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 [RP] Debout sur ta tombe Sujet suivant
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Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Dim 30 Aoû 2015 - 23:43 Répondre en citantRevenir en haut

Solyaeku 918



Ssyl'Shar. Terre de ses ancêtres, berceau de ses aïeux, patrie de sa lignée – et seule terre d'exil pour Deneb.

La nomade inspira profondément. Une brise brûlante valsait entre les murs des habitations basses, grimpait jusque sur les murailles, porteuse de parfums de sable chaud et d'épices. En contrebas des remparts érigés pour protéger Arsuh du désert – ou peut-être pour empêcher le mauvais esprit de la ville d'empiéter sur le reste du continent – des marchés fleurissaient à l'ombre d'étals de tissus, formant des rues éphémères, délimitées par des étoffes colorées. Tout autour, deux océans s'étendaient à perte de vue. Au Sud-Est, la mer dévoilait son onde d'un bleu impitoyable et mouvant, semé des voiles blanches des navires de commerce. Ailleurs, les dunes d'or imitaient les vagues en un tableau toujours renouvelé par le vent et non moins dangereux que son reflet aquatique.

Deneb soupira et se détourna de la vue. Troubles et contrariété dansaient dans ses iris. Elle avait effectué sa mission, sourit poliment ou cassé des mâchoires selon les circonstances, avait été payée et chaleureusement recommandée dans l'entourage de son employeuse. Elle avait vaincu les dangers du désert autant que de l'océan, foulé au pied les quelques idiots qui lui avaient cherché des ennuis – tout ça pour se laisser abattre par cette sensation agaçante d'être étrangère dans son pays natal. Et, accessoirement, par le fait que le poste qu'on lui ait proposé consiste à garder un harem. L'idée semblait particulièrement aigre à la sang-mêlée. Elle brossa rageusement son pantalon de toile robuste, réajustant l'épée à large lame dans son dos. Malgré ses efforts pour se fondre dans la foule, quelque chose dans son port et sa stature criait au monde qu'elle restait de sang mêlé, élevée en nomade. Et parce qu'élevée en nomade, libre et combattive, la seule idée de garder ce qu'elle ne pouvait s'empêcher de voir comme une prison pour femmes la répugnait.

Contrariée et préoccupée, elle finit par prendre la direction de la seule parcelle de ville qui évoque un tant soit peu sa famille – en l'occurrence, certainement pas la forge de son grand-père mais plutôt le cimetière. Rafid y était enterré, et, même mort, il était probablement de meilleur conseil que tout membre de sa famille que Deneb pourrait trouver en ville. Tête haute sous les regards plus ou moins intrigués, plus ou moins désapprobateurs, elle s'engagea dans les ruelles jusqu'aux stèles marquant les morts. Dans la rangée familiale, deux tombes toutes proches, marquées au nom de Rafid et de son épouse disparue en mer, attirèrent l'oeil de la nomade – et, devant les stèles, une silhouette immobile. La combattante haussa un sourcil, étonnée, puis s'avança. Quelque part, savoir qu'on honorait la tombe d'un vieil ami de son père était agréable. C'est le plus naturellement du monde qu'elle s'avança pour déposer sur les sépultures un rose des sables double, jetant un coup d'oeil au visage de l'inconnue en se redressant. Elle aurait juré que son visage lui disait quelque chose.

Les iris de la nomade glissèrent des traits de la femme au nom sur l'une des stèles, puis de nouveau au visage de l'inconnue, puis sur le nom... Un vieux souvenir affleura à la surface - un mariage, plus d'une douzaine d'années plus tôt, une première rencontre avec la branche paternelle de sa famille, une jeune mariée pâle et stressée. Une cousine morte en mer.

"... Arifa ?"

Le murmure sonna comme un nom de fantôme.
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MessagePosté le: Dim 30 Aoû 2015 - 23:43 Revenir en haut

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Aoife Rothil
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MessagePosté le: Ven 4 Sep 2015 - 02:39 Répondre en citantRevenir en haut

Après des semaines entières d'hésitations et d’atermoiement, Aoife avait finalement décidé qu'il était temps qu'elle aille sur la tombe de Rafid. Elle ne s'était jamais sentie coupable de ne pas le voir quand elle habitait à Madanga. Elle n'avait pas les moyens de voyager. De plus, retourner au Ssyl'Shar, ç’aurait été risquer de se faire attraper par sa famille. Elle avait refusé de prendre le risque de perdre la vie qu'elle s'était créé sur Qahra. Elle en avait discuté avec Gekar. L'infirme avait abondé dans son sens: Jamais Rafid ne lui en aurait voulut. en fait, il aurait même probablement été fâché qu'elle mette en danger sa liberté pour un respect aux morts. Pendant des années, elle avait honoré son mari via un petit autel domestique, mais après son arrivée au Kaerl... elle avait commencé à s'en vouloir. Sans doute que Persée l'aurait emmené, mais... elle s'en serait voulut de déranger pour ça. Et elle avait toujours peur d’être... Elle aurait du dire "reconnue", mais c'était toujours "capturé" qui lui venait à l'esprit. elle avait tellement laissé de coté ça qu'elle avait finit par marquer et là... ben fallait attendre qu'Aysu grandisse, hein....

Mais bon, deux mois après le rétablissement de l'interstice, liée à une dragonne plus grande qu'un cheval... bon, y avait moins d'excuses. Elle avait donc pris son courage a deux mains et s'était téléporté au dessus du désert. Sentant la nervosité de son amie, Aysu avait longuement plané au dessus des sables avant de se poser dans un coin discret, prés d'Arsuh. Dans un dialogue silencieux dont elle usaient fréquemment quand elles étaient bouleversées, Aysu insista pour accompagner Aoife dans son pèlerinage, mais la native de la ville refusa. Elle avait besoin de faire ça seule. Mais elle réitéra ses conseils de prudence à Aysu et lui répéta, si il y avait un problème (genre se faire emmener à la guilde de la Forge), d'aller chercher Thizir, pour qu'il se fasse passer pour son mari. c'était sans aucun doute la maniéré la plus pacifiste de s'en sortir. Habillée à la manière des femmes du désert, la jeune femme rajusta son voile pour se protéger du sable et entama la route ensoleillée.

Pour la première fois depuis 12 ans, la petite fille du maître Forgeron de la guilde des Forgerons de la ville remis le pieds dans la ville. Et pour la première fois, elle en arpentait les rue seule et libre. Grisée, elle décida de... De visiter! Parce que c'était sa ville, merde! Commença alors une journée de découvertes et de joies. elle admira les palais, s'offrit un rafraîchissement, explora les marché... Là, elle acheta quelques babioles. Un ou deux châles, une paires de boucles d'oreilles au design intéressant, des sachets d'épices (ça ferait plaisir à Imera) (quand elle passerait à Madanga) (bientôt)...

Et puis ses pas l'amenèrent à une superbe maison qu'elle identifia facilement.

C'était la sienne.

Ç’avait été la sienne.

Elle se demanda qui l'occupait. Si elle était toujours dans la famille ou si elle avait été vendu. Si une sœur, une cousine, un cousin l'habitait. Si une de ses sœur ne l'observait pas, entre les persiennes. Soudain a nouveau anxieuse d’être reconnue, elle rabattu son voile sur son visage et s'éloigna. Elle n'était plus chez elle, ici.

Son enthousiasme douché, elle repartit vers le cimetière d'un pas efficace. Ironiquement, elle ne savait pas aller a ce cimetière, avait d'étudier une carte de la bibliothèque du Kaerl. Elle n'y avait été que pour l'enterrement de Rafid. Et elle n'était pas en était de repérer le chemin ce jour là. Mais une fois dans le cimetière, ses pieds la menèrent tous seuls à deux tombes jumelles. Mais elle n'avait souvenir que d'une....

Arifa bint Himaya ben Mansour Al Arsuh
888-906

Comme le feu,
la vie début par la fumée
et finit par la cendre.


Putain de merde.

Ils l'avaient enterré.

Euh, non. Ils avaient pas de corps. Forcément, c'est elle qui avait le corps. il était là. Elle l'avait. Tout allait bien.

Non! Tout allait pas bien! Y avait une plaque! Une tombe! Y avait du avoir des funérailles! Putain, mais qui leur avait permis de l'enterr... de... faire une... Tombe? Putain, c'était sa TOMBE!

Mais une vague de tendresse enveloppa la jeune femme. Une vague bleue et inconditionnellement aimante. Aysu. Déjà en recul, la panique d'Aoife reflua totalement quand la bleu s'exprima au creux de son esprit:

*Il n'était pas seul, comme ça*

Quelques sanglots secouèrent la chevalière bleue. Oui, ainsi, il n'était pas seul. elle était un peu avec lui. Même depuis le Mar Menel. La jeune femme sortit de sa poche une écaille bleue emberlificotée dans une mèche de cheveux. La jeune femme s'agenouilla, creusa sous "sa" pierre tombale et enterra la breloque du mieux qu'elle put. Elle avait d'abord pensé enterrer sa breloque dans la tombe de Rafid, mais si elle en avait une a son nom...

Elle se releva et observa la tombe de celui qu'elle voyait toujours, après douze ans de veuvage, comme son époux. Perdue dans ses souvenirs, elle ne vit pas la jeune nomade arriver. Par contre elle l'entendit bien l'appeler. Au Kaerl, elle n'aurait probablement même pas réagis à son premier nom, mais, plongée dans les souvenir de quand elle était Arifa, elle leva la tête et un sourcil.

Avant de sursauter et de reculer d'un pas, en garde, la main machinalement sur sa dague. Elle avait réfléchis à des moyens de sortir des griffes de son père sans violence, avant de venir. Mais elle découvrait maintenant qu'elle était prête à vendre chèrement sa liberté. Aussi con et mélodramatique que ça puisse paraître. Face a elle, une jeune blonde de race indéterminée. Et qui semblait avoir découvert le fantôme d'Arifa. A raison.

*Qu'est ce qui se passe!*

L'exclamation résonna dans l'esprit des deux femmes, et potentiellement dans l'esprit de toute personne ayant le don dans un rayon de dix mètres.

Sauf que bon, y avait que les deux femmes.

Et les macchabées.

Mais ne partons pas dans une histoire de zombies, voulez vous?

(C'est bon pour les ardents, tout ça.)
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Sam 5 Sep 2015 - 13:31 Répondre en citantRevenir en haut

Née au cœur d'une tempête de sable, Deneb en avait gardé les tourbillons, les spires jamais en repos et les valses perpétuelles. D'aucuns auraient dit que l'événement avait marqué sa crinière de la couleur des sables brûlants. Ils auraient raté le principal, avec une telle affirmation – la nomade était plus marquée par le mouvement perpétuel des tourmentes du désert que par une simple couleur apposée sur ses mèches folles. Actuellement, malgré l'immobilité de la demoiselle, les pensées se bousculaient et virevoltaient derrière ses iris bruns. Le manège des questions sur son propre avenir, par un tour du destin, se métamorphosa en interrogations sur son passé et sur le présent d'une femme qu'elle pensait morte.

Arifa. Sa cousine.

Qui avait répondu à son nom, avec la surprise de ceux qui ne s'attendent pas à l'entendre prononcé, le choc de ceux qui craignent quelque chose. Les réflexes de combattante de la nomade notèrent la main de sa vis-à-vis se posant sur son arme, le pas de recul amorçant une posture plus proche de la garde que du recueillement endeuillé. Les impératifs rivés dans l'être de Deneb par des années d'entraînement auraient exigé qu'elle-même réagisse, s'apprête à se défendre. Elle avait pris suffisamment de coups pour savoir qu'on ne restait pas les bras ballants face à quelqu'un qui tire une lame ou presque devant vous.

Sauf que cette presque inconnue était de la famille. Que ses traits soient plus jeunes dans les souvenirs de la nomade, moins martelés par la vie, ne comptait pas. Qu'elle se tienne sur sa propre tombe non plus – ou pas pour une Deneb adulte. Avec quelques années de moins, peut-être que la sang-mêlée aurait cru à un fantôme et l'aurait laissé filer avec des promesses de prier pour son repos. Maintenant...

La nomade n'eut pas le temps de décider réellement de l'initiative à prendre qu'une voix explosa dans sa conscience. Tout à sa stupeur, elle ne réalisa pas de suite qu'il ne s'agissait pas de celle de sa cousine, pas de mots formulés à voix haute. La surprise de la rencontre gomma ces détails. Un premier pas en avant échappa au contrôle de la sang-mêlée, atténué tout juste par des paumes ouvertes, désarmées, comme pour prouver sans mots qu'elle ne lui voulait aucun mal. Après tout, la famille avait été et serait de tout temps sacrée. Même les mains présentées pacifiquement ne purent cependant atténuer son ton trop vif, presque bouleversé, lorsque Deneb prit la parole.

"Ce serait plutôt à moi de poser la question ! Tu es... Je te pensais morte. Toute la famille te pensait morte ! Que s'est-il passé ? Pourquoi...?"

Les questions se pressaient sur ses lèvres, bourgeonnaient dans son esprit plus vite que la jeune femme ne pouvait les formuler. Confusion, curiosité et choc criaient tour à tour leurs demandes, leurs exigences, leurs réclamations. Parce que c'était Arifa – avec des traits plus burinés que dans ses souvenirs, comme si le naufrage qui était censée l'avoir tuée avait lavé ce qui restait d'enfance de son visage, plus assurée aussi. Clairement, quelque chose avait changé. Quelque chose que le temps seul n'expliquait pas.

La nomade inspira un bon coup. La tempête derrière ses iris ne s'apaisa pas pour autant. Le regain d'air sembla juste apporter un tour différent aux tourbillons de pensées et de questions. Ses proches seraient estomaqués mais probablement ravis d'apprendre qu'Arifa avait survécu – enfin, Deneb l'espérait. Elle n'avait jamais vraiment saisi les motivations de la branche traditionnelle de sa famille, celle qui ne courait pas les routes en suivant les étoiles. Cela dit, elle-même n'avait pas exactement fait le meilleur accueil qui soit. En même temps, la demoiselle se voyait mal sauter au cou de sa cousine qu'elle avait rencontré une, peut-être deux fois, pas alors que celle-ci la considérait potentiellement comme une menace. Peut-être d'ailleurs parce qu'en presque quinze ans, Deneb avait considérablement changé, peut-être parce qu'elle n'avait pas non plus été la plus proche de ses cousines, peut-être parce que malgré tous ses efforts, elle conservait cette vague aura que promènent les sangs-mêlés et qui donne l'impression qu'ils ne rentrent réellement dans aucun moule.

D'un geste vaguement embarrassé, elle désigna les tombes jumelles d'une main qui tenait encore les roses des sables duales prévues en guise d'offrande, tenta de se rattraper presque avant d'avoir laissé le temps à sa vis-à-vis de répondre aux questions esquissées une poignée de secondes plus tôt.

"On te pensait morte en mer – disparue dans le naufrage, dans un coup du Destin. Comment est-ce que tu vas ? Qu'est-ce que tu es devenue, toutes ces années ?"

Il y avait une ironie dans la rencontre de l'ancienne naufragée et de la nomade ayant quitté son clan pour l'aider à se remettre des dégâts d'une tempête. Le destin et son humour boiteux avaient dû décider que l'océan serait au centre des préoccupations et des coups d'éclats, qu'il prendrait des vies pour, de la façon la plus étonnante qui soit, en rendre au moins une.
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Mer 16 Sep 2015 - 11:49 Répondre en citantRevenir en haut

L'esprit d'Aoife tournait à plein régime. Elle DEVAIT comprendre qui était cette nana. Sang mêlée, non locale au vu de ses vêtements. A Arsuh. Putain elle avançait! Malgré le pacifisme de ses mains tendues, Aoife ne put rater la fluidité toute guerrière des mouvements de la fille. Elle se déplaçait comme Persée ou ces femmes qui combattaient depuis l'enfance. Aoife recula de deux pas.

Pis allons bon. La fille était de la famille? Sang mêlé, famille, guerrière, tombe de Rafid... Putain! C'était la fille de Vedrim! De... Déneb! Aoife se souvenait vaguement du scandale que Vedrim avait créé en s'enfuyant avec une Fealoce alors qu'elle n'était qu'une petite fille. Et Rafid lui parlait parfois de la tempête en boite qu'était Déneb.

Ok. Elle savait qui était la fille.

... Vedrim avait laissé sa fille choisir le métier des armes? Aoife ne savait pas trop si elle devait être choquée ou envieuse... Envieuse, probablement?

Mais c'était pas le moment!

Attend. Une nomade suffisamment émancipée pour être guerrière comprendrait p'tet sa situation. Et ne l'enverrais peut être pas direct au Harem. Ok, elle avait une chance. L'expression terrifiée d'Aoife fit place à la détermination.

*Une cousine. Elle m'a reconnue. Mais attend un peu, je peux peut être m'en sortir seule*
*Ok*

Puis, à l’insu de sa Dame, Aysu s'adressa à la nomade, d'une vois définitivement différente de celle de la torhille, et surtout plus menaçante:

*Touche Aoife et je te mange.*

"Je suis libre. Et je compte le rester. Tu connais la famille, ils ne doivent pas savoir. Les Dieux m'ont offert une nouvelle vie, avec ce naufrage, je me dois d'en profiter."
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Ven 18 Sep 2015 - 00:33 Répondre en citantRevenir en haut

Autant pour sa tentative d'accueil chaleureux. Et autant pour l'approche pacifique aussi. Deneb s'arrêta en voyant son interlocutrice reculer. Une part d'elle aurait voulu remuer, marcher en rond comme un fauve en cage face aux questions sans réponses suscitées par la réapparition d'Arifa. Elle n'en fit rien. Sur le visage de sa cousine, la panique la plus totale se muait doucement en quelque chose d'autre, comme à contre-coeur. La peur devint détermination.

Et la voix explosa dans l'esprit de la nomade. Sa stupeur initiale vaguement dissipée, Deneb réalisa enfin que la voix ne pouvait en aucun cas appartenir à sa cousine. Ce n'était pas la même. Ça parlait d'Arifa à la troisième personne, avec un diminutif. Et sa cousine n'aurait jamais menacé de la manger. La livrer à l'ire grand-paternelle, éventuellement, aurait constitué une idée bien plus effrayante. L'incompréhension arqua les sourcils de la sang-mêlée. Avant même qu'elle ne le réalise, les iris de la demoiselle explorèrent les environs. Rien en vue. Pas d'autres humains qu'elle et sa vis-à-vis. Pas d'autres présences tout court, en fait.

À part la voix, dans son esprit, lourde de menace. Si elle avait été en plein désert, elle aurait tablé sur un mirage.

"Je ne compte faire de mal à personne !" protesta vivement la nomade, en voix comme en esprit.

D'accord, elle était presque une étrangère, même au coeur de son pays natal. D'accord, elle se déplaçait avec l'assurance des combattantes. D'accord encore, elle donnait l'impression d'avoir vu un fantôme. Mais quand même. Pour une protectrice de son genre, passer pour un danger aux yeux d'un membre de sa famille... Il fallut quelques instants à la demoiselle pour saisir que leur lien de parenté était précisément le souci. Elle rabaissa le regard qui jusque là scrutait les cieux. Rationnellement, Deneb savait que les soucis de sa cousine étaient plus que justifiés. Elle avait rencontré la branche aride de son arbre généalogique. Elle n'aurait jamais remis son destin entre les mains de gens de cette trempe. Pas après avoir goûté à la liberté.

"Je ne leur dirais rien."

La phrase fusa comme un réflexe. S'astreignant à un minimum d'immobilité histoire de ne pas inquiéter quiconque était à l'origine de la menace invisible de plus tôt, Deneb passa la main dans sa crinière aux reflets de bronze. Rationnellement, la décision se justifiait. Instinctivement, une part d'elle se sentait tout de même blessée.

"Mais on reste ta famille. Ecoute, je ne sais pas quelle réputation la Caravane a dans le coin, mais Rafid était un ami, et de toute façon, mes parents ne sont pas du genre à jouer les délateurs ou les geôliers. On est là si tu changes d'avis."

La combattante soupira.

"Et oui, je réalise à quel point je dois avoir l'air folle à lier, à faire une telle déclaration et à répondre à des voix inaudibles. Les deux promesses tiennent tout de même."

Celle d'une aide si elle en voulait et celle de garder le silence tant qu'Arifa le désirerait.
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Dim 4 Oct 2015 - 13:43 Répondre en citantRevenir en haut

Aoife fronça imperceptiblement les sourcils. Pourquoi sa cousine clamait-elle de la sorte son innocence? C'était assez bizarre quand même. Mais la fille de Vedrim bouscula les interrogations de celle de son frère quand elle assura qu'elle ne dirait rien.
La Céleste observa longuement la nomade avant de se détendre enfin un peu. Suffisamment pour écouter réellement la tirade de sa cousine sur le fait que la caravane l'aurait aidée.

"Je sais... Rafid parlait beaucoup de vous. Et a vrai dire j'y ai pensé. Mais j'avais aucune idée d’où vous trouver tu sais, ni les moyens de voyager. Après mon veuvage, j'ai voulus rejoindre la caravane pour découvrir la vie que Rafid y avait vécu. Mon père m'a seulement accordé de voyager dans le comptoir qu'on a à Qahra. Après le naufrage, j'ai finit par arriver dans un village qui m'a accueillit et offert la place de forgeronne."


La jeune femme réfléchis un moment.

"Je n'ai plus besoin d'aide, pas comme j'en ai eu besoin à une époque. Je suis bien établie. Mais il est vrai que je renouerais volontiers avec la Caravane. Vous êtes au caravansérail?"


Puis tout d'un coup, un détail dans le discours de Déneb la frappa.

"Attends, tu entend des voix? Une seconde, s'il te plait..."


Et le regard de la chevalière se fit vitreux

*Aysu!*

*Hum?*

*Tu lui parles?*
*Mmh... Je la menace plus précisément.*

*Tu menace ma cousine.*
*Ouaip.*

*Ok*
*Mais elle a compris le message, t'en fait pas.*

*Pardon?*
*Oui, elle m'a dit qu'elle avait compris.*

*Elle t'entend et elle te répond, donc?*
*Oui?*


A ce moment là, légèrement vertigineuse, la jeune femme s'assit (sur sa propre tombe).

*Donc elle a le don?*
*Si tu veut dire par là qu'elle est pas toute fade et qu'elle m'entend, alors oui.*
*Fade?*
*Oui, les gens ici, ils sont tout fades, comme certains au Mar, mais ici c'est fou, presque tout le monde est fade. Pire qu'a Lomeanor.*
*Donc en fait... Tu trouve les sans don... Fade?*
*Oui, mais pas comme quand ma viande est fade, comme tu sais... Je veux pas les manger, hein, mais ils ont l'air moins... là, moins intéressante. comme s'ils étaient moins coloré, pour parler d'allure plus que de gout.*
*... D'accord. Donc ma cousine a le don.*
*Euh... Oui*

"... Ok"


Puis elle se tourna vers la pauvre Deneb qui devait rien comprendre:

"Pardon, je discutais avec la voix. Elle est bien réelle, c'est une amie extrêmement proche. Et très protectrice, pardon. Je... "

Devait elle inviter Deneb au Mar? Puisqu'elle avait le don, elle devait non? Mais Aysu était même pas adulte! Pouvait elle prendre une décision telle que de révéler les dragons à quelqu'un malgré son faible rang?

*Mais si elle est l’âme-soeur d'une dragonne et que tu la ramène pas...*


"Je voudrais que tu rencontre cette personne. C'est très important. Peux-tu venir avec moi à l’extérieur de la ville?"


Mon dieu qu'elle devait être bizarre tout d'un coup...
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Lun 5 Oct 2015 - 12:34 Répondre en citantRevenir en haut

Elle n'aurait pas dû dire ça, souffla la partie torhile de son métissage, portant un regard blasé sur les résultats de son impulsivité. Elle n'aurait définitivement pas dû dire ça. Oh, la promesse d'aide et de silence était indispensable, incontournable. Mais les voix ? Ce serait un miracle si sa cousine ne pensait pas après une tirade pareille que la nomade avait pris un coup de trop sur le crâne, avait une case en moins ou toute autre explication semblable. Deneb aurait d'ailleurs eu toutes les peines du monde à lui en vouloir : entendre des voix dans le désert, c'était rarement bon signe.

Fort heureusement pour la sang-mêlée, Arifa semblait plus lancée dans l'explication espérée par sa cousine, sur les événements après le naufrage, après le deuil de Rafid. Et, au détour d'une phrase, la combattante réalisa une nouvelle fois le fossé culturel qui les séparait, malgré toute une branche d'arbre généalogique en commun. De toute évidence, personne n'avait enseigné à sa cousine comment retrouver des alliés si elle se perdait, probablement parce que personne n'avait envisagé qu'elle puisse se perdre. Deneb, elle, avait su repérer les bornes de son clan avant même de savoir lire.

"Il y a des bornes aux armes du clan Hyildun, un peu partout sur les continents – à part en Ys, c'est trop galère d'accès. Mais elles marquent nos routes, nos alliés proches, nos comptoirs... Pas que ça te soit utile dans l'immédiat, mais au cas où..."

La demoiselle conclut d'un haussement d'épaules. Si elle était attristée qu'Arifa ait dû se débrouiller seule, elle ne pouvait qu'apprécier le fait qu'elle en soit sortie plus assurée et de toute évidence plus heureuse. Quelque part, c'était le principal, même si la combattante aurait souhaité faire plus. Puis tout n'était pas perdu en matière de liens renouvelés avec la famille, après tout, même si la rencontre avec la Caravane devrait attendre un peu.

"Par contre je suis la seule dans le coin. On a subi un naufrage, il y a quelques temps. Du coup je donne un coup de main en jouant les mercenaires."

Avec un peu de chance, cette histoire ne parviendrait pas aux oreilles son grand-père paternel avant qu'elle soit repartie. Idéalement, son classement plus qu'honorable au Parcours du Combattant non plus, d'ailleurs. Deneb s'apprêtait à enchaîner pour ne pas trop s'appesantir sur sa reconversion quand sa cousine sembla tirer de son aveu de plus tôt sur les voix une conclusion qui, après un instant, la fit vaciller – peut-être sous le choc, ou sous l'inquiétude, elle n'aurait pas su dire. Préoccupée, la nomade fit un pas en avant.
Arifa sembla cependant se ranimer sur une acceptation laconique – et sur une révélation pour le moins surprenante.

"Tu l'entends aussi ? Comment...? "

Comment ça se fait ? Comment ça marche ? Comment tu l'as rencontrée ? Comment est-ce qu'elle s'appelle ? Autant de questions qui se pressèrent sur les lèvres de la nomade sans les franchir. De toute façon, Arifa enchaînait déjà avec une invitation qui ramena un nouveau lot de questions – et une révélation de taille : après la peur initiale, la méfiance, sa cousine lui faisait assez confiance pour lui présenter la fameuse amie. Un sourire fleurit sur les lèvres de la nomade.

"Bien sûr ! On y va de suite ou il vaut mieux que je me prépare pour un trajet dans le désert ?"

L'assurance ourlée de témérité de Deneb ne s'inquiéta pas de l'idée d'une virée dans les dunes à part d'un point de vue pratique. Nomade depuis toujours, elle savait que même pour un trajet d'une ou deux heures, partir avec au moins une gourde et quelques nécessités s'imposait, ne serait-ce que parce que la région n'offrirait que peu de ressources de ce genre. Et pour le reste... Oh, le désert avait ses dangers, clairement, mais rien dont elle ne puisse venir à bout, certainement.
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Lun 5 Oct 2015 - 16:16 Répondre en citantRevenir en haut

"Des... bornes? C'est logique je suppose."

Sans doute plus que la manière de Thiz de voyager, lui qui tirait à pile ou face ses directions et était retourné à Madanga sans même le faire exprès. Si elle avait pas été en train de faire une sieste sur le pas de sa porte au moment ou il avait traversé le village, ce boulet aurait même pas su qu'elle était là...

"Tu me montrerais ça?"

Une ombre glacée enveloppa le cœur d'Aoife à la mention du naufrage de la caravane. Parfois, quand elle évoquait des naufrages, des bateaux ou même simplement des voyages en mer, Aoife se sentait comme si elle était encore dans le bateau, dans la tempête. Elle n'avais jamais put se souvenir comment elle était sorti. Thizir lui avait raconté la scène de 3 ou 4 manière différente. Elle ne savait pas trop s'il avait des souvenir et qu'il voulait pas le lui dire ou s'il avait oublié aussi. Ses souvenirs recommençaient alors qu'elle était roulée en boule sur une plage, gelée. Elle ne se réveillait pas. simplement, son premier souvenir c'était elle, grelottant, les genoux dans les bras. Son esprit avait probablement eu trop à faire pour enregistrer les événements en plus de les vivre.

"Je suis désolée. Vraiment. On imagine pas ce qu'est la fureur des océans avant de s'y trouver piéger"

C'était un vrai miracle qu'elle ai survécu. ça plus probablement les capacités magiques du Maître. Mais elle réussis à se detendre elle était là maintenant. Sous le soleil estival de l'oasis. Pas sur un satané bateau. Elle était sur la terre ferme.

Ça lui pris un moment, mais bientôt elle réussis à revenir au présent, se jurant comme toujours de ne jamais y repenser, zut.

Mais bientôt la situation avait basculé. Déneb avait le don. Malgré la crainte de mal agir, Aoife devait l'amener au Kaerl, pour qu'elle puisse marquer un éventuel dragon Alors qu'elle s'attendait à ce que Déneb se méfie de son soudain revirement, celle ci accepta sans hésiter. Les optimistes...

"Non, Aysu est dans l'oasis, juste caché dans les collines, derrière une palmeraie. Viens?"

La jeune chevalière guida sa cousine dans le labyrinthe de la ville, puis sur les chemins de terre de l'oasis. Elle fut assez silencieuse pendant le chemin. Pas spécialement hostile, mais peu bavarde. Elle se demandait sans cesse comment expliquer le Kaerl, les dragons et tout.

Et finalement, alors que les deux femmes sortaient du couvert des arbres d'un coin un peu en friche de la palmerais, elle purent voir une grande masse bleue nuit sur laquelle brillait deux yeux vert-jaune. Aysu observa Déneb luis se releva et déploya ses ailes. Un habitué des dragons aurait vu en elle une adolescente dégingandée faisant la belle, mais pour une néophyte, elle était quand même vachement grande, vachement pleine de griffes et de dents. Clairement, Aysu exprimait "Tu vois, si tu fait du mal à ma liée, je peux vraiment te manger", mais ses paroles furent relativement chaleureuses, bien que formelles:

*Bonjour, Cousine de ma liée. Je suis Aysu, Fille de Niallan*
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Lun 5 Oct 2015 - 17:37 Répondre en citantRevenir en haut

Un simple acquiescement accueillit les réponses de sa cousine – rien de plus parce que trouver les bornes n'exigeait pas une leçon complète et parce que la nomade ne tenait pas particulièrement à s'attarder sur le naufrage et les pertes qu'il avait entraînées. Pourtant, se surprit-elle à penser, malgré ses tourments, l'océan lui avait ramené Arifa, en un coup du Destin étonnant. Retournant une dernière fois la rose des sables qu'elle n'avait toujours pas lâché entre ses doigts, Deneb se pencha pour la déposer sur la tombe de Rafid en un remerciement silencieux. Après tout, elle était venue se recueillir et chercher un conseil, une illumination, et ce vieil ami de son clan avait répondu de la plus étonnante des façons en lui envoyant sa veuve.

Puis, sans s'attarder, la combattante emboîta le pas à sa cousine. Si elle ouvrit l'oeil, ce fut uniquement pour repérer un danger extérieur, ou une irruption de la branche paternelle de sa famille qui aurait signifié des ennuis pour Arifa. Mais l'idée d'être trahie ou piégée par quelqu'un de son sang, loin des regards et des routes, ne l'effleura même pas. Au lieu de ça, elle devisa tranquillement, distillant ici quelques nouvelles de proches que sa cousine aurait pu connaître, se fendant de quelques questions sur le poste de forgeronne qu'elle avait mentionné plus tôt et retenant tant bien que mal sa curiosité sur la fameuse Aysu qu'elles étaient en route pour rencontrer. Aysu. De quel genre de continent ou de peuplade pouvait venir un nom pareil, d'ailleurs ? Peut-être une ondine, pour qu'elle ait préféré rester près de l'oasis ? Quoi que... Les ondins évitaient en général purement et simplement le désert.

"Dis, pourquoi est-ce qu..."

La fin de sa phrase fut perdue pour la postérité. Les dattiers et palmiers venaient de révéler une créature immense, d'un bleu que le désert n'avait probablement jamais vu auparavant, jamais arboré même au sein de ses rares points d'eau. Les réflexes de Deneb se mirent en marche avant que son esprit ne réussisse à vraiment saisir la situation. En un battement de coeur, elle pivota juste assez sur le côté pour ne pas être face aux crocs, réalisa que les pattes écailleuses étaient peut-être superbes mais pleines de griffes, qu'Arifa était assez en retrait pour qu'elle puisse s'interposer si elle devait la protéger et... sa main relâcha la poignée de sa lame alors que la voix résonnait dans son esprit. Son esprit rattrapa finalement ses réflexes, sans parvenir vraiment à appréhender la réalité du reptile ailé, superbe comme une gemme aquatique – et télépathe.

"Par tous les astres..." souffla la nomade.

Sa main s'éloigna lentement de la garde de son arme alors que Deneb fixait avec stupeur la créature – non, Aysu. Le coeur battant à tout rompre sans qu'elle sache si c'était d'adrénaline, de stupéfaction ou d'autre chose encore, la sang-mêlé lança un regard à sa cousine, qui ne semblait pas assez surprise, puis au... à la... à l'être écailleux, puis à sa cousine, puis au grand reptile dont ses iris ne se détachèrent plus. Elle avança une main comme pour effleurer l'apparition et s'assurer de sa réalité, se souvint qu'il risquait de s'agir d'une vraie personne, laissa retomber sa main. Sur le fond de sable beige et or, les écailles d'Aysu semblaient plus irréelles, plus oniriques que jamais, comme si on avait arraché une créature de contes au livres qu'elles peuplaient pour la déposer ici. Sauf que les contes disaient rarement à quel point les crocs et griffes d'ivoire semblaient plus impressionnants, les ailes plus vastes. Et elle n'avait même pas assez chaud ou soif pour que l'hypothèse de l'insolation explique cela, souffla une petite voix pragmatique au fond de son esprit.

"Whow. Je... Vous êtes...?"

Incapable de finir une phrase, de choisir en fait par quelle question ou déclaration commencer, la nomade se fendit d'un vague geste de mains trahissant à quel point elle était abasourdie. Il y avait un mot, pour désigner la masse de voilures, d'yeux opalins et d'écailles qui lui faisait face : dragon. Sauf que les dragons des sables n'étaient guère plus que les racontars et leurs cousins plus nobles des légendes consignées aux contes et aux récits épiques. Ils appartenaient aux conteurs, aux vantards, aux ivrognes ou aux artistes, aux philosophes éventuellement pour qu'ils se disputent sur les valeurs d'allégories et de trucs du genre. Ils rôdaient sur les blasons, les bijoux ou dans les chansons. Mais pas dans le désert. Pas sur la terre foulée par les humains. Le fait même d'envisager sur un même plan sa cousine et la dragonne semblait surréaliste à la nomade.

"Je délire complètement" finit-elle par articuler. "Vraiment complètement. Soit ça soit tu as encore peur de grand-père alors que tu voyages avec un dragon."
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Lun 5 Oct 2015 - 23:28 Répondre en citantRevenir en haut

Pendant le chemin, Aoife répondait peu. A nouveau, elle avait oublié le danger de la famille qui habitait la ville, accaparée par cette satanée histoire de don. Déneb avait aussi le don? Sa propre cousine? Comment?... Cela dit, la main du Djinn courait dans la famille. Vedrim lui même l'avait. Peut être que le Don cour... Non. Le donc courrait en effet dans les famille, ça se voyait au Kaerl, elle était bête. Ça voulait dire que Papa avait le don? brrr. Pauvre éventuel lié à papa... non, ça devait être dormant chez lui. Ça devait.

A l'instant ou Déneb aperçu Aysu, la chevalière réalisa qu'elle aurait quand même du la prévenir. Juste un tout petit peu.

*Oups*
*Chut, casse pas mes effets*


Aoife sentait l'amusement de sa dragonne. L'amusement et la sensation de plaisir devant la crainte de Déneb. L'amusement, Aoife était plutôt d'accord avec elle. Quand elle vit que la nomade n'attaquait pas, sa confusion devint bien marrante, mais la satisfaction perverse de la dragonne firent froncer les sourcils à la forgeronne. Elle ne cacha pas sa désapprobation à Aysu qui ressentit une bouffée de contrition et se roula en boule a nouveau. Tout de suite, enroulée sur elle même comme un chat, elle était quand même beaucoup moins menaçante. Puis, la jeune femme supposa qu'elle délirait et les deux liées éclatèrent de rire:

"Aysu ne doit pas être vue. C'est une loi absolue. On ne doit pas propager l'existence des dragons. Ça a causé trop de problèmes dans le passé. Si j'avais été repris... reconnue par la famille, il aurait fallut qu'on appelle de l'aide ou je ne sais quoi. ç’aurait été... enfin Aysu n'aurait pas put juste défoncer le toit du Harem. En plus, elle est encore très jeune. J'avais pas envie du tout qu'elle se lance dans une bataille à son age..."


*Non mais ça va, j'ai 9 mois, quoi!*


Aoife réussit à transformer son fou-rire en un simple sourire moqueur, sachant que si 9 mois c'était pré-ado pour une dragonne, mais que ça paraîtrait extrêmement jeune à Déneb. Puis, elle repris son sérieux:

"Tu te demande peut être pourquoi je te montre Aysu si le secret est si primordial? Et bien... Les dragons ne sont pas viables seuls. Ils doivent absolument se lier mentalement et spirituellement à des humains sinon ils ne survivent pas plus de quelques jours. Comme tu dis, tu entends des voix. Tu entends Aysu. Cela veux dire que tu as la capacité, comme moi, de te lier à un dragon lors de sa naissance. Donc je t'offre la possibilité de venir avec moi pour tenter l'aventure."
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2015 - 00:42 Répondre en citantRevenir en haut

Un éclat de rire tenta sans réellement y parvenir de tirer la combattante de sa contemplation incrédule de la dragonne – qui en plus bougeait en mouvements d'une souplesse qui n'était ni féline ni reptilienne mais quelque chose d'encore différent. Le début de la tirade d'Arifa passa allègrement au-dessus de la tête de la nomade, qui n'en retint à grand peine que quelques mots et la vision d'une dragonne bleu nuit défonçant le toit du Harem sous le regard de son grand-père et de son oncle. Si l'idée alluma un pétillement dans ses iris, elle ne l'aida en aucun cas à appréhender la situation comme étant quelque chose qui lui arrive réellement et non une sorte de mirage complexe. Rien à faire, l'idée ne passait pas.

Sa cousine termina sa déclaration et Deneb cilla, tentant de mettre dans l'ordre dans la tempête de ses pensées. Une dragonne de neuf mois. Le toit du Harem en miettes. Pas le droit de parler des dragons. Des histoires de liens. Des dragons tout court. La sang-mêlée passa les mains dans sa crinière pour rejeter en arrière les mèches aux reflets bronze et, comme si toute l'immobilité accumulée jusque là à tenter de rester calme la rattrapait, se mit en mouvement. Ce n'était pas un grand mouvement, tout au plus une sorte de tour entre sa cousine et Aysu, mais les quelques pas lui donnèrent l'impression de mieux penser. L'ébahissement commença à se mêler d'émerveillement, à s'effilocher.

"Qui a dit qu'il fallait dissimuler les dragons au monde ? Et comment on dissimule un dragon ? À part derrière un bosquet de palmiers ? Surtout si à 9 mois ils sont aussi grands qu'Aysu ? Et comment ils se lient si presque personne ne sait qu'ils existent ?"

Et Arifa avait parlé d'aventure. Le mot sonnait bien. Il avait des accents de découverte et d'inconnu, de mystère à dévoiler et de nouvelles rencontres. Et de dragon. De dragon lié à elle, pour parcourir tous les continents, pour explorer chaque île posé sur la mer par les dieux et pour faire la course avec les nuages. La perspective tenait de la tentation - du chant de sirène, même. Un seul détail, en fait, bloquait la nomade - un lien terre-à-terre, ordinaire face à l'appel de l'aventure.

"Si les dragons ne peuvent pas être vus, est-ce que ça signifie qu'à partir du moment où on est liés on se retire du monde ?"

L'idée aurait représenté un sacré dilemme - quelque chose dans l'esprit de cette question à base de "vaut-il mieux ne jamais avoir aimé ou avoir perdu son amour ?" qui ne proposait aucune porte de sortie, aucune réponse qui ne soit aigre-douce. La séparation avec la Caravane, bien que nécessaire, avait déjà été un vilain pincement au coeur pour Deneb. L'idée de devoir couper les ponts définitivement la faisait broncher. C'était son clan. Sa famille. Ceux pour qui elle combattait, protégeait, explorait. Mais d'un autre côté... Ses iris bruns glissèrent à nouveau sur Aysu, admirant ses écailles étincelantes sous le soleil. "Dragon". Le mot faisait rêver. Il ouvrait des possibles vertigineux et enivrants - comme une porte sur un rêve d'enfant.
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2015 - 10:05 Répondre en citantRevenir en haut

La Céleste soupira. La gamine posait de vachement bonnes questions, quand même

"Je vais être honnête, je ne comprend pas parfaitement la raison de cette omerta. Mais je sais que c'est une règle essentielle. Il y a plusieurs factions de maîtres dragons et c'est une des choses sur lesquelles elles sont toutes d'accord. Et crois moi elles sont pas d'accord sur grand chose."


Cette réponse ne satisfaisait pas vraiment la forgeronne, mais elle n'en avait pas d'autre à offrir à sa cousine.

"Hum... ça se dissimule pas mal. Déjà, on a tout un continent. Tol Orea, tu connais?"

Le regard d'Aoife était joueur. Elle se souvenait très bien de l’intérêt et de l'avidité que s'était allumé dans le regard de Thizir à l'idée de pouvoir enfin explorer le continent maudit.

"Mais c'est pas la seule manière."


Et, synchrone avec les paroles de la jeune femme, la silhouette d'Aysu se troubla, diminua, se réduisit à la taille d'une silhouette humanoïde et bientôt, une elfe blonde se tenait dans les traces de la bleue.

"Tadam... Mais je suis restée là parce que je tiens pas encore la forme assez longtemps. J'ai un peu peur de m'introduire dans une cité humanoïde et de perdre le contrôle. Quand à la "liaison", qu'on appelle en fait l'empreinte, les maîtres dragons s'assurent qu'on a assez de gens devant nous quand on naît. Ils viennent soit de Tol, où les gens connaissent notre existence, soit des gens comme toi ou Aoife, qui ont croisé la route d'un dragon qui a déterminé qu'ils avaient le don"

"Y a du monde qui vit sur Tol. Trois ou quatre villes, plus quelques fermes."

"Ouais"


Plus confortable sous sa vrai forme, la saurienne se laissa glissée dans ses écailles et bientôt la petite bleue scintillait de nouveau au soleil. Pendant ce temps, sa chevalière secouait la tête négativement.

"Non, ne t'en fait pas. Personne ne t'enferme sur Tol. si tu viens, tu aura une période d'apprentissage sous la férule d'un maître qui t'apprendra ce qu'il faut savoir pour être un bon maître dragon. Dans cette période, qui peut aller de quelques mois à quelques années, tu aura du mal a quitter le continent, je vais pas te le cacher, parce qu'il te faudra convaincre quelqu'un de t'emmener. Mais si tu te lie, tu pourra voyager avec ta liée. Simplement évite d'arracher les toits de harem a coup de dragon."
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2015 - 12:12 Répondre en citantRevenir en haut

Les mots coulaient sur elle comme une pluie de printemps : une partie ruisselait sur son esprit sans vraiment l'atteindre, une autre faisant sa route malgré tout. La sensation de rêver ou de délirer restait en arrière-plan comme un fil rouge. Les dragons existaient. Ils vivaient sur un continent maudit tout droit sortis de mythes – un continent sur lequel elle n'avait jamais eu l'occasion de poser un pied, ni même un regard. La perspective était plus que grisante pour la sang-mêlée. Un continent entier, inconnu et mythique, peuplé de reptiles ailés et peut-être d'encore d'autres légendes, dissimulés dans les replis de valons ou sous les voûtes de grottes et de forêts.

Alors que Deneb ne pensait pas pouvoir être plus surprise, Aysu sortit une nouvelle carte de sa manche. L'air autour d'elle se troubla, comme à proximité d'un mirage, et quelques battements de coeur plus tard, une elfe se tenait devant elle, incongrue dans les traces laissées par la dragonne sur le sable. Incrédule, elle s'avança là où s'était tenue la créature écailleuse un instant plus tôt, comme pour constater d'elle-même que la silhouette humanoïde qui lui faisait face n'était pas qu'une illusion, un mirage né du désert. Lorsqu'Aysu reprit sa forme draconique, la nomade résista tant bien que mal à la tentation d'effleurer du doigt les écailles couleur de nuit qui devait se lire clairement dans ses iris – et peut-être dans son esprit actuellement ouvert aux quatre vents – et rangea sagement ses mains dans son dos avant qu'elles n'agissent d'elles-même. D'acord, Aysu s'exprimait, pensait, manifestait sa propre personnalité. La toucher sans permission aurait été particulièrement malpoli.

De toute façon, l'esprit de la jeune femme, déjà fort occupé à gérer la réalisation de l'existence non pas d'un mais de plusieurs dragons et d'un continent entier caché au reste du monde, venait de trouver un nouveau point d'intérêt avec les explications d'Arifa, vers qui la nomade pivota. Pas d'enfermement. Des dragons, des enseignements, un continent mystérieux, des gens à rencontrer. Tout ça grâce à une cousine revenue d'entre les morts sur le dos d'une dragonne bleue comme l'océan sensé l'avoir gardée en son sein.

"Il va falloir que j'écrive une lettre à la Caravane – sans leur dire pour les dragons, hein, j'ai retenu cette partie-là, mais juste pour qu'ils ne s'en fassent pas. Et peut-être que je récupère mes fontes à l'auberge, aussi."

La sensation d'onirisme rôdait toujours, dans un coin, malgré la chaleur piquante du soleil sur le sable, malgré la brise porteuse des odeurs d'eau et de ville, malgré tant de petits détails trop réels. Cependant, Deneb l'avait déjà reléguée au fond d'un coin de son esprit. Après tout, la différence entre le mythe et la réalité n'était parfois rien de plus qu'une question de point de vue. Pour certains habitants du désert, les tempêtes de neiges faisant l'ordinaire des montagnards relevaient de la légende, de l'inconcevable. Pourquoi n'en aurait-il pas été de même pour les dragons ? L'exaltation et l'enthousiasme balayèrent ses doutes plus efficacement que n'importe quel argument rationnel, aidés par le désir de découvrir et, peut-être, un jour, de trouver un binôme aussi fabuleux qu'Aysu.

"Si je repasse en ville pour récupérer mes affaires, est-ce qu'il faut que je récupère quelque chose de particulier au passage pour l'apprentissage ou le voyage ?"

Des années de réflexes pragmatiques et de bon sens nomade instillé tant bien que mal par son père et ses formateurs se mirent laborieusement en marche derrière l'émerveillement et l'impatience à l'idée de découvrir Tol Orëa, percèrent assez pour permettre à la combattante de formuler cette unique question d'un ton malgré tout assez clairement distrait, comme si son esprit ne parvenait toujours pas à s'arracher à la contemplation de la dragonne bleue.
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Jeu 8 Oct 2015 - 00:31 Répondre en citantRevenir en haut

Aysu, l’œil rieur et bien vert, cette fois, approcha sa tête de Déneb et heurta sa main dans un geste extrêmement félin d'exigence de câlin:

*Si tu veux me toucher, grattouille moi donc le tour de l’œil, humaine!*


Ouaip, définitivement félin. Et elle avait manifestement entendu Déneb.

Aoife, elle, souriait doucement. Si Déneb réalisait encore mal l'exigence des dragons, la forgeronne, elle, devait composer avec le nouveau contact avec une famille qu'elle avait fuit toute sa vie d'adulte. Bien sur, Rafid lui en avait parlé. Bien sur, elle avait parfois rêvé à les rejoindre (tout en sachant qu'avec sa condition, elle n'était pas capable de survire à une vie sur les routes). Mais ça n'avait été qu'un rêve, un fantasme. Déneb évoquait quand même vachement plus la maison paternelle. Malgré ses traits Neishann, elle voyait dans son visage celui de ses sœurs, de ses tantes. Au fond d'elle même, elle avait quand même l'impression d'inviter le ver dans le fruit. Mais Elle avait confiance en ses amis, son Kaerl. Personne ne la laisserait être enfermée. Et Déneb n'était pas une espionne.

Quand Déneb parla de lettre, Aoife sur que la décision était prise. Elle fit un pas vers Aysu.

"Une Lettre? Ouais, on peut aussi y passer, si tu sais ou ils sont. Pas aujourd'hui, j'ai probablement pas les coordonnées, mais d'ici un jour ou deux. Ou je pourrais poster une lettre si t'es trop occupée."

Le coté organisé de la nomade fi de nouveau surface et elle demanda de quoi elle avait besoin pour son nouvel apprentissage ou pour le voyage.

"Euh... Pour le voyage t'as besoin de rien... Un rouleau de corde peut être, ça permettrait de t'a.. t’arrimer solidement sur Aysu. Et l'apprentissage... les choses spécifiques dont tu aura besoin te seront fournies."

Parler de l'interstice maintenant ou...? Non. Après. La forgeronne laissa sa cousine faire son aller-retour en ville. En attendant, elle avait d'abord enfilé son harnais puis sortit un carnet d'une poche et griffonnais des projets de bijoux. Revoir Arsuh lui remettait le style local en tète et lui donnait des tas de nouvelles idées. Elle avait presque l'impression que Rafid était penché par dessus son épaule et lui commentait ses idées. Un peu plus long, ça.. pourquoi pas du cuivre ici...

Puis un avertissement de Aysu lui fit lever la tête Déneb revenait. Elle rangea son carnet et l’accueillit d'un sourire gêne.

"J'ai oublié de te dire. Les dragons ont un mode de voyage un peu spécial et assez... surprenant. Une fois en vol, ils font une sorte de tunnel dans la réalité. On appelle ça l'interstice. C'est un peu effrayant. a part le pire froids que tu puisse imaginer, on y sens rien. Mais Aysu te parlera pendant ce temps. T'aura moins peur comme ça"
Deneb Hyildun
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MessagePosté le: Jeu 8 Oct 2015 - 14:54 Répondre en citantRevenir en haut

Un sourire ravi illumina le visage de la nomade à l'intervention d'Aysu – intervention que Deneb s'empressa de suivre. Avec une forme de prudence émerveillée, elle effleura les écailles bleues, grattouilla soigneusement le contour de l'oeil qui, elle l'aurait juré, n'était pas aussi vert quelques instants plus tôt, pas aussi miroitant de nuances printanières. Sous ses doigts, la dragonne était indéniablement réelle, aussi incroyable que soit la réalisation.

"Merci" souffla-t-elle du bout des lèvres.

Elle faillit en rater les réponses d'Arifa, rattrapa au passage quelques mots pour reconstruire les phrases manquantes. Le parcours de la Caravane, elle l'avait dans les grandes lignes, même si recomposer un peu de stock suite au naufrage et recruter quelques nouveaux arrivants risquait d'avoir retardé ou altéré un peu leur itinéraire.

"Au pire on pourra la déposer dans un comptoir vu qu'ils ont peut-être pris un peu de retard, le temps de se réorganiser après le naufrage. Ce n'est pas super urgent, il faut juste que ça leur parvienne un jour."

La liste de fournitures, pour sa part, s'avéra étonnament courte : un rouleau de corde... et c'était tout. Bon. Au moins ils voyageraient léger, ce qui n'était pas plus mal. Sur une promesse de revenir aussi vite que possible, la nomade reprit le chemin de la ville d'un pas vif, adressant un signe de main joyeux à sa cousine et sa liée. Il ne lui fallut pas longtemps pour retrouver son auberge. Sa chambre étant déjà payée, elle se contenta de récupérer ce qu'elle y avait laissé et ressortit après avoir salué le tenancier, qui lui indiqua où trouver la corde demandée. Elle fit donc étape dans une petite échoppe à l'ombre d'une ruelle, dans laquelle elle put faire l'acquisition d'une longueur de corde légère et solide, tissée à partir de la soie d'araignées des grottes voisines.

Bientôt, elle sortait de nouveau d'Arsuh, un mélange de détermination et d'enthousiasme irradiant de chacun de ses gestes malgré le poids supplémentaire qui restait somme toute raisonnable : une solide paire de sacoches jetées en travers de ses épaules, une cape roulée et une gourde accrochées par dessus. Dans son dos, son épée était un poids familier, rassurant, sa garde clairement accessible et dégagée envers et contre tout encombrement.

"Me revoilà !"

Déposant sacoches et rouleau de corde au sol, la nomade écouta les explications d'Arifa, les yeux écarquillés moins de peur que de curiosité. Un tunnel dans la réalité, ça sonnait bien. Ça ressemblait à ces portails étranges dans certains récits qui emmènent les curieux sous les mers ou dans des mondes différents. Sauf que tout était réel - sa cousine supposée morte, la dragonne, le continent mythique...

"Ça a l'air impressionnant ! Et pour le froid j'ai une cape."

Bon, son sang fëalocë n'allait peut-être pas trop apprécier le passage polaire mais l'aventure ne pouvait pas toujours être de tout confort, clairement. Et sûrement que le coup de froid valait bien de voler sur le dos d'un dragon. D'ailleurs, à propos de dragon, les deux jeunes femmes, avec les conseils d'Aysu, se lancèrent dans la répartition des bagages de Deneb sur la bleue de façon à ce qu'ils ne gênent pas le vol qui s'annonçait.
Aoife Rothil
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MessagePosté le: Ven 9 Oct 2015 - 11:16 Répondre en citantRevenir en haut

Pendant l'absence de Déneb, Aoife et Aysu avaient aussi intensément réfléchis à quoi faire ensuite. Elles étaient trop inexpérimentées pour enseigner, le regard de la Déesse ne s'était pas encore posé sur elles, donc elles ne pouvaient pas prendre en charge la cousine. C'était presque dommage. Mais en même temps, enseigner à la famille n'était pas toujours simple. Un mal pour un bien, donc. Mais donc, que faire de Déneb? Le couple aurait bien demandé conseil à son ancienne maîtresse, mais... Mais franchement, elles n'avaient aucune envie d'imposer une charge supplémentaire à la pauvre Persée déjà bien éprouvé dernièrement.

Qui alors? Vers qui se tourner? Hum... Elle ferait mieux d'aller chercher conseil à la tête de sa Maison. Maîtresse Dara, par exemple, pourrait sans doute lui dire quoi faire. Bon, elle avait déjà un aspirant et ne voudrait sans doute pas s'encombrer d'un second...

*Mais Persée vous avait tous les deux, toi et Thizir, non?*

"Si si... Mais on était du même niveau, a peu prés. Je sais pas... On verra. Je pense qu'aller voir Dara est un bon début. Elle nous redirigera vers qui de droit."

une fois la question tranchée, elle replongea dans ses esquisses. Bientôt, la jeune nomade arriva, relativement peu chargé, comme Aoife l'attendait d'une professionnelle du voyage. Aoife souris à l'idée d'une simple cape protégeant du froids surnaturel de l'interstice.

"Ta cape sera bien utile en vol, le vent frappe dur en altitude, mais l'interstice... enfin tu vas voir."

Les deux parentes s’occupèrent de la fixation des fontes de la future céleste puis Aoife récupéra sa veste de vol, posée sur un rocher. elle sortit de sa poche un couteau cranté, plus adapté au découpage de corde que sa dague de ceinture, et commença à découper des longueurs de corde d'une main experte. Elle eu tôt fait de nouer autour de Déneb un harnais de corde correct et sécuritaire. Elle fit ensuite monter celle sur Aysu et arrima le harnais de fortune à la solide boucle de cuir qui passait autour du coup de la bleue. Enfin, elle put s'installer derrière Dentine, se boucler et Aysu pu exécuter un décollage parfait. Aoife encourageait sa cousine à s'appuyer contre elle. LA bleue pris de la hauteur vers la mer puis, une fois à une altitude suffisante pour ressembler, vu du sol, a un simple rapace, elle vira afin de survoler Aysu et d'offrir à Déneb une vue aérienne de la ville. puis, après avoir prévenue Déneb, elle disparut dans l'interstice.
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