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 [RP] Un borgne déchaîné Sujet suivant
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Baldrik Corbeciel
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MessagePosté le: Sam 12 Avr 2014 - 20:31 Répondre en citantRevenir en haut

Mi Gaïaku, 918. Ambiance


Il pouvait sentir le vent qui oscillait entre fraîcheur et chaleur de cette mi Gaïaku. Ce fut non sans un maigre sourire qu'il pensa au symbolisme de cette date qu'avaient choisis ses geôliers. Ils voulaient enfin abreuver la terre de son sang, le mettre à mort, la souffrance allait enfin prendre fin mais ils ne l'avaient pas brisé.

Ils auraient aimé briser son mental, sa fierté ou mieux; son allégeance. Ils auraient adoré le voir se mettre à genoux de son propre chef pour implorer pitié. Il ne leur avaient rien offert. Ni insultes ni regards haineux; la plus froide indifférence, il se drapait dans sa fierté et la revêtait de façon constante. Baldrik était Duc de Corbeciel, il avait juré sur sa vie de défendre ses terres et la couronne. A part les cris de douleurs qu'il ne pouvait pas empêcher de franchir ses lèvres il accueillait avec une certaine dignité sa condition de mort en sursit pour le simple plaisir sadique des rubiconds.

Lorsqu'ils venaient le chercher il se tenait droit, tout du moins lorsque ses pieds le lui permettaient, et fixait le bourreau droit dans les yeux. La tête haute malgré les fers et les lames, les cordes et les roues, ils l'humiliaient de façon quotidienne ou le laissaient simplement pourrir dans sa geôle avant de remettre le couvert. Souvent il répétait ses serments, qui furent prononcés devant l'archiprêtre d'Ouranos, ravivant le feu que les rubiconds tentaient d'éteindre. Ajoutant du bois lorsque son coeur n'était plus qu'aux braises et qu'il se sentait sur le point de craquer; Baldrik n'était qu'un homme après tout, il avait lui aussi ses limites.

« Je jure devant le père divin, Ouranos, de servir mon royaume et son roi jusqu'à mon dernier souffle. Le doute n'aura nulle prise sur moi, l'obéissance sera ma loi et je serai le bras armé de mon suzerain. Qu'Ouranos me juge en ce jour et tout les autres et qu'il garde sur moi l'oeil critique. Que jamais mes genoux ne se plient devant couronne étrangère et non légitime. Que jamais mon esprit ou ma volonté ne se détournent de mon serment. Sur ma vie et mon honneur je le jure et si je devais faillir, puisse Isashani m'emporter en son royaume de la mort d'un traître. »

Il entendait au loin les pas lourds des soldats, ils venaient le chercher tandis que Solyae se levait dans les cieux. La lumière froide de ce matin printanier se répandait de par la fine ouverture dans le mur de pierres. Il avait encore la volonté de vivre, il devait accomplir son devoir, sauver sa terre et bouter les rubiconds hors du royaume. Là était sa tâche, sa mission. L'idée avait germé durant son emprisonnement mais il n'aurait droit qu'a un seul essai. Serrant les dents, Baldrik se releva lentement en s'aidant des différentes saillies de pierre sortant des murs inégaux. Combien de gens n'avait-il pas fait exécuter ? Combien avaient connus ces geôles lugubres ? Ce n'était en rien des remords car le Duc était toujours sûr de ses actes, il se posait simplement la question.


Des haillons couvraient son corps perclus de douleurs. Sales et rêches, déchirés et malodorants. Il se surprit à penser que c'était un miracle qu'il ne soit pas déjà mort d'une gangrène dans de tels atours mais au vu des veines rouges entourant la plaie sur le dos de son pied droit la dite infection était en chemin. Il inspira une bonne bouffée d'air et vint claudiquer jusqu'à la porte de sa cellule pour fixer droit devant lui. Les chaînes à ses poignets et son cou lui faisaient souffrir le martyr et il manqua de tomber en forçant sur les muscles endoloris. Le frottement du métal contre sa peau était devenu une douleur quotidienne mais il le supportait comme il avait toujours tout supporté. Il n'était rien, il était un serviteur et sa personne et ses désirs n'avaient en aucuns cas préséance sur son devoir.

« Duc de Corbeciel ! C'est un plaisir de vous revoir ! »

L'homme légèrement bedonnant s'inclina de façon moqueuse, ouvrant les bras et baissant bien bas son chef encapuchonné de cuir devant le prisonnier. Les deux hommes tout de fer vêtus qui l'accompagnaient restaient muets mais leurs visages sales et brutaux en disaient long de par l'expression de joie sadique tirée sur leurs traits. Baldrik fixait son oeil sur le bourreau qui lui offrait un grand sourire avant que celui-ci n'ouvre la porte.

« Toujours aussi défiant à ce que je vois. Ce sera un plaisir de t'entendre hurler lors de ton exécution, et crois moi; elle sera loin d'être rapide et indolore. Tu as pillé nos terres sans vergognes, tué des hommes et des femmes des Rubiconds et tu te permets de te pavaner devant nous en te drapant dans tes grands airs. Non, tu vas souffrir longuement et crois moi; nous savons faire durer le plaisir. »

Il ne dit mots, écoutant le fiel qui se déversait de la bouche de l'homme, son ressenti, sa haine, encaissant le tout sans broncher ni montrer une once de sentiments face à lui. Il avait fait ce qu'il avait fait, il avait fait car il le devait, il l'avait fait car on le lui avait parfois ordonné. C'était ça la guerre; des gens mourraient. Accuser quelqu'un de ces crimes lors d'une guerre était de la naïveté pure et simple. Comme toujours il resta droit et sans bouger, les invitants à venir le chercher dans sa cellule. Il n'irait pas à l'abattoir tel l'agneau guidé par le berger affamé.

Les deux hommes entrèrent dans la cellule et le saisirent par les bras pour le faire avancer. Il n'allait pas non plus se laisser traîner et se mit en marche de force; son pied lui faisait bien assez mal comme cela. Qu'il était étrange d'observer ces marches et ces murs, ces couloirs et ces portes qui furent autrefois siennes, tout lui était si familier et étranger car il les avait empruntés lorsque tout ceci était sien. Il se souvenait du bruit de ses bottes sur les dalles, des pièces entretenues par du personnel ayant à coeur de faire du bon travail pour un Duc qui pensait à eux. Tout était devenu si sale maintenant...


La lumière du soleil lui fit le plus grand bien tandis qu'il entrait dans la cour où se déroulerait son exécution. Il voyait devant lui l'estrade montée pour l'occasion, rutilante sous les poutres et les planches huilées et briquées, du flambant neuf car même les clous ne portaient pas trace de rouille. Tout ceci avait été fabriqué expressément pour sa personne. On le força à s'agenouiller en le frappant et il pu voir à ses côtés des visages familiers couverts de crasse et d'entailles.

Tout son état major était présent, l'entièreté de ceux-ci. Et il se prit à sourire mentalement devant leur résistance physique face aux atrocités qu'ils avaient dû eux aussi subir. Son regard se peina particulièrement lorsque celui-ci se posa sur Ygrilde; la jeune femme autrefois pleine de vie ressemblait à une morte, montrant de par son expression ce par quoi elle était passée. Son oeil vint alors sur la bannière des Rubiconds, portée au vent et accrochée sur un mur qui fut autrefois sien, la colère serra son coeur et ses lèvres s'ouvrirent.

« Soyez forts comme nous l'avons toujours été ! Ne leur offrez rien ! N- »

Son souffle fut coupé et son front parti rejoindre le sol tandis que sa vision s'était troublée sous la douleur et le choc. On le força bien entendu à se redresser pour qu'il observe la suite des festivités et il vit un homme grisonnant amené sur la tribune. Séran Kavon, il était l'un de ses chevaliers, un conseiller avare en mots mais qui, lorsqu'il ouvrait les lèvres, ne se trompait jamais. Baldrik lui adressa un signe de tête mais l'homme ne lui répondit pas, son regard était mort, celui de l'animal sachant sa proche et prêt à tout pour vivre. Il anticipa ce qui suivit avec une pointe de douleur dans le coeur.

« Je suis le Chevalier Séran Kavon, autrefois serviteur du Duché de Corbeciel... »

Sa voix mourut tandis que son regard reprenait vie et se courrouçait sous ce que son instinct de survie lui intimait de prononcer. Il luttait encore dans son coeur mais capitula lorsqu'une main gantée vint le cueillir au visage.

« ... Renie tout mes serments envers le Duché et jure fidélité au royaume des...rubiconds... »

Des larmes amères coulèrent sur son visage tandis que quelques rires s'élevaient parmi les représentants de la nouvelle puissance en place. Le peuple qui avait été invité de force, quant-à lui restait empreint d'un mutisme qui à lui seul en disait long. Baldrik garda son regard fixé dans celui, vague, de Séran, même lorsque celui-ci prit une mine surprise tandis qu'on lui passait la corde au cou.

Ils passèrent tous, l'un après l'autre, certains complètement brisés et d'autres encore durs comme le fer. Le plus abject fut la pendaison d'un mort, l'épuisement et les tortures lui ayant arraché la vie avant même que la corde ne vienne enserrer sa gorge mais ce qui emplit le coeur de Baldrik d'une haine farouche fut la mise à mort d'Ygrilde. Longue et douloureuse fut sa fin, mais il ne la quitta pas du regard, fixant ses yeux dans ceux, fous de douleur, d'Ygrilde. Il lui devait de regarder, il devait lui montrer qu'il était là et qu'il la soutenait dans son supplice et que malgré les horreurs il était fier qu'elle soit restée digne et fidèle à ses voeux.

Enfin vint son heure, le bourreau dont les mains étaient rouges de ses crimes applaudit lorsqu'il monta sur ''scène''. Baldrik jeta un oeil aux corps laissés là, sachant que leurs morts avaient servit à le torturer moralement une dernière fois avant qu'ils n'en viennent aux choses sérieuses. C'était maintenant ou jamais; il connaissait l'endroit comme sa poche, il savait quels dégâts avaient été infligés au castel lors de la guerre, il savait comment s'évader mais il n'aurait qu'une seule occasion.


Il s'était toujours montré rétif mais jamais agressif, il ne savaient en rien de quoi il était capable et ce malgré son état. On le poussa vers le bourreau, manquant de tomber sous l'impulsion, mais cela lui permit de mettre à exécution son plan; mieux valait tenter l'évasion et peut-être mourir plutôt que de courber l'échine. Ses chaînes passèrent à toute vitesse derrière la nuque du bourreau et il l'obligea à tourner tandis qu'on criait à l'évasion.

« Tu n'auras finalement pas l'occasion de voir ma fin. »

Il enserrait le cou de l'homme dans ses chaînes et lui brisa la nuque en lui offrant un sourire satisfait. Le corps sans vie réceptionna les carreaux qui se fichèrent dans sa chair. Baldrik retira les chaînes du cou et poussa le corps vers les gardes qui grimpaient les marches pour les faire tomber. Le poids morts les entraîna dans sa chute et le Duc profita de l'occasion. Ces imbéciles s'y connaissaient en monstruosités mais ils n'avaient jamais été des experts au niveau de la discipline et de la construction. Les fortifications étaient toujours blessées et les réparations n'avaient avancé qu'à pas de boiteux, Baldrik se jeta au bas des escaliers, ignorant la douleur sous le coup de l'adrénaline qui courait dans ses veines.

Étaient-ils si imbus d'eux-mêmes qu'ils n'avaient pas pensé à cette éventualité ? Il se prit à sourire lorsque ceux-ci abaissèrent la herse défoncée sur le sol et qu'il se glissa dans les trous, la foule aidait l'homme qui les avait si souvent généreusement traités et non leurs nouveaux maîtres. Il couru jusqu'à en perdre haleine jusqu'au village situé au bas de la route, sa condition physique et sa malnutrition ne lui permettaient pas de parcourir des kilomètres.

Des sabots venaient, mais il s'était engouffré dans une maison. Tout n'était qu'une question de minutes. Les gens qui s'y trouvaient encore étaient des hommes du peuple, des gens simples qui regardèrent d'abord l'intrus avec un oeil agressif mais avant que toute violence n'éclate ils le reconnurent à sa balafre si caractéristique. Les restèrent donc muets à sa présence tandis qu'il jetait de temps en temps un oeil entre le rideau qui couvrait l'ouverture vers l'extérieur. Là... maintenant !

Baldrik se jeta par l'ouverture, se réceptionnant sur des mains qui saignaient avant de courir vers le cavalier arrêté en plein milieu de la rue. Le visage casqué se tourna vers lui une fraction de seconde trop tard et les mains enchaînées qui l'avaient saisit le jetèrent au bas de sa monture qui rua. Écrasant la gorge de l'homme sous son pied, il senti un bout de métal rentrer dans la chair de celui-ci mais grimpa à toute vitesse sur le destrier pour fuir...


Il était maintenant dans la forêt, prenant la direction D'Ysvar pour retrouver son suzerain. Mais il n'allait pas pouvoir s'y rendre sans embûches, non loin derrière lui; d'autres cavaliers étaient à ses trousses et les chevaux étaient poussés jusqu'au maximum de leur endurance.



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MessagePosté le: Sam 12 Avr 2014 - 20:31 Revenir en haut

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Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Sam 19 Avr 2014 - 22:48 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


Aléiya s’était battu pour son Kaerl. Aux côtés des autres membres de cette maison qui était la sienne à présent. Elle s’était battue avec toute la puissance que son cœur douloureux pouvait lui donner. Car elle avait vu certaines de ses connaissances partir à jamais, un de ses anciens aspirants avait aussi trouvé la mort en combattant les horribles crabes qui s’étaient introduits à l’intérieur du dôme.

Depuis, elle avait aidé du mieux qu’elle pouvait pour soigner les blessés, secondé par Serenah dont elle sentait que son cœur aussi pleurait la perte de plusieurs de ses enfants. Là était toute la malédiction d’être une Reine. La joie de donner de nombreuses vies et de chérir ses enfants était assortie d’avoir le malheur de compter plus de perte lors d’une guerre. Elle espérait seulement qu’il n’y en aurait pas plus.

Pour l’heure, elle avait besoin de partir d’ici et de retourner à son premier amour, le voyage. Elle ne pouvait rester ici et voir dans les yeux des autres la douleur de la perte qu’ils avaient subie.

C’est ainsi que dans le peu de temps qu’il y avait avant la ‘deuxième étape’ et après avoir fait tout ce qu’elle pouvait, elle partit du Kaerl pour retourner en Orën et voir les Moines qui l’avaient élevé et avaient réussi à la guider jusqu’à la place qu’elle occupait aujourd’hui.

Cependant, le voyage promettait d’être particulièrement long avec l’interstice fermé et leur voyage allait prendre un certain temps. Sur son plan de route elles prirent la décision de passer par Undòmë, Ys puis enfin Orën avec une escale à chaque île pour pouvoir se reposer suffisamment afin qu’elles puissent profiter un minimum du répit qu’elles s’offraient.

Elle décida de s’arrêter dans une région qui semblait calme en apparence et alla s’installer dans une petite auberge qui ne payait pas de mine, mais qui avait l’avantage d’être un peu à l’écart et proche d’une forêt avec une clairière. C’est ici, dans la nuit, que Serenah se posa et prit l’apparence qui lui permettrait de passer inaperçu parmi la population locale. Après avoir payé leur chambre, elle alla se détendre dans un bon bain pendant que sa liée prenait de quoi manger.

Fermant les yeux pour profiter de l’eau chaude, elle ne prêta pas trop l’oreille au bruit de cavalcade dehors ni même à tous les bruits qui pouvaient troubler le silence. Enfin presque tous. Elle redressa la tête lorsque sa liée pénétra avec un peu plus de bruit que d’habitude.

Aléiya, je viens de voir passer un doué.

Comment ? Ici ? Maintenant ? Tu es sur ?

On ne peut plus sûr, mais je ne sais pas lequel c’était.

Comment ça ?

Il y a plusieurs hommes qui en poursuivaient un autre…

Sans rien dire de plus elle se leva. Si un doué était présent dans le coin, elle se devait d’aller le chercher, car ça signifiait qu’un dragon attendrait un jour sa venue sur les sables. Elle se sécha et se rhabilla rapidement, enfilant des habits confortable et sorti rapidement, se dirigeant vers la clairière qui leur avait servi de point d’atterrissage. Redevenant elle-même, Serenah s’envola rapidement avec sa cavalière en prenant la direction de la cavalcade. Heureusement, de larges nuages cachaient le soleil et donc l’ombre qu’elles auraient pu faire.

En quelques coups d’aile, ils rattrapèrent le groupe et avancèrent un peu plus pour aller en tête.

Lui

C’était bien sa veine. Le porteur de don semblait en bien mauvaise posture. Seul contre un groupe semblant bien armé et prêt à en découdre visiblement. Elle ne savait pas ce qu’il se passait, mais Serenah lui indiqua qu’il fallait faire confiance en l’homme qui chevauchait et qu’il fallait l’aider. Malheureusement, elle ne pouvait pas l’aider de cette façon. Les arbres l’empêchaient de se poser et il était hors de question de faire bruler la forêt.

Elle tenta le tout pour le tout, et de toute façon, s’il ne l’entendait pas, alors c’est qu’il ne portait pas le Don.

L’argentée s’adressa donc à lui.

Écoutez-moi ou bien ils seront sur vous dans moins de temps qu’il faut pour le dire. Prenez à droite puis continuez jusqu’à la clairière, vite.

Le timing allait être plus que serré, mais c’était la seule chance. Serenah fit un vol stationnaire au centre de l’étendue d’herbe, attendant d’apercevoir le cavalier pour le saisir entre ses griffes et s’envoler avec le plus vite possible, ne laissant apercevoir que le fragment d’une ombre lorsque les poursuivants arrivèrent.





Dernière édition par Asulil Addraeddry le Sam 26 Avr 2014 - 17:37; édité 1 fois
Baldrik Corbeciel
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MessagePosté le: Lun 21 Avr 2014 - 14:45 Répondre en citantRevenir en haut

Il avait entendu une voix étrange dans son esprit. Quelque chose le poussait à vouloir écouter les conseils de celle-ci aussi s'était-il dirigé vers la droite et avait foncé vers la clairière, ignorant la douleur dans ses membres et la faiblesse de son corps, il était heureux que sa monture ne soit en rien dans le même état que lui et qu'elle tenait une certaine distance avec les autres cavaliers plus lourdement équipés que lui qui ne revêtait au final, qu'une tunique et un pantalon de jute. Le vent mordait sa chair tandis qu'il faisait galoper le cheval et jetant un regard en arrière il remarqua que l'un d'entre eux armait une petite arbalète de chasse dans l'espoir de le blesser, voir de le tuer.

Faisant bifurquer la monture de façon brusque il ne pu empêcher un léger sourire de venir sur ses lèvres en les entendant jurer à pleins poumons. Mais sa tête le mettait en garde; il avait entendu parler de ces légendes, les créatures des forêts faisant semblant d'aider l'homme perdu pour ensuite l'amener droit dans un piège. Non pas qu'il fut superstitieux de nature mais le monde recelait bien des mystères et il savait au fond de lui que ce n'était pas son esprit qui lui avait donné cette direction. Tout avait été trop... étranger, pour provenir de sa simple personne.


Il entendit le carreau être relâché puis le sifflement de l'air fendu. Par instinct il se baissa sur sa monture en espérant que ce bruit ne fut point le dernier à tinter dans ses oreilles mais par bonheur le projectile s'était fiché dans un arbre. Il avait beau être borgne, ceux-ci visaient encore moins bien que lui. Arrivant dans la clairière son visage se mua dans une expression de peur; comme tout homme il se savait loin d'être invincible et sans le couvert des arbres il était une proie facile pour son poursuivant à l'arbalète.

Il savait leurs sabots proches, le bruit caractéristique des fers martelant le sol se rapprochait mais avant que la mort de puisse fondre sur lui il se senti soulevé de terre. Tout d'abord son esprit en vint à une conclusion simple ;

° C'est donc ça la mort... je m'attendais au moins à ressentir de la douleur avant de p- °

Et alors son oeil s'était levé pour voir le ventre d'écailles d'argent. Ses paupières s'étaient ouvertes en grand laissant voir le blanc de son oeil tandis que sa bouche restait muette par le choc. N'était-ce pas une légende ? Pourtant ce qui le retenait dans les airs était plus que tangible. Il avait apprit comme tout enfant noble les histoires au sujet de bêtes faites d'écailles crachant les flammes et fendant les airs, des contes pour enfants, des mythes et des histoires que l'âge adulte avait relayé au rang de superstitions, d'extrapolations d'esprits croyant en un monde épique alors que celui-ci n'était que sang et larmes.


Mais pourtant il avait la preuve sous son oeil; là se trouvait une bête de légende, le portant dans les airs. Sa bouche s'ouvrit en grand et il tenta de se débattre sous la poigne de fer sans penser au fait que si on le relâchait maintenant il s'écraserait au sol.

« A.... A l'aide ! Lâche moi ! Relâche moi ! A l'aide ! »

Réaction en somme toute logique. Qui agirait de façon brave face à une telle créature ? Il n'était qu'un homme après tout.



Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Sam 26 Avr 2014 - 17:35 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


La dragonne s’était élevée aussi rapidement et haut que ses ailles puissantes lui avaient permis de le faire. Elle tourna un peu en rond pour regarder les poursuivants continuer à suivre le cheval qui s’était élancé encore plus vite vers l’avant en sentant le souffle du saurien entre ses épaules. C’était une chance. Ils allaient encore galoper pendant un moment dans la direction opposé avant de se rendre compte qu’il n’y avait plus de cavalier. Ils allaient ensuite probablement chercher dans la zone où le cheval allait stopper… Ils allaient être tranquilles pendant un bon moment.

Elle décida alors de faire demi-tour et pencha la tête vers son paquet qui s’agitait comme un asticot dans un poisson datant de plusieurs jours.

- Tu n’es pas mort, mais si tu continues à bouger comme un dragonneau sortant de l’œuf, ça pourrait arriver rapidement. Le sol est loin, n’as tu pas remarqué ?

On pouvait sentir dans sa ‘voix’ un léger amusement. Peu importe les bipèdes, ils réagissaient souvent de la même manière. Il fallait aussi que pour un premier contact, il y avait mieux. Elle se remit bien et resserra un peu plus sa prise. Il allait vraiment finir par s’écraser à force de gesticuler de la sorte. Surtout qu’il avait l’air de ne pas être au mieux de sa forme.

Nous avons récupéré un bipède bien abimé.

Nous nous occuperons de lui à l’auberge, je ne pense pas que ses poursuivants reviennent sur leur pas.

Après encore une dizaine de coups d’ailles, la clairière fit son apparition. Juste à temps, Solyae semblait avoir fini de jouer avec les nuages et commençait à étendre l’ombre de la reine sur les alentours. Elle se rapprocha du sol doucement, ses ailles faisant des tourbillons de poussière, mêlant les feuilles mortes et les insectes dans de violentes bourrasques. Serenah se rapprocha suffisamment du sol pour lâcher sa prise sans qu’il ne se fasse plus mal. Puis elle se posa, le laissant entre ses pattes avant de reculer en prenant garde de ne pas l’écraser.

Aléiya posa alors pied-à-terre et s’approcha de l’homme qui devait être un peu… Perdu.

- Je suis désolé pour ce premier contact… Brutale, mais nous n’avions pas vraiment le choix pour vous sortir de là. Elle le détailla longuement. Le pied semblait en mauvais état, ses vêtements… ne pouvaient plus être nommés ainsi au vu de l’état. Elle pouvait aussi deviner des marques de chaines sur différentes parties de son corps, comme s’il avait été retenu captif quelque part. Qu’avait-elle donc ramassé. Elle espérait qu’il ne soit pas un homme malveillant. Mais elle faisait confiance au jugement de sa liée, aussi décida t’elle d’attendre et de juger d’abords.


- Tu dois te demander ce qu’il se passe non ? Commença l’argentée qui avait approché sa tête du duo.

- Non, pas maintenant, il a besoin de soin. La métisse posa son regard sur Baldrik, défaisant sa cape pour lui tendre. Elle sera un peu petite pour vous, mais j’ai peur qu’on ne vous laisse pas entrer dans l’auberge dans votre état. Arriverez-vous à nous suivre ?

Pendant qu’elle posait la question, derrière eux de longs faisceaux de lumière illuminèrent la zone. Lorsqu’ils se dissipèrent, Serenah se rapprocha d’eux sous forme humaine.

- Je vais faire préparer un peu plus la chambre. Et elle partit devant, les laissant venir à leur rythme. L’affaire aller sûrement durer un moment. Elle n’avait pas peur de laisser son âme sœur en compagnie d’un inconnu. Elle savait se défendre et malgré la carrure du bonhomme, son état ne lui permettrait surement pas de se battre très longtemps.

- Vous venez ? Elle alla à ses côtés et prit la direction de l’auberge où, à défaut de la suite de son bain, lui pourrait en profiter. Et du lit aussi.

Peut-être que ça semblait fou, il pourrait crier, prendre peur, fuir, propager la rumeur du dragon, mais où irait-il de toute façon, qui le croirait. Chacun mettrait ça sur une supposée fièvre due à une infection.

- Vous pouvez poser des questions si vous voulez, j’y répondrais… Dans la mesure du possible. Elle aussi allait avoir des questions, et pas qu’une.

J'ai mit en italique gras les pensés qu'il peut entendre.



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MessagePosté le: Mer 7 Mai 2014 - 02:00 Répondre en citantRevenir en haut

Tout d'abord la peur, comme tout homme normal il l'avait sentie tenailler ses entrailles tandis qu'il était transporté tel un rat dans les serres d'un rapace. La voix dans son crâne revint, si étrangère et singulière pour qu'il reconnaisse celle qui l'avait guidé lors de sa fuite. Ainsi donc cette créature d'écailles ne voulait pas sa mort ? Jetant un oeil en bas il reprit une certaine contenance, celle qui fut sienne lors de toutes ces années en tant que Duc; L'homme pragmatique. Certes il avait été sauvé des Rubiconds mais qu'est-ce qui lui disait qu'il était toujours en sécurité auprès de la bête ?

S'armant de courage et de logique il décida de ne pas pousser sa chance et de laisser la créature le guider jusqu'à ce qu'enfin ses pieds meurtris ne touchent à nouveau la terre ferme. La douleur lui fit serrer les dents et il manqua de trébucher sous la douleur et la faiblesse accrue de par les ressources qu'il avait dû déployer pour fuir. Il n'était pas avisé de tenter de fuir maintenant ; il n'aurait pas pu aller bien loin de toutes façons. Son visage prit néanmoins la teinte de la surprise lorsqu'il remarqua qu'une femme avait été en compagnie du saurien tout du long et il décida de s'informer avant de prendre une mauvaise décision. Pour l'instant ce couple étrange ne semblait pas lui vouloir de mal.

« Ne vous excusez point, après tout vous m'avez sauvé de mes bourreaux. Je vous en suit reconnaissant. »

Prenant appui sur son pied le moins meurtri il posa le poing sur son coeur et inclina légèrement son visage à la manière des chevaliers. Après tout il avait reçut cette éducation bien que son grade fut bien au delà. Son oeil se releva vers la créature qui prenait maintenant parole; elle n'articulait point de mots avec sa gueule bordée de dents mais s'adressait directement à son esprit. Ce contact froid et invasif manqua de le faire grimacer mais il se retint, gardant contenance.

« Je... oui, j'avoue me le dem- » la femme avait interrompu l'échange prétextant qu'il avait besoin de soins. Au fond de lui il se savait non loin de la mort par épuisement ou même par quelque infection dans les jours qui suivraient mais couper ainsi la question qui lui brûlait les lèvres ne fit qu'accentuer une certaine méfiance. -ander...

Se raclant la gorge un bref instant pour faire passer la gêne et se remettre les idées en place, il planta son regard dans l'un des yeux de la femme avant d'opiner du chef à sa question. Oui, il avait pu se sauver à pied, se jeter à travers une fenêtre, tuer un cavalier pour lui voler son cheval et chevaucher un bon moment sur ses réserves. Ce n'était pas quelques secondes à marcher pieds-nus sur de la terre battue qui allait l'abattre mais rapidement quelque chose vint dans son crâne, chose qui fut écarté lorsqu'il vit la cape.


« Je vous suis... mesdames ? J'ose croire que vous pourrez clarifier un peu cette étrange situation.

Mesdames, point d'interrogation. On avait si bien entendu sa ponctuation alors qu'il prononçait ces mots qu'il n'était en rien difficile de voir les mots s'inscrire dans l'air juste à côté de sa bouche. Cette hésitation doublée d'une question était surtout due au fait qu'au lieu d'une créature d'écailles se trouvait maintenant une femme. Au moins, se dit-il avec humour, cela ne causerait pas de questions une fois dans l'auberge. Passant son visage sous l'étoffe il avança, claudicant et surprit par le manque de force de son corps, vers l'entrée de l'auberge et y entra.


L'atmosphère était lourde, les gens n'avaient plus vraiment le temps de se détendre sous la férule de leurs nouveaux maîtres aussi n'y restait-il que certains habitués, marchands et autres voyageurs. Mais le problème était surtout que les nouvelles allaient bien vite. L'on était encore en son Duché, ces personnes étaient ses gens mais se révéler pourrait causer tant de problèmes, surtout qu'il pouvait entendre le dernier sujet de conversation; l'évasion du Duc, l'évasion de sa personne. Il garda la tête basse, suivant la femme vers l'étage pour aller dans leurs quartiers loués et retira l'étoffe de son visage sale.

« En effet j'ai des questions mais avant tout cela vérifiez que personne ne se trouve derrière la porte. Je n'aimerai pas que le sang coule si ce n'est pas nécessaire. »

Attendant un moment que la femme fasse ou non ce qu'il lui avait demandé, il s'installa sur le bord de sa couche avant de fixer son oeil valide dans l'un des siens et poussa un long soupir d'épuisement. Il était si fatigué qu'il pourrait s'endormir sur l'instant malgré le danger qu'il ressentait au fond de lui.

« Je suis un homme logique, aussi je ne vous demanderai pas si j'ai bien vu un dragon. Je sais que c'est le cas. Je vais plutôt vous demander ceci; Pourquoi m'être venu en aide et qu'attendez-vous de moi ? »

Il avait serré les doigts sur les draps rêches de sa couchette, s'armant de courage pour parler de façon directe et sèche à une personne qui grimpait sur le cou d'un dragon. Au fond de lui toujours cette alarme mais il devait poser ces questions, jouer à l'imbécile ne lui aurait certainement valu que du méprit de la part du couple.



Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Mer 21 Mai 2014 - 00:13 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


La reconnaissance. C'était un bien beau mot qui signifiait en général qu'une personne avait une dette envers une autre. Mais de dette elle ne voulait point. Elle avait fait ce qu'il lui semblait juste, dans la mesure où l'homme était dans une situation peu envieuse, un groupe entier de cavaliers derrière lui, et qu'il possédait le don. Qui savait comment elle aurait réagi si la scène qui s’était déroulée sous ses yeux n'avait pas impliqué un probable aspirant.

Dans la chambre, Serenah était absente, et à la place du déluge de questions auquel la jeune femme s'attendait, son potentiel futur protégé demanda à ce qu'elle vérifie si personne n'était et sûrement n'écoutait derrière la porte.

Laissant une seconde de silence s'écouler en le regardant s'asseoir, elle tourna les talons et ouvra prudemment l'entrée, dévoilant le vide qui se trouver derrière. Qui était-il pour craindre ainsi que le sang coule dans une auberge. Elle avait entendu et écouté les murmures d'en bas. Le duc de la région avait échappé à ses bourreaux alors que ceux-ci avaient entièrement pris possession de la châtellerie...

Refermant la porte, elle planta son regard bleu dans l'œil valide du blessé. Elle avait toujours fait preuve d'une grande logique et une intelligence qui lui avait permis d'arriver rapidement dans les hauts rangs du Kaerl. Quelques idées traversèrent son esprit, mais elle préféra les taire pour le moment, restant néanmoins sur ses gardes.

- Ou es-tu ?

- Je suis allé chercher de l'eau chaude. Avec notre petite sortie, la tienne était devenue tout juste tiède.

- Peux-tu te renseigner, écouter ce qu'il se dit en bas ?

- Je ne t'ai pas attendu, répondit la voix mentale sur le ton de l'amusement. Parfois son âme sœur semblait oublier que leur cœur était partagé et qu'en général elles pensaient à la même chose.

En attendant que la dragonne revienne, elle s'assit en face de son interlocuteur, souriant doucement.

- Vous avez bien vu un dragon, en effet. Cette dragonne, que vous avez aussi vu sous forme bipède et qui ne devrait pas trop tarder, se nomme Serenah. Qu'en à moi je me nomme Aleiya.

Elle marqua une pause lorsque le cliquetis de la porte se fit entendre. Tournant la tête, elle découvrit sa liée, un bac d'eau dans les mains et un linge sur l'épaule.

- Je ne devrais pas être relégué à ce genre de tâche ingrate, pesta t-elle gentiment, mais tout de même un peu mécontent, posant le bac d'eau sur la table de chevet après avoir refermé la porte du pied. Elle prit ensuite une chaise et s'éloigne un peu, se mettant dans un coin pour observer et écouter sans déranger.

- Alors ?

- Je te le dirai en temps voulu, mais tu connais la réponse...

- Bien...

- Donc, avant d'être interrompu, je comptais répondre à votre question. La raison de votre sauvetage est directement liée au fait que je m'intéresse à vous et à la façon dont je vous ai sorti de ce... mauvais pas.

Tout en parlant, elle profita d'être en face et immobile pour évaluer plus facilement l'étendue des dégâts. Il ne survivrait pas à un vol de dragon jusqu'au Kaerl.

- Nous venons d'une terre assez loin d'ici, inconnue par quiconque n'a pas foulé son sol une fois. Lors de votre cavalcade, vous avez entendu une voix vous guidant jusqu'à la clairière où nous avons pu vous récupérer. Vous possédez le Don, celui d'ouvrir votre âme aux dragons.

Elle fit une nouvelle pause et se leva, prenant le tissu, le trempant dans l'eau chaude, lui tendant. Elle profitera de son sommeil pour le rafistoler un peu. Sommeille, qui ne devrait pas tarder de toute évidence.

- Ce dont vous a été offert par Flarmya, la mère des dragons, dans l'idée qu'un jour prochain, vous lierez votre âme à celle d'un de ses enfants.

Lorsque le tissu humide ne fut plus entre ses doigts, qu'elle l’a posait ou qu'il l'ait prit, elle alla fouiller son sac à la recherche d'herbe en poudre.
Elle en glissa une belle quantité dans de l'eau, vu le bonhomme c’était plus que nécessaire, elle mélangea doucement, retournant auprès de lui. Elle laissait du temps. Les informations étaient déjà difficiles à assimiler, alors dans son état actuel, ça ne devait pas être gagné.

- Ma proposition est la suivante : venez avec moi. Je vous conduirai jusqu’à une nouvelle demeure. Je vous guiderai dans cette nouvelle vie jusqu’à ce que vous soyez prêt à venir sur les sables…

Acceptez et lorsque vous irez mieux, je vous conduirai jusqu’à là-bas et une nouvelle vie commencera. Refusez, alors je vous soignerai du mieux que je peux et vous m’oublierez ainsi que tout ce que nous venons de dire.


Elle tendit les herbes qui allaient le soulager et l’aider à avoir un sommeil tranquille.

- Prenez le temps de réfléchir, mais buvez ceci, ça vous soulagera.



Baldrik Corbeciel
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MessagePosté le: Ven 23 Mai 2014 - 00:52 Répondre en citantRevenir en haut

Il nota mentalement les deux prénoms, les rangeant dans un coin de son esprit pour ne pas les oublier. Les dragons n'étaient donc pas des animaux à proprement parler vu qu'ils pouvaient dialoguer ainsi que penser de façon logique. C'était beaucoup à avaler en une fois, certes il avait les preuves nécessaires sous l'oeil mais qui acceptait tout sans remettre en question laissait la porte ouverte à la manipulation. Il décida de ne pas faire mots de ses doutes et de la laisser continuer sur sa lancée, la regardant de son oeil valide logé dans ce visage fatigué qui était le sien.

Il dénota une certaine fierté dans les mots employés par la dragonne qui venait de revenir en portant le bacquet d'eau. Ainsi donc leur relation n'était pas une forme d'asservissement, il suffisait d'y réfléchir quelque peut; si le reptile avait été asservit il n'aurait jamais protesté, même pour rire.


''Le Don'' ? Certes il avait entendu une voix dans son esprit mais qu'on dise de lui qu'il était une espèce d'élu parmi la masse lui fit hausser légèrement le sourcil surplombant l'oeil valide. Secte ? Qu'étaient encore ces fariboles ? Flarmya ? Cette divinité mineure ? Incrédule il laissa son regard sur la dragonne en forme humaine avant de revenir sur son interlocutrice, mais il tendit l'oreille, la laissant poliment terminer.

Prenant le bout d'étoffe humide il l'appliqua sur ses mains pour nettoyer celles-ci tout en l'écoutant. Nouvelle demeure ? Nouvelle vie ? Les sables ? Tout ça sentait la manipulation à plein nez, voulait-on faire de lui le martyr d'un ordre de fous furieux ? Il n'oubliait pas le fait qu'il leur devait la vie mais tout ceci était... trop gros. Oui, trop gros.

Prenant la tasse d'infusion il lui offrit un sourire poli en guise de remerciement et lorgna quelques secondes muettes dans le fond du récipient, observant le liquide autrefois incolore prendre une teinte plus végétale.

« Je vais bien entendu prendre le temps de réfléchir à votre offre. Les décisions sur le vif n'apportent que rarement de bonnes choses. »

Il laissa la vapeur venir chatouiller son visage et rassuré quant-à l'odeur, il prit une longue gorgée des dites herbes. L'adrénaline continuait de chuter dans son organisme, faisant petit à petit tomber un poids de plus en plus lourd sur son organisme; tout ce repos, cette tranquilité n'était pas bonne pour sa survie. Il aurait normalement dû continuer sur ses réserves pendant une bonne journée pour juger qu'il était suffisamment en sécurité mais les dieux en avaient voulu autrement.

« Comprenez bien qu'en tant qu'homme éduqué je suis peu enclin à croire sur parole tout ce que l'on peut me servir comme discourt, ne prenez bien entendu pas mes mots comme insultes. Je vous suis redevable pour le sauvetage de tout à l'heure mais tout ceci est tellement... gros, oui c'est un peu trop gros à avaler. »

Il posa la tasse sur la petite commode et passa sa jambe en travers de l'autre pour étudier son pied avec l'oeil de l'habitude. Un homme qui se battait apprenait à connaître les plaies à force d'en recevoir et d'en infliger. Se saisissant du bout d'étoffe il entreprit de nettoyer la peau du dit pied avant de remettre son regard sur la femme, armé d'un sourire las.

« Comprenez que j'ai des devoirs, que j'ai prêté des serments et que je ne suis pas homme à leur faire faux bond. Pour savoir si je puis les remettre à plus tard il me faudra bien plus d'explications que le condensé fourni. D'où me viendrait ce... ''Don'' ? Je n'ai pas la prétention de clamer être choisi par les dieux, les hommes vivent et meurent sans que ceux-ci ne s'impliquent pour la majeure partie du temps. Votre langage m'est plutôt opaque pour tout vous avouer. »

Il tendit l'oreille, son oeil reprenant quelque peu la ''teinte'' de la paranoïa jusqu'à ce qu'il fut rassuré et reposa son pied au sol en serrant les dents. Peste soit des rubiconds et de leurs tortures, ils avaient bien failli le faire craquer à force mais il fallait avouer que cette mise à l'épreuve nourrissait quelque peu l'orgueil du Duc de Corbeciel.

« Bien qu'il me déplaise de me reposer, mon corps m'y oblige. Par soucis de sécurité veillez à ce que personne n'entre dans cette pièce ou ne voie mon visage à moins que vous ne vouliez aller au devant d'ennuis. »

Il reposa l'étoffe humide et cligna plusieurs fois des yeux, sentant le voile du sommeil s'attarder sur son esprit et décida de coucher sa carcasse sur la paillasse. Il était toujours tendu mais ces péripéties avaient maintenant raison de lui. Le temps de digérer les paroles de la femme il s'était endormi profondément et sans bruits, le corps immobile, l'égal d'un mort, seulement troublé par sa cage thoracique se soulevant au rythme régulier de sa respiration...



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MessagePosté le: Dim 1 Juin 2014 - 19:20 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


Il n’y avait pas besoin d’être médium ou de lire ses pensées pour voir qu’il était stressé, anxieux et tout autre qualificatif similaire. Ça devait être logique après la cavalcade qu’il venait de subir. Mais au vu du personnage, il allait être difficile à convaincre. Pourtant il le fallait, car si malheureusement elle effaçait sa mémoire à cause de son refus, un dragonneau allait mourir sur les sables, sans son âme sœur… Et ce n’était pas tolérable.

Pendant qu’il se nettoyait du mieux qu’il pouvait avec le linge humide, elle préparait de quoi faire des premiers bandages de fortune, demandant gentiment via le don à Serennah d’aller chercher de quoi faire mieux que ça. La dragonne se leva, grommelant à voix haute quelque chose comme quoi elle n’avait vraiment pas que ça à faire, mais y alla quand même. Elle savait pertinemment à quoi penser son âme sœur, et ils ne pourraient de toute façon pas partir d’ici tant que l’homme ne serait pas un minimum remis.

- Oui, réfléchissez-y, c’est une décision que vous ne devez pas prendre à la légère.

Devant sa légère paranoïa, après tout personne n’avait de raison de venir le chercher ici, elle alla tirer les rideaux qui servaient de volet, plongeant la pièce dans une semi-obscurité, entrecoupée par la lueur des bougies qu’elle était en train d’allumer.

Elle le regarda du coin de l’œil boire le contenu du récipient. Au moins, il n’avait pas peur de ça et il allait pouvoir enfin se reposer complètement. Car il fallait qu’il ait les idées claires pour donner sa réponse.

Elle s’approcha de lui lorsqu’il s’allongea, éteignant la bougie qui servait de lumière de chevet.

- Reposez-vous, vous ne craignez plus rien, tout ira bien.

Du moins l’espérait-elle. Aleiya attendit que le sommeil le gagne totalement pour commencer à le soigner. Avec le breuvage et sa fatigue générale, elle aurait pu le chatouiller qu’il ne se serait pas réveillé. Elle essaya de respecter au maximum sa pudeur, mais il fallait qu’elle décortique les bouts de tissus sales pour pouvoir bien le soigner.

Cela dura une bonne partie de la nuit et elle usa un peu de ses compétences en plus de ce que lui avait rapporté l’argentée pour aider à la cicatrisation des grosses plaies. Elle banda ses pieds, ses poignets et toutes les plaies qui nécessitaient d’être protégé. Pour les autres, elle désinfecta et recousu simplement.

Fatiguée et rincée, l’opération avait duré une bonne partie de la nuit, elle alla dormir sur un des fauteuils, la chambre ne disposant que d’un lit. Serenah alla dormir plus loin elle. La dragonne avait gardé sa peau humaine bien trop longtemps pour pouvoir profiter de la chaleur douillette de l’auberge. Elle préféra une grotte à quelques coups d’ailles de là, restant proche au cas où les choses tourneraient mal, même s’il n’y avait pas de raison…

--><--

Des bruits de cris et de casses réveillèrent la maitresse argentée en sursaut, la mettant debout, aux aguets. Quelque chose clochait. Il y avait trop de raffut pour une heure si matinale. Solyae n’avait même pas montré ses premiers rayons. Elle se rinça rapidement le visage et alla entrouvrir la porte pour jeter un coup d’œil dans le couloir. Des hommes en tenue étaient en train de faire les chambres une par une, faisant sortir tout le monde et de toute évidence, se vengeant sur le mobilier. Le tabouret qui venait de s’écraser contre le mur à l’extérieur lui confirma. Le plus silencieusement du monde, elle referma la porte. Ce n’était pas compliqué de savoir ce qu’il venait faire ici. Ils hurlaient à qui voulait l’entendre ‘OÙ EST-IL, OU EST LE DUC’.

Et le duc était précisément ici, avec elle. Et le temps pressé.

°Serenah, debout ! Il faut partir d’ici°

Elle alla près de l’endormi, le secouant sans ménagement, il fallait qu’elle le réveil.

- Duc de Corbeciel, réveillez-vous, il faut partir d’ici et rapidement !

Après avoir jugé qu’il était en bonne phase pour sortir du sommeil, elle lui balança le rideau qu’elle venait d’arracher sur les genoux.

- Il faut parer au plus urgent, je suis désolé. Le sang ne coulera pas ici, mais nous partons. Entreprendre une bataille ici aurait été suicidaire et meurtrier pour les pauvres âmes qu’on avait déjà sorties du sommeil brutalement. Il va falloir sauter. C’était la seule solution. Passer par le couloir était une mauvaise idée, et il n’était qu’au premier. Ça allait probablement être douloureux pour les pieds déjà amochés du Duc, mais les circonstances l’obligeaient.

- Après vous. Dit-elle en le poussant presque vers l’ouverture, la porte s’ouvrant à la volée.

- Maintenant ! Elle sauta après lui non sans l’avoir plus que poussaient si celui-ci venait à rechigner ou vouloir jouer les chevaliers servants.

Serenah ne serait là que d’ici un peu de temps, et elle ne pouvait pas se montrer devant tout le monde. Il fallait se cacher, s’éloigner, et vite.



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MessagePosté le: Jeu 5 Juin 2014 - 04:16 Répondre en citantRevenir en haut

Son sommeil avait la profondeur de la mort, son organisme tentant de réparer les innombrables dégâts reçus sans pour autant rencontrer de grands succès. Heureusement les soins prodigués par la maîtresse avaient ralentis les diverses infections présentes dans les plaies infligées par les sévices des Rubiconds; Ceux-ci s'y connaissaient en douleur comme le prouvait la carte gravée à même sa chair.

Voilà comment il s'était retrouvé à nu sur le lit, couvert de bandages divers et variés; certains contenant des cataplasmes, d'autres simplement des plaies nettoyées. Les diverses rougeurs et la fièvre étaient en train de tomber jusqu'à ce que les ennuis reviennent les chercher ; l'appel le tira du sommeil, faisant s'ouvrir son oeil qui exprimait une certaine panique. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, ce battement fréquent dû un réveil brutal après bien trop peu de sommeil. Tout ses muscles lui faisaient mal, il senti que sous le sursaut l'une des plaies abdominales s'était rouverte, laissant couler petit à petit ce précieux fluide vital qui composait les êtres vivants.

Le rideau venait d'atterrir sur ses genoux aussi ne se posa t-il pas de questions. Il enroula celui-ci autour de son bassin avec une certaine célérité avant de foncer vers la fenêtre, ignorant les multiples douleurs de par les seuls bienfaits de l'adrénaline. Des paroles, il hocha la tête à celles-ci et sauta par la fenêtre sans demander son reste. Oui il était chevalier, oui il était Duc et noble, mais il était aussi blessé et important. La politesse n'était en rien de mise à cet instant, comme le fait de se retrouver cul-nu à l'extérieur tandis que le rideau flottait dans les airs. Il courut sans demander son reste, rester et tenter d'attraper l'étoffe était inutile; sa pudeur ne lui aurait apporté que la mort.

Ses poumons brûlaient d'un feu ardent, ses pieds meurtris foulaient un sol inégal et sale, son regard calculait déjà les distances; n'attendant aucunement la maîtresse dragon. L'instinct de survie lui donnait des ailes ; il filait à travers le vent et la boue d'un pas rapide, contractant uns à uns ces muscles endoloris et mal nourris, leur demandant l'impossible et ils le faisaient. Au milieu de la route il tomba face à un troupier qui était de dos et il l'étrangla avec son avant-bras; frappant de son autre poing à la jonction du crâne et de la nuque de celui-ci pour le mettre hors d'état et se saisir de son arme; il n'allait pas rendre gorge sans avoir de quoi se défendre !

La main fermement serrée autour du manche du poignard son corps fut prit comme d'une paralysie tandis qu'il fixait le corps allongé au sol. Son souffle était rauque, son oeil écarquillé comme celui d'un fou, d'un animal se sachant prit au piège. Sa bouche s'ouvrit sur un cri sans son; tout ce qu'il avait subit, tout ce qu'on lui avait retiré...

Ses émotions reprenaient le dessus et il tentait de les garrotter mais il était trop tard; elles avaient franchit la maigre barrière de son esprit pour venir assaillir son corps. Il se jeta sur le corps et se mit à le poignarder à répétition, jusqu'à ce que du sang macule son visage et ses avant-bras, ses cordes vocales reprenant vie; un long cri, rauque, puissant et haineux s'échappa de ses lèvres tandis que sous lui le corps était presque séparé de sa tête sous les multiples coups qu'il lui infligeait.

Il senti qu'on essayait de le pousser à s'enfuir mais cela ne servait à rien, il s'était défendu, débattu pour qu'on le laisse achever sa boucherie. Ce ne fut que lorsqu'il revint à lui, que cette brume rouge quitta ses yeux et son esprit qu'il se rendit compte de ce qu'il avait commit et sa main lâcha le poignard, tremblante. Non pas par le meurtre; il ne ressentait rien face à la nécessité de tuer, simplement pour le fait qu'il avait accompli un acte inutile et crié bien haut et fort que l'âme qu'ils cherchaient était ici de par ce rugissement inarticulé...

Son oeil trouva la maîtresse il passa une main rouge de sang sur son visage couvert de sueur, sa peau se teintant d'un rouge profond.

« J...je... Partons ! »

Et ses pieds se remirent en route sans demander leur reste, il était rapide pour un homme qui avait passé plusieurs mois dans des geôles à être malnourrit et torturé. Il filait et filait, fendait le vent avec une aisance que lui permettait un corps de soldat aguérit mais aussi cette maudite adrénaline qui courait dans ses veines. S'ils n'étaient pas récupérés par la dragonne celui-ci s'effondrerait au sol, le coeur ayant cessé de battre sous ces surcharges dont son organisme était victime.



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MessagePosté le: Lun 14 Juil 2014 - 17:02 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


Il n’y avait pas besoin d’être médium ou de lire ses pensées pour voir qu’il était stressé, anxieux et tout autre qualificatif similaire. Ça devait être logique après la cavalcade qu’il venait de subir. Mais au vu du personnage, il allait être difficile à convaincre. Pourtant il le fallait, car si malheureusement elle effaçait sa mémoire à cause de son refus, un dragonneau aller mourir sur les sables, sans son âme sœur… Et ce n’était pas tolérable.

Mais là n’était pas encore la question. La plus importante à l’heure actuelle était la fuite qu’il fallait opérer. Fraichement descendu de la fenêtre après en avoir légèrement bloqué l’accès avec ce qu’il lui tombait sous la main, elle regarda autour d’elle. Pas de trace de l’homme blessé. Pensant que dans la tenue et l’état dans lequel il était il ne pouvait prendre qu’un chemin possible, la forêt, elle s’y aventura sans demander son reste, espérant le rattraper plutôt rapidement.
Mais, plusieurs foulées ainsi que l’absence de bruit derrière elle lui mirent un léger doute. Il n’avait pourtant pas tant d’avance que ça, et les Rubicons auraient dû être derrière eux. Un mauvais pressentiment lui parcourut le corps et elle fit rapidement demi-tour, repassant devant l’auberge où une petite foule s’était rassemblée, pour ensuite filer vers la ville.

Au loin, elle entendait les cris et autres ordres hurlés à qui voulait bien l’entendre et surtout obéir. Et ce qui lui parvenait aux oreilles était loin de la rassurer. Mort ou vif, tant que sa dépouille était traînée dans les rues. Ils étaient décidément de charmants personnages. Accélérant le pas sans trop courir pour ne pas se distinguer de la foule, ses yeux bleus se posèrent sur le rideau bordeaux qu’elle avait arraché quelques minutes plus tôt pour servir d’habits de fortune. Il y avait donc maintenant un estropié nu courant dans les rues avec des gens peu recommandable à ses trousses. Elle retint un léger soupir. Dire que ce voyage aurait dû juste être reposant.

°Où es-tu ? °
°Pas très loin au-dessus de toi, je le cherche et… A 70 pieds devant de toi… Mmh°

Ce Mmh n’augurait rien de bon. Les quelques pieds qui la séparaient de Baldrik furent vite parcourus et elle se figea devant le spectacle, plutôt macabre, qui se déroulait devant elle. Une grimace parcourut son visage devant la scène. Pourtant elle avait espéré, Serenah ne pouvait pas s’être trompé. Mais un neutre ne pouvait pas… S’acharner ainsi sur le corps d’un homme qui devait sûrement être mort depuis plusieurs longues minute au vu de toutes les entailles marquants la chair.

Le cri la fit légèrement sursauter. Il fallait qu’elle se reprenne. Il n’était de toute évidence pas dans son état normal. Elle alla près de lui pour essayer de lui faire entendre raison, tentant d’attraper son poignet, lui criant qu’il fallait partir. Mais il ne semblait pas l’écouter, voire ne pas du tout l’entendre. Le coup qui la repoussa plutôt violemment, lui fendant la lèvre alors qu’elle ne s’y attendait pas, lui confirma cette impression… Elle s’essuya la lèvre de la main et décréta qu’elle n’avait plus de temps à perdre, car malheureusement, ils n’avaient pas le luxe de traîner ici et de passer le coup de folie d’un homme maltraité. Elle alla pour lui assener un bon coup sur la tête histoire de lui faire reprendre ses esprits lorsqu’il se stoppa de lui-même, lâchant l’arme alors que les pas précipités d’un groupe d’hommes sonnaient dans leur direction.

- Bonne idée oui, rétorqua-t-elle au balbutiement tout juste audible prononcé par le duc. Elle le regarda partir de nouveau seul de son côté. Ils n’allaient jamais s’en sortir s’il continuait à partir dans un sens sans chercher un réel moyen de s’échapper. Elle se pencha pour saisir le poignard, qui pourrait s’avérer utile même si elle préférait éviter, et couru pour poser la main sur son épaule.

- Suivez-moi maintenant. Ce n’était pas un ordre, mais le ton de sa voix ne prêtait pas vraiment à la discussion. Elle savait que le temps jouait contre eux de plusieurs façons ; tout d’abord les Rubicons qui étaient à leur trousse et beaucoup plus nombreux. Puis l’état du potentiel futur aspirant qui n'allait sûrement ne pas pouvoir tirer sur ses réserves encore bien longtemps. Enfin, Solyae était en train d’étendre ses premiers rayons ce qui allait rendre leur fuite d’autant plus compliquée.

°Ça commence à être urgent là !°
°Je sais je sais, je cherche...°

Et pendant qu’elle cherchait, le duo était en train de slalomer entre les ruelles, la demi-sang essayant de fuir en allant le plus loin possible des bruits de soldat. Elle jetait régulièrement des coups d’œil vers l’arrière pour vérifier que son protégé du moment le suivait toujours et bifurqua dans une nouvelle ruelle plus étroite.

°Gauche, droite deux fois et tout droit jusqu’à la place°
° C’est une mauvaise idée°
° Il ne tiendra pas longtemps°

Aléiya savait que son âme sœur avait raison, elle savait qu’ils devaient quitter cet endroit rapidement, mais l’idée qu’elle avait senti au travers du lien qui l’unissait à la reine ne lui plaisait guère. C’était fou, risqué et dangereux. Mais elle lui faisait confiance.
Prise par ses pensées, elle ne vit qu’au dernier moment la main se refermer sur son poignet et trébucha dans la poussière, manquant de peu une pierre qui lui aurait sûrement réglé son compte, mais lui entailla largement la joue de haut en bas. Elle aurait dû penser au fait que leurs poursuivants connaissaient sûrement mieux le terrain qu’elle, mais vu l’état de celui qui avait probablement dû voir grandir la cité, il valait mieux se fier à des chemins hasardeux qu’au suicide d’une nouvelle folie. Mais les quelques hommes qui venaient de leur couper le passage mirent à mal son idée. Une forte poigne l’attrapa par les cheveux pour la mettre debout, beuglant qu’il avait attrapé celle qui aidait le Duc. Elle avait voulu éviter le combat, mais il en était autrement de toute évidence. Le poignard qu’elle avait récupéré trouva enfin son utilité en se plantant dans la cuisse de son assaillant puis dans son bras, le faisant lâcher prise.

Gauche, droite, droite. Elle repartit en criant pour que l’humain la suive. Au point où ils en étaient…
Droite… Droite, et enfin la place. Elle attendit que Baldrik soit à porter pour lui dire de se cacher les yeux et de respirer le moins possible alors qu’une ombre s’approcha d’eux rapidement, faisant voler, par de puissants coups d’aile, un immense nuage composé de poussière, sable et autre chose assez légère pour se voir arracher du sol.

La reine argentée se dissimulait le plus possible de cette façon, mais devait du coup rester en vol stationnaire sans se poser. La Maitresse agrippa la main du blessé et le tira jusqu’à la dragonne, le poussant à monter. Nu, le voyage promettait d’être douloureux, mais il faudrait faire avec.
Tout juste installé, ils reprirent de l’altitude alors que Serenah tentait de modifier rapidement la mémoire de ceux qui l’aurait vu un peu trop nettement, puissant sur ses réserves déjà bien entamées par les longues transformations de la veille et le peu de repos.

Mais ils étaient maintenant hors d’atteinte, sur elle, et se dirigeaient vers un endroit plus sûr, où personne ne pourrait les déranger et où ils pourraient enfin trouver un repos plus que mérité.

Désolé pour la longue attente, j’espère que le post te convient. Si c'est pas le cas, si y'a un soucis, mp o/



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MessagePosté le: Lun 14 Juil 2014 - 23:24 Répondre en citantRevenir en haut

Courir, encore et toujours. Mais courir où ? Où allait-il fuir ? Certes il connaissait son Duché par coeur mais dans cet état de stress et de fatigue les fougères se ressemblaient toutes. Si tant est qu'il fut capable de différencier une fougère d'une autre ceci dit.

Il sentait à peine le sol inégal sur la plante de ses pieds, malgré les blessures et la douleur, l'adrénaline était pompée à grande vitesse dans l'entièreté de son système sanguin, inondant sans vergognes son cerveau et ses muscles. Le palpitant en furie propulsait ce sang chargé de feu, abîmant les veines et les artères sous la haute pression et le cocktail chimique qui noyait peu à peu ses capacités de raisonnement logique.

Pour la première fois il avait prit plaisir à ôter une vie. Normalement ce genre de choses ne lui faisait ni chaud ni froid ; c'étaient des nécessités. Mais cet acharnement dont il avait fait preuve face à ce chien de rubicond avait envoyé des ondes de plaisir tout au long de son échine ; qu'il avait été bon de réduire en bouillie ce rat ! Ce scélérat ! Ils avaient ravagés son Duché, exilé son roi, ils l'avaient poussé à faire la guerre au Duc de Cerfbois en les manipulant tout deux. Non, cet homme qui gisait sur la terre froide avait amplement mérité son sort. Amplement.

Une main sur son épaule, il manqua de répliquer avec le poing tant ses instincts avaient prit le dessus mais il se retint en voyant la peau claire, les doigts fins et le visage féminin. C'était cette personne qui l'avait sauvé. Désorienté au possible il l'écouta et la suivit en opinant du chef à ses dires pour lui signifier son accord. Ce n'était pas le temps de tergiverser ; le soleil commençait déjà à inonder le monde et il ne leur restait que peu de temps.

Intérieurement il se maudit d'avoir attiré tant d'attention sur sa personne en hurlant mais ce cri avait été libérateur. Toute cette frustration, tout ce qu'il avait subit avait été éjecté de son être au moment même ou il avait tout relâché dans cette vocalise. Un mal nécessaire dirons-nous.

Des ruelles, avaient-ils déjà tant marché que cela ? Il secoua la tête, la fièvre gagnait du terrain tant et si bien qu'il n'arrivait plus trop à suivre ce qui se passait. Le monde était fait d'un grand flou, ses muscles brûlants marchaient tels la roue d'un moulin ; emportés par un courant et ne pouvant faire autrement que de tourner dans le sens de celui-ci. Ses sens revinrent en alerte lorsqu'il vit que l'on s'en prenait à celle qui l'avait aidé mais avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit celle-ci s'était défendue avec célérité ; se débarrassant du gêneur sans perdre de temps.

Elle repartait déjà ; l'homme était mortellement blessé et n'en avait plus pour très longtemps, il n'en restait pas moins un danger actuellement. Baldrik lui envoya son poing dans la gorge pour l'empêcher d'appeler des secours avant de se remettre à courir pour suivre les pas rapides de la femme. Il avait l'impression d'être dans un rêve, ou tout du moins un cauchemar, les choses se succédaient avec une vitesse irréelle.

Avant de pouvoir poser la moindre question on lui donna des instructions ; il mit donc son avant-bras sur ses yeux et retint son souffle comme demandé. Bien qu'en lui même une petite voix lui posait cette question ; pour quoi faire ? A quel fins ?

Une main, on venait de lui saisir l'avant-bras. Il passa son oeil valide par dessus le bras qui protégeait son globe oculaire pour comprendre ce qui se passait et grimper sur le dragon. Voilà une histoire qu'il pourrait raconter un jour, et pas une petite histoire non ; celle où un dragon et une femme lui avaient sauvé la vie...

Il s'en souviendrait toujours car sans ces deux êtres jamais il n'aurait pu reconquérir ses terres, il aurait été exécuté de façon cruelle. La peau fraîche et soyeuse de la grande bête ailée le surprit mais il n'en fit pas part. Les mains fermement attachées à l'une des crêtes qui parsemaient le cou de l'animal, le plus désagréable en fait était de n'avoir aucune protection pour les zones les plus sensibles de son anatomie mais il soutint le choc, non sans serrer les dents.


« Je vous doit à nouveau la vie. Un Corbeciel n'oublie jamais cela. Je jure devant les dieux de vous aider et de vous défendre au mieux de mes capacités jusqu'à ce que cette dette soit rem...rem... »

Son oeil roula dans son orbite, ses muscles se relâchèrent et ses mains quittèrent la crête de l'animal. Il manqua de passer par dessus bord s'il n'avait été retenu. Mais il ne se rendit plus compte de rien ; pour lui il ne restait que l'inconscience...

Plongé dans une écume plus noire que le plus profond des puits, une écume épaisse et étouffante ressemblant à une matière à demi liquide dans lequel son corps s'enfonçait. Moite et chaud, il s'embourbait... s'enfonçait toujours, ses sens s'émoussaient ainsi que son esprit. Il ne restait que l'oubli, qui peu à peu s'emparait de lui.

Puis il ouvrit l'oeil et prit une grande bouffée d'air, comme le plongeur remontant en s'étant brûlé les poumons par manque d'air. Il cligna plusieurs fois de son unique paupière et reprit peu à peu conscience de son environnement : son corps était enveloppé dans une couverture mais il sentait les bandages, les emplâtres et les sutures sur sa chair. L'air était tiède et dénué de brise, tout sentait le sel et l'iode et l'ensemble était baigné dans une lumière blanche tirant sur le bleuté.

« Où... ? »

La Màr Luimë, mais cela il ne l'apprendrait que plus tard. Si tant est que quelqu'un daigne répondre à ses interrogations...

Il chercha la femme ou le dragon du regard depuis sa couchette.



Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Jeu 31 Juil 2014 - 23:51 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


Ça avait fonctionné... Elle ne savait pas par quel miracle, mais ça avait fonctionné. Ils avaient réussi à prendre la fuite et à effacer suffisamment de mémoire pour que ceux qui voudraient raconter cette histoire passent pour des fous. Serenah prit de l'altitude le plus rapidement qu'elle pût. Elle était fatiguée et ne se sentait guère la force de parcourir la distance qu'il y avait entre ici et leur destination. Pourtant, elle volait, dans des battements d'ailes le plus délicats possible. Elle savait le passager faible et ce n'était guère le moment de partir dans des acrobaties aériennes.

Il fallait qu'ils trouvent un endroit, assez éloigné, pour pouvoir reprendre des forces, tout d'abord, et pour mettre quelque chose entre Baldrik et la dragonne sous peine que jamais il n'obtienne descendance. Ils allaient sûrement mettre un moment pour rentrer, mais au moins ils rentreraient vivants et relativement entiers.

Elle l'attrapa in extrémiste lorsqu'il bascula sur le côté, passant un bras autour de lui. C'est qu'il était bien bâti le bonhomme et la position devint très rapidement difficilement tenable, n'ayant aucune prise pour le maintenir en place. Elle avait besoin d'aide pour rentrer cette fois-ci. Car si elle pouvait le faire descendre, non sans un certain mal tout de même, le faire remonter sur le dos de la reine relèverait de la mission impossible.

Après un peu plus d'une demi-heure de vol, le couple se posa près d'une grotte qu'elles savaient sûre. Un renfort arrivait, contacté par Serenah. Elles en profitèrent pour manger un morceau et dormir tout en veillant sur le blessé qu'Aleiya avait allongé et couvert avec ce qu'elle avait sous la main.

~~><~~


Deux jours. Ils avaient mis en tout plus de deux jours pour revenir dans la bulle protectrice. Et encore, ils avaient fait vite, ne pouvant pas trop attendre pour soigner le duc, et le renfort ne voulant pas les laisser seuls au vu de leur état de fatigue.

À peine arrivé, l'humain avait été conduit à l'infirmerie où les meilleurs soins allaient lui être prodigués. Les deux liées, elles, prirent un bain bien mérité avant d'aller sombrer dans un sommeil réparateur, espérant que leur nouveau protégé se repose le plus longtemps possible.

~~><~~


À l'infirmerie, tout juste une petite journée plus tard, un jeune homme se penchant au-dessus de Baldrik pour constater son réveil, allant faire demander la maîtresse argentée.

- Vous êtes à l'infirmerie. Vous avez échappé de peu à l'amputation. Restez allongés, je dois vérifier vos pansements. Le jeune homme commença alors à retirer et changer les bandes et autres emplâtres, dans des gestes délicats.

Peu de temps après, alors qu'il était toujours à l'œuvre, la demi-ondine s'approcha de la couche de son nouvel aspirant.

- Bonjour Duc de Corbeciel. Comment vous sentez vous ? Elle s’assit lorsque le soigneur eut fini, versant de l’eau dans un verre pour le poser sur la petite table de chevet. Vous avez dormi un moment, mais vous semblez aller mieux. Vous vous remettez vite. Néanmoins, essayez de garder le lit encore un jour ou deux, pour favoriser la cicatrisation.

- Je suis désolé que les choses se soient passées ainsi. Vous n’avez pas vraiment eu le choix de nous suivre. Je vais tout vous réexpliquer si vous le voulez bien.

Bienvenue donc au Màr Luimë. Ordre draconique de l’eau. Ici vivent les chevaliers, maître et aspirants qui voient un équilibre dans le monde. À partir de maintenant vous allez être aspirant ici. Vous allez apprendre… Ce monde. Les lois qui le régissent, comment il fonctionne. Et surtout, vous découvrirez un peu plus les dragons. Vous avez déjà vu Serenah, ma liée, mon âme sœur.

Mais je vous parlerai de tout ça plus tard. Reposez-vous. J’ai fait venir une tenue pour vous. Lorsque vous serez prêt, il faudra vous présenter à La Rotonde, devant notre Dame.


Elle laissa un instant de silence, fixant le nouvel aspirant.

- Je suppose que vous avez encore des questions ? Elle laissa un doux sourire flotter sur ses lèvres.



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MessagePosté le: Mar 5 Aoû 2014 - 03:31 Répondre en citantRevenir en haut

''Vous êtes à l'infirmerie...'' son visage se détendit quelque peu et il referma l'oeil quelques secondes pour prendre en considération le fait qu'il était enfin en terre alliée et entre de bonnes mains. Avoir échappé à l'amputation ? Oui c'était logique vu la façon dont il avait été traité dans les geôles durant des mois son corps devait avoir subi de graves blessures et il se félicita mentalement d'avoir réussi à tenir le coup. On lui demanda de rester immobile, ce qu'il fit tout en réfléchissant à la situation ;

Baldrik n'était pas foldingot et il n'y avait pas d'antécédants dans sa famille, même son père qui était un assoiffé de gloire et de bataille n'était point fou ; juste très mauvais gestionnaire et ayant certainement reçut un coup de trop sur le crâne pour avoir oublié de faire croître ses terres. Il avait donc bel et bien vu un dragon accompagné d'une femme... et ces deux créatures l'avaient sauvé d'une mort certaine, il était donc en dette.

Une voix féminine le tira de ses pensées et il ouvrit les paupières pour regarder la maîtresse de son oeil unique. Il lui offrit un sourire fatigué avant de la saluer d'un signe de tête; elle était semblable à ses souvenirs à quelques détails près, le Duc n'avait pas spécialement eu l'occasion de l'observer en détail durant la fuite aussi compléta t-il le tableau mental.

« Je me suis déjà senti mieux je dois l'avouer. Mais je pense être entre de bonnes mains pour me rétablir comme il se doit. » Il observa un moment les alentours d'un coup d'oeil circulaire ; dieux que l'architecture était étrange, elle ne lui rappelait absolument rien... puis il se mit à sourire mentalement ; bien entendu que cet endroit lui semblait si étranger, les dragons étaient une légende dans le monde entier alors ceux-ci devaient bien vivre cachés quelque part.

« Je ne suis pas fait en sucre vous savez mais je comprend que je doive garder le lit quelques jours pour me remettre d'aplomb. Ne vous excusez point ; vous m'avez sauvé la vie après tout. »

Il posa son regard sur le mur d'en face, détaillant la façon dont étaient posées les briques. Un style qui semblait très ancien mais également très étranger... était-il encore en Undòmë ? Il fronça légèrement son seul sourcil mobile avant de tourner le regard vers la maîtresse pour lui offrir son attention tandis qu'elle lui expliquait certaines choses. Ce qu'il verrait, ce qu'il apprendrait, ce nouveau monde dans lequel il allait vivre à présent. Les dragons, il allait apprendre des choses au sujet des dragons... hochement de tête et son sourcil s'haussa légèrement lorsqu'elle fit mention d'une présentation à une Dame.

Un société matriarcale comme chez les Orions ? Ces gens situés en dehors de son Duché vivaient de cette façon, n'ont pas qu'il aie un préjugé contre les dames, il en avait même eu une comme bras droit dans les choses militaires, mais il était habitué à ce que le pouvoir soit aux mains des hommes. Soit, autres lieux autres moeurs, il espérait tout de même ne pas finir en tant qu'esclave eunuque. Non, on ne se serait pas donné autant de mal pour lui sauver la vie si c'était pour faire de lui un quelconque serviteur.

« J'ai en effet des questions... comme vous l'avez remarqué je ne suis pas quelqu'un posant des questions auxquelles il a déjà les réponses sous les yeux. Il m'est certes encore assez dur de me dire que j'ai vu un dragon et encore plus de me dire qu'il en existe plusieurs mais soit ; je viendrais à m'y faire. Ce qui me taraude plutôt est en rapport avec les us et coutumes de cet ... ordre de l'eau ? Plus précisément quels sont mes devoirs en tant qu'aspirant à part l'apprentissage de ces choses dont vous avez fait mention ? »

Il poussa sur ses mains, se redressant un peu dans sa couchette et serrant les dents sous les muscles endoloris. Garder le lit... oui... il se maudit intérieurement mais il ne pouvait tout bonnement pas rester statique et allongé tandis qu'on lui adressait la parole. Un peu de tenue que d'Ouranos ! Il passa une main dans sa barbe, jetant un nouveau coup d'oeil circulaire sur cet étrange endroit. Infirmerie donc... chez lui ce mot désignait surtout une tente durant une campagne, il n'osait croire que l'on puisse avoir un bâtiment de briques pour un tel usage. Étaient-ils d'ailleurs en guerre ? En avait-il troqué une pour une autre ?

« Votre... non... notre ordre est-il en guerre contre une quelconque patrie ? Vous parlez d'équilibre et je conçois cette chose comme bonne mais des gens ne voient-ils pas d'un mauvais oeil notre besoin de garder la balance du monde égale ? »

Il remit son regard sur la maîtresse, une question après l'autre mais elles lui brûlaient les lèvres... il se devait de les poser l'une à la suite de l'autre sans attendre de réponse. Il se sentait tel un puceaux voyant des genoux de femme pour la première fois et cela manqua de le faire rire devant l'empressement qu'il ressentait dans cette situation.

« Pardonnez mon empressement mais j'aime à avoir assez d'informations pour me faire un tableau global de la situation. Aurais-je un jour l'autorisation de mener à bien mes serments de loyauté envers mon Roi ? Celui-ci est toujours en vie et attend que je le rejoigne pour que nous puissions débarrasser nos terres de l'envahisseur qui y est présent. Je veux bien apprendre des choses auprès de votre ... notre ordre, en faire partie même vu qu'il me semble que c'est déjà le cas, mais suis-je... prisonnier de ces lieux ? »



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MessagePosté le: Sam 23 Aoû 2014 - 23:54 Répondre en citantRevenir en haut


Aléiya et Serenah l'Argentée


Il allait bien, du moins en avait l'air. Il était beaucoup 'présentable' qu'il ne le fut lors de leur rencontre et surtout de leur fuite. Aux grands maux les grands remèdes, mais jamais elle n'avait eu à faire ça encore. Et heureusement. Elle ne remettrait pas le couvert de sitôt.

Mais cet aspirant semblait prometteur. Une bonne recrue pour le Kaerl en ses temps troublés.

- Oui de toute évidence vous n'êtes pas 'en sucre' pour avoir survécu à ce que vous sembliez avoir vécu. Vous êtes bel et bien en sécurité ici.

En sécurité. Oui, il l'était. Elle espérait sincèrement que l'attaque des Crabes ne se reproduirait pas. Elle avait entendu que les Kaerls s’étaient réunis pour lutter contre leurs ennemis communs. Alors oui, il était en sécurité.

Elle capta ses différents regards semblant se perdre dans la décoration. Il était vrai que l'architecture du Màr, vu l'endroit où il se situer, était particulière. Elle interpréta le hochement de sourcil pour de l'intrigue.

- Le Kaerl se situe sous l'eau, dans une bulle. C'est pour cela, je suppose, que vous trouvez l'environnement étrange. Vous aurez tout le loisir de l'explorer plus tard.

La personne qui s’était occupée de lui pesta doucement dans son coin lorsque le Duc se redressa. Les malades ne pouvaient-ils donc pas rester dans leur lit, allongés comme on leur demandait ? Apparemment pas. Aleiya, elle, se contenta de sourire doucement.

Il avait des questions et une façon de parler bien militaire. Son rang transpirait dans chacun de ses mots et de ses gestes.

- En tant qu'aspirant, puis chevalier et enfin maître, il vous faudra protéger cette nouvelle maison qui est la vôtre, même si elle ne se sentait pas vraiment chez elle. Il faut voir cet endroit comme une nouvelle famille. Considérez là comme telle et vous saurez quoi faire. Vous aurez aussi quelques petites tâches communes à faires pour le Kaerl.

Elle fit un léger silence lorsqu'il évoqua leur position. Une guerre ? Oui et non. Voir leur vocation à l’équilibre du mauvais œil ? Oui et non. Comment répondre à cela ici. C’était complexe.

- Disons que personne ne nous cherche querelle et que nous cherchons querelle à personne. Mais ce n’est pas vraiment l’endroit pour parler politique. Lorsque vous commencerez votre aspirant plus en profondeur, nous pourrons en reparler.

Plus tard, quand il serait reposé et qu’ils seraient loin d’oreille potentiellement indiscrète.

- Vous n’êtes pas prisonnier. Sachez néanmoins une chose. Vous vous situez sur l’île de Tol Orëa. Cet endroit est secret et doit le rester. Le monde extérieur ne doit connaitre l’existence des dragons. Rejoindre votre Roi risque de s’avérer compliqué, surtout dans les premiers temps. Sous-entendu, sans dragon.

Elle finit par se lever, souriant toujours doucement.

- Reposez-vous. Je viendrai vous voir lorsque vous vous serez présenté à la Dame. On vous fera aussi parvenir de quoi vous changer et je vous montrerai votre chambre. D’ici là, portez-vous bien.

Elle partit ensuite en demandant à ce qu'on là tienne au courant du rétablissement.



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