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Iniaki Morrigane
Candidat(e) à l'Empreinte

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Inscrit le: 21 Déc 2015
Messages: 110
Sexe: Féminin
Présentation: URL
RPs: 68
Race: Fëalocë
Maître: Elvira (PNJ)
Alignement perso: Neutre Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Jeu 24 Déc 2015 - 02:32 Répondre en citantRevenir en haut


Nom : Iniaki Morrigane

Surnom : Petit Piment

Âge : 15 ans

Race : Fëalocë

Physique, Caractère : Iniaki paraît plus jeune que son âge, ce qui conduit (à son grand désespoir) beaucoup de personnes à la prendre pour une enfant. Petite et fine, la jeune fille a de grands yeux verts émeraude. Ses cheveux raides d'un roux flamboyant lui arrivent aux épaules et encadrent un visage légèrement halé aux traits juvéniles et réguliers. Des taches de rousseurs ponctuent son petit nez retroussé et sa voix aiguë et cristalline vient encore rehausser son apparence enfantine. D'une stature filiforme, elle est dotée d'une faible poitrine mais ne supporte pas d'être qualifiée de "planche à pain" -comme le faisaient autrefois ses frères pour l'agacer-. Ses muscles fins et longs hérités de ses nombreux entraînements à l'épée lui confèrent une résistance physique étonnante pour quelqu'un de son gabarit.

Les émotions ressenties par la Fëalocë se lisent facilement sur son visage : son mécontentement se traduira par un froncement de sourcils et une moue contrariée tandis que les émotions positives entraîneront le dessin d'un grand sourire sur ses lèvres fines et rosées. L'une des principales caractéristiques de la jeune fille est d'ailleurs de ne jamais rester triste ou en colère très longtemps, les sentiments positifs l'emportant sur le reste. Son rire communicatif résonne donc fréquemment dans les endroits qu'elle fréquente.

Au niveau vestimentaire, elle porte généralement des vêtements masculins de couleur sombre, privilégiant le confort à la féminité. Elle porte toujours un collier avec un pendentif en pierre de lapi lazuli taillée en forme de goutte de pluie. Il s'agit d'un objet d'une grande valeur sentimentale car il appartenait à sa mère aujourd'hui décédée. Il doit également avoir une haute valeur pécuniaire, mais l'adolescente ne le vendrait pour rien au monde. La jeune fille porte souvent des boucles d'oreilles d'argents et des colliers multicolores, offerts respectivement par son père et sa tante.

Iniaki est une personne enjouée et bavarde. D'une nature plutôt extravertie, elle va facilement vers les autres. Elle n'eut ainsi aucun mal à sympathiser avec son mentor Daryun, pourtant réputé pour ne pas être très sociable. C'est une personne communicative qui aime exprimer son affectation à l'égard des gens qu'elle apprécie. Dynamique et impatiente, elle déteste les leçons théoriques, préférant de loin la pratique. Elle est capable de faire des choses qu'elle n'aime pas afin de satisfaire le bonheur de quelqu'un qu'elle aime, comme elle le fit avec sa mère en se forçant à être attentive en cours.
Une fois qu'une tâche aura captivée son attention elle mettra toute son âme dans sa réalisation. Elle avait ainsi pu passer des heures à s’entraîner au maniement de l'épée, faisant montre d'une rare patience. L'adolescente est gentille et chaleureuse, sauf à l'égard de quelques personnes bien déterminées.
La jeune Fëalocë déteste en effet les personnes hypocrites, superficielles et désirant causer du mal à autrui. Elle ne se fie qu'à sa simple intuition pour déterminer si une personne appartient à la cette catégorie, sans même la connaître réellement. Il lui est d'ailleurs très difficile d'admettre que cette intuition s'est avérée fausse. Elle se comportera d'une manière froide et distante avec les individus ne lui inspirant pas confiance, faisant en revanche tout ce qui est en son pouvoir pour le bien des personnes n'appartenant pas à cette catégorie.
Irréfléchie et intrépide, elle met fréquemment sa vie danger mais sa bonne intuition lui a permis de se tirer de bien de mauvais pas. Son courage n'a d'égal que son inconscience et rien ne semble l'effrayer, sûrement parce qu'elle ne connaît rien des choses horribles et dangereuses de ce monde. Iniaki est déterminée à poursuivre ses rêves car elle considère qu'il s'agit là d'une manière de respecter la mémoire de sa mère, mais fera son possible pour que les personnes qui lui sont chères n'en pâtissent pas. Elle ne déteste pas l'ordre ou les lois, tant que celles-ci sont justes et que la personne qui les édictent lui inspire le respect.

Alignement : Neutre Bon

Clan choisi : Kaerl Céleste

Histoire :




Iniaki est née en 903 durant le mois de Solyaeku au sein d’une riche famille de Fëalocë établie à Tramaghel, grand port de la côte Sud d'Orën et capitale du Patriciat d'Astrelinden. Son père, Iruka Morrigane, était un négociant aisé et sa mère, Kiana, une femme au foyer. Dernière née d’une fratrie de trois enfants, elle avait deux frères, Kai et Kijo.
Kiana Morrigane avait toujours souhaité être guérisseuse : soigner était pour elle comme une seconde nature et elle aimait beaucoup étudier les plantes. Malheureusement pour elle, elle fut obligée de se soumettre à un mariage arrangé par son père et de mettre ce rêve de côté. Si elle avait avec le temps développé de l'affection pour Iruka et si elle aimait profondément ses enfants, elle ne pouvait s'empêcher de penser avec regret à ce que sa vie aurait put être si elle avait eut le courage de s'opposer à sa famille. Kiana s'était alors fait la promesse de faire en sorte que si un jour elle avait une fille, elle ferait tout pour que celle-ci puisse mener sa vie comme elle l'entendait.

Dans son désir de protéger sa fille de la société patriarcale de Tramaghel, Kiana agissait cependant d'une manière extrêmement protectrice envers celle-ci. De son point de vue, elle n'agissait ainsi que dans l’intérêt de sa fille. Une autre version de la situation aurait été qu'elle désirait garder son enfant auprès d'elle Ad vitam æternam et que cette relation mère-fille allait probablement virer au cauchemar. Iniaki passa ainsi les premières années de sa vie sous la surveillance constante de sa mère. Elle n'était pas libre de ses mouvements et devait à chaque fois prévenir un adulte si elle désirait sortir quelques part.
L'enfant avait tenté de sortir en douce avec ses frères une fois, mais l'avait amèrement regretté : sa mère l'avait attrapée à son retour et lui avait interdit toute sortie pendant un mois. Depuis, elle se gardait bien d'aller à l'encontre de la volonté de Kiana. La jeune Fëalocë aurait certes bien voulu vagabonder à sa guise dans les rues de Tramaghel comme ses frères le faisaient, mais elle savait qu'une liberté limitée valait mieux que pas de liberté du tout.
Elle ne passa cependant pas une enfance solitaire : elle avait quelques amies (des filles des amies de sa mère bien entendu) et ses frères jouaient souvent avec elle.

Iruka Morrigane était très occupé par son travail et rarement à la maison, de sorte que Kiana fut libre de donner l'éducation qu'elle souhaitait à sa fille. La jeune Iniaki fut donc éduquée dans l'idée qu'elle pouvait réaliser tout ce qu'elle souhaitait et que sa condition de femme ne devait en aucun cas être une limite à la réalisation de ses rêves. Elle partagea l'instructeur de ses frères, qui lui inculqua des notions d'histoire, de géographie et lui appris à lire et à compter. La jeune Fëalocë pris goût à la lecture des romans d'aventures et fantastiques, s’imaginant grande guerrière ou magicienne et sauvant la veuve et l’orphelin de méchants bandits. Elle n'était pas remarquablement douée pour les études mais s'en tirait assez bien pour que sa mère s'en contente.



Cependant, les choses qui nous attirent le plus étant souvent celles qui nous sont interdites, les études n’intéressaient pas vraiment la jeune Fëalocë : elle n'était passionnée que par le combat a l'épée depuis l'âge de 8 ans. Les frères d'Iniaki avaient comme tous les garçons de milieu aisé de Tramaghel des leçons de maniement d'épée hebdomadaires. Leurs instructeur était Daryun, un des combattants les plus réputés de Tramaghel. La rumeur voulait qu'il ait été un chevalier légendaire à la solde d'un seigneur d'une contrée lointaine, mais il n'était aujourd'hui qu'un homme assez âgé quoique encore imposant. Son maniement de la lame était la chose la plus impressionnante que les yeux de la jeune rouquine avaient put voir durant sa courte vie. Malgré sa stature imposante, il semblait presque danser lorsqu'il maniait l'épée en désarmant avec une facilité extraordinaire ses frères aînés. Certes, il ne s'agissait là que d'enfants aisément vaincu par un adulte, mais aux yeux de la jeune fille, ses frères étaient les hommes les plus puissants de Tramaghel et il s'agissait là d'un exploit. Iniaki prit ainsi l'habitude de s'éclipser de sa chambre pour venir observer tous les entraînements de ses frères en douce.

Elle observait, les yeux brillants d'excitation, les mouvements enseignés par Daryun et s'employait à les répéter et les maitriser une fois qu'elle était revenue dans sa chambre. Quand ses frères étaient sortis et que sa mère n'était pas en vue, elle allait emprunter une de leurs épée de bois et allait s'entraîner dans la salle avec passion. Une année s'écoula et Iniaki n'avait manqué aucune des leçons de ses frères, qui avaient lieu dans la cour intérieure de la demeure des Morrigane. Il lui était alors assez facile de se dissimuler derrière un pilier pour observer les entraînements sans que ses frères ne se doutent de quelque chose.

Les frères en questions, Kai et Kijo, n'étaient pas motivés par la perspective d'apprendre à manier l'épée. Ils ne voyaient cela que comme une vieille coutume stupide propres aux riches familles et aspiraient tous deux à une vie tranquille d'intellectuels dans le domaine du droit commercial, spécialité de l'université de Tramaghel. Ce comportement agaçait leurs instructeur pour qui le combat était un art d'une importance capitale qu'il désirait profondément transmettre avant sa mort. C'était à ce dessein qu'il s'était proposé pour devenir instructeur, mais il ne s'était à ce jour heurté qu'à des imbéciles de gosses de riches familles incapables de comprendre quoi que ce soit à l'art de l'épée. Il avait bien sûr remarqué l'assiduité de son "élève" dissimulée dans l'ombre, mais ne dit rien à ce sujet. Un jour cependant, celle ci se présenta elle-même à lui.

Daryun venait de finir un entraînement bien infructueux avec Kai et Kijo et s’apprêtait à partir, quand la Fëalocë dorénavant âgée de 10 ans se campa devant lui, la tête haute. Elle avait répété le discours qu'elle s’apprêtait à faire maintes fois mais ne pouvant s'empêcher d'être anxieuse devant cet homme si imposant. Iniaki se redressa de toute sa hauteur pour se donner une contenance et dit d'une voix qu'elle voulait assurée : "Faîtes de moi votre disciple, s'il-vous-plaît !"

Daryun leva un sourcil interrogateur. Il savait que l'enfant les avaient observés, mais ne s'attendait pas vraiment à ce qu'elle réclame elle aussi des cours. Il n'avait encore jamais vu de fille de bonne famille avoir une telle requête. Il n'était pas le genre d'homme à s'attarder sur le fait que la rouquine soit une femme, car après tout un des meilleurs combattants qu'il avait put rencontré en était une également. Si les femmes manquaient de force physique, elle étaient souvent plus agiles et rapides que les hommes, ce qui en faisaient de redoutables adversaires. Un simple regard vers la petite lui permettait cependant de dire qu'elle était bien trop maigrichonne pour faire l'affaire, mais après tout il n'avait rien à perdre à la regarder essayer.

"-D'accord", dit-il d'une voix qu'il voulait la plus douce possible.
"Je sais que tu nous as longtemps observés, donc montre moi ce que tu sais faire."


La jeune Fëalocë ouvrit de grands yeux étonnés et parut troublée. Elle pensait pourtant s'être assez bien cachée pour que personne ne la remarque. Cet homme était encore plus impressionnant qu'elle ne l'avait imaginé... L'enfant n'hésita cependant pas bien longtemps : elle avait rêvé de faire ses preuves devant ce grand maître depuis une année. Elle ferma les yeux, inspira un grand coup, et entama les mouvements de garde basique qu'elle avait retenu. Il s'agissait de cinq mouvements assez simples, mais qui constituaient une base importante du combat. Iniaki se mit en position de garde, la jambe droite pliée en avant et la jambe gauche étendue en arrière. Avec son épée de bois, elle frappa tout d'abord le sol du côté avant droit, puis le côté avant gauche. Elle fit de même au niveau de la taille, faisant mine de frapper dans le vide. L'apprentie combattante plaça enfin ses deux mains au dessus de la tête pour la garde finale. La rouquine leva ensuite son petit visage vers la grande silhouette de Daryun. Celui-ci semblait impassible comme à l'accoutumée, mais la réalité était qu'il avait un peu de mal à dissimuler la légère excitation qu'il venait de ressentir : les mouvements de la gamine n'étaient pas parfaits, mais pour quelqu'un qui les avait appris sur le pas de la porte, c'était vraiment bien. Ses mouvements montraient une certaine souplesse et une agilité en devenir.

" Si tu viens ici pendant les cours de tes frères, je t'apprendrais à manier ton épée. Il faut que tes parents soient d'accord, bien entendu" dit l'ancienne guerrier en tournant les talons.

Iniaki resta immobile quelques instants, comme s'il lui fallait du temps avant que l'information ne parvienne à son cerveau. Soudain, un large sourire se dessina sur le visage mutin de la Fëalocë. Elle avait réussi ! Elle allait pouvoir apprendre le combat à l'épée ! La petite se promit de tout faire pour satisfaire à ses attentes. Mais d'abord, elle devait obtenir l'accord de sa mère. Son père ne comptait pas dans l'équation pour la fillette, dans la mesure où il était presque toujours absent. L'enfant se présenta donc aux appartements de sa mère et formula sa requête. Kiana sembla dans un premier temps étonnée par la demande : il ne lui avait jamais traversé l'esprit que sa fille puisse vouloir apprendre à combattre. Après tout, elle avait tout fait pour que la violence soit absente de la vie de sa fille et l'instructeur en question était un homme : n'allait-il pas la brusquer et mal la considérer du fait sa condition de femme ? Kiana allait refuser, quand elle se souvint la promesse qu'elle s'était faite de ne jamais s'interposer avec les rêves de sa fille. Après tout, peut-être s'agissait-il là de son rêve ? Et puis, savoir se défendre n'était tout compte fait pas une si mauvaise chose. Et elle surveillerait leurs entrainements du haut de sa fenêtre, donc cet instructeur ne pourrait pas lui faire de mal...

"-Est-ce là ton rêve, ma fille ?" s'enquit Kiana.

La jeune Fëalocë répondit d'un air sérieux : "- Oui, mère"

"- Alors soit. Veille à ne pas te blesser je te prie."

Un grand sourire vint illuminer le visage de la fillette, qui s'élança pour aller étreindre sa mère en signe de gratitude. Celle-ci sourit et la repoussa gentiment. Une douleur étrange était apparue dans sa poitrine depuis quelques temps et elle souffrait quand elle était serrée trop fortement.

Iniaki se présenta donc la semaine suivante durant la leçon de ses frères. Ceux-ci semblèrent à peine surpris : en réalité, eux aussi avaient remarqué que leurs sœur les observait car celle-ci se cachait vraiment très mal... Même si elle était une fille, Daryun ne la ménagea cependant pas, et entreprit de lui enseigner correctement les mouvements qu'elle avait apprit sur le tas, avec de nombreuses erreurs. Durant les premières semaines, Iniaki eut l'impression que son corps tout entier était devenu une courbature douloureuse. Elle pensa alors à abandonner, mais se ravisa en songeant qu'elle ne pouvait décemment pas demander à Daryun d'arrêter son entraînement après la façon dont elle l'avait presque supplié. La rouquine s'accrocha donc du mieux qu'elle le pouvait et s'entraîna sans relâche. Plus le temps s'écoulait et plus la douleur s’atténuait. Son corps devenait plus résistant et les paumes de ses mains se durcissaient. L'enfant atteignit rapidement le niveau de ses frères grâce à sa motivation et ses nombreux entraînements secrets. Il lui arrivait en effet souvent de reproduire les mouvements de combat lorsqu'elle était seule dans sa chambre. Ses entraînements avec Daryun venaient rompre la monotonie de sa semaine, passée encore et toujours dans sa demeure sans pouvoir en sortir.



Le temps s'écoula et Iniaki grandit légèrement mais son corps ne se féminisa que peu. Kai et Kijo allèrent étudier à l'université de Tramaghel et furent autorisés à arrêter les cours de combat ce qui fit qu'Iniaki se retrouva en cours particuliers avec Daryun. Son ardeur au combat combiné avec sa petite taille et ses cheveux roux amusaient son mentor, qui l’appelait affectueusement "Petit Piment". Elle rentrait à la maison après ses entraînements couverte de saleté et de sueur, amenant la gouvernante à la rabrouer à chaque fois, la menaçant de propos tels que « attention, si tu continues comme ça, tu te réincarneras en bigorneau », mais plus le temps passait et moins ce type de remontrances ne l’atteignait. La jeune Fëalocë était heureuse de pouvoir mettre toute son âme dans la réalisation d'une tâche qui lui plaisait et ne regardait pas aux efforts que celui lui demandait. Daryun était également fier de cette élève si prometteuse. Il aurait aimé pouvoir l'amener s'entraîner avec les autres gamins prometteurs de la ville, et peut-être même en faire son apprentie, mais dans la mesure où il s'était heurté à un violent refus de la part de la mère de l'enfant à la première proposition, il se doutait bien que la deuxième était absolument inimaginable. Il concentra donc ses efforts à faire de la jeune Fëalocë une bonne guerrière, lui enseignant des mouvements complexes, mais n'avait aucun espoir de voir cet enfant utiliser ses talents dans le monde extérieur tant que sa mère la surveillait.

Cependant, un jour, durant l'entraînement, un incident survint. Iniaki avait alors 12 ans et Daryun avait décidé qu'il allait l'affronter avec au moins la moitié de sa force (soit deux fois plus qu'habituellement) pour lui démontrer qu'elle avait encore beaucoup de chemin à parcourir. Il commença les enchainements habituels, puis brusqua soudainement la cadence. La jeune fille en face fut prise de surprise, tenta tant bien que mal d'éviter les coups. Soudain, Daryun brandit son épée et fit mine de l'abattre violemment sur elle. Prise de panique et sans défense, Iniaki regarda la grande épée d'entraînement s'abattre sur elle sans qu'elle ne puisse rien y faire. Soudain, elle eut l'impression que sa tête venait d'exploser. La douleur la fit tomber à genoux, et elle resta dix bonnes minutes immobiles à se tenir le crâne. Quand les petites lumières qui dansaient devant ses yeux se furent éteintes, la jeune Fëalocë se releva doucement en massant ses tempes douloureuses. Que diable venait-il de se passer ?
C'est en voyant son Maître qu'Iniaki compris qu'une chose d'anormale venait de se dérouler : son visage habituellement si impassible semblait couvert d'une légère expression de crainte.

"Que... que s'est-il passé ?" demanda l'adolescente d'une voix dans laquelle transparaissait la crainte.

Daryun la dévisagea encore quelques instants, puis tendis le doigt vers un objet situé non loin de lui. Son épée d'entraînement. Mais que faisait-elle par terre ? La Fëalocë ne se rappelait pas avoir une seule fois réussi à désarmer son maître. Et puis, dans son dernier souvenir avant la douleur, c'était bien cette épée qui fondait sur elle... Daryun sembla soudain reprendre sa contenance, et lui demanda d'une voix dénuée d'émotions, comme à son habitude :

"Iniaki, y a-t-il des personnes pratiquant la magie dans ta famille ?"

La jeune Fëalocë fut surprise par la question. De la magie ? Mais cela n'existait que dans les livres voyons ! A moins que...

"Ma mère m'a un jour dit que certains des membres de sa famille pouvaient faire léviter des objets rien qu'avec leurs esprits. Mais je n'ai jamais rien vu de tel. Pourquoi ça ?"
s'enquit la jeune fille.

L'ancien guerrier sembla hésiter quelques instant, puis planta son regard d'acier dans les yeux de sa jeune élève. "Parce que l'épée qui étais dans ma main s'est soudainement envolée, voilà pourquoi." lui répondit-il sans détour.

L'étonnement se lut sur les yeux verts émeraudes de la Fëalocë. Puis l'étonnement se mua en crainte quand elle compris ce qu’insinuait son Maître.

"Ce n'est pas possible... je ne peux pas avoir fait ça..."
murmura comme pour elle même la jeune adolescente.

Elle sentit soudainement une main venir se poser sur elle même. Iniaki releva la tête et croisa le regard de son maître, qui était redevenu comme d'accoutumée.

"Ne t'inquiète pas, ce n'est pas si grave. Un de mes anciens camarades pouvait utiliser la magie et cela nous a sauvé la vie. Peut-être ton don pourra t-il lui aussi te sauver la vie, ou sauver quelqu'un qui t'es cher." dit l'homme aux tempes grisonnantes.

Un sourire se redessina sur les lèvres d'Iniaki. Elle ne comprenait rien à cette histoire et trouvait cela très effrayant, mais si effectivement cela lui donnait le pouvoir de sauver quelqu'un qu'elle aimait un jour, elle en serait très reconnaissante.

"Mais surtout, ne le dis à personne. Pas même à ta famille, si tu le peux. La magie est très mal vue par ici..." prévint Daryun d'une voix grave.

L'adolescente acquiesça. Elle ne voulait de toutes façons pas que cette horrible douleur réapparaisse et aurait eut bien du mal à parler d'une chose qu'elle ne comprenait pas du tout. Lorsqu'elle tourna les talons pour rejoindre sa chambre, Daryun resta pensif en la regardant partir. Si quelqu'un lui apprenait à manipuler ce don, il était persuadé que cela en ferait une guerrière réellement redoutable. Encore fallait-il que la jeune fille ne tombe pas entre de mauvaises mains. *Enfin bon, tant que sa mère sera là, cette possibilité n'existe pas car elle surveillera toutes ses relations* songea un Daryun mi-soulagé mi-inquiet.

Daryun avait raison de penser que Kiana Morrigane n'aurait jamais laissé sa fille côtoyer des personnes peu fréquentables. D'ailleurs, en temps normal, elle aurait eut le nez collé à sa fenêtre durant tout l'entraînement d'Iniaki et l'aurait probablement privée de sortie pour une durée indéterminée suite à la démonstration de son pouvoir. Cependant, cela faisait quelques semaines que la mère de la jeune fille ne parvenait plus à se lever et se tenir sur une chaise sans souffrir. Alors, rester une heure accoudée à une fenêtre, cela était devenu inimaginable...

Plus le temps passait, et plus la maladie dévorait le cœur de Kiana. Elle ne fut bientôt plus capable de quitter son lit et toutes les médecines ne purent rien pour sauver sa vie. Peu avant sa fin, elle détacha le collier en lapi-lazuli qu'elle portait toujours autour du cou pour le donner à sa fille.
"Je l'ai reçu de ma mère. Tu le donneras à ta fille" dit-elle d'une voix faible et en tentant d'esquisser un sourire.

La Fëalocë pris délicatement l'objet des mains tremblantes de sa mère et ne put retenir ses larmes. Les sanglots de son enfant semblèrent redonner un peu de force à Kiana, qui caressa doucement la joue d'Iniaki.

"Ne pleure pas... il faut que tu sois assez forte pour survivre dans ce monde toute seule... Promets-moi... Promets-moi de poursuivre tes rêves".

Iniaki saisit la main de sa mère, et murmura : "Je le promets. Je t'aime."

La jeune fille quitta la pièce en serrant fortement le pendentif dans sa main.



Kiana mourut peu après. Iniaki avait déjà 14 ans mais se sentait comme une petite fille triste et déboussolée : elle ne connaissait rien du monde extérieur, ses frères allaient bientôt quitter la maison et son père n'était jamais là... Qu'allait-elle pouvoir devenir ? Elle passa les trois semaines suivant le décès de sa mère à errer comme un fantôme dans sa grande demeure, les yeux dans le vague. Elle n'assistait même plus à ses entraînements avec Daryun, qui ne l'entrainerait d'ailleurs plus jamais.

Son père pris alors les choses en main et décida que le mieux pour l'adolescente était d'aller vivre chez sa tante. Il s'agissait d'une femme aimante qui n'avait jamais put avoir d'enfants et qui était mariée à un riche commerçant des alentours lac de Boniroy. Le travail d'Iruka ne lui permettait pas de rester chez lui plus d'une semaine par mois, et il n'aimait pas l'idée de savoir sa fille seule dans une si grande demeure. Et quand bien même il aurait changé de métier, la sœur de sa femme lui semblait la mieux placée pour procurer à sa fille l'environnement nécessaire à sa reconstruction.

L'adolescente embarqua quelques semaines plus tard sur un des navires marchands de son père, avec ses frères pour escorte. Alors qu'elle s’apprêtait à embarquer, elle entendit une voix familière clamer son nom. Daryun. Elle se retourna vivement et couru vers son mentor.

"-Je... je suis désolée Maître, je m'en vais... Merci pour tout ce que vous m'avez appris " bégaya la Fëalocë.

Alors, pour la première fois depuis qu'elle le connaissait, un franc sourire se dessina sur le visage de l'ancien guerrier. Il donna une petite tape amicale sur la tête de son ancienne élève, puis lui répondit :

"-Je sais tout, Kijo m'a prévenu. La vraie vie commence pour toi. Tu feras de grandes choses, Iniaki, j'en suis persuadé... "

Puis, il tendis l'objet entouré d'une peau de bête qu'il tenait dans sa main à l'adolescente. Celle-ci ouvrit de grands yeux étonnés et pris l'objet des deux mains, le défit de ses peaux de bêtes et découvrit... une épée. Pas une épée d'entraînement, mais bien une véritable épée. Elle était plus petite et légère que les épées habituelles, mais tout de même bien plus lourde qu'une épée de bois.

"-Je l'ai faite faire pour toi. Elle devrait être assez légère pour que tu puisses t'en servir. Ne l'utilise qu'à bon escient ! Et donnes lui un nom aussi, c'est important.. "


Les yeux verts de la Fëalocë s'emplirent de larmes et elle sauta au coup de son mentor, qui recula de surprise. C'était la première fois qu'un de ses élèves lui témoignait son affection de cette manière. Les femmes étaient décidément bien expressives, songea Daryun en souriant.

"Merci..."
lui souffla t-elle entre deux sanglots.

Après s'être à peu près remise de ses émotions, l'adolescente embarqua sur le bateau sous le regard de Daryun. Ce fut seulement quand la stature imposante de celui-ci ne fut plus qu'un point à l'horizon que la Fëalocë se retourna.
Iniaki observa alors plus attentivement son épée. Le fourreau était d'un noir sobre, mais la garde et le pommeau étaient dorés et ornementés d'une créature rouge. En y regardant de plus près, la Fëalocë vit qu'il s'agissait d'un Phénix, l'oiseau légendaire qui renaît de ses cendres. L'arme avait sans doute couté cher, mais Iniaki ayant jusqu'ici vécu sans cesse dans la richesse, ce détail ne la frappa pas. La beauté de l'arme, s i. Elle lui évoquait celle possédée par la princesse Elfe d'un de ses romans favoris, baptisée Silmarien.*Silmarien, ce sera donc ton nom* songea l’adolescente en souriant, à l'adresse de l'épée.


Ils atteignirent sans encombre le Lac de Boniroy, puis, tandis que les marchands allaient se procurer le poisson qui avait fait la renommé de ce lac, Iniaki et ses frères prirent la direction du village avoisinant où vivait leurs tante, Ekkaia Melwasul. Celle-ci avait reçu une lettre de son beau-frère l'informant de la situation un mois auparavant et était heureuse d'accueillir cette nièce qu'elle n'avait jamais rencontré.

Ekkaia était une femme replète et chaleureuse, qui faisait tout son possible pour rendre sa nièce heureuse. La jeune Fëlaocë était autorisée à se promener à sa guise partout dans les alentours du village si elle rentrait avant le coucher du soleil. Cette nouvelle liberté avait grandement participé à combler le vide dans son cœur qu'elle avait ressenti à la perte de sa mère.
Plus Iniaki allait découvrir le monde et plus elle voulait en voir. L'adolescente pensait avec nostalgie aux aventures dont elle avait rêvé étant petite. Si seulement, comme dans ses livres, un magicien ou un chevalier apparaissait et l'amenait découvrir un monde empli de mystère et de magie, elle lui suivrait instantanément... Mais elle n'était plus une enfant. La Fëalocë savait pertinemment que personne ne viendrait l'arracher à cette vie ennuyeuse, sinon elle même... Iniaki venait tout juste d'avoir 15 ans, et il s'agissait de l'âge de majorité des jeunes filles dans le sud du continent d'Orën. En d'autres termes, elle pouvait sa vie comme elle l'entendait. Elle pouvait même partir à l'aventure si elle le désirait. Certes, la plupart des femmes restaient au sein de leurs foyers jusqu'au mariage, mais toujours était-il qu'elle était libre de que faire ce qu'elle souhaitait.

Iniaki s'entraînait souvent à l'épée dans les vallées verdoyantes aux abords du village, afin de ne pas perdre la main. Un an s'était écoulé et l'adolescente s'entraînait depuis une dizaine de minutes quand elle sentit que quelqu'un l'observait...

Équipement possédé : En plus du collier en lapi-lazuli qu'elle porte en permanence autour du cou, Iniaki possède des colliers de cuir multicolores offerts par sa tante et des boucles d'oreilles en métal argenté donnés par son père, dissimulés au fond de sa besace. Elle n'a pas emporté grand chose de plus, à part quelques vêtements de rechange, une gourde et son épée offerte par Daryun.

Magie : En plus du Don, Iniaki possède un faible pouvoir de télékinésie. Elle a hérité ce pouvoir de par la famille de sa mère, dans laquelle quelques rares membres manifestaient une très légère habilité à faire léviter de petits objets (d'une taille maximum équivalent à celle d'une petite cuillère). Une légende familiale voulait qu'un des lointains ancêtres de la famille ait été capable de soulever de bien plus gros objets par son esprit. Iniaki semble quand à elle disposer d'une faculté un peu plus étendue que celle des autres membres de sa famille, en particulier quand elle est en proie à des émotions violentes : Par exemple un jour où elle avait été particulièrement effrayée durant l'entraînement de Daryun, elle avait réussi à faire léviter l'épée de celui-ci hors de ses mains.




Merci à Heryn pour la signature ! ~ Carnet de route ~


Dernière édition par Iniaki Morrigane le Dim 25 Sep 2016 - 20:49; édité 62 fois
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MessagePosté le: Sam 5 Mar 2016 - 22:59 Répondre en citantRevenir en haut

Aux vues des modifications apportées suite au commentaire de mon Light Side, je te donne également ma validation et te souhaite la bienvenue en tant qu'Aspirante, cette fois !

Citation:
Te voilà officiellement partie intégrante de l’univers de Tol Orëa, nouvelle pierre apportée à son édifice ! Tu peux d'ors et déjà ouvrir ton RP de rencontre avec ton Maitre ou ta Maitresse sur ton continent actuel (celui où tu te trouves à la fin de tes péripéties) ou au sein du Kaerl.

Si tu cherches encore un Maître ou une Maîtresse tu peux faire une demande juste ici !

Puisque tu es prêt à vivre au cœur des nuages au Màr Menel, glisse-toi derrière le Rideau et vole donc jusqu’aux Loges Illuminées, QG hors-RP des membres de ce Kaerl. Tu y trouveras par exemple les présentations de tes confrères, tu pourras participer à des débats et trouver des informations sur les diverses quêtes célestes et sur l’organisation de l'Ordre Draconique de Lumière. Tout est discutable en son sein et les idées ou suggestions sont les bienvenues.

Ensuite, tu peux éventuellement aller te présenter in RP à la Dame du Kaerl, Heryn Amlug, en te rendant à l'Amphithéâtre, afin d'entrer officiellement dans ta nouvelle demeure !

Dans tous les cas pour tes rps, il te faudra indiquer la date en cours en jeu. Plus d’information, il faut te rendre dans le topic Notions Indispensables Diverses, chapitre "Mesure du Temps" (clic). Par exemple, nous sommes actuellement en Néharaku 918, tu peux te placer un peu avant cette date pour arriver à la fin des évènements politiques qui ont secoué le Kaerl, dont tu trouveras le résumé pour info juste par ici.

Peut-être que lors de ta découverte du forum, de ta visite en son sein, en plus de la lecture studieuse des différents explicatifs du Codex et du Liber Draconis, tu as déjà découvert ces différents points essentiels que je vais te présenter ensuite. Permets-moi de te les évoquer malgré tout :

Tu peux avoir le loisir de suivre les différentes triades ou "quel maître dragon a quel aspirant sous son aile". Il y a également les Les Missives Seigneuriales, pour les avancées des scénarios lancés, des nouveautés ou améliorations importantes du forum, en plus des newletters que tu recevras par mail (veille bien à avoir coché dans ton profil "accepter les mails de tol orëa").

Dans les Missives Seigneuriales, tu découvriras aussi le Panneau de Quêtes, indispensable, te dévoilant des quêtes ou des scénarios effectués dans les Kaerls (complément à la Chronologie de Tol Orëa).

Autre lien utile, tu pourras faire un petit suivi des aventures de ton personnage dans les Carnets de Route, non obligatoire mais quand même bien utile pour s'y retrouver temporellement entre ses différents RPs.

Pour égayer le rp entre deux topics, il y a souvent des concours organisés dans l'Acamédie, installée à Lòmëanor. Si tu as la plume qui te démange, tu peux écrire à la suite des concours précédents, ils restent ouverts pour qui veut rajouter une petite touche d'imagination en plus !

Si une réponse entre deux RPs se fait attendre ou que tu as du temps de libre, tu peux aller te détendre dans les nombreux topics de notre section flood, les Alcôves Dérobées, où tu trouveras une section débats et sondages, une autre pour les rencontres IRL, mais aussi une section pour les petits jeux de "mots" et d'écriture, le Fil des Moires. Si le défi te tente, tu pourras y participer chaque mois à notre RP Challenge, petit jeu d'écriture où l'on te propose d'imaginer un texte (de préférence lié à l'univers de tol orëa mais pas forcément à ton personnage), en relation avec une musique, selon ce qu'elle t'inspirera.

Voilà, je crois que je t'ai tout dit ... N'hésite pas si tu as des questions et surtout amuse-toi bien !



Qu'ils nous haïssent pourvu qu'ils nous craignent..
- Sic gorgiamus allos subjectos nunc -

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