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 [JEU PERMANENT] RP Challenge 2.0 : Image & Musique Sujet suivant
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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Jeu 31 Déc 2015 - 11:36 Répondre en citantRevenir en haut

Chers Tol Orëanéens, chères Tol Orëanéenes, Dragons, Dragonnes ! Oyez, oyez !

Laissé depuis quelques mois en friche suite à une baisse du nombre de participants, voici venir sous vos yeux ébahis le RP Challenge 2.0 !
Nous avons beaucoup réfléchi sur comment le rendre plus attractif, entendu les suggestions des joueurs, et il nous est apparu qu'il pouvait manquer de diversité mais également d'un "but", d'une "récompense" à atteindre, comme un trophée qui donnerait envie de participer pour gagner, et pas simplement participer pour ... la gloire d'avoir participé et relevé le défi.

Or donc, voici les nouvelles règles du RP Challenge 2.0 :

Citation:
Ce jeu est toujours ouvert à l'ensemble des joueurs validés, mais également aux joueurs proches de l'entrée en jeu, ayant terminé d'écrire leur fiche mais étant en attente d'une ou plusieurs validations. Vous pouvez participer pour le plaisir, pour vous distraire en attendant une réponse d'un camarade, mais également dans le but de gagner le trophée de la Plume d'Or (à afficher dans votre signature) qui sera décerné tous les 3 mois.

Quel est le but du jeu ? A chaque début de mois vous seront proposé une (ou plusieurs, parfois) musique(s), ainsi qu'une image, choisies par mes soins ou ceux d'un autre Gris, desquelles vous vous inspirerez pour construire un texte EN UN POST SEULEMENT dont le contenu, en rapport avec Tol Orëa (toutes époques temporelles, kaerls et personnages confondus), décrira votre ressenti face à cette image / cette musique. Pour participer, vous devrez porter votre choix soit sur la musique ; soit sur l'image, celle qui vous plait le mieux. (Si vraiment vous avez envie de faire une double participation, une petite demande au staff ^^)

Exemple de mise en situation : une musique épique et badass ? Vous pouvez vous lancer dans l'écriture du vol à dos de dragon d'un valheru. Une image d'un bâtiment ancien et mystérieux ? Vous décrirez l'histoire d'un personnage parcourant ces lieux oubliés à la recherche d'un artefact magique très ancien. Pour les plus courageux, vous pouvez aussi faire un challenge 2 en 1, en écrivant un texte qui se réfère à la fois à la musique ET à l'image !

Les joueurs postent dans l'ordre qu'ils le souhaitent, et les posts se succèdent sans avoir de lien entre eux (après si vous voulez écrire une histoire à plusieurs, chacun peut en poster une partie ^^).


Attention ! Avant chaque post vous devez indiquer si vous souhaitez que votre texte soit retenu (ou non) pour l'élection du meilleur challengeur, qui sera faite par un vote des joueurs, et si vous participez sur plusieurs mois, quel texte vous souhaitez (ou non) présenter. Le sondage pour l'élection du meilleur RP Challengeur se trouve juste ici, on clique !

Je crois que j'ai tout dit, alors, en espérant que ça soit clair ... A vos plumes et faites-nous vibrer ! Inspecteur


P.S. : Envie de tenter une autre forme de défi dans vos RPs ? Alors n'hésitez pas à participer au RP Challenge : Cap ou pas Cap ?



---> Pour mémoire et inspiration, voici les archives du tout premier RP Challenge et ses magnifiques textes : http://tol-orea.xooit.org/t1125-RP-challenge.htm




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Dernière édition par Heryn Amlug le Sam 20 Aoû 2016 - 13:02; édité 12 fois
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MessagePosté le: Jeu 31 Déc 2015 - 11:36 Revenir en haut

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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Jeu 31 Déc 2015 - 11:52 Répondre en citantRevenir en haut

Très chers tous, voici donc le tout premier challenge de l'année 2016 (un peu en avance, pour une fois ^^), qu'on vous souhaite belle et riche en RP et en inspiration !

Je n'en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce que je vous propose pour ce mois d'Isashaniku, dédié à la Déesse de la Mort ! Le choix a été dur mais j'espère que vous ne serez pas déçus : ambiance mystique et épique au programme ! Encourage






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Lordan Ventaren
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MessagePosté le: Lun 1 Fév 2016 - 00:27 Répondre en citantRevenir en haut

Ce texte est juste une participation au jeu et n’est pas destiné à être retenu.

La Porte de Kal l’Ancien

Ce que chantent les bardes d’Orën


En ces temps anciens, quand les dragons avaient été oubliés et que les royaumes des autres races s’étendirent sur les terres où ils avaient liberté de s’organiser, Kosmos était alors le Kalandar de Koldévia, souverain d’un territoire enclavé à la limite des steppes et des grandes forêts de la côte nord-est d’Orën.

La paix en Koldévia était constamment menacée par des incursions barbares et la nécessité d’un pouvoir fort s’imposait à tous. La tradition voulait que dans ce peuple pourtant monogame, il y ait toujours quatre reines pour un seul Kalandar. Il avait ainsi de nombreux fils pour garantir la suite de sa lignée. Un Conseil de Sages désignait à la mort du Kalendar celui des princes qui lui succèderait et qui serait apparu comme le plus apte à diriger le royaume.
Sans cesse il fallait repousser les invasions de tribus nomades ou de vassaux révoltés et parfois les incursions de créatures dénaturées qui vivaient encore dans les forêts. Elles constituaient une plaie récurrente au flanc de la nation bien que ces êtres terrifiants se fussent réduits au cours des âges à des groupes anarchiques dont la menace demeurait cependant la terreur des campagnes. Que de fois les tambours de guerre avaient conduit l’armée vers de hideux combats contre ces monstres cannibales et suceurs de sang. Les jours de célébration, les chants amers des femmes ponctuaient encore de leurs accords nasillards le souvenir des héros tombés en défendant leurs proches.
En Koldévia, les danses populaires n’étaient pas d’aimables badineries pour couples d’amoureux mais des danses guerrières sur des rythmes martiaux, ponctuées de " Heey !" martelant la farouche volonté d’un peuple prêt à mourir pour défendre sa terre. On chantait aussi en de graves choeurs un peu grondants, évoquant les anciens Dragons et leurs féroces compagnons qui avaient désolé le monde et provoqué la colère des dieux. Tous ces timbres étranges parlent encore du temps jadis, quand les légendes tissaient l’histoire des peuples et des rois.

000000000000000000


Koldiel, un des fils de Kosmos, approchait de ses dix-huit ans quand le hasard d’un voyage le fit s’égarer dans les Forêts Sauvages. Après un jour d’errance, un orage furieux s’abattit sur la région ; la foudre frappa un éperon rocheux, des arbres furent déracinés et dans la nuit naissante, le prince, qui conduisait son cheval par la bride, tomba soudain dans un trou ouvert entre des racines. Un peu froissé, il se retrouva dans une cavité souterraine où il découvrit l’entrée semi éboulée d’un tunnel fort ancien qui le conduisit dans une crypte. A la lueur de sa torche, heureusement conservée, apparut ce qui lui sembla l’entrée d’un tombeau d’imposante facture.
La poussière des temps recouvrait les statues de marbre encadrant une niche ouvragée, sans doute une porte, bien que la dalle en parut faire corps avec l’encadrement. L’endroit était miraculeusement préservé. C’est en regardant le cartouche ornant la voussure de la porte que Koldiel frémit soudain d’émotion . Il y reconnaissait le nom de Kal l’Ancien, fondateur de la nation koldévienne et ancêtre de la lignée des Kalandars.

Or la tradition affirmait que le Roi Kal possédait une couronne unique, gage d’une alliance passée en des temps reculés entre les dieux et les hommes. Elle était connue sous le nom de Couronne de Flarmya. Réputée magique, elle luisait en effet d’une étrange lueur bleue qui frappait de terreur les créatures non humaines qui ravageaient alors les provinces en y perpétrant des atrocités sans nom. Cette aura sacrée assura la domination militaire du roi, par ailleurs excellent chef de guerre.
L’histoire disait que les trois fils de Kal entrèrent en lutte pour hériter de la fabuleuse couronne et deux attentèrent même à la vie de leur père. Celui-ci en fut si inquiet pour l’avenir qu’il institua le Conseil des Rites pour déterminer désormais qui serait l’héritier parmi les princes. A sa mort, il se fit murer avec la couronne de Flarmya dans un tombeau sur lequel, dit la légende, les dieux firent tomber une montagne pour empêcher le fils survivant, que Kal s’était résigné à voir lui succéder, de posséder la couronne et on perdit même la trace de l’endroit.

Koldiel vit immédiatement ce que cette découverte pouvait signifier pour lui car il n’était pas dénué d’ambition personnelle et du souci de sa gloire. S’il ramenait la fabuleuse couronne de Flarmya au trône koldévien, il serait à la hauteur de toutes les prouesses fraternelles.
Arrêté devant la niche, Koldiel sentit qu’il marchait sur un sol bizarrement irrégulier. Du bout de sa botte, il dégagea de la poussière une rosace entourée d’une inscription qu’il déchiffra sans trop de peine (tous les princes recevaient une éducation soignée, quitte à n’en rien faire plus tard). Il lut donc:
Trouve l’Augure de Kerko-Maladech.

Suivaient d’autres signes, ceux-là inconnus. Il n’avait aucune idée de ce qu’était Kerko Maladech et l’Augure devait être mort depuis des générations.
Il entreprit alors de chercher un mécanisme permettant d’ouvrir le tombeau, insista sur deux ornements métalliques qui brillaient faiblement et osa même tapoter le nez des anges funèbres. Mais rien ne bougea sous ses mains. Comme il craignait que sa torche ne s’éteignît, il décida de remonter à l’air libre après avoir recopié la formule indéchiffrable.
L’orage était un peu calmé et en sortant du trou, il eut la bonne surprise de retrouver son cheval qui l’attendait. Quelques heures plus tard, ayant pris soin de s’éloigner du lieu afin d’en garder le secret, il entendit les trompes de chasse et les cris de ses compagnons à sa recherche et il les rejoignit sans rien dire du tombeau de Kal l’Ancien.

Il fallait donc trouver l’Augure de Kerko-Maladech ou ce qu’il en restait, mais s’il interrogea tous ceux qui paraissaient les plus versés dans la connaissance du passé, ce fut en vain.
Ce fut le Kalandar lui-même qui lui vint en aide en lui offrant, ayant noté son brusque intérêt pour la géographie, une carte très ancienne des Royaumes d’Orën, conservée dans le trésor royal.
Koldiel étudia la carte. Et là, merveille ! Il lut le nom de KerKo-Maladek coiffant le dessin d'un cratère fumant dans les Lointains Monts Brumeux.
Avec une petite escorte pour rassurer sa mère, Koldiel se mit en marche vers le lieu indiqué, sous prétexte officiel de voir si ces montagnes ne recelaient pas des gisements de pierres à feu.
Le voyage fut relativement sans histoire, le passé volcanique se manifesta par quelques sources chaudes puant le soufre, puis vint la découverte de ruines étendues ensevelies sous la végétation, et enfin la rencontre avec un trio de femmes que tous identifièrent aussitôt comme des sorcières. Mais leur accueil fut sans hostilité. Elles étaient retirées dans la solitude pour perpétuer le culte du dieu des Mystères Insondables, le lieu lui étant consacré depuis l’aube des temps. Koldiel les interrogea sur les gisements intéressants des environs et cita incidemment l’Augure de Kerko-Maladech. La plus âgée lui demanda alors de revenir seul à la nuit. Malgré l’opposition de ses compagnons, il répondit à l’invitation et trouva la vieille vociférant des incantations près d’un brasero aux étranges parfums. Il lui montra la mystérieuse formule sans révéler sa provenance exacte et elle traduisit aussitôt:

La porte s’ouvrira pour un guerrier valeureux et un prince méritant.


Comme la porte ne s’était pas ouverte, Koldiel ne pouvait que conclure qu’il ne remplissait pas ces conditions, ce qui le vexa quelque peu. La vieille l’observa un instant en silence puis lui dit de quitter ces lieux sacrés où il n’avait plus rien à faire.
Il rentra fort songeur au palais du Nord et, car il avait l’esprit droit, fit un sévère examen de conscience.
Bien que formé aux arts de la guerre, il n’avait jamais participé à de vrais combats. Son courage consistait à tuer des sangliers et des lions des montagnes et à faire bonne figure dans les joutes d’armes et la voltige à cheval. Il n’était certes pas un guerrier valeureux.
Aussi, comme un régiment s’apprêtait à partir défendre une province que ravageaient des bandes de pillards redoutables, demanda-t-il à le suivre. Pendant un an, il s’y fit remarquer de telle manière que son père lui confia une compagnie et l’envoya au secours de la citadelle de Flürt, assiégée par une armada de pirates. Au dernier assaut, il fut blessé d’une flèche au genou mais demeura héroïquement à cheval jusqu’à la victoire.
À peine guéri, il partit défendre une vallée menacée par l’approche d’une armée d’ Orkhogs, des êtres d’une taille et d’une force terrifiantes qu’on croyait disparus. A son retour, il fut acclamé en héros et on parla de lui comme de Koldiel le Brave.
Il partit alors pour le Tombeau de Kal l’Ancien, descendit dans le trou qu’il retrouva avec un peu de peine car la végétation l’avait envahi. En bas, rien n’avait changé. Mais quand il poussa l’un des deux ornements de la porte, il entendit un déclic et il sentit vibrer la cloison. Cependant il ne se passa rien quand il poussa la seconde ferrure. Après plusieurs tentatives, il comprit qu’il n’était peut-être pas aussi vertueux qu’il le pensait et qu’il lui faudrait aussi s’améliorer de ce côté là.

Les années passèrent, Koldiel accumulait les actes nobles et généreux. Le peuple entier célébrait son goût de la justice, sa magnanimité, la simplicité de son existence , sa bonté inépuisable et, à la mort de son père, il fut nommé Kalandar par le Conseil des Rites.
Souvent au cours des années, il avait pensé au tombeau de Kal l’Ancien en se disant qu’il devrait aller voir si la porte s’ouvrirait. Mais voyant autour de lui toujours tant de malheurs et de misères à soulager, il se disait que ses vertus princières ne pouvaient être encore suffisantes. En vieillissant, il avait laissé à ses fils le soin des expéditions militaires mais il avait toujours tant à faire qu’il aurait été bien inutile d’aller constater si loin que la porte demeurait fermée.

Ce n’est que lorsqu’il sentit que la mort était proche qu’il partit pour le tombeau dans la forêt. S’étant éloigné de sa suite, il descendit avec quelque peine dans la crypte inchangée et après avoir fait un petit signe complice aux anges sévères sous leurs ailes déployées, il pressa le second bouton d’une main affaiblie. La porte s’ouvrit et il entra dans une grande salle où sur un trône de pierre, brillait doucement la couronne de Flarmya.
Il la ceignit et s’assit là où, il y avait des siècles et des siècles, avait dû s’asseoir le premier kalandar. Il sentit une grande paix l’envahir, crut entendre de lointaines et rêveuses musiques remplaçant les fanfares et les tambours qui avaient accompagné son règne. Il perçut aussi distinctement le double déclic de la porte qui se refermait et sa dernière pensée fut que si la gloire des armes peut n’avoir qu’un temps, on n’a pas trop de toute sa vie pour s’efforcer de faire le bien.



Runa Salv
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MessagePosté le: Lun 1 Fév 2016 - 00:55 Répondre en citantRevenir en haut

Sur le thème de la musique proposée ci-dessus
Texte pouvant éventuellement être retenu.

.


L A . D Y N A S T I E . D E S . C O N Q U É R A N T S
Pages volantes et textes oubliés..


Isashaniku 1019 *


****Un air chaud, étouffant, dévale les sombres flancs du volcan à l'aube d'une dure journée d'été. Hauts et fiers ondulent dans le vent les étendards aux couleurs du Kaerl, vagues d'un rouge profond estampillées d'un dragon cracheur de feu brodé tout de jais.
Et alors que l'orbe de feu et d'or de Solyae assied son règne une fois de plus, mortels et sauriens s'agitent. Les cieux à peine éveillés se fendent sous le vol magnifique des Fils et Filles de Flarmya.

***

****Ses pas sont vifs, sûrs, sa démarche est militaire alors qu'elle arpente un couloir aux hautes alcôves de pierre taillée. A son passage, ses gardes se mettent en position tandis que les servants reculent prestement, le buste incliné et le regard bas en signe de soumission. L'air fouette les longs pans de sa robe couleur d'ébène de pair à sa longue chevelure andrinople. Suivie de près par son Second - son fils aîné - et son général - le cadet -, elle gravit les quelques marches qui mènent à un balcon surplombant la plèbe. Et à l'instant où elle fait son apparition, les acclamations s'élèvent tel le tonnerre.
Enivrée par cette gloire, le regard d'une incommensurable dureté, la fëalocë lève les bras vers le ciel pour dévoiler ce que retiennent ses doigts d'une pâleur famélique. Après un bref effort pour en soulever le poids mort, apparaissent les têtes coupées des derniers rois invaincus d'Orën. Elle les brandit vers les Dieux, vers son peuple, vers quiconque observe la scène, à la fois comme un butin et un avertissement. L'ambre crépitant de ses iris semble défier même les plus braves de la harde scandant son nom en contrebas. Runa Salv boit à pleines gorgées cette ambroisie qui l'inonde. Elle ressent une immense vibration en elle, presque terrifiante : celle de l'écho de toutes ces voix à l'unisson et accordées pour la vénérer.

****À côté d'elle se tient fièrement assise sa liée. La Reine Incarnate, excitée par la ferveur de cet éloge envers sa bipède et elle-même, dévoile de sa gueule entrouverte les poignards qui lui servent de crocs dans ce qui ressemble à un sourire carnassier. Le sang frais dont ses écailles se teintent inspire à lui seul l'effroi à tous ceux qui daignent attaquer leur cité. Car à l'image de sa Dame et de sa Reine Dragon, le Màr Tàralöm est à son Apogée. Guerres et conquêtes, reconstruction et suprématie sont depuis les valeurs souveraines de cette ère de bâtisseurs d'empires.
La fëalocë lâche dans le vide ses sinistres trophées, arborant pendant leur lente chute un rictus mêlant triomphe et démence, étrange sourire qui étire le coin de ses lèvres peintes dans un tableau digne d'être réalisé par Kaziel lui-même.
Puis, fermant les poings pour ordonner le silence, Runa énonce ces paroles rapportées par les crieurs à travers tout le Kaerl :

- ARDENTS !
J'AI TENU MES PROMESSES !
J'AI RECONSTRUIT LE MÀR DÌNEN, J'AI ANNEXÉ QAHRA, LE SSYL'SHAR ET AUJOURD'HUI JE VOUS OFFRE ORËN !
BIENTÔT LE MONDE SERA À NOUS, VOUS EN SEREZ LES PRINCES ET RIEN NE POURRA NOUS ARRÊTER !
DEMAIN NOUS MARCHERONS SUR VAENDARK, NOUS ACCOMPLIRONS LE DESTIN DE NOS ANCÊTRES LES VALHERUS.
ILS VOUS REGARDENT, VOUS JUGENT : NE LES DÉCEVEZ PAS, NE ME DÉCEVEZ PAS !


****Le souffle du vent rapporte l'écho des crieurs, terminant de diffuser les palabres prononcées par celle qui se revendique comme Impératrice. Dans une spontanéité des plus artificielles fusent alors les applaudissements, les hourras et les clameurs des bipèdes autant que les grondements satisfaits des dragons. Sa dictature, sans faille, ne laisse nullement place aux détracteurs. La milice entoure la populace enfiévrée du Màr Tàralöm, à la recherche de quelqu'un de moins enthousiasmé par le règne de la Dame Suprême, quelqu'un à jeter en pâture aux bûchers purificateurs pour y être brûlé vif.
Les sauriens lancent vers les cieux des gerbes de flammes et même ses fils s'empressent de la féliciter pour son bref discours. Runa sonde, inquisitrice, son royaume, les dents serrées par sa propre puissance, faisant le voeu que son règne soit éternel et s'étende au delà des frontières des mortels.

Nul ne sait si la suite de ce récit existe, nul ne sait ce qu'il advint subséquemment..



Qu'ils nous haïssent pourvu qu'ils nous craignent..
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Morgain Gloic Sa'El Han
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MessagePosté le: Lun 1 Fév 2016 - 03:21 Répondre en citantRevenir en haut

Ce texte peut être retenu.




Entre la pierre et le sable, le minéral élémentaire, ils se tenaient. Une poignée de jeunes gens robustes, comme le voulaient leurs coutumes, tout de muscles saillants et le regard droit, figé. Ils n’étaient qu’une quinzaine mais, pour ce peuple-là, c’était déjà beaucoup. Autour d’eux, debouts ou assis parmi les pierres, les leurs les contemplaient avec la même royauté primaire gravée sur leurs visages. C’était leur progéniture, leurs petits, leur héritage. Et la vie n’a de valeur propre que lorsque l’on sait jeter le fruit de ses entrailles dans les trombes de son fleuve glacée. Quelques minots jouaient avec les branches qu’ils avaient trouvées, ou bien se jetaient des cailloux. Seuls leurs maigres cris étaient perceptibles dans le silence qui tombait.
La nuit venait.
Et, plus lourd que le silence, le même tambour qui battait dans leur poitrine à tous.

Bientôt, il n’y eut plus que les éclats des multiples brasiers, dressés çà et là, pour les éclairer. Torches érigées pour contrer les ténèbres, ou les épaissir plus encore. Les visages des élus devinrent plus purs, si cela était possible, aux peintures tribales se mêlant l’ardeur du feu. Comme un halo. Leurs torses étaient découverts et, sur leur peau, les symboles écarlates luisaient. Leurs cheveux, tressés de copeaux de bois et d’os, reposaient sur leurs épaules. Les cordes de leurs colliers laissaient reposer d’anciens trophées.
Toujours, ils regardaient droit devant. Plus immobiles que les pierres elles-mêmes.
Puis, les nuages s’écartèrent. Le souffle de tous se suspendit.

Au fond, dans l’ombre, les ténèbres se murent. Il y eut la caresse d’écailles sur le sable fin, les griffes de l’antique créature crissèrent imperceptiblement entre les grains, et sa silhouette longiligne se fraya un chemin au sein de la nuit, s’y enfonçant comme dans un nid. Le saurien entrouvrit à peine ses paupières, mais l’étincelle qui y éclot, plus brillante que l’aube, fut autant de miséricorde que de promesses jetées à ses proies. Plus aucun n’osait respirer. Personne n’avait bougé. Tous observaient la puissance dans les gestes et la teinte écarlate rehaussée par les flammes. Tous, silencieusement, priaient. Oh oui, ils priaient. Et il n’y avait pas de mots dans leur langage pour exprimer tout ce qu’ils espéraient.
Ce fut d’abord un bruit sourd, roulant comme le tonnerre au loin. De plus en plus, il prit de l’ampleur, et le grondement jaillit. La reine découvrit ses crocs acérés. Son rugissement ébranla l’arène, mais chacun resta à sa place.
Les minots se taisaient, leurs yeux plein de frayeur et d’extase entremêlés.

Un craquement survint. Suivi d’un autre. Et encore un autre. Bientôt, ce fut une cacophonie qui résonna jusque dans les profondeurs des grottes au loin. Le tintement des coquilles se brisant une à une se déversa dans tout l’arc de cercle, s’éparpillant au creux de leurs oreilles à tous. Les hommes se taisaient. Les femmes attendaient. L’idiote de la tribu se mit à pleurer, sans comprendre véritablement pourquoi. Un des plus curieux parmi les enfants s’avança, rampant sur son rocher froid, hélas pour son plus grand malheur. Un geste manqué, et son pied partit dans le vide. Sa petite main s’accrocha vainement à la pierre et, se cognant à la tête, il roula jusqu’au sable. Son genou heurté teinta vivement la pâleur de la carrière. Pas un ne fit un geste pour le récupérer. Un instant seulement, leur battement de cœur à tous fut suspendu.
Au même moment, la première silhouette reptilienne vint à s’extraire de son enveloppe. Sa mère toutefois, l’attention distraite par le petit homme, eut un nouveau rugissement et tourna ses naseaux fumants vers lui. Le gamin se mit à pleurer, les effluves de la dragonne se rapprochant dangereusement de lui tandis que ses pas faisaient trembler les alentours et que ses griffes lacéraient le sol.
C’est alors qu’une plainte s’éleva, mince et ferme. Le jeune dragonneau usa de chaque fibre de son être pour aller se jeter entre sa mère et l’enfant, bouclier vivant. La reine stoppa, inclinant la tête. Toujours pleurant, l’enfant accueillit entre ses bras la moitié de son âme.

Non loin de la scène qui se déroulait, une des jeunes filles parmi les quinze tomba à genoux face à une jeune dragonne dont les quelques restes de coquille révélaient des écailles au vert profond. Un autre se pencha pour saisir un futur empereur dont la patte s’accrocha, possessive, à l’épaule de son lié. Les vestiges des œufs se renversaient, heurtant le sol dans un nuage de poussière. Quelques-unes des carapaces ne bougèrent pas. Peu à peu, chaque dragonnet alla vers celui ou celle qui lui avait été promis, et ce en des liens plus vieux que le monde. Les humains guettaient. De plus en plus, parmi les élus, certains tremblaient.
Neuf furent ainsi liés à la semence de la reine écarlate. Neuf parmi les quinze, sans oublier l’impromptu.
Neuf ils furent à quitter la scène, rejoignant leurs pairs et leur tribu.
Six restèrent. Statiques. Se retournant vers les autres. Ceux qui leur faisaient face.

Tous les autres élevèrent une main, la portant jusque dans leur dos. En un mouvement, simple et fluide, ils vinrent étirer la fine corde de leur arc. Leurs doigts encochèrent la flèche. Une pour un des six, chacun la sienne, et la cérémonie serait achevée. Le rituel clos.

En haut, étalée entre les nuages, la lune rousse brillait, admirait son œuvre.
Et Eurylia riait.




~ Les soupirs de la sainte et les cris de la fée ~


Heryn Amlug
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MessagePosté le: Lun 1 Fév 2016 - 21:29 Répondre en citantRevenir en haut

Voilà d'ors et déjà prête pour vous, en totale exclusivité, l'image du mois de février, ainsi que le thème musical, pour lequel j'ai looonguement hésité entre différents morceaux, après en avoir choisi des tas d'autres puis changé d'avis tout aussi vite (au point que ça en devienne frustrant ^^). Ambiance mystique, mystérieuse, sombre, magie rituelle, esprits, dieux oubliés pour Llefelysku ! Pour une fois, une musique qui n'a pas grand chose à voir avec le mois en cours ^^. Un petit clic sur l'image pour la voir en taille réelle, ça vaut le coup ^^. A vos plumes et faites nous vibrer !

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MessagePosté le: Mer 2 Mar 2016 - 19:12 Répondre en citantRevenir en haut

Pas d'amateurs pour le mois de Février ? Dommage ! On passe à un registre plus léger pour ce mois de Haskèlku, la nature se réveille, c'est le mois de la douceur et du réveil des émotions, du renouveau, de l'émerveillement et de la découverte. Le choix a été beaucoup plus aisé cette fois-ci, et j'espère que ça vous inspirera autant que moi ^^. (Et perso j'adore tant l'image - que vous reconnaitrez sans doute - que la musique, je les associe vraiment à Tol Orëa ^^)

A vos plumes tous ! Le vote pour la plume d'or se fera au terme de ce mois-ci étant donné l'absence de participants au mois précédent.





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Ottilia Théandore
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MessagePosté le: Jeu 3 Mar 2016 - 21:43 Répondre en citantRevenir en haut

Thème sur la musique et l'image

Peux être retenu !


jaune

Bronze

mauve



Douloureux souvenir du passé



C'est en ce doux mois de Hasèlku, an 835, qu'est perché sur la montagne de cette belle île volante aux côtés de la merveilleuse cascade qui rafraîchît l'air, un homme. Le vent souffle sur son visage et balaye ses longs cheveux bruns ondulés. Il est là, plongé au coeur de ses souvenirs. C'est un maître dragon du Kaerl Céleste. Celui-ci regrette le temps passé. Il à tout perdu. Son âme soeur, le grand Bronze Hadélior et son jeune aspirant Galié Féronil.

Cela s'est passé un mois de Hasèlku, durant l'an 819. L'homme était sur le dos de son lié avec son aspirant pour une initiation au vol. Tout ce passait très bien. Ils survolaient la rivière et la forêt, le vent chaud caressait leur visage et les ailes de ce grand dragon. Le dragon se posa au sol près de la rivière. Le maître dragon, Veldan, était avec son aspirant tandis que le dragon s'abreuvait dans la rivière. C'était un jour calme et tranquille. Jusqu'à ce qu'un groupe de chasseur mécontent obligeaient à faire fuir une bête énorme et sanguinaire vers eux. Ces chasseurs voulaient se débarrasser de la bête qui causait de nombreux dommages aux alentours de la ville et s'attaquait aux personnes qui se promenaient dans la forêt. La bête, qui se trouva face aux deux hommes et au dragon, sa retraite coupée par les chasseurs, devint folle de rage et rugit pour montrer sa rage et son mécontentement. Armé de griffes sur ses puissantes pattes, il bondit sur le jeune aspirant qui tentait, en vain, de fuir et se défendit comme il pouvait. Le maître dragon, qui était pris au dépourvu, dégainât son épée afin d'aider son jeune protégé tandis que le bronze s'envola pour mieux observer la situation et passer à l'attaque. Le jeune qui était à terre, criait à n'en plus pouvoir et supplia son maître de l'aider.
"Maître ! Aidez-moi ! Je vous en supplie ! je ne veux pas mourir j'ai tellement peur ! cette bête va m'arracher la gorge ! Maî.........tr.....e....."

Le jeune aspirant n’eût pas le temps de finir ce dernier mot alors que la bête planta ses crocs dans la gorge du jeune aspirant. Ses yeux dirigés vers le ciel, le souffle coupé, ses bras retombaient à terre. Le maître, qui avait tenté de le sauver, ne put retenir sa rage. Alors qu'il voulut abattre son épée sur le dos de la bête, celle-ci courait déjà vers lui afin de lui sauter à la gorge. Il était trop tard pour le maître. Soudain, un éclair bronze apparu devant lui. C'était Haliédor qui s'était interposé entre son âme soeur et la bête. Le grand bronze s'acharnait sur la bête alors que celle-ci lui transperça la gorge avec ses crocs et ses griffes. La bête et Haliédor tombaient au sol. Le premier raide mort tandis que le second agonisait, égorgé. Le maître s'approcha de son lié, tremblant de tout son corps. Le dragon observa Veldan alors qu'il expirait. Lors de son dernier souffle, le dragon prononça ces derniers mots.
*Veldan, mon lié.... J'ai passé de merveilleuses années avec toi. Et ce, depuis le tout premier jour... Je suis désolé.... Mais te protéger est ma priorité. Je veux...... que tu........................ vi.......ve............*

Alors que la vie quittait doucement le corps du dragon, Veldan tomba à genoux devant le corps inerte de celui qui fût son âme soeur. Les larmes coulaient sur ses joues alors que la tristesse se grandît en lui. Elles tombaient sur les écailles de son lié pour ensuite tomber à terre. Levant la tête vers le ciel, il cria sa douleur et son désespoir.

"POURQUOI ! POURQUOI ! "


Alors que les chasseurs assistaient, impuissant, à cette scène, le maître prit le corps inanimé de son aspirant. Il n'avait que dix-neuf ans et avait été nommé aspirant depuis seulement trois mois. Il ne méritait pas ce sort.

"Pauvre jeune... tu ne méritais pas cela. Toi non plus, Hadélior. Pourquoi a-t-il fallu que cela arrive ? Pourquoi vous ? Les deux seuls êtres qui me comprenaient ? La vie est vraiment injuste."

Le maître prit quelque écailles de son lié, en souvenir de celui-ci. Il emmena le corps de son aspirant à l'endroit qu'il aimait par-dessus tout. Au pied de la cascade. C'est à cet endroit qu'il creusait et déposa le corps du jeune. Il avait gravé sur une pierre le nom de son aspirant et déposa son épée sur la tombe. Il retourna alors près de son lié, durant une semaine. Il pleurait, criait, ne savait plus quoi faire. Un grand vide se manifesta en lui et il ne savait plus pourquoi il restait encore en vie dans un monde où son âme soeur n'est plus. Il retourna alors à la cité du Kaerl Céleste et n'en sortit plus durant seize ans.

C'est lors de ce mois de Hasèlku qu'un homme déprimé, attristé, rongé par les remords et les regrets est perché sur la montagne aux côtés de la cascade. Le vent balaye ses cheveux et son visage. Il pleure, il souffre de ce vide qu'il ressent depuis ce jour noir. C'est lors qu'il se laisse tomber du haut de cette cascade. Il ne regarde pas en arrière, ne pense plus à la vie. Tout est fini pour lui. Il ferme les yeux, tout devient noir et glacial. Cet homme n'est plus. Il est parti rejoindre son âme soeur et son apprenti après seize ans de séparation et d'atroces souffrances. Le Kaerl Céleste déplore cette perte immense. Mais c'est avec la pensée de rejoindre ceux qu'il aime que cet homme a mis fin à sa vie. C'est ainsi que toute une vie, bascule en un instant vers une fin malheureuse.





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Thorfrid Ketilson
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MessagePosté le: Mer 30 Mar 2016 - 21:37 Répondre en citantRevenir en haut

Inspiration : Musique
Participation : why not


De la neige jusqu'au genoux, une froid extrême porté par un vent violent. Thorfrid avait connu de nombreux hivers difficiles mais celui-ci était des plus rudes. Derrière lui, la caravane de marchand s'étirait sur plusieurs dizaines de mètres. Il était encore jeune, il n'atteignait que l'aube du printemps de sa vie. Et pourtant, là où d'autres commençaient à vraiment travailler après des années d'apprentissages, ou que d'autres se prélassaient au milieu des richesses de leur famille, lui devait supporter cette vie difficile depuis bientôt quatre ans. Un grognement s'échappa se son manteau. Il n'aurait jamais dût accepter cette offre et rester à la taverne quelques jours de plus. Que les cieux damnent son impatience.

Il n'était pas le seul à avoir du mal, le très athlétique et jeune Helrik, qui commandait cette expédition devant les mener à la capitale du peuple Palétonien, avait lui aussi quelques difficultés à avancer. Thorfrid ne les avait jamais aimés, ils étaient bien trop volages et indécis à son goût. Et ses quelques rencontres avec des représentants courageux et fiers venant de leurs contrées n'avait qu'à peine entamé son avis négatif. Le regard du mercenaire croisa celui de son employeur et il senti une pointe de remord à avoir ainsi pesté contre des conditions météorologiques qu'il aurait dût prévoir. Le guerrier reprit donc sa marche, une bourrasque de vent fit voler de la neige sur son visage protégé par le masque de son casque et il retira cette dernière d'un simple mouvement du bras en pestant.

La vision qui se révéla à lui fut splendide. Il avait déjà traversé cet endroit auparavant, et il n'avait jamais remarqué sa beauté. La neige s'étendait sur des kilomètres à perte de vue sur la plaine gelée, le soleil se reflétait sur la neige, encore fraîche, qui était revêtu d'un tapis translucide formé par les flocons transporté par le puissant courant d'air qui avait aveuglé Thorfrid. Il devait reconnaître une certaine poésie aux lieux et il se plut à se perdre quelques instants dans la contemplation de l'étendue. Visiblement le temps se dégageait et ils arrivaient au bout de leurs peines, mais à voir ainsi la nature s'étendre devant lui, le mercenaire regrettait un peu de devoir passer ici, de devoir souiller les lieux de traces humaines. Quand il repensait à tout ce que les êtres intelligents faisait, il se disait que peut-être leur présence n'était pas des plus bénéfique, qu'ils volaient la beauté de ce monde pour la remodeler à leur goût. Mais qui était-il pour remettre en cause la volonté des dieux et leurs desseins secrets? Il se contenta de continuer sa route, peinant pour se frayer un chemin à travers la poudreuse qui s'était durcie et épaissie.

Au milieu de la caravane, des instruments se firent entendre, une petite troupe de musiciens les accompagnait, désireux de faire connaître leurs dernières créations aux Palétoniens. La musique était douce.

-Ho! Terre du froid!
Ho! Terre inhospitalière!
Donne-nous tes fruits et un toit,
Donne-nous une profonde rivière.
Car ici-bas tes fils ont faim,
Car ici-bas tes filles n'ont rien.
Donne-nous tes fruits et un toit,
Donne nous une profonde rivière.


L'air plaisait beaucoup au mercenaire, les paroles était un peu trop pessimistes à son goût et l'idée d'implorer un quelconque dieu pour avoir son dût n'était pas dans ses habitudes mais il se trouva assez vite à se joindre à eux en silence. Impossible de savoir si son appel serait entendu, mais qui ne tente rien n'a rien. Et il n'avait pas grand chose à perdre.
Heryn Amlug
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MessagePosté le: Sam 2 Avr 2016 - 12:40 Répondre en citantRevenir en haut

Après le mois précédent porté par une thématique plutôt douce et ensoleillée, retour aux profondeurs sombres et ténébreuses avec le challenge de Iolyaku ! Pour changer, je vous propose cette fois-ci une image de personnage, à propos duquel vous devrez raconter une histoire. Pas nécessairement SON histoire, mais une histoire la mettant en scène ^^.

Mes excuses par avance pour la nudité, si on fait abstraction du fait qu'elle soit peu vêtue, je trouvais que la scène allait plutôt bien avec la musique ! Serait-elle une Déesse oubliée, une puissante Valherue, une Reine nécromancienne, un souvenir perdu du Kaerl Maudit ? Terreur et folie, sang et magie noire, vous de l'imaginer ! A vos plumes donc !


(Un petit clic sur l'image pour la voir en plus grand, c'est mieux)

-| Rise of the Elect - City of the Fallen |-



Nominés pour la plume d'or bimestrielle :
- Runa (musique - janvier)
- Morgain (musique - janvier)
- Ottilia (musique+image - mars)
- Thorfrid (musique - mars)
-----> ouverture des votes à venir




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Yong'Wu Zenghwei
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MessagePosté le: Jeu 5 Mai 2016 - 16:13 Répondre en citantRevenir en haut

Sans doutes un peu tard pour celui d'avril mais j'avais tout de même envie d'écrire, voici donc ma participation image + musique, enjoy !

Citation:

Si belle et si froide, Jorn sentait l’air se figer dans ses poumons à chaque fois qu’il posait les yeux sur l’impératrice. La lumière chaude des flammes semblait danser sur la peau de la dame tout autant que sur le marbre du sol, il était son plus grand honneur de servir cette puissance, cette personne.

Remettant ses yeux sur les plaignants qui s’étaient jetés à genoux en bas du trône il réprima une envie de meurtre. Oser venir ici pour se plaindre ! Ces paysans avaient un culot incroyable ! Serrant momentanément la poigne de son arme il inspira profondément dans l’espoir que l’ordre viendrait, qu’elle lui offrirait cette chance de prouver à nouveau sa dévotion.

Les voix traînantes et hésitantes, quelques bégaiement pour couronner le tout tandis qu’ils parlaient du prix du grain, de leurs femmes malades, de leurs enfants vivant de façon précaire. Jorn en avait la paupière gauche qui tremblait de fureur : ils auraient dû bénir le sol sur lequel ils se vautraient ! Ils auraient dû chanter les louanges de l’impératrice !
Enfin elle ouvrit la bouche et parla d’une voix douce mais pleine de force, le garde sentit son cœur battre plus fort et son esprit se muer en extase devant la perfection de chaque mots employés, devant le ton et l’emphase de chaque mots. Elle aurait pu lui ordonner de s’ôter la vie là, maintenant, qu’il l’aurait fait avec plaisir.

Puis il fut rappelé à l’ordre : le visage aux lignes douces s’était tourné vers lui. Les deux grands joyaux qui servaient d’yeux à la grande dame avaient daigné se poser sur lui, il cligna plusieurs fois des paupières et tenta de se souvenir pourquoi elle le regardait. Qu’avait-elle pu lui dire ? Il paniquait intérieurement, il devait lui obéir ! Mais quel avait été l’ordre ?

Sortant sa lame et se mettant sur un genoux dans une attitude servile, sa voix tremblante brisa le silence qui s’était imposé et il ressenti de la haine envers sa propre personne pour cela.
– Pardonnez moi Ô grande Impératrice. Dans un moment d’égarement j’ai failli à vous écouter… »
Il n’osait relever le chef aussi ne put-il voir le fin sourire qui s’inscrit sur les traits de la dame et ce bien heureusement, si Jorn avait pu voir ce sourire il en aurait perdu la raison. Il entendit le fin tissus qui la couvrait se frotter alors qu’elle se penchait en avant pour lui remonter le menton à l’aide de deux doigts sous celui-ci.
« – J’accepte vos excuses… pourriez-vous maintenant reconduire ces gens à l’extérieur ? Cela me ferait plaisir… »

Il se perdit dans ces yeux durant deux brèves secondes qui passèrent pour l’éternité avant de se relever pour guider les deux paysans hors de la salle du trône.


« - Malakh… ce sortilège que vous avez utilisé est un peu trop puissant. Mon propre garde du corps est abruti devant le charme. »

Froissement de tissus et le pas d’un bâton qui comme un métronome accompagnait la marche d’un homme décharné enfermé dans des robes noires. De sous le capuchon la peau d’ébène se distinguait difficilement des ombres mais ses lèvres s’ouvrirent sur des dents d’un blanc polaire.
« - Je vous avais prévenue quant-à ce fait. Le Neishaan était bien trop puissant pour le rituel, je vous rappelle que vous avez tout de même voulu continuer. »

La dame prit une mine boudeuse avant de poser le menton sur l’un de ses poings. La mort de son mari l’avait laissée seule maîtresse des lieux et devant le manque de soutien des nobles elle en était venue à quérir les services de l’elfe, le regrettait-elle ? Non, mais elle aurait tout de même voulu pouvoir parler sans ensorceler tout le monde…
Tout le monde ? Non… d’un froncement de sourcils elle se redressa pour fixer le nommé Malakh avec l’interrogation dans le regard.
« -Pourquoi n’es-tu pas affecté par le sortilège ? »
La toux d’un tuberculeux fut la majeure partie de la réponse, troublée elle réalisa par la suite qu’il s’agissait du rire du sorcier alors que celui-ci était secoué par l’hilarité. Il retira le capuchon de son visage gravé de motifs scarifiés.
« -J’ai pris soin de certains détails, Ô impératrice… »

La peur lui tenailla les tripes, quelque chose n’allait pas et elle recula dans son trône en comprenant enfin qu’elle avait commis la plus grande erreur de sa vie en invitant ce serpent dans son palais. Son sang s’était comme gelé et elle tremblait, ses yeux ne pouvaient rompre le contact des deux puits d’ombres de l’elfe et elle fut témoin de la suite, des derniers évènements de sa vie. Les lèvres bougèrent pour former des mots gutturaux et sombres qui transformèrent l’atmosphère en une pellicule graisseuse et malsaine.

« -Adieu, Ô impératrice. »

Elle serra le pendentif autour de son cou croyant sa dernière heure arrivée tandis que l’elfe se transformait en fumée pour prendre possession de son corps. Mais elle se souvint, elle serra plus fort et fronça des sourcils…

« -N’oublies jamais ma fille, cette pierre renferme la force de la première de notre lignée. Si un jour l’on attente à ta vie sers t’en et tu seras sauvée. »

La fumée se dissipa sans lui faire de mal, Malakh n’avait pas prévu qu’un artéfact antique était niché sur le cou de la dame dont-il voulait prendre possession. Il n’avait pas prévu qu’il serait banni entre les mondes, l’Impératrice sentit la pierre rayonner de pouvoir et chauffer dans sa paume, elle sentit l’énergie vitale de l’elfe couler en elle et rejeter son esprit. Elle sentit tout cela et y prit goût…

Elle savait maintenant comment régner pour l’éternité, comment prolonger sa vie indéfiniment et son regard se porta sur le garde du corps qui venait de revenir dans la salle du trône…
Elle le regarda et lui sourit…



Heryn Amlug
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MessagePosté le: Jeu 5 Mai 2016 - 18:57 Répondre en citantRevenir en haut

Tout juste à temps Yong ! Pour ce mois de mai, Gaïaku, où la nature s'éveille enfin sous la caresse du soleil, où le printemps renait, je vous propose une theme song un poil mélancolique, nostalgique, pouvant évoquer (comme son titre le suggère) un retour à la maison tant désiré, ou un vol paresseux à dos de dragon (comme l'image pourrait vous l'inspirer), des souvenirs tendres mais chargés d'une certaine tristesse ... A vous de décider !

J'inclus la participation de Yong dans l'élection de la plume d'or pour que le choix soit plus large !






Nominés pour la plume d'or trimestrielle :
- Runa (musique - janvier)
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- Ottilia (musique+image - mars)
- Thorfrid (musique - mars)
- Yong (musique+image - avril)
-----> Election lancée juste ici : http://tol-orea.xooit.org/t3672-VOTES-PERMANENT-Election-du-Meilleur-RP-Cha…




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Dernière édition par Heryn Amlug le Lun 1 Aoû 2016 - 10:47; édité 1 fois
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Heryn Amlug
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 11:44 Répondre en citantRevenir en haut

Les votes pour les nominés du premier semestre 2016 sont ouverts, à vos urnes (clic, clic) !

Après deux mois d'hibernation estivale (sisi, ça se dit), le RP Challenge est de retour (et en avance, s'il vous plait), plus épique et magnifique que jamais !

Pour ce mois d'Eurilyaku, mois de toutes les folies, mois de tous les possibles et toutes les déviances, je vous propose pour réactualiser le jeu, une musique qui aura sans aucun doute marqué beaucoup d'esprits pendant la période qui vient de s'écouler ... A vous de faire battre notre coeur comme l'a fait la série associée (et la scène !) à cette "symphonie". J'espère que vous apprécierez également l'image du mois, qui m'a parue tout à fait adaptée pour aller avec le thème musical.

En avant ! Yeux en Feu Hache Bouaah





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Elke On Nïksé
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MessagePosté le: Mer 10 Aoû 2016 - 20:42 Répondre en citantRevenir en haut

Inspiration sur l'image
Un petit conte
-Ce texte peut être retenu-


-Mais pourquoi est-il toujours si triste ?
-Parce que son cœur n’est pas comme le nôtre. Tu sais bien Eliott, mais on l’aidera, ne t’en fais pas.
Le petit garçon se glissa dans sa chaude couverture rassurée par le baiser de sa mère et se pressa de fermer les yeux pour que le matin arrive au plus vite.

Horace était non loin du potager à l’entrée de la ferme et l’enfant le rejoignit d’un pas enjoué.

-Je sais où nous allons pouvoir demander de l’aide. Il faut traverser la forêt, dépasser la clairière et il y a un mage là-bas. Eliott attrapa la manche de son compagnon et tout deux, s’enfoncèrent dans les bois.

Horace n’était pas très bavard. Cela lui arrivait souvent et on disait de lui que c’était ce qui lui conférait son pouvoir. Le garçon n’en avait cure. Il n’y avait en cela rien d’effrayant. Son ami était un sage, qu’importe ce que les autres en pensaient.

Un peu avant le zénith, les aventuriers arrivèrent à une vaste plaine dont plusieurs arbres fruitiers dessinaient la lisière. Le soleil brillait, faisant danser les ombres parfumées et chatoyer les couleurs les invitant à une cueillette improvisée. Les cerises étaient généreuses et pour l’heure, aucun volatile ne s’y était encore régalé. En rabattant le bas de sa chemise, Eliott improvisa un panier pour partager ensuite le déjeuner.

Horace regardait son ami avec cet air si triste, figé dans le temps comme si tous les désastre du monde ne lui était arrivé qu’à lui seul. L’enfant lui serra la main. Un peu de chaleur, un petit rappel d’amitié et avant qu’Horace n’eût le temps d’afficher le moindre sourire, il se vit entraîner à la poursuite de leur voyage.

Eliott ne savait pas tellement à quoi ressemblait un mage mais la vieille édentée à côté de l’échoppe lui en avait parlé. Alors les deux amis tournèrent près d’une heure à la recherche d’un être qui aurait pu sorti d’un livre.

-Peut-être est-il sous l’apparence d’un animal ou d’un plante ?

Avant même d’attendre la réponse de son ami, un grand homme mince, aux cheveux blancs et à la coiffe d’un roi se tint à quelques mètres d’eux. Horace hésita, c’était un elfe impressionnant, et s’il n’était pas un serviteur de la magie blanche ?

-Sire ? Sire Mage ?

L’elfe se tourna et fut très intrigué par sa rencontre mais adressa un sourire qui le rendit un peu plus sympathique.

-Que puis-je faire pour toi mon petit ?
-Voici Horace, il aimerait quitter sa peine. On nous a dit venir à vous…
L’elfe attrapa la main d’Horace et se permit de lui caresser la joue.
-Je pense pouvoir vous aider. Mais je dois trouver ce qu’il me faut. Donnez-moi une heure.

Sans attendre un instant, le svelte et élégant mage s’éloignât. Horace était inquiet et malgré les boutades de son ami, il ne pouvait pas se laisser à plaisanter. Au bout d’un moment, le bruit des pas de l’homme se firent entendre, si légers qu’on aurait pu croire que c’était ceux d’un enfant. Il tendit à Eliott une gourde.

-Verse-lui le contenu sur la tête. L’enfant hésita mais alors qu’il entendit le bouchon sauter, des brumes ténébreuses entourèrent l’elfe et encerclèrent les aventuriers. Eliott aspergea son ami et recula d’un pas. Les incantations se firent de plus en plus sonores et la fumée pénétra Horace. Elle le fit suffoquer, mais il combattait. Au bout d’un moment un éclair retentit dans le ciel et une lumière éblouissante fut projetée sur eux.

Lorsque la vue leur revint, le mage avait disparu. Eliott se frotta les mirettes et accouru vers son compagnon.
-Horace tu vas bien ?
Le nouveau garçon lui offrit un large sourire.
-Il faut qu’on trouve un nouvel épouvantail pour ta maman maintenant !

Et les deux amis rentrèrent, plus heureux que jamais.





Dernière édition par Elke On Nïksé le Mer 21 Sep 2016 - 15:30; édité 1 fois
Heryn Amlug
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû 2016 - 22:49 Répondre en citantRevenir en haut

Avis aux intéressés, il vous reste 2 jours et quelques heures pour participer, il va falloir faire viiiiiiiiite ! (Allez quoi, ma musique et mon image, elles sont super chouettes =D)




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Iniaki Morrigane
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MessagePosté le: Mer 31 Aoû 2016 - 01:17 Répondre en citantRevenir en haut

Inspiration sur l'image et la musique. Peut être retenu.

Songes éparpillés


La jeune Iniaki Morrigane était affalée sur une petite table de la bibliothèque du kaerl céleste. Elle tentait depuis une bonne heure d’ingurgiter des passages indigestes provenant du livre que son Maître lui avait ordonné de lire. Elle y trouverait des « détails très intéressants sur l’histoire de nos ancêtres », aux dires de cette dernière. Poussant un grognement peu délicat pour une jeune fille, l’Aspirante repris à contre cœur l’étude de son ouvrage. Alors qu’elle était parvenue à l’histoire de la chute du quatrième ordre, l’adolescente sentit son attention décliner et laissa son esprit glisser doucement dans le royaume d’Aran'Rhiod.

~

Naktam-Charah, Seigneur du Màr Luimë, était un Rêveur. Ses visions lui permettant de voir le passé et le futur étaient un don précieux mais également une malédiction : son corps affaibli en était le premier témoin. Aujourd’hui, comme souvent, il rêvait, laissant son esprit vagabonder dans les rouages du temps.

~

Le Valheru se tenait au milieu d’une plaine verdoyante. Il ne connaissait pas ses paysages, mais la sérénité qui émanait des lieux suffisait à le rassurer. Des êtres physiquement semblables à lui-même apparurent et passèrent près de lui sans le remarquer. Ils commencèrent à bâtir sur la Lande. Des enfants s’amusaient innocemment dans ces somptueux paysages. Un sourire vint se poser sur les lèvres du Seigneur.

Les ténèbres remplirent soudainement les yeux de Naktam-Charah. Les créatures semblables aux siens étaient regroupés autour d’un petit animal éventré. Du sang coulait, l’animal se débattait encore. Une voix répétait ce qui ressemblait à des incantations dans une langue qu’il ne comprenait pas. Un bûcher s’embrasa.
Des cadavres de corbeaux tombaient sur la plaine qui ne ressemblaient maintenant plus qu’à un lieu de désolation. Une pousse d’herbe verte qui résistait encore vaillamment rappelait que cet endroit était autrefois propice à la vie
La vie elle-même semblait sur le point de quitter les habitants de la contrée. Sous les yeux embués de larmes du Valheru, les êtres si semblables à lui-même commencèrent à se tordre de douleur et à se muer en des créatures verdâtres. Le souffle rauque des choses finit enfin par se taire et les corps se décomposèrent, laissant le Seigneur du Màr Luimë seul et hébété au milieu de la lande désertique. Ne pouvoir être qu’un spectateur impuissant était si difficile…

Le Seigneur se pencha vers la dernière pousse d’herbe qui subsistait encore et tenta de la cueillir, même si bien évidemment ses doigts passèrent au travers de l’illusion. Avait-il perçu le passé ou bien l’avenir ? Pouvait-il faire quelque chose pour sauver ces pauvres individus depuis son époque ? Non, bien sûr qu’il ne le pouvait pas… Ce don ne servait t-il donc qu’à lui permettre de contempler l’étendue de son impuissance ?


Une voix grave et menaçante vint rompre le silence de mort, faisant sursauter le Valheru aux cheveux d'argents :
« La Folie s’emparera des âmes de ceux qui se prennent pour des Dieux »


~

Iniaki hurla et se redressa violemment. Une dizaine de visages étonnés se tournèrent vers elle. Le souffle court, l’Aspirante rouge de honte se rassit et se prit la tête dans les mains. Tout ceci n’avait donc été qu’un cauchemar ! Rassurée, elle rangea l’imposant ouvrage sur lequel elle avait fait son petit somme et se dirigea vers la sortie, considérant avoir déjà assez souffert comme cela pour aujourd’hui. Tant pis, elle lirait l'ouvrage un autre jour, quand elle aurait le temps. Ou peut-être jamais... Déjà, les souvenirs du rêve s’estompaient. Pourtant, la jeune fille ne parvenait pas à se défaire du souvenir d’une phrase terrifiante : « La Folie s’emparera des âmes de ceux qui se prennent pour des Dieux »




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~
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