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 [RP Officiel] Que règnent la joie et l'abondance sur le peuple Neutre ! Sujet suivant
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Oracle Tol Orëanéen
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MessagePosté le: Lun 9 Mar 2015 - 14:47 Répondre en citantRevenir en haut

Début Flarmyaku 918.


Les préparatifs avaient été minutieusement programmé pour qu'au lendemain des élections, certes quelques peu improvisées, les aspirants, chevaliers, maîtres-dragons, gens sans dons et dragons puissent participer à un fabuleux banquet en l'honneur du nouveau dirigeant du Kaerl Neutre. Bien entendu, tout en splendeur et dans les teintes du Mar Luimé, dans les plus nuances de bleus et d'argent.

Les premiers convives auront tout le loisir de suivre un tapis argentée justement, qui les feront passer devant les deux grands sièges seigneuriaux du Conseil, pour les guider vers deux petites portes finement ouvragées, qui se trouvaient toutes deux à droite et à gauche des sièges parlés précédemment. Elles mènent à l'arrière de la grande salle, où deux escaliers hélicoïdales montent au second étage. L'espace idéalement conçue pour célébrer tout évènement possible au Kaerl permettait d'accorder largement une place confortable en position debout à tout invité, humain ou dragon sous sa forme d'emprunt. Le parquet aux multiples reflets couleurs miel était couvert avec une simplicité plaisante de tapis au couleurs du Kaerl, mais des couleurs qui ne joueraient pas avec la couleur du parquet. Quand les invités se retourneront pour voir les autres personnes arriver par les escaliers, deux tentures magnifiques où étaient tissés deux représentants des Bah'lir Céruléens gardaient l'entrée de part et d'autres. Les deux animaux majestueux étaient assis comme s'ils étaient des rois, au port digne et fiers. Derrière chacun d'eux siégeait les ailes étendues une puissante Argentée aux yeux saphir étincelants. Leur tissage était si fin et élaboré qu'on pourrait croire à une fenêtre deux sur des êtres réellement vivants.

Des guirlandes de fleurs bleues et blanches montaient le long des murs et se croisaient au plafond pour élaborer des dessins géométriques fantastiques et complexes. Leurs senteurs fraîches apportaient une note douce et à la limite envoûtante, avec une pointe d'odeur marine, qui n'était pas sans rappeler la façade des murs de cette immense salle était entièrement recouverte de vitres coulissantes, donnant accès à un balcon d'où il était très agréable agréable de contempler les danses surnaturelles de la faune et la flore marine au dessus, au-delà du champ de protection invisible qui soutenait le Dôme. D'ailleurs, n'y avait-il pas des petits rorquals communs qui revenaient d'une de leurs lointaines migrations qui flânaient le long du Dôme pour essayer de voir comment le monde des terrestres remuaient sous eux, dans cette bulle d'air qui réussissait à se maintenant sous l'eau grâce à l'antique magie du Kaerl ?

La salle se remplissait au fur et à mesure, comme si certains attendaient avec une petite impatience la venue du Seigneur. Car il n'était pas encore visible. il y avait bien déjà quelques Conseillers présents, discutaient ici et là avec les membres du Kaerl avides d'avoir des réponses à bien des sujets de préoccupations ou qui demandaient une pointe d'attention. Les serveurs passaient et repassaient avec efficacité et brio entre les convives, leur proposant mille et un mets légers et savoureux, aux délices soit sucrés soit salés, voir mélangés. Certains mettaient en valeur les goûts de la terre savamment cuisinés avec des produits de la mer. Plus d'un palais serait arrivé de découvrir des saveurs nouvelles ou déjà connus, mais toujours aussi délicieuses à goûter. Les boissons n'étaient pas sans reste non plus. Le choix allait du simple jus de fruit frais au plus copieux vin rouge.

Quelques murmures se prononçaient, affirmant que le nouveau Seigneur ne tarderait pas à se présenter. Après tout, l'élection avait eu juste hier. Il fallait un peu de temps que le nouvel élu trouve ses marques et ne perde pas de temps dans ses nouvelles fonctions, car bien entendu, après la disparition de Dinjelaï, bien des choses avaient nécessité l'intervention du Seigneur pour les clôturer au plus tôt. Certains invités disaient même qu'il y avait passé toute la nuit...

[HRP : Voila, le banquet est lancé, le Seigneur ne tardera pas. Faites vous plaisir o/ Si un joueur souhaite jouer Javerth, qu'il prévienne Heryn ou Peddyr pour signaler son attention Smile Merci et bon rp o/]



L'on rencontre souvent sa Destinée
Par les chemins que l'on prend
Pour l'éviter

***

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MessagePosté le: Lun 9 Mar 2015 - 14:47 Revenir en haut

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Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Mar 10 Mar 2015 - 15:08 Répondre en citantRevenir en haut


Le soleil aurait put venir étinceler sur l'armure que Gueralt avait revêtu pour l'occasion si celle ci n'avait pas présenté un acier si terne, d'un gris ardoise, aussi marquée que pouvait l'être son visage par les coups et les blessures.
En cette journée de printemps, rien ici ne semblait inaugurer la renaissance de la saison à venir. Sur une table de bois grossièrement assemblée, une paire de bougies à demi consumées, un couteau large comme le plat d'une main sis dans un morceau de pain sans doute rassis, une chope vide, et les relief d'un repas qui avait probablement dut être composé de viandes et de gruau. Derrière, des rangés de fûts qu'il avait fait venir de Lomeanor bien avant son empreinte prenaient la poussière, attendant patiemment l'arrivé d'un événement à fêter, qui assurément ne serait pas de ce jour. Ici point n'était de décoration superflue. Au mur, des anciennes armes qu'il avait acquis auprès d'un forgeron du Cirban, et une peau de chèvre présentant ses armes : les deux chiens. Tout au plus, quelques sculptures réalisées de sa main présentant tour à tour Solyae, ou encore un dragon, égayaient un garde meuble, récemment construit à en juger les quelques planches et clous abandonnés dans un coin de la pièce, l'ancien ayant été détruit durant la crises d'hystérie qui l'avait frappé aux suites de l'attaque. Au plafond, lié par un filet qui courrait tout du long, les jambons salés se disputaient la place avec les gousses d'ails et les bottes de légumes séchés, et suspendu près de la porte, son arc et ses flèches, qui bientôt auraient trouvé leur place définitive, et son baudrier qu'il n'allait plus tarder à passer.

L'homme inspira une nouvelle fois tout en agrafant sa cape battue aux armes du Màr, pour la seconde fois en deux jours. Voilà bien longtemps que de tels honneurs ne lui avaient plus été demandés, et quelque chose au fond de son esprit lui disait que les choses n'allaient pas en rester là. Javerth était connu pour son coté roide, et un certain aspect méthodique : les libertés que son caractère fougueux lui avaient dictés jusqu'alors n'allaient pas tarder à être réprimé.

Une fois paré il fixa une fois de plus sa choppe de bois, vide et sèche depuis deux jours. La tentation de la laisser s'emplir d'un peu de bière le saisie, mais il la réprima. Depuis l'attaque qui avait secoué le Kaerl tout entier, les choses avaient été colorées en demi teintes, comme si l’exceptionnelle de la situation, l'alliance des trois kaerls face à un ennemi commun, la perspective d'avoir échappé à la mort et à la fin de ce monde qu'ils avaient tous connu, les avaient tous plongé dans un état second. Peu après le retour de l'expédition du manoir, il avait continué sa vie d'auparavant, courant de soirées en soirées, partageant sa bière auprès de Lyna, courant la gueuse dans les rues de Lomeanor, s'adonnant à la chasse comme il l'avait toujours fait. Mais hier, les choses avaient prit un autre tournant... L'étincelle de folie douce qui avait tenu ces épreuves dans l'oublie avait finit par s'éteindre, et l'élection de Javerth lui avait renvoyé au visage l'horreur qu'il avait essayé de masquer.

Un silence pesant s'était à présent installé dans ses appartements. Depuis un pan de murs translucides, il contemplait tout le Kaerl qui se déployait à ses pieds. La défaite avait porté un coup à son mental. Il n'avait d'abord put s'y résigner, consterné par le choix de ceux qu'il appelait ses frères et ses sœurs, apeuré aussi, de se voir de nouveau relégué au rang d'un arrivé, d'un non-natif, comme Javerth l'avait fait pour Dinjelaï, lui qui, plus que jamais, se sentait chez lui en ses murs. Et puis autre chose lui était apparut : sa vie venait de prendre un tournant. Le nouveau seigneur allait commencer par renforcer les allés et venus de chacun du Kaerl vers l'extérieur : Gueralt savait que pour un motif aussi futile que la chasse, on le laisserai plus sortir. Pour le chien qu'il était, se voir ainsi privé de sa liberté lui laissait un étrange goût d'amertume dans la bouche. Il allait falloir commencer à faire une croix sur ses beuveries et son abus d'alcool : les frasques de ce genre n'étaient pas du goût du nouveau seigneur se murmurait-il, c'était ces comportements irresponsables qui tiraient le Màr vers le bas prétendait il... Un instant la tentation de fuir lui avait taraudé l'esprit. Hier il était encore temps. Mais il s'était résigné : sa place devait sûrement être ici, auprès de ses frères et sœurs, au service de ce seigneur … Ah ! Ce seigneur qu'il n'avait pas même choisit ! Cela aussi lui laissait un goût amer dans la bouche. Bientôt il devrait lui jurer fidélité comme son statut de chevalier le lui imposait... et alors, voilà qu'il serait enchainé.

Toutefois si Dinjelaï avait été une Dame des plus compréhensive, fermant les yeux sur les quelques uns de ses débordements (en avait elle seulement eut vent?), elle avait aussi été une politicienne molle, menant corps et âme son Kaerl vers la voix d'intermédiaire entre ardents et célestes. Il en allait autrement de Javerth selon les dires de chacun. C'était encore cette seule perspective qui lui laissait un semblant de respect pour ce vieux débris qu'il n'appréciait déjà pas. Si il n'avait jamais eut aucune rancœur contre les célestes ou les ardents, l'idée de sortir le Kaerl de toute ces courbettes diplomatiques, inutiles et ô combien hypocrites, n'étaient pas pour lui déplaire. La vérité, voilà ce qui importait. Et la vérité était que célestes et ardents n'étaient pas fait pour s'entendre.
C'était en partie pour cela qu'il n'avait pas tardé à quitter sa terre natale pour la terre de l'aube : à l'instar d'une épée trop longtemps remise au fourreau, Gueralt s'affaissait sans guerre. L'ennui d'abord. Et lorsqu'il s'ennuyait, il mangeait, il buvait. Son armure en soit remercié, son embonpoint qui n'avait fait que prendre d'avantage d'ampleur ces dernières semaines se voyait dissimulé... mais il pouvait le sentir en lui : l'herbe à pipe, la bière et sa nourriture l’empattait doucement...

OH ! Et puis à quoi bon ? Il était encore un guerrier fort et puissant, ce n'était pas un peu de bière qui allait le tuer ! Que son nouveau seigneur aille chez Kaziel si cela ne lui déplaisait !
Mais à peine avait il saisie sa choppe qu'il s'arrêta nette, et celle ci vint s'écraser sur la paroi de ses appartements ! Foutu Javerth !

Saisissant son baudrier, il s'engagea au pas de course à travers les escaliers. Une fois sorti des tours, Io et Ilya dans son ombre, comme une extension de lui même, il prit un instant pour lever les yeux sur les fonds marins qui le surplombait. Aujourd'hui il faisait beau, il faisait bon... Tout le Kaerl semblait pulser paisiblement au rythme des vagues et de la brise magique qui se déversait au sein de la bulle. D'ici il pouvait voir les premiers convives se presser aux portes du Castel, et alors qu'il se perdait dans les rues de l'Agora, il lui semblait que chacun abordait sur sa mine un sourire réjouit. Il semblait être le seul en proie à ces tourments si agités, il reconnu même quelques aspirants fraichement arrivés qui semblait accueillir la monté au pouvoir du Sénéchal avec une certaine insouciance, discutant chacun de leur derniers achats et des cours auprès de leurs maitres respectifs. Peut être s'était il emporté après tout... Peut être ne serait ce pas une telle horreur que de devoir ployer le genoux face à cet homme ? Peut être ne remettrait il pas en doute son affiliation au Kaerl ? Du moins l’espérait il, l'avenir proche le lui dirait.

En d'autres temps il se serait réjouit de cette occasion qui lui était offerte de festoyer, et pourquoi donc en était il incapable aujourd'hui ? Était ce la disparition de son ancienne Dame qui l'affectait plus qu'elle ne l'aurait dut ? Ou était ce les douloureux rappels que Javerth avait fait sonné à leurs oreilles la veille ? Trop de question ! Il aurait dut être en train d'en profiter, de sourire à la perspective de s'emplir la pense de mets autrement plus délicieux que sa venaison habituelle ! Il pourrait voir quelques uns de ses bons amis ! Ses pensées se tournèrent alors vers sa moitié d'âmes qu'il savait réfugié au Cirban. Laszlo ne goutait pas spécialement les plaisirs de quelques festivités, y préférant le calme presque monastique des falaises du Havre... En pensée, il lui fit cependant part de son arrivée au Castel.

Alors qu'il foulait les lieux, attirant l'attention par sa haute stature, et par le cliquetis métallique de son armure que venait renforcer son pas lourd, son premier réflexe fut de chercher quelque têtes connues dans cette assemblée ? Y avait-il Lyna ou Jilian quelque part ? Ou peut être Dymphnéa ? Il brûlait de revoir la demi-elfe qui lui avait fait si forte impression, mais n'en trouvant aucun, il intercepta un plateau entier de viandes fumées que faisait circuler un serviteur entre les convives. S'emparant de la moitié de son contenue en une poignée de main, il redéposa avec autant de délicatesse qu'il lui était possible le fragile objet entre les mains du domestique atterré. La viande manquait de sel... Mais elle était délicate et plaisante au palais. Finalement peut être ne serait ce pas une si mauvaise journée ? Et en son fort intérieur, une petit voix se plut à lui glisser qu'en temps de guerre jouir de tels petits plaisirs devenait rare...
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Mer 11 Mar 2015 - 09:48 Répondre en citantRevenir en haut

Au lendemain de l'impossible élection de Javerth, Ithildin jouait les grandes absentes. Après l'acte – le blasphème – de la Dragonne au Castel, Amaélis avait sermonné celle-ci pendant des heures, l'avait noyée sous les reproches, l'accusant à n'en plus finir. Il était rare que la Neishaane ose ainsi s'opposer à sa Liée, mais cette fois plus que toute autre, la jeune Chevalière s'était sentie trahie. L'Airain s'était appropriée l'une des rares choses qui faisait d'elle une humaine et non pas une créature. S'en rendre compte avait été étrangement douloureux, même enrageant. Elle avait accusé son Âme Sœur de vouloir la réduire au rang de simple pion, et elle l'avait immédiatement regretté – le regrettait encore plus, maintenant. Ithildin avait disparu, la laissant seule et refusant de répondre à ses prières télépathiques.

Dans le clair-obscur de sa chambre poussiéreuse, Amaélis nouait lentement les lacets d'une vieille cape de laine grise. Un banquet, hein. Elle croiserait sûrement Galaad ou Elérion – c'était tout ce qui l'intéressait. Elle détestait déjà le Seigneur, plus par principe que par idéal : il était de ces égoïstes aux belles paroles qui utilisent le chaos comme prétexte à leurs ambitions et la fragilités des esprits comme terreau où planter leurs idées. Un génie, dirait Ithildin – un bâtard, au regard d'Amaélis. Elle était la première à faire de l'égoïsme une qualité, mais pas quand celui-ci se heurtait au sien. La Neishaane se complaisait dans ce paradoxe, qui, bien souvent, avait l'avantage de présenter la fuite sous son meilleur jour. Seulement, les années avaient fait du Màr Luimë un lieu qu'elle ne pouvait pas fuir – elle avait suffisamment tenté de le faire pour savoir que c'était impossible. À cause de cela, elle n'aurait d'autre choix que de faire la moue si Javerth agissait contre ses désirs. Cette perspective avait de quoi effrayer.
Avec un soupir, elle se leva, ajusta une dernière fois sa tenue – grise, pour changer – et quitta ses appartements.

° Peut-être que si les beaux jours reviennent, Dame Al'Ysiria aussi ? Je sais pas si c'était une bonne Dame, mais en tous cas, elle m'a jamais rien dit même si j'ai fait beaucoup de choses pas très bien ces derniers temps... °

Toute à ses pensées naïves, Amaélis se traînait sans trop d'enthousiasme vers le Castel. C'était son premier banquet ! Mais cela ne suffit pas à lui arracher un sourire. La dernière fois, elle avait préféré rester dans les jardins en compagnie d'Elérion, pendant que la petite furie Airain qu'était alors Ithildin s'amusait à tourner Galaad en ridicule. Était-ce il y a si longtemps ? Elle ne se souvenait plus. Les mois qui avaient succédé à la Quête des Deux Lunes s'étaient tous fondus, mêlés, déchirés. Et pas un seul murmure dans le vide de la tourmente pour lui rappeler ce qui avait été perdu. Un frisson la ramena à la réalité, et, lorsqu'elle leva un peu la tête, les murs étincelants du Castel se firent un plaisir de l'éblouir.

° J'y vais, Ithildin. Pour de vrai. °

Elle ignorait si la Dragonne l'entendait, mais lui parler était parfois suffisant. Elle se sentait soutenue, malgré tout, simplement avec la conscience du Lien qui les unissait. Comme si elle s'apprêtait à plonger, Amaélis prit une grande inspiration et s'élança à la suite de la foule, devenant l'ombre des uns et des autres, silencieuse et le regard rivé sur la pointe de ses bottes. Ah, qu'elle était fière tout de même ! Sa tête lui tournait, mais elle ne s'évanouissait pas. Non. Hors de question. Malgré tout, elle n'était pas sûre que tant d'efforts étaient bien utiles, au fond, étant donné qu'Ithildin n'était pas là pour la féliciter.

° Tu vois, j'ai réussi. °

Et, en effet, Amaélis se trouvait désormais dans la salle translucide, assaillie par les odeurs, les couleurs et les sons. Et maintenant ? Elle n'osait regarder autour d'elle de peur de se sentir mal, mais n'avait nulle part où aller. Un serveur se posa devant elle, tout sourire et plateau tendu, et la Neishaane attrapa le premier verre qui tomba sous sa main. L'odeur lui était étrangère, un peu florale, de même que la coloration jaune ambrée délicate. De l'alcool ? Probablement. Bah, elle ferait avec. Ses lèvres goûtèrent timidement la boisson, puis esquissèrent un fin sourire. Ce n'était pas aussi mauvais que ce qu'elle craignait.

Immobile, la Chevalière regardait le monde danser autour d'elle, dans une rumeur assourdissante de voix et de froissements. Elle cherchait un visage amical, mais n'en trouva pas. Pire encore ! Lorsqu'elle tourna la tête à cause d'un vacarme métallique, elle reconnut la silhouette du Chevalier Deux-Chiens. La pauvre Neishaane, tétanisée, faillit laisser tomber son verre. Il fallait qu'elle se cache ! Sans aucune considération pour son entourage et les nombreux plateaux, elle détala à toute vitesse, creusant derrière elle un sillon d'interjections courroucées. Par Flarmya, cela commençait mal ! Elle n'avait aucune envie qu'il ne l'accuse haut et fort de déloyauté – surtout devant le nouveau Seigneur !



Lynaël Mël'aryn
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MessagePosté le: Dim 15 Mar 2015 - 17:38 Répondre en citantRevenir en haut

Lynaël était partagée. Et pour une fois, ce n’était pas par le choix des vêtements qu’elle allait porter pour le banquet. Aussi curieux que ça pouvait paraitre, la jeune femme réfléchissait politique, et tentait de déterminer si l’élection de Javerth était, ou non, une bonne chose. Et plus elle y pensait, plus son esprit revenait au point de départ : c’était une putain de mauvaise chose. L’idée que le Kaerl Neutre se referme à nouveau sur lui-même lui était inconcevable. Comment pouvait-on être aveugle à ce point ? Il suffisait pourtant d’un semblant de jugeote pour se rendre aisément compte que de telles mesures menaient à la mort de ce Kaerl déjà enterré loin sous l’océan ! Fallait-il, en plus, le couper du reste du monde ?

La jeune femme secoua la tête, faisant voleter ses longues mèches noires. Elle envisageait clairement de ne pas prêter serment. De s’enfuir avec Sherÿan pour parcourir le monde, comme l’avait fait Lhain. Et peut-être même en compagnie de celui-ci. Penser au demi-elfe lui arracha un sourire et dérida son visage tendu par la colère et le doute. Elle soupira et passa une main dans ses cheveux dans un geste tout aussi nerveux que frustré avant de relever les yeux vers Sherÿan. La dragonne avait décidé de ne pas l’accompagner cette fois-ci. Bien qu’elle fasse attention de ne pas interférer avec ses propres choix, Lyna savait que la Bleue détestait autant qu’elle le nouveau Seigneur et ne pas mettre une patte au banquet était une façon sans équivoque de le montrer. Et pourtant, si la demi-sang prêtait serment, Sherÿan serait elle aussi liée par ces mots. Mais sa dragonne lui faisait entièrement confiance et la laissait prendre ce choix pour elles deux, ce qui ne manquait pas de stresser un tantinet la jeune femme, habituellement je-m’en-foutiste.
Les yeux opalins de la grande Bleue se posèrent sur elle et elle souffla doucement pour la rassurer et la réconforter. Et bien que l’heure soit déjà avancée, Lynaël partit s’asseoir contre la tête de sa Liée pour la câliner, savourant la fraicheur de ses écailles saphir qui venait calmer la tempête bouillonnante de son esprit.

° Je te suivrais toujours, quel que soit ton choix. Tu le sais.°

La Chevalière sourit, déposa un baiser sur le bout du museau de la dragonne puis se releva avec un petit soupir. Bien. Il était temps. De toute manière, elle n’arriverait pas à se décider avant de se retrouver devant le fait accompli, donc autant y aller de suite.
Elle hésita un moment, entre son armure d’apparat et une robe. Mais pour ce qu’elle prévoyait pour les mois à venir, mieux valait s’y mettre tout de suite. Avec regret, elle rangea donc sa robe aux couleurs du Kaerl pour enfiler une armure d’apparat pas très pratique pour se battre, mais absolument sublime pour paraitre en société. La preuve était qu’elle était étincelante de propreté puisque ce n’était pas avec celle-ci qu’elle se battait. Elle enfila donc un ensemble d’un bleu aussi éclatant que les écailles de Sherÿan avant d’enfiler un plastron au métal léger qui semble avoir été moulé sur son corps, si poli qui luit du même éclat que l’argent. De même, les pièces venant habituellement se mettre sur les jambes étaient remplacées par des coulées de métal presque souple qui retombait au milieu du tissu comme une jupe d’argent et de bleu. Pour finir elle enfila des bottes souples mais qui avait été recouverte d’une fine couche de métal argenté.

Avec un sourire amusé, la jeune femme tourna sur elle-même avant de s’arrêter non pas face au miroir mais face à Sherÿan.

Alors ?

°Je ne sais même pas pourquoi tu poses la question, Lyn’ °

Avec un petit éclat de rire, la demi-sang se retourna à nouveau vers le miroir puis tressa ses longues mèches noires vers l’arrière avant d’enserrer son front d’un ruban argenté, dont les longueurs s’entrelaçaient avec sa tresse. Pour finir, elle rangea son tsalion dans son double fourreau et l’attacha dans son dos à l’aide d’une sangle. Il lui était impossible de s’en saisir ainsi, mais il était juste là pour la décoration et le soupçon de menace, pas pour trancher la chair.

Bien. Allons-y.

Après une caresse à Sherÿan, la jeune femme prit le chemin du Castel d’un bon pas. On s’écartait d’un pas ou deux sur son passage, et si la majorité la saluait chaleureusement, certains poussaient même l’honneur à s’incliner. A son retour, une fois sortie de son repos forcé, elle avait tenté de les faire arrêter, de faire en sorte qu’ils ne la traitent pas différemment qu’avant, mais elle avait vite compris que c’était peine perdue. Habituée maintenant, elle se contentait de rendre sourire et salut, ainsi que remerciement. Néanmoins, elle arriva rapidement dans la queue pour entrer par les grandes portes ouvragée, et on lui céda plusieurs fois des places, ce qui fit qu’elle fut à l’intérieur beaucoup plus vite que prévu.
Saluant les Crocs et quelques membres du Conseil avec aisance comme si elle avait toujours fait ça, elle pestait intérieurement contre cette fichue politique et contre Javerth, qui somme toute, n’avait rien fait d’autre que d’être un idiot finis. Ce qui était déjà bien assez aux yeux de Lynaël pour mériter ses malédictions mentales.

D’ailleurs, la Chevalière était tant perdue dans ses pensées qu’elle sursauta quand une frêle personne lui fonça dedans avec un entrain tel, qu’elle fut un instant inquiétée qu’elle ne se soit fait mal contre le métal de son armure. Léger, certes, mais métallique tout de même. Pourtant, la personne en question secoua la tête et recula pour déjà s’excuser lorsqu’elle reconnut la Chevalière d’Airain.

Amaélis ? Quelle bonne surprise de te voir ici ! Tu ne t’es pas fait mal ?

Puis Lynaël prit conscience de la vitesse avec laquelle la jeune femme l’avait percutée, et l’état de manifeste frayeur dans laquelle elle se trouvait. En levant les yeux, la jeune femme chercha ce qui aurait pu être le cause d’un tel trouble, et ne voyant rien de suspect en dehors des serveurs qui ramassaient et nettoyaient les plateaux qu’elle avait fait tomber, elle en déduisit que ce qui effrayait Amaélis ne devait être visible que par elle.

Tout va bien ?

L’attention avait été, brièvement attirée sur elles, et en relevant la tête, le regard d’or et d’ambre de la demi-sang tomba sur la haute stature de son ami qui dépassait tous les autres et semblait bien peu à son aise, si ce n’est pour se nourrir. Elle siffla brièvement, un petit son rapide qui fut à peine entendu dans le bruit environnant mais qui serait à coup sûr perçu par Guéralt, pour lui signaler sa présence. Elle ne tenait pas à s’éloigner de trop d’Amaélis tant qu’elle n’était pas sûre que cette dernière allait bien.
Evidemment, il n'était pas venu à l'idée qu'un être comme Guéralt puisse effrayer la frêle créature qu'était la Neishanne devant elle. Elle connaissait si bien son ex-co-aspirant qu'il avait cessé de l'effrayer depuis longtemps.


Dernière édition par Lynaël Mël'aryn le Sam 21 Mar 2015 - 19:17; édité 1 fois
Andaranielle Ra'Imere
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MessagePosté le: Sam 21 Mar 2015 - 07:15 Répondre en citantRevenir en haut

Andaranielle et son reflet se scrutèrent l'une et l'autre, à la recherche d'un quelconque défaut qui jurerait avec le reste de l'image. N'en trouvant aucun, elles achevèrent leur observation dans un mouvement de tête satisfait, accompagné d'un soupir de joie comme de soulagement. La nuit ne lui avait pas offert un repos réparateur comme à l'habitude, mais plutôt une insomnie causée par la trop grande activité de réflexion que la jeune femme avait eu. Ce banquet la stressait. Quand son annonce fut proclamée, elle ne s'était pas sentie plus concernée que cela, sachant qu'elle ne trouvait jamais le courage nécessaire pour s'y présenter. Mais plus tard, lorsque toute l'agitation des précédentes élections tomba, elle y repensa et se dit que, finalement, elle aimerait bien y aller. Ou devrait. Le mot était plus approprié. Elle devait y aller. De un, par devoir. En tant qu'aspirante – et future chevalière – du Màr Luimë, il fallait qu'elle présente un bonne image d'elle même, pour que les habitant aient confiance et croient en elle quand viendrait le temps de se présenter à l'Empreinte. L'aspirante espérait qu'à ce moment, l'on puisse la reconnaître à sa juste valeur, qu'on ne la juge pas indigne de son Don. Elle faisait tout son possible pour s'intégrer comme elle pouvait, aidant aux reconstructions de certaines demeures ou en proposant son aide par ici et par là. Mais rien à faire, sa timidité et sa peur la bloquait la majeur partie du temps. Et ça la frustrait. Arrivera-t-elle seulement un jour à parler d'une manière fluide avec quelqu'un, sans avoir à baisser systématiquement les yeux au sol? Certainement que non, sauf si elle tentait tout pour y remédier. * Et tu réussiras. * affirma-t-elle à son reflet, avec une vive détermination dans le regard.

Un bâillement lui échappa. La fëalocë passa une main sur son visage. Si le manque de sommeil ne paraissait pas sur son visage, elle en ressentait les effets. Elle se sentait si lasse, si fatiguée, son lit douillet l'appelait, la tentait pour qu'elle aille dormir un peu. Mais elle ne pouvait pas, pas maintenant. Le banquet commençait bientôt. Jetant un regard désespéré à sa couette, elle sortit de sa chambre avec l'idée de se rendre tout de suite au Castel. Autant prendre de l'avance, elle se perdait si souvent qu'elle ne serait pas étonnée d'arriver en retard. Alors elle marcha tranquillement, sans se presser, quand on l'interpella.

Anda! Attends moi!

Nielle se retourna pour voir l'origine du bruit, et reconnu l'une de ses rares amies : Ceri. Ceri était arrivée au Kaerl quelques jours après elle, donc cet nouvel univers lui était tout aussi troublant. Les deux aspirantes se tenaient donc souvent compagnie, et la fëalocë avait fini par s'attacher à cette jeune torhille pleine d'énergie.

Bonjour Ceri, tu vas au banquet?

Quelle question, bien sûr que j'y vais! Toi aussi à ce que je vois, mais rassure-moi...tu ne comptes pas vraiment y aller habiller comme ça? N'est-ce pas?

Fronçant les sourcils, elle baissa les yeux sur son ensemble, qui se révélait être une tunique et un pantalon.

Si, pourquoi?

Tu te moques de moi! Alala, viens avec moi.

Hein? Mais que...

Elle n'eut pas le temps d'en dire plus, puisque que Ceri la tirait par le bras vers sa chambre. En y entrant elle la poussa carrément à l'intérieur, refermant avec un claquement sonore la porte derrière elles. Puis la torhille commença à farfouiller dans sa garde-robe, laissant une Anda complètement désarçonnée. Après plusieurs minutes de recherche, elle ressortit d'une manière victorieuse un morceau de tissu, se tournant vers son amie avec un air triomphant.

Je l'ai! Met ça, je n'ai jamais porté cette robe et je crois qu'elle tira bien mieux.

Mais Ceri, je ne peut pas accepter..

Chut! Tais-toi et enfile cette robe, tout de suite!

Nielle sursauta et prit la prestement la robe pour aller l'essayer. Ceci fait, elle alla se poster devant un miroir pour voir l'effet. La robe était simple, commençant sur un bustier sans décolleté et finissant en une cascade de tissus qui tombait en vagues de jade autour de la jeune femme. Doucement, elle prit l'étoffe et la fit valser de gauche à droit et s'étonna de sa légèreté. Entre temps, Ceri s'était rapprochée et pour pouvoir coiffer son amie, tressant sa longue chevelure d'or et d'ambre.

Voilà, maintenant tu peux y aller.

Merci, Ceri.

Cette dernière lui sourit gentillement et elle partirent ensemble au banquet.

.:: * ::.


Étant arrivées durant les premières minutes d'ouverture, les deux aspirantes ne se cognèrent pas à une immense foule. Secrètement, Andaranielle en fut heureuse, tandis qu'à ses côtés, son amie affichait une moue déçue. Alors elles discutèrent tranquillement, se servant au buffet des jus de fruits pendant que les gens affluaient petit à petit. À un moment, Ceri délaissa la fëalocë pour aller saluer un groupe d'aspirants qui se tenait non loin. Maintenant seule, elle observa son entourage avec attention, se détaillant les expression et les émotions que les gens affichaient. La plupart semblait heureux, sûrement du au fait de l'élection récente de Javerth. Elle ne put s’empêcher de s'inquiéter quant à ce dernier. D'après ce qu'elle avait compris, le maître brun voulait renfermé le Kaerl sur lui même. Qu'elle drôle d'idée... N'étaient-ils pas déjà bien assez isolés comme ça? Ce serait folie que de les enfermés encore plus. Elle soupira. Il fallait maintenant attendre de voir ce qu'il ferait.

De l'agitation la ramena sur terre. Son sens en alerte, Andaranielle se rapprocha pour voir ce qu'il se passait. À cet instant, un éclair blanc lui passa sous le nez pour aller se cacher plus loin. Sous la surprise, elle cria et recula de plusieurs pas. Son cœur tambourina dans sa poitrine et la panique l'envahit un court instant. Elle inspira longuement, pour chasser toute cette peur, puis se tourna pour voir si la Dame n'avait pas besoin d'aide. Elle entama un pas en direction de la neishaane, mais une autre personne lui coupa le chemin, qui se dirigea vers le même objectif. Voyant qu'elles se connaissaient déjà, elle laissa tomber pour retourner à son examination de la salle. Mais un poids sur son bras l'en empêcha et elle tourna la tête pour tomber nez à nez sur une Ceri complètement excitée. Cette dernière se cramponnait à elle en sautillant sur place.

Par les dieux, c'est Lynaël Mël'aryn!

Qui?

Tu ne la connais pas!? Mais il faut que tu sortes un peux plus ma grande! C'est une héroïne! Elle est célèbre à travers tout le Kaerl! Ahhhh j'ai trop envie d'aller lui paler.

Quoi? Mais, non, attends! Laisse la tranquille, tu vois pas qu'elle est occupée!?

L'aspirante se précipita à la suite de la torhille, tentant vainement de l’empêcher de rejoindre cette fameuse Lynaël.
Galaad Lucis
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MessagePosté le: Dim 22 Mar 2015 - 15:24 Répondre en citantRevenir en haut

Je détestais déjà le nouveau Seigneur. Non pas que je le connaisse personnellement ou que son visage ne me revienne pas… Il respirait la confiance en soi, l’autorité, une sagesse traditionnelle qui devaient rassurer beaucoup d’Engloutis après cette fameuse guerre contre l’Ombremage. Mais il n’était pas Dame Al’Ysiria. Son absence me pesait plus que je ne l’aurais cru. Elle m’avait sauvé la vie et à Elérion aussi. Elle nous avait permis de rester au Kaerl. Elle nous avait considérés comme des membres à part entière de l’Ordre tout en ne niant pas nos origines Ardentes. Elle nous avait fait confiance quand nous-mêmes n’étions pas sûrs d’en être dignes. Je me sentais chez moi et en sécurité, lorsqu’elle siégeait sur le trône du Màr Luimë. Etait-ce encore le cas maintenant ?

Les murmures s’amplifiaient sur mon passage. Même la masse herculéenne d’Elérion, qui me suivait telle mon ombre, ne suffisait pas à me masquer aux regards curieux, méfiants, voire hostiles. C’était ma faute. Qu’est-ce qu’il m’avait pris, aussi, de crier face à la foule que j’avais fuis le Màr Tàralöm ? Non mais quel imbécile ! On me regardait à peine lorsque je n’étais qu’un Chevalier lambda. Maintenant, on ne cessait de me dévisager, ne voyant en moi que l’ombre d’un Ardent. J’étais devenue, à leurs yeux, ce que je redoutais le plus. Je refusais de n’être perçu comme quoi un reliquat de mon passé. Ce fut en fronçant les sourcils et en évitant de croiser le regard de quiconque que je me dirigeai vers les tables. Je pris un verre d’hydromel, remarquai le regard insistant d’Elérion posé sur moi et émis un grognement.

Stupide lézard. C’était aussi sa faute ! Il était allé voter sans mon accord ! Après tout ce que nous avions vécu, il se permettait encore d’agir à l’inverse de ma volonté. Où était le respect dû au lien d’Empreinte ? Au moins Elérion faisait-il l’effort de m’adresser encore la parole. Cela aurait dû être moi. La main qui jette le jeton du vote. Celui qui prend les décisions politiques pour notre bien. Elérion était un dragon, il n’avait pas à s’en mêler. Encore une chose que je comprenais trop tard.

° Qu’aurais-tu préféré ? Un Màr militarisé ? Ou un Màr prêt à déterrer les secrets des Maudits ? Ne te leurre pas, petit homme. Je n’ai pas choisi Javerth Seram pour son ouverture d’esprit ni sa bonté. Il était le choix le plus logique mais non pas le plus sûr. L’avenir nous le dira. °

Quelques années auparavant, j’aurais tempêté, boudé et refusé de ne serait-ce que regarder mon Lié. Aujourd’hui, seule la tristesse habitait mon cœur. Je n’avais pas su infléchir mon Lié. Nous étions de nouveau dans une impasse.

- Amaélis ?

Je vis ma petite sœur de cœur détaler tel un lapin terrifié au milieu des convives. Pris de court, je décidai de la suivre. Elérion resta en retrait, attentif à l’humeur de ses pairs envers nous. Je parvins à rattraper la neishaane alors qu’elle se faisait aborder par une Chevalière Bleue dont le visage ne m’était pas inconnu… Mais bien sûr ! L’héroïne de la quête dans la Lande d’Eru ! Celle qui avait ramené le corps d’Arion Thorne, le Croc d’Argent tué là-bas. Certes, je ne l’avais pas réellement connu. Néanmoins, la mort du Brun Darakin avait profondément touché Elérion, qui chassait régulièrement avec lui et avec lequel il s’était – plus ou moins – lié d’amitié.

- Excusez-moi… Amaélis ! Je suis si content de te voir !

Mu par une impulsion, je replaçai une mèche de ses cheveux immaculés derrière son oreille. Ce simple geste équivalait à une déclaration d’affection. Nous n’étions guère habitués aux contacts, que cela soit des câlins ou des accolades. Je lui souris, espérant la rassurer par ma présence. D’habitude, ça marchait plus ou moins bien. J’ignorais la cause de son trouble. Peut-être souffrait-elle de séquelles de la Lande d’Eru ? Le discours de la Maîtresse Argentée candidate avait dû remuer de désagréables souvenirs. Ou peut-être craignait-elle à nouveau d’être engloutie dans la foule.

- Détend-toi. Personne ne fera attention à toi dans cette foule. Ils n’ont d’yeux que pour le nouveau Seigneur.

Je m’avançai d’un pas dans sa direction, me plaçant à ses côtés. J’étais son bouclier, son chevalier servant. Je m’étais juré que plus personne ne lui ferait du mal. Une promesse que j’étais bien décidé à tenir. Pour la première fois depuis mon entrée en scène, je regardai la Chevalière Bleue. Il serait poli de me présenter.

- Euh… Chevalier Galaad Lucis, lié d’Elérion. Enchanté de vous rencontrer.

La tirade machinale, presque automatique, se déroula sans accrocs. Je soutenais sans ciller le regard de la sang-mêlée. Et je priais pour ne pas y lire ce que je voyais déjà dans tant d’autres regards… Je ne suis plus un Ardent. Ne l’avais-je déjà pas assez prouvé ?



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MessagePosté le: Mer 25 Mar 2015 - 01:11 Répondre en citantRevenir en haut

Sa course folle, bien loin de détourner l'attention, avait eu un effet totalement contraire – ce qui était tout à fait prévisible, mais la Neishaane ne s'accordait pas toujours un temps pour réfléchir, surtout lorsqu'elle se trouvait en situation de panique. Ainsi, Amaélis slalomait entre les convives, les serviteurs et les plateaux, sous une pluie de jurons et de mets divers. Si aucun de ces obstacles ne semblait l'arrêter, une collision avec la Chevalière Lynaël Mël'aryn eut pourtant tôt fait de mettre fin à sa cavalcade insensée. Désorientée, la Neishaane trouva toutefois le courage de sourire. Tous les muscles de son visage grincèrent et la peur refusa de quitter ses yeux, mais elle ne voulait pas inquiéter Lynaël plus que de raison. La pauvre n'avait rencontré que la partie noyée d'Amaélis, et Flarmya savait ce qu'elle devait s'imaginer en la voyant ainsi ! La Neishaane ouvrit la bouche pour saluer sa consœur et s'excuser, la voix faible comme pour ne pas se faire trop remarquer.

Lynaël, bonjour ! Tout va bien, ne t'en fais pas, je ne sens rien du tout !

Et pour prouver ses dires fallacieux, elle arrêta subitement de frotter son épaule endolorie par le choc.

Désolée pour ça, je... Euh...

L'inspiration fuyait. Qu'allait bien pouvoir inventer Amaélis pour se sortir de cette histoire ? Elle ne pouvait pas avouer la véritable cause de son accès de panique, c'était beaucoup trop ridicule ! Jetant fréquemment des coups d’œil derrière son épaule pour surveiller la haute silhouette de Gueralt, la voix bien familière de Galaad vint soudainement dérober toute envie de discuter avec la Sang-Mêlé – et lui ôta également mystérieusement le souvenir des dernières minutes.

Faisant volte-face, elle accueillit le Neishaan avec un sourire déjà plus sincère maintenant qu'elle semblait avoir oublié la raison première de sa fuite. Galaad avait cette terrifiante faculté de transformer les alentours de la jeune Chevalière Airain en un lac d'argent dont la surface restait lisse et imperturbable, peu importaient les circonstances. Amaélis se figea en sentant la main de son ami effleurer son oreille – étrange réminiscence de leurs retrouvailles un mois plus tôt, mais cette fois-ci libérée du sceau de l'échéance. Avec maladresse, elle rattrapa la main au vol et la pressa doucement entre ses doigts décharnés.

Moi aussi, c'est bien que tu sois là !

Ce fut ce moment-là que choisit la réalité pour faire irruption dans la petite bulle tranquille qui s'était formée autour de la Neishaane. Du coin de l’œil, elle comprit que Gueralt avançait dans leur direction. Son cœur bondit dans sa poitrine et elle se réfugia derrière Galaad, le regard de nouveau effrayé.

C'est lui ! Faut pas qu'il me trouve, il va essayer de me faire du mal !

C'était une façon très résumée de faire état de la situation, et probablement très réductrice. Malheureusement, les dernières paroles échangées avec le Chevalier Brun n'avaient pas été des plus amicales – et Amaélis demeurait encore plus blessée par celles-ci que par l'épée qu'il avait ce jour-là pointée vers les deux Liées, au beau milieu de la salle commune des Tours Joyaux. Comme Gueralt continuait de se rapprocher, la Neishaane chercha à fuir. Quoiqu'on en dise, c'était toujours la plus simple des solutions ! Seulement, sa retraite fut coupée par deux Aspirantes, elles aussi venant rejoindre le petit groupe que formaient Amaélis, Galaad et Lynaël. La première ressemblait à un tourbillon, tandis que la deuxième, plus discrète et l'air gêné, aurait visiblement préféré disparaître, engloutie par les froufrous verdoyants de sa robe.

La Chevalière Airain, terrifiée par tout ce mouvement et par l'imminente arrivée de Gueralt, s'accrocha furieusement aux épaules de son ami, tremblante. Pourquoi Lynaël avait-elle appelé le Chevalier Brun, par Kaziel ? Dans ce genre de moment, l'esprit acéré d'Ithildin lui faisait cruellement défaut.

° Où que tu sois, Dragonne, sache que je te ferai payer pour m'avoir abandonnée comme ça ! °



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MessagePosté le: Dim 12 Avr 2015 - 09:40 Répondre en citantRevenir en haut

[HRP : Désolé du retard :/]


Javerth Seram, dit le Sénéchal & le Brun Tyom


Javerth avait parfaitement eu conscience que sa nouvelle position ne serait pas de tout repos et à la suite de sa victoire, il s'était déjà attelé à lire quelques rapports apposés sur des parchemins, en plus d'affiner ce qu'il savait déjà sur l'état général du Kaerl. A peine élu que déjà il se mettait déjà à l'ouvrage. La politique n'était pas une amante facile, il fallait la contenter immédiatement, dès qu'on la tenait entre ses mains. Le tout pour la maîtriser tout en la contentant. A peine investi que déjà il agissait. Mais il fallait qu'il laisse un peu de temps au Kaerl de digérer sa nouvelle nomination, autant pour les Conseillers que pour le peuple neutre. Bon nombre de ses congénères n'avaient pas approuvé le choix qui avait parlé de lui-même pour le vote. Etonnant même qu'un neutre n'est pas fait scandale en prétendant que les votes avaient été truquées...Au moins, ce genre d'éclat n'avait pas eu lieu, cela faisait donc un soucis en moins à régler. Maintenant, il ne devait pas tarder pour le reste.

La nuit avait été courte et c'est Tom, son lié, qui l'avait réveillé dans les délais pour qu'il puisse se préparer convenablement pour rejoindre le banquet dressé à l'honneur du gagnant. Bien qu'il ait peu dormi, il se sentait frais et dispo. Nul doute que l'excitation de la veille coulait dans ses vieilles veines. Enfin, il était Seigneur. Son coeur était encore gonflé de fierté. Une fois qu'il fut prêt à quitter ses nouveaux appartements seigneuriaux, il partit pour rejoindre le Castel Dolen, là où avait commencé le Banquet

Juste avant qu'il n'y pénètre, deux jeunes trompettistes jouèrent un petit air musical, doux et assez fort pour que tout le monde capte que quelque chose se préparait. Quand les notes se turent, Javerth Seram, ancien Sénéchal et désormais Seigneur Neutre, fit son entrée. Il aurait été en droit de réclamer la fanfare, qu'une magnifique escorte l'accompagne. Mais au lieu de cela, il marchait dignement et seul, à travers les convives qui s'écartait à son passage et s'inclinant pour le saluer. Pour parfaire la sobriété de sa venue, Javerth avait pris soin de se parer d'une tenue adéquate pour marquer l'évènement, mais qui n’excédait pas en luxe. Sa tunique d'un brun soyeux se mariait avec des arabesques d'un bleu roi qui reprenait les différents symboles du Kaerl Neutre. Cet habit avait une coupe ancienne, mais qui gardait toute sa splendeur. On sentait bien l'intention du nouveau Seigneur à rester humble et sobre. Et puis indirectement, Javerth n'avait pas fait de commande extravagante auprès d'un couturier. D'une il en aurait pas eu le temps et cela aurait été mal venu de faire de l'éclatant dans les circonstances actuelles du Kaerl. La bataille contre l'Ombre avait été dure et avait coûté son lot de prix et la politique passait entre ses mains, qui n'était pas forcément du goût des partisans de Dinjelaï.

Il salua de la tête toutes les personnes dont il croisait le regard puis quand il fut arrivé au centre même de tous les convives, un silence presque religieux s'imposa de lui-même. On sentait le Seigneur prêt à faire son discours. Bien entendu, se tenir au milieu des invités avait une petite portée stratégique. Il montrait que bien étant le nouveau Seigneur, il se mêlait au peuple.

''Chers Luimésiens, en ce jour de grâce que nous offre la Grande Déesse Flarmya, je suis ravi d'être parmi vous aujourd'hui. Je sais que dans vos coeurs, résident encore des doutes et des angoisses quand à ce qui nous attend à partir de maintenant. J'ai conscience que tout paraît se précipiter, car après tout, c'était juste hier que vos voix ont porté vos désirs d'avenir pour notre glorieux Màr. Aujourd'hui, nous fêtons ma nomination, mais j'aimerai que ces festivités soient surtout accordées pour les courageux qui se sont battus contre les engeances maléfiques envoyés par Drazahir. Que nous honorons leur courage et que nous honorons ceux qui ont donné de leur sang et de leur vie pour que notre kaerl bien aimé soit aujourd'hui sur ses fondations. C'est surtout pour eux, leur mémoire et les êtres qui leur sont ou étaient proches que nous devons féliciter. Que ce jour leur soit dédié...''

Les serviteurs, comme déjà rodés à ce discours, étaient passé avec professionnalisme entre les convives pour qu'ils prennent un verre. Javerth avait veillé à être le dernier à être servi. Là aussi, purement stratégique et il ne le cachait pas. Il leva son verre bien haut et d'une voix clamante il dit :

''A la vaillance de nos protecteurs, à nos défenseurs, qu'ils vivent ici bas où désormais aux côtés de Flarmya et de leur lié. Que jamais leurs noms ne soient oublié en ce temps qui nous troublera encore longtemps. Que leur vaillance inonde nos esprits et nos coeurs, pour que nous nous rappelons d'eux et qu'ils renforcent nos idéaux neutres ! ''

Un discours court certes, étonnant de la part de Javerth, mais empreint d'une telle ferveur....Une fois qu'il eut bu son verre, il baissa légèrement la tête, comme si la peine le prenait. C'était en partie vraie. On ne pouvait mentir sur ses propres émotions. Même lui. Puis il reprit.

''Pour ces festivités, je ne serai qu'un convive comme vous tous. Mais je sais que certains parmi vous attendent une audience pour venir me parler. N'hésitez pas à venir me voir pour converser....''

C'était là aussi une autre manière de dévoiler qu'il était proche des neutres. Il ne doutait pas surtout que certains parmi les chevaliers, aspirants ou maîtres, quelques uns auraient un poids à libérer de leur coeur. Qui sait qui viendrait à lui. Il se réjouissait déjà à cette idée.



L'on rencontre souvent sa Destinée
Par les chemins que l'on prend
Pour l'éviter

***

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MessagePosté le: Mer 15 Avr 2015 - 20:02 Répondre en citantRevenir en haut

- Lynaël, bonjour ! Tout va bien, ne t'en fais pas, je ne sens rien du tout !

La Chevalière du tendre l’oreille pour pouvoir entendre la jeune femme, ce qui prouvait qu’au contraire, tout n’allait pas bien. La Neishaane frottait d’ailleurs son épaule avec application, mais s’arrêta rapidement, comme si elle avait senti son regard, ce qui était sûrement le cas. Avec un léger sourire Lyna secoua doucement la tête mais ne répliqua rien. Après tout, Amaélis était souvent plus heureuse dans ses mensonges que si la vérité ne venait à lui être exposée, et cela lui convenait très bien. Heureusement pour la Chevalière d’Airain qui peinait à trouver une excuse, un jeune homme arriva pour lui sauver la mise.
La demi sang mit un certain temps avant de le reconnaitre, et fut tout d’abord frappée par la sérénité qui venait de s’afficher sur le visage d’Amaélis, chose qu’elle n’avait jamais vu jusqu’alors. Tant et si bien que son cerveau mit un certain temps à replacer le Chevalier qui venait de les rejoindre. La pâleur de leurs peaux et la blancheur de leurs chevelures se confondaient et Lynaël se fit la réflexion qu’ils semblaient être les deux parties d’un même tout, et cela la fit sourire. Elle avait enfin remit le jeune homme qui n’était autre que l’ancien Ardent qui avait défendu Dinjelaï lors du vote, et que Guéralt et elle avaient donc remarqué au passage.

Ledit jeune homme finit d’ailleurs par sortir de leur petite bulle et remarquer sa présence. La fougueuse demi sang aurait pu s’en offenser, mais il régnait entre lui et Amaélis une telle complicité, et une telle sérénité, qu’elle ne pouvait même pas lui en vouloir. Aussi, ce fut avec un sourire en coin, le regard pétillant d’amusement et de malice que la neutre hocha la tête.

Je sais qui tu es oui.

Elle le jaugea un instant. Elle se fichait qu’il ait bien pu être Ardent et que son Bronze soit né du ventre d’une Incarnate. Ce qu’elle voyait en lui était un allié potentiel, pour s’être porté à la défense de Dinjelaï. Et puis, l’affection manifeste qu’il avait pour Amaélis, le lui rendait automatiquement sympathique et elle inclina la tête à son encontre.

Ravie de te rencontrer enfin. Tu fais beaucoup parler de toi, ces derniers temps !

Son ton était gentiment taquin. Pourtant le nom de son Lié avait évoqué quelque chose en elle, et son regard d’or et d’ambre chercha l’immense Bronze dans la foule, jusqu’à croiser ses yeux d’opales. Elle inclina la tête et s’adressa à lui mentalement, sachant qu’il l’entendrait sans soucis, que ce soit par le don, ou sa propre télépathie.

°Je suis désolée pour ta perte. Darakin m’avait parlé de toi, et votre amitié semblait profonde.°

Le souvenir du Chevalier Neutre dont elle avait ramené le corps hanta encore son regard un instant, avant qu’Amaélis ne prenne la parole d’un ton effarouché, ramenant l’esprit de la demi sang à l’instant présent.

- C'est lui ! Faut pas qu'il me trouve, il va essayer de me faire du mal !

Arquant un sourcil, Lynaël suivit des yeux la direction indiquée par la Neishaane effrayée, et ne tomba que sur un seul être qui venait vers eux.

Guéralt ?!

Son ton était incrédule, à juste titre. Elle ne concevait pas très bien la peur que pouvait inspirer son co-aspirant, la faute à la complicité qui les unissait, et au temps qu’ils avaient passé ensembles, que ce soit pendant l’Aspiranat ou après leurs Empreinte. Après tout, à cause de la cérémonie ratée, ils avaient fêté cet évènement seuls, mais ensembles.
Avec un sourire, la neutre tenta de rassurer son amie.

Ne t’inquiète pas Amaélis. Guéralt est mon ami, jamais il ne te fera du mal.

Et avant que la jeune femme ne lui réponde, deux autres personnes se joignirent à elle, poussant Lynaël à se dire qu’ils commençaient à être nombreux, et qu’elle était définitivement plus convoitée que prévu ce soir. Ses yeux d’or et d’ambre fixèrent les deux nouvelles arrivantes, des Aspirantes, à en juger par leur apparence et leur timidité/respect à leurs égards. Il y avait là une flamboyante torhille, accompagnée d’une douce fëalocë qui peinait à lever ses jolis yeux d’émeraude vers eux.

Bonsoir mesdemoiselles. On peut vous aider ?

Le ton était affable et un sourire amusé habillait les lèvres de la demi sang qui observait les deux jeunes femmes avec un brin de curiosité. Que pouvaient-elles donc leur vouloir ? Lynaël observa leur petit groupe, éliminant Amaélis qui n’avait pas assez de liens avec les gens du Kaerl, puis tomba sur Galaad et son sourire se teinta de malice.
Peut-être que l’intérêt des deux Aspirantes se portait sur le joli minois du Chevalier Bronze, qui était ma foi bien séduisant, quoiqu’à l’apparence innocente. Aussi la jeune femme s’écarta-t-elle d’un pas, laissant la voie libre vers le Chevalier si les deux nouvelles arrivantes souhaitaient l’assaillir de leur adoration.

Malheureusement, elle n’eut pas le temps de profiter du spectacle car le son des trompettes se fit entendre, signifiant l’arrivée du Seigneur. Inconsciemment, la Chevalière Bleue se raidit dans son armure d’apparat, et attrapa le poignet de Guéralt lorsqu’il arriva près d’elle, comme pour se rattacher à lui. Elle avait un mauvais pressentiment envers ce nouveau Seigneur, et en venait presque à craindre que le peuple puisse l’aimer, ce qui n’était pourtant pas une mauvaise chose en soi.
Alors Javerth entra. Ils écoutèrent tous son discours –ou plutôt ses discours- et la symbolique dans chacun de ses gestes et de ses paroles arracha un sourire ironique à la Chevalière qui dut bien ressembler à une grimace. Pourtant, elle ne put s’empêcher d’acquiescer à la première partie, et son regard trouva à nouveau le grand Bronze, à l’adresse duquel elle leva sa coupe.

°A Arion et Darakin.°

Elle but une légère gorgée du breuvage sucré et pétillant puis eu un sourire sarcastique à la dernière phrase du nouveau Seigneur.

°Bah voyons… Tout est bon pour brosser la foule dans le sens du poil…°

Une présence douce et chaleureuse s’enroula autour de son esprit.

°Veux-tu que je te rejoigne ma Liée ?°

La sollicitude de Sherÿan lui mit du baume au cœur, et son sourire se transforma pour s’emplir de tendresse.

°Seulement si tu le souhaites. Je peux faire face à Javerth seule s’il le faut.°

Une vague de force et d’amour lui répondit, et quelqu’un la bouscula, la forçant à reprendre ses esprits rapidement. Elle se rendit ainsi compte que sa main était toujours crispée autour du poignet de Guéralt et elle le lâcha avec un petit sourire.

Désolée… Mais bon, j’ai pas peur de t’avoir fait mal de toute manière.

Elle lui adressa un clin d’œil et reporta son attention sur Galaad qu’elle harponna de ses yeux d’or et d’ambre.

Quand vous aurez le temps, j’aimerais m’entretenir avec vous Chevalier Lucis.
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MessagePosté le: Lun 18 Mai 2015 - 11:55 Répondre en citantRevenir en haut

Les prunelles dorées de la demi-elfe me fixaient sans ciller. Il était inutile de le nier. Je pouvais le lire dans ses yeux. Avant même qu’elle n’ouvre la bouche, je savais déjà ce qu’elle allait dire. Evidemment qu’elle me connaissait. J’avais suffisamment fait parler de moi lors des élections. Peut-être même savait-elle que j’avais participé à la rencontre diplomatique entre le Màr Luimë et le Màr Tàralöm. Toujours est-il que la jeune femme ne s’embarrassa pas d’inutile remarque hypocrite et avoua derechef me reconnaître. Je me raidis imperceptiblement. Dans le sourire de la Chevalière Bleue se reflétaient mille et un commentaires outrageants sur mon compte, pourtant je ne la croyais pas capable d’y croire. La franchise de ses paroles me laissait à penser qu’elle ne faisait peut-être pas de cas des préjugés. Ce serait enfin une bonne nouvelle !

- Euh… Merci.

Je sentis un fourmillement à la lisière de mon esprit. Nos consciences étroitement mêlées me permirent de détecter une communication en direction d’Elérion. J’ignorais qu’on pouvait faire ça sur commande ! Décidemment, je ne connaissais rien à rien. Mon regard trouva celui de mon dragon, qui lui-même fixait la Chevalière Mël'aryn. Le Bronze lui rendait son regard sans animosité. Il n’aimait guère qu’on remua les souvenirs du passé. Il se faisait fort de relativiser en toutes circonstances et, au fond, ne considérait la mort que comme une étape primordiale du cycle naturel. Sans mort, il n’y avait pas de vie.

° Nous n’étions pas très proches, ce qui ne m’empêche pas de déplorer sa perte. Nous devrions fêter son souvenir et nous réjouir de ses exploits. Je doute que les morts aimeraient que les vivants pensent à eux grâce aux larmes qu’on verse pour eux. Darakin mérite qu’on l’honore, non qu’on se laisse ronger par les regrets pour lui. °

Je retins un soupir. Ce dragon réfléchissait beaucoup trop. Ne pouvait-il même pas accomplir proprement un deuil ? Je me demandai encore une fois pourquoi Flarmya m’avait lié avec une créature aussi cérébrale…

Amaélis virevolta soudain pour se cacher derrière moi. N’étant guère imposant, je doutais que mon corps lui fut d’un quelconque secours si elle souhaitait se cacher. En revanche, mon instinct prit le dessus sur la réflexion plus vite que je ne l’aurais prévu. Tandis qu’elle s’accrochait à moi, je lui faisais rempart de mon corps, tous les sens aux aguets. Un Humain s’approchait, probablement un Chevalier lui-aussi. Je me souvenais encore de son visage, c’était lui qui avait d’abord parlé en faveur de Dame Al’Ysiria avant de s’attirer les foudres du boucanier femelle. Gueralt Deux-Chiens. Je jetai un rapide coup d’œil à la neishaane dissimulée dans mon dos puis au Chevalier Brun, essayant de comprendre. Y avait-il une information importante que j’ignorais ?...

- On peut aussi faire du mal sans le vouloir, rétorquai-je à Lynaël, mes prunelles sanguines luisant de méfiance.

Cela n’aurait pas été étonnant. Autant Ithildin était un être au caractère fort, fantasque, qui se protégeait du regard des autres tant par sa parure d’écailles qu’avec son ego démesuré ; autant Amaélis, en dépit de son cœur endurcis par les épreuves qu’elle avait vécu, pouvait se révéler encore fragile sur le plan émotionnel. J’étais bien placé pour le savoir. Elle paraissait souvent hors du temps et du monde, et c’était précisément cela qui en faisait à la fois une cible facile pour les autres, ainsi qu’un refuge doux comme l’hiver pour moi.

Deux Aspirantes débarquèrent sur ces entrefaites. L’attention d’Elérion s’accrut tandis qu’il reconnaissait l’une d’entre elles, la timide fëalocë aux yeux verts. J’avais eu la malchance de me faire remarquer, encore une fois. A moins qu’elles ne viennent questionner et admirer l’un des héros de la quête, à savoir Lynaël ?

Les trompettes sonnèrent, m’empêchant de pousser plus loin ma réflexion et je relevai les yeux en fronçant les sourcils. Le maître du donjon venait de faire son apparition. Je ne desserrais pas les dents durant tout son discours. Il avait beau avoir l’art de parler aux foules, ma méfiance se raviva à son égard. Cet homme, bien qu’un ancien du Kaerl, semblait sortir de nulle part et se permettait de tels propos ? Il était sans doute mieux placé que moi pour savoir de quoi il parlait. Je n’étais pas un Englouti de naissance – ni même d’Empreinte -, pourtant j’aurais voulu lui faire ravaler son fiel. Le visage sombre, la mine boudeuse, j’écoutai le reste de ses paroles en broyant du noir. Dinjelaï Al’Ysiria avait été un modèle d’ouverture et de tolérance. Javerth Seram serait-il le geôlier du Màr Luimë ou son bienfaiteur ?

Tout en veillant à ne renverser ou écraser personne, Elérion inclina sa grande tête cornue vers la Chevalière Bleue. Son toast fait honneur à la mémoire des défunts. Il était normal qu’il salua l’initiative. Entre-temps, Guéralt était parvenu jusqu’à eux. Nous commencions à être un peu trop nombreux au même endroit, cela me mettait inexplicablement mal à l’aise. Je détestais être le centre d‘attention – surtout quand ce n’était pas à mon avantage. J’eus préféré que cela ait un rapport avec mes faits d’armes et mes exploits… Hélas, cette liste s’avérait bien trop courte pour être utile.

- J’en prends bonne note, m’dame. Mais… Pour quoi faire ? m’enquis-je après une hésitation.

Outre l’inquiétude qui me taraudait à propos de l’attitude d’Amaélis – qui me fit jeter un regard noir à m’ssire Gueralt en espérant le dissuader de chercher querelle, juste par précaution -, je m’inquiétais aussi pour Elérion. Je n’étais pas tant la cible directe des ragots. C’était mon Bronze qui attirait le plus l’attention. J’avais eu beau l’encourager à faire demi-tour devant les portes du Castel Dolen, de peur que sa présence ne réveille de mauvais souvenirs chez les Engloutis, il n’avait rien voulu entendre. Fichu lézard borné !

- J’suis pas vraiment en odeur de sainteté, comme vous pouvez vous en douter.



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Andaranielle Ra'Imere
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MessagePosté le: Dim 7 Juin 2015 - 06:54 Répondre en citantRevenir en haut

Ceri semblait bien décidée à aller voir cette Lynaël, au grand désespoir d'Andranielle, qui aurait préféré rester tranquillement dans un coin au lieu de courir derrière son amie. Mais enfin! Cette torhille n'avait-elle aucune éducation!? On se précipitait pas vers les gens comme ça! Célèbres ou pas, c'était très agressant comme façon d'agir. Et ça ne laissant pas vraiment une bonne première impression. Non, cela laissait plutôt le souvenir d'une folle hystérique qui piaille sans arrêts. Et elle, elle allait être l'autre idiote qui courrait derrière la folle. Génial.

Slalomant entre les autres convives, Ceri se dirigeait rapidement vers son but, traînant sans le savoir une pauvre blonde qui fouettait des visages avec sa tresse trop longue. Elle avançait en ne remarquant même pas que des bras furtifs tentait de l'attraper à maintes reprises. Fallait-il avouer que la chevalière bleue l’obnubilait totalement. Mais, la torhille finit par s'arrête à environ deux mètres de son idole de la minute, le temps de se recoiffée un peu de paraître présentable. Sauf que quelqu'un lui rentra dedans, interrompant son pomponnage. Arquant un sourcil, elle se retourna pour voir une Anda toute essoufflée et avec le visage encadrer de mèche rebelles qui s'étaient échapper de la tresse durant la course.

Ohhh Anda! Tu es venue voir Lynaël toi aussi?

Ah...ah..non..je..ah..t'empécher..de..pfiiiou, réussit-elle à dire entre plusieurs respiration.

Hein?

Ouff, je suis venue t’empêcher de..

Bonsoir mesdemoiselles. On peut vous aider ?

Les deux aspirantes se figèrent instantanément, mais chacune pour deux raisons différentes. Si la fëalocë fixa immédiatement ses pieds avec gène, Ceri, elle, bloqua là, avec un énorme sourire grandissant sur son visage. Lynaël Mël'aryn lui avait parler! À elle! Et à Anda aussi, mais ça ce n'était qu'un détail. Ce fut tout juste si elle ne se mit pas à hurler en sautant dans tous les sens. Elle était aux anges! Bien sûr, elle était tellement perdue dans son bonheur qu'elle ne se rendit pas compte qu'elle avait l'air bien stupide à rester plantée là, souriant au vide. Mais elle finit par reprendre ses esprits en voyant ses amis au loin qui lui faisaient de grands gestes. Elle leur pointa Lynaël avant d'aller les rejoindre pour s'extasier des peu de mots prononcés pas la chevalière.
Anda la regarda partir boucher bée. Elle l'abandonnait, encore! Et cette fois-ci, au milieu d'une foule de gens qu'elle ne connaissait absolument pas! Ça c'était la goutte de trop. Elle serra ses poings avec une colère naissante. Pour qui Ceri la prenait-elle!? Pour une poupée qu'on traîne gaiement partout avec soi avant de la délaisser sur le plancher sale? La façon dont elle avait agit avec elle était des plus insultantes. Cette pensée suffit à alimenter la braise déjà bien entamée en la fëalocë qui ne comprenait pas trop ce sentiment qui la prenait. Cela faisait donc cet effet d'être très en colére contre quelqu'un? Si c'était le cas, ce n'était pas très amusant. Ni même agréable. Il fallait qu'elle se défoule. Et qui de mieux pour cible que la cause elle même?

La blonde alla à grand pas vers la torhille qui parlait et parlait sur son héroïne du moment. Lynaël par ici, Lynaël pas là, et patati et patata. C'était un calvaire à endurer pour les autres neutres qui avait la malchance d'être proche du groupe d'aspirants. Mais à leur soulagement, une autre aspirante à l'air effarouchée vint interrompre ce flot de paroles. Elle agrippa l'épaule de l'agaçante avec agressivité pour la retourner et lui faire face.

Ayeuh! Mais.. oh, Anda? Qu'est-ce que tu..

Tais-toi! Ça fait deux fois que tu me plantes au beau milieu d'une foule. C'est très insultant, tu t'en rends compte j'espère? la torhille ouvrit la bouche mais Nielle interrompit, Non! Non, non, bien sûr que non, madame est trooop occupée à vouloir parler à une je-ne-sais-qui pour s'en préoccuper!

Mais Anda, qu'est-ce qu'il t'arrive? Tu n'es pas aussi...agressive d'habitude..

Il m'arrive que je suis fâchée Ceri! Je veux que tu partes, te voir m'énerves encore plus. Va t'en, tout de suite!

Mais!

Tout de suite j'ai dit!

Elle ne se le fit pas dire une troisième fois. La torhille s'enfuit à toutes jambes, encore sous le choc d'avoir vu une nouvelle facette de son amie pourtant si calme et timide en temps normal. Anda quant à elle, se contenta de la suivre du regard jusqu'à ce qu'elle sorte. Elle se surprit à être déçue qu'elle soit partie. Elle aurait bien aimé lui crier dessus encore un peu... … Elle chasse cette drôle de pensée de son esprit. Si elle devait commencer à se détendre en s’époumonant sur les gens... elle n'aurait pas vraiment la meilleure des réputations. Un soupir lui échappa et elle se mit en quête d'un petit coin tranquille, quand elle se rendit soudain de l'énormité de la faute qu'elle venait de faire. Plein de têtes s'étaient tournées vers elle. Et ils la fixaient, avec beaucoup trop de curiosité à son goût. Par Solyae! Ce qu'elle avait honte! Elle était prête à partir se cacher en courant, comme la neishaane avant elle, sauf qu'elle reconnu une des ces têtes. Son teint devint plus pâle et et Nielle regarda le sol en se dirigeant vers la masse d'écailles de bronze.

E-Elérion, je suis surprise de te voir ici je... s'il-te-plait, dis moi que tu ne m'as pas entendue crier.

La pauvre aspirante cacha son visage rouge de honte et de gène entre ses mains.
Ce banquet devenait horrible.
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MessagePosté le: Mer 17 Juin 2015 - 13:35 Répondre en citantRevenir en haut


Javerth Seram, dit le Sénéchal & le Brun Tyom


Il y avait tellement de conversations entre les différents convives que Jarveth regrettait presque de ne pas posséder un artefact magique capable d'enregistrer chaque échange qui s'entretenait parmi les convives. Il aurait été utile de savoir le fond de pensées des présents, car ils savaient que certains n'avaient pas porté leur voix pour lui, que certains s'étaient exprimés ouvertement contre sa candidature, rappelant que la Dame Dinjelaï était encore à considérer comme leur Dirigeante malgré son absence. Mais les choses devaient avancer. Oh qu'il aurait aimé savoir pour mieux argumenter envers eux et les convaincre d'aller dans son sens. En ces temps troubles, on ne pouvait se permettre de laisser un navire sans capitaine prendre le camp qu'il souhaitait tout seul. Avec les Célestes qui s'enfonçaient dans une drôle de morosité de pouvoir, au bord sans doute d'une crise sans précédent et les Ardents qui commençaient à s'échauffer dans leur coin. C'étaient bien eux à vivre à côté d'un volcan, cela démontrait toute leur nature lunatique et explosive... Il se demandait comme Dinjelaï avait pu réussir à avoir une conversation normale avec leur Seigneur, qu'on disait froid et avide de tuer de sang-froid. Bon après les rumeurs étaient ce qu'elles étaient et personnellement, il n'était en aucun cas pressé de rencontrer les autres Seigneurs des Kaerls Voisins. Le Kaerl Englouti avait sa voix et sa propre voie à suivre sans que les deux autres viennent mettre leur nez dans leurs affaires !

Bon, allez, il ne devait pas trop s'enfoncer dans des pensées obscures. L'avenir devait être lumineux, florissant et pour cela, il passa avec un air digne et serein parmi les convives, les saluant comme s'il n'était qu'un homme parmi tant d'autres, engageant des conversations simples et sur des nouvelles moins stressantes. Quelques membres neutres vinrent à lui pour lui parler, le questionner. Chose qu'il fit sans aucun soucis et toujours avec le sourire. Puis quand il réussit à se libérer, il aperçut un groupe de jeunes gens, qui menaient une conversation assez animé. Un sourire en coin, il reconnut quelques têtes. Peut-être qu'il devrait aller les voir, cela dynamiserait leurs mots avec un peu plus de charme... ou de piquants, car il y avait parmi eux un ou deux opposants. Les choses pourraient être intéressantes.

Il offrit son verre vide à un serviteur et se dirigea posément vers le petit groupe. Une fois à leur hauteur, il laissa ses bras dans le dos, prenant une posture toute à fait charmante et son regard pétillait d'un faux plaisir de faire la connaissance de certaines personnes parmi eux, ou de revoir certaines d'entre elles.

''La jeunesse d'aujourd'hui est si vive, si empreinte de passion. Permettez que je me joignes à vous. Je ne pouvais pas manquer de venir vous voir tous ici présent. Entre ''convives'' n'est ce pas ? ''

[HRP : un peu court, veuillez me pardonner et ne pas hésiter à me faire une remarque si j'ai fait un truc de travers]



L'on rencontre souvent sa Destinée
Par les chemins que l'on prend
Pour l'éviter

***

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MessagePosté le: Dim 28 Juin 2015 - 23:43 Répondre en citantRevenir en haut

Le Chevalier Bronze paru surpris de sa réponse plus qu’amicale, et cela la fit sourire. Les paroles de son Lié en revanche firent réfléchir la demi-sang et elle hocha la tête toute seule, doutant qu’il puisse la voir de l’autre bout de la salle, en trouvant à ses mots un sens auquel elle n’avait pas encore réfléchis mais qui lui paraissait juste. Ce ne fut pas les paroles, mais le ton de Galaad qui la sortit de ses pensées, et son regard se fit plus intense alors qu'elle arquait un sourcil sous la brusquerie de sa réplique. La Chevalière Bleue jeta un coup d’œil à Amaélis, qui effectivement, resta cachée derrière le frêle Neishaan pour se protéger. Lynaël se fit d’ailleurs la réflexion que l’instinct de survie de la Chevalière d’Airain devait être défectueux pour qu’elle se sente ainsi protégée par le blondinet. Mais soit, le cœur a ses raisons que la raison ignore n’est-ce pas ?

La Neishaan ne décocha pas un mot. Pourtant, sous son regard insistant, elle sembla vouloir ouvrir la bouche pour s’expliquer lorsque les Aspirantes arrivèrent. D’ailleurs, alors que Lyna pensait qu’elles venaient pour Galaad, la plus agitée des deux s’enfuit rapidement après sa question, laissant une timide Fëalocé seule avec eux. Rouge de colère et de honte, l’aspirante neutre tourna les talons avant même que la demi-sang ne puisse l’interpeller pour la mettre à l’aise. Détournant son attention de cet évènement par l’arrivée de Guéralt puis le discours de Javerth, elle fut heureuse de voir qu’Elerion approuva son toast. Il était difficile de savoir comment les dragons appréhendaient la mort, et dans la tête de la Chevalière Bleue, chaque Lié l’abordait de manière différente, à la manière des bipèdes.

Elle n’eut pas le temps de répondre à la question de Galaad qu’un cri de surprise, étouffé certes, mais un cri quand même ramena son attention sur le moment présent. Amaélis, profitant de l’inattention de tout le monde avait tenté de s’échapper en toute discrétion. Mais soit la malchance poursuivant la jeune Neishaan, soit son habitude de la foule était si petite que sa maladresse lui avait fait renverser son verre sur le Chevalier Brun qui retrouvait sa belle tenue d’apparat souillée du liquide nébulleux qu’on leur avait servi avant le discours du nouveau seigneur. Visiblement effrayée, Amaélis détala comme un lapin en direction du grand Bronze, et y trouva refuge, sans même s’apercevoir de la présence de l’Aspirante blonde qui était manifestement bien gênée elle aussi après son coup d’éclat dans le groupe de jeunes un peu plus tôt. Si elle avait eu connaissance de la situation, Lynaël aurait sûrement trouvé amusant de voir que les âmes en peine convergeaient vers le grand Bronze taciturne.

Mais la demi-sang était occupée ailleurs. Elle avait éclaté de rire après la fuite de la jeune Neishaan, détendant habilement l’atmosphère électrique qui s’était installée à cette gaffe. Attrapant une serviette sur un plateau qui passait par là, elle entreprit de réparer au mieux les dégâts sur la tunique de son frère d’arme en le taquinant.

Décidément, il semblerait que tu les effraies plutôt que de les ramener dans ton lit mon cher !, esquivant un coup joueur elle en rajouta une couche, Je devrais au moins t’accorder le fait que tu leurs fasses perdre leur moyens !

Elle s’esquiva avant que la grande main de son ex-co-aspirant ne s’étale sur son épaule en l’envoyant à l’autre bout de la salle, et lui souffla un baiser avec un clin d’œil. Elle surprit alors le Chevalier Bronze qui s’écartait déjà d’eux, sûrement dans l’optique de suivre Amaélis. Lynaël lui attrapa donc le bras et lui fit signe de la tête, le ramenant près d’eux d’une traction sur son bras.

Laissez-la. Maintenant qu’elle est loin de sa source de peur, elle se calmera. De plus, il me semble qu’elle a rejoint votre Lié, qui est sûrement plus à même de veiller à sa sécurité que vous.

Elle lui adressa un sourire gentiment taquin et s’apprêtait à utiliser cette entrée en matière pour enchaîner avec le sujet dont elle voulait lui parler, répondant ainsi à sa précédente question, mais une nouvelle présence lui fit relever la tête. Leur nouveau Seigneur, dégoulinant de nonchalance, de fausseté et d’une humilité empruntée venait de se joindre à eux. Il entama la discussion d’une petite phrase qui se voulait joyeuse et détendue, mais dont le tranchant n’échappa pas à la demi-sang.
Un sourire suave prit place sur ses lèvres et elle s’inclina avec élégance malgré son armure d’apparat et ouvrit de grands yeux admiratifs, ses iris d’or et d’ambre reflétant les lumières ambiante.

Seigneur Javerth !

Une surprise empreinte d’émerveillement s’étala sur le visage de la demi-sang dont le sourire s’élargit.

Quel honneur vous nous faites de vous mêler ainsi à cette jeunesse passionnée ! Vous comblez de joie et de fierté, vos humbles serviteurs.

Galaad pourrait s’étonner de ce changement soudain dans le comportement de la Chevalière, mais Guéralt la connaissait bien assez pour savoir qu’elle s’était mise à jouer. Comme un prédateur ayant sentit un autre fauve sur son territoire, Lynaël revêtait ses plus beaux atours pour détourner l’attention de ses crocs et griffes.
Oh, elle ne pensait pas Javerth assez idiot pour louper le côté carnassier, subtil certes, mais bien présent dans son sourire, ou le tranchant de ses paroles pourtant débitées avec un ton absolument enchanté. En réalité, elle espérait même qu’il les capterait, car cela ne rendrait cette petite discussion que plus intéressante. Il ne servait à rien d’attaquer de front cet homme à la carrure imposante, entouré d’une aura de sagesse curieusement rassurante due à son passé de sénéchal, qui semblait fonctionner sur le reste du peuple. Ils auraient tôt fait de se mettre à dos tous les suiveurs du nouveau Seigneur.
Non, ils n’avaient pas besoin de ça. Surtout que Lynaël comptait bien atteindre un certain poste, et qu’elle avait donc besoin de l’appui du Sénéchal pour ce faire, car c’était lui qui décidait de l’attribution de ces postes, et notamment celui de chef des Armées. Mais la demi-sang avait une technique bien différentes de la plupart des nobles ambitieux à la recherche de responsabilité. Elle ne tenait pas à lécher les bottes de Javerth jusqu’à obtenir ce qu’elle voulait. Non, elle avait en tête un plan bien différent…

J'ai PNJisé Amaélis avec son accord, et après instructions de sa part par MP afin de lui éviter trop de retard lorsqu'elle reprendra le cours de l'Officiel.
Pour le reste, s'il y a quoique ce soit qui dérange dans mon post, n'hésitez surtout pas à me le dire, je changerai ce qu'il faut ! ♪
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MessagePosté le: Lun 27 Juil 2015 - 14:15 Répondre en citantRevenir en haut

La situation commençait à m’échapper. La seule personne avec laquelle je désirais réellement converser venait de fuir, après avoir malencontreusement versé le contenu de son verre sur le Chevalier Deux-Chiens, pour aller se réfugier entre les pattes de mon gigantesque Lié. Ce fut également le cas d’une Aspirante rougissante qui, après avoir fait éclater sa fureur au milieu de la salle, détala sans demander son reste. Tout le monde semblait davantage apprécier la compagnie d’Elérion plutôt que la mienne.

Je reportai mes prunelles sanguines sur Lynaël. Restait cette Chevalière Bleue, auréolée de ses exploits héroïques, qui paraissait fermement décidée à me casser les pieds. Comme j’amorçai un mouvement pour rattraper Amaélis, elle me retint par le bras avec un sourire mutin. Trop stupéfait pour réagir, je fronçai les sourcils et me laissai faire. Qu’essayait-elle de faire ? Que me voulait-elle vraiment ? J’avais conscience de n’avoir que peu d’importance à ses yeux : elle voulait se servir de moi pour ses propres desseins. Comme tout un chacun en ce bas monde, apparemment.

- Hey ! m’exclamai-je, à demi vexé. C’est pas parce que j’ai l’air d’un manchot avec une arme dans les mains que j’suis inoffensif !

Mes vaines protestations n’eurent pas l’effet escompté. Pire, un nouveau protagoniste s’ajouta à notre groupe de conversation disparate. Le Seigneur élu du Màr Luimë, en personne. Par tous les démons de l’orage, pourquoi venait-il précisément vers nous ? J’eus tout à coup l’envie irrésistible d’imiter Amaélis et de courir me cacher derrière mon Lié. Je me crispai à l’approche du vieil homme. Il m’était difficile de l’admettre : les hommes de pouvoir me terrifiaient. Deux années complètes à éviter les traquenards politiques du Màr Tàralöm, où il était si facile d’être enfermé dans le rôle du pion, m’avaient forgée une crainte élémentaire de tout ce qui ressemblait, de père ou de loin, à un politicien. Ces personnes-là jouaient avec la vie d’autrui comme on déplace une pièce sur un échiquier géant. Je ne voulais pas redevenir un outil. Je ne voulais pas servir de larbin à plus puissant que moi. C’en était proprement horrifiant.

Je jetai un regard de côté à Lynaël, incapable de ne pas me crisper davantage en notant son changement d’attitude. Ça y est, elle aussi se mettait à jouer. Son intonation, surtout, pour mes oreilles exercées, chantaient une toute autre mélodie. Dorénavant, elle s’apprêtait à masquer son venin sous du jasmin et à vouloir tromper plus fort qu’elle. Je me renfrognai, la lippe boudeuse. Elle pouvait bien jouer à ce jeu-là autant qu’elle le souhaitait, moi, je m’en moquais éperdument !

- Seigneur Seram, c’est un honneur. Chevalier Lucis, lié d’Elérion, pour vous servir.

Mensonge ! Mensonge ! Trois fois menteur ! Je ne suis pas ton serviteur ! Je veux juste qu’on me laisse tranquille !

Immédiatement, les leçons de protocole inculquées de force par Maître Garaldhorf me revinrent en bloc dans la figure. Je n’avais rien oublié. Ces souvenirs-là avaient seulement été enfouis sous d’autres, plus récents et plus agréables. Les mots m’échappèrent.

- Vous dîtes que le Màr n’a pas besoin d’aide des autres Màrs et que ceux-là ne sont pas nos amis. Pourtant, c’est avec eux qu’on a gagné la guerre contre l’Ombremage. J’dis ça, j’dis rien…

Je me mordis aussitôt la langue. C’était l’évidence même, hélas. Je me rendais compte à quel point je pouvais encore être un novice dans les rouages de la grande machinerie du Kaerl Englouti. Tout au plus étais-je un poisson clown dans un repère de requins. Piégé entre une Chevalière aux dents longues et un Seigneur en manque de popularité… J’aurais donné n’importe quoi pour être ailleurs.

Plus loin, Elérion semblait lui aussi faire face à ses propres démons. Dans les regards luisants de méfiance des dragons, il croyait voir s’y refléter l’image d’un Bronze inconnu, un être façonné par la violence et la malhonnêteté, aux ailes parsemées de nuances écarlates - sans savoir s’il devait les attribuer ou au sang ou aux écailles de sa génitrice. Ce dragon-là, ce n’était pas lui mais il ne pouvait s’empêcher de craindre la matérialité d’un tel reflet. Il n’était pas ce dragon-là. Peut-être même ne l’avait-il jamais été, du temps où ses ailes fendaient le ciel au-dessus du Kaerl-des-Volcans. Mais comment pourrait-il ne pas redouter cette vision ?

De sa masse superbe, il fit un écran protecteur pour les âmes esseulées d’Amaélis et d’Andaranielle qui venaient chercher du réconfort près de lui. Se détournant de ses angoisses existentielles, il braqua ses grandes prunelles d’un bleu tranquille sur les deux jeunes femmes.

° Vous paraissez nerveuses, toutes les deux. De quoi avez-vous peur ? °

Il regarda de notre côté. Je lui rendis son regard sans ciller. Il me manquait déjà. Sa force, son assurance, tout cela me faisait défaut dans pareilles circonstances. Le Bronze baissa la tête pour que son museau se retrouve à la hauteur des deux bipèdes.

° Cela te ferait-il plaisir si je te disais que je ne t’ai pas entendue crier contre l’impolitesse de ton amie, Andaranielle ? °

Les vastes prunelles se teintèrent d’un vert amusé, avant de basculer à nouveau dans un opalin jaunâtre.

° Vous devriez boire jusqu’à plus soif, vous gaver de pâtisseries, plutôt que de chercher la sécurité entre mes pattes, damoiselles. L’heure est à la fête. Il sera toujours temps demain de retrouver le sens des réalités. °

Et mieux valait quitter sa proximité avant qu’un dragon vétéran du Kaerl, ou même une reine un peu trop vindicative, ne vienne le provoquer. En digne fils d’Ardents et en paria.



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MessagePosté le: Lun 27 Juil 2015 - 15:58 Répondre en citantRevenir en haut

Ayant décidé de fuir la compagnie humaine pour se réfugier auprès d'Elérion – ce qui passait pour devenir une habitude lors des Banquets de l'Ordre Neutre – Amaélis ne fut que très moyennement enchantée de trouver à ses côtés la Fëalocë toute de vert vêtue. La Neishaane la dévisagea impudemment, son regard orageux aussi froid que les violentes bourrasques d'hiver. Elle nota les nuances de rouge qui s'étalaient sur les joues, mais se révéla incapable de ressentir la moindre compassion envers la jeune femme qui semblait pourtant partager ses déboires. Engoncée dans des vêtements couleur poussière – faisant écho à la cendre autour de ses yeux et dans le creux de ses joues –, les cheveux en pagaille qui tombaient sur ses frêles épaules comme d'innombrables toiles d'araignées, Amaélis n'avait rien de très engageant et espérait que la Fëalocë saurait réagir en conséquence. En se taisant, par exemple. Sans un sourire, elle orienta plutôt son attention vers le Bronze.

° Vous paraissez nerveuses, toutes les deux. De quoi avez-vous peur ? °

Elle allait ouvrir la bouche pour se plaindre du Chevalier Deux-Chiens, puis elle se souvint qu'elle n'était pas seule. Un frisson la parcourut et ses lèvres se pincèrent en une moue méprisante. Hors de question d'avouer ce genre de choses en face d'une étrangère ! La Neishaane releva le menton dans une attitude de défi, tout au plus ridicule pour qui la connaissait – les mensonges, cependant, se révélèrent beaucoup plus naturels.

Je n'ai pas peur. J'aime pas les gens. Elle glissa vers l'Aspirante une œillade sévère, afin d'appuyer ses dires. Et Galaad est occupé à parler.

Elle pouvait encore distinguer sa touffe d'argent pâle, pris au piège qu'il était entre Lynaël, Gueralt et même le nouveau Seigneur du Màr Luimë. Un petit rire lui échappa, et une pointe de malice traversa ses prunelles.

Je le pensais plus doué pour la fuite. Apparemment, j'ai encore beaucoup à lui apprendre !

Prenant au mot le Dragon, la Chevalière s'empara d'un nouveau verre mais ignora les petits fours. Elle ne daigna pas s'éloigner, cependant, car elle n'avait aucune envie de montrer son visage au Chevalier Deux-Chiens alors que Javerth était à portée d'oreille. Et puis, elle ne cherchait pas la sécurité ! Elle n'avait pas peur ! Dans un silence confortable, la Neishaane fit passer le temps en dégustant l'agréable liquide aux nuances d'or, son attention sautant de visage en visage sans jamais s'y attarder. Noyée sous l'opulence et les couleurs resplendissantes, Amaélis se sentait sans consistance – monochrome, comme une image échappée d'un rêve. Que pouvait bien valoir la « Liée de l'Airain » si celle-ci était absente ? Il lui était parfois effrayant de constater à quel point son existence pouvait être vide de sens, même si une part d'elle-même savait qu'il ne s'agissait évidemment que de l’œuvre d'Ithildin.

Elle fit taire les voix dans son esprit – ce n'était pas le moment de penser à ce genre de choses. Cherchant de quoi se distraire, elle croisa le regard d'Andaranielle. Allez, n'importe quelle banalité ferait l'affaire !

Tu es encore Aspirante ? C'est qui ton Maître ?

Ses paroles sonnaient comme des reproches – plus qu'elle ne l'avait voulu, en tous cas. Elle avait détourné les yeux et scrutait la foule avec un mélange d'indifférence et de malaise.



Andaranielle Ra'Imere
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MessagePosté le: Lun 27 Juil 2015 - 21:50 Répondre en citantRevenir en haut

Andaranielle n'était pas si dupe qu ça. Son attention avait beau être portée sur Elérion, elle sentait le regard froid de la neishaane qui la dévisageait. Quoi encore? Avait-elle un reproche à lui faire? Si c'était le cas, elle n'avait qu'à parler, tout simplement! L'humeur de la fëalocë s'assombrit encore plus, et elle serra les poings pour tenter de retrouver un semblant de calme.

Je n'ai pas peur non plus, je suis juste un peu énervée.

Et elle rendit à la chevalière son regard. Bien, elle n'aimait pas les gens. Au moins c'était dit.
Puis elle se mit à parler de quelqu'un, que l'aspirante n'étais pas sûr de connaître. Un vague souvenir, peut avait-on évoquer ce nom une fois en sa présence, mais elle n'arrivait pas à y mettre un visage dessus. Dans tous les cas, le Bronze lui, connaissait cette personne, et elle le remarqua bien. Cette petite complicité qui se jouait entre la bipède et le dragon serra le cœur de la fëalocë. Non pas qu'elle avait cru être l'unique personne dans la vie du Bronze, mais elle aurait bien aimé être seule avec lui en cet instant, sans être dérangée par une neishaane énervante au possible. Son seul souhait du moment était qu'une bourrasque de vent emmène la brindille blanche loin, très loin.

Ruminant ses pensées, ce fut à son tour d'avoir l'attention d'Elérion tandis que qu'Amaélis observait la foule en buvant. La blonde sourit malgré elle, heureuse de pouvoir parler un peu.

° Je préférerais que tu oublis, oui. Je ne suis pas particulièrement fière de l'avoir fait...même si c'était mérité.°

Elle senti ses joues rosirent à nouveau et elle baissa la tête pour le cacher. À peine quelques jours qu'elle avait déposé le pied sur le sol du Kaerl et déjà elle allait se faire remarquer. Et pas pour les bonnes raisons. Solyae savait combien elle souhaitait s'enfoncer dans la terre et se faire oublier!
Relevant les yeux, Anda croisa ceux de la dite brindille. Elle supporta son regard et eut un sursaut face à l'attaque soudaine. Qui en ce bas monde, lui avait donné le droit de lui parler ainsi!? L'aspirante fulmina d'autant plus quand elle regarda ailleurs par la suite. Oh que non! Si elle croyait s'en sortir comme ça, c'était peine perdue. La fëalocë avança pour se planter en face de la chevalière d'Airain. Elle serait de cette manière, obligée de la regarder.

Je croyais que tu n’aimais pas les gens, cracha froidement l'aspirante tandis qu'elle jaugeait l'autre, et tu pourrais au moins avoir la décence de regarder la personne quand tu ouvres la conversation.

Elle laissa planer un silence pesant entre elles. Non, la Nielle habituellement timide et fragile n'était pas là pour le moment. Ce n'était absolument pas sa soirée.

Alkhytis Doréhor, enfin elle daigna répondre à sa question, et toi, tu es?
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