Playlist Tol Orëanéene Carte du Monde Index du Forum
Connexion •  Se connecter pour vérifier ses messages privés •  S’enregistrer
 
 [RP] Des souris avec ça? Sujet suivant
Sujet précédent
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
Auteur Message
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 19 Oct 2014 - 06:03 Répondre en citantRevenir en haut

.:: Fin Flarmyaku 918 ::.



Le Màr Luimë était véritablement un endroit fascinant. Partout où l'on marchait, le dôme laissait voir la faune et la flore des eaux, chose incroyable pour qui avait vécu hors du Kaerl. C'était donc dans cet environnement incroyable qu'Andaranielle vivait depuis quelques semaines. Elle ne s'était pas encore tout à fait habitué au manque de soleil qu'elle avait tant désiré dans sa jeunesse. Mais la jeune aspirante s'en accommodait sans rechigner, sachant que même si elle se plaignait, ça n'y changerait rien. Malgré cela, elle se plaisait au Màr, passant la majeure partie de son temps libre à dessiner et retravailler des croquis de dragons. Ces créatures hantaient son esprit depuis sa rencontre avec Belareth et c'était avec un soucis du détail maladif qu'elle les reproduisaient sur papier. Et ce fut avec agacement qu'elle réalisa, dans la matinée, qu'il lui manquait du matériel à dessin.

Durant des heures la fëalocë avait tenter de se renseigner pour savoir où elle pourrait acheter ce dont elle avait besoin. On l'informa que c'était certainement à Lòmëanor qu'elle trouverait son bonheur et une chevalière bleue accepta avec joie de l’emmener à la ville. Laissant un mot à l'intention de sa maîtresse, elle s'envola avec la chevalière hors du Kaerl.

.:: * ::.


Merci beaucoup!

Aucun problème, à plus tard.

La chevalière s'en alla avec sa liée après avoir convenue d'une heure de retour. Anda sourit et quitta le bois pour se retrouver face à une horrible foule. Elle fixa avec désespoir la masse mouvante de Lòmëanor et s'y enfonça avec résignation. Plus vite elle trouverait ce qu'elle voulait, plus vite elle repartirait. Sauf qu'il y avait vraiment trop de monde dans un espace si restreint, elle en paniquait. Son sens sur-développé l’alertait sans cesse, parfois par la faute d'un bruit fort ou par le bousculement désagréable des gens pressés. Dans tous les cas, elle étouffait sérieusement. Rapidement elle repéra une auberge et y entra sans réfléchir.

L'endroit était miteux et sale. L'odeur infect lui faisait monter les larmes aux yeux. Toussant, elle observa les murs où la peinture décollait par endroit. Une moue de dégoût se colla à son visage, jusqu'à ce que une grosse dame à l'air renfrogné s'approcha d'elle. Elle puait presque autant que l'endroit et se déplaçait avec un pas lourd. La dame la toisa du coin de l’œil avant de parler.

B'jour ma p'tite dame, z'avez qu'à vous asseoir où vous voulez, j'viendrais prendre vot' commande dans deux minutes, elle agita la main vers les tables, dont quelques seulement étaient occupé.

Oh! Non, je ne viens pas pour manger. Je voulais juste....

Chut! La grosse la coupa dans sa phrase, faites ce qu'on vous dit! Pas de temps à perdre avec une princesse qui chiale.

Puis elle disparue derrière un comptoir. Nielle n'y comprenant rien, alla s'installer à une des tables sous le regard des rares clients. La pauvre se sentait mal à l'aise et joua nerveusement avec ses doigts. L'aubergiste malcommode revint avec un bol remplit d'une mixture douteuse et posa brutalement le récipient devant la blonde.

Mais...je n'ai rien commandé...

Y'a que ça! Mangez que j'ai pas travaillé pour rien.

Mais..

MANGEZ!

Anda sursauta et pris une cuillerée de la soupe. Elle manqua de tout recracher tellement le goût était mauvais. Elle termina le bol en entier sous le regard insistant de l'aubergiste qui lui demanda paiement. Anda tapota ses hanches à la recherche de sa bourse et blêmit. Elle n'était pas là! Elle tourna frénétiquement la tête dans tous les sens, cherchant à voir si son argent n'était pas tombé sur le plancher.

Je crois que ma bourse est tombée dehors, je pourrais aller voir si elle est là.

Ah non! J'connais cette excuse! Tu m'auras pas comme ça blondinette, suis moi.

Quoi?, mais, AYEUH!

La grosse femme traîna la fëalocë derrière elle en lui serrant fortement le bras. La pauvre aspirante tenta de se libérée sans succès. Elles se stoppèrent devant une porte que l'aubergiste ouvrit avant d'y jeter Andaranielle. Elle dégringola les escaliers et tomba.

Tu vas me payer ton repas en chassant les souris qui traînent.

Et combien je dois en attraper pour partir?

Hum..j'en sais rien, une bonne vingtaine? Je reviendrai pour voir ton avancement.

Puis elle claqua la porte et s'en alla avec un rire désagréable. Anda jeta un regard sur toute la cave mal éclairée qui puait le renfermé. Deux, trois rongeurs couraient ici et là avant d'aller se cacher. *C'est bien ma chance...* Le grincement du bois au-dessus de sa tête l'averti que la grosse revenait. *Elle est peut être revenue sur sa décision...*

Voilà! Stalia peut arriver à ce moment pour venir chasser les souris avec Anda. Encore désolé pour l'attente >< Si il y a un problème tu me le dis ^^


Dernière édition par Andaranielle Ra'Imere le Jeu 30 Juil 2015 - 04:13; édité 1 fois
Publicité





MessagePosté le: Dim 19 Oct 2014 - 06:03 Revenir en haut

PublicitéSupprimer les publicités ?
Stalia Hellébore
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 20 Oct 2014 - 10:59 Répondre en citantRevenir en haut

Stalia passa au travers de la porte. Le torhil qu’elle avait bousculé ne l’avait pour ainsi dire pas loupé. La jeune fille s’essuya la bouche, un peu de sang coulait, puis regarda où elle se trouvait, une misérable auberge presque bonne à être démolit. Seuls quelques rares clients trainaient dans cette infâme fosse à purin. Peinture, murs, chaises, tables, tout absolument tout semblait puer le crottin.
Une tenancière au visage rouge et gras s’avança vers la svelte jeune fille et lui dit d’une voix éraillée :

- Va falloir rembourser ma p’tite dame ! Les portes ce n’est pas gratuit.

Stallia examina le bois à moitié pourris, il ne valait même pas l’effort de le démanteler tellement son état était lamentable. Hors de question qu’elle paye pour cela !

- Dites ça au mec qui m’a fait passer à travers la porte ! Je n’y suis pour absolument rien !

Comme pour confirmer ses dires, le torhil qui l’avait poussé, passa la tête par la fenêtre. La tenancière l’interpella :

- Monsieur, vous pouvez m’amenez cette jeune femme ? Elle a cassé ma porte, il faut qu’elle me rembourse.

- Quoi ? Non mais j’ai rien fait moi ! Lâche moi, lâche moi où je te retrouverais pour cramer ta famille, ton chien, ta maison et te faire un shampoings a la soupe vendue ici !

Rien à faire, le géant la souleva et l’emmena de force dans l’arrière salle. La tenancière regardait Stalia avec un sourire mauvais :

- 100 pièces d’or et je te laisse partir. Sinon, je te balance dans la cave et je ne te laisserais partir que si tu me rapporte 50 souris. C’est toi qui vois.

- Va pour les souris, ça fera au moins un truc de comestible ici !

La matrone ouvrit une trappe et le torhil jeta l’ondine dedans, elle dévala les escaliers et se retrouva dans le noir quasi-total. Une fois en bas, elle ne bougea pas durant quelques secondes, le temps que ses yeux s’adaptent à l’obscurité ambiante. Il y avait des tonneaux, des caisses, de la paille et… quelqu’un d’autre dans la pièce. Stalia ne distinguait pas grand-chose sinon qu’elle était plus petite qu’elle et que c’était une fille.

- Ah ! vous avez cassez une porte aussi ? Bah, ce n’est pas important, juste je crois que nous somme mal barré ! Chasser des souris alors qu’on ne les voit pas ça va être dur.

Stalia se détourna quelques instants, le temps de remonter les escaliers et de toquer à la porte de la cave. Les bruits de pas de la matrone se firent entendre et la trappe s’ouvrit :

- Z’avez changé d’avis ?

- Nan, me faut une lampe !

La matrone saisit un truc sur le comptoir et lui tendit une vielle lampe à huile complètement rouillée puis lui referma la porte au nez. L’ondine redescendit les marches et tacha d’allumer cette antiquité :

- Ce n’est pas croyable ! Absolument tout est-il dans un état aussi lamentable ici ? Regardez-moi cette merde, même une vielle grand-mère du kaerl neutre serait plus utile !

Stalia s’escrima encore quelques secondes, complètement sourde aux éventuelles remarques de sa camarade de malheur. Puis, enfin, une petite flamme tremblotante jaillit et éclaira les murs crasseux de la cave. Stalia dirigea la lampe vers l’autre personne, dévoilant le visage d’une jeune Faeloce,

- Je m’appelle Stalia et vous ?

Mais avant que la jeune ne puisse ajouter quoi que ce soit ; la chasseuse vit une souris et l’attrapa d’un coup vif, puis elle entreprit de chantonner à mi-voix :

- Une souris grise, qui courait par terre, je l’attrape par la queue je la montre à la dame, cette dame me dit, trempez la dans l’huile, mettez là au feu, claquez la par terre, ça vous fera un appât tout chauuuuud. Hum, pardon, je ne sais pas pourquoi j’ai chantonné.

Le petit corps de la souris fumait doucement et dégageait une odeur vive. Ce serait un appât parfait pour attirer quelques souris. Aussi Stalia lança le cadavre sur sa camarade avant de partir à traque d’une autre victime.
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 27 Oct 2014 - 03:47 Répondre en citantRevenir en haut

Une personne dévala comme elle les marches de la cave. Anda avait reculé de trois pas, question de ne pas se faire ramasser par l'inconnue qui atterrit au sol. Dans la pénombre, elle réussi à distinguer l'allure fine d'une femme, légèrement plus grande qu'elle. La façon dont parlait cette dernière surpris un peu l'engloutie.

Non...je n'avais rien pour payer le repas, elle eut presque envie de rajouter « repas forcé », il n'est pas nécessaire de les voir, on peut les entendre.

Depuis sa chute dans cette horrible cave, le sixième sens de la fëalocë s'était mis en alerte. Ou il avait plutôt mis tous les autres sens en alerte, étant donné qu'il était toujours en train de prévenir un danger quelconque. Donc, elle avait déjà remarquer deux ou trois souris ici et là. L'ondine remonta les escaliers et cogna contre la porte. L'aubergiste ouvrit et leur donna une lampe avant de claquer brutalement la porte sur elles. L'ardente tenta d'allumer l'objet avec quelques difficultés.

Il faut croire que l'entretient n'est pas une priorité...

Un soupir découragé avait accompagné ces mots. Andaranielle tiqua à la subtile insulte faite à son Màr. Elle tourna vivement la tête vers Stalia et lui lança un regard froid. D'un ton dénué d'émotion, la blonde répliqua d'une manière simple à l'ondine.

Pour ton information, c'est Kaerl Englouti et non neutre. Et que connaît tu exactement des grands-mère du Màr Luimë? Je ne me souviens pas t'avoir croisé dans les couloirs du Kaerl. Je ne connais pas grand chose des autres Màr, mais la façon d'on tu parles me laisse penser que tu serait une représentante du Kaerl Ardent. Ou une habitante du continent. Dans les deux cas, tu ne semble pas connaître le Màr Luimë.

Enfin, l'ardente réussi à allumer la lampe, leur offrant un maigre éclairage. La fëalocë put voir les traits de l’inconnue. Elle était certainement d'une espèce qu'elle ne connaissait pas, car jamais elle n'avait pu contempler un noir si profond dans les cheveux de quelqu'un. Au point où de faibles reflets bleues reflétaient le peu de lumière dans la pièce. La jeune femme se présenta, et avant qu'elle ne puisse lui répondre, Stalia attrapa vivement une souris. Elle se mit à chantonner une drôle de chanson avant de jeter la souris morte à Nielle, qui l'attrapa en la fixant un moment. L'odeur que dégageait le rongeur était désagréable, mais beaucoup moins que celle de moisie dans la pièce.

Ce n'est pas grave, mais ne chante plus à l'avenir. Je ne crois pas que les souris sortiront si tu le refais, et je n'ai pas envie de passer mon après-midi ici.

L'engloutie se dirigea vers un des coins de la pièce et observa le sol sans prononcer un mot. Soudainement, elle écrasa du pied deux queues de rongeurs, empêchant ces derniers de se sauver. Elle les pris et les assomma rapidement contre le mur, les tuants sur le coup. Elle était habituée d'une certaine façon. Durant son enfance dans la grotte, la faim était parfois si grande qu'elle avait du faire exactement la même chose pour pouvoir se nourrir. Ça ne la répugnait plus tant que ça de le faire. Anda jeta un regard vers Stalia qui s'affairait de son côté. Elle prononça son prénom, chose à laquelle elle n'avait pu répondre plus tôt.

Andaranielle. Utilisez le diminutif qu'il vous plaira, je sais que mon prénom est long.

Puis elle se remit à chercher des souris, sans succès.

Je ne crois pas qu'il y est beaucoup de souris. C'est tellement dégouttant ici qu'elles doivent refuser d'y vivre, elle haussa les épaules, c'est une sorte de question de survie quoi.

Elle alla ouvrir une des quelques boîtes, curieuse de savoir ce qu'elle pourrait trouver d'encore plus miteux. Dans la première se trouvait une viande conservée depuis bien trop longtemps. Elle grimaça.

Sérieusement, cet endroit, mériterait d'être entièrement brûler.

Elle ouvrit la deuxième boîte et y trouva du fromage. Un peu moisi certes, mais ça ferait l'affaire.

Stalia, j'ai trouvé du fromage, et si on en mettait un peu partout et qu'on laissait les souris venir tout simplement?
Stalia Hellébore
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 3 Nov 2014 - 14:06 Répondre en citantRevenir en haut

Que de mordant dans un si petit être, cela en était presque respectable. La jeune engloutie, car visiblement elle était une engloutie, avait vraiment surprise l’ardente, de par sa vitesse à répondre et le ton employé. A la lueur de la lampe, Stalia vit enfin le visage de sa compagne d’infortune. Une petite Faelocë beaucoup plus jeune qu’elle et au corps gracile. L’exact opposé de Stalia qui, en dehors de son sourire, portait clairement l’image de la violence et de la force sur elle. Celle-ci accusa l’ondine de venir soit du continent, soit d’être ardente. L’ondine jaugea un instant son interlocutrice, qui ne lui prêtait plus attention, fouillant les moindres recoins de la pièce à la recherche de quelque chose d’utile. Elle ne s’adressa à elle que pour deux choses, lui dire de ne plus chanter et se présenter. Stalia ne répondit rien, elle ne parlait pas au gens qui ne la regardait pas.

Les murs luisants reflétaient un peu la lumière, permettant de voir à peu près correctement dans la pièce. Aussi, l’ardente ne loupa rien de la prouesse de la jeune fille. Elle semblait plus endurcie que son apparence ne le laissait paraitre. Attraper deux souris et les tuer de cette façon, cela ne venait pas instinctivement, seule l’habitude et l’entrainement pouvait expliquer cela, un entrainement et une habitude causés par la faim et les privations. La faelocë, où Andaranielle comme elle s’appelait, murmura que l’endroit mériterait de brûler et Stalia fut on ne peut plus d’accord. Cette bonne femme méritait clairement de voir son trou à purin se faire raser. Aussi l’ardente se promit de glisser une braise dans la paille du toit dès qu’elle serait sortie.

Finalement, la petite se retourna vers Stalia et lui montra ce qu’elle avait trouvé. Un peu de fromage, encore comestible. L’ondine ne croyait pas ce qu’elle voyait, de la VRAI nourriture ici ?

- L’engloutie ? Anda.. Andarielle ? C’est ça ? Bref, si tu as vraiment mangé quelque chose qui venait d’ici… bon courage pour ton estomac. Ça va ? Il ne te torture pas trop ? Je te demande ça, car j’ai quelques choses à te dire avant qu’on fasse le planton. Je ne suis effectivement pas du continent, je viens d’Ys, j’ai appris le délicat métier du meurtre avant de tuer mon maitre et de me reconvertir dans la chasse aux animaux dangereux. Mais et c’est là que c’est drôle, je suis également membre du kaerl Ardent. J’avais dans l’idée de mettre le feu, réellement j’entends, à l’auberge et ça serait dommage qu’une aspirante neutre se retrouve bloquée dans sa cave à cause de maux de ventre et de coups infligés par une ondine acariâtre.

Sur ces bonnes paroles, elle fit une petite pose pour ménager son effet et reprit d’une voix beaucoup plus douce.

- Mais bon, tu n’as pas tords au sujet des souris et je dois dire que tu m’as impressionnée à l’instant. Passe-moi donc un morceau, je vais voir ce que je peux faire.

Stalia saisit un des morceaux et commença à l’émietter à des endroits stratégiques. Elle en profita pour attraper une souris qui passait par là et lui brisa la nuque d’un coup sec. Puis elle jeta l’animal au centre de la pièce.

- Ça nous en fait quatre, plus que 46 et je serais libre. Combien tu dois en attraper au fait ?
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 5 Nov 2014 - 03:56 Répondre en citantRevenir en haut

A-N-D-A-R-A-N-I-E-L-L-E, elle prononça lentement et clairement chaque syllabe, s'assurant que l'ardente comprit bien, oh et puis appelle juste Anda, soupir, mon estomac va bien, j'ai déjà mangé pire, elle se retourna pour écouter ce que l'ondine avait à lui dire, et bien! Voilà une vie bien remplie...Je viens d'Undòmë et... Stalia avait été très honnête sur sa vie, autant l'être aussi, et puis, ce n'était pas comme si elle allait la revoir, j'ai été une esclave durant les huit premières années de ma vie, c'est là que j'ai appris à tué des souris, elle en attrapa trois autres et répéta la même opération faite plus tôt, ensuite j'ai réussi à m'enfuir et j'ai été recueillie par une famille qui avait perdue leur unique fille l'an d'avant. Ma mère en était devenue folle de tristesse et m'a prise pour sa fille durant dix années. Je suis partie, parce que ce ne pas très amusant d'être prise pour une autre, et on m'a emmené au Kaerl Englouti, elle respira un bon coup après dit son récit d'un traite. La menace la fit sourire, pour quoi? Aucune idée, espérons ne pas devoir en arriver là, elle lui donna un morceau de fromage et jeta les trois souris dans le petit tas, c'est comment au Kaerl Ardent?

La curiosité l'avait prise de court. Certainement, la vie au Màr Tàralöm devait être différente de celle du Màr Luimë, mais à quel point? Étaient-ils réellement si différents? Seules leurs manières de pensées différaient, si elle avait bien comprit ses lectures. Leur politique aussi et....bon, pas besoin de chercher plus loin, ils n'étaient pas pareil, c'était clair. Elle observa Stalia disposer le fromage d'une manière qui semblait stratégique. Elle alla s’asseoir sur les marches et invita l'ardente à l'y rejoindre.

On a qu'à attendre qu'elles sortent d'elles même, ça nous fera moins de travail, elle souffla un peu sur la flamme de la lanterne pour tenter de la réanimer un peu, je brûlerait bien cet endroit avec toi. Ça ne fais pas parti de mes habitudes, mais cet endroit aurait besoin d'un petit coup de pouce pour s'effondrer complètement, elle jeta un un regard d'ensemble sur la pièce, et puis, même si on ne le fais pas, ce tas de bois pourri ne tiendra pas une semaine.

Elle prit enfin le temps détailler le visage de l'ondine. Plus vielle qu'elle, elle avait des traits durs et presque effrayants. Ses yeux en parfait contraste avec les siens reflétait la froideur. Elle s’interrogea encore une fois sur l'origine dont elle était issue.

Tu es de quel espèce au fait?

Andaranielle écouta Stalia et elle répondit à sa question.

20 souris, que crois-tu qu'elle fera avec 70 souris? Les mettre dans sa soupe?

Ça rendrait un peu plus comestible les repas de cet auberge minable. Des petits tic tic tic résonnèrent contre le plancher. Vivement, la fëalocë tourna la tête vers les appâts, manquant de fouetter l'ardente avec sa longue chevelure d'or. Elle chuchota en souriant.

Elles tombent dans le piège..

Elle se plaça devant la lanterne, diminuant de peu la lumière, question d'amener les rongeur à se méprendre encore plus.
Stalia Hellébore
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 5 Nov 2014 - 13:05 Répondre en citantRevenir en haut

Les deux camarades d’infortune se tenaient sur les marches vertes de l’escalier. Le comportement de la neutre laissait Stalia perplexe. Plutôt que de se braquer quant à la menace de Stalia et s’offusquer de sa proposition. Anda s’était confiée et avait ouvertement parlé de son passé. Cette gamine était forte, Stalia en était surprise mais une petite pointe de respect perçait sous sa carapace de préjugés, aussi elle décida de faire la conversation à voix basse, pour voir où cela mènerait :

- Les mettre dans sa soupe ? Elle manquerait donc de gout à ce point-là cette bonne femme ? Tout le monde doit savoir que le rat c’est meilleur grillé avec un peu de blé. En tout cas, pour avoir testé, le rat en soupe c’est immonde.

Elle saisit un rat par la queue, comme pour souligner ses paroles et le claqua contre le mur.

- Je suis une Ondine. J’imagine que ma couleur de cheveux ne doit pas bien se voir dans ce trou à rats. Si tu tiens vraiment à savoir comment ça se passe chez nous, je vais te raconter. Tu vas probablement nous prendre pour des malades, et tu n’aurais pas tords.

L’ondine fit une pose, le temps de faucher d’un geste de main deux souris et de briser leurs petites nuques, puis elle les jeta sur la petite pile de rongeurs déjà mort.

- C’est encore plus facile que la pêche d’huitres sur Ys. Tu sais, la vie chez nous est dure, pour les aspirants du moins. Lors de mon arrivée, on m’a conduite dans une petite caverne, remplie comme un œuf. Il n’y avait pas assez de lits pour tout le monde et bien souvent des rixes éclataient. Pour te dire, je me suis battue le soir de mon arrivée ! Tout ça pour avoir un endroit où dormir. Là-bas, tout est comme ça : dur et sans pitié. Mon maitre, le seigneur du Kaerl, les gens même les serviteurs !

La lumière diminua un peu, l’engloutie venait de diminuer le volume de la flamme. Les souris se faisaient de plus en plus nombreuses. C’était presque trop facile. Stalia allait continuer à parler du kaerl, mais elle se perdit dans ses pensées, déviant peu à peu sur son passé

- En fait, cela ne m’a même pas choquée… j’avais peut-être l’habitude de la violence et de la mort. Je veux dire, le seul changement que j’ai sentis en intégrant le kaerl, c’est le fait que mon maitre ne pourrait pas me tuer en toute impunité[/b].

Stalia se tue, c’était assez étrange pour elle d’avoir quelqu’un pour l’écouter. Qu’elle soit intéressée ou non par ce que Stalia racontait, elle était là pour l’entendre parler. Les deux jeunes filles avaient un point commun non négligeable. Toutes deux avaient vécues l’enfer avant d’en sortir et cela plaisait à l’ondine. En fait, plus que du respect, c’était une sorte d’affection qui pointait, la même affection que se portent deux personnes qui ont subits les épreuves du temps et de la vie. Mais cela semblait encore plus admirable pour cette jeune faelocë qui semblait bien gracile et innocente :

- Quel âge as-tu au juste ? Pour ma part j’ai 23 ans et je trouve que c’est un peu juste pour le paquet d’emmerdes que j’ai vécue alors toi, je n’ose même pas imaginer… En fait, j’aimerais que tu me dises comment tu as réussis à surmonter cela. Nous sommes visiblement deux survivantes et ça, même les kaerls ne peuvent changer la sympathie que j’ai pour les autres survivants.

Juste avant qu’Anda ne réponde, Stalia bondit sur ses pieds et remonta l’escalier. Elle toqua à la trappe et attendit que la matrone pointe le bout de son nez.

- Vous voulez quoi ENCORE ?

- un panier, histoire que tu puisses avoir tes souris de façon présentable ! Et pas un truc moisi, c’est possible ?

La matrone ne dit rien mais tendit un petit panier d’osier dans un état lamentable au vu des critères normaux, mais en bon état comparé à l’auberge. La jeune fille redescendit des marches et posa le panier non loin d’Anda.

[b]- Faire cramer ce truc sera une action d’intérêt générale, tu peux me croire.
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 9 Nov 2014 - 04:30 Répondre en citantRevenir en haut

Je n'ai pas vraiment eu le loisir de goûter une souris grillée, elle haussa les épaules, quand j'avais faim je pouvais la manger crue.

Anda observa Stalia alors qu'elle tuait une énième souris.

Je ne connaissais pas cette espèce.

L'ondine attrapa deux autres souris, et parla de la vie au Kaerl Ardent, ce qui fit sourire l'engloutie. Alors qu'a Màr Luimë la vie était très agréable, celle du Màr Tàralöm ressemblait à l'enfer. Jamais Nielle n'aurait pu survivre dans un tel endroit. Elle se demanda comment Stalia réussissait cet exploit.

La vie au Kaerl Englouti est totalement différente. Déjà, nous vivons sous l'eau et je dois te dire que je n'étais pas rassurée les premiers jours avec toutes ces masses d'eau au-dessus de ma tête, mais on s'y fait. Chez nous, chaque aspirant à sa propre chambre, les gens sont très bien et je ne me rappelle pas avoir vu une seule bagarre depuis mon arrivée. Si dans ton Kaerl c'est dur et sans pitié, dans le mien, c'est la compréhension et la patiente qui règnent, ses sourcils se froncèrent, mais....pourquoi ton maître voudrait te tuer?...Je n'imagine même pas que ma maîtresse puisse avoir cette pensée.

Cette révélation troubla beaucoup la fëalocë. Comment un maître dragon pouvait-il vouloir tuer son aspirant? Surtout si c'était lui qui l'avait convaincu de venir sur la Terre de l'Aube. Ne serait-ce pas avoir amené l'aspirant pour rien? Elle tourna la tête vers l'ardente, qui lui avait poser une question. Juste avant qu'elle puisse répondre, elle bondit sur ses pieds et alla réclamer un panier. Anda attendit que Stalia reviennent pour parler.

Dans le temps où j'étais une esclave, mon espoir de liberté est né grâce à la peinture rurale, elle sourit de nostalgie, j'étais tombé dans une sous-grotte et c'est là que j'ai trouvé tous ces merveilleux dessins, j'ai même garder un souvenir de ce jour, elle montra sa jambe coupée à Stalia, je me suis fais cela en tombant. C'était si beau....j'aimerais pouvoir te montrer ça. Après...je dois t'avouer que je ne sais pas comment j'ai réussi à survivre. Je ne connaissais rien du monde, j'avais peur et ma famille était mon seul refuge. Mais elle m'a enfermé, en me volant ma personnalité, pour m'en imposer une autre. C'est horrible...de ne pas être soi-même, une larme roula sur sa joue et elle s'empressa de l’essuyer, je ne souhaite ça à personne.

Elle marqua une pause, repensant à son triste passé. Elle avait réussi à traverser tout ça, mais à quel pris. Son regard se posa sur ses poignets cachés par des lanières de cuir. Elle en retira une et montra la marque de son esclavage à l'ondine.

Ça, cette marque, elle est là pour me rappeler en permanence à quel point j'ai souffert.

Elle remit le bracelet après que Stalia eu examiné son poignet. Elle prit le panier et commença à ramasser les souris morte, tuant d'autres rongeurs qui passaient.

Ce serait une façon d'aider cette grosse en haut, détruire pour mieux reconstruire.
Stalia Hellébore
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 9 Nov 2014 - 20:04 Répondre en citantRevenir en haut

Anda semblait particulièrement choquée par ce que racontait Stalia et d’une certaine façon, l’ondine comprenait. Elle lui parla de la vie dans son kaerl et il semblait effectivement agréable à vivre. Trop peut-être. Stalia aimait trop se mesurer aux autres et se mettre elle-même à l’épreuve pour supporter une vie aussi « paisible ». Elle avait toujours vécue comme cela et changer de mode de vie serait trop compliqué pour envisager d’être heureuse autrement. Quand la jeune engloutie eut finie son récit, une petite larme coulait le long de sa joue, ramenant la jeune ardente des années en arrière, au temps de son innocence :

- Tu sais, aussi étonnant que cela puisse paraitre, j’aime bien cette vie. J’aime que mon maitre soit exigeant et intolérant, ça me pousse à donner le meilleur de moi-même et quand je vois mes progrès, j’ai encore plus envie de progresser car je sais que chaque jour qui passent me rapproche de l’empreinte. Tu t’es confiée à moi, sans pudeur. Je vais aussi te raconter ma propre jeunesse.

Stalia fit signe à la jeune fille de laisser tomber le panier, de toute façon ces souris brûleraient avec l’auberge.

- Mon plus ancien souvenir remonte à quand j’avais 6 ans, je me souviens d’un Ondin aux cheveux bleus se faisant tuer par un autre aux cheveux d’argent et je vois cet homme me prendre avec lui. Cet homme, Cybran, venait de tuer mon père et m’a prise avec lui pour que je sois son esclave. Pendant des années, il m’a battue puis un soir j’ai essayé de le tuer. Il m’a arrêté et m’a obliger à faire une chose abominable, il m’a obligé à embrasser la carrière de tueuse à gage. Durant toute ma formation, il m’a blessée et menacée, me rappelant sans cesse qu’il pourrait me tuer. Durant l’entrainement, il ne frappait pas pour m’enseigner mais pour me blesser. Ce que je voulais dire, c’est que l’entrainement que je suis actuellement est aussi dur mais que ce qui change vraiment est justement le fait que mon maitre ne veut pas me tuer. Enfin, j’ai quand même insultée de nombreuses fois sa famille et son dragon, et vu que c’est un sanguin, on ne sait jamais.

Puis avec un temps de retard, elle réalisa que la Fea avait fait un geste encore plus profond que raconter sa vie, elle avait montrée un stigmate de celle-ci. Stupide manque d’attention ! L’ondine se rattrapa comme elle pouvait en montrant elle aussi une cicatrice :

- Regarde mon œil, je sais que ce n’est pas beau, mais je voudrais te montrer quelque chose. Tu vois normalement une grosse cicatrice récente et mon œil rouge ? Regarde plus attentivement, légèrement sur ta droite, une plus fine. Voilà tu l’as voit ? Il s’agit de la marque que j’ai eu de mon tuteur le soir où mon initiation de tueur a commencé, Pour cela, il a pris sa dague et fait chauffer son file à rouge, puis il me l’a apposé sur l’œil. C’était sa façon à lui de me marquer comme esclave.

Ce que Stalia racontait était un mensonge, mais c’était pour soulager la petite et d’une certaine façon se soulageait elle-même. Comme si croire que son père adoptif avait un code précis et qu’il avait fait cette cicatrice de façon volontaire serait moins dur à vivre. L’ondine se ressaisit et commença à rassembler des morceaux de bois et des débris divers qui pourraient brûler. Pendant qu’elle faisait cela, elle parla à Anda sur un ton plus léger :

- Tu veux savoir pourquoi j’ai défoncé la porte ? En fait, j’ai déclenché une bagarre dans un bar à cause d’une bière pas fraiche. Ce gars m’a suivi car il me soupçonnait d’avoir piqué sa bourse au passage et disons que j’ai peut-être insulté sa génitrice de « voix à double sens » . La suite tu la connais, il m’a choppé et balancé dans la porte puis il s’est fait un plaisir de me… Oh le fils de catin ! Il m’a raflé ma bourse au passage ! Elle était dans ma poche. Faut que je sorte d’ici je vais lui faire un shampoing à la pisse de rat !Tiens ça me fait penser, si un jour tu veux te venger d’un camarade de façon peu dangereuse, plonge sa main dans de l’eau pendant qu’il dort et tu verras.

Pendant qu’elle essayer de détourner l’attention d’Anda au sujet de son sinistre passé, Stalia préparait un vrai petit bûcher. Il ne manquait plus qu’un peu d’huile et de feu pour rigoler un peu.

- Ce feu ne sera pas dangereux, mais il va faire beaucoup de fumé. Cela devrait détourner l’attention suffisamment longtemps pour qu’on puisse mettre le feu directement dans la salle principale et filer à l’anglaise. Cela te convient ou tu préfères ramasser des rongeurs ?
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 17 Nov 2014 - 01:24 Répondre en citantRevenir en haut

Si tu aimes cette vie, je n'ai rien à redire. Je ne vois pas l'utilité d'aller gâchée ton bonheur, et puis...ce n'est pas tout beau chez les neutres non plus...

Elle repensais aux problèmes politiques auxquelles le Màr faisait face. Tous cela le divisait plus qu'autre chose pour le moment et ça l’attristait de voir sa nouvelle maison ainsi. Le vide que laissait l'absence de Dame Al'Ysiria se devait d'être combler, et au plus vite.
Andaranielle laissa tomber son panier, suivant l'ordre silencieux de l'ondine et écouta attentivement ce qu'elle avait à dire. L'histoire de Stalia était tout sauf Jovial, chose qui valut un regard compatissant à l'ardente de la part de l'engloutie.

Ton histoire est aussi pire que la mienne.

Elle observa la cicatrice présentée. Elle ne l'avait même pas remarquée, faute peut être au manque de lumière. Enfin, la jeune fëalocë prit conscience de leur ressemblance. Et le plus ironique dans l'histoire, c'était une ardente violente qui lui ressemblait! Ces êtres dit barbares, totalement l'opposé de ce qu'elle était. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensée.

Andaranielle ne put retenir un ricanement quant aux paroles de l'ondine.

On peut dire que tu as un sacré tempérament! Elle tata ses haches à la vaine recherche de sa propre bourse, ma bourse doit être tombée quelque part, faut que je la retrouve.

Elle soupira. C'était bien sa veine ça. D'autant que la chevalière bleue n’allait pas tarder et qu'il ne lui restait donc pas beaucoup de temps pour faire ses emplettes.

Je n'aime pas me venger, personne ne me cherche d'embrouilles et je n'en cherche pas.

La blonde porta attention à ce que faisant l'ardente. Elle préparait déjà le feu! Elle réfléchit un court instant à la proposition. Si elle continuait à chasser les rongeurs, elle en aurait pour la soirée. Ce fut avec une certaine inquiétude qu'elle hocha la tête en assentiment. Certes ce tas de bois méritait d'être brûler, mais tout de même...ou vivrait la femme après? La fëalocë se jura mentalement qu'elle laisserait de l'argent à la dame si elle retrouverait sa bourse.

Daccord, j'ai une idée pour la fuite, averti moi quand tu partiras le feu.

Elle grimpa jusqu'à la porte et se prépara à cogner. Quand Stalia lui donna feu vert, elle frappa avec énergie contre le panneau de bois et dès qu'il y eu un espace de fuite, elle fonça, bousculant l'aubergiste au passage avec l'ondine sur ses talons.
Stalia Hellébore
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 17 Nov 2014 - 16:49 Répondre en citantRevenir en haut

- Ok, tiens-toi prête, à mon signal tu tambourine comme une dingue. 3,2,1 Aller !

Stalia brisa la lampe dans le panier et aussitôt de grandes flammes fumeuses prirent vie. L’ondine remonta en trombe à la suite de la Fael, profitant de son élan pour gifler la tenancière au passage. Les quelques clients du trou à rat se levèrent en voyant ça mais il était trop tard. De la fumée commençait déjà à envahir la pièce, certes elle était inoffensive mais demeurait terrifiante. La panique fit enfin son œuvre et Stalia réussit à s’approcher suffisamment de la cheminer pour en sortir une énorme buche et la frotter contre les murs vermoulus.

Le bois prit comme de la paille et bien vite, des flammes de belles tailles rampèrent le long des murs accomplissant une vengeance bien méritée. Stalia couru jusque la sortie et déboucha dans une rue où des curieux commençaient à se rassembler. L’ondine vit son amie engloutie un peu à l’écart et la rejoint.

- Enorme, épique, grandiose ! J’en connais une qui va devoir se reconvertir si elle ne veut pas finir à la rue. Que d’aventure je te jure ! Si on m’avait dit ce matin que je chasserais des souris avec une neutre puis que je cramerais une auberge avec son aide. Je pense que je me serais bien moqué de la personne. Pas toi ? Enfin, toi c’est si on t’avait dit que tu ferais ça avec une ardente.

Stalia pouffa comme une adolescente et emmena la jeune fille encore plus loin. Les flammes commençaient à prendre une taille inquiétante. Mais les gens s’affairaient déjà à les combattre. L’auberge était irrécupérable et c’était le plus important. Elle ne manquerait qu’à la rombière et aux deux trois clodos qui passaient leur temps à picoler dedans. L’ondine eu cependant un pincement au cœur quand elle entendit la tenancière hurler à la mort devant la perte de son établissement et elle traina Anda encore plus loin quand elle l’entendit appeler les gardes de toute la force de sa voix :

- C’est une ondine aux cheveux bleus et une petite Faelocë. Elles se sont introduites dans ma cave pour me voler de la nourriture ! Quand j’ai voulu les empêcher de sortir, elles ont mis le feu. Il faut les retrouver et il faut les pendre !

C’était à se frapper la tête contre les murs, tellement de mauvaise foi dans une seule personne, cependant, une fois bien à l’abri à une distance plus qu’honorable du lieu sinistré, Stalia eu un grand rire comme elle n’en avait pas eu depuis des mois voire des années. La situation était tellement incongrue, tellement vide de sens. Deux aspirantes, une neutre et une ardente, recherchées pour incendie criminel. L’ondine remarqua que le visage de sa camarade portait des traces de suie, aussi elle lui dit :

-On devrait se trouver un puits pour se débarbouiller un peu, je n’ai pas vraiment envie d’avoir la garde sur le dos et toi non plus j’imagine, puis si tu le souhaite je t’aiderais à chercher ta bourse. J’en profiterais pour récupérer la mienne également. Faut que je te dise, tu n’es pas du tout comme l’image que je me faisais des neutres et ça, c’est important Merci Andaranielle...
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 24 Nov 2014 - 04:33 Répondre en citantRevenir en haut

Jamais Andaranielle n'avait ressenti une telle bouffée d’adrénaline! La Fëalocë couru a en perdre halène, évitant de justesse l'un des clients qui tenta de l’attraper. Sur le moment, elle n'avait pas vraiment pris le temps de voir si Stalia l'avait suivie, où si elle avait été capable de sortir. Ralentissant le pas, elle se mit à l'écart, cherchant frénétiquement du regard sa complice, jusqu'à ce que celle-ci la rejoigne enfin.

Oui! elle ria avec l'ondine, relâchant toute la tension accumulée, ça s'est révéler plus drôle que je ne le pensais! Mais...je ne peux pas m’empêcher d'être un peu triste pour elle, elle jeta un regard vers l'auberge en feu, que l'on tentait déjà d'éteindre avant de reporter son attention sur Stalia, je crois que j'aurais pris cette personne pour un fou!

Elle éclata d'un grand rire, suivant l'ardente plus loin. Non, jamais elle n'aurais cru cette personne si on lui avait dit qu'elle chasserais des souris, pour ensuite brûler l'auberge. La personne ne se serait sûrement pas crut elle-même. Elle continua de rire jusqu'à ce qu'elle entende le cri désespéré de l'aubergiste, chose qui lui fendit le cœur. L'ondine l’entraîna alors encore plus loin.

C’est une ondine aux cheveux bleus et une petite Fëalocë. Elles se sont introduites dans ma cave pour me voler de la nourriture ! Quand j’ai voulu les empêcher de sortir, elles ont mis le feu. Il faut les retrouver et il faut les pendre

L'engloutie ne put que froncer les sourcils devant cette accusation. C'était elle qui les avaient jetées dans sa cave! Pour rien au monde Andaranielle n'y serait aller de son propre gré! Toute la peine qu'elle avait pu avoir à l'égard de cette femme s'envola net. Elle allait se débrouiller, avec un sale caractère comme ça, c'était plus que certain.

Tu l'entends? On aurait volé sa nourriture! Pfff, personne ne croira à ça. L'état de son auberge et de la nourriture devait être connu par tous.

Ses dires se confirmèrent quand les gardes s'en allèrent en faisant mine d’enquêter. Mais en réalité, cette auberge ne manquerait à personne, même! En la brûlant, les deux aspirantes avait rendu service à plusieurs.

Enfin à l'abri, Stalia éclata en un grand rire, auquel Anda répondit en un simple sourire. Que d’émotions pour la petite Fëalocë habituée au train train quotidien. Par réflexe, elle porta une main sur son visage pour constater qu'il était bien et bel couvert de suie. Celui de sa compère l'était tout autant.

Bonne idée, même si ça m'étonnerai beaucoup que la garde nous cherche vraiment. Et de l'aide ne serait pas de refus, elle pointa le bois, on commencera par là, c'est ici qu'une chevalière de mon Kaerl m'a laissé, Andaranielle laissa un moment de silence avant de répondre, toi non plus, tu n'es pas à l'image que je me faisais des ardents, je ne peux que te remercier aussi.

Elle sourit gentiment et se mit en route vers la forêt.

Tu viens? Il dois sûrement il y avoir un ruisseau dans les environs.
Stalia Hellébore
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Dim 7 Déc 2014 - 16:38 Répondre en citantRevenir en haut

Stalia reprit difficilement son souffle, elle avait inhalée un peu de fumée avant de prendre la fuite. L’engloutie souriait et riait avec elle, c’était une journée pleine en rebondissement et l’ondine ne regrettait en rien d’avoir prise une journée pour découvrir ce beau village et les gens tellement agréables. L’ardente suivit sa camarade vers le bois qu’elle désignait. Rapidement, un doux bruissement d’eau se fit entendre. Une petite clairière apparue sous leurs yeux, un tapis d’herbes soyeuses et le ruisseau chantant la propreté à venir.

- Que d’aventure ! Tu sais Anda, j’en viendrais presque à regretter que nous soyons dans des kaerls rivaux. En fait, en dehors du simple esprit de clan , je ne vous pas un attachement déraisonnable à mon allégeance, car d’après ce que j’ai compris en plus. C’est simplement la vision du monde, qui varie en fonction d’où on se trouve, et qui cause ces tensions.

Pendant qu’elle disait cela, l’Ondine avait retiré le haut de son vêtement pour le nettoyer convenablement, laissant apparaitre un nombre assez impressionnant de cicatrices. Stalia pouvait presque lire son passé juste en examinant les marques de son corps et trouva l’idée tellement amusante qu’elle en fit part à l’engloutie :

- C’est assez drôle, je viens de me rendre compte qu’un œil vif pourrait retracer les épreuves de ma vie juste en regardant mes traces et en estimant leur âge. Enfin, allons trouver ta bourse. Il ne me reste plus beaucoup de temps non plus et j’ai moyennement envie que quelqu’un de nos kaerls nous trouve.

Une fois les deux compagnes propres et vaillantes, elles se remirent en marche vers l’endroit où Anda était arrivée quelques heures plus tôt. Les arbres étaient clairsemés et la lumière suffisait largement, la traque de la bourse à Anda, quête épique s’il en est commençait sous de bons augures. Elles se séparèrent fouillant une zone de plus en plus large.

- Anda, tu n’aurais pas trébuchée ou heurté un arbre quand tu marchais dans les bois ? Si ça se trouve tu l’as simplement oubliée au kaerl. Car je ne veux pas te sembler pessimiste, mais si tu ne l’as pas oublié chez toi et si tu ne l’as pas perdue ici, on ne la retrouvera jamais...
vvvvvvvvvvvvvvvv
Stalia trébuchât sur une racine et se retrouva la tête dans une touffe d’herbe. En se relevant, elle vit la dite bourse seule et sans défense.

- Bon, on dirait que j’avais tort, elle est juste là. Anda, ce fut un réel plaisir de t’avoir comme compagnie mais je vais filer. Je crains fort que tu n’approuve pas la façon dont je vais aller chercher ma bourse.

La jeune Ondine fit un dernier signe à l’engloutie et se précipita dans le village, espérant que le torhil n’aurait pas liquider la totalité de son contenue. Elle eut cependant un dernier regard pour son amie, interieursement, elle espérait la recroiser un jour.
Andaranielle Ra'Imere
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 15 Déc 2014 - 02:40 Répondre en citantRevenir en haut

Que d’aventure ! Tu sais Anda, j’en viendrais presque à regretter que nous soyons dans des kaerls rivaux. En fait, en dehors du simple esprit de clan , je ne vous pas un attachement déraisonnable à mon allégeance, car d’après ce que j’ai compris en plus. C’est simplement la vision du monde, qui varie en fonction d’où on se trouve, et qui cause ces tensions.

La fëalocë sourit et imita sa camarade en commençant à se laver. Elle était en accord avec Stalia, il aurait été vraiment plaisant que l'ondine soit du même Kaerl qu'elle. Il leur aurait été possible de se côtoyer à loisir ainsi. Malheureusement, il en était autrement et elle ne pourrait garder qu'un bon souvenir de cette ardente.

Stalia parla de ses cicatrices, et l'engloutie jeta un regard au dos l'ondine pour les observées. Il y en avait plusieurs, et on voyait clairement que certaines étaient plus vielles que d'autres.

Oui c'est vrai, elle se pencha pour les voir de plus près, mais l'ardente se leva l’empêchant de détailler ces traces du passé, tu as raison, allons y.

Elle se leva à son tour et le duo se mit en quête de la bourse. Pendant plusieurs minutes elles cherches sans trouver et la blonde commençait à désespérer un peu. Sa camarade lui posa une question à laquelle elle répondit vaguement.

Non...enfin je ne me souviens pas avoir trébuché ou...

Un bruit de chute se fit entendre et Andaranielle se retourna vivement pour voir si sa compère allait bien. Un large sourire étira ses lèvres quand elle vit que Stalia avait trouvé sa bourse.

Merci Stalia! elle prit sa bourse, le plaisir est partagé, j'espère te revoir un jour.

Nielle ria en imaginant l'ondine toute en colère allant chercher sa propre bourse. Elle lui rendit son salut et la regarda partir. Elle espérait sincèrement la revoir un jour.

À bientôt, murmura-t-elle.

.:: * ::.


Tu n'as rien acheté?

Non, il y a eu quelques contretemps...

Ah, pas grave, tu iras à l'un des marchés de l'Agora

D'accord

Andaranielle n'avait pas eu le temps de retourner en ville pour faire ses achats. Et puis, même si l'affaire de l'auberge n'était pas si importante que ça, elle ne souhaitait pas prendre le risque de se faire avoir. Aussi elle avait attendue la chevalière bleue pour renter au Kaerl avec un bon souvenir de cette journée.

Voilà, ce rp est fini pour ma part. Si tu souhaites poster une dernière fois, fais à ton bon plaisir.
Et merci pour ce rp:D
Contenu Sponsorisé





MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:23 Revenir en haut

Montrer les messages depuis:      
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet


 Sauter vers:   



Sujet suivant
Sujet précédent

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001/3 phpBB Group :: Dgf GuildWars :: Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Traduction par : phpBB-fr.com
Create by dagonfield genesis :: by nerevare

Anneau des JpC par TourDeJeu