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 [RP] Artiste d’un monde qui n’existe pas... Sujet suivant
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Asshai Anara
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MessagePosté le: Dim 15 Mar 2015 - 22:43 Répondre en citantRevenir en haut



Le weyr tout entier était plongé dans le silence, comme suspendu dans le temps. La poussière flottant dans l'air se laissait paresseusement dériver aux travers des rayons dorés du soleil de cette fin d'après midi, retombant sans un bruit sur la table de bois rouge autour de laquelle Asshai avait prit place.
La plume d'acier qu'elle tenait dans sa main ne semblait jamais vouloir s'arrêter, courant sur ce parchemin à la manière sensuelle des danseuses du Ssyl'Shar, le couvrant d'une écriture fine et racée, où chaque lettre raisonnait à elle seule comme une promesse inavouée. Concentrée, elle écrivait, sans mot dire, et seules ses pâles pupilles semblaient encore habitées d'un semblant de vie, alors qu'elles balayaient ses mots d'un bout à l'autre de la page. Quand enfin sa tache lui parut finit, elle dispersa une pincé de sable fin sur le parchemin pour absorber le trop plein d'encre, et le plia avec milles précautions avant de le sceller d'une flaque d'argile rouge.

Amunaptra, qui l'observait depuis lors, sans mot dire, la toisa de son œil reptilien, avant de se redresser de toute sa hauteur, pour gratifier sa liée de l'une de ses éternelles remarques acides.

*Pourquoi te donner tant de mal ma douce ? Elle est liée à une reine, et de toutes les reines, les incarnates sont les pires ! Tu devrais laisser quelque traces de poison sur l'enveloppe, alors peut être cela deviendrait il amusant, ne crois tu pas ?*

Pour toute réponse, la dragonne aux écailles de jade ne reçut qu'un sourire, et une caresse de la main de sa liée, juste derrière la crête que formaient ses écailles, là, autour de son visage. Fille de Rintrah, sa lignée pouvait bien être des plus prestigieuses, elle n'en restait pas moins jeune, à peine sortie de l'oeuf, et si elle était toujours prompte à réagir pour railler ou tenter de séduire son prochain, elle n'en restait pas moins une verte au caractère tempétueux, à qui le discernement manquait parfois. Loin de s'en plaindre, la fëalocë goutait là la fraicheur d'un caractère entier, et intraitable, dont elle appréciait chaque verbes.

*Je te l'ai dis, je n'ai point l'attention de laisser la scène libre plus longtemps. Le Kaerl semble déjà s'être lassé de mes murmures, je ne connais même plus les noms des derniers aspirants arrivés. C'est à peine si je me souviens de celui de mon maître.*


*Tu te méprends fëalocë, Anaviel n'est plus ton maître, et n'a jamais été le miens. Dois je te rappeler qu'à présent tu es mienne ?*

*Tout autant que tu es mienne, ma douce...*


Elle crut presque entendre le soupire mentale d'exaspération que sa dragonne lui réservait, mais n'y prêta pas plus d'attention. Un instant d'effort, et elle put se relever, malgré la douleur toujours lancinante de ses cotes, là où le poignard de Manéa avait frappé. Chaque fois que ce souvenir lui revenait en mémoire, ses yeux s'embrasaient d'un éclat ardent, d'une rage toute propre à sa race. Elle inspira profondément, et porta une coupe de vin à ses lèvres. Le vin avait au moins cette qualité de l'apaiser ces derniers temps, lorsque la situation devenait trop difficile à supporter pour elle. Mais il n'était plus guère temps de se préoccuper de cette petite insolente, ce qui était fait ne pouvait plus être modifier, et elle était finalement sortie de ces événements gagnante ; voilà ce qu'il fallait se dire.

Reportant son attention sur son enveloppe cacheté, elle la déposa dans un panier de dattes qu'elle s'était spécialement procuré pour l'occasion. Lors de ses jeunes années, lorsqu'elle résidait encore dans la demeure de la famille Malorne, elle avait prit pour habitude de faire porter un panier d'oranges aux domestiques pour fêter le retour de la belle saison. Tout les ans, cette tradition immuable, et milles autres attentions qu'elle avait cru bon de cultiver, lui avait valu le respect et une certaine affection de la part des petites gens.
Une fois arrivée sur Tol Orea, c'était à l'occasion du mois de Flarmyaku, annonçant le retour de la flamboyante déesse protectrice des Kaerls, et mère des dragons, qu'Asshai avait renouvelé cette tradition, offrant un panier de dattes - faute d'oranges - à chacun des commerçants qu'elle avait prit l'habitude de visiter du temps où elle n'était encore que l'aspirante d'Anaviel. Nul esprit d'altruisme ou de philanthropie chez la Anara, mais elle avait toujours apprit à se faire aimer des plus simples, y voyant là un atout qu'elle ne pouvait négliger. Elle donnait ainsi ce spectacle d'une insoutenable perfection, d'une délicieuse hypocrisie, et dont elle avait apprit à user comme d'une arme, glanant ça et là dans les rumeurs et les ragots qu'on lui colportait par la suite, les informations qui lui étaient nécessaires.

Et c'était ainsi que cette après midi même, était parvenu à ses oreilles la nouvelle du retour d'Akemiko.
Akemiko... Elle avait entendu parler de cette dragonne tant et plus, sans ne jamais l'avoir rencontré. La sœur jumelle de Séthyl, dont elle partageait l'insupportable caractère, pour ce qu'elle savait...
Sayuri était donc de retour au Kaerl. Depuis son arrivé, nulle occasion ne lui avait été offerte de rencontrer cette maitresse dont, selon la rumeur, la beauté et la détermination étaient elles aussi toutes incarnates.
Que lui était il traverser l'esprit ? D'où lui venait cette soudaine envie de rencontrer cette femme qui lui apparaissait aussi brusquement tant fascinante qu'intriguante ? Elle n'aurait sut le dire, mais le fait était là... Sans laisser le temps à un autre de la devancer, elle avait tenu à la rencontrer, pour – qui sait ? - peut être être la première à lui conter en détails le récit des derniers événements qui avaient ébranler le Kaerl. Sa liée ne pouvait y voir là qu'une perte de temps, son instinct de fëalocë, lui, lui dictait qu'elle pouvait y gagner une « amie », et jusqu'ici, son flaire ne l'avait que rarement trompé.

Trois coup secs la sortirent soudain de ses pensées. Ce devait être le garçon coursier. Maintes fois, elle avait refusé de passer par le service de ces mains indiscrètes, craignant que ses missives, qu'elle tenait à garder secrètes ne tombent sous le regard de la mauvaise personne. Mais il ne s'agissait ici que d'une simple invitation, rien qui ne nécessita de prendre autant de précaution. Saisissant d'une main le panier, et de l'autre quelques piécettes de cuivres – plus qu'il n'en fallait pour une petite course de ce type, mais qu'importe, que la rumeur court quant à sa générosité, elle ne pouvait que s'en féliciter – elle ouvrit à l'enfant pour les lui remettre.

« Veux tu être bon mon petit et porter cela à la maitresse Yaru-Nosta. Je t'en serais reconnaissant. »

Et la quittant sur un hochement de tête, le petit être partit à travers les couloirs du Màr au pas de courses, laissant derrière lui une Asshai dont le visage s'était orné d'un sourire pour le moins satisfait. A le voir ainsi porter sa missive, elle se rappelait de ces quelques mots...

Citation:

« A la maitresse incarnate, Sayuri Yaru Nosta,

J'ai apprit la nouvelles de votre retour cette après midi même, et je n'ai put m'empêcher de vous offrir ces quelques dattes en l'honneur du mois de Flarmya.
J'ai eut le plaisir de rencontrer la sœur de votre liée il y a quelque temps de cela, et la perspective de vous rencontrer ne m'est pas moins agréable. Je comprendrais aisément que vous preniez le temps de reprendre vos esprits suite à vote retour, mais j’accueillerai votre venue en mon Weyr avec joies si telle est votre bon plaisir.

Votre dévouée servante,

Asshai Anara, Chevalière verte du Màr Taralöm. »
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MessagePosté le: Dim 15 Mar 2015 - 22:43 Revenir en haut

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Sayuri Yaru-Nosta
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MessagePosté le: Lun 30 Mar 2015 - 18:17 Répondre en citantRevenir en haut

Année 918, Flarmyaku, 12° jour.


La petite chevalière pénétra finalement dans son Weyr, après dix jours de voyage éprouvants. Akemiko, épuisée de son premier vol à travers les continents, ne s’arrêta de marcher que pour s’étaler au soleil sur la magistrale terrasse bordant le salon, dans un discret raclement d’écailles. Et c’est dans un soupir tant profond que bruyant que ses écailles se soulevèrent, absorbant déjà la chaleur de chaque petit rayon de soleil, rassurant par là même son cœur fatigué. Sayuri admira un moment les reflets incarnates se balader sur ses murs au rythme de la respiration de la reine déjà endormie. *Qu’il est étrange de revenir, après tant de temps passé à survivre par nos propres moyens.* ne put-elle s’empêcher de penser. La geisha tenta de s’occuper, tant pour échapper à la fatigue qu’à ce sentiment grandissant d’avoir manqué un changement important au sein du kaerl. La culpabilité pointait dans son cœur, pinçant discrètement sa fierté de chevalière incarnate.

La jeune femme s’assit derrière son bureau et entreprit de trier les missives qui lui étaient parvenues en son absence, grattant çà et là de sa délicate écriture des réponses qui se voulaient les moins hâtives possible, malgré la fatigue et l’impatience qui l’occupaient. Il lui faudrait consulter son ancien maître, Alauwyr Iskuvar, pour lui annoncer son retour, pour lui faire part de sa mésaventure, mais aussi pour se tenir informée des évènements qui se furent déroulés en son absence. Lilwen a bien tenté de lui expliquer succinctement, mais cette histoire de morts-vivants ne tenait pas debout. Et ce mage noir, comment avait-il pu prendre autant d’importance sans qu’on n’en sache rien ? *Mais qui sont les incapables qui ont laissé une chose pareille arriver ?!*

Quelqu’un toqua à sa porte, la faisant sursauter. Dans un claquement de langue irritée, elle invita la personne à entrer. Un jeune coursier entra timidement, jetant des coups d’œil en tout sens jusqu’à ce qu’ils aient repéré l’origine de sa peur : l’énorme saurien couleur sang qui dormait dehors, à quelque pas de là.


« Ne t’en fais donc pas, elle dort. »


Ces quelques mots n’eurent pour simple effet que de diminuer la fréquence de ses mouvements oculaires en direction de la petite reine. Cela irritait autant la kunoichi que cela l’amusait. Mais elle était trop fatiguée pour en jouer aujourd’hui.


« Eh bien jeune homme, que m’apportes-tu là ? »
« Un col… un prés… enfin je veux dire une missive, de la part de la chevalière verte Asshai Anara. »
« Chevalière verte, dis-tu ? »
« Oui, madame. »
« Eh bien, il semblerait que j’aie manqué plus de choses que je ne le pensais. »
dit-elle plus pour elle que pour lui. Cette femme lui était totalement inconnue. Peut-être avait-elle entendu son nom à une occasion, mais quand déjà ? C’était à se demander si elle était bien partie trois mois, ou peut-être toute une année ? Que lui avait dit Lilwen, déjà ? Pfff qu’elle était épuisée. Après que le garçon soit parti, elle se ferait un bain chaud et disparaîtrait sous ses draps jusqu’à ce qu’une autre année au moins se soit écoulée… Le garçon ?!
« Oh, tu es encore là ? Tiens, prends ceci. Je te rappellerai lorsque j’aurais préparé une réponse au colis-présent-missive de dame Anara. »


Elle lui tendit quelques piécettes en affichant un sourire mutin, amusée de l’attitude du petit. Ce dernier, qui en fait attendait le paiement et l’accord de la chevalière pour quitter les lieux, ne demanda pas son reste et referma la porte du weyr derrière lui, non sans un dernier coup d’œil en direction de la saurienne qui n’avait rien remarqué de la scène… Du moins le pensait-il.
L’esprit de l’incarnate effleura doucement celui de la demi-sang à l’instar d’une carresse.


*Qu’est-ce donc ?*
*Un colis de la chevalière Asshai Anara. Et de quoi je me mêle, petite curieuse ?*
*Je suis ta liée, bipède. Tout ce qui est à toi est à moi. Et ces dattes ont l’air succulentes.*
*Même pas en rêve, la bête. Elles sont pour moi. Et puis je ne les ai pas encore testées.*
*Kr kr kr il m’en faut bien plus pour me sentir insultée, demi-sang.*



La jeune femme sourit en croisant le regard de sa moitié, autant amusée qu’irritée. Celle qui partageait son âme savait où appuyer pour la titiller. La reine renâcla, satisfaite d’avoir fait mouche, et reposa sa lourde tête sur ses pattes, tournant de nouveau le dos à Sayuri. Cette dernière se dirigea vers le vaisselier verrouillé qui lui servait à entreposer divers outils, ingrédients et autres décoctions. Machinalement, elle se servit d’un flacon cylindrique aux bords arrondis et revint vaporiser un fin filet de brume sur les dattes. Attendant une réaction qui ne vint pas, elle alla se procurer un petit flacon contenant une poudre jaunâtre et en saupoudra de nouveau les fruits. Toujours rien.
Satisfaite, Naethrandir se saisit du papier, en brisa le sceau et lut avec plaisir la calligraphie stylisée de sa correspondante. *Sethyl ? Lilwen ne m’en a pas fait mention.* Tout en savourant un premier fruit, la jeune femme entreprit de trouver une idée de réponse d’aussi bonne qualité que ces succulentes dattes. Les termes « dévouée servante » lui restaient en tête et elle savait qu’en affichant ainsi un statut fictif inférieur au sien, la chevalière verte lui signifiait sa sympathie. Elle fut sensible à cette attention. Peut-être plus encore qu’au cadeau. *Ah ça y est je sais.*

La geisha repoussa les missives qui encombraient son bureau, en ouvrit un tiroir et sortit un petit paquet de feuilles roses qu’elle entreprit de plier avec une habileté révélatrice de son habitude. Elle déposa les
dans le panier désormais vide (déjà ?!) et rédigea une réponse de sa plus belle écriture.


Citation:
« A la chevalière verte Asshai Anara,

Je déplore le fait de n’avoir encore rencontré la consœur attentionnée que vous êtes. Je serais ravie de remédier à cela dans les plus brefs délais. Comme vous l’avez mentionné, mon voyage fut éprouvant. Je ne vous retrouverai donc que demain, si cela vous convient. Veuillez trouver ci-joint un modeste présent, symbole de mes agréables sentiments.

Votre dévouée consœur,

Sayuri Yaru-Nosta Naethrandir, Chevalière incarnate du Màr Tàralöm. »



La jeune femme fit sécher l’encre, satisfaite d’avoir glissé dans sa dernière phrase la formule qui remettait Asshai à sa place d’égale. Puis, elle rappela le jeune coursier, lui rendit son panier rempli des quelques fleurs origami et de son parchemin scellé, le congédia par quelques piécettes supplémentaires, et entama son programme de détente et récupération. Elle se rendrait chez sa correspondante dans l’après-midi, non sans s’être d’abord renseignée sur son identité. Hors de question de passer pour un poussin tombé du nid.




**********





Le lendemain, la jeune femme prit le temps de s’apprêter sous le regard moqueur de la petite reine.


*Tu es ridicule. Cela n’est pas un rendez-vous galant.*
*Tu ne connais rien aux protocoles de bonne conduite. Si elle a eu le tact de venir vers moi en montrant patte blanche, je me dois de faire de même. Et puis cela fait tellement longtemps que je n’ai pu mettre ces vêtements. Aucun trou, pas une déchirure, je me retrouve moi.*
*Vous les bipèdes êtes tous stupides. Quoi de plus simple que de vous dire les choses sans détour ?*
*J’en ai plus qu’assez des querelles des ardents. Un peu de courtoisie, même hypocrite, me fera le plus grand bien. Et puis ces jeux de langage, de mots sous-entendus me manquaient.*
*Tu es vraiment bizarre.*
*Tu n’es pas obligée de venir, saurienne.*



La concernée claqua sa mâchoire à quelques centimètres du visage de sa liée pour toute réponse. Sayuri lui rendit un sourire resplendissant. Elle était heureuse du rapprochement qu’avait permis un tel périple. Même en colère, Akemiko et elle souhaitaient ne plus se séparer. Même si la taille de la dragonne ne le permettrait pas éternellement.

Quelques instants plus tard, Sayuri toquait à la porte d’Asshai. Lorsque celle-ci s’ouvrit, elle lui laissa découvrir une femme de taille moyenne et d’allure plutôt banale, aux cheveux de feu ondulant sur ses épaules et sa poitrine. Le port altier de la fëalocë, qui la dépassait en taille, faisait se dégager une aura et un charisme qui plurent immédiatement à la petite demi-sang.


« Bonjour, dame Anara. Je suis ravie de faire enfin votre connaissance. »


La geisha entra dans le weyr après y avoir été invitée, suivie d’Akemiko. Elle salua également la verte qui attendait, impassible, dans la pièce principale. Elle inclina la tête.


« Bonjour, belle Amunaptra. Je suis enchantée. »
*Arrête avec tes bonnes manières, tu m’agaces.* Puis elle se tourna vers les deux femelles. *Bonjour, chevalière, bonjour ma sœur.*
*Que viens-tu de leur dire ? Tu te moques de moi ? Parles plutôt de TES bonnes manières.*


Sayuri ne se départissait pas de son sourire. Elle sentait chez Asshai une sorte de force étrange, à mi-chemin entre le charisme, la chaleur et l’attirance physique. Bien qu’elle se sache normalement attirée par les hommes, elle trouvait ce sentiment délicieux et aurait presque eu envie de s’approcher plus près de la chevalière verte.


*Moi, ça me donne plus envie d’en faire mon souper.*
*Tu t’es assez goinfrée de chair humaine comme ça, il me semble. Et puis hors de question de toucher à un doué. Encore moins à un chevalier.*



Sans tenter de se défaire de cet agréable sentiment, la kunoichi resta néanmoins sur ses gardes, trop habituée des querelles silencieuses chez les ardents.


« Nous n’avons pas encore eu le plaisir de nous rencontrer. Seriez-vous arrivée au Màr Tàralöm en mon absence ? »




Sayuri était absente depuis le 15° jour de Haskèlku
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