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Alauwyr Iskuvar
Seigneur du Kaerl Ardent
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MessagePosté le: Dim 26 Jan 2014 - 21:29 Répondre en citantRevenir en haut

Gaïaku 918
Quelques jours après l'attaque des Ombres


Un garde terminait de faire sa patrouille non loin du couloir qui menait au Sanctuaire de Flarmya. Bien que les braseros éclairant la voie qui y pénétrait, le jeune homme tenait une torche dans sa main. Peu assuré dans les ténèbres depuis l'attaque des Morts-qui-marchent, il s'attendait à chaque bruit, à chaque ombre qu'un mortifié sorte du mur pour lui sauter dessus et lui arracher la gorge. Malgré les nombreuses fouilles qui avaient été menées dans tous le Kaerl pour éliminer les derniers, il craignait qu'on en ait oublié un. Il s'arrêta un instant, pris comme d'une mauvaise impression.

Une ombre ! une ombre venait de se glisser le long du mur. Le garde commençait à trembler, tournant doucement la tête pour chercher l'origine de cette ombre effrayante. Il hurla quand une main se posa sur son épaule et on le retourna non sans ménagement. Il resta la bouchée béate en reconnaissant le Maître Noir, ne l'empêchant pas moins de continuer à avoir la tremblotte liée au choc

''S-S-S Seigneur ! M-ma-ma.... Mais que faites-vous ici ? ''

Alauwyr le lâcha et lui adressa un sourire à vous faire frémir.

''Si tu retournais à ta patrouille mon ami ? Je ne crois pas que questionner le Seigneur sur son passage au Sanctuaire à des heures tardives soit de de ton ressort. ''
''Ou-ou-ou-ouii Seigneur Iskuavar. Pardonnez-moi cette audace... Passez une bonne nuit. ''


Alauwyr le regarda s'éloigner, perdant vivement son sourire. Nul n'avait besoin de savoir pourquoi il venait réellement ici. Depuis qu'il avait pu récupérer un peu des combats au Manoir et qu'il avait préparé les Ardents à poursuivre la recherche des Clés en plus de la chasse à Drazahir, des questions sans réponses perduraient et un seul être dans tout le Kaerl pourrait y répondre. Un être qui avait été présent et qui s'était montré bien récalcitrant aux souhaits des chevaliers et des maîtres à partir à la recherche des Clés d'Ouranos. Comme si le Gardien aurait préféré voir le Màr Taralom détruit que de voir les clés tomber dans les mains de ses habitants. Que redoutait Seregon quand à la puissance des Clés ? Tout ce que voulait le Maître Noir était de préserver le Kaerl des agissements du Maître des Ombres.

°Le penses-tu réellement Alauwyr ? N'y a t-il pas autre chose derrière cette pensée ? °

Alauwyr ne réagit pas à la remarque mentale de son lié, finissant par pénétrer dans la Demeure de Flarmya. Une fois en son sein, il s'arrêta dans la salle principale de dévotion. Un instant, il ferma les yeux.

''Pardonne ma témérité Déesse des Dragons. Mais vois cela comme un besoin pour la protection du Mar Taralom. ''

Quand il rouvrit les yeux, un étrange sourire s'était peint sur son visage couturé. Son audace pourrait un jour lui être reproché, c'était certain. Puis d'une voix forte et résonnant contre les murs du lieu consacré il dit :

'' Seregon ! Je sais que tu es ici ! J'ai besoin de te parler, même si tu sais déjà pourquoi. Tu pourrais refuser de me rencontrer, mais je ne quitterai pas le Sanctuaire tant que nous aurons pas eu notre face à face ! ''

Oui Alauwyr était bien audacieux d'appeler le Gardien comme il le faisait. Estenir l'avait informé de sa présence dans le Sanctuaire, d'où son déplacement en plein milieu de la nuit. Il était vrai qu'Alauwyr lui devait beaucoup. Beaucoup même. Mais la survie du kaerl avait besoin de réponses que pourrait lui donner le Gardien sur les Clés. Enfin... Si Seregon acceptait de les donner, chose des plus improbables... Mais au moins cette rencontre sera productive, quelque soit le résultat.



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MessagePosté le: Dim 26 Jan 2014 - 21:29 Revenir en haut

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Ruri Ravin
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MessagePosté le: Mer 29 Jan 2014 - 13:53 Répondre en citantRevenir en haut


Seregon del Cirth, Gardien du Màr Tàralöm


Seregon s’attendait à la visite du Seigneur. Alauwyr, un homme sans conteste fait pour diriger le kaërl mais un peu trop impétueux à son goût. Vêtu de son traditionnel pourpoint de flanelle légèrement ouvert sur son torse pâle et imberbe, le Gardien arborait une mine défaite. Ses yeux aux teintes des plus profondes forêts de Rhaëg trahissaient son mécontentement. Il n’aimait pas être dérangé, plus encore lorsqu’il priait Flarmya. Plus que tout autre, Seregon devait à la déesse flamboyante sa vie mais également son attachement à ce lieu.

- Je ne pense pas qu’elle pardonnerait cette offense. Et ta témérité te perdra, Alauwyr, tout comme tes mauvaises habitudes de déranger les gens la nuit.

Seregon masquait à peine son exaspération. Le visage fermé, les bras croisé, il toisait de son œil unique le maître des lieux. Adossé à une colonne du Sanctuaire, il s’était raidi à l’entente de son nom. Comment un seigneur pouvait-il se permettre de l’interpeller comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire servant ?

- Tu devrais également surveiller vos propos. Je ne suis pas d’un de tes seconds qui remue la queue à l’appel de son nom, reprit-il plus sèchement.

Le Gardien se doutait déjà du sujet qui serait abordé et il ne voulait pas l’entendre. Pourquoi parler de ces clefs ? Le silence était de rigueur. Tout ce qui pouvait nuire au kaërl, d’une manière ou d’une autre, devait éviter, quitte à se fâcher avec le Seigneur. Mais il ne lâcherait pas un mot, c’était certain. Aussi resta-t-il pour moitié dans l’ombre et la lumière telle une statue de marbre. Son œil suivait la trajectoire d’Alauwyr.

- Tu veux ton face à face ? Tu vas l’avoir et tu ne seras pas déçu, je te le promets.

Le ton était toujours aussi désagréable. Après tout, il avait commencé par le déranger alors qu’il rendait grâce à la Mère des Dragons. Il soupirait, exaspéré par l’attitude d’Alauwyr.

- Ton attitude te perdra, Alauwyr. Mais que puis-je y faire ? Guidé par ton insolente suffisance, mes mots ne parviendront pas à te faire changer. Poses donc ces questions qui te torturent.

Seregon se montrait volontairement provocateur. Bien sûr, il était évident que le Seigneur ne se laisserait pas impressionner par ces quelques piques désagréables, non. Mais l’exaspération du Gardien était telle qu’il pouvait partir à tout moment, fuyant une conversation qui ne lui amènerait rien de bon. Il n’était là que pour le bien du Màr Tàralöm et chacune de ses actions étaient pesées. Bien évidemment, tous ne pouvaient en saisir l’importance. Leur seule expérience de la vie humaine ne suffisait pas à écorner l’image du sage qu’était Seregon del Cirth. Sa fratrie subissait-elle les mêmes tourments de la part de ces « Seigneurs » ? De toute évidence, ils n’étaient pas assez mûrs pour comprendre le pourquoi du comment. Ce n’était que des enfants qu’il fallait éduquer … avec plus ou moins de difficulté.
Alauwyr Iskuvar
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MessagePosté le: Sam 1 Fév 2014 - 12:03 Répondre en citantRevenir en haut

Le Gardien n'avait eu qu'un pas à faire pour sortir à moitié des ténèbres du Sanctuaire, présentant la moitié de son visage. Son unique oeil inquisiteur se posait déjà sur le Seigneur qui ne semblait pas comprendre où était sa place. Alauwyr comprenait parfaitement la colère retenue de Seregon. Lui-même n'aurait pas apprécié qu'un autre Ardent lui parle de la sorte. Mais au vue de la situation et de la dernière réaction de Seregon au dernier conseil du Concile, le Maître Noir estimait parfaitement avoir droit à ce ton. Il fit un pas en avant pour se rapprocher du Gardien, gardant un visage sérieux et nullement impressionné par la présence de Seregon.

Le Gardien avait une position certaine au sein du Màr Taralom, et Alauwyr tenait, tout comme lui, à préserver le Kaerl et à en assurer sa protection. L'intervention du Gardien quand Martel avait tenté de prendre sa place au trône avait été vitale pour lui... Mais cette reconnaissance n'était visiblement pas dans l'éclat de son regard ténébreux, pendant qu'il croisait l'unique oeil de Seregon.

''Mon attitude est ce qu'elle est... Mais je ne suis pas venu pour débattre de ma psychologie avec toi. Je viens pour la Clé....''

Il laissa un bref instant de silence, avant de reprendre.

''J'entends encore tes paroles au Concile quand nous évoquions les recherches des Clés d'Ouranos. A t'entendre, on aurait cru que tu préférerais voir le Kaerl Ardent tomber que de les voir dans les mains de Drazahir. La clé que tu possèdes toi doit avoir autant d'importance que celles détenues par tes frères et soeurs des autres Kaerls. Mais dis moi mon cher Seregon.... Est-ce que la mort de tout un kaerl vaut-elle le prix du secret de ce que tu gardes si jalousement ? ''

Un léger rictus naquit sur le recoin des lèvres du Seigneur Ardent. Ce qu'il allait annoncer pour la suite ne serait sans doute pas du goût du Gardien. Il était prêt à assumer les conséquences.

'' J'avais cru comprendre qu'Aubiade, la Gardienne du Màr Maudit, lui avait généreusement offert la sienne, d'où la réclamation de Drazahir de réunir les autres... si nous l'avions appris plus tôt, peut-être que nous aurions pu mieux nous préparer à ce qui allait nous tomber dessus ! ''


On sentait le reproche dans ses paroles. Dans un sens, si les kaerls avaient appris que les clés d'Ouranos existaient, peut-être qu'ils auraient été capable de renverser les actions qu'ils avaient subi, à savoir de se prémunir des attaques de Drazahir, des marqués, des morts qui marchent. Bien des choses auraient sans doute pu éviter si les Kaerls avaient appris plutôt pour les Clés d'Ouranos.

''Ces Clés semblent détenir un pouvoir puissant n'est ce pas ?



Ruri Ravin
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MessagePosté le: Lun 3 Fév 2014 - 13:28 Répondre en citantRevenir en haut


Seregon del Cirth, Gardien du Màr Tàralöm


Visiblement, le Seigneur du Màr Tàralöm était égal à lui-même : fier, imbu de lui-même. Mais il y avait une chose qu’on ne pouvait pas lui reprocher : c’était de vouloir le meilleur pour le Kaërl. Le visage sérieux d’Alauwyr ne décontenança pas pour autant le Gardien qui dardait de son œil unique sur lui d’un air mauvais. Comment osait-il, lui, un misérable humain lui parler de la sorte ? Et il venait demander la Clef ? La Clef d’Ouranos ? Seregon soupira de mécontentement. Il décolla son dos de la colonne et fis quelques pas en avant. Le silence s’imposa de lui-même, lourd comme une chape de plomb.

Ce que disait Alauwyr faisait monter sensiblement la tension. Le Gardien cherchait à éluder la question, à n’aspirer qu’à la quiétude et au silence, la paix intérieure. Mais les mots qu’il entendait se révélaient aussi tranchants que des lames de rasoirs. La familiarité n’était plus la seule source d’énervement de Seregon. C’était le sens même des questions du Seigneur qui le mettait hors de lui. Lorsque ce dernier évoqua Aubiade, la main du gardien se crispa. Seregon s’arrêta et serra les poings. Comment, comment pouvait-il ? Comment osait-il ? Il se retourna pour faire face à Alauwyr, les yeux plissés et la voix empreinte de colère.

— Comment oses-tu, Alauwyr Iskuvar, Seigneur du Kaërl ardent, prononcer de tels mots envers moi ? Comment oses-tu souiller le nom de ma très chère Aubiade ? Tu ne peux pas comprendre le pouvoir de ces clefs et il est hors de question que vous en sachiez plus ! Tu m’entends Alauwyr ? JAMAIS !

Seregon se retourna vivement sur lui-même et fit quelques pas en avant. Son poing frappa durement la colonne qu’il dépassait. Il s’arrêta de nouveau. Il tremblait devant la terreur de voir le Màr détruit. Lui qui le chérit tant, lui sans qui la montagne aurait déjà déversé sa langue brûlante sur le monde. Non, décidément, il ne comprendrait rien. Mais plus encore, comment la douce et torturée Aubiade avait-elle pu laisser se laisser enchanter par l’oraison funèbre de Drazahir ? Le visage du Gardien était crispé, la mâchoire serrée. Lentement, il laissa glisser son poing le long de la colonne. Ses phalanges étaient rougies par le choc. La douleur du coup était vive mais la colère qui l’étreignait était bien plus forte encore.

- Ce que tu as dit là, Alauwyr, est impardonnable. Peu importe que tu sois le Seigneur du Màr Tàralöm.

Seregon semblait comme figé. Il ne bougeait plus. Son regard fixait le mur à quelques mètres où dansaient les flammes des torches. Son regard se perdait dedans alors que ses pensées allaient à sa fratrie bien aimée.

- Te rappelles tu de l’accès qui mène au tambour dont le grondement sourd t’a permis d’accéder aux trône ? Ce que tu n’as pu avoir dans l’arène, elle te l’a offerte ici, au sein même du Sanctuaire de Flarmya. Peu de personnes étaient présentes finalement. Je sais tout ce qui se passe en ces lieux car j’en suis le pilier le plus solide, son protecteur le plus indéfectible. Tu m’entends ? Car si tu peux m’entendre, tu ne peux en revanche comprendre. Non, pis que cela ! Tu ne VEUX pas comprendre que j’ai pris la meilleure décision.


Dernière édition par Ruri Ravin le Jeu 6 Fév 2014 - 15:54; édité 1 fois
Alauwyr Iskuvar
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MessagePosté le: Jeu 6 Fév 2014 - 13:41 Répondre en citantRevenir en haut

La violence exprimée par le Gardien contre le pilier signifiait beaucoup. Alauwyr était prêt à assumer les conséquences de ses paroles envers le Gardien. Il sourcillait devant les tremblements de rage de Seregon, perdant de là même le petit rictus provocateur de son visage couturé de cicatrices. S'attaquer directement en mots à la position d'une autre Gardienne avait été de renfoncer une épine indestructible dans le coeur de Seregon. Autant la traîtrise récente d'Aubiade que son chagrin envers elle pour son errance mélancolie au sein de son kaerl anéanti le rendait plus amer encore. Et face au Seigneur Ardent, l'incompréhension de l'humain l'exaspérait, le poussait plus encore à la colère.

Impardonnables étaient les paroles d'Iskuvar ? Oh oui le Maître Noir en avait conscience. S'il avait possédé plus de compassion, peut-être qu'il aurait regretté cette bravade dure envers le protecteur du Kaerl. Mais l'heure n'était pas à cette émotion, qui plus était n'était pas connu du coeur de l'humain. Ou qui refusait de la comprendre. Tout ce qui paraissait comme de la faiblesse pour l'esprit d'Alauwyr était banni de son âme même. Du moins le croyait-il réellement.

La dernière tirade du Gardien provoqua le serrage des poings de l'ancien mercenaire, au point d'en trembler. Seregon s'armait des mêmes attaques que son interlocuteur et la réplique offensive prenait Alauwyr directement au coeur. Ce fut à son tour d'avoir les mâchoires serrés et il détourna quelque peu le regard du dos du Gardien. Nul besoin d'être sourd ou idiot pour comprendre qu'il parlait de Limna, la précédente Dame du Màr, qu'il avait affronté sur les sables de la Fosse pour prétendre au trône. Par traîtrise, il avait manqué d'y laisser la vie si Seregon n'était pas intervenu. Autant pour éviter une émeute sur le dos des combattants qu'une guerre interne au coeur du Kaerl. Alauwyr et Limna avaient été de farouches opposants et chacun d'eux avaient une partie du Kaerl à leurs faveurs. Seregon avait fini par trancher. Et un soir, Limna avait demandé un dernier acte à Alauwyr, Second à ce moment là. Oui il s'en rappelait. En obéissant à la dernière demande de Limna, il avait accompli sa dernière volonté, mais aussi pris la place de Seigneur. Ce n'était pas rester sans effets pour Alauwyr. Et il savait très bien que Seregon avait suivi de loin cet acte !

Les poings toujours aussi serrés, refoulant les émotions qui lui torturaient dès à présent le coeur et l'esprit, il reposa ses yeux ténébreux sur Seregon qui lui tournait toujours le dos.

''Il y a peut être des choses qui m'échapperont toujours, mais une chose que je refuserai d'admettre est qu'elle se soit sacrifiée pour rien. Et je ne crois pas que tu es bien cerné son sacrifice ! Elle a offert sa vie à Flarmya pour suivre ses idéaux et espérer que le Kaerl Ardent suive la voie qui lui est destinée. Et c'est moi qui ai abaissé la dague droit dans son coeur pour répondre à son ultime voeu. Aurait-elle fait cela pour rien, Seregon ? A-t-elle fait le mauvais choix en me laissant la place de Seigneur ? ''

Bon nombre d'Ardents connaissaient l'arrogance d'Alauwyr et de certaines de ses ambitions, comme de prendre des décisions seul et sans passer par les conseils avisés des Sangs. Mais là ils seraient bien surpris de voir le regard luisant du Seigneur Ardent, de voir ses poings trembler. Même son coeur battait de ces émotions refoulées, qui ne demandaient qu'à sortir. D'une volonté de fer, Alauwyr les contenait, les dissimulant dans sa colère.

''Je te dois beaucoup Seregon et que je devrai faire pénitence devant toi de mes propos, mais tu ne peux m'interdire de vouloir moi aussi défendre et protéger ce Kaerl, quitte à te défier en personne ! Grâce à ta seule présence et à ta puissance, tu as pu permettre la préservation de notre Màr. Mais ce que je n'accepte pas est juste ta décision que tu crois juste ! Pour moi elle a été insensé ! Peu m'importe ce que représente ces Clés, si elles sont dangereuses pour le commun des mortels où les Dieux t'ont ordonné de jamais nous les donner ! Le protecteur que tu es certes un pilier inébranlable, mais ce pilier a besoin d'une base solide pour se tenir droit et rester dans un équilibre parfait''


Une présence draconique s'insinua dans son esprit en ébullition. Estenir suivait la conversation par le biais du Don et commençait à s'inquiéter des tournures que prend l'échange entre son lié et Seregon.

°Tu devrais arrêter Alauwyr. Seregon est notre Gardien, pas un homme qui doit te rendre des comptes. °

Alauwyr ignora la présence de son âme soeur.

''Tu as pris la décision, mais sous le coup la peur ! Par le don d'Aubiade de sa Clé à Drazahir, tu as redouté de connaître son sort et d'être à ton tour un Gardien dans un Kaerl détruit. Rien que de penser à la puissance de ces Clés tombant dans nos mains ou dans celle de Drazahir t'a convaincu qu'il fallait mieux ne rien faire. L'inaction ou la trahison... Aucune des deux ne nous aurait permis à surmonter les épreuves qui ont été autant les tiennes que les nôtres. Oui tu es notre Gardien, mais les choix à prendre peuvent mener au désastre ! Et c'est peut-être cela qui t'aveugle et que tu refuses d'admettre ! ''



Ruri Ravin
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MessagePosté le: Jeu 6 Fév 2014 - 16:43 Répondre en citantRevenir en haut


Seregon del Cirth, Gardien du Màr Tàralöm




Entre les deux hommes, ce n’était pas l’amour fou. Loin de là même. En ce moment présent, la colère les avait gagné tous les deux, gangrénant leurs âmes d’une noirceur toujours plus importante. D’un côté, l’attitude d’Alauwyr pouvait s’entendre, voire se comprendre. D’un autre côté, Seregon ne pouvait se laisser ainsi malmener. Il n’était pas qu’un simple valheru dont les raisons de vivre oscillaient entre la malédiction, le bannissement et la préservation de sa race par Flarmya elle-même. Il était plus que cela, mû par un désir brûlant de protéger ce lieu contre toute attaque. Mais lorsqu’il entrait dans une colère, le Gardien devait produire de grands efforts pour ne pas sombrer dans une violence terrible. Son cœur bouillonnait de rage. Il n’avait qu’une envie : faire cesser cette mascarade. Comment le Seigneur pouvait-il mettre en doute sa parole ? Il l’accusait de choses qui n’étaient pas acceptable. Ses mains tremblaient, les poings serrés. Son oeil exprimait pleinement ce que son cœur ressentait. L’attitude d’Alauwyr lui vaudrait certainement une sanction exemplaire. Aucun des deux hommes ne se comprenait. Peut-être ne cherchaient-ils même plus à se comprendre, entrant dans un conflit qui ne pouvait que se finir de façon tragique. Le Gardien, dans un moment de colère, eut l’idée de lancer les clefs au Seigneur, lui lançant alors qu’il serait le seul responsable de la mort du Màr Tàralöm, qu’il porterait à jamais le poids de sa destruction. Mais il n’en fit rien et tenta de rester lui-même.

Seregon savait pertinemment qu’en jouant le jeu d’Alauwyr, il s’en attirerait les foudres. La colère du Seigneur du Kaërl n’était qu’à peine dissimulée, ses poings serrés. Ses mots étaient durs. Mais quitte à se battre, autant s’affranchir de tout respect de son adversaire. Si le Gardien pouvait s’avérer être un filou extraordinaire, il pouvait se montrer beaucoup plus dangereux qu’il le paraissait en réalité. On disait même de lui qu’il était un homme avec la force d’un dragon. Alauwyr ne tarderait pas à en faire l’expérience. Toutefois, le dos toujours tourné, Seregon écoutait les reproches ou, tout du moins, les justifications du Seigneur. Il ricana lorsque son interlocuteur revint sur son accession au trône.

- Et crois-tu réellement qu’elle ait fait le bon choix ? Si elle était là, crois-tu qu’elle me défierait comme tu le fais actuellement ? Car si TOI, Alauwyr Iskuvar, Seigneur du Màr Tàralöm, ne voulait vraiment que le bien de cet endroit, alors TU me ferais confiance. J’ai vécu bien plus d’années que tu n’en vivras jamais. J’ai eu à entendre toute sorte de reproches. Mais saches que ceux qui sont allez plus loin n’en sont jamais revenu. Je t’avertis que si tu continues en ce sens, je te montrerais alors ce qu’est vraiment le Gardien, Alauwyr !

Ces paroles sonnaient comme des menaces. En réalité, Seregon ne voulait pas arriver à ces extrémités-là, pensant qu’un simple avertissement suffirait à calmer l’ardeur du Seigneur. Mais c’était mal le connaître. Le Gardien le redoutait. Une fois sur la mauvaise pente, ni l’un ni l’autre ne pouvait s’empêcher de glisser vers ces abymes dangereux. Mais les mots qu’avaient prononcés Alauwyr achevèrent la descente. Ce serait certainement le point culminant de la colère de Seregon.

- Quitte à me défier en personne ? Oserais-tu, Alauwyr Iskuvar, mené à bien tes propos ? Dois-je te rappeler que tu t’attaquerais aux fondations mêmes de l’endroit que tu veux protéger ? Vois comme ton hérésie te pousse dans tes pires retranchements à saigner ton propre pouvoir !

Alors qu’il prononçait ces mots, l’aura de malfaisance du seigneur commençait à prendre forme. Au-dessus de lui se dessinait une tête de dragon, la gueule rugissante. La voix du Gardien se faisait de plus en plus sombre, se rapprochant d’une oraison funèbre. Les portes du temple se fermèrent et les lourds morceaux de bois en scellèrent l’entrée. Il se retourna et ce fut comme un rugissement draconique qui sortit de sa bouche. Il s’approcha d’un pas décidé vers Alauwyr. Ses yeux, plus sombres que jamais, lui lançait un air mauvais.

- Tu as gagné, Alauwyr. Ces mots étaient ceux de trop. Prépares-toi à payer ton affront.

Seregon usa pour l’une des rares fois la magie. Bien sûr, il se contenait autant qu’il le pouvait. Il n’était pas du genre à être excessif dans ses reproches, mais il était de son rôle de « Père du Kaërl » de se montrer aussi impardonnable envers les actions injustes de ses enfants. Plus les secondes défilaient, plus l’air semblait lourd, chargé de plomb. Lentement mais sûrement, il exerçait une pression de plus en plus forte sur le Seigneur. Ce dernier luttait. S’il voulait un duel par la force, il allait être servi. Car si Alauwyr était un redoutable guerrier, il était hors de question pour le Gardien de tuer le Seigneur. Il le forcerait, non à la soumission, mais à prendre la mesure de ses mots en payant les conséquences qui seraient appropriées.

- Me prends-tu toujours pour un imbécile, Alauwyr ? Es-tu prêt à faire acte de doléance envers le Gardien, protecteur du Màr Tàralöm ?

Puis il s’avança. La pression s’inversa lorsque le seigneur mit un genou à terre. Il le poussa violemment contre une colonne et le maintint en l’état le temps de lui dire les choses le plus clairement possible.

- Ce que tu vois là, Alauwyr, n’est plus de la colère, mais de la peine. Tes mots sonnent le reproche, usant de mes liens d’affects pour me blesser. En citant les actions d’Aubiade, c’est comme m’enfoncer une dague dans le cœur. Moi, qui ait une forme humaine, qui vous ressemble et vous aime comme mes propres enfants, vous osez me blesser ainsi. Jamais je n’aurai donné les clefs à Drazahir pas plus qu’à toi. Je ne lui permettrai pas de s’attaquer au Màr Tàralöm pas plus que je ne te permettrai pas de mettre mes paroles en doute. Alors, je te le dis pour la dernière fois Alauwyr, cesses cette mascarade et abandonne ta folle idée. Les raisons qui m'ont poussé à ne rien dire ne relève pas de la couardise mais du bon sens. Un sens que les siècles ont forgés.

L’air sembla s’alléger tout d’un coup. L'oeil du gardien paraissaient s’être éclaircis, se rapprochant du feuillage des pins de Vaendark. Il continua de fixer Alauwyr alors que les portes du Sanctuaire s’ouvraient de nouveau.
Alauwyr Iskuvar
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MessagePosté le: Dim 9 Fév 2014 - 11:18 Répondre en citantRevenir en haut

Le Seigneur connaissait les risques à provoquer la fureur du Gardien. Il s''était attendu à e voir éclater, mais quand cela se produisit, cela ne l'empêcha pas d'écarquiller un bref instant les yeux de surprise. L'usage de la magie de Seregon n'était que minime en comparaison de ce qu'il savait faire, mais son niveau est bien plus élevée que celles des mortels qui habitaient le Kaerls. Les portes du Sanctuaire claquèrent si puissamment qu'on dut les entendre jusqu'à l'autre bout du Màr. Puis d'une voix presque divine et sombre, le Gardien se rapprochait du Seigneur. Alauwyr aurait été tenté de reculer, mais il resta face au Gardien, soutenant son regard

C'était la bravade sans doute de trop quand une forte pression commença à s'imposer sur ses épaules pour le faire ployer. L'impression démonstration de forte de Seregon provoquait malgré la volonté du Maître Noir une hausse de son rythme cardiaque ? Etait-ce de la peur ? Etait-ce de la stupeur ? Impossible à le dire, et malgré le poids invisible qui s'amplifiait, Alauwyr tentait de résister, son regard ténébreux toujours braqué sur le Gardien. Les muscles bandées à l'extrême pour essayer de contrer l'effet de force finirent par protester et ne purent tenir plus longtemps. L'ancien mercenaire dut poser un genou sur le sol. Ce fut à ce moment là que le sort qui le forçait à courber l'échine disparut et Seregon le poussa brutalement contre une colonne proche.

Le choc le fit grimacer, mais maintenant, il était réellement face à face avec Seregon, les yeux droit dans les yeux. Il serra les dents pendant que Seregon termina de s'expliquer. En même temps, il repoussait la présence d'Estenir, qui devait vouloir le convaincre de tout cesser. Puis quand l'éternel protecteur du Kaerl s'apaisait, sa magie perdit en intensité et les portes du Sanctuaire se rouvrirent.

Alauwyr ne bougeait pas, tentant de reprendre le contrôle de sa respiration haletante. Puis enfin il reprit la parole. Ils n'avaient pas encore fini tous les deux. Pas encore.

''C'était mesuré d'user de son nom. Moi seul ai visé à te blesser pour te provoquer. Laisse les autres Ardents en dehors de tout cela. Il ne s'agit que de toi et moi. ''


Puis un sourire réussit à apparaître à ses lèvres, malgré le sourcillement perplexe de l'humain. Le Maître Noir risquait de mettre les feux aux poudres, mais il avait entendu ce qu'il avait eu besoin d'entendre

''Si je te t'accordais pas cette confiance que tu espérais de moi Seregon, crois moi que je me serais pas donner tout ce mal. Car vois-tu, en tant que Seigneur, j'avais besoin d'avoir l'assurance que notre Gardien, malgré les dernières confrontations contre Drazahir, était encore prêt à se battre. Peu m'importe les Clés. J'ai su voir qu'il y avait encore en tant de cette hargne qui donne vie à notre Kaerl. Au Concile, tu paraissais si peu enclin à nous "soutenir". Maintenant, j'en ai la certitude. Les mortels ont toujours besoin de paroles rassurantes et je serai maintenant en mesure de prouver que toi, mon cher Seregon, tu n'es pas dans ton antre à te morfondre du retour de Drazahir. Mais que tu es bien là, comme tu l'as toujours été ''


Le visage d'Alauwyr reprit petit à petit son arrogance naturelle.

''Il faut pousser son adversaire dans ses retranchements pour voir l'éclat de sa vraie valeur. Et tu la possèdes toujours. ''

Le Seigneur garda en tout cas un peu de rancune quand à l'évocation de Limna. Seregon avait usé des mêmes armes que lui. A cela, il n'allait pas lui reprocher l'usage de cette douleur refoulée chez l'humain. Il ne posa pas non plus la question de ce qui se passerait si les liés et les dragons des autres kaerls arrivaient à mettre la main sur les Clés d'Ouranos. Les Gardiens ne verraient pas d'un très bon oeil la possession de ces clés si jalousement gardées. Mais pour l'instant, les volontaires n'en étaient pas encore arrivé à ce stade.



Ruri Ravin
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MessagePosté le: Dim 9 Fév 2014 - 23:41 Répondre en citantRevenir en haut

Alauwyr ne s’était peut-être pas attendu a voir la colère du Gardien prendre cette forme. D’habitude, il répugnait à utiliser la magie, plus encore contre l’un de ce qu’il considérait comme « ses enfants ». Mais Seregon s’était laissé emporter et bien que certains mots avaient dépassés sa pensée, il ne les regrettait pas. Parfois, il fallait savoir punir avec sévérité pour que la leçon soit bien retenue. Toutefois, il ne s’était pas attendu du tout à la réaction satisfaite du Seigneur. Lorsqu’il comprit qu’il était tombé ni plus ni moins dans un « piège » visant à prouver sa détermination à protéger le kaërl, son visage sembla s’éclaircir. L’humain était intelligent, sans nul doute et il voulait avoir la preuve concrète que le Gardien ne les abandonnait pas. Un sourire se dessina sur son visage. Il avait été pris par le jeu d’Alauwyr et ne s’était pas douté un seul instant de sa réelle motivation. L’homme était heureux d’avoir pu s’assurer que le Gardien protègerai le kaërl quoi qu’il lui en coûte. Seregon recula de plusieurs pas et s’approcha de l’autel. Il alluma une bougie de ses doigts et la rapprocha de la statue. Il ferma les yeux un instant, laissant le calme s’imposer en lui tandis que les paroles d’Alauwyr le rassurait.

° Louée sois-tu, Flarmya, de doter tes enfants d’une si grande force. °

Il se retourna afin de poser son unique œil aux teintes émeraude dans celle d’Alauwyr. Il n’en revenait toujours pas. Même si, d’un côté, il était content que le Seigneur l’ai poussé dans ses retranchements « juste pour ça », il n’en restait pas moins vexé d’être tombé si facilement dans le panneau. Il fallait parfois reconnaître l’intelligence du Seigneur qui savait pertinemment ce qu’il faisait. Il soupira et reprit son air dur, bien que soulagé que la dispute ait finalement pris un tournant inespéré.

- Ton arrogance te perdra, Alauwyr. Que se serait-il passé si ma colère eut été encore plus forte ? J’aurai pu te briser les os et te tuer ! Tu n’es vraiment qu’un inconscient … Mais tu mérites amplement ta place de Seigneur de ces lieux. Limna ne s’était pas trompée. Quelles que soient les raisons et les manières dont tu as pu accéder au trône, saches qu’elle serait certainement fier de toi en cet instant. Tu fais passer le Màr Tàralöm avant tout. Tu aurais fait un bon Gardien, Alauwyr.

La dernière phrase prononcée s’était répercutée comme si elle venait de l’ensemble du temple. Il n’avait suffit que d’un clin d’œil pour que le Gardien ait disparu de l’endroit, satisfait. C’était certainement l’un des plus beaux compliments que pouvait faire Seregon. Il en était persuadé : Alauwyr protègerait le Kaërl au prix de sa vie. Le Gardien ne le laisserai pas mourir inutilement, pas plus qu’il ne laisserai s’effondrer ces lieux. Et s’il fallait qu’il déploie sa magie la plus puissante, il le ferait. Drazahir était allé bien trop loin. Il se souvenait de lui, savait qui il était. Bien sûr, il n’était pas en mesure de donner les réponses. Son rôle de gardien n’était pas de tout révéler. Il était le Gardien du savoir et non un professeur. Il n’était pas plus maître qu’autre chose. Il n’était que le protecteur, instillant par certains mots les bonnes décisions ou, du moins, les plus profitables. Le résultat de ses actions se percevaient sur le long terme, voire parfois sur un temps qui dépassait l’échelle d’une vie elfique. Dans l’air ne subsistait plus aucune trace du Gardien qui s’était littéralement évaporé. Il s’était retranché dans ses appartements, connus de lui seul. Quiconque voulait le trouver à ce moment-là n’y parvenait pas. Mais il y avait comme une odeur de satisfaction dans l’air. S’il avait semblé si « mou » pendant la réunion au Concile, il avait prouvé son indéfectible envie de protéger son cocon ardent. Les dernières paroles du Gardien résonnèrent dans l'esprit d'Alauwyr. Le ton se voulait amical.

- Tu ne devrais pas fermer ton esprit à ton lié. J'ai ressenti une certaine peur à ton égard. Prends soin de toi et d'Elsenir.
Alauwyr Iskuvar
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MessagePosté le: Ven 14 Fév 2014 - 16:43 Répondre en citantRevenir en haut

Le Gardien disparu, Alauwyr resta debout, seul, au sein même du Sanctuaire. Un sourire satisfait éclairait encore son visage pourtant plongé dans la demi-obscurité des lieux consacrés. Peut-être qu'un jour prochain, Flarmya lui enverrait un signe de désapprobation, mais de par ses actions, il avait agi pour le Kaerl, bravant la solennité de la Demeure de la Mère des Dragons et bravant la fierté de Seregon. Oui, un jour prochain, son arrogance le perdra. Depuis quelques temps, il en avait conscience. mais par moment, il fallait jouer dangereusement pour avoir ce qu'on désirait. Et là, il avait obtenu la certitude que le Gardien Ardent n'avait pas abandonné ses enfants et encore moins son Màr. Tous connaissaient le sacrifice qu'avaient accepter les Gardiens pour préserver ces précieux kaerls.....

Son lié fit une approche prudente dans l'esprit de son lié, s'assurant ainsi de la possibilité de converser à nouveau avec lui. Quand il sentit qu'il le put, il en profita.

°Alauwyr.... °
°Tout va bien. Comme tu peux le sentir, je suis encore en un seul morceau. °
°Tu as vraiment été inconscient cette fois. Bien plus encore. Agir comme tel devant le Gardien... Notre Gardien ! °
°J'ai agi comme j'ai jugé bon de le faire mon cher Cendré. Vient un moment dans notre existence où il faut réellement mesurer le poids de nos actes pour l'objectif qu'on se vise°
°Tu.... tu as changé. °
°Et tu le sentais depuis un moment n'est ce pas ? °
°Je... Comment ne pas s'inquiéter de ce que devient son lié. °
°Jusqu'ici nous n'avions aucun secret l'un pour l'autre mon ami. Me cacher tes ressentis à mon égard est quelque peu... déplaisant°
°J'agis toujours pour ton bien, et tu le sais. A un moment, j'ai cru...°
°Que mon esprit avait viré au point de plus estimer l'importance de ma vie ? Est-ce cela que tu voulais dire Estenir ? Que mon esprit était malade ? °
°Bien sur que non ! Mais admets que par moment, tu raisonnes différemment !°
°Les êtres changent mon ami. Les gens changent. Et je ne fais pas exception. °


Un brasero s'éteignit doucement, dans un recoin. Sans doute manquait-il de combustible pour continuer à jouer son rôle d'éclairement. Alauwyr l'aperçut, contempla le dernier vacillement de la flamme et tendit sa main. Il invoqua un projectile de flamme noire. Il visa juste et bien, relançant une flamme vive et sombre. Au moins, le brasera avait une espérance de quelques heures en plus par cette simple intervention magique.

Avant de sortir, Alauwyr se retourna, pour contempler les lieux où la conversation s'était tenue, face à Seregon. Son visage balafré n'affichait plus ce sourire arrogant, mais un rictus sérieux. Dire que dans le coeur secret de ce sanctuaire, à la demande de Limna, il lui avait arraché sa vie de sa lame ondulée.... Lui offrant alors le pouvoir de Seigneur et de diriger l'avenir du Màr Taralom.

Une simple pensée vint à son esprit, comme si elle était à méditer et lâcha :

''Il ne faut pas de courage pour mourir. En revanche, il faut du cran pour vivre.''


-- Fin du rp et merci à Ruri :p --



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