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 [RP] Les bons comptes font les bons ennemis Sujet suivant
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Stalia Hellébore
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MessagePosté le: Lun 30 Mar 2015 - 19:28 Répondre en citantRevenir en haut

mi-Flarmyaku 918


Les jours au kaerls se succédaient, tous semblables et pourtant différents. Stalia apprenait tout ce qu’un vrai chevalier dragon devait savoir. Ces études lui plaisaient énormément et la perspective d’un dragon motivait l’ondine à donner le meilleure de soit même. Cependant, à l’instant même où Cassith et elle se séparait, l’esprit de l’aspirante retournait vagabonder du côté sombre de son humeur.
Elle n’arrivait pas à exorciser cette peine qui lui blessait le cœur. Cette vision de son ancien maitre, les tripes à l’air et le visage impassible de ce demi-sang, cette aberration. Ce qui était le plus dur n’était pas la mort de son maitre, mais le fait que ce ne soit pas elle qui ait eu le droit de l’éliminer et surtout, elle n’a pas eu le temps de savoir ce qu’il avait fait réellement de sa traque et de son compagnon, était-il réellement mort ou bien avait-il survécu à sa confrontation avec l’Ondin ?

Le fait que cet aspirant, Astère, tue l’homme prouvait que celui-ci lui avait dit certaines choses. Stalia voulait savoir de quoi il s’agissait, elle voulait confronter cet homme et connaitre ses motivations profondes. Pourquoi un coup d’épée aussi traitre ? Heureusement pour elle, Stalia avait un jour de repos, et elle allait l’employer à retrouver cet homme et exiger qu’il lui révèle tout ce qu’elle voulait savoir sur cette rencontre. Peut-être, peut-être en profiterait-elle pour se venger ? Cela ne dépendrait que d’une chose : détestait-elle l’homme pour ce qu’il avait fait ou pour ce qui l’avait empêché de faire ? Cette question n’était pas claire encore dans l’esprit de la jeune fille.

C’est la tête pleine de ces pensées parasites qu’elle se mit à rechercher le demi-sang. Certes le Kaerl était immense, et Stalia se refusait à demander des renseignements aux gens qui passaient. Il ne faudrait pas qu’une rumeur se répande comme quoi l’aspirante du grand Yong, qui s’était fait remarqué dès son arrivée cherchait un de ses camarades avec détermination. Surtout qu’un bruit courrait dans les couloirs comme quoi un humain avait disparue et qu’elle y serait pour quelque chose.
Stalia visita les cavernes où dormaient les aspirants les moins chanceux, mais elle ne l’y trouva pas. Ensuite, elle se rendit dans les bains, mais toujours personne. Ce n’était pas grave, la disciple d’Athosianne était d’un naturelle patient, elle trouverait, à un moment ou à un autre. Ce ne fut qu’au terme de plusieurs heures de recherches intensives qu’elle finit par le trouver, Astère. Il regardait le temps passer depuis le sommet de la tour d’Astronomie.

L’ondine sentait son cœur cognait contre ses côtes tandis qu’elle s’approchait de lui à pas de loup. Mais elle resta prudente, ne s’approchant pas trop de sa cible, pour éviter de finir comme Cybran, une épée dans le torse. Les mains dans le dos, les doigts solidement accrochés sur le manche de sa dague, elle observa dans le silence le plus absolu Astère le temps de quelques respirations. Puis d’une voix haineuse, elle demanda :

- Que t’as donc dit cet ondin pour que tu le tue de dos, comme un lâche demi-sang ? Dis le moi, je veux savoir !

Son regard de saphir et de rubis fixait intensément le sous homme. Ne cillant à aucun moment et de montrant que haines et colère…
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MessagePosté le: Lun 30 Mar 2015 - 19:28 Revenir en haut

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Astère Jan Neihya
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MessagePosté le: Ven 1 Mai 2015 - 15:21 Répondre en citantRevenir en haut

} If you feel so empty
So used up, so let down
If you feel so angry
So ripped off so stepped on {


    Astère n’avait pas vraiment eu le temps de voir les jours se succéder depuis son arrivée au kaerl. Cela ne faisait pas un mois que le maître dragon l’avait découvert puis déposé sur Töl Oréa et il se demandait déjà s’il avait fait le bon choix.
    Seule la perspective de son dragonneau l’attendant dans un œuf lui rappelait qu’il fallait qu’il se montre patient et qu’il oublie le sentiment étouffant qui l’étreignait constamment. Ses relations avec le maître chargé de son éducation draconique n’étaient pas houleuses ni même amicales, elles étaient d’un autre genre, entre respect et cordialité. Il ne se sentait pas oppressée par sa présence ou par celle de son dragon et était plutôt heureux de son poste à l’observatoire qui lui permettait d’en apprendre tous les jours un peu plus sur les sauriens qui partageaient la vie des bipèdes dans les Mär.
    Fier de ses compétences, il profitait du temps qu’il ne passait pas à étudier dans la restauration des documents abimés par l’attaque des morts-qui-marchent. Certains étaient presque illisibles ou tellement endommagés qu’ils en étaient presque irrécupérables. Mais Astère essayait quand même, faisant de son mieux pour tenter de sauvegarder ces précieuses connaissances qu’il ne pourrait retrouver nulle part ailleurs.
    C’était assez étrange, au fond, de voir ce géant de plus de six pieds de haut et musclé comme un guerrier se montrer aussi patient et aussi doux avec ces feuilles de parchemin fragiles. On pouvait ressentir son calme et sa sérénité rien qu’en observant ses gestes précis et délicats.
    Il lui arrivait même d’oublier les autres scribes qui travaillaient à ranger et restaurer les documents avec Anaviel et lui dans l’Observatoire. Sa concentration était telle que le reste de son environnement disparaissait, reléguer à un vague fond flou au fond de sa mémoire. Et il fallait parfois l’appeler plusieurs fois pour le faire réagir et le décoller de son plan de travail.

    Se plonger dans ce travail et ses études comme il le faisait lui permettaient de ne pas penser aux derniers évènements. Quelques jours à peine après son arrivée, Anaviel l’avait emmené à Loméanor. Son premier vol mais pas le dernier. Il avait aimé cette sensation de liberté alors qu’il essayait d’assurer son assise sur le dos de Zak. Un sentiment semblable à celui qu’il avait jusqu’alors éprouvé lancé au galop sur les routes, dans les champs ou encore en forêt.
    Il avait pour mission de trouver un objet dont le nom s’était perdu dans les limbes de sa mémoire, un objet censé être indispensable à son apprentissage de futur chevalier dragon. Il ne l’avait évidemment pas trouvé, cet objet n’existant pas. Il ne s’était pas senti honteux de revenir bredouille de cette chasse impossible. Il avait ce jour là acheté deux cimeterres ssyl’sharien et ne regrettait donc pas d’avoir dû déambuler dans les rues de Loméanor.
    Et il avait tué aussi.
    Il ne pouvait dire que cette rencontre fut opportune mais il n’avait pas hésité une seconde lorsque l’occasion s’était présenté de tuer Cybran, le vieil assassin, père adoptif de Stalia. Il l’avait d’ailleurs tué sous les yeux de cette dernière sans le moindre état d’âme.
    Il ne regrettait pas son geste, n’était pas rongé par les remords. Il se fichait bien de s’être fait une ennemie en la personne de l’ondine. Après tout, qu’était une ennemie supplémentaire sur la liste déjà longue de ceux qui le haïssait et voulait le voir mort ? Pas grand-chose, réellement.

    Suite à ça son maître l’avait envoyé pour une mission de survie dans la Sylve de Norui. Il avait laissé à Zaknafein le soin de le déposer à l’orée de la forêt, sans armes, sans eau et sans nourriture. Le demi-sang s’était presque demandé pourquoi il lui avait laissé ses vêtements, ayant compris que son maître pouvait se montrer, disons, têtu et un brin sadique lorsqu’il s’agissait de la formation de ses apprenants.
    Il ne lui avait pas dit combien de temps il comptait le laisser seul dans la sylve. Il pensait sans doute que cette épreuve amènerait le demi-sang à s’exprimer un peu plus sur son ressenti mais il n’en fut rien. Anaviel n’avait pu savoir à quel point Astère avait été heureux de se retrouver seul, libre, dans ce milieu naturel.
    Il avait communié avec la nature comme il en avait pris l’habitude depuis qu’il était haut comme trois pommes, sans aucun problème, s’adaptant à la forêt, se fabricant couteau et pièges à lapin, établissant son campement près d’une source et s’appliquant à se constituer une réserve de nourriture et à découvrir les alentours.
    Il n’avait cependant pas été totalement seul. Un neishaan du nom de Meccaya avait partagé l’arbre qu’il s’était choisi pour dormir. Ce ne fut que le temps d’une nuit et Astère s’en serait volontiers passé. Mais au fond de lui, il n’était pas totalement mécontent de cette rencontre. Le céleste utopiste n’avait pas été une compagnie désagréable.

    Astère relu ses notes, écrites d’une écriture ronde et soignée et soupira d’aise en s’adossant un peu plus au dossier de sa chaise. Il tourna la tête vers la lumière encore vive bien que déclinante du jour. Il se sentait comme un lapin pris au piège dans ce kaerl et rêvait de liberté. C’est ce sentiment qui le poussa à ranger les documents qu’il étudiait à leur place, à rouler les parchemins contenant ses notes et à changer de tour, gravissant les marches qui menaient à la plus haute d’entre elle : la tour d’Astronomie.
    Il y avait peu de monde dans cette partie de l’Observatoire à une heure aussi précoce. La seule personne présente ne resta d’ailleurs pas très longtemps avant son arrivée, alors qu’il s’accoudait au balcon, observant le ciel, le val, le kaerl qui s’étendait à ses pieds.
    La vue était belle et il se perdit dans sa contemplation autant que dans ses pensées. Jusqu’à ce que des pas résonnent dans l’escalier et qu’il se retourne.
    Elle était là, fière, ses mains camouflée dans son dos, l’ondine. Celle dont il avait tué le père au début du bois, une ou deux semaines plus tôt. Il pouvait voir la haine et la colère qui brillait dans son regard. Qu’était-elle venue chercher, une vengeance ? Sans doute.
    Il se redressa, lui faisant face, auréolé par la lumière du jour, impassible et calme. Il soutenait son regard sans ciller. Il ne ressentait ni crainte ni excitation. Il savait ce qui allait suivre, Stalia ne semblait pas encline à une discussion posée. Il pouvait voir à sa posture qu’elle préparait quelque chose et il se doutait bien que ce qu’elle cachait dans son dos n’était pas un présent pour le remercier d’avoir transformé son paternel en cadavre…
    Quand bien même il ne la craignait pas particulièrement. Il ne la craignait pas mais ne la sous-estimait pas non plus. Sa dague et son épée se trouvaient toutes deux à sa ceinture et ses mains, nonchalamment le long de son grand corps, sans le montrer, étaient prêtes à sortir les armes de leurs fourreaux respectifs.

    « ... Rien que tu ne saches déjà, je présume. »

    La réponse était la laconique et sa voix grave et basse était posée, ne trahissant aucunement ce qu’il pouvait ressentir. Mais ressentait-il seulement quelque chose à propos de cette histoire ? Il ne parvenait pas à mettre des mots sur les émotions qui s’agitaient au fond de lui. Ca n’avait pas grande importance au fond, que Stalia vienne lui chercher querelle. Mais il n’aimait pas se savoir enfermer dans ces tours d’obsidienne, des documents précieux à porter d’épée.
    Anaviel ne serait sans doute pas content d’apprendre qu’il avait participé à endommager d’autres documents. Ils ne manquaient déjà pas de travail !
    Il se déplaça lentement, se détachant du mur, sans la quitter des yeux, décrivant un arc de cercle pour se retrouver seul entre les tables et les bancs. L’espace était suffisant, rien n’était assez prêt pour gâcher ses mouvements.

    « Mais es-tu réellement venu pour savoir ou n’est-ce pas juste un prétexte pour te battre ? »

    Il était prêt à l’accueillir. Il ne lui faudrait pas plus d’une seconde pour que ses armes prennent place dans la paume de sa main et ne parent une attaque sournoise.
    Ce qui embêtait le plus l’ardent c’était la présence potentielle de poison sur l’arme de la chasseuse. Il ne pourrait pas se battre pleinement, il serait obligé de se défendre à chacun de ses coups sans profiter pleinement de ses ouvertures.
    Calme et tendu, il n’attendait plus qu’elle.
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