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 [RP] Une histoire d'édredons Sujet suivant
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Meccaya Im'Awhël
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MessagePosté le: Jeu 17 Juil 2014 - 16:20 Répondre en citantRevenir en haut

Gaïaku, 918
 

Ils étaient forts, ils étaient beaux, mais actuellement, ils ne sentaient pas le sable chaud. C'est-à-dire qu'après avoir monté la dizaine d'étages qui séparait l'entrée dans les spires de leur chambre/dortoir, nos vaillants héros avaient mal aux jambes, et relativement chaud. Meccaya s'auto-congratula de n'avoir sur lui que sa besace qui, au final, était assez légère. Bien malheureux devaient être les apprentis qui arrivaient avec plusieurs bagages -s'il y en avait. Enfin, iel ignorait ce qu'en pensaient ses camarades, mais lui, au troisième étage, iel se serait déjà arrêté. Ils avaient dû, de toutes façons, marquer quelques pauses, la jambe de leur troisième camarade (Guilitane, c'est ça ?) les empêchant de tenir un rythme soutenu. Au dixième étage, mon neishaan tentait de cacher sa respiration forte, et espérait n'avoir pas assez sué pour que cela soit visible. Courbé sous le poids de la fatigue, iel laissa ses camarades ouvrir la porte devant lui. Iel saurait désormais la reconnaitre entre mille. Si aujourd'hui iel avait trop de fatigue et d'émotions avec lui, iel se connaissait néanmoins assez bien pour deviner que, dans les prochains jours, iel ressentirait une pointe de fierté ici. Avoir sa propre dizaine de mètres carrés, pour soi, au Kaerl Céleste, c'était prouver au monde entier qu'iel était de ceux qui pouvaient avoir pour compagnon un dragon !

*Un lit, enfin ! Dormir !*

Les pensées s'alignaient difficilement dans l'esprit de Meccaya. Ce n'était assurément pas le moment de lui demander des calculs complexes. En même temps, il fallait être sacrément tordu pour se pointer au dixième étage des Spires du Màr Menel, bondir sur le neishaan et le menacer de mort s'iel ne terminait pas la démonstration du théorème de Typaghore. Les gens d'ici ne paraissaient pas plus tordus que les habitants d'Undòmë ou de Vaendark. Les voir, en se hissant en haut des escaliers, faisait un drôle d'effet à l'androgyne. Cela voulait donc dire que ce n'étaient pas deux complices qui avaient abusé de sa naïveté, mais que, derrière tout cela, il y avait un vrai continent. C'était bien peu de choses. Mais pour Meccaya, qui peinait à réaliser que ce n'était pas qu'un rêve, c'était beaucoup.
La porte de leur chambre s'ouvrit devant lui. Nechama et Guilitane passèrent devant lui, et le neishaan du groupe ne vit pas tout de suite où ils allaient passer leurs nuits. Quand le passage fut libéré, iel le put. C'était une pièce relativement grande, pour une chambre d'étudiants d'aspirants. Ils avaient cinq lits -deux qui iraient sans doute aux prochains aspirants-, une place, un petit coffre de bois près de la tête de leur lit, sur lequel était également posée une bougie. Chaque lit occupait un coin de pièce, excepté le cinquième, coincé entre deux autres. La petite place au centre de la pièce était occupée par une table et quelques chaises. Ils pouvaient circuler, mais pas à deux côtes à côtes sur un même chemin, quoi. Un baquet d'eau était entre deux lits, pour la toilette. Deux grandes fenêtres éclairaient la pièce. C'était assez propre. Mais quelques détails troublaient l'oeil averti de Meccaya.
Par exemple, les murs blancs étaient nus. Nulle tapisserie, par exemple, pour les protéger du froid. Oh, Meccaya n'était pas frileux, mais c'était un détail. Plus important, par contre: ils ne disposaient pas ne serait-ce que de paravent ou de baldaquin pour protéger son intimité, ou protéger les yeux des autres à l'occasion d'une lecture nocturne.

Ses deux camarades avaient déjà choisi leur espace. Meccaya s'installa le plus proche possible de son cousin de coeur, rare personne devant qui iel pouvait accepter de se déshabiller sans crainte. Iel jeta sa besace au pied du coffre avec un soupir de bonheur non dissimulé. Ceci étant fait, iel retira sa cape, la jeta par-dessus sa besace et s'étala en travers de son lit. Enfin ! Enfin ses muscles connaissaient le repos, enfin son corps connaissait le confort ! Sa dernière nuit, dans la forêt, ne l'avait pas reposé, ses péripéties avaient molesté ses pauvres muscles qui, depuis vingt-quatre heures, imploraient la pitié de leur porteur. Ah ! Il fallait au moins reconnaitre que les lits étaient confortables à souhait. L'androgyne ferma les yeux, glissant ses mains derrière l'oreiller. Iel sentait enfin ses muscles se détendre et, comme si c'était lié, sa pauvre petite tête se reposait également. Si aux dragons il fallait associer le moelleux de cet oreiller, alors ce monde était juste merveilleux ! Un univers parfait pour mon petit neishaan ! Iel aurait dû naitre ici, oui... Le paradis... À un détail près.
Iel n'avait aucun livre à se mettre sous la dent.
Bon, iel n'avait aussi aucun slip propre, aucun habit de rechange, pas de gâteaux à grignoter pour le petit creux de minuit, pas de plume pour écrire/dessiner (que du graphite, et un carnet), rien pour allumer sa bougie de chevet... Mais qu'était-ce que tout cela, face au manque de livre ? Comment occuper ses soirées/après-midis/nuits sans livres ? C'était absurde. Jouer à compter les fleurs du Màr était amusant deux minutes, mais iel allait vite se lasser.

"- Hum. Nechama ? Guilitane ? Vous avez apporté des choses avec vous ? On m'a pris un peu au dépourvu, je n'ai pas de livre, rien..."

Autant Meccaya avait quelque espoir quant à la réponse de son cousin, qui avait, comme lui, un sac. Autant pour Guilitane, iel avait des doutes, ce dernier paraissant être venu ici les mains encore plus vides qu'eux. Le neishaan du groupe espérait que leurs maitres pourraient les aider à pourvoir à leurs besoins, sans quoi cela allait vite s'avérer problématique. Oui, parce qu'actuellement, iel imaginait que le recrutement des aspirants se faisait habituellement de façon plus orthodoxe, avec petite lettre, rendez-vous à heure fixée, un peu en mode Poudlard...
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MessagePosté le: Jeu 17 Juil 2014 - 16:20 Revenir en haut

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Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Lun 21 Juil 2014 - 18:33 Répondre en citantRevenir en haut

Des marches ! Encore et toujours des marches ! Guilitane en était persuadé, sa nouvelle maîtresse l’avait assurément fait exprès. Sans doute une douce vengeance, qu’elle préparait depuis qu’elle avait découvert qu’il ne boitait pas vraiment. En effet, s’il n’avait pas été accompagné, Guilitane aurait pu gravir ces marches rapidement, et se retrouver à sa nouvelle chambre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Mais voilà, il devait restreindre son rythme pour ne pas éveillé les soupçons des deux personnes qui l’encadrait. Jouant, sur jouant même de sa canne, il contraignait tout le groupe à grimper les marches une par une et à faire des poses. D’ailleurs, alors que Nechama, celui qui avait volé avec lui, semblait apte à accélérer, le second (son cousin apparemment) accueillait les poses avec soulagement. L’ascension sur une dizaine d’étages se fit donc en silence. Lui maugréant intérieurement sa maîtresse pour lui infliger ça, le frêle jeune homme (Guilitane n’en était pas persuadé mais Nechama avait dit cousin et pas cousine) cherchant sont souffle, et Nechama restant taciturne, en bon ondin qu’il était.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin au bon palier, ils n’eurent pas à chercher longtemps avant de trouver leurs chambres. Pardon, leur chambre. Ainsi, la présence des cinq lits dans la même pièce éveilla une petite voix dans la tête de Guilitane.

*Etre dans la même pièce qu’eux va poser problème pour la chasse…*

Mais il jugea que ce problème se règlerait plus tard, pour le moment son corps réclamait du repos. Sans même regarder, il savait que les bleus qu’il avait reçus il y a quelques nuits de cela pendant une escapade nocturne ne s’étaient pas résorbés. Pire, la nuit du départ passée sur la plage et sa première expérience aérienne les avait surement aggravés. D’ailleurs, Meccaya s’était déjà affalé sur son lit et Guilitane ne doutait pas que le sommeil allait bientôt l’emporté.

Défaisant les boucles de son ceinturon il déposa délicatement son épée près de son lit. Dame Dara lui avait assuré qu’il ne risquait rien dans le Kaerl, encore moins dans les spires mais Guilitane avait décidé de toujours avoir une arme à portée, et elle n’avait pas insisté. Le reste de ses affaires étaient encore sur la scelle du dragon, il n’en avait pas besoin pour la nuit, et les dix étages lui semblait trop long pour être fait avec des bagages. Soudain, la voix de Meccaya, qu’il pensait déjà endormis, vint troubler le silence qui s’était installé.

"- Hum. Nechama ? Guilitane ? Vous avez apporté des choses avec vous ? On m'a pris un peu au dépourvu, je n'ai pas de livre, rien..."

Le départ avait dur être aussi brusque pour lui que pour Guilitane, et une once de compassion s’installa dans le cœur du boiteux. Lui avait déjà un paquetage de près, au cas où son père aurait découvert qui il était. Ce jeune homme semblait avoir tout perdu…

« J’ai quelques affaires personnels en bas, je les ai laissées sous la protection de Nyssath, je n’en ai pas besoin pour la nuit. Pour ce qui est des livres… »

Les séances matinales avec son tuteur resurgirent dans l’esprit de Guilitane comme si elles s’étaient produites hier. Un certain soulagement le gagna quand il se dit qu’il en avait fini avec ça, du moins il l’espérait.

« … Je ne suis pas un grand adorateur de la lecture, mais je ne doute pas qu’un endroit aussi immense que le Kaerl possède une bibliothèque ! »

Oui, surement, ou au moins une salle des archives qui relatent les faits d’armes de dragons et dragonniers. Il y a d’ailleurs fort à parier que les légendes sur les dragons viennent simplement d’un observateur lambda qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

Guilitane s’assit sur sa couche et regarda les deux compagnons. Qu’ils en avaient de la chance ! Lui avait dû abandonner tout ce qu’il connaissait pour venir ici. Certes il y avait des bons côtés, mais il aurait donné cher pour que sa sœur puisse l’accompagner.

« J’aurais une question pour vous, je sais que ça fait un peu bête dis comme ça, mais est-ce que des gens vous attendent en Undomë ? Je veux dire, votre famille sait où vous êtes ? »

Il se doutait de la réponse, mais après tous, Tol’Oréa est une terre désertique normalement, plus rien ne pouvait l’étonner depuis qu’il avait vu un dragon…
Nechama Sa’El Han
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû 2014 - 22:57 Répondre en citantRevenir en haut

Nechama n’osait trop parler : son désormais co-aspirant, Guilitane, pourrait le prendre mal. Car le pauvre, il fallait avouer qu’il avait du mal à monter toutes ces marches… Et cela, malgré que son cousin ne fût pas un grand sportif. De temps en temps, il devait ralentir son allure pour le second, mais globalement, ce fut toujours pour le premier. Alors, pour éviter de blesser l’égo de l’ondin qu’il ne connaissait pas encore, l’inquisiteur préférait s’élever en silence sans trop se laisser aller à un rythme lent qui le fatiguerait particulièrement.

Surtout que ce Guilitane serait désormais un de ses proches : cet étrange frère était son co-aspirant. Alors ils s’’entrainrement ensembles, vivraient ensembles, mangeraient ensembles… et cela était fort gênant ! Comment l’inquisiteur allait il pouvoir travailler pour le Rêveur dans ces conditions ? De plus, même si Nechama ne le signalait pas, sa tête le faisait horriblement souffrir : il avait l’impression que des harpes se trouvaient partout sur son trajet. Des sons, encore et autres, à chaque marche, à chaque étage. Son corps restait en forme mais l’ondin avait presque l’impression de suer le poison, comme si la moindre goute de transpiration aurait le pouvoir de tuer un veau. L’ondin n’en savait rien… mais il espéra que ce n’était pas le cas.

Et en effet, ses doutes se firent même en pire. Car ils n’étaient pas à deux mais à trois dans la chambre ! Bien que, Nechama en était sûr, son cousin pourrait occuper l’esprit de son désormais frère. Oui… voilà qui pourrait arranger ses affaires. Mais sur le long terme, comment allait-il se débrouiller ? De plus, il y avait plus discret que le dixième étage pour rapidement retourner dans la chambre, faisant comme si de rien n’était.

Cinq lits… voilà qui allait être donc gênant. Nechama remarqua l’insoucience de son cousin qui se rua directement sur un lit. Un vague sourire : le pauvre, il avait bien fait des efforts pour gravir ces marches. Puis, il observa son co-aspirant Guilitane. Celui-ci avait une épée et s’en détacha. Nechama se dirigea vers le lit proche de son cousin –normal dirait on-et déposa sa propre épée. Maintenant, un souci de taille cependant restait car l’inquisiteur, en tant que telle, conservait encore sur lui sa faucille et ses poisons. Si Meccaya les voyait, il est fort probable qu’il réagirait peu positivement… mais c’était gérable. Guilitane par contre était un bon ondin et en tant que tel : ses réactions n’étaient peu prévisibles. Alors, Nechama se dit qu’il verrait après pour cela après. Et Meccaya ne dormait pas car il s’exprima :

Hum. Nechama ? Guilitane ? Vous avez apporté des choses avec vous ? On m'a pris un peu au dépourvu, je n'ai pas de livre, rien...
J’ai quelques affaires personnels en bas, je les ai laissées sous la protection de Nyssath, je n’en ai pas besoin pour la nuit. Pour ce qui est des livres… Je ne suis pas un grand adorateur de la lecture, mais je ne doute pas qu’un endroit aussi immense que le Kaerl possède une bibliothèque !

Des livres ? Oui, Nechama en avait trois sur lui. Un qui contenait la genèse du Rêveur –et cela uniquement- puisqu’il n’avait besoin de plus savoir. Le second était taché de sa propre écriture puisqu’il y consignait ses cheminements et découvertes… c’était au cas où il mourrait, ainsi, on saurait ses découvertes en lisant le livre. Nechama savait qu’il devait bruler ces deux livres et le ferait rapidement : ici, les sorciers étaient bien considérés et pouvaient réagir en découvrant ses pratiques. Enfin, le dernier était très classique : un livre concernant des légendes d’Undomë. Ainsi, l’inquisiteur ouvrit son sac et, s’asseyant sur le coté du lit de son cousin, le laissa tomber sur son torse.

C’est tout ce que j’ai sur moi. Mais fais-y attention : c’est un livre exceptionnel. J’ai eu de la chance de le trouver.

Et qu’il eut de quoi l’acheter également, aurait il pu préciser. Mais aux enluminures qui entouraient les pages, celui-ci devait bien se douter de tout cela. Et de toute façon, il aurait été rare que le neishaan abime une de ses affaires… et sans doute s’en voudrait il plus que lui. Nechama songea qu’il l’avait pris pour son retour : songeant qu’il pourrait avoir une belle vie chez eux. Lu, relu, soigné et apprécié. Ce livre, de plus, devrait couvrir ses arrières quant à son retour auprès de sa famille ignorantes : il garderait cette utilité même ainsi !

Son cousin ne semblait pas trop déçu du sujet de l’ouvrage. Sans doute fut ce parce que c’était là les légendes les plus inconnues et anciennes qui étaient contées et que, possiblement, même avec son amour de la lecture, celui-ci ne les connaissait point toutes. Puis, son co-aspirant parla :

J’aurais une question pour vous, je sais que ça fait un peu bête dis comme ça, mais est-ce que des gens vous attendent en Undomë ? Je veux dire, votre famille sait où vous êtes ?

Nechama échangea un regard avec son cousin avant de répondre.

Et bien, j’ai fait envoyer une lettre à mon père avant de rejoindre Mecca. Il préviendra toute notre famille puisqu’elle est réunie. Tu peux faire de même normalement…. Après, je n’ai pas dit où j’allais… Mais il ne s’inquiétera pas.

A cet instant, un peu de pitié pour son co-aspirant le prit. Pauvre frère, il était vrai que, malgré tout, Nechama et Meccaya n’étaient seuls et ne le seraient jamais si besoin était, puisqu’ils étaient tous les deux présents. Ce devait apparaitre comme rassurant, et finalement, point si dépaysant. Nechama avait l’impression de débuter des vacances et, même si un mal être vis-à-vis du son de la harpe et des sorciers présent le prenait, un grand bonheur continuait de le dévorer depuis sa rencontre avec Dara. Il se sentait presque rassuré par la présence de son cousin : presque, bien sûr. Car il devrait le protéger. Aaron, par contre, risquerait de se faire un sang d’encre, le pauvre !


Lymdul Libaris


Mais, comme le bonheur ne durait souvent pas, un bruit l’interpela et l’inquisiteur alla ouvrir la porte. Méfiant, certes, mais ici Dara avait bien précisé qu’il n’y avait rien à craindre. Et, pourtant, ce qu’il eut en face de lui l’inquiéta ! Une femme lui faisait face, une elfe pour dire vrai. Celle-ci portait des lunettes –ce qui n’était pas courant pour les elfes- qui ne camouflaient pas le bleu de ses yeux. Celui-ci paraissait presque faux, tout comme la couleur bleuté métallique de ses cheveux. Elle portait des vêtements ressemblant à un mélange entre un pyjama et une robe. Et ceux-ci avaient des motifs fleuris désastreux.

Elle le fixa puis, sans même se cacher, inspecta chacun des trois personnes, un par un, de haut en bas. Elle remonta ses lunettes et déclara soudainement :

C’est ainsi que vous venez me saluer ? Je vous attendais moi ! Pour qui me prenez vous ? Je suis Lymdul Libaris quand même ! La prochaine fois que vous m’oubliez, je vous… raaah…

Sa voix fluette résonnait. Nechama entendit un pardon ? être exprimer en réponse, mais cette vision soudaine fit qu’il ne savait pas même qui l’avait répondu, peut être même était ce lui. Mais la femme décida à cet instant d’entrer dans la pièce et de prendre une position un peu trop suggestive au gout de l’inquisiteur. Ainsi, Nechama put d’ailleurs remarquer qu’elle ne portait pas de petite culotte. Et vu comment elle se tenait, il était clair que Guilitane pouvait observer qu’elle ne portait également rien pour soutenir sa gorge… et qu’elle ne semblait pas gênée du monde à l’idée de le leur montrer.

Vous avez rien compris, hein ? Ici, c’est là où on vous a déposé le temps de nettoyer vos futures chambres. Mais vous allez être séparés ! Et vous savez le mieux, vos chambres sont juxtaposées ! Il y a six chambres qui partagent le même couloir et les mêmes sanitariums : et je fais partie des six chambres ! Nous allons être voisins ! Alors, heureuuuux ?

Mais, face à deux ondins et un Meccaya avec un livre, elle sembla être bien mécontente. Sans prévenir, elle se mit à hurler en pleurant et en s’enfuyant. La furie était partie… Et, après cette soirée –qui finalement serait parmi les meilleurs tant qu’ils ne se seraient pas encore éloignés de l’elfette- ils découvriraient leur voisine. Une bipolaire, naïve et capricieuse, particulièrement stricte, exubérante et antipathique. Un être que, pour sa part, Nechama n’appréciera que peu. Cependant, à cet instant, l’ondin ne comprenait rien et n’avait rien à comprendre : la harpe le fatiguait trop et tout cela également.

Et, sonné, il referma doucement la porte et alla s’asseoir sur son lit, le tout comme au ralenti. Peu expressif, car ondin, n’importe lequel des trois cependant pouvait comprendre le désespoir dans ses mots lorsqu’il exprima dans un souffle :

Et bien… cela va être… intéressant…


Dernière édition par Nechama Sa’El Han le Lun 3 Nov 2014 - 13:43; édité 2 fois
Meccaya Im'Awhël
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MessagePosté le: Mar 5 Aoû 2014 - 15:35 Répondre en citantRevenir en haut

Tandis que Guilitane lui répondait, l'androgyne regardait son cousin. Réflexe purement humain; la vision d'un élément connu tel que son cousin l'aidait à rester calme malgré le tourbillon d'événements dans lequel iel s'était plongé, la tête la première, dès qu'on lui avait parlé de dragons. Ledit cousin fouilla son sac, en s'asseyant sur le bord de son lit. Essayant de rattraper l'image de larve que Guilitane devait avoir de lui, mon neishaan se redressa sur ses coudes... Avant de voir ses efforts avortés par Nechama, qui laissa choir le livre sur son torse. N'avait-il donc aucune pitié ! Meccaya se laissa à nouveau tomber en arrière, avec un faux grognement de douleur. Son cousin l'avait déjà vu plaisanter sur sa propre faiblesse ou paresse. Il saurait deviner que, dans les faits, il ne l'avait pas blessé du tout. Quant à Guilitane... Eh bien, il allait apprendre ! Puisqu'il fallait partager au moins cette nuit avec lui ! (en toute amitié, toujours). Meccaya se redressa ensuite, lentement, un peu laborieusement, et feuilleta mollement le livre, observant le nom des légendes qu'il contenait, pour voir s'il en était qu'iel connaissait déjà. Mais rien de cela: que du sang neuf. Le tout avec de jolies enluminures. Un livre de bonne facture. Restait à voir si son contenu était aussi beau que son contenant. Dans tous les cas, c'était prometteur. Le neishaan caressa tendrement la couverture de l'ouvrage, avec lequel iel allait sans doute passer des nuits pleines d'aventures. Euh, je m'égare.

"- Wow. Il est très beau. Merci beaucoup, Nechama. Je te le rendrai dès que je l'aurai fini."

Iel n'avait pas regardé son cousin, en parlant, mais avait couvert le livre de regards amoureux qui valaient bien mieux que toutes les promesses qu'iel pouvait faire à Nechama. Oui, le livre ne serait pas abîmé, il sera chouchouté... Meccaya était le genre de spécimen à hurler lorsqu'une page était cornée, et à faire attention à ne pas trop écarter les pages du livre, pour ne pas le déformer. Alors pensez-vous...
C'est tout juste s'iel entendit que la vie se poursuivait autour de lui, et que Guilitane posait une question. Heureusement, son passé de lecteur-ninja lui avait donné des réflexes assez géniaux. Comme, par exemple, le réflexe de pouvoir répéter au mot près la phrase qui venait d'être dite juste avant qu'on lui demande de sortir le nez de son livre. Aussi lorsqu'iel comprit que Guilitane ne posait pas la question qu'à Nechama, iel fit l'effort de repasser dans sa tête les sons qui venaient d'être dits, pour reconstruire la question. Au vu de l'état de ses neurones, cela pris un peu plus de temps que prévu. Heureusement, Nechama, avec sa réponse, lui permit de mieux comprendre ce qui avait été demandé. Il lui offrit un regard, et Meccaya prit la parole, d'une voix que la fatigue rendait moins forte que cella de Necha:

"- Ma famille vient de Vaendark. Nous n'étions que de passage en Undòmë. J'ai également fait envoyer une lettre à ma famille... J'espère qu'ils la recevront. Je ne sais pas ce qu'ils vont faire..."

Rentrer en Vaendark, rester en Undòmë ? Il espérait avoir été assez rassurant dans ses mots pour que sa famille ne prenne pas la peine de rester des années auprès de la famille de Nechama, à tenter en vain de le retrouver sur le continent... Meccaya songea à Aaron, son aîné, celui qui, dans sa famille, s'inquièterait le plus. Alors iel eut à nouveau l'air songeur et distant. Son frère allait sans doute rentrer dans une colère noire. C'était vraiment ingrat de l'abandonner là-bas, sans pouvoir lui dire, le remercier... Iel avait fait son possible, mais ce n'était pas ce qui lui plaisait. Iel ressassait encore les mêmes pensées coupables, incapable de s'en détacher, ou de se détacher de l'image de son frère, celle où il avait ce visage déformé par la colère, comme à chaque fois que quelqu'un menaçait son petit frère. Iel se surprit à le regretter, déjà...

Puis quelqu'un toqua. Intrigué, Meccaya osa sortir de ses pensées, pour suivre des yeux son cousin, et tenter d'apercevoir le visage de la personne qui, à cette heure-ci, venait les quérir. Pour quelle raison, d'ailleur ? Cela ne pouvait qu'être important, ou grave, ou les deux à la fois ! Leurs dragons allaient-ils déjà naitre ? Oh, oui, dragons !
Se penchant un peu, Meccaya put apercevoir le visage de l'elfette, qui les dévisagea durant un moment qui sembla bien trop long son goût. Des lunettes, des cheveux d'un bleu qui n'avait rien de naturel, et une robe-pyjama qui était une atteinte au bon goût. Peut-être était-ce une étourdie qui s'était trompée de chambre ? Bientôt la voix résonna, et Meccaya regretta de s'être posé la question: quelle voix désagréable à souhait ! Elle prononça son nom, mais trop vite.

"- ...Pardon ?"

Qui était-elle pour exiger ainsi que l'on vienne la saluer ? Une responsable ? Dirigeante ? Avaient-ils loupé quelque chose dans le protocole d'aspiranat ? Ni Dara ni Erebus n'avaient évoqué un point "LumdylLabiras". Néanmoins, l'androgyne avait parlé trop bas pour que l'elfette se sente visée et daigne se présenter à nouveau. Iel craignit qu'elle ait mal interprété sa question, en la voyant débouler dans la pièce, et eut le réflexe de se recroqueviller sur lui-même, avant de constater avec un soulagement assez vil qu'elle n'en avait pas après lui, mais après ce pauvre Guilitane. Les avait-elle confondus ? Eh bien, que Guilitane se débrouille ! Lui, iel ne prendrait pas le risque de risquer sa frêle carcasse contre cette furie ! Dautant plus que l'ondin paraissait savoir se défendre.
Le neishaan eut tout juste le temps de comprendre de quoi elle informait son nouveau camarade, avant de constater avec amusement que sa position offrait à ses deux camarades de chambrée des visions qui en auraient ravi plus d'un. D'ailleurs, les expressions figées de ses confrères laissèrent à penser à mon androgyne qu'ils avaient bien remarqué tout cela. Craignant de se faire trop remarquer, Meccaya cacha son large sourire derrière son livre. Heureusement, d'ailleurs, qu'il y avait cela pour l'amuser, sans quoi la triste annonce que venait de faire l'elfette aurait achever de lui donner envie de s'assommer avec ledit livre, tout en enjoignant Aaron de le rejoindre ici, régler son compte à la vilaine enfant.
L'elfette repartit, comme elle était venue, et le niveau sonore de la pièce changea du tout au tout. Ah, le calme, quel plaisir ! Meccaya vit son cousin fermer la porte et, rien que dans se mouvement, parvint à sentir son désespoir. Oui, ils allaient en baver. L'androgyne se leva un peu, pour s'assoir près de son cousin, et lui tapoter l'épaule.

"- Oui, vous aviez l'air de trouver cela intéressant !" fit-iel, d'un ton où perçait à la fois l'amusement et le même désespoir qui habitait son cousin. Un soupir lui échappa. Tour à tour, iel regardait Nechama et guilitane."Allez. Il doit encore être possible de demander à nos maitres de nous déménager dans d'autres chambres. Sinon... Nous devons pouvoir trouver une stratégie pour qu'elle nous laisse tranquilles."
Guilitane Anerovian
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MessagePosté le: Mer 20 Aoû 2014 - 15:55 Répondre en citantRevenir en haut

Une pointe de compassion passa au travers de Guilitane. Ainsi il n’était pas le seul à avoir dû abandonner sa famille (et des amis pour ceux qui en avait) pour avoir l’hypothétique droit de se lier avec ces magnifiques monstruosités que sont les dragons. Si sa maîtresse n’avait pas évoqué la magie, il y a fort à parier que l’ondin ne serait pas dans le Kaerl aujourd’hui.

Il allait se recoucher et laisser à son corps le soin de récupérer lorsqu’il entendit qu’on frappait à la porte. Il essayait de se relever pour aller ouvrir mais ses blessures accentuées par l’affreux voyage passé ave Nyssath l’empêchèrent de se mouvoir. Ainsi, le second ondin vint à son secoure en ouvrant la porte pour laisser rentrer une furie à la chevelure bleue d’une vivacité si intense qu’elle en faisait mal aux yeux. De plus elle était emmitouflée dans un vêtement qui semblait être un affreux mélange entre une robe, mais sans la dignité ni la noblesse de l’habit, et un pyjama, mais sans la légèreté et le confort de celui-ci. En outre les motifs et les couleurs qui l’ornaient n’arrangeaient rien.

Lorsque celle-ci prit la parole, après les avoir honteusement observé évidemment, sa voix était tellement chargée d’orgueil que Guilitane se releva d’un bond pour vérifier qu’il ne rêvait pas et la vision qu’elle lui offrait empêcha tout son qui aurait pu servir de réponse de se propager.

Oh par Kaziel ! C’était bien la première fois qu’il voyait une personne aussi vulgaire et avec une attitude aussi régalienne en même temps. Mais elle nous prenait pour quoi ? Des domestiques ?

Guilitane sut qu’il n’était pas le seul à penser ça car la fine voix de Meccaya légèrement vexé qui lui non plus ne croyais pas la situation plausible. Ce sentiment s’accentua lorsqu’elle reprit la parole. Quoi ?! Elle était leur voisine ? Le jeune ondin regrettait de plus en plus son choix. Il espérait vraiment pourvoir trouver un soigneur pour sa sœur, au prix de ce qu’il endurait ça ne serait que justice.

Ses pensées furent interrompues par un hurlement strident et avant même qu’il comprenne de quoi il en retournait, il entendit la lourde porte claquer.

Intéressant ? Surement pas ! Guilitane était persuadé que cette enfant gâtée n’allait pas les lacher.

« Déménager ne changera pas grand-chose, je suis pratiquement sûr qu’elle descendra les étages pour nous retrouver. Elle doit être un peu perdue comme nous c’est tout… »

L’idée de Meccaya était bonne, il fallait trouver un stratagème pour ne point être dérangé mais lequel ?

Se laissant retomber sur son lit Guilitane espérait que la nuit lui apporterait les réponses dont ils avaient visiblement besoin. Il ne comprenait plus vraiment les marmonnements de ses deux colocataires d’une nuit. Son oreiller le gênait, il décida donc de l’envoyer voler sans vraiment faire attention où il visait…
Nechama Sa’El Han
Invité

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MessagePosté le: Mar 30 Sep 2014 - 14:00 Répondre en citantRevenir en haut

Oui, vous aviez l'air de trouver cela intéressant !
-Ah-ah-ah… répondit ironiquement Nechama.
-Allez. Il doit encore être possible de demander à nos maitres de nous déménager dans d'autres chambres. Sinon... Nous devons pouvoir trouver une stratégie pour qu'elle nous laisse tranquilles.
-Déménager ne changera pas grand-chose, je suis pratiquement sûr qu’elle descendra les étages pour nous retrouver. Elle doit être un peu perdue comme nous c’est tout…
-Perdue… je n’en suis pas trop sûr. Mais je crois que tant que nous resterons tous les trois… nous serons un peu plus tranquilles.

Etait sous entendu par là, comme son cousin le connaissait bien et pouvait comprendre : tant que Guilitane serait dans le coin, elle ne s’occuperait que de lui et laisserait l’ondin et le neishan tranquilles. Du moins, Nechama l’espérait il : peut être pouvait elle changer d’avis. Mais après tout, c’était bien à lui et à lui seul qu’elle avait offert sa généreuse poitrine en vision. Oui : c’était là le meilleur stratagème qu’on pouvait mettre en place… Donner Guilitane en pâture. Ce n’était pas là très gentil, il fallait l’avouer. Doucement, Nechama marmonna ses pensées à son cousin, sans trop que l’ondin puisse les écouter. Et celui-ci n’en avait sans aucune idée de ce dont ils parlaient : sinon il ne se serait pas calmement allongé, à n’en point douter. Et, pour achever de convaincre son cousin, Nechama lui murmura que ce serait peut être le grand amour ! Et puis, il y avait pire que d’être condamné à aimer une elfette aux cheveux bleus… Guilitane avait fixé ses seins après tout : il n’avait pas du tout eu l’air écœuré !

C’est à cet instant là qu’un oreiller vola. Malheureusement, la chance n’était point de leur coté : celui-ci choqua un objet entreposé sur la chambrée vide : une lampe. Celle-ci sombra sur le coté ce qui coïncidait, étrangement, avec le pot de chambre disposé là. Heureusement vide, celui-ci se mit à rouler et tapa, très doucement, la bibliothèque vide. Celle-ci grinça, et se désagrégea. Ce faisant, le susdit pot fut projeté sur le lit de Guilitane et la bibliothèque brisa l’unique fenêtre de la pièce. La lampe, désormais cassé, n’offrirait plus aucune lumière… Et tout cela à cause d’un oreiller. C’était bien dommage.

Nechama, sans un mot, se tourna et remarqua que le lit de Meccaya n’était pas loin du sien. Laissant son cousin sur le sien, il rapprocha les deux lits et employa les couvertures pour que les dos des deux hommes puissent être l’un contre l’autre. Ils auraient froid cette nuit, sans aucun doute. Au moins, ceci les aiderait… S’il se calmait… S’il arrêtait d’empoisonner tous ceux qui le toucheraient. Oui… beaucoup de si. Sinon, il resterait dans son coin…

J’imagine que demain, notre maitresse sera bien mécontente de voir tous ces dégâts… Nous aurons bien à faire entre elle et… Lymdul.

Prononcer ce nom était désagréable. Nechama, le faisant, avait l’impression que sa langue roulait dans sa bouche. Et avec les émotions qui le prenaient, ceci était fort désagréable…. Presque autant que les dix étages à monter, ou de savoir être entouré par des sorciers qui étaient encouragés dans leurs volontés d’employer le pouvoir de Lom. Non… point autant que cela finalement : il n’y avait rien de pis que cela. Et cela faisait battre quelque peu le cœur de l’inquisiteur, de mauvaise façon, aurait il dit. Un mauvais gout dans la gorge… oui…

Puisque nous n’aurons de lumière, nous ne lirons point. Mais ce n’est pas trop grave… Au moins, serons-nous en forme pour demain. Je me demande bien ce qui nous attend…

Ce faisant. Il tourna le dos à ses deux compères. L’obscurité l’aiderait bien… à cacher ses affaires. Dans son sac contenant ses deux livres interdits en ces lieux, il disposa également son poison et sa faucille. Peut être l’un des autres entendraient il le bruit des fioles ? Mais au moins, celles-ci étaient protégées de leur regard… Surtout la faucille : elle était importante. Il ferma ses affaires avec son petit cadenas –avoir toujours un cadenas sur soi : leçon d’inquisiteur !- et disposa sur le petite poche de droite dudit sac.

Il se retourna vers son lit alors et, calmement, s’y allongea. Oui… la vie ici allait être plus compliquée qu’il aurait pu l’imaginé, la rêvant, encore enfant.
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