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 [RP] J'ai encore rêvé d'ailes. Sujet suivant
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Aby Myr Torgan
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MessagePosté le: Lun 20 Oct 2014 - 09:27 Répondre en citantRevenir en haut


Ne restez pas planté là, Torgan.


Le froid. Le froid transit un homme, même immense, et adoucis les réflexes. Il gèle la concentration, attise le sommeil et engourdis les muscles. Le froid est un ennemi et, à cet instant, Aby avait froid. Drapé dans une longue cape d’une couleur indescriptiblement pourpre, le Torgan avançait comme il pouvait dans un blizzard qui l’empêchait de voir à plus de trois pieds de lui. Les sensations étaient brouillée et il le savait, marchant comme il le pouvait dans la neige qui lui arrivait jusqu’aux mollets. Il ne pouvait se diriger dans cette tempête, ne voyant ni le ciel ni le sol, et dont le bruit assourdissant des vents l’empêchait même de réfléchir. Perdu dans l’immensité, Aby marchait. Contre le vent, contre la neige, contre les éléments en sommes, le Torgan se dressait comme un guerrier pour affronter la nature elle-même. La nature qu’il avait appris à aimer comme à redouter. Mais il savait que bientôt il ne serait plus capable d’affronter pareilles bourrasques sans tomber. Il savait qu’il avait besoin d’un refuge, un refuge qui lui conférerait un moyen de se ressourcer près d’un point chaud.

C’est alors que le blizzard se fendit en deux, comme s’il souriait face au destin du Torhil pénétré par le froid. Devant l’homme se dressait une forêt sombre aux arbres morts et à la végétation quasi inexistante. De là, sur une colline, se trouvait un immense château aux allures inquiétante. La bastille semblait plus déserte qu’à son tour, ne montrant aucun gardes en vue quelques soit la tour sur laquelle le Torgan jetait son regard. Il décida d’avancer, de voir ce qu’il en retournait, guidé par un mélange de curiosité et de crainte. Mais la crainte étrange qu’il ressentait ne provenait pas du château. Il avait peur, une peur viscérale qui lui tordait les boyaux à l’idée d’être rattrapé. Rattrapé par quoi ? Par qui ? Il n’en avait cure, il savait uniquement qu’il devait trouver refuge au sein de la colossale demeure et cela au plus vite. Alors il se mit à courir, sans s’arrêter, évitant les troncs creux et les pierres teintées par des ombres monstrueuses qu’aucun soleil n’aurait su produire. Il courrait, l’arme désormais au poing, vers un avenir incertain. Il courrait pour sa vie, pour sa survie même. Il courrait à en perdre haleine, jusqu’à ce que son sang se change en lave dans ses veine et lui brûle les muscles et le cœur. Jusqu’à ce que son souffle en soit se mette à lui râper la gorge à chaque inspiration. Puis enfin, il fut devant l’immense bâtisse.

Le pont-levis était levé. On l’attendait. Il courut à l’intérieur, l’esprit brouillé par l’effort, l’inquiétude et l’urgence il clama aussi fort qu’il l’eut pu : « REMONTEZ LE PONT-LEVIS ! » Et, obéis tel un seigneur par des dizaines de gardes qu’il n’avait pas été capable de voir précédemment, le pont-levis fut levé. Le calme regnait, ce calme inhérent à une franche bataille. Un calme teinté de bruits de lames, de bruits de pas, de souffles divers, de courses. Une odeur de guerre fleurait au sein de la cour. Une odeur qui fit sourire le Torgan alors qu’il approchait d’un homme à la corpulence moyenne. Celui-ci, emmitouflé dans une cape de fourrure qui lui cachait le cou et semblait avaler une partie de ses oreilles, semblait distribuer des armes à chaque soldats et gardes qui passaient devant lui. Aby tendit la main avec solennité, le buste forcé à tenir droit à cause de sa cote de maille. « Mon arme, laquais. » Celui-ci baissa les yeux, partant dans une cabane non loin de là avec empressement et silence puis, dans un fracas métallique, resurgit d’une autre cabane avec à la main une masse d’arme digne des plus virulents guerriers.

Le manche de l’arme faisait facilement la taille du bras du Torhil lorsqu’il le dressait au-dessus de sa tête, terminant par une pointe de métal sombre aux reflets surnaturels. Le sommet de la pièce était une énorme boule plus grosse que la tête de son propriétaire, ornée d’un nombre incroyable de piques de toutes tailles. Aby se sentit soudain rassuré par le contact du bois et du métal dans son immense main, observant l’agitation autour de lui avec une fébrilité sans pareil. Il pivota vers le serviteur qui lui avait parlé, le seul dont il pouvait voir le visage à dire vrai, et lui dit d’une voix clair et grave : « Allez la chercher, la bataille est proche. » Ce sur quoi, le larbin esquissa un mouvement de tête avant de se mettre à courir tel un gobelin vers les tréfonds du château en émettant nombres de « Dame ! Dame ! ». Le Torgan se tourna lentement vers le pont levis, au moment ou un brouhaha incomparable sonna vers l’Est. Là d’où il venait. Puis un tonnerre de rugissements, hurlements et bruits de féraille qui se heurte sonna. « Ils arrivent… A VOS POSTES !»
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MessagePosté le: Lun 20 Oct 2014 - 09:27 Revenir en haut

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Stalia Hellébore
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MessagePosté le: Lun 20 Oct 2014 - 11:38 Répondre en citantRevenir en haut

Stalia se réveilla en sursaut, il était là ! Il était là ! Le Torgan était chez elle. Aussitôt elle jaillit du lit, magnifiquement habillée d’une robe pourpre autant adaptée pour la guerre que pour séduire le beau torhil. Elle sortit d’un replis de sa jupe un arc noir fait avec des os de neishaans et avec une corde en cheveux d’elfe. De sa table de nuit, elle sortit un énorme carquois de flèches faites d’une pointe en onyx et au corps fait d’os humains. Puis elle vit un serviteur se diriger vers elle, il était beau et apetissant. L’ondine le saisit et bu tout le sang qu’il contenait.
Une fois cela fait, elle partit rejoindre ses laquais dans la cour et vit enfin celui qu’elle attendait. Torgan, tout en muscle et en virilité. Elle s’approcha d’un pas calculé, puis tourna autour de lui pour l’examiner sous toutes les coutures possibles. Qu’il était beau ! Un merveilleux spécimen, ensemble ils pourraient avoir des enfants magnifiques.

- Toi et moi ! Toi et moi allons repousser les morts marchants qui attaquent ma magnifique demeure. Nous les vaincrons, soit en certain puis une fois cela fait, je t’emmènerais dans ma chambre et tu me monteras ta vrai force.

Puis, l’ondine se détourna, elle saisit son arc et monta sur un des remparts. Il y avait une gigantesque marée qui arrivait. Décomposés et puants. Stalia eu envie de vomir, ce qu’elle fit. Ses humeurs se transformèrent en une langue de feu qui brûla les premiers rangs de l’armée des morts. Puis elle demanda à ses archers de faire feu. Tous envoyèrent des flèches, fauchant ces rebuts de l’humanité. C’était un bon début, elle redescendit dans la cour car une dame de son rang ne se battait pas sans un publique digne de son rang pour la regarder. Or, dans la cour là où ça se battait aussi, comment étaient rentrés les zombies, nul ne le sait. Qu’importe, Stalia se jeta dans la mêlée et frappa de toutes ses forces un zombie avec une pelle. Elle rejoint rapidement le beau Torhil et tous les deux se bâtirent avec acharnement. Lui avec sa masse et elle avec sa pelle. L’arc avait disparue et Stalia ne le trouvait pas.

L’un des zombies, un peu plus fort que les autre brisa la garde de Stalia et s’approcha d’elle un peu trop prêt,
Elle roula dans la boue, salissant sa belle robe et rouant de coup de le mort vivant. Elle prit une grosse pierre et lui écrasa le visage, des flots de sang noir et gluant se répandit sur son visage et transformèrent sa belle robe rouge et bouffante en une robe moulante noire. Un autre zombie voulu lui faire la cour mais un garde s’interposa et donna un coup de pied à l’entre-jambe du mort vivant, faisant exploser sa tête. Partout dans la cour, les zombies tombaient comme des mouches, mais brusquement la situation changea, les gardes se faisaient tuer les uns après les autres, les forces du château reculaient. Les zombies n’explosaient plus, le brûlaient plus, la robe de Stalia l’empêchait de se mouvoir convenablement. Deux gardes sans visages la prirent pas les bras et la trainèrent dans la salle alors que les remparts déversaient des flots adversaires.

Il y eu un instant de flottement puis Stalia se retrouva vêtue d’une solide armure en cuir et d’une épée longue. Il n’était plus question de fous délire de son esprit, maintenant, il fallait se battre pour de vrai, défendre sa vie et son château. Des gardes fermèrent la porte de la salle où ils se trouvaient. Stalia sera la main sur la garde de son épée, se posta auprès du torhil et se tint prête.
Aby Myr Torgan
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MessagePosté le: Lun 20 Oct 2014 - 12:04 Répondre en citantRevenir en haut

Le Torhil se tenait face au Pont-Levis, sachant pertinemment que cela ne serait qu’un maigre rempart entre lui et le combat imminent. C’est alors que Dame Hellébore lui apparut dans une robe qu’il n’aurait su décrire, manquant de vocabulaire pour définir ce qu’il trouvait beau. Le jour décroissait lentement alors qu’elle lui adressait d’une voix forte, quoi que rendue légèrement suraiguë à cause de l’excitation sans doute. Le Torgan se frappa le cœur en redressant le visage, lui donnant des allures de statuts à l’honneur de sa si puissante Dynastie. « Je défendrais vos terres même si c’était la dernière chose que je devais faire. » Et avec honneur, il écarta ses jambes afin de mieux se camper sur ses appuis. Ils étaient proches, les morts qui marchent, ces immondices encore plus en dessous que les hommes. Il était prêt à les recevoir, resserrant sa poigne sur la masse d’arme devenue dorée.

Le pont-levis explosa dans un fracas intense alors que Aby avait perdu de vue dame Hellébore. La mâchoire plus serrée qu’à son tour, il s’élança dans la mêlé en dressant son arme au-dessus de sa tête. Comme un signal, les autres soldats et gardes firent de même. S’ensuivit une bataille intense, durant laquelle le Torhil écrabouillait bon nombre de morts avec un amusement certain. Les bruits des os qui craquent, le sang putride qui giclait alors : Toute l’atmosphère n’était plus qu’un immense champ de bataille. Bientôt rejoint par Stalia dans une tenue noire bien loin d’être pratique, le Torgan hurla sa rage et se fraya un chemin jusqu’à elle en moulinant des bras. « NOUS PERDONS DU TERRAIN ! PROTEGEZ LA DAME ! » Il savait qu’elle pouvait se défendre, mais il fallait redoubler de prudence face à un ennemi à ce point en surnombre. Trois morts ayant passés la garde d’Aby s’agrippèrent à lui et commencèrent à le mordre dans le but de le manger. Dans un rugissement improbable, le Torgan les arracha à sa chaire de ses grandes mains surpuissantes.

Saignant, blessé, Aby entendit les portes du Donjon s’ouvrir avec lenteur pendant qu’une dizaine de gardes s’affairait à pousser les lourds battants. « COMMENCEZ A REFERMER ! » Dit-il en se ruant vers l’entrée, faisant de la place pour que dame Hellébore puisse passer à son tour sans trop d’embûches. Son regard était comme fou, le combat s’annonçait perdu et il réfléchissait plus vite encore qu’auparavant afin de trouver une véritable tactique pour s’en sortir. Mais rien ne lui venait. Et alors qu’il passait la porte avec le dame, le souffle court et la barbe hirsute, il se surprit à ressentir la peur commencer à le submerger. La porte émit un son strident avant de se refermer sur eux, ne laissant passer qu’un nombre dérisoire d’ennemi dans sa lenteur. Les gardes eurent tôt fait de s’en débarrasser pendant qu’Aby tentait de recouvrer son calme. Il se tourna vers la dame alors qu’il arborait désormais une armure intégrale d’un métal usé mais qui laissait deviner Ô combien il avait été rutilant pendant les premiers instants. « Nous avons besoin d’aide, ou nous devront affronter un destin funeste. » Dit-il l’air grave derrière son heaume, qu’il retira à cause du manque de visibilité dont il souffrait avec.
Stalia Hellébore
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MessagePosté le: Lun 3 Nov 2014 - 11:38 Répondre en citantRevenir en haut

Stalia trancha la tête d’un des zombies. Les gardes fermèrent la porte de la pièce, offrant ainsi quelques minutes de répit à l’ondine, le torhil et leurs compagnons. La jeune femme regarda ses troupes souffler un peu. Ils n’étaient plus qu’une petite dizaine de combattants, dont l’un était blessé. Ce dit combattant n’était autre que le torhils. Il portait de belles traces de morsures sur le bras et perdait du sang. C’était inquiétant, pas la blessure en elle-même mais le fait que ce soit des zombies qui l’aient infligé, ce genre de monstres transportait malédictions et maladies comme un chien errant transportait des puces.
L’ondine attrapa le bras de son compagnon d’infortune et examina les plaies. C’était moche, il faudrait soigner cela sinon il risquerait de devenir l’un d’entre eux et un torhil zombie serait beaucoup plus difficile à affronter que ces rebuts puant, aussi elle en informa le géant.

Nous devons vous soigner, sinon cela risque de s’infecter et de vous tuer, vous ne voulez pas mourir mon tout beau ? J’espère que non car voyez-vous, moi je refuse de vous voir, vous, le plus beau des hommes de la région, le visage putréfié et traversé de la lance d’un de mes larbins.

Sur ces bonnes paroles, elle se détourna quelques instants et aboya des ordres aux gardes qui restaient. La porte devait être consolidée et les autres issues fouillées puis elles aussi sécurisées. Mais à peine eu-t-elle prononcée ces mots que quelques zombies sortir d’un passage secret pour se jeter sur le groupe. S’ensuit une nouvelle violente et brève bataille où deux gardes furent mortellement mordus et promptement décapité par la maitresse des lieux. On ne pouvait pas prendre le risque de les voir se relever pendant que les autres survivants se battaient. Le passage secret fut bouché d’une table en bois massive et lourde comme un bœuf. Le reste du mobilier subit un sort équivalent pour protéger les autres accès. Au final, quand la pièce sembla offrir un semblant de paix, la jeune ondine se permit de soufler, rengaina son épée et revint vers le
géant. Toujours aussi beau et fort :

J’ignore si cela suffira mais j’ai des herbes et des potions médicinales dans ma chambre. En haut du château. Si vous pensez en avoir la force, nous pouvons y aller et s’occuper de vos sinistres plaies. On trouve aussi un lit, je peux dire sans me tromper que vous aurez besoin de réconfort après cela. Ce même réconfort que seule une femme comme moi peut vous offrir. Enfin si vous en voulez ?

Sans même attendre la réponse du géant, elle se mit sur la pointe des pieds et déposa un furtif baisé sur ses lèvres. Puis, la jeune fille se recula pour voir la réaction de ce dernier et eu un sourire charmeur. Du coin de l’œil, elle voyait ses gardes, tous verts de jalousie et murmurant sur la chance du grand homme. L’ondine rit de bon cœur, alors même que la situation était pour moins sans espoirs. Tant pis pour les héritiers, au moins elle connaitrait cette douceur avant de connaitre la sensation de la mort par morsure.

L’ondine s’approcha du passage secret d’où les zombies étaient sortis. Cette bouche sombres et noire n’était en rien engageante mais pourtant, elle était probablement le seul salut possible pour le géant aux manières si délicates et pourtant violent quand la situation le demandait. Elle saisit une torche et s’engouffra dedans, l’épée au poing
Aby Myr Torgan
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MessagePosté le: Mer 5 Nov 2014 - 23:51 Répondre en citantRevenir en haut

Le souffle du Torhil s’accélérait à mesure que la blessure infligée par la horde le brulait. Il ne sentait pas le poison grimper en lui, s’insinuer jusqu’à ce que mort s’en suive. C’est en cela que le poison est le plus cruel. Il ne laisse pas toujours l’occasion de faire des adieux. Et hormis les trous béants dans sa chaire, le Torgan ne se sentait pas particulièrement mal. Ainsi il observa longuement les restes de son armée de garde avec un œil morne. De braves hommes étaient tombés aujourd’hui, des braves étaient encore debout. Mais bientôt tous seraient morts. Il n’y avait absolument aucune chance de survivre, simplement de quoi retarder l’échéance. Devant ce lourd constat, Aby se laissa aller contre un mur de pierre noire. L’esprit légèrement embrumé par son propre désarroi, il ne remarqua pas tout de suite la petite femme qui s’activait à le rejoindre avec un air inquiet. Lorsqu’elle parla, sa voix lui parvenait comme au travers une tonne de tissus étendus devant lui.

Nous devons vous soigner, sinon cela risque de s’infecter et de vous tuer, vous ne voulez pas mourir mon tout beau ? J’espère que non car voyez-vous, moi je refuse de vous voir, vous, le plus beau des hommes de la région, le visage putréfié et traversé de la lance d’un de mes larbins.

Puis elle se détourna pour aboyer nombre d’ordres autour d’elle. Son énergie, sa détermination, firent sourire le Torhil qui se passa une main las dans les cheveux. Ses plaies saignant abondamment, quelques perles de sang se mirent à courir sur sa peau. Mourir ? Ah ça il ne le voulait certes pas. Il était très bien vivant et escomptait le rester. Mais comment ? Comment pourrait-il survivre à ses blessures, survivre au nombre écrasant d’opposant, comment survivre lorsque notre ennemi est déjà mort ? Ce n’était plus la peur qui s’insinuait en lui, mais une profonde acceptation. D’autres morts réussirent à pénétrer l’enceinte du donjon par une porte dérobée et Aby resta de marbre à regarder les autres se battre inutilement. Puis quand tout se fut calmer, l’ondine le rejoignit à nouveau et lui dit de cette même voix chantante de détermination : J’ignore si cela suffira mais j’ai des herbes et des potions médicinales dans ma chambre. En haut du château. Si vous pensez en avoir la force, nous pouvons y aller et s’occuper de vos sinistres plaies. On trouve aussi un lit, je peux dire sans me tromper que vous aurez besoin de réconfort après cela. Ce même réconfort que seule une femme comme moi peut vous offrir. Enfin si vous en voulez ?

Puis elle déposa un baiser sur ses lèvres. Aby ne sut réagir. La guerre, ça il connaissait. Mais les femmes. Et ce que celle-là lui racontait n’était absolument pas clair dans sa tête. Il n’eut ni le temps de savourer ses lèvres, ni le loisir de lui répondre qu’elle s’engageait déjà dans le passage secret emprunté par les morts quelques instants plus tôt. Il se contenta donc de suivre sans mot dire, avec un sourcil relevé comme figé dans l’incompréhension la plus totale. Le dédale semblait mener à des escaliers en colimaçon, des escaliers qui n’en finissait pas de tourner autour du même pilier. Aby grimpait comme il pouvait, mais ses blessures et leurs saignement commençaient à légèrement le ralentir. Après quelques centaines de marches, il fut obligé de se tenir au mur pour continuer à progresser. Son propre souffle lui brulait la gorge et il n’était plus capable de penser tant son esprit était embrumé. Puis enfin ils débouchèrent sur une plus vaste pièce, qu’Aby n’eut guère le temps d’observer puisqu’il tomba inconscient sur la dernière marche, chutant lourdement sur le sol couvert de tapis.
Stalia Hellébore
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MessagePosté le: Mer 12 Nov 2014 - 20:23 Répondre en citantRevenir en haut

Quel sinistre poison que la morsure de ces cadavres marchands. Le géant peinait de plus en plus à marcher. Les marches succédant aux marches et l’obscurité oppressante se relevaient presque aussi redoutable que les monstres pour venir à bout du courage des gardes sans visages qui accompagnaient le duo. Un à un, ils s’arrêtaient « pour se reposer » et jamais on ne les revoyait. Simplement un gris déchirant indiquait le moment où ils se faisaient dévorer vif.

Stalia soutenait Aby comme elle le pouvait, mais l’homme lui rendait presque 50 kilos et il semblait utopiste au plus vil intellect que porter un torhil était à la porter d’une dame. Aussi, ils finirent par déboucher dans une salle de bal éclairée comme-ci une fête se préparait pour célébrer le trépas de tous ces gens et la malédiction qui se répandait dans le château. Presque immédiatement, l’homme chuta lourdement au sol et demeura sans connaissances. Le sang qui s’écoulait lentement de ses plaies prenait une couleur noirâtre et une odeur de chairs pourries en sortait.
Vous deux, allez dans mes appartements et prenez mon matériel de soin.

Les deux derniers gardes de l’escorte de Stalia s’enfuirent accomplir leur mission, laissant la jeune femme seule avec son invité. L’ondine déboutonna la chemise de l’homme et se défit d’une partie de son armure, afin d’être plus à l’aise pour manipuler ses produits et sauver la vie de celui qui serait son amant sous peu. La jeune fille en profita pour admirer la formidable musculature du géant et ne put que s’imaginer dans ses bras. Tellement de vigueur et de force, il serait dommage de laisser cela se perdre.

Stalia reposa un baiser sur les lèvres de son compagnon, elles étaient brûlantes, bien vite, il essayerait de les lui poser dans le cou et de lui arracher un morceau de peau au passage. Du moins, c’est ce qui arriverait si elle ne faisait rien. Des bruits de pas se firent entendre et le duo de garde revint en haletant comme si ils avaient courus la course de leurs vies- ce qui était fort probable.

- Donnez-moi cela et vérifiez les entrées. Au moindre signe de présence adverse, vous barricadez l’ouverture et vous préparez une issue de secours. Je vous donnerais une terre pour ne pas être mort, si on sort d’ici en vie.

La jeune ondine se penchant ( littéralement) sur le cas du torhil, il souffrait d’une grave infection et cela ne saurait être soigner sans un traitement de cheval. Aussi, Stalia ne lésina pas sur les doses de plantes médicinales. Broyant graines et pistils dans un petit mortier en granit. Elle obtint une poudre jaune dotée de puissants pouvoirs contre les infections et la pluparts des maux touchants les blessures, autres que les hémorragies qui en résultaient. Avec d’infinies précautions, elle mélangea son produit avec du miel et commença à en étaler sur les plaies.

Presque aussitôt, le torhil se cabra, cet onguent était redoutablement efficace mais était aussi redoutablement douloureux. Bien que ce soit presque suicidaire, Stalia saisit les muscles de son compagnon et chercha à l’immobiliser autant que possible. Heureusement pour lui, ce médicament était également rapide à agir. Soit il tuait sans pitié le patient, soit il était debout une heure plus tard et se mettait sur la face avec d’autres personnes. Le sang noir qui s’accumulait le long des plaies et l’odeur de mort disparurent petit à petit. Finalement, l’homme ne mourrait pas et pour fêter cela, elle l’embrassa encore.

Il lui faudra quelques minutes pour reprendre ses esprits, tenez-vous prêts à bouger et ne relâchez pas votre attention.
Aby Myr Torgan
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MessagePosté le: Mar 16 Déc 2014 - 06:25 Répondre en citantRevenir en haut

Les formes que vit alors le Torgan n’avaient nulles descriptions possibles. C’était comme voir le son, entendre les odeurs et toucher le gout. Il était là, dans cet environnement cauchemardesque et il sentait son propre corps de disloquer. La douleur était atroce, l’apaisement bien trop loin pour qu’il soit envisageable. Lentement il glissait vers les tréfonds. Des créatures fabuleuses l’entourèrent bientôt, toutes dents dehors, dansant autour de sa tête avec une joie mal considérée vue la situation qu’il traversait. Il ne put que se rouler sur lui-même en se tenant fermement le torse. Mais la vérité est qu’il aurait voulu s’envelopper tout entier tant il avait mal à tous les endroits de son corps. Il ne se souvenait plus de ce qu’il s’était passé avant ça. Etait-il mort ? Etait-il mourant ? Peut-être le monde était-il en train de s’écrouler ? Les créatures continuaient leurs danses macabres, prenant des allures de plus en plus colorées et de plus en plus vives. Mais jamais couleurs pareil n’avait été vue de par le monde, jamais créatures ne s’étaient parés d’un corps de ce genre. Cette vision terrifiante ne cessait de bouger, les sons ne cessaient d’être de plus en plus strident et c’est alors qu’il ouvrit les yeux.

Il était toujours allongé sur les dalles de la grande salle, avec Dame Hellébore penchée sur lui. Un vent frai lui indiquant qu’il était désormais torse nu sur le sol. Encore sous le choc de sa vision, il bougea dans le but de vérifier qu’il était bien maitre de son propre corps et une douleur fulgurante le prit alors. Un grognement sourd sortit d’entre ses dents serrées alors qu’il observait les bandages et les onguents dont il était recouvert. Il tourna lentement la tête vers Stalia afin de lui dire d’une voix faiblarde : « Je ne suis pas une laitue, cessez de m’assaisonné. »

N’attendant pas sa réponse et trouvant la force de se redresser, il réalisa enfin dans quelle situation ils se trouvaient. Il ne pouvait se permettre d’être faible à cet instant. Il aurait mal plus tard. Se redressant avec difficulté, mais motivé par l’envie de sauver leurs peaux, il attrapa sa chemise puis son armure et commença à enfiler le tout, debout et droit dans la salle sous le regard de la jeune femme et des deux gardes. « QU’ATTENDEZ-VOUS TIRE AU FLANC ? SURVEILLEZ LES VOIES DE SORTIE ! » Puis il se tourna vers la jeune femme avec un pincement au cœur. « Je vous remercie, mais je doute que nous nous en sortions de toute manière… » Il fallait être réaliste. Le seul endroit de tout le château qui n’était guère envahit par ces saletés de morts était ce donjon et il commençait déjà à accueillir son lit d’adversaire. A cette pensée d’ailleurs, il lui sembla entendre craquer la barricade d’en bas. « MOUVEMENT ! » Il attrapa son arme et entama de retourner en les plaçant en travers du chemin pour s’assurer au moins de ralentir les flots d’ennemis qui déboulaient. Puis il prit le chemin de nouveaux escaliers, conscient cependant qu’à force de monter ils seraient rapidement coincés.
Stalia Hellébore
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MessagePosté le: Ven 19 Déc 2014 - 09:35 Répondre en citantRevenir en haut

Si nous continuons à monter, nous allons finir bloqués mon tout beau. J’ignore comment nous allons nous en tirer et je dois dire que je commence à avoir peur.

Le quatuor marchait maintenant dans les escaliers sombres menant aux remparts du donjon. C’était assez ironique au final, que le dernier combat de sa misérable vie se déroule sur le dernier des remparts de son château. Aussi elle souriait en dépit de la peur qui saisissait son cœur et l’envahissait comme un vil poison se répandant dans les veines d’une pauvre victime. L’un des gardes trébuchât et tomba, son casque roula dans les escaliers, rebondissant à l’infinie et produisant du bruit à l’infinie ! Si les monstres n’avaient pas encore eu l’occasion de les repérer, cela ne saurait tarder grâce à cela.

- Bougre de maladroit ! Mais faites preuve de dextérité le dernier jour de votre vie, soyez au moins digne devant la mort et pas uniquement un enfant pleurnichard fuyant pour gagner quelques secondes dans un cauchemar.

Bien évidemment, elle avait produite sa tirade à voix basse et sifflante, comme si Stalia était un serpent. Ce qui était quasiment le cas, car vive et agile est la maitresse de ces lieux et venimeuse est sa morsure. Elle saisit le garde par les épaules et le remit debout sans le moindre ménagement. C’était d’ailleurs une bonne occasion de voir enfin à quoi ressemblaient les gens sensés la défendre, fort mal au demeurant, contre les dangers de ce bas monde. Mais en lieu et place d’un homme au visage banal et avec des cheveux. Il n’y avait qu’une tête sans traits. Juste un amas de chairs blanche sans personnalité. C’était effrayant.

- Bon continuons, avant que ces monstres ne nous tombent dessus. Sans casque, tu passes devant. Avec casque, tu te mets derrière nous et tu évites de te faire manger s’il-te-plait. Mon mignon, si la galanterie vous parle encore, je passerais après vous car c’est comme ça que l’ont fait dans les escaliers, les hommes d’abord.

Ils débouchèrent enfin sur les remparts salvateurs et lieux de leur prochaine mort. A l’est, le soleil commençait doucement à briser la noirceur de la nuit, d’un certain côté c’était rassurant que le jour viendrait. Stalia décida que si elle devait mourir, ce ne serait pas avant que la lumière touche une dernière fois sa délicate peau. Elle regarda ses compagnons et fit part de ses intentions :

- Mes amis, je crois que nous mourrons ici ce matin, mais je vous en conjure, ne mourrez pas avant que le soleil ne perce et ne touche nos visages, je ne veux pas qu’un de nous ne puisse voir ce spectacle une dernière fois avant de se jeter du haut des remparts pour ne pas finir comme ces puants et répugnant mangeur de chairs humaines.

Tous approuvèrent, le bruit lancinant des morts se fit de plus en plus présent, des grattements, le bruit des pas et l’abominable odeur de chairs en putréfaction frappèrent avec violence le nez combattant. Puis une tête à moitié intacte passa par la porte. Ce fut le signal pour déclencher les hostilités. Stalia s’empara de son arc et planta une flèche dans le crâne du zombie, puis une seconde dans le suivant puis une troisième dans celui d’après. Ses trois compagnons se jetèrent eux aussi dans le combat. Un combat perdu d’avance.
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