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Andaranielle Ra'Imere
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MessagePosté le: Mar 2 Fév 2016 - 21:23 Répondre en citantRevenir en haut

Premier jour d'Aran'Rhiodku 918



Ses paupières peinèrent à se soulever pour lui permettre de voir l'origine de tout ce chahut qui résonnait comme une musique disgracieuse à ses oreilles. Les sons lui parvenaient mal, devenant des sortes de murmures sans aucuns sens qui la hantaient comme une nuée de voix damnées par le temps. Des hurlements muets qui résonnaient dans son crâne sans pitié et brouillant toutes ses pensées, faisant qu'elle ne savait plus ce qui était réel ou ce qui ne l'était pas. Elle tâtonna à la recherche d'un sol stable, mais ne rencontra qu'un vide étrange et pourtant tanguant. Et pourtant elle était étalée dessus, sur ce sol.

Nielle était couchée sur le plancher froid des vestiaires, sa poitrine se relevant difficilement dans une tentative désespérée d'aspirer de l'air. Cet effort d'ordinaire naturel lui demanda une quantité énorme d'énergie et de force, si bien qu'elle crut suffoquer dans les secondes suivantes. Elle ne voyait que des formes sans contours, floues et se mouvant comme des nuages. Plusieurs fois elle cligna des yeux, mais tout cela n'eut pour effet que de l'étourdir d'autant plus. Impuissante, elle se laissa rouler sur le côté et attendit que le monde se stabilise un peu. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait ou ce qu'il s'était passé. S'était-elle encore évanouie ? Pourtant cela faisait des semaines que ça ne s'était pas produit... Elle n'avait pas besoin que ça recommence.

La fëalocë jugea qu'elle pouvait tenter de se lever quand le sifflement agaçant cessa d'attaquer ses oreilles. Prenant appui du plat des mains sur le sol, elle s'aida du mur pour se remettre doucement sur ses jambes qui tremblèrent sous l'effort. Une douleur vive la prit au niveau des côtes et la jeune fille lâcha un cri qui témoigna de cette vive souffrance. Il fallait qu'elle trouve quelqu'un... Et puis pourquoi n'y avait-il personne tiens ? On ne la laissait plus seule depuis sa première crise... Elle fouilla sa mémoire pour tenter de se souvenir de ce qu'elle faisait juste avant d'être aussi amochée. Il lui semblait qu'elle était aller prendre un bain aux bassins, une apprentie guérisseuse l'accompagnant pour garder un œil sur elle. Puis... puis.. l'avait-elle attaquée? Oui, soudainement elle s'était jetée sur cette pauvre enfant, une soudaine envie de meurtre la prenant. Sauf qu'en se débattant, la gamine l'avait poussée contre un mur où Anda s'était durement cognée avant de s’effondrer au sol avant de filer en courant et en pleurant, le visage et les bras lacérés par les griffures des ongles de la folles.

Les souvenirs lui revenaient tranquillement et elle en profita pour enfiler une tunique lui passant sous la main, même pas sûre de savoir si elle lui appartenait. Juste avant de se transformer en furie, elle avait eu le temps de se laver et par conséquent, se promenait dans la plus simple des tenues. Au moins la tunique était longue et lui atteignait presque les genoux. Elle ne choquerait personne en passant... du moins, pas plus.

S'aidant du mur, l'aspirante avança à pas lents, laissant derrière elle de petites flaques d'eau s’égouttant pour la majorité de ses cheveux. Elle se tenait les côtes, qui la faisaient atrocement souffrir à chaque mouvements et protestaient contre la continuité de son avancée. La pauvre était tentée d’obéir, mais elle avait besoin d'aide et personne ne semblait bien décidé à venir la voir. Donc elle ne pouvait que compter sur sa personne. Avec un peu de chance, ces idiots se réveilleraient et viendraient s'enquérir de son état !

Du coin de l'oeil, Anda remarqua une fine traînée rouge que laissaient ses doigts eux aussi rougis. Portant l'une de ses mains devant ses jades, elle comprit que c'était le sang de l'autre gamine qui tachait sa peau. Étrangement, elle n'en fut pas plus choquée qu'il ne le fallait et tenta d'en enlever un peu sur le tissu du chandail sans grands succès. Ce fut aussi à ce moment qu'une goutte écarlate vint s'écraser au sol, vite rejointe par une deuxième et une troisième. Fronçant les sourcils, elle toucha son front en senti un liquide chaud qui s'en écoulait. La peste ! En la poussant elle s'était blessée à la tête ! Et elle la laissait pour morte en plus. Apprentie guérisseuse, pff. Un poisson ferait mieux !

Énervée, elle avança plus vite, bien décidée à faire comprendre à cette idiote de quel bois elle se chauffait. Ses muscles la firent souffrir, mais qu'importe. Elle aurait continuer sur sa lancée si elle ne se cogna pas dans un obstacle naturel et tomba au sol avec un gémissement de douleur. Tout le monde s'était donné le mot pour la blesser !? La fëalocë allait passer ses nerfs sur l'importun, mais son visage lui sembla plus que familier et elle se figea.

« Elérion..? »

Il lui semblait reconnaître le grand bronze sous sa forme humaine, accompagné de son lié. Voilà un moment qu'elle ne lui avait pas parlé... Fallait-il dire aussi qu'elle s'était vu cloîtrée dans un lit ces dernières semaines. Nielle ne savait que dire de plus quand la douleur la ramena durement à la réalité, tordant son visage en une grimace de douleur.

« Tu peux.. m'aider s'il-te-plait ? »
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MessagePosté le: Mar 2 Fév 2016 - 21:23 Revenir en haut

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Galaad Lucis
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MessagePosté le: Dim 7 Fév 2016 - 18:50 Répondre en citantRevenir en haut

Les lignes dansaient sous mes yeux. Je m’aperçus subitement que je venais de relire trois fois la même phrase. Je me frottai pensivement les yeux. Ce devait être un signe. J’étais trop fatigué pour déchiffrer cette… chose. Ou quoique ce soit d’autre qui porta la trace d’écriture. Je savais lire des pancartes, n’était-ce déjà pas suffisant ?

Je soupirai et fermai brusquement le livre. J’observais le vol de deux Vertes vers les hauteurs du dôme. Voilà ce qu’il me fallait : un peu de sensations fortes ! Je quittai la quiétude de l’Allée des Idoles pour rejoindre Elérion, que je savais en train de paresser dans le Havre d’Argent. Je me présentai face à lui avec enthousiasme, mon sac en bandoulière et paré pour le vol. A demi couché sur des pierres chaudes, les ailes largement étalées de part et d’autre de son perchoir, le Bronze me rendit un regard ennuyé. Mon sourire se fana. Quelque chose le tracassait. A quoi était-il en train de penser ?

° Oh non, ne me dis pas que…
Si.
Mais tu la connais même pas !
Voir un visage, ou plutôt un museau, familier lui fera peut-être du bien. °


Je serrai les dents. Impossible de lui faire changer d’avis quand il était dans cet état. Il n’en démordrait pas. Il se redressa, déploya sa voilure et sauta sur le sol. Je grimpai pour m’installer entre ses omoplates, la lippe boudeuse. Je n’aimais pas jouer les rabat-joie, loin de là mais je n’étais pas certain que la présence d’Elérion n’arrange quoique ce soit. La folie qui s’était emparée de cette Aspirante ne me paraissait pas être guérissable. Mieux valait la laisser tranquille et se tenir éloigné. Comment le faire comprendre à mon Lié ? Elérion croyait fermement en cette Andaranielle. Il répétait régulièrement qu’elle sortirait victorieuse à l’issue de l’Empreinte. Il le fallait. Car il avait tout fait pour la rassurer à ce sujet. Et la voir plongée dans cet état d’hystérie lui faisait peur.

Pourquoi, dans ce cas, l’accompagnerais-je ? Je n’étais ni son ami ni son maître. Cette histoire ne me concernait pas. En vérité, laisser Elérion affronter seul le climat étouffé de l’infirmerie ne me faisait pas plus plaisir que de plonger dans la mer du nord. De plus, il aurait peut-être besoin de moi.

Nous nous présentâmes à l’infirmerie, où une étrange panique régnait. L’Aspirante s’était enfuie après avoir blessé une des guérisseuses novices. Elle errait actuellement dans les couloirs, peut-être même pas très loin des lieux du crime. On nous referma la porte au nez. Elérion adopta sa forme humaine. Il prit aussitôt la direction des Bains Céruléens, mu par une intuition. Je lui emboîtai le pas avec réticence. Les couloirs menant aux thermes s’avéraient pratiquement déserts. Des pas traînants se firent entendre, à quelques mètres devant nous. Au prochain tournant, je fus le premier à apercevoir la fameuse fille folle. Celle-ci, toute à sa course, percuta Elérion avant de retomber à terre avec un gémissement. Je frissonnai en reconnaissant à la fois l’odeur et la couleur du sang. L’Aspirante portait une entaille à la tête. Et ses mains étaient rougies de sang séché. J’eus une hésitation, un geste de recul. Cette fille me paraissait moins saine d’esprit qu’un prêtre d’Osmael ivre. Qu’avait-elle fait pour se couvrir de sang ? Je me rappelai alors de la novice blessée.

Comme Elérion lui tendait la main pour l’aider à se relever, j’agrippai son bras et le forçai à reculer d’un pas. Pas question que je laisse baisser sa garde face à cette furie, aussi innocente avait-elle l’air. C’était une feinte, pour mieux l’amadouer puis le découper en morceaux. Elle pourrait le blesser à son tour. Je me félicitai de l’avoir accompagné.

- Ne la touche pas. Elle est couverte de sang !
- Elle ne me fera pas de mal
, répliqua calmement le Bronze.
- Comment peux-tu le savoir ? Tu ne sais rien d’elle.

Mes sourcils froncés formèrent une droite ligne obstinée. Je braquai des yeux écarlates luisant de méfiance et de colère. Les lèvres closes, je criai dans l’esprit de mon Lié :

° Je ne la laisserais pas te faire de mal ! °

Elérion ne m’accorda pas un regard. Je le sentais prudent mais confiant. Il laissa nos esprits étroitement connectés, pour me montrer qu’il n’éprouvait aucune crainte et se pencha en avant, la main tendue. Comment pouvait-il demeurer aussi serein ? Cette folle devait être rapatriée d’urgence à l’infirmerie, ou mise sous les verrous, peu importait. Mais elle ne pouvait certainement pas parcourir le Kaerl à sa guise en attaquant les gens. J’espérai le faire rapidement comprendre à ce borné gros lézard. Pour l’heure, je me contenterai de jouer sa conscience, d’observer et de rester sur mes gardes. Les bras croisés sur la poitrine, le visage fermé, j’attendais la catastrophe à venir. Pour une fois, Elérion et moi allions inverser les rôles.

- Bonjour Andaranielle. Ne t’en fais pas, je vais t’aider. On va d'abord te nettoyer, d'accord ? C'est ta seule blessure ?

Il la releva le plus doucement qu’il put. La petite fëalocë peureuse et curieuse, toutefois dotée de son caractère bien trempé, semblait être devenue l’ombre d’elle-même. Il la voyait épuisée, troublée, angoissée et la douleur due à sa blessure à la tête ne devait être qu’une manifestation extérieure de sa souffrance intérieure. Il ignorait ce qu'il se passait dans la tête de cette enfant. Et cela lui faisait peur. Il ne craignait pas qu’elle le blesse. Il était un dragon et bien plus fort qu’elle. Il saurait se défendre. Non, il avait peur qu’Andaranielle ne se fasse du mal à elle-même. Et c’était ce que laissait supposer les guérisseurs. La rumeur enflait. L’Aspirante serait-elle réellement folle ?

- Il faut la ramener à l’infirmerie, grondai-je aussi froidement que possible.



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Andaranielle Ra'Imere
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MessagePosté le: Lun 7 Mar 2016 - 05:14 Répondre en citantRevenir en haut

Elle tendit sa main pour la joindre à celle aidante du saurien déguisé. Peu de gens acceptaient encore de ne serait-ce lui adresser la parole, alors qu'il veuille bien daigner sembler s’inquiéter pour sa condition la touchait énormément. Elle avait ce sentiment, ce faible espoir qui lui restait encore quelques amis en cet endroit, qui ne lui avaient pas lâchement tourné le dos pour suivre le mouvement général. Et qu'Elérion en faisait sûrement parti. Mais son Lié non, car il attrapa brusquement le bras tendu et força le colosse à reculer de quelques pas. La manière dont il parla de sa personne comme si elle n'était pas là du tout la blessa profondément.

Ils semblèrent se disputer un peu et la fëalocë fronça les sourcils devant cette attitude, n'y comprenant rien. Mais quoi qu'il en soit, le bronze revint vers et lui dit des paroles si douces que des larmes lui échappèrent. Par Solyae... elle en avait presque oublié comment c'était agréable d'entendre des mots gentils à son égard. Qu'on lui parle comme à une personne vivante, possédant ses propres émotions. Se laissant faire, la blonde retint ses grimace et hocha faiblement la tête.

« D'accord. C'est bête quand même, je viens de me laver, un petit rire franchit le seuil de ses lèvres, je ne sais pas... j'ai très mal aux côtes. »

De simple attentions qui lui importait pourtant. Des semaines qu'on la traitait de la même manière que pour un sujet de laboratoire étrange. C'était épuisement moralement. Pas étonnant qu'elle s'en prenne à certains après. Toute cette colère accumulée finissait par ressortir. Mais là.. là elle se sentait bien, apaisée. La présence du Dragon lui procurait un bien fou et Nielle n'était pas prête à le quitter. Aussi se cala-t-elle dans le creux de ses bras, recherchant cette sécurité imaginaire qu'elle identifiait en lui. Sans son accord, son corps se mit à trembler et elle céda en sanglot. Elle était fatiguée.. si fatiguée. Elle voulait que tout cesse. Toute cette souffrance, cette douleur, cette peine. Tout ça, elle n'en pouvait plus. Et personne ne semblait vouloir l'aider. Entre deux pleurs, elle réussit à articuler quelques mots.

« Me-merci de ne pas me fuir... c'est-je suis tellement épuisée Elérion... je ne sais plus sur qui je peut compter. »

L'aspirante cacha son visage contre le torse du grand torhil, serrant ses maigres doigts tachés de sang sur ses habits. Dans un murmure, elle lui confia sa crainte.

«  Je ne sais plus si j'ai le droit de considéré cet endroit comme chez moi... »

Sa voix s'étrangla et elle continua de pleurer dans l'étreinte protectrice de son ami. Rien ne comptait plus désormais. La jeune femme laissait libre court à ses émotions, si longtemps retenues parce que nul n'avait voulu s'en soucier. Certes, quelque chose clochait dans sa tête, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'on devait la traiter comme une moins que rien. Elle était toujours une simple aspirante qui avait terriblement besoin d'aide. Une princesse sans son prince pour la délivrer de sa tour...

« Il faut la ramener à l’infirmerie »

Andaranielle se crispa d'un coup et leva des yeux implorants et brillants de larmes sur le bronze. Il n'allait la ramener dans cet enfer, il ne pouvait pas faire ça. Ça aurait tôt fait de lui briser le cœur. Désespérément, elle s'accrocha fermement au torhil et secoua la tête dans un élan de panique et de supplication.

« Je t'en prie Elérion, non ! Ne me ramène pas là, pas tout de suite. Je ne veux pas, je ne veux pas... Juste quelques heures, reste avec moi. J'ai besoin d'une pause, qu'on arrête pendant un instant de me détester pour quelque chose que je ne contrôle pas et que surtout je ne veux pas. Tu crois que j'ai prié les dieux de m'iluminer de folie ! Pour quoi personne ne veut le comprendre... de nouveaux sanglots la secouèrent et elle se remit à trembler, s'il-te plait... ne m'envoie pas à l'infirmerie. Ils vont encore m'attacher au lit et me donner tout pleins de choses bizarre qui me rendent malade. Je ne veux pas, s'il-te-plait protège moi ! Comme la dernière fois ! »
Galaad Lucis
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MessagePosté le: Ven 1 Juil 2016 - 10:45 Répondre en citantRevenir en haut

L’Aspirante me faisait de la peine. La voir ainsi recroquevillée et éplorée ranimait de vieux souvenirs déplaisants du temps où je venais tout juste d’entre au Màr Tàralöm. Ou pire : lorsque je venais de perdre toute ma famille. Voir autant de détresse chez cette fille remuait trop de mauvaises choses en moi. Je manquai détourner les yeux face à ce spectacle. Toutefois, je préférais finalement la garder dans mon champ de vision. Surtout en étant aussi près d’Elérion. Je n’étais pas aussi idiot qu’on voulait le croire. J’écoutais les rumeurs circulant dans le Kaerl et les alentours. Je savais ce qu’on disait de cette fille prise de violentes crises de folie. Elle était dangereuse. Pour elle-même et envers les autres. Il était absolument hors de question qu’elle fasse du mal à Elérion, en dépit de tout bon sentiment.

Lorsque ladite Andaranielle s’effondra en pleurs dans les bras de mon dragon, je sentis la jalousie et la peur me glacer le sang. L’envie soudaine de l’écarter de mon Lié me serra la gorge. Je restai néanmoins trois pas en arrière, les bras croisés et les mâchoires contractées. Mon regard aussi dur qu’un rubis brut s’ancra dans celui larmoyant de la fëalocë. C’était un avertissement que je lui transmettais. Si elle blessait Elérion, je jurai qu’elle allait le regretter.

- Le Màr Luimë est ta maison parce que tu l’as choisie. Personne ne peut t’enlever ça. Mais si tu ne te sens plus en sécurité au Kaerl…

Le Bronze laissa sa phrase en suspens. Le géant blond tenait dans ses bras la fragile bipède dont le parfum ensanglanté lui chatouillait les narines comme un colosse essaierait de faire un câlin à une naine. Avec une délicatesse surprenante, il l’écarta doucement et lui essuya le visage d’un revers de la main.

- Ne blâme pas trop fort les guérisseurs du Kaerl. Eux non plus ne savent pas quoi faire face au mal qui te ronge. Ils sont aussi impuissants que toi. Peut-être y a-t-il une raison à tes souffrances. As-tu songé à aller voir la Gardienne ? Peut-être saura-t-elle trouver la réponse à tes questions.

La Gardienne. Je frémis à cette pensée. Ce petit bout de femme avec un cœur de reine dragon m’inquiétait davantage qu’elle ne me rassurait. Les événements de l’infirmerie, lors de l’attaque des crabes géants, me revenaient en mémoire. Tout compte fait, son courage glaçant valait mieux que la sournoiserie mielleuse de Seregon, son frère Ardent.

- On ne devrait pas rester ici, insistai-je. Il y a quand même de meilleurs endroits qu’un couloir pour parler de ce genre de choses.

Elérion tourna lentement son regard vers moi, exaspéré par mon comportement



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