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 [RP] La foi libère l'esprit... Sujet suivant
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Nechama Sa’El Han
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MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 21:26 Répondre en citantRevenir en haut

Il arrive bien souvent qu’on soit à la fin d’un chemin sans se souvenir de son commencement. Nechama se trouvait quelque part. L’ondin ne savait exactement où mais il ne cherchait à prendre connaissance de ce fait : tout lui semblait normal. Il n’avait besoin ni de passé, ni de songer à un futur puisque les choses étaient, tout simplement. Il applaudit l’artiste, y avait il un artiste tout à l’heure ?, et s’en détourna dans les ruelles. Celles-ci étaient sinueuses. Dallées, elles dégageaient une aura étrange, entre le désagrément qui appelle aux sens, comme si quelque chose n’allait pas…. Et cette autre aura d’apaisement, de soulagement qui permettait de ne pas réfléchir à la première impression. La ville elle-même était mal créée car certains bâtiments étaient bien trop proches avant de s’éloigner les uns des autres. Sur les rebords des fenêtres, des fleurs laissaient sentir leurs effluves. Mais, au milieu de celles-ci, une odeur de moisie, de mort, le saisit… L’ondin se retourna et à peine avait il observé l’ombre d’un être que son odeur disparue.

Mais Nechama n’eut le temps de se poser de questions car la foule s’était retournée à un même endroit. Un homme faisait preuve de sa force musculaire. Celle-ci était au dessus de la moyenne car, clairement, l’homme se plaisait à tirer des charrettes que seuls des buffles auraient pu porter. Alors que tous s’exclamaient de joie, Nechama réfléchissait à propos de ce Gunther. L’inquisiteur se demandait s’il s’agissait là d’un sorcier ou juste d’un torhil particulièrement fort. Après tout, celui-ci en avait tous les attraits. L’ondin voulait en parler à un de ses camarades mais, lorsqu’il se tourna, il se remarqua seul. Comment avait il pu rester là aussi longtemps ? Tout le monde était parti, la nuit était tombée et la lune resplendissait. Les rues vides laissaient passer les courants qui ébouriffèrent les cheveux du jeune homme.

Gunther –car là était le nom du torhil- était parti. Et peut être était il un sorcier car les autres membres du culte également ? Où étaient donc ses frères ?! Mais comment avait il pu les laisser seuls ? Il croisa deux petites filles qui jouaient à la poupée alors qu’il s’éloignait du centre ville. Il marchait vite mais savait que ses compagnons se seraient excentrés. Alors qu’il s’avança vers la sortie de la ville, l’ondin remarqua que celle-ci était entourée de murs immenses. Encerclée, l’odeur des sables du désert provenait de l’extérieur. Alors qu’il entendit des hurlements provenir du loin, l’inquisiteur se demanda comment rejoindre ses compagnons. Car la logique de ce monde ne lui paraissait illogique. Si bien qu’il se décida à longer les murs pour trouver d’où provenaient les cris. Alors qu’il s’approchait de plus en plus, il remarqua la tache de sang. Une femme était entrée dans la ville, pleine de sang. Elle se tenait le visage et n’arrêtait pas de se calmer. Nechama tenta de la calmer en vain. Il s’avança vers la porte : clairement, le sang ne provenait d’elle mais l’avait suivie. Quelque chose était à l’extérieur, quelque chose de sans doute mort. Un trou se trouvait à hauteur d’yeux dans les portes pour observer ce qui se trouvait à l’extérieur.
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MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 21:26 Revenir en haut

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Ulfgar Haraldson
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MessagePosté le: Mer 11 Juin 2014 - 08:59 Répondre en citantRevenir en haut

Une ville ? C'était bien possible, il pouvait voir les murs s'élever au loin. Ses lèvres s'étirèrent lentement ; depuis combien de temps n'avait-il pas causé de carnage ? L'ancien Maître Bronze avait comprit bien des choses depuis qu'il avait été enfermé dans cet étrange monde : Ici il était un élément qui n'aurait dû être. Par conséquent il se savait totalement étranger à tout ce qui l'entourait, que les choses allaient sans doute tenter une nouvelle fois de l'éjecter, de le repousser, de détruire ce qui ne pouvait être détruit.


Il avait complètement perdu la raison maintenant. Il ne réfléchissait plus vraiment, laissant ce qui restait de son être faire à peu près tout ce qui lui plaisait. Et comme toujours ; Il avait envie de tuer. Il s'accroupit dans un fourré avant de saisir une branche à deux mains comme pour l'étrangler. Secouant celle-ci les lèvres retroussées et les dents au vent. Un bruit, qu'était-ce ? Il se jeta là d'où venait le bruit pour atterrir sur une femme. Il garda son ignoble sourire tandis que son poing droit allait et venait dans l'air, frappant et frappant encore avec sa force de buffle.

Un bruit, un son, le cartilage se rompant, les os se disloquant. Son poing était mouillé, teinté de rouge dans la lumière d'un ciel maintenant nocturne et il gloussa de rire. Ses yeux, fous, se détachèrent du corps tandis qu'il se relevait et il tourna ceux-ci vers une autre personne tétanisée de terreur. Encore une femme ? Amusant. Il porta la main à sa ceinture pour en détacher un poignard et posa son index sur ses propres lèvres.

« Chhhht. »

Ce petit son qu'il venait de produire déverrouilla les muscles de la femme qui se mit à courir en hurlant de terreur et Ulfgar projeta la lame qui vint se ficher dans l'un des flancs de sa victime. Il s'amusait, il jouait. Sa bouche s'ouvrit sur un grand rire lorsqu'il vit la femme tomber au sol en tenant la poignée de l'objet fiché dans ses chairs. Il marcha vers elle, faisant rouler ses épaules tels un lutteur avant le combat. Son pied vint se poser sur la joue de celle-ci, l'enfonçant légèrement dans l'herbe tout en regardant la frêle créature se débattre...

« Je t'ai dit de te taire. »

Il retira son pied avant de lui lancer un coup dans les côtes pour la faire rouler. Sa large main vint saisir la poignée du couteau et il libéra celui-ci de son fourreau de chair, déclenchant un éclat de rire de sa part. Il n'allait tout de même pas perdre son temps sur du menu fretin alors qu'une ville attendait ses lumières, l'éclaircissement, l'illumination de la mort ! Que pouvait-on réellement lui faire après tout ?


Il s'assit sur ses talons, regardant la victime ramper, se relever puis courir tandis que ses vêtements étaient teintés de rouge. Son visage était fendu d'un grand sourire de prédateur, les deux billes froides et meurtrières qu'étaient ses yeux se lassèrent du spectacle lorsqu'elle entra dans la ville et il se releva pour se diriger vers la grande porte. Il remarqua un trou dans celle-ci, taillé pour laisser aux gens le soin de voir qui se trouvait derrière mais cela marchait dans les deux sens. Il s'abaissa, son oeil se fichant dans un autre et un nouveau sourire éclaira son visage ainsi que sa voix tandis qu'il prononçait des mots.

« Bonsoir, je suis un marchand itinérant de mort. Puis-je entrer vous faire une démonstration de mes divers produits ? »

Il éclata d'un nouveau rire avant de donner un coup d'épaule dans les lourdes planches, faisant trembler celles-ci sous sa masse. Ulfgar avait toujours été fort et tenace mais maintenant qu'il était complètement fou plus rien ne l'arrêtait et tout avait tendance à l'amuser. Nouveau coup, grognement, le bois luttait face à l'homme qui tentait de l'enfoncer et celui-ci essaya une dernière fois avant de se munir de sa hache en grognant pour entailler les entrailles d'arbres assemblées.

« TOC TOC ! »

Des échardes volaient, le fil de la hache venant encore et encore frapper les planches au niveau du judas. Il ne lui fallut pas énormément de coups pour assurer une faiblesse et il remit un coup d'épaule, passant à moitié à travers la porte, son buste à moitié entré dans la ville et il tenta d'attraper l'être qui se trouvait derrière ; un sourire malsain sur le visage.

« VOILA ULFY ! Tout ce travail et pas de jeu font d'Ulfgar un garçon terne. »

Il pencha son visage d'un coup sec sur le côté, les yeux figés dans leurs paupières grandes ouvertes, la bouche tordue dans une parodie ignoble de sourire et il força le bois pour entrer...
Nechama Sa’El Han
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MessagePosté le: Mer 11 Juin 2014 - 10:20 Répondre en citantRevenir en haut

Il vit un homme étrange approcher. S’il avait été torhil, cela ne l’aurait point étonné. Sa stature était immense : il surplombait l’ondin, qui déjà faisait 1m82, d’une tête. Et quelle tête : l’expression de son visage n’exprimait que de l’horreur. Un regard fou, un sourire digne d’un nobliau qui découvrait sa première prostituée. Le plaisir à l’état pur. Le tout concentré par des taches de sang frais –car il n’était clairement pas encore coagulé- qui dégoulinait lentement. Une goutte, justement, faisait son sillage entre les traits du géant pour trouver sa finalité dans l’encolure de ses lèvres. Mais là était tout ce qu’il eut le temps d’observer car, non point trop ralenti, la montagne arrivait vers la porte et, agissant comme Nechama l’avait fait, regarda à l’intérieur pour signaler gentiment :

Bonsoir, je suis un marchand itinérant de mort. Puis-je entrer vous faire une démonstration de mes divers produits ?

La femme se remit à hurler, si bien que Nechama n’eut pas même le temps de répondre à l’étrange bonhomme. L’ondin déclara à la femme que voyons, ce n’était pas très correct : il fallait répondre au marchand itinérant de mort. D’ailleurs, qu’était ce qu’un marchand itinérant de mort ? Alors que la porte se faisait défoncer, Nechama ne ressentait de crainte –étrange d’ailleurs- car il songeait à cette dénomination. Etait ce un pillard ? Un tueur à gage ? Un mercenaire ? Un empoisonneur ? Un dealer ? Un vendeur d’opium ? Un… Mince, il devait y avoir plein d’autres opportunités ! Mais il n’arrivait pas à réfléchir car bordel : cette cinglée continuait de hurler et hurlait de plus en plus fort et ne pouvait elle pas se taire ?! On ne pouvait même plus penser en paix !

« TOC TOC ! »

Qui est là ? Mais voilà qu’il s’y mettait aussi l’autre… Necha voulu lui dire qu’il allait lui ouvrir, c’est bon… Quand il du s’éloigner de la porte pour éviter un coup de hache. Ah bah… il était pressé de rentrer. Il était à moitié dans la ville et tentait de le chopper.

« VOILA ULFY ! Tout ce travail et pas de jeu font d'Ulfgar un garçon terne.
-T-T-t… voilà une bien étrange façon d’entrer dans une ville… »

Nechama en profita pour jouer à le toucher sans qu’il puisse l’attraper. Le jeu sembla déplaire au géant : l’inquisiteur du s’éloigner vivement car pour peu qu’une de ces mains immenses l’attrape, il n’était pas sûr d’en sortir vivant. Et avec tout ça, il ne savait toujours pas quelle mort il vendait ! Peut être était il gladiateur et vendait il du spectacle ? Quoi qu’il en soit, cet étrange personnage avait une manie avec un mort Ulf… ce qui ne voulait ab-so-lu-ment… rien dire.

Et l’idiote qui hurlait encore, encore… Attendez, il y avait du sang autour d’elle, et du sang autour de lui… Peut être que c’était elle qu’il voulait ? Oh, bien sûr, Nechama ne pouvait pas sacrifier une femme innocente, alors il s’approcha d’elle et lui demanda de se calmer. Elle agit en son sens. Les coups contre la porte étaient en échos avec le rythme de son cœur alors qu’il demanda à la femme si elle avait un pouvoir magique. Elle répondit par l’affirmative et Nechama lui reposa la question, elle refit un signe de oui de la tête. A cet instant, la porte lâcha. Comme le symbole même de sa rédemption, la femme devrait être sacrifiée pour le bien de tous. Ainsi, Nechama la jeta contre l’homme avant de se rendre compte à ses paroles qu’en fait… elle semblait n’absolument pas parler sa langue… Quel… dommage….

Sans savoir pourquoi –ce n’était pas normal- Nechama ne ressentit pas vraiment de culpabilité. Il remarqua qu’elle tenta de se défendre en mordant le géant, bonne idée… Mais quand il vit comment le géant vendait la mort, l’ondin décida que courir était la meilleure idée. La ville allait envoyer ses défendeurs : bien vite, des lapins roses se jetaient sur le géant. L’inquisiteur s’arrêta dans son idée de fuir pour observer l’attaque lapine. Déjà, il en surgissait plein. Puis ils sautaient sur le géant et… ne faisaient absolument rien. Le dressage n’était donc pas au point si ce n’était que le géant, ainsi recouvert de petites créatures aux grandes oreilles –et gagnant ainsi une odeur de carotte- faisait beaucoup moins peur.

Malheureusement, l’attaque lapine ne dura pas : le géant n’eu de mal à les vaincre ! Oh, pauvres créatures sacrifiées ! Frères et sœurs lapins qui méritaient de vivre joyeux dans un champ à piller les récoltes des paysans ! L’inquisiteur retourna quelques secondes pour se saisir du dernier survivant avec lui et couru. C’est à ce moment là, et ce moment unique, qu’elle arriva : la crainte. Comme un reflexe naturel permettant d’aller plus vite, comme une évidence si bien que l’ondin se demanda ce qu’il avait pu manger pour ne pas s’être rendu compte un peu plus tôt du danger ! Le géant n’était pas loin : il le sentait, ses poils se hérissaient ! Il se trouvait dans une très longue rue et les gens s’enfermaient chez lui, les pleutres ! Il observa les numéros : du coté pair, il était déjà au 55 61 42. Nechama se dit que la rue était bien plus grande qu’il n’y paraissait. Mais bien vite, il arrivait dans une impasse et observait un bar au nom étrange.

Cannibalisme ? Mais…

Il le vit approcher. Il était encore plus grand en vrai…. Il avait assassiné la sorcière –bon certes, il n’y avait aucune preuve que c’en était une… certes elle ne méritait pas sa mort, clairement. Mais c’était un signe du Rêveur : elle devait mourir pour protéger Nechama durant les… trois minutes de sa fuite ? Comme pour changer de sujet, l’ondin demanda :

Et… heu… vendeur de mort… c’est quoi votre petit nom ? Y a un bar juste là, ça vous dirait qu’on aille… discuter ? Car… bière ?

Un petit sourire sympathique. Ça marcherait peut être ? Même si au fond de lui, une seule petite voix hurlait et elle disait sans s’arrêter : - Je vais mourir !!! Je vais mourir ! Il va mourir, tu vas mourir, nous allons mourir : je vais mourir !!
Ulfgar Haraldson
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MessagePosté le: Mer 11 Juin 2014 - 10:55 Répondre en citantRevenir en haut

Un petit homme pâle semblait vouloir jouer avec lui tandis qu'il tentait de s'extirper de la porte. Grognant, il lançait l'une de ses mains dans les airs pour tenter de l'attraper par le poignet mais réussi qu'à choper du vent. Furieux il utilisa sa masse pour briser le bois et enfin entrer dans la ville lorsqu'on propulsa vers lui la femme de tout à l'heure.

Un sourcil s'arqua avec un certain étonnement tandis qu'il rattrapait la ''sacrifiée'' d'une main. La saisissant à la gorge pour la soulever de terre dans un gloussement amusé. Cette petite chose se tortillait sous sa poigne, lançant ses pieds dans le vent, pieds qui vinrent frapper les plaques de son armure sans lui faire grand mal. Il remit la hache à sa ceinture et la saisit par les cheveux pour lui pencher la tête sur le côté et exposer sa gorge.


Sans attendre plus longtemps il planta les lames nacrées qu'étaient ses dents dans la chair pâle. Arrachant un gros morceau de viande avec ses puissantes maxillaires et il jeta le corps bientôt sans vie au sol. Il fallait énormément de force pour percer la chair comme ça, encore plus pour couper de la chair vivante uniquement aidé de ses dents, Ulfgar était ce genre de colosse qui pouvait vous bouffer un bras sans s'abîmer les couronnes.

Ses yeux se levèrent du futur cadavre qui gigotait au sol et sourit; au loin couraient deux hommes. Faisant mine de reprendre sa hache il reçut quelque chose de doux et rose dans le visage et recula en grognant. Qu'est-ce que ? Des lapins roses. Il cligna des paupières pas spécialement troublé par cette étrangeté; après tout il était fou non ?


S'armant de sa hache tel un bûcheron fou il fendit les lapins tout en riant. Envoyant les petites choses roses et duveteuses au sol, parfois coupées en deux ou presque. De petits ''squeek'' ponctuaient ses coups, les oreilles volaient dans tout les sens et il se lassa bien vite de ce petit jeu ; il détestait les lapins.

« FOUTUES BESTIOLES ! COURREZ BANDE DE LÂCHES ! COURREZ TANT QUE VOUS LE – saloperie de lapin ! - POUVEZ ! »

Une fois débarrassé de la menace ''Lapinesque'' il reprit la marche, ou plutôt la course et se retrouva face à l'homme qui s'était mit à courir. Pourquoi ne bougeait-il plus ? Pourquoi ne fuyait-il pas ? Ulfgar fit sauter la hache dans son autre main et se prépara à choper l'ondin à la gorge lorsque celui-ci lui adressa la parole pour lui demander... son nom ? Et s'il voulait boire une bière ?

Il cligna à nouveau des paupières et bomba le torse, se frappant la cuirasse du plat de la hache pour ponctuer chacun de ses mots prononcé avec son habituelle voix de basse, rauque et tonitruante.

« Je suis l'ogre, le mangeur d'enfants, le monstre sous le lit, le destructeur, l'empoisonneur, le cannibale, Je suis ULFGAR HARALDSON ! Le visage même de la mort et... ouais une bière, pourquoi pas ? »

Il sentit quelque chose de poilu dans son cou et ce n'était pas lui, il leva le bras pour saisir un survivant lapin rose bondisseur par la peau du cou et fixa la petite chose qui continuait d'agiter ses pattes comme pour bondir malgré le fait qu'elle était suspendue en l'air. Ulfgar lâcha un rire bref, d'une seule syllabe, un grand « HAH ! », avant de jeter la bête contre un mur pour lui briser le dos.

Il regarda un instant le cadavre pelucheux avant de poser l'une de ses larges mains sur l'une des épaules de l'Ondin. Le poids de la chose était incroyable; l'on aurait presque dit qu'une personne pouvait se tenir sur la pointe des pieds sur la dite épaule et il planta son regard glacial dans les yeux de l'ondin.

« Par contre mon petit bonhomme... il n'est meilleur vin que le sang, j'espère que tu as mieux à me proposer qu'un vulgaire verre d'alcool ? Si ce n'est pas le cas je te fend le cou et je bois directement à la source. »

Voix grave, sérieuse, regard pénétrant. Oui Ulfgar était complètement malade maintenant, plus de bride, plus d'inhibition. Simplement lui, débridé au total et se moquant complètement que les choses soient vraisemblables ou non.
Nechama Sa’El Han
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MessagePosté le: Jeu 12 Juin 2014 - 11:28 Répondre en citantRevenir en haut

Le géant l’avait rattrapé facilement. Mais heureusement, celui-ci se montra réceptif à sa demande. Alors il lui fit un salut genre… Si Nechama avait été au grand nord du Vaendark, il imaginerait bien un clan guerrier naviguant dans le grand froid et faisant ce genre de salut.

« Je suis l'ogre, le mangeur d'enfants, le monstre sous le lit, le destructeur, l'empoisonneur, le cannibale, Je suis ULFGAR HARALDSON ! Le visage même de la mort et... ouais une bière, pourquoi pas ? »

Ah… ça expliquait pourquoi il n’arrêtait pas de parler de Ulfgar : en fait, ce géant était un gros mégalomane narcissique égocentrique… Mais il avait répondu à la question de qu’est ce qu’un marchand itinérant de mort. Bien qu’alors, la plus grande question était : mais comment faisait cette masse pour se cacher sous un lit ? Un peu de logique voyons : ça semblait impossible ! Mais Nechama n’eut le temps de lui demander sa technique car un lapin venait d’être découvert par le géant… qui ne semblait pas aimer du tout les lapins…

Le dernier lapin rose, survivant qu’il avait embarqué dans sa fuite, tremblait. Il en profita pour s’enfuir discrêtement alors que Nechama et Ulfgar étaient concentrés sur le cadavre de l’autre lapin. Mais, lorsque Ulfgar posa une main sur l’épaule de l’inquisiteur. Et celui-ci eu l’impression qu’un lion venait de faire ceci. Car autant dans sa masse, dans sa chaleur, et dans la force ressentie, cela était comparable. Mais, pourtant, Nechama n’avait aucune peur des lions, il respectait leur territoire et donc ceux-ci ne l’embetaient point. Le géant lui, lui amenait une crainte. D’un air entendu, il lui déclara :

« Par contre mon petit bonhomme... il n'est meilleur vin que le sang, j'espère que tu as mieux à me proposer qu'un vulgaire verre d'alcool ? Si ce n'est pas le cas je te fend le cou et je bois directement à la source. »

Attendez… Son sourire se fit. Etrangement, normalement, il n’aurait pas du montrer ses émotions. Mais si le géant était clairement un psychopathe… il voulait du sang frais. Et ça tombait bien car Nechama, lui, voulait vider des gens de leur sang. Quel beau frère que celui là ! Certes, il n’avait pas encore sa culture religieuse, mais ça viendrait. Oui, ça viendrait. Et, comme ce monde était lié aux émotions de l’ondin, celui-ci se montra déjà plus sous sa vraie nature. Le ciel devint rouge, les murs perdirent leur netteté, comme si celle-ci s’envolait. Ils laissaient place à de la pourriture. Les fleurs elles même retraçaient cela encore plus : leur pétales laissaient perler des goutes de sang, comme ci leur pollen n’offrait plus la vie mais la mort. Une personne s’approcha du duo mais sans avoir le temps de leur parler car il se faisait attraper par le lierre et perforer, laissant couler son propre liquide. Le sourire sur le visage de Nechama était distinct : il allait pouvoir tuer des enfants de Lom. Son plaisir était certain.

Ça peut s’arranger…. Déjà prenons la bière…

Son expression était redevenue normale, saine. Et le monde également : le contrôle était de retour, même en rêve. Nechama ouvrit la porte de la taverne devant le géant : vraiment, quelle chance d’avoir trouvé ce nouveau frère. Les sorciers n’avaient qu’à bien se tenir ! Oh, bien sûr, en entrant dans la taverne, tout le monde les dévisagea. Peut être parce que Ulfgar était plein de sang… Ou peut être parce qu’il était un géant… Ou peut être parce que son duo avec Nechama ne correspondait absolument pas aux attentes classiques : l’un faisait trop sauvageon, et l’autre trop propre sur lui, pour pouvoir s’allier. Au bout de quelques secondes de silence, le tavernier vient à eux et leur demanda s’ils voulaient boire quelque chose.

Ils allèrent à une table et Nechama demanda de la bière pour son camarade. Il ne toucha cependant quasiment pas à la sienne. Il regardait autour de lui, à la recherche d’une personne étrange. Après tout, ce bar se nommait cannibalisme : était ce parce qu’ils servaient de la viande humaine ? Il n’y en avait pas au menu, en tout cas. Après avoir bien inspecté les lieux à la recherche d’un reste bipède –et à part une étrange fuite provenant du plafond du coté du bar, il n’y avait rien de spécial- l’ondin se re-concentra sur son dangereux camarade et lui déclara alors :

On parlait de sang tout à l’heure, et tu m’as dit aimer le sang. Figure toi que moi, mon travail consiste, entre autre, à vider certaines personnes de leur sang… Mais seulement un type de personnes : les sorciers et sorcières. Donc si tu as envie de sang… je suis quelque peu ton homme…

Il se disait que de toute façon, si le géant venait à parler à quelqu’un, jamais personne ne le croirait. Et, sans savoir pourquoi, sa crainte l’avait quitté pour l’instant, dans cette étrange taverne. Ainsi, il pouvait continuer sur ces mots :

As-tu foi en quelque chose ?
Ulfgar Haraldson
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MessagePosté le: Mer 25 Juin 2014 - 17:55 Répondre en citantRevenir en haut

Ulfgar leva le regard vers le ciel lorsque celui-ci prit une teinte rougeâtre. Un odieux sourire flotta sur ses lèvres et il posa la main sur la texture rugueuse d'un mur maintenant décrépit, cet endroit lui plaisait de plus en plus ! Deux de ses doigts vinrent cueillir l'une des plantes pleurant du sang et il l'huma de la façon la plus innocente qui soit, ses yeux se fermant lentement sous le parfum enivrant de la plante...

Ses yeux se rouvrirent cependant lorsqu'il entendit le bruit du lierre perçant la chair et son regard fut empreint d'un certain émerveillement. Pourquoi tout était-il devenu si beau ? Son corps frissonna de plaisir à la vue de tout ce qui arrivait ; cette ville avait semblé si terne au départ et maintenant elle était l'égal du paradis pour sa personne. Il aurait pu passer l'éternité ici, assis sur un banc à observer ce merveilleux paysage qu'il ne se serait pas ennuyé une seule seconde !

À la mention de la bière il reporta son regard de glace sur le petit homme. Ses yeux contenaient des perles qui coulèrent sans honte sur ses joues ; tout ce qu'il avait vu à l'instant avait été si beau... mais déjà le monde redevenait normal et son expression passa à celle de la fureur. Ses poings vinrent frapper les murs, enfonçant les enduis sous la force de ses poings, la paille et la boue se décrochant pour se briser au sol ; pourquoi le monde ne saignait-il plus ?

Mais bientôt tout ne fut plus qu'un souvenir et il porta ses yeux à l'intérieur de la taverne nommée Cannibalisme. Il avait faim... il avait soif... pourquoi ne mangeait-il pas cet être qui le guidait ? Oui, il lui avait promit quelque chose mais il ne se souvenait plus de quoi. Soit, autant attendre et voir ! Il pourrait certainement remplir sa panse à l'intérieur.

Sans s'en rendre compte il était maintenant assis face à une bière. Une absence de sa part, il avait avancé tel un automate pour s'asseoir et attendre sagement sa boisson, la large main qui était sienne saisit la poignée de son bock et il le porta à ses lèvres, appréciant sans ménagements le goût, l'arôme de la boisson.

« Donc je peux prendre ton sang ou alors je ne suis pas ? Qu'est-ce qui se passe et pourquoi sommes-nous assis ?! »

Il avait envie de se lever et de frapper à tout va mais quelque chose le maintenant assis. Il sentait un poids tel du plomb sur ses épaules, l'obligeant à rester dans cette position et à ne pas porter la main sur le petit homme en face de lui. Pourquoi ne lui avait-il pas déjà brisé le cou ? POURQUOI ?!

La foi ? Quoi ? Comment ? Qu'est-ce que c'était que ça ?

« De quoi parles-tu petit être ? La foi ? Ne dit-on pas le foie dans votre langue de sauvage ? Oui j'ai un foie et j'en mangerai bien un encore chaud si je le pouvais ! Tu dis vouloir tuer les sorciers c'est cela ? Pourquoi lui n'en serait-il pas un ? »

Il indiquait une personne aléatoire dans la taverne, d'un de ses gros index, son regard fou demandait de la violence, implorait un meurtre, il suppliait qu'il se passe quelque chose d'autre que cette pâle tranquillité de deux hommes assis dans une taverne dégustant une bière. Le plomb semblait avoir quitté ses épaules et il se leva d'un bond, passant par dessus la table et renversant les chopes de ses grands pieds pour saisir sa cible par la nuque et lui claquer la tête contre le bois de la table en grognant.

« POURQUOI ES-TU SORCIER ?! ES-TU D'AILLEURS UN SORCIER ! REPONDS ! »

Il continua de frapper le crâne de l'homme jusqu'à ce que celui-ci se transforme en une pulpe rosâtre sur le bois du mobilier. Lorsque la chose qu'il tenait par la nuque cessa de protester il leva un sourcil et tourna son regard de glace vers l'inquisiteur.

« était-ce un sorcier ? Je crois que j'ai compris attend ! »

Il retira un couteau de sa ceinture et ouvrit la panse du malheureux avant de lui sortir le foie et de le regarder d'un air louche.

« Donc s'il a un foie c'est pas un sorcier ? J'ai tué un pas sorcier ? »
Nechama Sa’El Han
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MessagePosté le: Mar 1 Juil 2014 - 13:02 Répondre en citantRevenir en haut

Le géant semblait quand même être un sacré paumé. Le genre de personne qu’on pouvait tromper aisément. Bien évidemment, le temps de manipulation serait aussi court qu’il semblait peu fiable. Bien évidemment, Nechama aurait pu tenter de s’enfuir, mais maintenant qu’il y songeait, l’inquisiteur ne se souvenait absolument plus comment il était venu. Il y avait du sable autour, et puis… c’était quoi son dernier souvenir ? Pas moyen qu’ils reviennent. Etonnement… cela ne l’inquiéta pas plus que ça. Peut être était ce parce qu’en face de lui, un géant cannibale –et d’ailleurs, plus que la pratique du cannibalisme qui était culturel, il dévorait n’importe qui et n’importe ou de n’importe quelle façon et en n’importe quel état de vie ou de mort. D’ailleurs, il venait d’émerger après avoir bu sa boisson d’une traite :


« Donc je peux prendre ton sang ou alors je ne suis pas ? Qu'est-ce qui se passe et pourquoi sommes-nous assis ?! »
- Tu ne suis pas…

Avait t il rapidement dit avant de demander au géant s’il avait la foi, que voilà que celui-ci semblait perdu.

« De quoi parles-tu petit être ? La foi ? Ne dit-on pas le foie dans votre langue de sauvage ? Oui j'ai un foie et j'en mangerai bien un encore chaud si je le pouvais ! Tu dis vouloir tuer les sorciers c'est cela ? Pourquoi lui n'en serait-il pas un ? »
- Bah… je sais… pas…

Mince… voilà une chose que l’inquisiteur n’avait pas perçue : Ulfgar était réellement sot. Le genre d’être sans cerveau, l’idiot du village… Un benet. Et maintenant qu’il le regardait bien, il voyait en lui une sorte de crocodile albinos. Une créature, on doit admettre, qui était faite pour dominer de part sa force physique, mais, manque de bol, ayant besoin de soleil qui, étant albinos, la tue. Oui, voilà : Ulfgar était ce genre de création maladroite du Rêveur, une force de la nature sans cervelle, sans capacité de réflexion, sans… ce qu’il faut quoi. Or, un idiot faible n’est pas un danger, un idiot sans discernement l’était. Mais, et voilà qu’il se levait pour aller attaquer l’autre là. Et l’autre qui bougeait pas : mais sérieusement, lui aussi il était tombé à la naissance ? Sérieusement, vous voyez un géant couvert de sang hurlant débouler vers vous, et vous ne courrez pas. Nechama n’en croyait pas ses yeux : lui, quand il avait vu ça, son corps et son cerveau avaient nécessité d’une micro seconde pour être d’accord sur la finalité de cette éventualité : fuir. Et lui, il n’avait pas bouger. Bon, certes, pour un géant, Ulfgar était très rapide. Bon certes, jusqu’à ce qu’il se fasse attraper, on ne savait pas qui tringlerait pour les autres. Bon, certes, c’était un peu de la faute à Nechama d’avoir fait venir le fou ici… Mais c’était un signe du Rêveur, sans aucun doute : sinon, ça aurait été un autre assis là.

« POURQUOI ES-TU SORCIER ?! ES-TU D'AILLEURS UN SORCIER ! REPONDS ! »

Et bien sûr, désormais il se faisait massacrer… D’ailleurs, Nechama était persuadé qu’il avait tenté de répondre à Ulfgar. Il avait entendu le mot non. D’ailleurs, ne devait-il pas se lever, légèrement inquiet. L’inquisiteur avait croisé les jambes, prit sa choppe dans une main et, assis bien confortablement dans son fauteuil –elle était bien cette taverne !- il regardait la scène. Peu écœuré pour un sous, il aurait du intervenir pour le pauvre homme. Mais pas maintenant, après la bière… Enfin non, pas après la bière parce que là, il était mort : il n’avait plus vraiment de tête. Un peu comme un père tigre éduque son enfant, l’inquisiteur répondit au géant quand celui-ci se tourna vers lui :

« était-ce un sorcier ? Je crois que j'ai compris attend ! »
- Oui… sans aucun doute… et… attends, que fais tu ?

Le géant avait sorti un petit couteau. Enfin plus Nechama regardait ce couteau, plus il lui apparaissait immense. Et voilà qu’il perçait l’homme pour en sortir le foie. Nechama trouva là la force de se lever –car il avait fini sa bière, et s’était rapproché de l’idiot du village. Étrangement, les gens, eux, n’osaient plus vraiment bouger. Un peu comme la souris devant le chat : elle attend le bon moment pour s’enfuir, espérant que sans bouger là, il l’oublierait.

« Donc s'il a un foie c'est pas un sorcier ? J'ai tué un pas sorcier ? »
- Bah… en fait… on a jamais testé cette théorie.

Nechama se tourna alors vers l’assistance et cela germait en lui. Le lapin rose, dernier survivant de sa race, réapparut à coté de lui et ils se fixèrent : leur idée était la même. Les oreilles du lapin firent oui, et son faciès entier fit oui ! Et il se cacha dans la manche de l’inquisiteur qui regardait le foie que le géant lui avait tendu. Oui… oui… L’idiot ne l’était pas autant qu’on aurait pu le croire…

Cela vaut le coup de justement, la tester. Je n’ai jamais vérifié qu’un sorcier avait des organes identiques à chacun d’entre nous…

Il fit un rapide calcul. On considérait que 1 personne sur cent était un sorcier. Il y avait dans cette ville surement plus de cent personnes, voire même le double ! Donc, en les tuant tous, ils tueraient un sorcier quoi qu’il arrive. Et ils pourraient ainsi vérifier chacun de ces cobayes. Certes, ce n’était pas le plus sympathique, mais c’était un sacrifice pour le bien de la société. Il fallait qu’ils étudient les enfants de Lom. Oh, bien sûr, Nechama priera pour les âmes des futurs morts… mais c’était là la volonté du Rêveur. Sinon, pourquoi aurait il rencontré cet abru… ce géant ? Oui… ils devaient sacrifier toute la ville à la gloire du Rêveur ! Quelle idée formidable, son cœur battait vite, de joie. Cela était si plaisant ! Et à eux deux : cela irait très vite !
Solennellement, l’inquisiteur posa ses deux mains sur les épaules d’Ulfgar. Bon, pour cela, il était monté sur la table, et même sur le reste du cadavre de l’homme qui était sur la table. Mais qu’importait. Il le regarda dans les yeux et lui déclara :

Mon frère… mon ami. Tu es un génie. Tes pensées sont réelles : nous ne connaissons pas assez nos ennemis ! Il est de notre devoir d’étudier les sorciers. Il va cependant nous falloir faire un sacrifice, horrible, mais nécessaire.

Et, avec un grand sourire et un ton presque trop joyeux –car étrangement, ici, il contrôlait moins ses pensées et émotions qu’ailleurs- il continua :

Nous devons massacrer toute la population afin de vérifier s’ils ont tous un foie !!

Etrangement, une fois après avoir entendu cela, les gens se décidèrent à partir. Comme une cohue, les mots de Nechama les avaient éveillés de leur torpeur. Se marchant presque dessus, ils se dirigeaient vers la porte et sortirent en hurlant. Nechama mit une main sur la hanche et émit un t-t-t de la langue désapprobateur. Quels mauvais croyants faisaient ces hommes : aucun n’acceptait donc de se sacrifier de bon cœur ? Ah, si… il y en avait un, là bas, derrière son comptoir, qui ne courrait pas encore. Le bon tavernier, il était un gentilhomme ! Bon, d’accord, il faisait preuve contre mauvaise foi quand même : il croyait qu’on ne le regardait pas. Nechama s’approcha doucement, sautant avec légèreté de table en table jusqu’à aller sur le bar. Là, il se pencha vers le tavernier et lui sourit.

Je… je vous en prie… je… je ferai ce que vous vou… voudrez ! Ne me donnez pas à… à lui…

Il désigna par là le géant. Nechama descendit du bar pour se retourner auprès du tavernier et le releva doucement, l’époussetant.

Non, non, il ne vous tuera pas, je vous le promets.
- Ah, merci monsieur. Merci, merci, merci, je vais, je vais…

Là, le géant bougea et le tavernier concentra son attention sur lui. Si bien que Nechama put tranquillement se saisir de sa faucille et lui trancher la gorge. Car oui, l’inquisiteur en avait toujours une sur lui : peu étendue, très tranchante, il fallait en prendre soin. Son but était uniquement de faire couler le sang. Elle pouvait trancher la gorge, partie fragile, et les muscles. Rapidement les poignets… mais aucunement, il fallait l’employer pour briser des os : on risquerait de l’amuser. Alors que le corps de l’homme tombait et que la vie le quittait, Nechama lui murmura de se calmer et lui ouvrit le ventre : là encore, la faucille était utile ! Il plongea la main dans le corps encore chaud, sans écœurement, et sentit le foie. Bon… tout était donc normal à ce niveau là. Il laissa tomber l’homme –enfin le futur cadavre, était il encore vivant ? Après tout, la mort était rapide lors d’un égorgement- qui était pris de soubresaut nerveux.

C’est un échec, celui-ci est normal. Nous devons encore en tuer d’autres !

Il s’essuya les mains dans un torchon du tavernier, puis Nechama se rapprocha de la sortie et remarqua qu’à l’extérieur, on ne voyait plus personne. Il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur. Car un cache-cache s’organisait… Il regarda le géant, et lui demanda :

Penses-tu être capable de les attraper ? Il nous faut un minimum de cent morts pour notre expérience.

Après tout, parti dans son délire, Nechama n’avait pas trop fait attention à ce qu’avait fait Ulfgar pendant qu’il s’était occupé du tavernier. Avait-il déjà commencé en attrapant un des fuyards les plus lents ?
Ulfgar Haraldson
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MessagePosté le: Dim 6 Juil 2014 - 16:50 Répondre en citantRevenir en haut

Il faisait glisser ses doigts sur la chair brunâtre du foie tandis que le sang de celui-ci coulait sur son bras, plongé dans une attitude contemplative tout en écoutant l'inquisiteur à ses côtés. Pas testé cette théorie ? Peut-être fallait-il la mettre en pratique, faisant lentement, très lentement, à la manière d'un reptile, glisser son regard vers le frêle ondin il écrasa l'organe dans sa poigne avant de laisser tomber celui-ci sur le sol.

« Il faut toujours connaître son ennemi. Si l'on veut le détruire il faut savoir ce qu'il a dans le crâne et comment il est fait. »

Il commençait à sentir son sang s'échauffer ; trop de paroles, pas assez d'action. Ulfgar avait toujours été un homme qui préférait les actes aux conversations et autres domaines de l'esprit. Oh certes il avait été loin de l'imbécilité, il possédait sa propre intelligence mais maintenant qu'il était mort... et fou qui plus est ; la patience n'était vraiment pas l'un de ses domaines de prédilections.

Pourquoi ne plantait-il pas sa hache dans ce petit cou qui supportait une tête qui parlait tant ? Honnêtement il n'en avait aucune idée ; ce n'était pas l'envie qui manquait non. Quelque chose retenait son bras, quelque chose d'extérieur à son être. Mais comme il était fou il ne chercha pas à investiguer sur ce fait : c'était comme ça. Hache... oui, la lame courte de tout à l'heure était maintenant une hache. Pourquoi ? Parce que c'était comme ça ici ; les choses changeaient sans véritable logique.

Sans en attendre plus il sauta par dessus l'une des tables et se rua sur la populace. Massacrer il savait faire, c'était ce qu'il avait toujours fait de mieux ! Cependant il n'était pas tel le bûcheron s'attaquant au grand chêne de la forêt, malgré sa force et sa taille l'on se serait attendu à un combattant brute. Aucune finesse, pas de style, pas de réflexion dans les coups, simplement l'homme cognant comme un sourd jusqu'à ce que l'arbre tombe. Heureusement Ulfgar était loin du cliché ; chaque coup était maîtrisé, frappant pour faire mal et avec des gestes souples, le sourire de l'arme se teintait d'écarlate plus vite que l'on pouvait suivre la danse du fer.

Son arme resta cependant bloquée entre des côtes et malgré ses grognements de protestation il n'arrivait pas à l'enlever. Comme plongée dans une boue épaisse qui l'aspirait, l'arme était bien logée dans le buste d'un gaillard qui braillait au sol, Ulfgar en fut modérément amusé mais maintenant il était désarmé ! Barrant la porte de sa masse il repoussa le flot de bipèdes d'un coup d'épaules avant de poser les yeux sur ce qui allait lui sauver la mise.

A ses pieds se trouvaient des membres, s'abaissant avec célérité il prit un bras en mains et repassa à l'attaque. Frappant les ivrognes avec le moignon d'un de leurs camarades, le bruit mouillé de la viande s'abattant sur la peau des autres retentit bientôt et le spectacle surréaliste continua jusqu'à ce que l'os ne se brise sous les coups pour créer sur le moignon une articulation supplémentaire. Accueillant la nouvelle avec un rire gras il continua le massacre, utilisant l'os qui sortait pour percer ce qui passait à portée.

« Pourquoi tu te tapes ? Pourquoi tu te tapes ? Pourquoi ? BWAHAHA ! »

Hilare, le voilà qui s'amusait à frapper une dame avec son propre bras. Où était donc passé le membrarme ? Quelque part, ah oui là ! Planté dans la gorge d'un pauvre bougre qui se noyait dans un liquide rouge lui appartenant. Cela dura encore quelques secondes avant qu'il ne se lasse et n'empoigne la tête de la dame pour l'écraser à répétition contre un mur, lui renfonçant le nez dans le visage. Ses yeux se tournèrent à nouveau vers le petit ondin : pourquoi ne le tuait-il pas ?!

« J'm'en fous que ce soit un échec. Ouais en tuer d'autres c'est bien. »

Il renifla bruyamment avant de tourner sa dernière victime, qu'il retenait toujours par les cheveux, vers Nechama. Utilisant son autre main pour lui saisir la mâchoire il entreprit de faire parler le corps sans vie tel une marionnette.

« Coucou, je suis nez-plat et j'aime le fromage ! »

Ulfgar reparti d'un grand rire qui dura précisément deux secondes vingt-huit centièmes avant de pousser le corps au sol comme s'il s'agissait d'un quelconque déchet. Y avait-il une blague dans ses mots de tout à l'heure ? Oui, mais seul lui pouvait la comprendre, maintenant de là à ce qu'il comprenne ce fait au vu de son état de folie de plus en plus important il existait un gouffre. Il renifla à nouveau avant d'hocher la tête.

« Oui je peux les avoir ces lapins. Je tues, tu comptes. Ça te va ? Si ça te va pas je te mets dans le décompte des victimes. »

Son dernier regard, courroucé et dégoûté, fut pour le lapin rose survivant qui continuait de sautiller gaiement sur l'épaule de l'ondin. Pourquoi c'était encore en vie ? Il en avait oublié un ou alors il y en avait d'autres ? Haussement d'épaules. Il sorti dans la rue en portant une main à sa ceinture ; tiens une arme, comme ça, par pure magie. Il ne s'étonna pas, c'était normal. Il fit faire quelques moulinets à l'épée avant de se mettre à courir tel le dément qu'il était.

Bientôt le rire gras de l'ancien maître bronze retentit dans les rues, les interstices entre les pavés se gorgeant d'un sang riche de plusieurs victimes. Encore, encore, encore ! PLUS ! Il frappait, fendait, touillait tant et si bien qu'il glissa sur un chapelet d'intestins et manqua d'embrasser les pavés. Seul son habitude à patauger dans la viande humaine l'empêcha de perdre totalement l'équilibre et il reparti d'un grand rire, sautillant comme à la marelle sur les pavés.

Lorsqu'il retrouva l'ondin, tout en poursuivant un garçonnet qui courait en pleurant, il avait déjà quelques victimes de plus à son palmarès. Sa main attrapa le jeune par le bras et il le souleva du sol avant de l'amener face à l'inquisiteur...

« T'penses que les sorciers peuvent se transformer en enfant ? Dans le doute autant ne pas prendre de risques ! »

ç'avait été une question ? Peut-être, il s'était tout de même répondu tout seul. Jetant la chose au sol il la perça entre les vertèbres avec son arme avant de fixer le jeune animal, perplexe. Allait-il se transformer en sorcier ? A quoi ressemblait un sorcier ? Il savait qu'il en avait déjà vu mais il n'arrivait pas à se rappeler. Et puis de toutes façons réfléchir n'était plus dans ses préoccupations.

« J'suis pas convaincu. Jusqu'ici tout ces abrutis sont pareils à ceux que j'ai toujours tués dans les villages. Des rats qui fuient et qui crient, y en a deux trois qui tentent de se défendre mais à part ça c'est toujours la même chose : ''Nonnnnn pitié, gnagnagna !''. De ton côté y a du neuf ? Ah attend... »

Il se retourna et jeta son épée qui vint se planter dans un vieillard qu'il regarda tomber au sol en ricannant.

« ça fait trente-huit. Donc je disais ; du nouveau ? Une idée pour démasquer les sorciers ? »
Nechama Sa’El Han
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MessagePosté le: Mar 15 Juil 2014 - 18:05 Répondre en citantRevenir en haut

Ulfgar n’hésitait point. Pendant que Nechama réfléchissait, celui-ci s’amusait. Il frappait avec habitude, sans hésitation : point de gestes en trop, point de crânerie, un travail bien fait dans le respect de l’art du meurtre simple et précis. Mais, voilà que parfois, au milieu de cela, il lui prenait l’envie de s’amuser : car il s’était saisi d’un bras et jouait, comme quand on était petit, à « pourquoi tu te tapes ? » avec une vieille femme. Après nombres de minutes, la montagne éclata la tête de son adversaire : lui enfonçant ses orifices d’avantage dans le crane.

Mais voilà qu’il devait s’arrêter dans ses pensées. Car le cher psychopathe revenait vers lui. Nechama en l’observant eu une pensée pour son cousin Meccaya. Peut être que s’il avait rencontré une telle force de la nature, il en aurait pris quelque chose ? Pas la pensée, car celle-ci semblait faible chez le rouquin… Ni la gentillesse : celle de son cousin valait de l’or. Ni… sa carrure car ça, seule le Rêveur la décidait… Ni l’amour du meurtre ou du cannibalisme –bien que la culture du Rêveur ne critiquait cette envie qui était tout à fait acceptable, après tout, c’était bel et bien une possibilité offerte par leur dieu. Non, en fait, il aurait juste du en prendre la capacité au sacrifice des vies humaines pour une cause plus grande ; car plus Nechama y réfléchissait, moins il avait l’impression qu’il fallait suivre l’exemple d’Ulfgar… Oui, clairement : après tout, le voilà qui s’amusait avec un cadavre. Cela avait un coté mignon en fait, presque enfantin, ce grand géant qui jouait avec les morts comme un enfant joue avec ses poupées.

« Oui je peux les avoir ces lapins. Je tues, tu comptes. Ça te va ? Si ça te va pas je te mets dans le décompte des victimes. »
-Cela me convient. répondit il machinalement même si au fond, Ulfgar n’attendait pas de réponse.

Et Nechama continua son cheminement sans lui : Ulfgar allait faire ses massacres et lui vérifier les foies. La plupart des personnes ne faisaient attention qu’au géant, si bien que l’ondin n’avait de mal à les tuer : pauvres êtres. La volonté du Rêveur n’était jamais cruelle, leur sacrifice leur offrirait une vie meilleure dans la prochaine, à n’en pas douter.

Nechama récupérait les foies, un à un. Etait ce parce qu’ils étaient des sorciers ou non ? Il ne savait point. Et là était l’intérêt de l’expérience, vérifier la théorie du cinglé. Dit comme ça, ça paraissait idiot, mais c’était loin de l’être. Nechama se promit d’ouvrir les portes de la cité : les créatures de l’extérieur en profiteraient pour dévorer les corps. Pas de déchet, pas de gâchis. De la même façon, désormais que leur foie leur avait été retiré, autant le manger. Il y avait quelques recettes de connues : Mecca les offrirait au premier boucher qu’il croiserait… Il était peu probable que l’homme de commerce se rende compte d’une différence.

Nechama se demanda alors si les foies étaient présents lors de la vie : il attrapa une femme, la tourna vers lui et l’ouvrit sans la tuer : vivante, elle hurla comme une truie mais avait un foie. Encore raté. Et, en réponse à ses hurlements, un enfant se ruait vers lui en appelant sa mère. Celle-ci subit un égorgement dans les règles de Nechama et l’inquisiteur attendait l’arrivée de l’enfant. Celle-ci n’eut jamais lieu : Ulfgar était de retour et avant de le massacrer, il demanda à l’ondin :

« T'penses que les sorciers peuvent se transformer en enfant ? Dans le doute autant ne pas prendre de risques ! »
-Bien sûr.

Mais le géant n’attendit point sa réponse : il tua l’enfant et Nechama l’ouvrit. Le mal n’était pas entré en lui, il n’avait pas voulu se cacher derrière les yeux de l’innocence. Parfois, cela se produisait : mais la jeunesse n’offrait le droit à des blâmes ou à de la douceur, la peine était la peine pour tous, vieillards ou enfants, exsanguination, décapitation, et parfois immolation. Logique, simple, défini.

« J'suis pas convaincu. Jusqu'ici tout ces abrutis sont pareils à ceux que j'ai toujours tués dans les villages. Des rats qui fuient et qui crient, y en a deux trois qui tentent de se défendre mais à part ça c'est toujours la même chose : ''Nonnnnn pitié, gnagnagna !''. De ton côté y a du neuf ? Ah attend... ça fait trente-huit. Donc je disais ; du nouveau ? Une idée pour démasquer les sorciers ? »

Nechama se releva –car il était en train de prélever le foie de l’enfant- et le laissa tomber dans le caisson avec les autres en soupirant. Une main sur le font, il répondit alors :

-Tu as raison, ce ne sont clairement pas des sorciers. J’ai pour ma part eu le droit à un S’il vous plait, prenez mon or… Liant le geste à la pensée, il jeta une petite bourse au géant, levant les épaules : Nechama n’était pas un être avide. Pourtant, il doit y en avoir au moins un dans cette ville ! Il faudrait réussir à le faire sortir de sa cachette : ce lâche se cache. Il doit te craindre, on le comprend.

Les affaires de l’inquisiteur poissaient. Collantes et rougies, c’était bien sale : il lui faudrait se changer avant son départ. Mais où étaient ses affaires déjà ? Ah oui… du coté de l’auberge. Mais la ville rougie était bien différentes désormais si bien que l’ondin était déstabilisé, presque perdu. Il leur fallait un nouveau sorcier, il leur fallait le chercher. En trouvait un, un vrai parmi ce monde : un détendeur de pouvoir ! Mais il n’eut le temps de réagir, elle était là, brulante, en lui, résonnante. Un son qu’il haïssait tant ! L’ondin se laissa choir au sol, les mains sur le front. Pourquoi était-il si fort ? Il l’entendait : il résonnait ! Dans la ville, le son continuait : déployant tout sur son passage : la harpe, elle était présente !!

Et, comme l’appel de leur pensées mutuelles : il était là. Le son dégagea de la fumée, brisant les murs sur son passage ! Il était la : le magicien. Fier, il se présentait droit et s’avançait vers eux. Et Nechama se remémora son visage : fier repensant de son espèce, ses traits étaient elfiques. Certaines femmes auraient pu les dire parfaites, mais Nechama était bien incapable de songer à ce genre de choses au sujet d’un sorcier. Car, si ses longs cheveux ondulés qui effleuraient avec délicatesse le bassin de son dos auraient pu aller à ravir à n’importe qu’elle femme, c’était bien un homme. Si ses cheveux, précédemment décris, étaient aussi brillants que gris, l’acier de leur reflet faisait pale figure à coté du rubis de ses yeux ! Il souriait, ses lèvres sombres laissaient entrevoir l’ivoire de ses dents et on aurait pu les imaginer telles des crocs, prêts à s’abattre sur leurs victimes. Mais il n’en était rien… Il aurait pu paraitre impressionnant, mais à coté d’Ulfgar, sa carrure n’avait rien d’un grand guerrier. Il paraissait rusé, portant des couteaux de lancers. Avec agilité et grâce, il retira son manteau qui l’aurait fait songer à un corbeau pour dévoiler son armure, faite exprès pour le laisser libre dans ses mouvements.

Quel est votre nom, sorcier ?

Tout en posant cette question, l’inquisiteur avait prit en sérieux. Il n’était plus temps d’observer l’homme mais d’agir. Car celui-ci respirait le mal –ou était ce le male ? - avec certitude. L’elfe fixa ses trois adversaires, car il avait en face de lui Ulgfar, Nechama, et le lapin rose qui, étrangement, était du coté des deux hommes. Après les avoir jaugé, il prit un air à la fois énervant, insouciant et provocateur… et, avec une voix grave, déclara alors :

Je suis Vielana !

Nechama regarde Ulfgar. L’ondin ne savait pourquoi, mais il avait l’impression que rien ne pouvait arrêter le géant, comme s’il était une puissance de ce monde. Mais il n’eut le temps de lui parler car il du esquiver une première attaque de l’elfe noir. Mais, celui-ci ne s’arreta point là : prouvant sa nature, il les entoura de flammes. Nechama se saisit du lapin avant qu’il ne crame et s’approcha de Ulfgar. Alors, il lui murmura :

-C’est un sorcier, c’est très clair… penses tu être capable de l’arrêter ? Il faut absolument qu’on puisse l’exsanguiner ! Et pour cela, il faut l’affaiblir assez pour qu’il ne puisse plus utiliser ses pouvoirs !
Ulfgar Haraldson
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû 2014 - 00:36 Répondre en citantRevenir en haut

Il passa l'une de ses larges mains dans sa courte barbe, réfléchissant aux mots de l'inquisiteur. Le peu de bon sens qu'il avait n'existait plus depuis un moment maintenant ; pour lui la moindre chose pouvait avoir un sens. L'attaque de lapins roses ? Tout à fait normal. Le fait de pouvoir arracher la viande d'un corps humain juste avec les dents ? Bah il faisait ça tout les mardis ! Alors la théorie du foie, qu'elle fonctionne ou non, était en sommes toutes tout à fait logique. Il plissa des paupières, réfléchissant toujours ; il devait effectivement y avoir un sorcier ici, le tout était de le trouver pour reprendre l'idée de l'Ondin.

« Il y a peut-être un moyen de le faire venir ici... tu dis qu'il doit avoir peur de moi ? J'ai une idée. Ne bouge pas. »

Qu'il aie ou non remarqué le trouble de l'inquisiteur il n'en montra rien, la mission était claire ; débusquer un sorcier. Il n'avait jamais combattu de sorcier... il ne savait pas ce que ce mot voulait dire mais dans une phrase cela sonnait bien. A peine Ulfgar eu t-il le temps de mettre en action son ''plan-de-génie-pour-faire-sortir-un-sorcier-de-sa-cachette'', à savoir mettre un branche devant son visage tout en restant immobile, un mur de briques explosa laissant apparaître une forme familière sans l'être.

Ulfgar resta interdit quelques secondes, le temps pour l'inquisiteur et le sorcier de tailler une bavette tandis qu'il fronçait les sourcils, fixant toujours l'apparition. Il n'arrivait pas à remettre un nom sur cette forme, en même temps au vu de l'état de ses souvenirs ou de sa psyché il aurait eu du mal à dire qu'un fromage était du fromage. Il enrageait intérieurement et puis vint l'illumination quant-au nom ; Tapette. Oui, voilà, c'était ça !

Furieux il écarta la branche feuillue, certainement d'un pin local ayant eu la malchance de subir l'amputation d'une de ses pousses, et toisa l'être avec un regard mauvais. Il tenait fermement sa branche comme une arme, son corps dans une position défiante et martiale avant qu'il ne s'avance de deux pas et hurlant de sa voix aux accents coupants comme un couteau.

« Menteur ! C'est pas ton vrai nom ! T'es tapette ! J'me souviens de toi et de...de... tes oreilles ! »

Nouveau pas en direction du dit sorcier qui gardait son sourire narquois tandis que la brute de presque deux mètres approchait, armé d'une branche de pin et bien décidé à en découdre. Il allait continuer sur sa lancée mais bien vite une bulle se forma dans sa gorge et il se tint l'estomac en faisant un air bizarre ; qu'était donc ce maléfice ?

L'interrogation n'avait fait que passer que déjà la bulle remontait son oeusophage, l'ancien maître bronze s'attendait presque à voir sortir une larve grasse et gluante de sa gorge mais n'eut en fait qu'un courant d'air piquant dans la bouche, bouche qu'il entreprit d'ouvrir pour laisser sortir la sensation désagréable. Le vent puissant jaillit avec force, les cheveux du sorcier flottaient dans les airs sous la déflagration sentant la bière, le visage de celui-ci s'étant transformé en un masque de dégoût.


Soulagé, Ulfgar se tapota l'estomac avant de tourner son regard de glace vers l'inquisiteur; histoire d'être sûr que c'était bien le gars qu'ils cherchaient depuis tout à l'heure. Vu la trogne que tirait l'Ondin, tout du moins si un Ondin pouvait avoir une expression sur son visage, ce devait bien être ce coco. Il fallait donc vérifier s'il avait un foie pour affirmer ou infirmer sa théorie. Pendant un court instant il retrouva un soupçon de santé mentale et jeta un regard à la branche toujours dans sa main ; que pouvait-il faire avec cela ? Mais aussitôt l'interrogation formulée que celle-ci fut oubliée, dans un grand cri de rage il projeta le bout de bois sur le sorcier dont la tête explosa comme un fruit trop mûr après un '' oh noooonnnn mon unique faiblesse ! ''.

Ne pas perdre de temps ! L'ancien barbare se jeta sur le corps et l'ouvrit en deux pour regarder l'intérieur avant d'hausser les sourcils et de se tourner vers l'inquisiteur, un regard incrédule sur le visage.

« Il n'a pas de foie mais... heu... viens voir... »

A la place du dit organe se trouvait un poney miniature, chétif et grisâtre qui remuait des sabots fushias. Sa crinière était composée de petites saucisses qui bougeaient, comme mûes par une vie propre. Le barbare se gratta la barbe, fixant l'étrange chose qui ouvrit la bouche pour prononcer d'une voix faible ;

« Gnaaaaaaa... l'amitié est maaaagiiiiiique... gnaaaaaaa ! »

Prit d'aigreur d'estomac mais surtout de dégoût, et il en fallait pour le dégoûter, le barbare vomit sur l'organe étrange, déversant son contenu stomacal composé de gens et de bière sur la chose qui remua plus vite tout en poussant des cris stridents. Ses dernières paroles furent tout aussi énigmatiques que ses premières ;

« Noooonnnn ! Les lunettes ne servent à riennnnn ! »

Finalement au lieu d'aller dormir j'ai décidé de poster, je te devais bien ça avec l'oubli de ce sujet ! Encore toutes mes excuses é_è
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