-il rejoindre en quelques minutes son appartement des Spires et Hanelvig serait sur son balcon préféré au Valarëa en quelques brassées d’ailes.

Ils rentraient d’un contrôle impromptu au grand lac de la Sylve. Un jeune chevalier avait signalé avoir vu une anomalie déformer la surface des eaux, une sorte de grand sillage, un tourbillon, une vague bizarre, il ne savait trop. Lordan qui, en cet endroit, avait vécu quelques aventures surprenantes et restées mystérieuses, avait proposé d’aller inspecter les lieux. Rien n’était cependant sorti de ses allées et venues à dos de dragon au dessus du lac, pas plus que des deux heures d’observation depuis un escarpement de la rive. La nuit était avancée quand ils avaient enfin rejoint le Mar Menel. Ils étaient fatigués, la journée avait eu son lot d’entraînement et de tâches diverses et cette sortie supplémentaire les avait quelque peu achevés.
Sans s’attarder, ils échangèrent donc des souhaits de bonne nuit et tandis que Lordan se dirigeait vers la poterne des Spires, Hanelvig prenait son envol vers l’imposante et étrange construction du Valarëa. Lordan le suivit de la pensée tout en grimpant l’escalier extérieur qui rejoignait le chemin de ronde, son itinéraire préféré pour rentrer à la Tour où il logeait.

C’est en entrant chez lui qu’il perdit le contact avec Hanelvig et il l’imagina avec satisfaction, déjà installé parmi ses frères au repos. Dans un coin de son coeur il gardait pour le grand Bronze un certain penchant protecteur qu’il n’avait plus vraiment l‘occasion d’exprimer mais enfin, il avait porté le bébé dragon sur son épaule, il lui avait appris à bien se conduire en société humaine et l’avait encouragé dans toutes les étapes de sa croissance si rapide. Cher Hanelvig ! Ces pensées attendries furent brusquement secouées justement par la pensée très agitée du cher Hanelvig.

*Ho ! Mon lié ! En voilà une histoire ! je viens de capter Ottilia, quelque chose ne va pas … elle a mal et elle pleure, enfin elle est très bouleversée !*


Lordan fut quasiment choqué :

*Hanelvig, voyons ! tu ne devrais pas t’intéresser à ses sentiments personnels ! Chercher ainsi à lire l’esprit d’une jeune fille ! Ou de n’importe qui d’ailleurs ! qu’est-ce qui te prend ?! *


*Mais non ! Je ne pensais pas volontairement à elle ! Il faut que ce soit vraiment très grave pour que son appel m’ait atteint.. Elle est blessée, elle a peur, très peur...*

*Mais enfin, que peut-il lui arriver aux Spires ? Si elle n’était pas rentrée à l’appel du soir, en tant que son maître, j’aurais été prévenu.*

*Elle n’est pas aux Spires … non. c’est très bizarre. Elle est dans un endroit tout vibrant de magie,,! Et elle ne semble pas du tout m’entendre. Le Don des dragons ne semble plus fonctionner dans ce sens.. Ah ! Je comprends.. ce sont les échos des courants du Nexus. Elle est dans le Labyrinthe !*


Lordan, qui venait de jeter son manteau sur une chaise, en demeura pétrifié.

*Quoi ? Ce n’est pas possible. Les aspirants ne sont jamais introduits seuls dans cet endroit et personne n’oserait y en conduire un sans en demander l’autorisation et prévenir son Maître ! Elle ne sait même pas où ça se trouve ! Je n’aime pas cet endroit, je le trouve dangereux pour la plupart des gens. Ottilia ne peut être là-bas. Tu as dû rêver.*

*Si ! c’est bien le labyrinthe. La couleur mentale du Nexus, de la magie du Nexus ! Il n’y a que dans le Labyrinthe qu’on la perçoit. Tiens, je te transmets mon impression !*


Lordan sentit son esprit se vriller, le monde se mit à onduler, il crut apercevoir des dizaines de scènes, des visages par centaines, se succédant comme les flots d’une rivière en furie, et parmi ces visions floues et trop fugitives pour être identifiées, les yeux horrifiés d’Ottilia .

*Arrête, Hanelvig. Tu as raison, ce doit être le Labyrinthe. Je pars immédiatement voir ce qu’il en est. Rejoins-moi si tu le veux devant la grande salle, mais tu ne pourras pas entrer au labyrinthe et je te déconseille de te transformer, cela ne servira à rien. Je vais la tirer de là. Ce ne sont sans doute que des illusions.*


Un quart d’heure plus tard, Lordan arrivait à l’escalier descendant vers le labyrinthe, le dévalait quatre à quatre, se précipitait vers le petit obélisque veiné d’or qu’il toucha d’une main fébrile. Un vertige, un éclair et hop.. il vit devant lui le même obélisque mais il savait qu’il venait d’être téléporté à l’entrée de l’Arène. Il espérait que c’était ce qu’avait fait Ottilia et qu’il la trouverait alors là où, dans la tradition, combattaient les guerriers voulant faire leurs preuves après avoir vaincu les peurs du dédale qui y conduisait. Il franchit la grande porte ouverte sur l'Arène.
En effet, les lumières flottantes qui éclairaient ce lieu magique lui montrèrent Ottilia allongée sur le sol, seule, pieds nus et semblant inconsciente. Il se précipita vers elle en appelant son nom.



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MessagePosté le: Dim 18 Sep 2016 - 11:47 Répondre en citantRevenir en haut




Iniaki écoutait les explications de l'étrange jeune femme sur le labyrinthe tout en tentant de faire abstraction des mimiques moqueuses qui ponctuaient son discours. Cette personne était son unique chance de salut, elle ne pouvait pas laisser ses nerfs la contrôler. De plus, il y avait fort à parier que cette femme était beaucoup plus puissante qu'elle. Un seul mot de travers et elle ne donnait pas très cher de sa peau.

* Elle risque de faire surgir un paquet de trolls imaginaires à mes trousses *
s'amusa l'Aspirante.

C'était donc la magie de ce lieu qui avait causé toutes ses horreurs. Difficile de croire que des murs puissent être aussi terrifiant ! Il était tout de même rassurant de penser qu'elle n'avait à aucun moment risqué sa vie.

*Ils devraient mettre un panneau pour nous interdire d'entrer quand même ! Enfin bon, cela ne m'aurait que donné plus envie d'y aller.*

L'amusement de la jeune fille s'estompa lorsqu'Alyin aborda le sujet des "ombres du passé". Elle rougit un peu et cacha sa chandelle derrière son dos.

« Bien sûr que non ! »

Le timbre clair de la Fëalocë résonna dans le labyrinthe. Les mots de la Neishaane avaient eu l’effet d’un coup de fouet sur Iniaki. L’adolescente observait la jeune femme d’un air hébété frappée tant par la dureté que la vérité de ses propos. Ce n’était pas la colère envers cet étrange personnage qui animait actuellement son âme, mais l’égarement. Alyin venait d’énoncer tout haut ce qu'elle s’entêtait à ne pas vouloir comprendre depuis quelques temps.

Si sa mère l’aimait vraiment, il était sûrement vrai qu’elle n’aurait pas aimé la voir souffrir ainsi. Mais une autre possibilité, plus cruelle celle-ci, avait commencé à germer dans son esprit depuis qu’elle avait quitté sa famille : en voulant la garder pour elle seule et en l’empêchant de voir le monde, sa mère n’avait-elle pas plutôt témoigné d’un amour profondément égoïste ? Car quel parent voudrait que son enfant ne connaisse rien de la beauté du monde et reste cloîtré entre quatre murs ? Si sa mère avait effectivement agit ainsi par pur égoïsme, elle ne méritait pas que sa fille se torture l’esprit à cause de ses volontés.

La Fëalocë n’aurait sans doute jamais de réponde à ses interrogations, mais elle venait de réaliser une chose grâce aux mots d’Alyin : Quels qu’aient été les motifs de sa mère, elle devait arrêter de se torturer avec son souvenir. Sa vie lui appartenait, à elle et à elle seule. Son comportement ne pouvait plus être dicté par l'ombre maternelle et il était grand temps qu'elle assume enfin seule ses actes.

« Merci… » dit-elle à Alyin d’une petite voix, un peu honteuse de ne pas avoir pu voir cette réalité toute simple par elle-même.

La rouquine fut ravie d’entendre qu’il y avait bien une possibilité de retrouver son amie. Elle allait remercie la Neishaane pour son aide quand elle réalisa la portée des mots qu’elle venait d’entendre.

« Mais… si je fais ainsi, Ottilia sera la victime de ses illusions, non ? »
s’enquit la jeune fille d’un ton hésitant.

La Fëalocë savait maintenant que tout n’était qu’une illusion et que rien ne pouvait lui arriver dans l’enceinte de ses murs, mais Ottilia le savait-elle ? Elle ne pouvait pas tenter aveuglément une chose pareille.




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MessagePosté le: Mar 20 Sep 2016 - 19:30 Répondre en citantRevenir en haut


//ATTENTION : Ce rp concerne une autre Alyin que celle normalement présente dans le temps du rp.
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Alyin eut un sourire amer qui rappelait la douceur éblouissante de la neige.

« C'est une possibilité. »


La Neishaane eut un regard sévère pour une apparition fantasmagorique. L'intéressée fit un pas en arrière, comme si elle redoutait la colère de la jeune femme... Ou comme si son manège perdait tout son charme dès lors qu'il était éventé. Alyin avança de quelques pas, marchant au croisement des dalles de pierre, comme si en ce geste se traçait un talisman tacite.

« A moins que le labyrinthe n'ait de plus cruel tour à lui jouer, ou qu'il lui soit plus plaisant de te priver de ton amie que de te tourmenter par ton propre passé. »

Alyin eut un haussement d'épaules et reprit sur un ton las.

« Tu ferais mieux de partir d'ici. Ce n'est pas rendre service à un ami quel qu'il soit que de se perdre dans ces lieux. Si ton amie est en ce Màr, elle a probablement quelque noblesse de cœur, et tu la tourmenteras par chaque seconde de trop que tu auras passé entre ces murs. »


Disant ces mots, la Neishaane avait l'air vaguement ennuyer. N'y avait-il pas quelque part, un maître dragon pour sauver cet enfant de sa propre sottise.

° Tous les aspirants n'écoutent pas leur maître, je pensais que tu en saurais quelque chose. °
s'immisça une pensée moqueuse dans l'esprit de la Neishaane.

« Ignores-tu que d'autres ont déjà perdu l'esprit, dévoré par leurs propres chimères ? Ne comprends-tu pas que l'on pourrait errer des éternités durant entre ces murs ? Peux-tu affirmer que je suis plus vraie que les fantômes qui t'ont fait venir jusqu'à moi ? »

° Moi je le puis, mais ce n'est pas assez pour arracher mon amie à ses démons. ° se désola Dealra.

« Si c'est le cas, lâche ta chandelle et retourne d'où tu viens. Les couloirs sont assez larges pour que tu ne te cognes pas. Retourne à tâtons jusqu'à ta chambre, ne laisse pas errer ton regard, n'offre aucune prise au labyrinthe et tu seras sauvée. »


° Et quand feras-tu de même, Neishaane au cœur de glace ? °


« Aucun havre paisible n'existe plus pour moi en cette forteresse. Mais tes pas sont jeunes, et tes mains vierges des erreurs que j'ai commises, alors, va, attendre ton amie en des lieux qui ne murmurent pas à sa perte. »


° Je t'attends moi aussi, dans la beauté du ciel et l'ivresse du vol, jusqu'à ce que tu te décides à fuir ou à affronter nos pairs. °

° Affronter ? Et c'est toi qui oses me suggérer de quémander leur pardon... °

Alyin s'était finalement assise, sur un banc de bois ouvragé dont on aurait juré qu'il n'existait pas l'instant d'avant. Elle adressait à la Fëalocë un vague sourire d'encouragement, semblable aux brises de l'hiver faisant danser les flammes dans l'âtre.



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Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Sam 24 Sep 2016 - 13:06 Répondre en citantRevenir en haut



Partir en laissant son amie derrière soi ou tenter de la retrouver en risquant de l'exposer à une terrible souffrance ? Iniaki était confrontée à un cruel dilemme. Elle ne voyait pas comment tranquillement rebrousser chemin sachant qu'Ottilia était peut être morte de peur dans un recoin sombre. La Fëalocë ne savait que trop bien à quel point les illusions de ce labyrinthe étaient effrayante, pour en avoir fait les frais. Décidément, les deux cas ne lui offraient aucune solution satisfaisante. Dans ce genre de cas, la petite rouquine se referait toujours à son instinct : il lui faisait très rarement défaut. Mais étrangement, cette fois-ci, même lui ne parvenait pas à lui donner la bonne solution.
Peut-être était-ce parce qu'elle s'était trop attachée à cette jeune Torhile. Les sentiments venaient-ils corrompre sa formidable intuition ? Car le bien être de son amie occupait toutes ses pensées.

*Vaut-il mieux souffrir beaucoup un court instant ou souffrir longtemps mais d'une manière moindre ?*

Ou peut-être... Maintenant qu'elle savait comment échapper aux affres du labyrinthe (du moins théoriquement), elle pouvait tranquillement aller à la recherche d'Ottilia, sans darder toutes ses peurs sur elle comme l'avait suggéré la Neishaane. Cela ne donnerait peut-être rien, mais au moins aurait-elle essayé.

"Je ne peux pas faire cela."
finit-elle par dire d'un ton décidé.

L'Aspirante célesta inspira profondément, tentant de se donner du courage. En réalité, elle voulait vraiment sortir d'ici. Rien que la pensée de se retrouver à nouveau nez à nez à une créature diabolique lui donnait des frissons.

"Je ne peux pas partir en laissant Ottilia derrière moi. Vous dîtes que certains ont déjà perdu l'esprit ici... comment pourrais-je tout simplement partir en sachant cela ? S'il lui arrivait malheur, je ne pourrais jamais me le pardonner. C'est de ma faute si nous sommes venues ici."


Tout ceci était vrai. Comparativement à la situation de sa défunte mère, dans le cas d'Ottilia, elle aurait de réelle raisons d'avoir du remord si quelque chose de mal lui arrivait. Et puis elle ne se voyait tout simplement pas abandonner quelqu'un à son triste sort.

"Merci pour les explications. J'espère que vous aussi trouverez la sortie.... comment vous appelez vous au fait ? Moi c'est Iniaki."

L'adolescente se composa un air déterminé, et avança de quelques pas vers les ténèbres, sa chandelle éclairant son chemin.

Après avoir fait quelques pas, la jeune fille se retourna et ajouta à la Neishaane:

"Nous pouvons la chercher ensemble si vous le voulez"

Elle avait lâché cette dernière phrase sans vraiment réfléchir. L'Aspirante se doutait bien que l'étrange jeune femme ne voudrait pas la suivre, mais au moins le proposer ne risquait pas de faire de mal. Maintenant qu'elle y réfléchissait, pourquoi l'inconnue était-elle ici ? Elle n'avait pas l'air perdue, au contraire. Elle semblait manier le labyrinthe avec une telle aisance qu'on aurait cru qu'il s'agissait de sa demeure. Peut-être ne voulait-elle pas retourner dans le vrai monde ? Après tout, elle avait l'air suffisamment étrange pour que l'idée qu'elle préfére les endroits sombres et humide à la lueur du jour ne soit pas si choquante.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~
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Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Dim 25 Sep 2016 - 14:30 Répondre en citantRevenir en haut

Ottilia, qui dormait, fut reveillée par la fraîcheur de l'endroit et une douleur fulgurante qui remontait sa jambe. Ramenée à la dure réalité, elle pleura à chaudes larmes. Personne n'était encore venu. Toujours seule dans l'arène du labyrinthe, fatiguée et blessée, elle pensa aux thermes pour se soulager un peu et se rendormit bien vite, les paupières lourdes de sommeil, couchée sur le sol de l'arène.
Toujours endormie, la jeune torhille rêvait de moments agréables comme un délicieux bains chaud aux thermes, un massage aux huiles, de paniers de fruits saisonniers et tant d'autres choses. Elle souriait dans son sommeil.

La torhille se réveilla à nouveau, quelques minutes plus tard. Ne supportant plus d'être ici, elle essaya de se traîner du mieux qu'elle pouvait. La fatigue commençait à se faire ressentir de plus en plus et la douleur plus insupportable qu'avant. La jeune fille voulait sortir d'ici, mais elle savait très bien qu'elle n'y arriverait jamais toute seule. Complètement désespérée, elle appela mentalement à l'aide, en espérant qu'Hanelvig puisse ressentir son mal-être et son désespoir. Sa vue commençait à se troubler, des vertiges apparaissaient puis elle retomba sur le ventre les yeux fermés. La fatigue, la peur, la douleur et la solitude auront eu raison d'elle.

Après ce qui lui sembla une éternité, une voix familière l'appela par son nom. Ottilia releva difficilement la tête et ouvrit ses yeux pour apercevoir son maître qui se dirigeait vers elle. Soulagée de pouvoir enfin sortit d'ici, elle essaya de se relever dans un ultime effort. Lorsqu'il fut proche d'elle, elle se laissa retomber sur son maître en versant toutes les larmes de son corps.

"Maître Lordan... Je suis désolée. Je voulais pas. J'étais juste..."

Elle se souvint qu'Iniaki était toujours seule dans le labyrinthe. Qu'était-elle devenue ?

"Iniaki est toute seule dans labyrinthe... Il faut aller la chercher. Je peux pas la laisser seule..."

Malheureusement pour elle, Ottilia était à bout de force et incapable de marcher seule. Finalement, elle perdit connaissance dans les bras de son maître.

Lordan, inquiet, emmena vite son aspirante à l'infirmerie. Le guérisseur prit la jeune torhille en charge et la maître attendit d'avoir des nouvelles avant de retourner dans sa chambre. Le guérisseur annonça une simple entorse et une grande fatigue. Soulagé, Lordan parti en direction de sa chambre. Ottilia, quant à elle, restait à l'infirmerie jusqu'à ce qu'elle soit capable de marcher, complètement remise de sa fatigue et de ses émotions.


Terminé pour moi







Dernière édition par Ottilia Théandore le Mar 11 Oct 2016 - 19:51; édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 27 Sep 2016 - 19:28 Répondre en citantRevenir en haut


//ATTENTION : Ce rp concerne une autre Alyin que celle normalement présente dans le temps du rp.
Pour plus d'information, lisez mon carnet de routes! //

Un sable doré s'amoncelait doucement sous les pieds d'Alyin, dans l'ombre du banc de bois, mais la Neishaane ne semblait pas en avoir cure. Lorsque la Fëalocë lui affirma qu'elle ne pouvait pas partir ainsi, Alyin se contenta de hausser les épaules, une fois de plus.

En cela, elles ne se ressembleraient jamais. Alyin avait déjà fait ses propres choix, il y a longtemps, et la grâce de sa vie lui importait plus que la peine causée à autrui. Et elle se devait de se préserver pour la dragonne qui suivait ses pas et qui l'attendait, au dehors, loin de l'emprise venimeuse du labyrinthe.

« C'est avoir bien peu vécu que de croire qu'il n'ait rien de pire en ce monde que des remords. »

Et de doux flocons voletaient dans l'air, venant peu à peu couvrir les dalles et les grains de sables dorés.

« Je saurai sortir. Ces temps sont révolus pour moi, je connais la suite du chemin, et de fait, le passé de mon passé n'a plus de prise sur moi. »

« Alyin. » répondit simplement la Neishaane, tout en jaugeant l'adolescente du regard.

Les noms avaient un pouvoir, une magie intrinsèque. L'ignorait-elle, au point d'offrir le sien à la première apparition rencontrée, en des lieux de magie ?

« Je ne désire pas plus d'amie que je ne veux sortir de ses lieux. »

Elle attendrait Dealra aussi longtemps qu'il le faudrait. La dragonne était bien trop prévenante. Elle finirait par redouter que sa liée ne manquât d'eau ou de nourriture.

Alyin salua l'aspirante égarée d'un geste de la main. Elle ne lui souhaita pas bonne chance, cela aurait sonné comme une provocation en ces lieux. Elle lâcha simplement, assez fort pour que la Fëalocë l'entende :

« Tu devrais vraiment lâcher la chandelle, il ne fait pas bon se raccrocher à des mensonges, en ces lieux. »

Et la Neishaane attendit, la neige, qui recouvrait à présent ses pieds, cessa de tomber, dans un tableau d'une troublante immobilité, nimbé de rayons d'une lune qui ne paraissait nulle part.

Peut-être était-elle comme cette Ottilia, ne désirant rien de plus que d'être trouvée, avec au fond de son âme le désir égoïste que son sort importait pour quelqu'un, qui n'aurait plus jamais droit au repos de son âme s'il ne la sauvait pas.

° J'ai renoncé à la paix de l'âme ce jour sur les sables où nos âmes se sont liées. ° bougonna Dealra.

Et l'énorme tête d'une dragonne d'or et de nacre vint se poser sur le banc de bois, jusqu'à effleurer la main de la Neishaane.



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