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Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Ven 25 Juil 2014 - 23:09 Répondre en citantRevenir en haut

Printemps 918, Gaïaku, mi du mois.





La beauté des lieux n'avaient de cesse d'enchanter les yeux rieurs de l'ami Deux-Chiens. Partout où il posait son regard l'enchantement prenait. Les petits cours d'eau qui serpentaient à travers le paysage vallonnée de Nightfall lui offrait une magnifique toile ou se mêlait le bleu des eaux ronflantes et le vert des bois qui dégringolaient le long des pistes sauvages.

C'était la première fois qu'il s'était aventuré aussi loin dans la Sylve, si bien qu'il avait finit par en dépasser les frontières. Partie comme à son habitude depuis l'aube, il avait tenu à s'adonner à la chasse avant de regagner Lomeanor le soir venue, mais la curiosité l'avait poussé à explorer une piste hors de son terrain habituel. Il avait crut pouvoir tomber sur un sanglier adulte, mais en avait finalement perdue la trace aux abords des chutes. Et le voilà qu'il se trouvait ici à présent.

Laszlo devait être encore en train de voleter ou de somnoler quelque part plus loin, Gueralt avait donc tout le champs libre pour mener son exploration personnel. Oh bien sur, si le brun l'avait sut, il l'aurait probablement mis en garde : on ne s'aventurait pas ainsi en territoire céleste. Mais le dragon était parfois d'une prudence qui frôlait la frilosité selon l'humain. Après tout il n'y avait pas de garde, pas de frontière à proprement définit, pas de muraille ni d'indication. Allons bon ! Ni une ni deux, l'humain rengaina son arc, qu'on ne le prenne pas pour un vulgaire tueur, ou Solyae ne sait quoi si il venait à croiser la route d'un céleste, et il dévala les pentes herbeuses qui descendaient vers les chutes

Rabattant sa capuche dans son dos, il se laissa porter à travers les sentiers tandis que le soleil venait caresser la peau brunie de son visage. Alors que la brise venait par instant rafraîchir son front baigné de sueur, un vague sentiment de nostalgie vint le saisir. En bien des points Nightfall lui rappelait Landebrume, sa vallée perdue dans les forêts d'Oren. Ici il revoyait le relais d'un garde chasse, là un ancien bosquet où avait habité une famille de paysan. Et pourtant il était bien sur Tol Orea, à des milliers de lieues de son continent natal. Un jour, lorsque sa fonction de chevalier le lui permettrai, il comptait quitter le Kaerl, pour quelques temps seulement, et aller visiter sa sœur en compagnie de Laszlo.

Io et Ilya sur les talons, il s'enfonça un peu plus dans les fourrés alors que la chaleur de l'après midi commençait à lui peser. Trouvant un petit bassin dans lequel l'eau se jetait avant de reprendre sa course, il pensa pouvoir s'y reposer en toute tranquillité, et laissa ses deux chiennes batifoler dans l'eau, tenté d'aller les rejoindre pour se rafraîchir. Il avait perdue la trace du sanglier de toute façon, et il aurait tout le reste de l'après midi pour débusquer une paire de lapin pour cette vieille teigne de La Bourlingue.

Sans manière, le chevalier abandonna dans l'herbe arc, carquois, épée et dague, très vite rejoins par le reste de ses vêtements. D'un bond il plongea dans le bassin. L'eau fraîche avait de quoi vous revigorer. Ça vous remettait d'aplomb et vous faisait oublier la chaleur assommante du soleil ! En quelques mouvements de brasses il se retrouva sous l'une des chutes et en profita pour se décrasser un peu. Ses cheveux d'un blond ternes prirent peu à peu la couleur des blés. Ça faisait un moment déjà qu'il n'avait pas prit ne serait ce qu'un bain au Kaerl. Non pas qu'il soit sale, mais il n'en avait tout simplement ni le temps ni le courage. Mieux valait passer une soirée autour d'une bonne bière qu'à se pomponner comme une donzelle. Mais finalement ce moment passé ici, en dehors de tout regard lui faisait du bien.

La pause paisible fut cependant de courte durée, car déjà dans l'eau s'ébrouaient ses deux énormes molosses qui n'attendaient qu'une chose : que leur maître viennent jouer avec eux. Sans plus attendre, Gueralt se précipita sur elles deux pour les asperger copieusement d'eau et les envoyer valser à travers le rideau de la cascade avant qu'elles ne reviennent à la charge ! Le premier voyageur venu aurait put croire que l'homme se faisait attaquer par des bêtes féroces, mais tout comme lorsqu'il était avec Lyna, lui savait que ce n'était qu'un jeu. C'était ainsi qu'il se comportait avec ses amies ! C'était l'amour vache !

Finalement près d'une demi heure s'écoula ainsi sous le soleil radieux de cette après midi de Gaiaku. Io et Ilya finirent par sortir de l'eau pour se laisser sécher le long de la berge, tandis que Gueralt profitait de la quiétude des lieux pour continuer à se rafraîchir avant de reprendre la chasse. Il en était presque venue à oublier qu'il se trouvait ici en territoire céleste. C'était un coin de forêt, un simple coin de forêt où il avait l'occasion de passer du bon temps.
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MessagePosté le: Ven 25 Juil 2014 - 23:09 Revenir en haut

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Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû 2014 - 02:06 Répondre en citantRevenir en haut

Guilitane grommela alors que des épines de ronces déchiraient encore plus son pantalon. Il déboucha finalement sur une clairière et décida de faire une petite pose. Il ne savait pas exactement depuis combien de temps il crapahutait dans cette végétation, mais il sentait déjà la fatigue engourdir ses sens.

En effet, sa maîtresse l’avait dépêché pour une « course » avait-elle dit. Il avait vainement cru qu’il s’agissait simplement d’emplettes à faire et c’est comme ça qu’il se retrouve en plein milieu de Nightfall, perdu (car oui, s’il sait se repérer sans problème dans une ville, il est incapable de retrouver son chemin en forêt) à la recherche de « Malpighiales violaceae » qu’il n’est pas non plus en mesure de trouver.

Pourtant, le paysage était somptueux et pour un citadin comme lui, sans conteste empreint de mysticisme et de majesté. Ainsi, plutôt que de se morfondre sur son sort il décida de s’adonner à l’exploration et la contemplation de ce magnifique endroit.

Alors qu’il avançait deux ou trois conseils de sa maîtresse lui revenaient sur la forêt et comment trouver cette fameuse plante. Suivant ces indications il s’enfonça encore plus dans la Sylve et commença à entendre le fracas provoqués par les trombes d’eau se déversant. En effet, plutôt que s’inquiéter sur le chemin qu’il allait emprunter au retour il préférait trouver l’objet de sa quête au plus vite.

La chaleur commençait à lui peser et le couvert des arbres rendaient l’air suffoquant. La sueur rendait ses vêtements collants. S’il avait su qu’il allait en expédition forestière il aurait surement enfilé autre chose de plus confortable pour ce genre de mission. Son pantalon serait surement irrécupérable tant il était percé. Le jeune homme espérait vivement trouver la plante au plus vite afin de s’atteler à la recherche du chemin de retour.

Finalement, il tomba sur un bosquet avec divers fleurs ressemblants aux croquis qu’on lui avait confié. Une chance ! Le soulagement déverrouillant ses muscles et lui donnant un second souffle il cueillit rapidement les quelques plantes qu’on lui avait demandé, s’étirant il tenta de se repérer. Une question tournait en boucle dans sa tête : Par ou pouvait être Lòmëanor ?

Il se doutait bien que vagabonder sans réfléchir ne le mènerait à rien. Enfin si, ça le ferait se perdre encore plus et il n’en avait pas besoin. Il savait que l’allégresse de sa trouvaille allait bientôt retomber et il avait besoin d’un maximum d’énergie pour s’y retrouver. Prenant une grande inspiration il fit le vide dans son esprit et tenta de se représenter au mieux l’itinéraire qu’il avait suivi pour retrouver un chemin plus simple et surtout en moins accidenté.

Une fois un chemin établi avec une idée très vague de la direction à suivre (du moins il l’espérait) l’ondin se remis en marche. L’air lui-même semblait s’être rafraichit et la bonne humeur se lisait maintenant sur le visage de Guilitane. Pourtant, au bout d’un moment son oreille capta un éclat de voix. Un cri ! Et sans se poser plus de questions, Guilitane se rua dans cette direction.

Des questions, il aurait peut-être dû s’en poser un peu plus. En effet, s’il avait réfléchi il se serait aperçu que plus qu’un cri il s’agissait d’éclat de rire, et surtout que la voix venait d’un contrebas. Emporté par son élan il trébucha sur une racine et dégringola une pente. Le monde tournait autour de lui à une vitesse ahurissante et soudain il l’a vit. La cascade était magnifique, pourtant Guilitane ne la détailla pas longuement, la chute qui l’attendait focalisait déjà toute son attention.

Décidemment, il n’aurait jamais dû se précipiter ! Il put toutefois apercevoir un homme et deux énormes bêtes dans l’eau, c’était surement sa voix qu’il avait entendus. Brusquement, il vint percuter la surface de l’eau et l’obscurité l’envahit...
Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû 2014 - 18:52 Répondre en citantRevenir en haut


Le soleil le baignait, l'eau était douce, l'air était frais. Rien n'aurait put perturber cette après midi si ce n'était un petit céleste trop curieux ! A peine s'était il approché, que Io et Ilya avaient dressé les oreilles et tourné la tête vers le bosquet un peu plus haut. S'en apercevant, Gueralt n'eut le temps que de tourner la tête à son tour pour finalement apercevoir la forme d'un homme plonger depuis le haut de la cascade pour venir s'écraser dans l'eau quelques mètres plus bas. Si il avait été doté de quelques manières de mauvaises intentions, le chevalier ne doutait pas que ses deux chiennes l'auraient déjà mis en pièce, mais au lieu de cela, elle se contentèrent de japper joyeusement.

En quelques pas Gueralt fut sous la cascade, inquiet de voir que l'autre homme ne se relevait pas. Cet abruti était tombé dans les pommes en chutant ! Non de non, il était abonné à ça ces derniers temps, voilà le deuxième inconscient qu'il sauvait de la noyade en l'espace de même pas un mois !

Saisissant l'homme par le col de la chemise, Gueralt le sortit de l'eau, histoire de vérifier qu'il n'avait rien de grave. Un gros coup au niveau de la tête, rien de bien méchant en somme. Hissant l'homme sur son dos sans plus de cérémonies, il le sortit de l'eau pour le déposer sur la berge.

Quelques gifles bien senties et il lui décocha l'air moqueur un :

« Allez allez ! Debout ! On se réveil ! »

Voyant que l'homme entrouvrait les yeux après quelques minutes passées à le secouer, il le laissa retomber sur l'herbe pour venir chercher sa dague. Saisissant la jambe de l'autre, il tira sur son pantalon pour le tendre et découper à peu près proprement un morceau de tissu dedans. Une fois le tissu en main, il vint essuyer sa plaie pour en constater la gravité. Elle n'était ni bien profonde, ni bien épaisse, le sang commençait déjà à coaguler au dessus à cause du soleil. Roulant le tissu imbibé de sang en une boule compacte il le laissa appuyé contre la plaie plusieurs minutes jusqu'à ce que hémorragie ai complètement stoppé.

« Bon voilà, ce soir t'auras juste une grosse croûte, rien de bien méchant. »


S'éloignant de nouveau pour enfiler sa paire de braie, histoire d'être à peu près présentable, Gueralt vint ensuite se rasseoir à coté de l'homme pour l'observer plus en détail. Il devait avoir à peu près son âge, et à voir ses yeux étonnement bleus et la couleur nacré de ses cheveux, ce devait être un ondin ! Un ondin venant s'écraser dans l'eau, si ce n'était ironique.
Restait à savoir si celui là venait de Lomèanor, ou, plus probablement, du Kaerl céleste. Se faire surprendre par un céleste ici ne l'enchantait pas des masses. Intrusions en territoire ennemi, en plus d'une blessure à la tête... Cela commençait à faire beaucoup pour un neutre qui n'avait rien à faire là !

Pendant un moment Gueralt sentit la panique le saisir. Non pas qu'il craignai pour lui même des représailles qui pouvaient l'attendre, mais il n'y avait à son sens rien de pire pour un chevalier que de mettre son Kaerl dans l'embarras. Oh après tout il n'avait rien fait de mal, mais si l'homme se mettait en tête de dire qu'il s'était fait blessé par sa faute, ça allait commencer à sentir le sapin pour lui. Alors qu'il s'était apprêté à lui lancer goguenard un « Alors ? On fouine ? », il préféra garder le silence pendant un moment.

Devait il fuir ? Non assurément pas ! Gueralt était suffisamment connu à Loméanor, et avait un physique suffisamment repérable pour que l'homme puisse le retrouver sans trop d'efforts, et alors il devrait payer le prix de cette lâcheté. Peut être devrait il tuer l'homme tout simplement ? Mais qui pouvait savoir si l'homme n'était pas accompagné. Un autre homme qui pourrait l’apercevoir et donner l'alerte. Qui plus est, si il s'avérait bien être un céleste, alors Gueralt ne pourrait plus rien faire...

Suite à la panique qui l'avait saisie, il ressentit l'appel de Laszlo.

*Tout va bien mon garçon ?*


*Je viens de tomber sur un type qui pourrait bien être céleste. Et je ne suis pas vraiment dans mon bon droit.*


*Aux chutes de Nightfall...Gueralt... Bon... Ne bouges pas, je viens !*


*Et ou veux tu que j’aille ?*


Se sortant de sa conversation mentale avec son dragon, l'humain reporta son attention sur l'ondin.

« Alors dis moi, qu'est ce que tu as fais pour tomber depuis là haut ? Tu n'es quand même pas acrobate hein ? »

D'ordinaire, sa petite blague aussi pitoyable soit elle l'aurait fait rire aux éclats, mais pour une fois il resta étonnement silencieux. Il brûlait de demander à l'homme si il appartenait ou non au Kaerl céleste, mais paradoxalement préférait repousser le plus tard possible le moment de le savoir. Il sentait toute la tension qu'impliquait pareille situation et s'insultait mentalement d'avoir été aussi stupide pour venir s'aventurer en territoire céleste sans raison réellement valable. Quelle imbécile il faisait ! Il n'avait qu'une seule hâte: que Laszlo arrive. Son dragon lui, saurait quoi faire. En attendant, il devait juste tenter de gagner du temps.
S'efforçant à sourire à l'inconnu, il se leva pour aller chercher sa gourde de spiritueux.

« J'ai un petit remontant pour toi si tu veux… Mais peut être que tu préfères... Je sais pas moi... Euh... De l'eau ? »




J'espère que je n'ai pas commis d'impair en supposant que Gui avait été blessé à la tête, donc dis moi si ça te convient Clin d'Oeil
Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Ven 15 Aoû 2014 - 17:25 Répondre en citantRevenir en haut

Guilitane se sentait léger, il n’avait aucune idée d’où il était mais l’obscurité environnante ne l’effrayait point. Bien qu’il ne sache pas comment il avait pu arriver là, un sentiment réconfortant l’envahissait. Il se sentait engourdi, dans un état proche du sommeil, et il s’y sentait parfaitement bien. Alors que ses muscles refusaient de réagir, des éclats de voix lui parvenaient. Il ne pouvait identifier les paroles mais le jeune homme reconnaissait sans mal leurs détenteurs. D’abords ses trois voisins de palier, Nechama, Lymdul et Meccaya. Il ne comprenait pas les tenants et les aboutissants de la conversation mais elle semblait amicale.

Sans qu’il comprenne pourquoi, Guilitane se sentit comme enveloppé par une douce chaleur apaisante alors que le rire cristallin d’Irielle. Il était heureux, cela faisait plusieurs mois qu’il ne l’avait pas entendu et à dire vrai, il avait même du mal à s’en souvenir depuis peu.

A peine eu-t-il le temps de s’en réjouir qu’un froid mordant vint le frapper et le silence l’engloutir de nouveau.

Il vit finalement poindre une lumière qui se faisait de plus en plus grande. Une boule lumineuse vit finalement lui frapper la joue droite, puis faire un retour sur la gauche, et encore, et encore…

Guilitane ouvrit finalement les yeux alors qu’un homme en tenue d’Adam lui décochait des baffes sans la moindre retenue.

Voyant que sa victime s’était éveillée, l’homme laissa Guilitane retomber lourdement sur la terre. Une douleur lancinante l’empêchait de réfléchir clairement et il ne fut même pas capable de comprendre ce qu’on lui avait dit. Tentant de calmer tout autant son rythme cardiaque que sa douleur, le jeune ondin rassemblait au mieux ses plus récents souvenirs.

Alors qu’il revoyait la cascade, l’homme s’approcha de lui avec une dague. *Mon dieu, il me prend pour un espion !* Avant d’avoir eu le temps d’esquisser le moindre geste, il sentit le lame froide glisser contre sa jambe. Pourtant, il n’avait pas mal. *Etonnant, il m’aurait raté ?*

Appréhendant le prochain coup, Guilitane fut complètement hébété de voir cet assassin lui déposer délicatement une compresse à l’arrière du crâne. Alors que le sang coagulait et que la douleur se calmait, son cerveau commençait à assembler convenablement ce puzzle. S’il était tombé, comme semblait l’indiquer sa blessure, que ses vêtements étaient trempés, et qu’il était en dehors de l’eau…

Ainsi Guilitane comprit qu’il devait la vie à cet individu un peu étrange et… Toujours nu. Alors qu’il s’éloignait pour enfiler une tenue plus décente, l’ondin lui demanda, d’une voix peu assurée :

« Alors vous m’avez sauvé ? »

L’homme, perdu dans ses pensées ne lui répondit pas. Guilitane en profita pour l’observer. Il semblait contrarié voir un peu perdu. De plus, Il avait les cheveux clairs, moins que la plupart des ondins certes, mais clair quand même, a un point tel que le blessé crut qu’il avait un neishaan en face de lui. Pourtant, ce qu’il avait vu de sa musculature (et qu’il pouvait toujours voir car l’homme n’avait remis que le bas de ses vêtements) semblait le contredire… Mais s’il n’était pas neishaan, alors qu’était-il ? Et surtout, pourquoi semblait-il si préoccupé ?

Soudain son sauveur tourna la tête vers lui, prêt à dire quelque chose, puis se ravisa et retourna à ses réflexions. Cela lui rappelait un peu les dialogues privés qu’avaient Nyssath et Dara. Au bout d’un moment, l’homme sembla se détendre légèrement et repris la parole.

Ah ! Il voulait savoir ce qu’un ondin faisait en plein milieux de Nighfall ! Ce n’était que ça !

« Un acrobate ? (l’idée le fit sourire aux vues de certaines nuits passée à crapahuter sur les toits.) Non, loin de là, ma maîtresse m’a envoyé cherch… LES FLEURS ! Mais qu’est-ce que j’en ai fait ?! »

Guilitane s’agita, créant ainsi un nouveau pic de douleur sous son crâne. Il cherchait des yeux sa besace mais ne la voyait pas.

« Lorsque vous m’avez sauvé, vous n’avez pas vu un sac de récolte ? Ses plantes sont très importantes pour le Kaerl vous comprenez ? »

L’homme sourit, ou du moins il le faisait croire, Guilitane avait passé assez de temps avec des menteurs pour pouvoir passer les mauvaises supercheries, mais il accepta tout de même la proposition, si le breuvage était empoisonné… Et bien l’homme se serait donné beaucoup de mal pour pas grand-chose, il avait déjà eu plusieurs occasion pour le tuer.

Il prit une gorgé et sentit immédiatement l’alcool le bruler, il ne put réprimer une violente quinte de toux alors que le liquide le réchauffait entièrement.
« Mer…*kof* Merci ! Pardonnez-moi, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Guilitane, ondin originaire d’Undomë, et vous ? »

Tout en écoutant la réponse, il vit deux énormes bêtes se coucher au pied de l’homme, visiblement contentes et un peu fatiguées.

« Vous êtes garde-chasse à Lomèanor ? »
Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Sam 6 Sep 2014 - 23:56 Répondre en citantRevenir en haut

Tout occupé qu'il était à observer Guilitane, Gueralt resta pantois face à la conduite désorganisé, tantôt paniqué, tantôt préoccupé de l'ondin.Ses yeux verts le fixaient sans s'en détacher, alors que ses questions restaient sans réponse, l'humain s'étant enfermé dans une sorte de mutisme circonspect. Il préféra même abandonner sa gourde entre les mains du céleste, préférant se détourner de lui pour aller se remettre une chemise sur les épaules. Le dos tourné, occupé qu'il était à reboucler tout son attirail, de sa capeline crasseuse, à son carquois hérissé de flèche, en passant par ses bottes de cuirs défoncés, il continuait de l'écouter d'une oreille sans en laisser paraître le moindre signe. Une fois prêt, il revint se planter avec son flegme habituel, face à l'ondin qu'il dépassait d'une bonne tête facilement.

Visiblement celui ci ignorait tout de qui il pouvait être, et des attentions qui avait put le pousser à venir jusque dans les chutes. Il en valait peut être mieux ainsi, mais Gueralt n'avait pas à cœur de lui cacher la vérité, aussi embarrassante soit elle pour lui. C'est que son enseignement fait de droiture et de principes avait la vie dure, et qu'il aimait s'y tenir. Ce qu'il adviendrait après ? Pas grand chose à son avis. A le voir comme ça, l'aspirant (puisque visiblement s'en était un) n'avait pas l'air spécifiquement dangereux. Une fois qu'il se serait expliqué, il prendrait la clef des champs sans demander son reste, et la situation en resterait là. Encore que, l'ondin lui inspirait une certaine pitié, que venait contre balancé le désagréable sentiment de s'être fait espionné. Si il y avait bien une chose que Gueralt ne supportait pas s'était de se faire surprendre dans son intimité, à plus forte raison par des étrangers.

Mais l'humain finit par couper court à la conversation.

« Bien. Inutile de s'emballer comme ça, t'as quand même reçus un coup à la tête, ce serait dommage que tu nous fasse un coup de chaud. On va répondre à une question à la fois si ça te dérange pas. Je suis le chevalier Gueralt Deux-Chiens, du Kaerl engloutit. Oui je t'ai sauvé – ce qui ne veut pas dire que le coup que tu as reçus n'est qu'une égratignure. Tu le feras vérifier ce soir par un soigneur de ton Kaerl. Non je n'ai pas vus tes plantes tombaient, mais si tu veux mon avis ce n'est pas dans cette marre que tu vas les retrouver. Tu peux toujours essayé mais tu vas t'y geler les miches pendant un bon moment avant de retrouver ton paquet.Donc à ta place, j'irai en rechercher en forêt ou à Lomeanor directement. »


Son ton, léger, presque badin, ne trahissait aucunement la gêne qu'il avait put ressentir quelques instants plus tôt. Au contraire il avait même l'impression que cette histoire de fleurs lui offrait une certaine position de supérieur en lui donnant de quoi négocier avec l'aspirant pour acheter son silence. C'était encore la meilleure chose à faire pour maintenant.

Saisissant l'autre par l'épaule, il l'incita à le suivre, se penchant vers lui comme pour lui confier un secret.

« Ce que je peux faire c'est t'aider à te les fournir. Je connais bien les sentiers de la forêt. Si tu me dis où pousse ta plante exactement je peux t'y amener. Ou alors je peux même te conduire directement à Lomeanor, il y aura bien une boutique où on peut trouver tes fleurs je suppose. Qu'on ne dise pas encore que les neutres ne sont que des couards qui se terrent au fin fond de leur océan en attendant que l'orage passe ! »


Et sur cette réflexion il se fendit d'un petit rire.

« En échange bien sur, je compte sur toi pour garder le silence quant à ma présence ici. Tu vois... J'étais juste ici pour profiter un peu du beau temps avec mes chiens, tu l'as vus toi même non ? Je ne faisais rien de mal... Mais tu sais comment sont les vieux maîtres la dessous hein ? Les mêmes que chez toi, ils voient toujours des affaires d'états là où il n'y en a pas. Si tu veux je te laisse même ma gourde jusque la fin de la journée, libre à toi d'y boire tant que tu veux. »


De l'une de ses « petites » tapes amicales qui avait de quoi déboîter la clavicule d'un ours, Gueralt fit comprendre à l'ondin qu'il jouait franc jeu avec lui. Il ne cherchait pas les ennuis, et visiblement il avait une façon bien simple de régler le problème... Pourquoi chercher plus compliqué ?
Son sourire dévoilant sa dentition quelques peu jaunie par l'herbe à pipe avait de quoi finir de mettre en confiance son protégé... Après tout si Gueralt l'avait voulu, armé jusqu'aux dents tel qu'il l'était à présent, il aurait eut tout loisir de se débarrasser de ce gênant petit voyeur plutôt que de lui proposer de se joindre à ses recherches. Mais autant dire que la mort d'un aspirant céleste aurait de quoi remuer les beaux idéalistes perchés sur leur nuages, et le chevalier n'avait aucune envie de mêler son Kaerl à cela.

Reprenant sur le ton de la conversation il ajouta :

« Et d'ailleurs qu'est ce que c'étaient comme fleurs ? Pourquoi ta maîtresse les voulait ? Elles étaient si importantes que ça ? »




Voilà désolé pour la réponse un peu lente ^^" J'espère que la réponse convient quand même, sinon fais moi signe o/
Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Mar 21 Oct 2014 - 01:06 Répondre en citantRevenir en haut

L’attitude étrange de son sauveur désarçonna quelque peu Guilitane mais comme il commençait à répondre à ses questions, l’ondin voulut surenchérir. Et s’il avait raison, il devrait peut-être demander à Dara où il pourrait se faire examiner. Guilitane avait certes mal au crâne, mais la journée passée à crapahuter dans les bois et le plongeon avait aussi malmené le reste de son corps.

Aussi il ne se leva pas de suite ce qui accentuait encore plus la différence de taille et de carrure entre les deux hommes.

*J’ai eu de la chance qu’il ne me soit pas hostile.*

Mieux que ça, l’homme était chevalier dragon !

« Chevalier ?! Alors vous possédez vous aussi un dragon ? Où est-il ? Il pourrait me ramener à Loméanor s’il vous plaît ? »

Effectivement, l’homme avait raison, il ferait mieux de se surveiller et de freiner un peu ses pensées faute de quoi il allait faire une surchauffe.

« Vraiment ? Dommage, je vais devoir remonter dans la forêt pour en retrouver alors. Non j’ai déjà cherché chez les herboristes de tout Loméanor, aucun n’a cette fichu plante ! »

Un peu désespéré à l’idée de devoir refaire l’ascension avec en prime un mal de crâne impressionnant, Guilitane se décida enfin à se relever prudemment. Enfin presque car il eut juste le temps de soulever ses fesses du sol avant que le chevalier ne l’enlace et le soulève entièrement et brusquement.

« Vous m’aideriez ? Ça serait vraiment gentil. Désolé d’abuser de votre temps mais j’ai un très mauvais sens de l’orientation en forêt. »

Et aux mots de son interlocuteur, la chape qui embrumait son esprit se dissipa légèrement. Il était englouti ! Voilà pourquoi il l’aidait ! Le territoire de Nightfall n’était pas libre de passage pour tous les Kaerls et Guilitane l’avait surpris !

Mais l’homme l’avait sauvé plutôt que s’enfuir. De surcroit il n’avait pas essayé de l’entubé ou de lui mentir. Il cherchait surement juste à profiter du paysage et de la forêt et clairement Guilitane ne voyait pas quel mal il pouvait y avoir à ça.

L’homme était bourru et un peu trop joueur. Le choc de sa « frappe amicale » qui venait de lui couper la respiration en était la preuve, mais Guilitane appréciait quand même bien ce personnage, et ses animaux.

« Tenez, j’ai un croquis avec quelques caractéristiques pour la reconnaitre. Oui c’est important, si j’ai bien tout compris ses plantes permettent de faire un onguent particulièrement demandé depuis l’attaque de Drazahir sur notre Kaerl. »

Guilitane lui indiqua ce dont il se souvenait et les deux hommes arrivèrent plutôt rapidement à retrouver les plantes qu’ils cherchaient.

« Merci ! Vraiment, ça m’aurait pris un temps fou sans vous. Pouvez-vous me reconduire à Loméanor sans que ça vous porte préjudice ? »
Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Jeu 20 Nov 2014 - 11:26 Répondre en citantRevenir en haut

La chance était de son coté visiblement. Les célestes pouvaient être tellement... « célestes » quand l'envie leur en prenait. Loin de vouloir le dénoncer, l'ondin paraissait des plus arrangeant, et tant mieux pour lui. Plus encore, il semblait tenir une certaine « admiration » pour Gueralt. Ou plutôt pour son statut de chevalier. Celui là ne devait pas être arrivé en terre de l'aube depuis longtemps pour être à ce point fasciné par les dragons.

Il se souvenait du temps pas encore si lointain ou lui même se trouvait tout à la fois inquiété et fasciné par ses géants du ciel. Puis avec le temps, ils avaient fini par faire partie du paysage, de son quotidien...
Il se rappelait à cet instant les paroles d'Ithildin, qui avait semble-t-il, tant de mal à accepter cette condition qu'elle méprisait tant pour ceux de sa race. Au final, elle n'avait pas tord l'airain, mais même à présent qu'il était lié, les dragons avaient paradoxalement gardé pour Gueralt toute leur part de mystère.

D'ici déjà il imaginait la tête que pourrait faire l'ondin lorsque Laszlo rappliquerait pour l'emmener avec lui. Ah ! Laszlo ! Si il voulait revenir vite fait au niveau de la Sylve, il ferait mieux de le rappeler celui là !

*Laszlo, vieu frère, où es tu ?*

*Je suis en chemin. Qu'en est il de ce garçon ?*


*Un céleste qui a perdu des feuilles. Qu'est ce que tu dirais de passer ton après midi avec lui pour l'aider à retrouver de ces fleurs ? Un programme plutôt sympathique non ?*


*Venant de ta part je suppose que tu ne te moques pas ! Allons bon Deux chiens, quel genre de projet nous as tu encore trouvé là ? Ahah ! Cueuillir des fleurs ! Voilà qui est une activité tout à fait singulière !*


*Singulière oui ! Je n'aurais pas trouvé meilleur qualificatif !*


Recentrant son attention sur son céleste interlocuteur, Gueralt saisit de sa douceur habituel le petit morceau de parchemin qu'il lui avait été tendu, l'arrachant presque des mains de Guilitane. Un gribouillis de pissenlits et de gazons, voilà tout ce qu'il voyait. Décidément l'herboristerie ce n'était pas son truc. Il y avait plus de chance que Laszlo soit calé là dessus...
Ses épaules s'affaissant sous l'effet de son soupire il ne se départit pas moins de son sourire en coin.

« Ca pour sur, c'est de la plante... Mais je ne te serais pas tellement d'une grande aide. Heureusement pour toi mon lié s'y connait plus dans ce genre de choses que moi. Allez allez ! Debout ! Et arrêtes de t'excuser et de dire merci, c'est un arrangement à l'amiable. On va te la trouver ta fleur. C'est quand même incroyable que les marchands de Lomeanor n'en ai pas quelques échantillons ! Et ça se dit le carrefour du commerce de Tol Orea.... Déjà que certaines tavernes vous servent de la pisse de baudet en essayant de vous faire croire que c'est de la bière !!! Aaaah... Triste monde que celui là ! »


Mais le chevalier n'eut pas d'avantage le temps de finir sa complainte concernant le jus de houblon, que déjà son lié rappliquait à grand renfort de battement d'ailes, brisant la surface sur lac en un millier de fines gouttelettes qui s'étalèrent dans l'herbe alentour. Laszlo était encore petit pour un brun, il n'avait pas tout à fait finit sa croissance mais sa taille lui permettait au moins de supporter le poids de son lié et d'un autre voyageur lorsque l'opportunité en plaçait un sur leur route. Trapu, large de carrure, le dos hérissé d'une série d'épines dorsales, la dragon avait tout de même de quoi impressionner un jeune novice, si il n'y avait eut le calme de ses gestes et de sa voix, semblable aux manières d'un vieux sage pour mettre à l'aise le plus craintif des oisillons.

*Bonjour à vous petit être céleste ! Surprenante rencontre que celle ci, n'est ce pas ? Vous me voyez enchanté de rencontrer un aspirant d'un autre Kaerl...*


Sans prêter attention au babillage du brun, Gueralt était déjà monté sur son dos, tendant le bras à Guilitane pour l'inviter à le rejoindre.

« Oui oui Laszlo ! Lui aussi est très heureux de rencontrer un dragon, mais on parlera en chemin, ce jeune homme est pressé. »

Ou plutôt lui même. Voir ainsi une si belle journée de chasse gâchée pour aller farfouiller dans la forêt à la recherche d'une plante cela ne l'enchantait pas plus que ça. Mais bon... Il avait retenu la leçon maintenant. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Quelle tête d'enclume il faisait d'être allé se baigner comme ça en territoire céleste ! Un abrutit ! M'enfin...

« Alors mon gars ? Tu montes ou tu restes ici en attendant l'hiver ? »


Dernière édition par Gueralt Deux-Chiens le Mar 23 Déc 2014 - 23:07; édité 1 fois
Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Mer 3 Déc 2014 - 22:22 Répondre en citantRevenir en haut

L’empressement, pour ne pas dire la brutalité, avec laquelle l’humain c’était emparé du croquis avait laissé Guilitane pensé que celui-ci était un fin herboriste connaissant le coin et qu’il lui arrivait régulièrement de faire des escapades en territoire céleste pour récupérer des plantes rares. L’ondin l’aurait apprécié, cela lui aurait fait gagner du temps.

Mais il dut se rendre à l’évidence, au vus de sa première déclaration, le maître canin n’était venus ici que pour la fraicheur de l’eau. Une chance, son lié devrait être en mesure de les aider et Guilitane repris espoir, il retrouverait peut-être Loméanor avant la tombée de la nuit. Devant l’empressement qui habitait désormais son sauveur, il se leva précautionneusement. En effet il ne voulait pas rouvrir sa blessure à la tête, ni attirer l’attention sur sa jambe en bonne santé malgré ce qu’il voulait faire croire.

Ainsi, une fois debout il s’épousseta et sortit sa canne du petit fourreau dans lequel elle était bien fixée. Il allait argumenter que le territoire étant céleste il était peut-être interdit d’accès aux marchands de la ville et que c’est pour cela qu’on envoyait un aspirant les chercher mais il n’en eut pas le temps car le claquement d’aile de Lazlo le fit sursauter.

*Décidément je ne m’y ferais jamais, avoir une seule âme scindé en deux ça me donne l’impression d’être aveugle.*

Il vit ainsi la créature, qui bien que petite par rapport à une reine dorée n’en restait pas moins gigantesque. D’après les cours que lui avait donnés Dara il put facilement déduire que ce dragon-là était un brun, mais devant la vision de sa crête hérissée et de la longueur de son corps il ne pouvait se résoudre à les nommer les « petits brun » comme elle le faisait. Guilitane n’arrivait toujours pas à savoir si le flegme et la normalité avec laquelle les chevaliers et les maîtres interagissait avec les dragons venait du fait qu’ils soient liés ou bien juste de l’habitude d’en côtoyer.

Lorsque la voix vibra en lui, l’ondin fut étonné de voir la sagesse et l’ancienneté qui se dégageait de ce dragon.

°Vous me voyez tout aussi enchanté de vous renco…°


« Oui oui Laszlo ! Lui aussi est très heureux de rencontrer un dragon, mais on parlera en chemin, ce jeune homme est pressé. »


Interrompu dans ses pensées jeune homme regarda la main du chevalier l’air hébété, et il lui fallut un deuxième appel pour qu’il comprenne ce qu’on lui voulait.

Guilitane n’aimait pas vraiment voler, sa première expérience c’étant passé alors qu’il n’avait pas beaucoup dormis il n’en gardait pas un très bon souvenir, mais actuellement il était trop épuiser pour protester, et il fallait voir le bon côté des choses, ils arriveraient en un rien de temps là où ils devaient aller.

Ainsi il transmit par la pensée le plus clairement possible ce qu’il cherchait et où il l’avait trouvé. Il en profita pour entamer une discussion avec le dragon.

°Votre lié vous emmène souvent faire de la cueillette ? Il est toujours aussi… Vivant ?°

Ils récupérèrent les plantes relativement vite et pour remercier les deux neutres de leur aide Guilitane les invita à boire une bière à une taverne de Loménaor.

« Mais comme vous l’avez annoncé plus tôt, toute n’ont pas les meilleurs breuvages, je vous laisse donc le choix du lieu. »
Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Mar 30 Déc 2014 - 01:38 Répondre en citantRevenir en haut

Gueralt n'avait cessé de trépigner alors que l'après midi trainait en longueur. Quelle malheur que Laszlo se soit finalement joint à eux ! Le brun s'était aussitôt pris d'une curiosité certaine pour le genre céleste et ses mystérieuses plantes ! Insoutenable pour un humain qui ne tenait pas en place et qui ne rêvait que de chasser par une si belle journée. Quand ils avaient finalement rejoins les sous bois de la sylve, il avait abandonné les recherches peu après les vingts premières secondes passées penché près du sol, et finalement trouvé son bonheur sur un tronc renversé sur lequel il s'était assis pour aiguiser l'une de ses lames. Il regardait du coin de l’œil le pauvre ondin s’évertuait à trouver son herbe, et Laszlo qui, sous sa forme draconnique, essayait du mieux qu'il le pouvait de l'y aider tout en le bassinant de commentaires inutiles.

*Ahahah ! Gueralt faire la cueillette ? Vous voulez rire mon petit ? Dès qu'il ne s'agit pas d'aller courir après de jolies yeux ou de s'adonner au maniement des armes vous ne pourrez rien en y tirer ! C'est un être bon vivant comme vous le dites si bien ! En revanche je dois dire que j'ai développé moi même une grande passion pour les plantes ! La botanique est une science tout à fait fascinante, les plantes peuvent avoir certains pouvoirs surprenant vous savez. Puis je me permettre de vous demander sans indiscrétion, à quelle fin vous requerrez ces herbes ?*


Et là discussion s'était ainsi poursuivie entre le brun et le céleste, autour de la botanique, des plantes et de leur milieux -sujet qui passionnait hautement le dragon - sous le regard tantôt agacé, tantôt incrédule de Gueralt, qui ne comprenait décidément pas quelle drôle de farce les dieux lui avait fait là en lui offrant un lié tel que celui ci. Laszlo avait abordé le céleste sans à priori, comme chaque fois qu'il abordait un nouveau sujet qui avait sut capter son intérêt, et loin d'y voir un ennemi du Kaerl, il tentait d'y puiser un maximum d'informations, d'avis et de réflexions. En revanche, en le voyant agir ainsi, Gueralt semblait trouver tout cela sacrément inutile, et ne voyait dans cette prompt aptitude du brun à tailler le bout de gras avec un membre d'un autre Kaerl, qu'une autre bizarrerie de sa part.

Quand finalement les deux compères eurent finit de récolter leur foutue plante, Laszlo se proposait de lui même pour le raccompagner jusque Lomeanor, en retour de quoi le céleste les invitait à boire un verre. Et voilà comment un dragon brun, un chevalier engloutit et un aspirant céleste se retrouvèrent sur l'une des places de la bourgade.

Guerlat n'y tenait plus suite au spectacle auquel il avait assisté cette après midi, impatient de nature, échaudé par cette après midi de chasse gachée, il explosa aussitôt en une tempête de grondements et de vociférations !

« Non d'un chien, par Solyae lui même ! Les célestes sont tous dans ton genre camarade ?! A aller faire amis-amis avec le premier crétin venu ? Tu ne veux pas non plus que je vienne jurer fidélité devant ton seigneur tant qu'on y est ?! Ah non mais ! Mais ! Oh et puis merde ! C'est louche d'être aussi sympathique ! »


Et une fois l'orage passé, le monument de chevalier qui se dressait une seconde plutôt devant l'ondin s'effondra, ses épaules s'affaissèrent, sa mine rugissante s'effaça, pour laisser place à un gaillard souriant quoiqu'un peu ahuri.

« Bon allez ! On va pas commencer à crier non plus ! Je vous comprendrai pas les célestes et puis c'est tout ! Ca n'empêche pas que je puisse accepter une invitation à boire une bière, pas vrai hein ? »


D'une autre tape sur l'épaule, il invita le compère à le suivre, indiquant une auberge « A la Croisée des Kaerls » à l'autre bout de la rue. Une sorte de troquet un peu miséreux, mais où on faisait bonne ripaille et où le patron était de ses connaissances.
Il savait l'ami Deux-Chiens, qu'il avait une tendance à se méfier de « l'ennemi », surtout quand celui ci s'avérait un peu trop souriant à son goût. Il avait connu les champs de bataille, les négociations politiques pour la Baronnie de son père, et tout les coups en douce qui allaient avec. Pour lui, le céleste autant que l'ardent était un potentiel ennemi si la situation venait à dégénérer entre les Kaerls. Moins depuis les événements de Drazahir, c'est vrai, mais tout de même !
Cependant, il savait aussi que finalement, le céleste ou l'ardent n'avait pas plus choisit que lui de se retrouver à Menél ou à Taralöm. Ce n'était que des pauvres gars qu'un maitre dragon qui passait par là avait prit en route, c'était sur. Si il devait s'affronter c'était par ce qu'il devait en être ainsi, et c'était tout. Tout les débats politiques, philosophiques, toutes ces notions de bien et de mal, il les laissait aux autres, aux puissants et aux seigneurs, lui n'en avait cure, et de toute façon, il n'y croyait pas. Pour lui il n'y avait que des hommes, et leur chez eux, voilà tout. Certes, il y avait bien un ramassis de valeurs que les prêtres de Solyae avait réussi à lui inculquer dans sa jeunesse, mais au final, une fois soumis à la réalité de la vie, cela n'avait plus grande importance.

Aussi prit il le partie d’accueillir l'invitation avec le sourire. Et à Laszlo – qui avait prit forme humaine - de rajouter à l'intention du céleste :

*Il est un peu brutal va, mais ne t'y fie pas, il peut s'avérer aussi doux qu'un chien lorsqu'il le veut.*


« C'est que j'ai pas volé mes armes ! Allez on se bouge, on a une bière à boire ! »


En entrant dans la taverne, Gueralt reconnu aussitôt le fumé caractéristique du ragout de gibier qui montait depuis la cuisine. A cette heure de l'après midi, les lieux n'étaient pas encore spécialement peuplés. Deux ou trois vieillard guettait l'heure fatidique où ils devraient rentrer en leur demeure autour d'une partie de dès, un jeune homme encapuchonné trafiquait dans un coin avec un autre venu du delta d'où parvenait par voix plus ou moins légales quelque substance du tout Rhaeg, tandis que fidèle à son poste, le maître des lieux montait la garde devant ses rangés de tonneaux !

« Hého ! La bourlingue ! Il y a du monde à servir ! Apportes moi deux de tes bières ! Le papi ne prendra rien ! »

Et sur cette entrée en matière, l'humain leur présenta une table pour le moins bancale autour de laquelle trônaient trois tabourets qui ne l'étaient pas moins

« Alors dis moi... Guilitane c'est ça hein ? On invite aussi les ardents ou bien Laszlo et moi devons nous considérer comme des exceptions faute à notre charisme flamboyant ? »
Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Sam 24 Jan 2015 - 22:23 Répondre en citantRevenir en haut

Guilitane ne put réprimer un sourire alors que Lazlo décrivait son lié. Il ressentait tout de même la profondeur du lien qui unissait les deux êtres. Mais il revint vite vers des idées plus pragmatiques.

*Je ne suis pas arrivé à Tol’Orea depuis très longtemps mais si j’ai bien compris un certain Ombremage à causer quelques ravages dernièrement dans notre Kaerl et ses herbes ont de fabuleuses propriétés catalytiques. Elles serviront donc à préparer des baumes et des onguents pour les blesser. Du moins c’est ce que j’ai compris. Et même si je ne trouve pas la botanique aussi passionnante que vous, j’avoue que c’est une part de ma formation dont je m’acquitte avec plaisir, même si je préfèrerais les manipuler plutôt que les cueillir. *

L’ondin ne pouvait oublier qu’il se retrouvait là comme punition de sa tromperie initiale envers sa maîtresse, et même s’il comprenait l’utilité de sa quête il trouvait cela un peu injuste de devoir cavaler seul (enfin du moins c’était ce qui était prévu) dans cette forêt alors qu’elle savait très bien qu’il s’y retrouverait perdu.

Guilitane continuait sa conversation avec le dragon bien qu’il sentait l’agacement de l’humain de temps en temps, mais celui-ci feignait d’être absorbé par l’aiguisage de son arme qui part ailleurs (Guilitane l’avait remarqué depuis le début) était bien assez aiguisée même pour une bataille.

Une fois de retour à Loméanor, et avant même qu’ils aient pu se poser dans une taverne le lié explosa. Sans que Guilitane puisse déterminer s’il plaisantait ou pas. Comme il était encore un peu abasourdi par cette véhémence, il n’eut pas le temps de répondre avant que le lié ne reprenne la parole.

« Tout les célestes ? Non, je ne pense pas t’apprendre grand-chose en te disant que certains sont plus extrêmes que d’autres dans la caractérisation de « l’ennemi ». Pour ma part, le fait que vous n’apparteniez pas au même foyer que moi ne semble pas suffisant pour vous caractériser de monstres. Et bien que c’était un échange de bon compromis, vous m’avez fait gagner un temps fou. Mais je veux juste boire une bière, pas de traquenard, pas de demande d’allégeance, c’est juré ! »

Guilitane s’était passé de commenter le passage sur sa « sympathie » présumée car il était presque sûr que le dernier violeur qu’il avait attrapé aurait trouvé ça très ironique. Bien sûr cela aurait nécessité qu’il soit encore de ce monde.

Alors que le petit groupe rentrait dans la taverne (au nom qui tirait un nouveau sourire à l’aspirant) il continuait sa conversation.

« Je m’en doute, vous semblez être un guerrier fort habile, et je suis heureux de ne pas avoir à vous affronter sur un champs de bataille. »

Ce devait bien être la première fois qu’il se servait de sa fausse blessure pour flatter quelqu’un. Mais toute fine lame qu’il était, l’ondin avait décelé le potentiel de l’humain et il était sincère, il ne voulait pas l’affronter.

S’installant sur le tabouret et laissant le fumet et l’ambiance lui rappeler ses souvenirs de « chasse » et il regarda l’humain avant de lui répondre.

« Certes votre charisme ne passe pas inaperçu et je n’ai encore jamais bu avec des ardents mais c’est plus faute d’occasion que de réel dégout. Mon allégence va à ma maîtresse et non au seigneur du Kaërl, et surtout la querelle des trois royaumes me passe loin au-dessus, ce n’est pas à moi de décidr et tant mieux ! J’ai mieux à faire que de voué une haine irrationnelle à des êtres aussi sympatiques que vous. Vous jouez ? »

Et joignant le geste à la parole Guilitane sortit un paquet de vieilles cartes, encore humide de sa plongée accidentelle et commença à les battre.

« Dîtes-moi, avant de devenir un fier chevalier engloutis, vous faisiez quoi de votre vie ? Et n’y voyez pas la une curiosité mal placé, je comprendrais que vous ne vouliez pas répondre.»

Guilitane avait pour la première fois l’occasion de discuter lirement avec un chevalier sans que celui-ci ne soit sous le joug du seigneur Zackheim, et il voulait se forger une opinion de ce que pouvait être les dragonniers, et à dire vrai, il appréciait les deux énergumènes qui l’avaient sauvé et était persuadé qu’une amitié inter-Kaërl ne pouvait qu’être encouragée en ces temps troublés.
Gueralt Deux-Chiens
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MessagePosté le: Lun 16 Fév 2015 - 17:35 Répondre en citantRevenir en haut


« T'es un drôle toi, pas vrai ? »

Par dessus la mousse de cette bière qui venait d’atterrir sur la table qui le séparait de Gulitane, Gueralt l'observait sourire aux lèvres. Les questions de l'ondin l'intriguaient ; il n'avait pour ainsi dire pas l'habitude de s'entretenir sur ce genre de sujet lorsqu'il venait ici, à Lomeanor. D'ordinaire, la beuverie et la gueuse étaient ses principaux centres de préoccupations, ce qui laissait un angle assez restreint pour engager une conversation sérieuse. Enfin... Sérieuse ? Disons une conversation qui ne tournait pas exclusivement autour de sa capacité à ingurgiter plus d'un fût en l'espace d'un quart d'heure...

L'ondin avait ces quelques bonnes manières, ce savoir vivre qui rendait les gens « délicieux » et « plaisant ». Aux yeux du chevalier, cela ne lui donnait l'air que d'un simple un peu niais, qui se donnait des allures de seigneur lèche-bottes dans un troquet qui ne lui saillait pas du tout. Mais loin de l'agacer comme cela avait put être le cas quelques heures plus tôt, il s'en amusa, trouvant en la personne un homme improbable et somme toute, assez rafraîchissant !

« Allez, va pour les cartes, j'te laisse choisir ton jeu ! C'est peut être là où t'as ta chance de gagner, par ce qu'au cul-de-chouette j'suis un champion »


Fouillant dans les poches de son mantel, il en extirpa une bourse dodue de quelques pièces d'argent qu'il déposa en trois petits tas sur le bord de la table.

« Et v'là la mise ! Ça lui va au chef ? »


Et profitant que « le chef » battait et distribuait les cartes, il prit quelques gorgés de cette bière qui lui tendait les bras. Ah la bière de « La croisée »... La dernière fois qu'il était venu en prendre une, cela datait d'avant l'attaque, il s'en souvenait. Cette pensée lui parut presque incongrue. Depuis ce que tout le monde appelait la chute de l'ombremage, il n'avait plus eut l'occasion de s'attarder sur ces noirs souvenirs. Son esprit avait joué les barrages, rien ne semblait avoir existé, la vie avait reprit son cour normal, et lui s'attardait le soir aux jeux, dans ses appartements, à parler de banalités avec l'un ou l'autre. Les gens cherchaient à fuir ce sombre épisode de leur mémoire, à ne pas le regarder en face, ce qui octroyait à ces derniers temps une ambiance étrange et irréelle, quelque peu déconnecté de la réalité.

Il suffisait de regarder à l'extérieur. Les rayons or de cette fin d'après midi donnait à la ville une atmosphère douce et estivale, sous ce ciel d'un bleu claire et sans nuage. Les gens dehors vaquaient à leurs occupations, circulaient les bras chargé de leur achats et paquets divers. Tout ici remuait et s'activait, Lomeanor vivait encore toute entière au rythme effréné de ses marchands et de ses visiteurs dans l'air paisible de cette journée ensoleillé.

Ses pensées vagabondaient ainsi s’émerveillant de ce spectacle qui s'étalait là sous ses yeux, rejetant bien loin de son esprit Drazahir et l'attaque du Kaerl. Si lui n'avait pas à en prendre conscience, ce n'était pas le cas de son dragon : Laszlo avait bien vite compris que son lié s'était réfugié dans cette insouciance - comme beaucoup - pour échapper à la cruelle vérité. En fouillant dans les souvenirs de son lié, il avait retrouvé les mêmes sentiments, peu après la guerre de la vallée, lorsque, fort de sa victoire, Gueralt s'était perdu en festivités. Mais il ne lui avait encore rien dit, sachant pertinemment que la réalité le rattraperait tôt ou tard.
A l'instant précis, le brun se contentait d'observer silencieusement le céleste, ses yeux d'un gris fer pétillant de cette curiosité qu'il lui était propre. Une rencontre avec un membre d'un autre Kaerl était un événement si singulier qu'il n'en avait perdu aucune miette depuis le début de l'après midi.

La question de son compagnon d'un jour ramena Gueralt à la réalité, l'arrachant à la douce torpeur dans laquelle le goût de sa bière l'avait plongé. C'était une question qui revenait souvent à son égard. Et quoi de plus normal, c'est vrai ? Quel genre d'homme pouvait se venter de flirter avec les deux mètres de haut, accompagné d'une épée digne d'un bourreau, habillé comme le premier bucheron du coin, le tout conclut en beauté par le voisinage de deux chiens tenant presque de l'ours ! Encore maintenant il aurait put être difficile de savoir ce qu'il faisait réellement. Il suffisait de le voir déambuler dans les rues de Lomeanor pour se rendre compte que personne n'arrivait à reconnaitre en lui un chevalier appartenant à l'un des Kaerl.
En d'autre temps il aurait répondu le plus simplement du monde, mais la présence du céleste le tentait par bien trop d'aspects, il ne pouvait se contenter de simplicité. Se penchant quelque peu en arrière, il se fendit d'une expression un brin provocante avant d'ajouter sur son ton amical et décomplexé :

« Je suis ce que tes maîtres pourraient appeler un héros, et ce que moi, j'appelle un tueur. Un chevalier somme toute, et putain de bon si tu veux mon avis ! Général en chef, meneur d'hommes, tacticien et j'en passe ! Un homme de guerre ! Je crois que je devais bien être fait pour ça ! Et toi alors chef ? Dis moi tout ! »
Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2015 - 19:31 Répondre en citantRevenir en haut

La situation était pour le moins cocasse mais Guilitane ne s’en souciait guère. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas pu savourer une mousse dans une atmosphère exsudant la graisse et l’alcool. Et il est vrai que de voir ce jeune homme engoncé dans ses habits abimés lors de la traversé forestière accompagné par Gueralt et Lazlo devait lui donner un air marrant si ce n’est ridicule. Il n’en avait que faire pour le moment.

Il posa les cartes sur la table pour aligner la même somme que son compagnon de fortune, cela ne l’enchantait guère car elle représentait une bonne partie de ses économies et qu’il n’était pas du tout sûr de les revoir. Après tout la vie est faîtes de ce genre de doute aussi, non ?

« Je n’aime pas vraiment les jeu de dés, la chance y a une part trop grande. Je vous propose une partie de Slouby si vous êtes d’accord. »

Voyant l’humain prendre une lampé de bière, il distribua les cartes. Son interlocuteur semblait s’être perdu dans ses souvenirs et l’ondin se doutait que l’homme aux deux canins allait bientôt lui répondre. Il ne servait à rien de brusquer les gens et Guilitane pouvait encore sentir les stigmates de la guerre tout juste finie.

C’est étrange de voir que cet épisode, bien qu’invisible au reste du monde, a sûrement affecté pour des décennies les habitants de Tol’Orëa. L’ondin ne pouvait d’ailleurs que s’imaginer ce que ces gens avaient subi. Il était littéralement arrivé au Kaerl après la bataille et il n’avait pu que constater les dégâts de l’Ombremage…

« Je suis ce que tes maîtres pourraient appeler un héros, et ce que moi, j'appelle un tueur. Un chevalier somme toute, et putain de bon si tu veux mon avis ! Général en chef, meneur d'hommes, tacticien et j'en passe ! Un homme de guerre ! Je crois que je devais bien être fait pour ça ! Et toi alors chef ? Dis-moi tout ! »

La vision de Guilitane vis-à-vis du guerrier changea radicalement. Se dire qu’un homme aussi doué que ça avait dû passer par l’aspiranat laissait le jeune homme pensif, et cela confirmait ses soupçons d’avant, il ne voulait pas l’affronter !

Le cynisme dont cet homme faisait preuve par rapport à son ancienne vie avait quelque chose de grisant pour le boiteux, il n’arrivait pas à savoir si le maître-chien montrait du regret ou du dégoût pour ce qu’il était avant d’avoir un dragon. Cela faisait d’ailleurs réfléchir Guilitane sur sa propre empreinte. Est-ce qu’il changerait radicalement de point de vue ? Continuerait-il à vagabonder la nuit ? Il ne pouvait pas le savoir pour le moment mais pour la première fois depuis qu’il avait rencontré un dragon, il réalisait que bientôt sa vie serait liée à celle d’une autre entité. Et que penserait-elle de son ancienne vie ?

« Je suis, enfin j’étais… »

Guilitane allait répondre quelque chose du genre « un noble d’Undome », mais la spontanéité de l’ancien tueur le fit réfléchir. Après tout il ne reverrait sans doute jamais cet homme et auquel cas, les crimes commis avant Tol ne revêtent que peu d’importance.

« Je m’occupais de rendre la justice, d’aider les personnes à vivre dans une ville plus sûre. C’était un peu utopiste et sans doute vain, mais j’y croyais et j’avais le sentiment d’être utile. »
Avec un léger sourire sur le visage il repensait à quelques combats qu’il avait gagnés, et sa maitrise toujours croissante de sa lame.
« On peut dire que j’étais sacrément bon aussi… »

Il prit ses cartes et regarda sa main. Il ne commençait pas fort mais il avait de quoi tenir quelques tours sans montrer de signes de faiblesse. Il prit sa bière et la leva.

« Mais tout ça c’est de l’histoire ancienne… A nos vies passées ! »
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