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Amaélis Yodera
Chevalière Errante
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MessagePosté le: Mer 25 Fév 2015 - 18:47 Répondre en citantRevenir en haut

Flarmyaku 918


Les Voix de l'Ailleurs.


Une inspiration, et Amaélis ouvrit les yeux sur un monde monochrome. Il lui fallut quelques instants pour discerner enfin les infimes nuances dans l'immense palette grise que déployaient ciel et mer. L'air froid glissait sur sa peau, et on pouvait lire sur les frissons qu'il provoquait les graphies ancestrales du continent Vaendark. De retour à la maison, encore une fois. La Neishaane ferma les yeux, laissant son esprit être bercé par les pensées inhabituellement joyeuses de sa Liée. La raison de l'enthousiasme de l'Airain était simple : le Sénat avait accepté de faire passer Amaélis au rang de Maîtresse du Màr Luimë. Le statut de la Dragonne Airain avait sans doute compté énormément dans cette décision – plus que le caractère troublé de la Neishaane, en tous cas – et Ithildin n'avait pas rechigné à faire pression sur ces imbéciles. Cela l'avait même amusée.
Quelques jours plus tard, elles mettaient les voiles vers le Vaendark. Un nouveau chapitre commençait, une pierre de plus sur le chemin qui mènerait la Dragonne vers la gloire ! Et pour Amaélis... Elle semblait ne pas accorder trop d'importance à tout cela ; toujours fidèle à elle-même. Il y avait bien l'angoisse d'avoir quelqu'un sous sa responsabilité, mais, encore une fois, c'était plutôt l'Airain qui allait s'en occuper. Quant à savoir ce que tramait la féroce Dragonne, la Neishaane faisait de son mieux pour ne pas trop s'y intéresser. Tout ce qui comptait, pour l'instant, était leur quête. Les deux Liées suivaient un navire depuis un certain temps déjà, mais celui-ci semblait refuser d'accoster. Elles avaient mis au point quelque chose qui se rapprochait d'un rituel : le jour, elles volaient à distance respectable et hors de vue pendant qu'Ithildin s'amusait à envoyer des messages sibyllins dans l'esprit de leur proie ; la nuit, elles regagnaient la côte pour se reposer. Amaélis n'était pas tout à fait d'accord avec l'idée de faire croire au pauvre Doué qu'il entendait des voix, néanmoins, il était inutile de discuter avec la Dragonne.

Les heures passaient, doucement, chassées au loin par le vent incessant de l'océan.

° Je crois que ça y est, Alma. Ils se rapprochent de la côte ! °
° Hm. °
° Accroche-toi, nous allons les devancer et attendre notre petit humain sur la terre ferme. °


Prenant de l'altitude et de la vitesse, l'Airain fila en direction de la ligne de terre sombre. Elle suivit ensuite le bord de mer jusqu'à voir apparaître la silhouette reconnaissable d'un village. Un rire enjoué résonna dans l'esprit de la Neishaane. Décidément, la Dragonne était impatiente de rencontrer leur cible.

~°~


Elles auraient pu passer la journée dans l'auberge, mais si le caractère d'Ithildin s'accordait parfaitement avec ce genre d'endroit, Amaélis, elle, avait été prise de nausées au bout de quelques minutes à peine. Les deux Liées avaient donc battu en retraite et trouvé refuge non loin de l'établissement, par terre, puis s'étaient occupées du mieux possible avec un jeu d'osselets préalablement "emprunté" à une table. Néanmoins, si l'Airain se révélait très douée avec sa forme humaine, elle n'avait pas la force de l'arborer plus que de raison. Amaélis avait donc fini la journée seule, le regard perdu dans le vague.

Le soleil commençait à décliner et la Neishaane à s'endormir quand Ithildin se mit à crier dans l'esprit de sa Liée.

° Il est là ! Il est là ! Il a bougé, je le sens, il va sortir de l'auberge ! Debout, abrutie ! °

Amaélis fut catapultée ainsi, sans plus de considération, dans le monde réel. Ses yeux hagards cherchaient une silhouette et se posèrent rapidement sur un jeune homme qui venait de quitter l'établissement. Elle le regarda passer sans bouger, insensible aux plaintes déchaînées qui résonnaient sous son crâne. Quand il fut assez éloigné pour ne rien suspecter, la Neishaane se leva et le suivit, sans prendre la peine d'épousseter ses vêtements terreux.

Ils arrivèrent à la sortie du village, et Amaélis réalisa soudainement qu'elle n'avait plus d'endroit où se cacher. Mince, elle avait encore oublié de penser ! Elle tenta de ne pas trop prêter attention au ricannement sarcastique de l'Airain, et se baissa pour ramasser quelques petits cailloux qu'elle lança en direction du jeune homme. Cela devrait faire l'affaire.

Bonsoir. Désolée pour ça, tu aurais un peu de temps ? Je suis venue de très loin pour te trouver.

Oui, ce fut ainsi qu'Amaélis Yodera, Maîtresse du Màr Luimë, se présenta pour la première fois à un potentiel Aspirant.

° Si il ne nous file pas entre les pattes, je suis prête à t'accorder beaucoup plus de mérite que tu n'en as à mes yeux. °



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MessagePosté le: Mer 25 Fév 2015 - 18:47 Revenir en haut

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Arkanius Druzath
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MessagePosté le: Jeu 5 Mar 2015 - 21:39 Répondre en citantRevenir en haut

Bonsoir. Désolée pour ça, tu aurais un peu de temps ? Je suis venue de très loin pour te trouver.

* Encore ces voix.... *

La fraîcheur de la soirée semblait faire échos à la froide solitude que ressentait le jeune marin en cet instant. Ces voix avaient été l'un des arguments à sa défection mais en cet instant elles l'agaçaient plus qu'autre chose. Il remonta un peu son col et enfonça ses poings serrés dans ses poches pour se réchauffer un peu. Il avança dans la nuit sans même remarquer que la voix entendue ne venait pas de son esprit ni même que la jeune femme qui le suivait avait lancé quelques cailloux en sa direction.

Perdu dans ses pensées, Arkanius avança lentement sans réellement savoir, ignorant toujours la présence féminine près de lui. D'autres cailloux continuaient de voler régulièrement dans sa direction. Finalement, l'un des petits fragment de rocher le frappa derrière la tête. Le jeune garçon baissa la tête par réflexe tout en pivotant en direction de la zone d'où semblait provenir le projectile. Le visage habituellement impassible et neutre du garçon afficha brièvement un air surpris à la vue d'une magnifique jeune femme au teint pâle et aux cheveux blancs là où il s'attendait à trouver un groupe d'enfant taquins. Néanmoins il reprit rapidement contenance et afficha son plus bel air ennuyé en observant son vis à vis.

Bonsoir mademoiselle, dit-il poliment.

* Se pourrait-il que les voix proviennent de cette fille ? *

Arkanius souleva les sourcils de surprise, prit au dépourvu une fois de plus à la vision de l'air inquiet qui venait d'apparaître sur le visage de la solitaire. Elle jeta un regard sur le côté, cherchant apparemment quelque chose des yeux, elle semblait presque prise au dépourvue par la prise de parole du blond. Presqu'immédiatement une ombre de colère passa sur son visage pâle amenant un sourire narquois sur celui du jeune Druzath.

* Définitivement non, je pense qu'elle est dérangée, elle a du s'échapper de la maison familiale... Pourquoi ça tombe sur moi...*

Il s'avança lentement vers elle pour aller la saluer tout en repensant à la phrase qu'elle avait prononcer plus tôt. Elle était venue de loin pour lui ? Qu'est ce que cela voulais-t-il dire ? Il secoua légèrement la tête comme pour éloigner un moustique qui l'embêterait.

* Arkanius... Arrête de réfléchir elle est folle, ramène la chez elle et c'est bon*

Arriva à quelques pas d'elle il s'arrêta brièvement, ne sachant pas trop comment réagir, craignant quelque peu une réaction imprévue de sa part. Il voulait partir, il n'avait jamais été doué pour discuter avec les gens alors rassurer et amadouer une personne dérangée lui semblait au delà de ses forces mais il ne pouvait pas la laisser là, seule dans la nuit.

Vous allez bien ? S'enquit-il.
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Sam 7 Mar 2015 - 13:55 Répondre en citantRevenir en haut

Étrangement, les cailloux semblèrent n'avoir aucun effet sur le jeune homme, pas plus que les mots d'Amaélis qui glissèrent sur lui comme un courant d'air. Ce n'était pas la première fois qu'on la confondait avec un fantôme – et elle se rappela avec amertume sa rencontre avec Khaavren, des éternités plus tôt. Elle s'était résignée maintenant à marcher parmi les ombres, aussi l'indifférence du Doué ne l'empêcha pas d'avancer.

° Ne te fais pas d'illusions, ma Liée. Ta détermination et ton courage n'existent pas. Ils m'appartiennent. °

° Oui, c'est vrai. °


Toujours, la Neishaane devait s'incliner devant la Dragonne. Elle avait sûrement raison, après tout, mais cela ne suffisait pas à dissuader la nouvelle Maîtresse de s'en servir. Qui lui interdirait de puiser dans les ressources de son Âme Sœur ? Même la furieuse Airain était forcée d'avouer qu'il ne pouvait en ressortir que du bien.

Amaélis continua donc de suivre le jeune homme et de faire pleuvoir sur lui tous les mots qu'elle ne savait pas dire sous forme de cailloux. Finalement, l'un d'eux heurta l'arrière de sa tête et il se retourna. La Neutre s'immobilisa, soudain inquiète – elle n'avait pas pris la peine de réfléchir à ce moment et ne savait plus du tout comment réagir. Un regard étranger croisa le sien et ses yeux brumeux s'écarquillèrent. Dans la pénombre, il était difficile de distinguer clairement les traits de son vis-à-vis. Impossible pour la Neishaane de dire quelle expression il arborait en cet instant – en plus de la nuit, elle n'avait jamais été particulièrement douée pour ce genre de choses.

Bonsoir mademoiselle.

Frappée par le calme inattendu de la voix, elle baissa la tête pour cacher son embarras et son regard dériva vers un point invisible. ° Oh, allons, ne joue pas les mijaurées. Tu as peur des petits garçons, maintenant ? ° Le ton de l'Airain était définitivement corrosif, ce soir. La Neishaane fronça les sourcils, passablement énervée, et décida d'ignorer les attaques de son insupportable Liée. Lorsqu'elle finit par lever les yeux, le Doué s'était rapproché. Il n'avait pas l'air tout à fait sûr de lui, comme s'il était effrayé par la pâle figure d'Amaélis – et cela était tout à son honneur.

Vous allez bien ?

Ça alors. On lui jetait des cailloux, et lui prenait la peine de poser cette question ! Un sourire traversa le visage de la Maîtresse à la vitesse d'un éclair, illuminant pendant quelques secondes ses traits. Elle laissa tomber les dernières pierres qu'elle tenait serrées dans sa main.

Oui, merci ! Comme je le disais, désolée pour les cailloux. Je savais pas trop comment attirer ton attention !

Amaélis regarda autour d'elle, à la recherche d'un endroit peut-être plus approprié pour la discussion à venir, mais elle ne trouva rien d'intéressant. Tant pis pour le confort ! Elle ferait sans. Profitant de leur relative proximité, la Neishaane prit le temps d'étudier un peu mieux le visage du potentiel Aspirant. Il avait l'air jeune, mais quelque chose dans son regard évoquait les ciels d'orage et la cendre. Cela plut à la Neutre.
Elle se pencha légèrement en avant, et demanda du ton le plus naturel du monde, ouvrant de grands yeux curieux :

Aurais-tu entendu des voix, récemment ? Des murmures étranges, des chuchotements dans un coin de ta tête ?

Croisant les bras derrière son dos, elle se mit à se balancer doucement sur ses pieds – talon, puis pointe – sans quitter des yeux le jeune homme. Les présentations ? Bah, elle aurait le temps de le faire plus tard.



Arkanius Druzath
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MessagePosté le: Ven 20 Mar 2015 - 23:26 Répondre en citantRevenir en haut

Aurais-tu entendu des voix, récemment ? Des murmures étranges, des chuchotements dans un coin de ta tête ? 

La voix était aimable bien qu'elle ne transpirait pas la confiance. Arkanius affichait toujours son visage le plus neutre, résistant au réflexe de sourire comme il avait prit l'habitude de le faire ces derniers temps, il avait apprit que ça avait tendance à énerver les gens. La jeune fille ne semblait pas spécialement être du genre à s'énerver ou même à présenter une quelconque menace mais il semblait plus intelligent de ne pas tenter le diable. Malgré tout, le jeune homme restait méfiant, comment pouvait-elle savoir ? Et puis, que faisait-elle ici en pleine nuit ? Pourquoi une jeune fille seule essayait-elle d'attirer son attention ? Beaucoup de questions auxquelles il voulait répondre mais il ne voulait pas brusquer les choses aussi décida-t-il de temporiser un peu.

Des voix ? Non, bien sûr que non, il n'y a que les fous qui entendent des voix, répondit-il

Le mensonge était grossier, le ton aussi assuré que possible mais Arkanius avait du mal à cacher la pointe de curiosité qui était apparue au moment de prononcer ces mots. Il lui fallait en apprendre plus sur cette mystérieuse femme, cela ne pouvait être une coïncidence, comment aurait-elle pu savoir ?

Je m'excuse pour mon impolitesse, je me nomme Arkanius Druzath, fils d'Arolas Druzath. Puis-je connaître le nom de ma mystérieuse admiratrice qui a parcouru tant de distances pour mes beaux yeux ?

Le sourire narquois était revenu avec force et fracas, chasser le naturel il revient au galop semblait-il. Mais le jeune marin était amusé bien qu'inquiet mais en même temps curieux, comment ne pas sourire devant un tel amalgame et devant l'étrangeté de la situation. Lui, l'orphelin devenu marin retraité qui se retrouvait en pleine nuit à discuter avec une inconnue à la peau pâle au sujet de voix qu'il entendait.

La jeune fille continuait de son côté à se balancer d'avant en arrière, l'orphelin commençait réellement à se questionner sur la santé mentale de sa vis-à-vis. Évidemment, cela semblait d'un coup plus logique que la jeune femme ai parlé de voix, elle parlait de celles qu'elle entendait, pas les siennes. Malgré tout cette conclusion n'avait rien de rassurant considérant l'aspect étrangement spectrale qu'offrait la peau pâle de la femme. Un coup d’œil aux alentours confirma à Arkanius qu'ils étaient seuls, éloignés du village et que de toute évidence il était coincé ici. Le sourire en coin resta figé sur son visage mais la confiance de façade cachait désormais un sentiment de malaise qui commençait à gonfler.
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Dim 22 Mar 2015 - 17:59 Répondre en citantRevenir en haut

La remarque affirmée du jeune homme dessina l'ombre d'un sourire sur les lèvres d'Amaélis. Que les fous, hein ? Qu'il s'accroche donc à sa raison ! Car la nuit lui révélerait bien des choses, au-delà de son imagination et des limites actuelles de sa réalité. La Neishaane comprenait néanmoins sa réaction : cela ne devait pas être aisé d'admettre de but en blanc qu'on entendait des voix dans sa tête. Elle se sentit un peu attristée par cette méfiance, non pas parce qu'elle le prenait personnellement, mais parce que l'annonce de son identité prendrait certainement l'air d'une farce. Amaélis manquait cruellement de crédibilité pour ce genre de mission.

° Attends un peu que je lui fasse tâter de mes griffes, tu verras s'il me prend encore pour une blague ! °
° Tu parles, mais tu n'es toujours pas là. Et je ne pense pas que ce soit la meilleure façon d'entamer une relation. °
° Laisse-moi réfléchir à mon entrée, Neishaane. Avec quelqu'un comme toi en première partie, je dois donner le meilleur de moi-même pour compenser ton incapacité. °


La Maîtresse dut se mordre la langue pour ne pas jurer à haute voix. Entre temps, le Doué s'était présenté, et affichait désormais un sourire éminemment moqueur. Voilà, c'était terminé. Amaélis venait de voir s'envoler l'aura de mystère dont elle était parée, et il ne restait désormais plus que l'aberrance de la situation et le ridicule de sa personne. Elle poussa un soupir de défaite, puis, songeant à la Dragonne qui continuait d'exulter dans un coin de ses pensées, elle releva la tête. La Neishaane se dressa de toute sa hauteur, et il émanait soudain d'elle une froideur étrange éprise de ténèbres et de légendes oubliées. Pour autant, sa voix restait toujours à la fois fragile et dure comme la glace, suspendue à un fil. Elle pouvait imiter du mieux possible l'assurance de la Dragonne, mais elle ne serait jamais plus qu'elle-même.

Je m'appelle Amaélis Yodera, et je viens d'un continent oublié à l'extrême-orient du Rhaëg. Si tu es ici et non plus en mer avec ton équipage, c'est que tu as entendu un appel. Cet appel, moi aussi je l'ai entendu il y a quelques années de cela. Comme toi, je me suis laissée guider et j'ai rencontré une personne exceptionnelle. Cette personne avait un Don. Moi aussi. Toi aussi.

Elle s'accorda une pause, attendant un quelconque compliment de la part de l'Airain – mais la Dragonne resta silencieuse. Alors, avant qu'Arkanius ait le temps de réagir, Amaélis enchaîna, tout sourire :

Ne te méprends pas, je ne suis pas venue te chercher – c'est toi qui es venu à moi. Dans ton sang coule un héritage qui a traversé les siècles et les siècles, de part et d'autre du Rhaëg, et qui aujourd'hui désire retrouver la terre de ses ancêtres.

° Cet héritage est ce qui te permet de m'entendre, Arkanius Druzath. Viens donc, suis-moi et découvre quelle forme prendra ta destinée si tu ne bafoues pas la mémoire des tes aïeux ! °

L'Airain s'exprimait d'une voix forte et tempétueuse, à l'image de son caractère – et encore, Amaélis trouvait que la Dragonne s'était retenue. Le regard plus doux, la Neishaane encouragea le jeune homme, qui avait l'air perdu dans un abîme d'incompréhension.

Tu ferais mieux de faire ce qu'elle te demande. Tout te paraîtra alors plus clair.

D'un mouvement de la main, elle montra la direction à prendre puis lui emboîta le pas. Elle suivit le futur Aspirant d'une démarche sautillante, à peine inquiétée par l'accueil que lui réservait Ithildin. De temps en temps, elle remettait le jeune homme sur le bon chemin, et, enfin, après quelques minutes de marche rythmée par les indications et les commentaires télépathiques de la Dragonne, Amaélis et Arkanius arrivèrent au pied d'un amas de rochers où quelques arbustes rabougris avaient poussé à l'abri du vent salé de la côte.

Et sur le plus gros rocher se tenait Ithildin, majestueuse statue de piques et d'écailles saillantes, saupoudrée de bronze et d'argent sous la lumière changeante des Lunes. Ses paupières s'ouvrirent sur deux orbes opalescentes, et elle agita ses ailes comme pour se libérer de l'engourdissement – mais Amaélis la soupçonnait de simplement vouloir effrayer le jeune Humain.

° Enfin. ° grogna-t-elle dans l'esprit des deux descendants de Valherus, et la Neishaane posa une main qui se voulait réconfortante sur l'épaule d'Arkanius.



Arkanius Druzath
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MessagePosté le: Mer 8 Avr 2015 - 14:23 Répondre en citantRevenir en haut

Une petite lueur malicieuse se discernait dans le regard de l'ancien marin. Cette lueur ne semblait être que le reflet de la lune dans son ascension nocturne mais elle était dans le même temps une représentation réelle de la malice du jeune homme. Plus détendu, rassuré sur la situation cocasse qui se présentait à lui, Arkanius retrouvait son attitude naturelle, nonchalante et moqueuse. Alors que le jeune garçon détaillait une fois de plus sa vis à vis, celle-ci sembla se redresser, de toute sa hauteur serait-on tenté de dire mais elle n'était pas si imposante que cela aux yeux du garçon ce qui étira un peu plus son sourire. L'ambiance se refroidit soudainement quand la jeune femme prit la parole, elle semblait différente, déterminée et quelque chose dans son attitude perturba Arkanius.

Je m'appelle Amaélis Yodera, et je viens d'un continent oublié à l'extrême-orient du Rhaëg. Si tu es ici et non plus en mer avec ton équipage, c'est que tu as entendu un appel. Cet appel, moi aussi je l'ai entendu il y a quelques années de cela. Comme toi, je me suis laissée guider et j'ai rencontré une personne exceptionnelle. Cette personne avait un Don. Moi aussi. Toi aussi. 

*Cette personne avait un Don. Moi aussi. Toi aussi.... Toi Aussi.... Toi Aussi....*

La fin de la phrase raisonna plusieurs fois, comme un échos, l’écho d'une remarque qui lui avait été faite voilà quelques mois.

-------------------------------------------------

Il était debout à la proue de la Fille de Joie, accoudé à la rambarde, il avait le regard vide, les derniers jours avaient été longs et le manque de sommeil commençait à se faire sentir. Un léger vent frais venait s’engouffrer dans ses cheveux, apaisant ses traits tirés, une douce somnolence commença à poindre dans l'esprit fatigué de l'orphelin quand une voix vint interrompre ses réflexion.

On prends une pause matelots ? Grogna la capitaine qui s'était approcher en silence.

Je pense pas non, le capitaine est un sadique, il refuse les pauses... répondit machinalement le jeune homme, la voix légèrement enrouée de ne pas avoir parlé durant des heures. 

Heureusement qu'il n'est pas là alors, dit le vieux marin. Qu'est-ce qui se passe ptit gars ? 

Rien, les journées sont longues. 

C'est encore les pirates ? Questionna le capitaine comme s'il avait deviné. 

Évidemment... souffla Arkanius. 

Tu n'y peux rien gamin, arrête de te morfondre, tenta de le rassurer le barbus mais ses paroles semblaient glisser sur le matelot comme l'eau sur les rochers. 

J’aurai du lancer l'alerte plus tôt ! Je me suis laissé distraire... sa voix était brisée, le souvenir de ses compagnons morts durant l'attaque revenait le hanter. 

Il était à la vigie ce jour-là, chargé de veiller sur les alentours pendant que le bateau naviguait vers sa destination. Cependant, les murmures qu'il entendait ces derniers temps s'étaient à nouveau manifestées. Concentré sur leurs paroles, Arkanius n'avait pas vu le navire pirate approcher et avait lancé l'alerte trop tardivement. Les pirates avaient abordés la Fille de Joie et des combats avaient eut lieu pendant que le garçon était coincé dans la vigie, spectateur du massacre.

Finalement, l'acharnement et le courage de l'équipage avaient finis par avoir raison des pirates qui s'étaient repliés et avait abandonnés leur tentative d'abordage. Trois pirates avaient été tués mais quatre membres de l'équipage du Fille de Joie avaient payés de leur vie ces morts. L'après-midi fut consacré à réparer les dégâts et à offrir des funérailles marines aux différents morts. L'orphelin fit de son mieux pour aider le plus possible et travailler plus que les autres, il s'en voulait de n'avoir pas aidé ses compagnons. Plus tard dans la journée le Capitaine était venu le voir pour tenter de le rassurer et de le féliciter pour ses efforts.

Ça n'aurait rien changé et tu le sais, leur navire était plus rapide que le notre de toute façon... le rassura-t-il. Tu as un don Arkanius...

Ce dernier releva la tête, les sourcils froncés, apparemment il ne comprenait pas ce que voulait dire le vieux marin.

Tu es un très bon marin, tu as un don pour ça gamin, ne te prends pas la tête. Les pirates sont les crapules des mers et tu ne pourras pas les empêcher d'agir. S'il suffisait d'une vigie pour éviter les pirates, il n'y en aurait plus... Expliqua le capitaine. Ne réfléchis pas trop, comme je te l'ai dis, tu as un don, laisse toi juste aller.

Il ponctua ses mots d'une tape sur l'épaule de son matelot avant de retourner à la barre laissant Arkanius à ses pensées.

---------------------------------------

Le souvenir s'estompa brutalement lorsque la jeune fille reprit la parole.

Ne te méprends pas, je ne suis pas venue te chercher – c'est toi qui es venu à moi. Dans ton sang coule un héritage qui a traversé les siècles et les siècles, de part et d'autre du Rhaëg, et qui aujourd'hui désire retrouver la terre de ses ancêtres.
 


Avant qu'il ne puisse prendre possession de ces propos, une voix s'insinua dans sa tête.

° Cet héritage est ce qui te permet de m'entendre, Arkanius Druzath. Viens donc, suis-moi et découvre quelle forme prendra ta destinée si tu ne bafoues pas la mémoire des tes aïeux ! °


Instinctivement le jeune garçon releva la tête, cherchant une source à ces propos mais il se rendit rapidement compte qu'elles venaient de l'intérieur même de son être.

Qu'est-ce que...

Tu ferais mieux de faire ce qu'elle te demande. Tout te paraîtra alors plus clair.
 


*Elle ? Mais de qui elle parle ?*

Soudain l'assurance d'Arkanius s'évapora, de toute évidence la jeune femme n'était pas folle et encore moins frêle et inoffensive, le garçon se sentait mal à l'aise, vulnérable. Il était seul dans la nuit alors qu'elle semblait avoir au moins une personne avec elle, une personne capable de transmettre ses paroles par la pensées qui plus est. Amaélis désigna une direction de son bras, l'invitant à avancer. Cette invitation ne plaisait pas spécialement à Arkanius mais il n'avais pas le choix en l’occurrence, il préféra suivre les consignes en attendant d'en savoir plus. Il dissimula ses craintes derrière un masque de mépris et d'ennui même s'il doutait qu'il puisse tromper qui que ce soit.

Ils marchèrent ainsi durant de longues minutes, peut être une heure, le temps semblait s'écouler de façon aléatoire et cela n'arrangeait en rien le malaise du jeune homme. La femme le suivait en bondissant légèrement, elle n'était plus la jeune fille indécise qu'il avait côtoyé plus tôt et cela l'inquiéta d'autant plus, qu'est-ce qui avait changé ? Qu'est-ce qui l'attendait au bout de la route ? L'orphelin avait bien essayé de trouver un moyen de s'enfuir mais, même s'il parvenait à semer la fille, rien ne lui disait qu'il arriverait à éviter la ou les complices. La voix qu'il avait entendu raisonnait de temps à autre dans sa tête, pour lui désigner le chemin mais aussi pour se rappeler à sa mémoire, comme si c'était nécessaire..

Le duo arriva finalement au pied d'un amas de rocher cerner de petits plants qui ne semblaient pas plus en forme qu'Arkanius. La route et l'inquiétude l'avaient trempé de sueur, son visage, bien que figé dans son masque d'ennui commençait à être douloureux à force de réprimer son envie d'exprimer physiquement sa crainte. La fille ne pouvait pas le voir, mais ses mains tremblaient dans ses poches, le fier marin avait tout juste l'air d'une jeune mousse apeuré en cet instant et ce qu'il découvrit sur le rocher ne le rassura pas du tout, au contraire.

Assise sur les rochers se tenait une énorme statue représentant un énorme lézard au corps constellé de pique et de ce qui semblaient être des écailles. Les lunes se reflétait étonnement sur la statue, comme si celle-ci n'était pas faites de pierre mais belle et bien d'écailles ou d'un métal brillant. De plus en plus mal à l’aise, Arkanius se retourna légèrement vers Amaélys qui afficha un léger sourire amusé et lui fit un signe de tête en direction de la statue. Lorsqu'il lui fit face à nouveau, deux yeux le fixait ce qui acheva de briser le calme du garçon qui recula d'un pas, ses sourcils se froncèrent et de nouvelles gouttes de sueurs apparurent sur son visage enfantin.

Ce... Ce n'est pas une statue ? Bégaya-t-il

Pour toute réponse , la statue déploya une paire d'ailes qu'il n’avait pas encore vue, la majesté de la créature le laissa sans voix. Il était pétrifié de terreur, en cet instant il était la statue.

° Enfin. °

La voix était forte, elle fit trembler une fois de plus le jeune homme qui recula encore d'un pas. Il jeta des regards frénétique autour de lui, cherchant une issue qui n'existait pas, la créature pouvait voler et sûrement le rattraper en un coup d'aile. Une main se posa sur son épaule, elle fit sursauté Arkanius qui se tourna de façon à avoir Amaélis et la créature dans son champs de vision.

Qu'est-ce que... Que me vou...voulez-vous ?.... demanda le jeune garçon, essayant tant bien que mal de reprendre du courage.
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Ven 10 Avr 2015 - 13:12 Répondre en citantRevenir en haut

L'esprit de la Neishaane était submergé par l'hilarité rauque en provenance de l'Airain. Amaélis ne pouvait dire cependant s'il s'agissait de mépris ou juste d'amusement. Devant l'air effrayé qu'arborait Arkanius en l'instant, elle se sentit obligée d'afficher un visage navré. Si cela n'avait tenu qu'à elle, elle aurait préféré faire les choses autrement, peut-être plus en douceur, mais Ithildin n'était pas du genre à faire preuve de retenue.

° Qu'il est mignon ! ° ronronna la Dragonne à la seule attention de son Âme Sœur, et Amaélis sentit les bords dangereux et acérés de sa voix. ° Surveille-le bien, ou je risque d'en faire mon goûter. °

La Neishaane sentit son corps se crisper et elle jeta un regard noir à l'Airain, qui siégeait comme une impératrice sur son trône de pierre, défiant sa Liée de se mettre en travers de son chemin. Rien ne serait facile, songea amèrement Amaélis. La Dragonne était si virulente quand il s'agissait de prouver qu'elle détestait le Màr Luimë... Flarmya savait quelle ruse elle ourdissait dans le sanctuaire dévasté de son cœur ! Comme toujours, l'Engloutie ne pouvait que redouter, incapable de déterminer où s'arrêtait et où commençait la folie de celle qui partageait pourtant son âme.

° Ce n'est pas drôle. °

Abandonnant là ses sombres réflexions, Amaélis se concentra à nouveau sur le jeune Humain. Il fallait le rassurer, et cela commençait certainement par des réponses honnêtes. Avec un soupir, elle tendit mollement le bras en direction de la Dragonne Airain.

Voici la voix qui t'a guidé jusqu'ici. Ithildin est une Dragonne, une Enfant de Flarmya, exactement comme les légendes le racontent.

À ces mots, Ithildin abandonna son poste, faisant crisser ses griffes contre la roche. Inclinant son cou damasquiné, elle approcha son visage saurien du jeune Doué, deux tourbillons orange et vert à la place des yeux.

° Un vrai Dragon. Qui crache du feu. Et qui a des griffes. Et des dents. °

Elle ouvrit la bouche pour exhiber lesdites dents, mais Amaélis avait à nouveau saisi Arkanius, l'éloignant de la créature – dont le rire résonnait comme un tremblement de terre, à la fois dans l'air et dans leurs esprits.

° Abrutie ! °
° Rends-moi mon jouet ! °


La Neishaane ignora les plaintes de son Âme Sœur et se plaça entre l'Humain et elle, obligeant la Dragonne à s'agiter et à relever la tête dans tous les sens pour avoir une meilleure vue. D'une voix calme, malgré ses mains tremblantes fermement posées sur les épaules d'Arkanius, Amaélis tenta tant bien que mal de réparer les erreurs de sa Liée.

Ne t'en fais pas, tout va bien. Son sens de l'humour est simplement... différent du nôtre. Éloignons-nous un peu ; ça te rassurerait ?

Avec un dernier regard incendiaire en direction de l'Airain – qui eut la décence de reprendre sa place d'origine – elle s'écarta un peu plus, invitant Arkanius à faire de même. La Neishaane se laissa tomber au sol, et prit un instant sa tête entre ses mains pour se concentrer. Ithildin pouvait aller à Kaziel ! Quand elle se redressa, un sourire contrit flottait sur ses lèvres.

Avant de te dire pourquoi on est là et ce qu'on attend de toi, je dois t'expliquer quelques choses.

° Et tu ferais bien d'écouter, sauf si tu veux qu'on joue au chat et à la souris. À la différence près qu'un chat ne crache pas de feu. Et qu'un chat ne vole pas, d'ailleurs. °

Ithildin ! Euh, désolée. Là d'où je viens, les Dragons arpentent encore le ciel et survivent grâce à la volonté de leur mère, la Déesse Flarmya. S'ils en sont encore capables, c'est grâce à nous, descendants des Valherus. On possède un Don, qui nous permet non seulement de communiquer avec eux, mais également de nous Lier à eux.


Elle marqua une pause pour reprendre sa respiration, prenant soudain conscience qu'elle soulevait de plus de questions qu'elle ne donnait de réponses.

Si Ithildin et moi sommes là, c'est parce que tu as toi aussi ce Don. Tu peux entendre Ithildin, et si tu peux l'entendre, ça veut dire que tu as le potentiel pour devenir un Chevalier Dragon.

Amaélis tenta un sourire, mais la peur d'être rejetée lui étreignait violemment l'estomac.



Arkanius Druzath
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MessagePosté le: Jeu 16 Avr 2015 - 18:06 Répondre en citantRevenir en haut

Dragon...Flarmya...Feu... Griffes...

Arkanius était désorienté et seuls quelques mots parvenaient à son esprit. Malgré la fraîcheur de la soirée, il sentait des bouffées de chaleur montées en lui, était-ce le stress qui provoquait cela ou simplement la présence de l'énorme créature ? Impossible à dire, et de toute façon le jeune homme était bien trop perdu pour pouvoir réfléchir. Il chercha du regard quelque chose , n'importe quoi qui aurait put le rassurer mais le « dragon », ce terme sonnait étrangement pour lui, cachait une bonne partie du paysage et la peau pâle de sa maîtresse lui rappelait plus un spectre qu'un éventuel réconfort. D'ailleurs elle lui parlait a priori, à en juger par les mouvements de ses lèvres mais encore une fois, les mots ne semblaient pas atteindre son esprit, ou alors difficilement.

Fais pas... Bien... Humour...Nous... Rassurerait...

Ce dernier mot raisonna plus fortement que les autres et instinctivement le garçon hocha la tête de façon frénétique sans qu'il ne puisse contrôler son geste. Le spectre l'invita à la suivre d'un geste ce qu'il fit avec soulagement. Quelques mètres plus loin la jeune femme se laissa tomber au sol et se prit la tête entre les mains.

*Que ?*

Alors même que le fait de mettre de la distance entre lui et le dragon commençait à calmer Arkanius, la vision de la jeune fille qui se laissait aller ainsi le fit douter. Elle semblait si assurée dans ses paroles que l'orphelin avait commencé à la croire mais le sentiment de malaise qui l'étreignait plus tôt refaisait surface. Finalement elle se releva, un sourire aux lèvres. Ses premiers mots furent inaudible mais la fin de sa phrase l'intéressa.

…. je dois t'expliquer quelques choses.

*Il est temps !*

Le doute faisait place à la rage et l'agacement, un dragon, une fillette blanche, de belles paroles mais pas de réponses.

° Et tu ferais bien d'écouter, sauf si tu veux qu'on joue au chat et à la souris. À la différence près qu'un chat ne crache pas de feu. Et qu'un chat ne vole pas, d'ailleurs. °

Ithildin ! Euh, désolée. Là d'où je viens, les Dragons arpentent encore le ciel et survivent grâce à la volonté de leur mère, la Déesse Flarmya. S'ils en sont encore capables, c'est grâce à nous, descendants des Valherus. On possède un Don, qui nous permet non seulement de communiquer avec eux, mais également de nous Lier à eux.

Une forme d'amusement commença a s'emparer de l'ancien marin, les deux semblaient tout droit sorties d'une de ces représentations de marionnettes comique que l'ont pouvait croiser dans certaines citées. Peut-être était-il en train de rêver après une soirée trop arrosée ? Finalement c'était une possibilité et cela expliquerait tellement de choses.

Si Ithildin et moi sommes là, c'est parce que tu as toi aussi ce Don. Tu peux entendre Ithildin, et si tu peux l'entendre, ça veut dire que tu as le potentiel pour devenir un Chevalier Dragon.

Le spectre le sorti de ses rêveries avec ses nouvelles paroles, elles lui semblaient encore une fois dénuées de sens mais la fin de sa phrase éveilla une fois de plus sa curiosité.

*Un Chevalier Dragon ? Ça sonne bien ma foi..*

Arkanius inspira profondément tout en fermant les yeux, avant toute chose il avait besoin de se calmer. Il laissa la fraîche brise apaiser ses traits tirés et fatigués. Son esprit commença enfin à se calmer et les choses, même si elle ne devenaient pas claires pour autant, commençaient à prendre un peu de sens à ses yeux. Néanmoins, le temps des questions était terminé, il fallait à présent que des réponses arrivent.

Je...Je ne.... Je, bégaya-t-il, de toute évidence son esprit était résolu mais son corps était, lui, toujours paralysé par la découverte de l'énorme reptile ailé. Il inspira de nouveau une grande bouffée d'air frais puis reprit. Je ne comprends pas tout. Vous me parlez de Don, de Flarmya, de Valherus, de se Lier au dragon ? Sur ces derniers mots, l'intonation se fit plus hésitante comme si la notion même de se lier avec une telle créature semblait impossible et faisait naître dans l'esprit du garçon des images totalement déplacées.

Je pensais que les Dragons faisaient parties des légendes, est-ce vrai.... Il se sentit soudain bête avant même de poser ses questions.

Il baissa légèrement la tête, ne sachant s'il devait continuer. Remarquant son malaise, la jeune femme afficha un sourire compréhensif et l'invita d'un signe de tête à continuer. Nullement rassuré mais désireux d'obtenir des réponses, Arkanius recommença sa phrase en essayant d'être aussi assuré qu'il le pouvait.

Est-ce vrai qu'ils volent ? Qu'ils crachent du feu ? Et.... Non, cette fois-ci c'était vraiment trop stupide... Il ne pouvait pas poser une question aussi bête. Un nouveau regard vers le spectre l'incita pourtant à continuer. Et qu'ils mangent les enfants ?... Ses joues rougirent instantanément alors même ces mots sortaient de sa bouche.

Légèrement honteux, le garçon hésita à poursuivre.

*Oh et puis au point où j'en suis... ça se trouve c'est qu'un rêve après tout...*

Vous parlez de Chevalier Dragon, qu'est-ce que c'est ? Je suis navré de toutes ces questions.. dit-il dans un murmure.
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Ven 17 Avr 2015 - 12:39 Répondre en citantRevenir en haut

Les bégaiements et la gêne palpable d'Arkanius firent sourire gentiment Amaélis, qui pouvait bien comprendre l'incongruité de ce qu'elle venait de raconter. Elle-même, il y avait quelques années, avait ressenti une certaine hésitation envers Darweel – mais la vue de l'Empereur Noir Ragnarök avait suffi à balayer la plus infime parcelle de doute. Les prunelles sanglantes du Dragon ne lui avaient alors pas laissée d'alternative. Elle inclina légèrement la tête, et, tout en triturant le tissu de sa cape, elle reprit, plus lentement :

En fait, c'est plutôt simple. Les Dragons étaient sur le point de tous mourir, alors, pour leur venir en aide, la Déesse Flarmya a pris une décision. Pour que ces créatures ne disparaissent pas, elles doivent se Lier avec des personnes, comme toi et moi, qui ont le Don. Ceux qui peuvent entendre les pensées des Dragons, donc. Tu sais, cette sensation d'être vide et de n'avoir nulle part où aller ? Comme s'il n'y avait aucun endroit ici que tu pourrais appeler « maison » ?

D'un mouvement de tête, elle désigna la Dragonne, qui observait attentivement les deux jeunes gens.

C'est parce que ton âme n'est pas vraiment complète. Il lui manque quelque chose pour être entière. Viendra le jour où tu rencontreras un être, un Dragon, qui comblera ce vide, et tout cela te semblera naturel, comme si ta vie n'avait jamais eu de sens avant. J'aimerais te l'expliquer plus clairement, mais c'est difficile...

La Neishaane ponctua sa phrase d'un rire embarrassé. Le processus de l'Empreinte, le Lien, tout cela était tellement normal, maintenant. Elle peinait à se souvenir des années sans Ithildin, celles-ci étaient désormais dénuées de sens ou de logique.

° Ah, pitié ! Mes dents vont pourrir si tu continues de me gaver avec ton amour, bipède. °

D'une seule phrase, l'Airain balaya les velléités sentimentales de son Âme Sœur. Avec un soupir, Amaélis reporta son attention sur Arkanius – lequel continuait de se débattre avec ses questions, les joues teintées d'un rouge qui passa inaperçu dans l'obscurité. Cette fois-ci, Ithildin se chargea de répondre ; elle était la Dragonne en question, après tout ! Couvant d'un regard plus calme et moins effrayant qu'auparavant le jeune Humain, elle posa la tête sur ses pattes.

° Est-ce que j'ai l'air d'une légende, selon toi ? Je ne sais pas pourquoi notre existence est maintenue secrète, mais c'est ainsi. Si j'ai des ailes, c'est pour voler, oui. Je peux aussi cracher du feu – pas de démonstration, cependant, je ne tiens pas à réduire la côte en cendres. °

À la dernière question, Ithildin ne put s'empêcher de découvrir ses dents luisantes en un simulacre de sourire.

° Seulement s'ils ne sont pas sages. Es-tu sage ? °

Amaélis leva les yeux au ciel. Par tous les Dieux et tout ce qui était sacré en ce monde, était-elle réellement obligée d'en faire autant ? Le pauvre Arkanius allait finir par se sentir mal. Encore une fois, la Maîtresse Neutre se sentit obligée de le rassurer :

Elle plaisante. Je t'avais dit que son sens de l'humour était spécial.

Elle espérait de tout son cœur que le futur Aspirant avait l'estomac bien accroché, car avoir une Dragonne telle qu'Ithildin en guise de professeur ne serait pas de tout repos. Sans trop savoir pourquoi, la Neishaane avait l'intuition qu'un nouvel équilibre allait être créé, et que la relation qu'elle entretenait avec la Dragonne allait changer. Mais avant tout cela, elle avait des réponses à apporter au jeune homme qui lui faisait face. Il restait encore tant de choses à dire, tant de choses à expliquer ! Le simple fait d'y penser lui faisait tourner la tête.

Oh, tu n'as pas à être désolé ! C'est normal de poser des questions. Un Chevalier Dragon, c'est le nom qu'on donne à ceux qui se sont Liés avec un Dragon. Avant de devenir Chevalier, tu seras un Aspirant, et tu auras tout un tas de choses à apprendre, sur les Dragons, mais aussi sur notre vie et notre petit monde.

Amaélis observa longuement Arkanius, pour s'assurer que les mots pénétraient bien sous son crâne. Soudain, son regard s'éclaira :

J'y pense, tu as l'air de bien t'y connaître en légendes ! Tu as déjà entendu celle sur Tol Orëa ?

La Neishaane sentait l'excitation et l'agitation grandir en elle, tandis qu'Ithildin surplombait toujours la scène, ses écailles envoyant de temps en temps des reflets étincelants. Quel meilleur moment pour révéler des mystères que la nuit, sous la lueur blafarde des Lunes, avec pour seuls compagnons le sifflement du vent entre les roches nues et le bruit lointain des vagues qui se brisaient contre les falaises ?



Arkanius Druzath
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MessagePosté le: Ven 24 Avr 2015 - 16:51 Répondre en citantRevenir en haut

En fait, c'est plutôt simple. Les Dragons étaient sur le point de tous mourir, alors, pour leur venir en aide, la Déesse Flarmya a pris une décision. Pour que ces créatures ne disparaissent pas, elles doivent se Lier avec des personnes, comme toi et moi, qui ont le Don. Ceux qui peuvent entendre les pensées des Dragons, donc. Tu sais, cette sensation d'être vide et de n'avoir nulle part où aller ? Comme s'il n'y avait aucun endroit ici que tu pourrais appeler « maison » ?

Alors même qu'il allait répondre par la négative sans réfléchir, Arkanius s'arrêta net, réfléchissant à cette dernière question. Il avait eu sa maison, sa famille, ses amis... Mais pouvait-il affirmer avoir été chez lui à cette époque ? Ses parents l'avaient toujours aimé, ce n'était pas le soucis, ils avaient été présents autant que faire se peut. L'orphelin voulait répondre à Amaélis mais les souvenirs de son enfance remontaient cruellement, en cet instant, cette remarque de sa vis-à-vis de ce vide intérieur lui permettait de mieux comprendre quelques instants de sa vie.

Il fut sorti de ses rêveries lorsqu'il remarqua que la fille à l'aspect spectrale désignait son dragon d'un signe sans spécialement attendre de réponse de la part du garçon.

C'est parce que ton âme n'est pas vraiment complète. Il lui manque quelque chose pour être entière. Viendra le jour où tu rencontreras un être, un Dragon, qui comblera ce vide, et tout cela te semblera naturel, comme si ta vie n'avait jamais eu de sens avant. J'aimerais te l'expliquer plus clairement, mais c'est difficile...

*Mon âme n'est pas complète ? Que... Cette conversation n'a aucun sens.... Et pourtant la bête existe...*


Un petit rire embrassé sorti Arakanius de ses pensées une fois de plus. Elle poursuivi quelques instants son monologue, a priori elle essayait de s'excuser de la situation et de ses difficultés à éclaircir l'esprit embrumé de l'orphelin. Le garçon souffla lentement, il essaya une fois de plus de se calmer, le plus simple serait d'admettre tout ce qu'il venait d'apprendre mais c'était tellement.... étrange. Cette fois-ci, ce fut le dragon qui le sorti de ses pensées, la réalité de son existence s'imposait à Arkanius de manière encore plus irréfutable.

° Est-ce que j'ai l'air d'une légende, selon toi ? Je ne sais pas pourquoi notre existence est maintenue secrète, mais c'est ainsi. Si j'ai des ailes, c'est pour voler, oui. Je peux aussi cracher du feu – pas de démonstration, cependant, je ne tiens pas à réduire la côte en cendres......Seulement s'ils ne sont pas sages. Es-tu sage ?

L'intervention de la créature ne rassura pas spécialement Arkanius mais ne l'inquiéta pas non plus outre mesure. Au point où la situation en était, l'inquiétude du garçon ne pouvait plus augmenté. La conversation solitaire de la jeune fille se poursuivi avec l’explication de ce qu'était un chevalier-dragon. Même s'il était sincèrement intéressé, Arkanius avait du mal à écouter ce qu'elle disait, la fatigue commençait a prendre le dessus. Finalement, un mot attira son attention au sein du long monologue de la maîtresse du dragon.

*Tol-Oreä...*

Oui !
S'exclama-t-il dans un sursaut. Euh... Je veux dire... oui, j'ai entendu mon père en parler. Poursuiva-t-il. Mais je ne sais pas grand chose , simplement que ce mot apparaît dans certaines légendes très anciennes, mais comme mon père me le disais souvent, ce ne sont que des légendes.... comme les dragons... termina-t-il en lançant un regard apeuré à la créature dont les dents étaient toujours apparentes.
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Mer 13 Mai 2015 - 12:19 Répondre en citantRevenir en haut

Arkanius connaissait Tol Orëa ! La jeune Maîtresse Engloutie sentit son corps se détendre, et alors que ses épaules s'affaissaient, elle laissa échapper un léger rire soulagé. Une furtive lueur de malice traversa ses yeux. Les choses lui paraissaient soudain plus simples, comme si cet aveu était suffisant pour que le jeune homme accepte de quitter Vaendark. Il y avait de la naïveté chez Arkanius – autant que de la méfiance. Mais, piquetés dans l'aquarelle délavée de son regard comme d'infimes fils de moire, se révélaient de temps à autre les reflets d'une âme rêveuse. La Neishaane pouvait le sentir, et cela avec la même conviction qu'elle sentait le sol sous ses pieds et ses jambes.

Une légende, oui ! Et pourtant, je suis là – et Ithildin aussi, toute Dragonne qu'elle soit.

° Appelle-moi encore une fois"légende", petit, et j'écrirai ce mot dans ta chair, avec mes griffes. Tu en deviendras une toi-même, si tu tentes par la suite d'expliquer comment cela t'est arrivé. °


La menace pouvait bien être réelle, les iris de l'Airain ne montraient que le vert lumineux de la plaisanterie – et, bien souvent, Amaélis estimait préférable de ne pas se montrer trop curieuse. Certaines choses méritaient de rester des mystères. Elle balaya les paroles de son Âme Sœur d'un geste nonchalant de la main.

Nous venons de Tol Orëa. Cette île est le domaine des Ordres Draconiques, qui subsistent depuis des temps reculés grâce au Don, notre héritage. Là où le soleil se lève, à l'extrême Est du Rhaëg, les Dragons peuplent encore les cieux et nous – les Chevaliers-Dragons – volons avec eux.

Amaélis reprit son souffle, offrit son sourire le plus agréable à Arkanius et commença à se tordre les doigts. Elle allait parler des Kaerls, et son regard se posa l'espace d'un instant sur la Dragonne, qui la fixait désormais de ses immenses yeux aux allures d'orbes iridescentes. Une flamme de moquerie dansait au fond des deux astres clairs, et la Neishaane inspira profondément avant de se lancer :

Il existe actuellement trois Ordres Draconiques, regroupés autour de valeurs différentes. J'appartiens à l'Ordre Draconique Neutre, et c'est celui que tu rejoindras si tu acceptes de nous suivre. Le choix n'est pas fait au hasard. Si Ithildin a senti ta présence, c'est que toi et moi sommes pareils et aspirons aux mêmes choses. Encore une fois, tout est une question d'héritage.

Les joues d'Amaélis se parèrent d'un rouge profond, le regard d'Ithildin qui pesait toujours sur elle était plus brûlant que jamais. C'était un mensonge. La Dragonne Airain, née sans passé et sans héritage autre que la haine, ne possédait pas les souvenirs des Dragons du Màr Luimë et était donc incapable de comprendre l'étrange résonance des âmes. Grâce à son Lien avec la Maîtresse Neutre, cependant, elle pouvait vaguement percevoir certaines affinités. Le choix n'était donc pas tout à fait le résultat du hasard, mais il n'était pas non plus totalement inné.

Afin de dissiper son malaise, Amaélis se redressa. Elle rajusta vivement sa cape et s'approcha du jeune homme, brisant dans son sillage toute notion d'espace personnel. Ses yeux lisses comme un ciel d'hiver trouvèrent ceux d'Arkanius et cette fois-ci, ce fut presque un chuchotement qui quitta ses lèvres.

Si tu veux mieux comprendre, je peux te montrer ce qui t'attend de l'autre côté des mers.

Et les dominant toujours, la silhouette massive de la Dragonne s'agita imperceptiblement, tressaillante d'excitation.



Arkanius Druzath
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MessagePosté le: Mer 5 Aoû 2015 - 15:32 Répondre en citantRevenir en haut

Si tu veux mieux comprendre, je peux te montrer ce qui t'attend de l'autre côté des mers. 

Une vague de malaise envahis le jeune homme qui commençait à avoir du mal à respirer. Étais-ce la soudaine proximité physique avec Amaélis ? Ou l'imposante présence de la dragonne ? Ou encore le fait que la beauté de son interlocutrice lui sautait enfin aux yeux ? Le pauvre orphelin ne savait le dire mais il resta bouche bée quelques instants, ne sachant trop que répondre. Il détacha lentement son regard de celui de la maîtresse du dragon, levant la tête pour observer les étoiles qui les dominaient.

Elles étaient si nombreuses, certaines étaient plus grosses ou plus brillantes mais toutes étaient visibles et toutes participaient à leur manière à la beauté de la voûte céleste. C'était une pensée simple mais elle percuta Arkanius comme un coup de poing en pleine figure. Les révélations de la fille à l'aspect spectrale lui semblèrent soudain bien moins pesantes qu'elles ne l’étaient il y a peine quelques minutes. L'ancien marin inspira longuement et replongea dans le regard de la jeune femme qui n'avait pas bougé, attendant patiemment.

D'accord...

Une expression mêlant surprise et soulagement s'installa sur le visage pâle de la maîtresse dragonne. Arkanius se rendit compte que son assurance n'était peut-être qu'une façade cachant une personne plus sensible et pas forcément aussi sûr d'elle que ne pourrait le laisser penser son statut. Cette pensée le rassura d'autant plus, il se retrouvait un peu dans cette inconnue. Il cachait sa timidité et ses hésitations derrière un masque de moquerie et d'ironie quand elle affichait un air serein en toute circonstance. Deux techniques pour un même résultat. Un large sourire s'étala alors sur son visage enfantin.

Si vous m'acceptez, je serais ravi de vous suivre et d'apprendre, dit-il avec franchise.

Se détournant lentement d'Amaélis, il s'approcha lentement de la dragonne, laissant par la même occasion fondre son sourire pour afficher un visage plus sombre et sérieux. Il poussa même le cérémoniel jusqu'à posé un genou au sol en baissant la tête.

Je sais que je ne ressemble certainement pas à l'idée que vous vous faisiez de moi mais si vous le voulez bien, ce serait un honneur de vous accompagner.
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MessagePosté le: Mer 5 Aoû 2015 - 21:10 Répondre en citantRevenir en haut

La soudaine acceptation d'Arkanius prit la Neishaane de court. Si elle s'était attendue à ça ! Ses yeux s'écarquillèrent, et elle tenta de cacher sa stupéfaction derrière un sourire satisfait – comme si elle n'avait jamais envisagé l'éventualité d'une réponse négative, comme si l'accord du jeune Humain ne lui faisait pas le moins du monde plaisir. Il lui rendit son sourire avec une telle franchise cependant, qu'Amaélis sentit ses propres lèvres s'étirer un peu plus, dévoilant son diastème. Elle n'était pas friande de relations, mais avait développé une certaine aisance pour le mimétisme qui s'était révélée à de multiples reprises très utile. Reculant de quelques pas, elle joignit ses mains derrière son dos et pencha la tête en direction de l'Airain, laquelle cligna lentement des paupières. Amaélis reporta son attention sur Arkanius et s'exprima d'une voix claire, quoique légèrement tremblante.

Bien sûr ! C'est pour ça qu'on est venues !

Alors qu'elle finissait sa phrase, le jeune Humain se détourna d'elle et fit quelques pas en direction de la Dragonne. La Neishaane le regarda faire avec appréhension, son regard voletant d'Arkanius à Ithildin à la manière d'un papillon paniqué. La Dragonne ne bougea pas, suivant simplement sa progression de ses yeux grands yeux irisés. Il mit un genou à terre, baissa humblement la tête, et Amaélis sentit clairement l'explosion de fierté dans le cœur de l'Airain. Ithildin se redressa, le regard flamboyant, et étendit ses ailes avant de s'incliner à son tour. La jeune femme resta bouche bée devant l'attitude de sa Liée. Par Flarmya, quel mystère que cette Dragonne !

° Un honneur que tu fais bien de ne pas refuser, petit. Il est très dangereux de mécontenter une créature telle que moi. °

Évidemment, Ithildin ne pouvait pas être complètement agréable. Elle avait sa réputation, et il était hors de question qu'Arkanius s'amuse à penser qu'elle pourrait devenir son amie.

° Il me plaît. ° ajouta-t-elle quand même, à la seule attention d'Amaélis.
° Tant mieux. J'ose pas imaginer ce que ça aurait été si en plus tu l'aimais pas. °
° Une douce et longue agonie. °


La Maîtresse Neutre contempla son Âme Sœur d'un air désabusé tandis qu'elle descendait de son piédestal, victorieuse. En toute franchise, Amaélis n'avait pas la moindre idée du comportement que la Dragonne adopterait vis-à-vis de leur Aspirant – et elle n'était pas tout à fait sûre d'être impatiente de le découvrir. Même si elle ne souhaitait pas que le pauvre Arkanius devînt un pion sur l'échiquier de la lutte entre elle et sa Liée, la Neishaane n'était pas assez stupide pour se voiler la face. Nul doute qu'il se retrouverait au centre de nombreuses disputes.

° Tu me mésestimes, ma Liée. °

Amaélis ne se laissa pas décontenancer par la fausse vexation de l'Airain, et, malgré ses pensées troubles, parvint à garder une composition sereine.

Nous pouvons partir, maintenant. Puis, elle s'empressa d'ajouter, les joues légèrement rosies : C'est pas pour te presser, hein ! Ne le prends pas mal, mais on t'a suivies quand tu étais sur le bateau, alors on sait que tu n'as rien à faire avant de t'en aller.

° Rien qui puisse surpasser un Dragon, en tous cas. °


Le ton enjoué de l'Airain arracha un sourire à Amaélis. Serrant un peu l'encolure de sa cape, elle semblait hésitante quant à la suite. Ithildin s'abaissa, invitant d'un geste les deux bipèdes à grimper. La jeune Maîtresse aida du mieux qu'elle put Arkanius à s'installer correctement – lui montrant à quels pics saillants il valait mieux s'accrocher et comment il devait se tenir – puis elle monta derrière lui. Ithildin ricana, car elle savait que la Neishaane, en dépit de son acharnement puéril à nier en bloc, avait fait tout cela pour éviter que l'Humain ne s'accroche à elle durant le vol. L'Airain commença par marcher tranquillement, comme pour mettre Arkanius en confiance, mais Amaélis, ayant fini par remarquer qu'elle se dirigeait vers le bruit des vagues, se mit à protester vivement – en vain. La Neishaane dut se résigner à prévenir leur passager.

N'aie pas peur. Je suis derrière, je te tiendrai si jamais tu perds un peu l'équilibre.

Arrivée au bord de la falaise, un tressaillement parcourut les muscles de la Dragonne. Elle força sur ses postérieurs et s'élança à l'assaut du ciel – au grand soulagement d'Amaélis, qui avait craint la chute libre. Quelques secondes à peine de vol, et Ithildin s'engouffra dans l'Interstice.


Félicitations, tu as officiellement été adopté ! Après l'Interstice, on arrive directement au Kaerl. Comme c'est la nuit et que tu peux pas aller te présenter tout de suite (parce que les vieux dorment), je prépare un petit RP en attendant qui fera office de lien et de visite ^^. N'hésite pas à me dire si quelque chose ne te convient pas/si tu as un souhait particulier/si tu as une question/si tu t'ennuies !



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