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 [Rp Officiel] La Fatalité des Ombres Sujet suivant
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Alrüne Larilane
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MessagePosté le: Ven 7 Nov 2014 - 13:26 Répondre en citantRevenir en haut

Il ne fallut pas plus d'un regard à Alrüne pour comprendre. Comprendre qu'elle et Ñiniel étaient sur la même longueur d'onde. Comprendre qu'elles en étaient arrivées à la même conclusion.

La Neishaane était animée par une détermination qui, d'une certaine façon, la surprenait elle-même. Pourtant, cela coulait de source avec son objectif initial : Être plus forte. Acquérir une telle force signifiait forcément faire preuve de persévérance, même dans les situations les plus difficiles ...
C'était cette même détermination qui, pour l'instant, l'empêchait de sombrer dans la panique totale, malgré ce qu'il se passait autour d'elle. Asshai possédée, Asulil poignardé, la menace toujours plus présente de Drazahir, les 4 Clés d'Ouranos découvertes qu'il allait falloir réciter ... Toute cette pression s'accumulait sur les frêles épaules de l'Aspirante.
Elle tenait le coup, vaille que vaille. Elle ne pouvait pas se dérober à sa tâche, elle devait aller jusqu'au bout. Leur avenir à tous dépendait de l’accomplissement de leur mission.

Alrüne se leva de sa chaise, non sans que son corps fatigué ne tremble sous l'effort, lui rappelant sa faiblesse. Elle l'ignora, une fois de plus, et, jaugeant de nouveau chacun de ses camarades d'infortune, prit la parole avec cette même voix calme mais ferme qui la caractérisait jusque là.

- Au vu des informations que nous avons rassemblé jusqu'ici, je pense pouvoir affirmer que Drazahir cherche sûrement à ouvrir les Limbes ... Il doit rechercher la puissance de nos ancêtres bannis des Dieux, les Valherus, qui s'y trouve enfermée. Les Clés servent, sans aucun doute, à déverrouiller l'Interstice qui, lui-même, doit mener à ce lieu ...

L'Interstice était un lieu bien mystérieux aux yeux de la Neishaane. Ces connaissances de l'univers draconiques étaient encore bien maigre - elle n'était là que depuis quelques semaines, après tout - et elle avait bien du mal à appréhender cet "endroit" que les Dragons et leurs Liés empruntaient si souvent. De toute évidence, il ne pouvait pas être qu'un simple passage d'un lieu de Rhaëg à un autre ...
La jeune Aspirante se repencha soudainement sur le livre dont elle avait extrait la deuxième Clé, plusieurs minutes auparavant, en tournant les pages. Il lui semblait se souvenir y avoir lu une histoire concernant les Valherus et leur usage de l'Interstice ...
Elle ne mit pas bien longtemps à retrouver le récit en question, ce qui lui arracha un très léger sourire satisfait. Un sourire qui s'évapora aussi vite qu'une goutte de pluie sur une braise lorsque, relevant la tête, son regard croisa celui du seul Torhil de ces lieux.

Leurs débuts chaotiques avait rendu la Neutre méfiante et distante vis-à-vis d'Asulil. Il ne lui inspirait pas confiance, d'autant plus qu'il portait la marque de l'Ombremage. Mais, depuis qu'il s'était réveillé de son voyage au sein de l'esprit de Drazahir, il lui paraissait ... Différent. Et il la rendait encore plus mal à l'aise qu'avant. Asshai aussi, d'une certaine façon, mais beaucoup moins que lui. Quelque chose n'allait pas sans qu'elle n'arrive à mettre le doigt dessus ... Mais il lui donnait encore plus la chair de poule qu'auparavant. Son instinct lui intimait qu'il était dangereux et elle ne lui donnait pas tord.

Cachant son malaise aussi bien que possible, elle reporta son attention sur Ñiniel et Meilan-Lavok afin de leur faire part de sa découverte.

- Je ne sais pas quelle importance l'on peut donner aux écrits présents dans ce recueil, commença-t-elle avec une légère hésitation, pas complètement sûre d'elle, mais on y trouve un texte faisant mention des Valherus et de leurs voyages vers d'autres mondes, à travers l'Interstice. On peut donc supposer qu'il relie d'autres endroits, d'autres univers ... Et donc possiblement les Limbes.

Un nouvel éclat alluma brusquement le regard océan d'Alrüne lorsqu'elle réalisa autre chose. Quelque chose qui avait échappé à sa précédente réflexion. Quelque chose qu'elle partagea aussitôt avec ses compagnons, sans se défaire de son calme malgré la situation qui lui donnait l'impression d'empirer de minute en minute.

- Si l'Interstice peut lui donner accès aux Limbes, d'où il pourrait récupérer le pouvoir des Valherus d'une façon ou d'une autre, il n'est pas impossible aussi que Drazahir se serve de cette puissance pour asservir Rhaëg mais également d'autres mondes, à la manière de nos ancêtres ... Ce serait ... Un véritable cataclysme ...

La pression devenait difficilement soutenable pour la Neishaane. Porter ainsi sur ses épaules le sort de millions d'êtres vivants était simplement un fardeau trop lourd à porter ... La perspective d'échouer était toujours bien présente dans son esprit mais les conséquences qu'un échec engendrerait s'accroissaient au fur et à mesure qu'ils découvraient les véritables intentions du Mage Noir.
Elle faisait de son mieux pour garder son calme et ses idées claires mais la panique sourde qui grondait au fond de ses tripes commençait à rendre sa respiration pénible. Ses méninges fonctionnaient à toute vitesse, tant et si bien qu'elle cru entrapercevoir le début d'une piste ...

- Et si ... Et si les desseins de Drazahir pouvaient entraîner sa perte ...? Murmura-t-elle alors que la solution lui apparaissait de plus en plus limpide. Grâce à sa magie, il a atteint l'immortalité et il y a peu de chances que nous parvenions à le ... Le tuer. Mais nous avons les Clés et, grâce à elles, nous pouvons donc ouvrir l'Interstice et avoir accès aux Limbes. Il suffirait alors de l'y jeter à son tour ... Cela me paraît être l'alternative la plus sûre et la plus efficace.

Cela paraissait si simple, dit comme cela. Si simple et si évident. Pour autant, elle ne voyait comment amener l'Ombremage jusqu'à sa future prison. Elle ne pouvait trouver une réponse à cette question ... Mais elle savait qui pourrait certainement.

Son angoisse assourdissante s'était un peu apaisée maintenant qu'elle entrevoyait le bout du tunnel, pour elle et ses camarades. Ce fut donc avec un calme retrouvé et une force bien présente qu'elle s'adressa à Legundir et Faydan, sans même attendre que les autres puissent donner leur avis sur ce qu'elle venait de proposer. Elle était sûre d'elle, elle était décidée comme elle l'avait rarement été jusqu'à présent. En cet instant précis, la frêle et discrète brindille qu'était habituellement Alrüne avait des allures de dirigeante.

- Vous devez contacter la deuxième équipe et leur faire part de ce plan au plus vite. Eux-seuls ont les moyens de pousser Drazahir et son dragon jusqu'aux Limbes, une fois que nous aurons entièrement déverrouillé l'Interstice.

Elle jeta un coup d'œil vers Ñiniel. La Céleste paraissait toujours aussi mal en point mais tenait debout malgré tout. La jeune Neutre était admirative devant sa force et son courage mais, plus que tout autre chose, ce fut la détermination dans son regard qui lui confirma que sa solution était, sans aucun doute, la bonne. Les autres Chercheurs lui paraissait tout aussi décidé, comme prêt à en découdre alors même qu'ils n’auraient pas à se battre. L'Aspirante crut même apercevoir un sourire, à la fois confiant et mélancolique, étirer les lèvres du Gardien, derrière son épaisse barbe blanchit par le temps.

- Dites leurs aussi, continua-t-elle sans se soucier de leurs rangs respectifs, que nous allons ouvrir l'Interstice dès maintenant et qu'ils doivent se tenir prêts à agir aussi vite que possible.

L'ampleur de leur tâche, à elle et à Ñiniel, l'effrayait. L'idée qu'elle puisse ne pas s'en sortir vivante hantait son esprit, attisant les tremblements de son corps affaibli. La Neishaane se savait pourtant bien entourée - à une ou deux personnes près - et épaulée, notamment par la jeune Ondine, mais la peur ne la lâchait pas pour autant.

Elle ne voulait pas mourir. Elle avait tellement, tellement de choses à faire avant de rejoindre le royaume d'Isashani ...

Elle ne mourrait pas. Ni maintenant, à cause de l'épuisement. Ni plus tard, des mains de Drazahir.

Tout se terminerait aujourd'hui.

Alrüne rejoignit alors l'Aspirante Céleste, qui avait toujours en main la feuille sur laquelle elle avait retranscrit le poème des Clés d'Ouranos. Un bien lourd poème pour un fardeau tout aussi pesant pour les deux jeunes femmes.
De nouveau, les mots étaient inutiles. Il ne leur fallut pas plus d'un regard pour se comprendre et, ensemble, main dans la main, autant pour se soutenir mutuellement que dans l'espoir, un peu vain, de partager leur force, elles récitèrent le poème dans la langue des Anciens.

A peine la première Clé fut-elle prononcée que la magie, aussi soudaine et violente que la première fois, s'écoula d'elles. Elles vacillèrent dans un même mouvement mais tinrent bon et se redressèrent, affrontant la puissance de la magie des Dieux sans broncher d'avantage.
A chaque Clé prononcée, la magie n'en était que plus forte, presque écrasante. Elle envahit progressivement tout le Manoir avant de s'en échapper, se déversant sans que rien ne lui fasse entrave, comme un fleuve en furie dévastant et emportant tout sur son passage.

Le poème parut sans fin à Alrüne. Son corps lui semblait être sur le point de céder, de se briser en un millier de morceaux sous le poids de cette puissance ancestrale. Elle serrait la main de Ñiniel au point qu'elle se sentait presque capable de la lui broyer.
Puis tout s'arrêta aussi brusquement que cela avait commencé et les deux jeunes femmes s'écroulèrent à genoux, leurs corps désormais incapable de les porter.
Elles étaient conscientes, bien que sonnées par l'ampleur de la tâche qu'elle venait d'accomplir, mais épuisées.

Ce n'était pas très grave en soi et, malgré leur fatigue grandissante, elles souriaient toutes les deux.
Au fond d'elles, sans qu'elles ne puissent vraiment l'expliquer, elles le sentaient.

Elles avaient réussi.



[HRP] Désolée pour ce long, long délais. J'espère que ça ira malgré tout mais, dans le cas contraire, n'hésitez pas à m'en parler ![/HRP]




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MessagePosté le: Ven 7 Nov 2014 - 13:26 Revenir en haut

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Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Sam 15 Nov 2014 - 21:02 Répondre en citantRevenir en haut


Meilan-Lavok Valheru Maudit - Gardien du Manoir d'Ael Alfirin


Alrüne fixa le Gardien avec un regard intense. Elle avait compris. Niniel aussi avait compris. Désormais, elles savaient. D'un hochement de tête, il acquiesça l'intention de l'Aspirante Neutre et se prépara. D'une main tremblante, il prit un vieux pendentif, relique d'un passé lointain, qu'il avait gardé avec lui jusqu'ici, pour un dernier usage. Le moment était venu. Il espérait avoir assez de pouvoir pour transmettre. Il le tira doucement pour laisser la fine cordelette qui le retenait au cou se casser. Puis ses doigts se serrèrent autour pendant qu'il fermait les yeux pour se concentrer. Un vestige du passé disparaîtra à jamais là où un autre a ressurgi malgré le danger qu'il représente pour ce monde...

°Les Clés ont été réunies, l'interstice va être ouvert grâce à elles pour mener Drazahir dans les Limbes. Vous n'aurez droit qu'à une unique chance....J'espère que vous arriverez à ... Je ne sais pas comment vous allez savoir que les Limbes sont ouvertes, mais vous seul pouvez réu.....°


Ses paupières s'ouvrirent. Haletant, il hocha de la tête... Le message n'avait pas pu être transmis dans son intégralité. Il avait tenté de faire vite et en condensé. Mais la force lui a manqué. Il n'avait plus qu'à prier que les Chasseurs comprennent et trouvent le moyen d'agir quand la magie des Clés permettra l'ouverture des Limbes... Ses doigts laissèrent s'échapper ce qui restait de son pendentif : de la poussière argentée, qui s'étiolait dans l'air...

Niniel et Alrüne récitèrent ensemble les Clés. Puis à chaque Clé prononcée....Et quand toutes furent énoncées à voix haute...La magie partit des deux jeunes filles.

L'Onde magique déployée par les Clés était fracassante et douloureuse à la fois. Elle fut si lourde à supporter que même Meilan-Lavok dut se ployer face à elle et tomber à genoux. Une ironique façon de rendre grâce à cette force libératrice ancestrale qui venait les sauver. Enfin... Si les Chasseurs avaient bien capté son message et réussissaient à comprendre comment mettre à profit l'usage du pouvoir révélée des quatre Clés d'Ouranos. Rien qu'à cette idée, une pointe se forma dans son coeur. Cette pointe était douloureuse car elle se contredisait elle-même. Ses émotions se contredisait. D'un côté, il était fier de ces jeunes gens, qui ici, s'étaient débattues avec les énigmes des Clés et de leurs recherches au péril de leur vie. Et de l'autre, il avait un poids lourds en culpabilité qui reposait sur le coeur. Ces quatre êtres connaissaient désormais l'incommensurable pouvoir des clés et des raisons qui avaient poussé Drazahir à vouloir les posséder absolument.

Il avait fait le choix de les aider et de les guider, même s'il en avait pas eu le droit. Maintenant, il était prêt à accepter le jugement divin pour ce qu'il avait commis et laissé commettre. Par exemple, Niniel et Alrüne, deux jeunes femmes innocentes, porteraient jusqu'à la fin de leur existence la connaissance des Clés en elle. Elles restaient en danger et seraient un danger à elles-mêmes si jamais on voudrait chercher à posséder les Clés à nouveau. Mais cela, avec la confiance qui leur avait totalement accordées, tout comme Faydan, elles sauront agir en conséquence. Faydan ne les avait pas choisi pour rien.

Asgeir de Maelhen, qui était tombé à plat dos, se redressait en maugréant, cherchant à savoir ce qui s'était passé.

''Paix, Maître-dragon. Vous avez été le témoin de la prodigieuse force des Clés. Du moins vous en avez perçu que sa surface. ''

Il jeta un regard fatigué aux deux femmes. Tous ces efforts pour espérer avoir repousser Drazahir dans les Limbes à tout jamais.... Maintenant, il fallait attendre un signe, rien qu'une toute petite preuve que les Chasseurs avaient réussi. Doucement, il regarda Asulil et Asshai, se demandant comment ces jeunes gens se remettront de leur expérience. Il leur avait énormément demandé et comme ils étaient marqués....

'' Je suis désolé de la souffrance que vous avez tous enduré pour que nous arrivions à cette victoire, du coût qu'elle a exigé pour chacun d'entre vous... Je prie les Dieux que je suis le seul responsable. Comprenez qu'à cause de moi, vous devenez, en quelque sorte, les dépositaires d'un savoir dangereux...Personne ne doit retrouver les Clés. Je ne sais pas ce qui nous attendra dans l'avenir, mais vos connaissances ne doivent jamais être utilisée. En cela, par mes actes, je vous impose un lourd fardeau que vous aurez à portée toute votre vie. Peu devront savoir ce qui s'est passé. Moins d'êtres le sauront, et plus vous garantirez votre propre sécurité. N'hésitez pas à consulter les Gardiens de vos Kaerls. Ils sauront vous conseiller et vous aider si ce fardeau finit par vous poser... Tout ce qui aura servi au Manoir pour les retrouver... je m'en chargerai... Drazahir aurait pu les avoir... Un autre pourrait tenter tout autant. ''

Quand il aura récupéré, il saura quoi faire de tous les supports qui ont aidé les aspirants à décrypter les Clés. Les indices avaient été laissé volontaires, il le savait. Mais maintenant, ces mêmes indices ne servaient plus, ils devaient disparaître à tout jamais. Assez des dangers du passé qui remontent à la surface de façon malsaine.

Nalesean de Dalneÿs fit son apparition à l'entrée dévastée du Manoir, accompagné de quelques acolytes. Rien qu'en découvrant les jeunes gens dans un sale état et totalement épuisés, il donna rapidement ses directives pour qu'on prenne rapidement en charge les jeunes aspirants. Les soigner était sa priorité absolue.

On entoura les épaules des jeunes gens d'une chaude couverture et on leur servit une infusion chaude et douce de goût. Il mit même Asgeir à contribution pour qu'on apporte le maximum d'aide, de confort et surtout de réconfort aux quatre Chercheurs. Ils avaient contribué à la lutte contre Drazahir, à ce qu'il apprit peu de temps après de la bouche du Gardien du Manoir. Mais est-ce qu'ils en sortaient victorieux ? Le prix avait déjà été lourd à payer pour les Kaerls et les Chercheurs. Un pincement au coeur lui fit comprendre que le prix avait été payé aussi chez les Chasseurs...

A moins que les Chasseurs leur reviennent rapidement, il faudra attendre de voir si les Marques Noires se résorbent. Là seulement, on sera certain que Drazahir avait bel et bien été banni à jamais dans les Limbes...

Parmi les aspirants épuisés, une fut préoccupante : Alrüne. Elle avait fini par s'évanouir et montrait des signes d'une fatigue plus qu'intense. Elle avait tiré jusqu'à la dernière once de ses forces pour aller jusqu'au bout de sa mission. Nalesean allait devoir la faire mener rapidement à la petite infirmerie de Loméanor pour qu'on prenne soin d'elle au plus tôt. Epuisée comme elle était, elle pouvait très bien souffrir d'autre chose de plus grave. Et moins Nalesean perdrait de temps, mieux il aura de l'espoir de la guérir.

[HRP : Voici le dernier rp de Meilan-Lavok au sein de ce RP. Bravo de votre contribution à ce rp. Vous pouvez encore continuez à poster à la suite de ce post, en vue de l'empreinte au Màr Litsé ou tout autre suite de vos personnages o/]



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
Asshai Anara
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MessagePosté le: Sam 15 Nov 2014 - 23:08 Répondre en citantRevenir en haut


Non ! Non ! Non ! Était elle morte ? Vraiment ? Non... les clefs... Oh oui … Les clefs... Asshai ne savait plus où elle se trouvait, qui croire, que penser. Toute la confusion de cette magie trop puissante pour ce petit corps décharné, petit âme explosée dont les fissures saignaient par delà les limbes... Elle cherchait une réponse à cette douleur, mais ne voyait que les ténèbres. Des mains la saisirent, mais elle n'arrivait pas à leur prêter une existence réelle. Elle volait par delà les ombres... Et tout bougeait, ce chaos qui s'agitait autour d'elle. Sa tête était douloureuse, elle avait la sensation de pouvoir sentir son sang battre à l'intérieur de son crâne, alors que la fièvre l'emprisonnait toute entière. Elle était vide de toute énergie et de toute raison, secouée de spasmes, épuisée, vidée jusqu'au plus profond de son âme. Elle ne souhaitait qu'une chose : que cela cesse enfin. Que la mort vienne la saisir, et qu'elle puisse sombrer.

Ses yeux fixèrent un point flou au dessus d'elle... le visage d'un... ? D'un homme. Mort !!! Et par pure réflexe la fëalocë s'arracha à son emprise, cherchant à fuir loin de celui là. Non elle ne mourrait pas maintenant. Pitié... pitié... elle ne voulait plus souffrir... Mais ses jambes ne répondaient plus, et son visage ne rencontra que le sol dure de la bibliothèque. Elle ne s'en débattait pas moins comme une force née, tachant de fuir cette ennemie... inexistant.

Le chevalier céleste qui avait tenu à l'examiner vint à sa suite la saisir par le bras, tachant de la raisonner comme il pouvait. Mais la pauvre enfant semblait en proie à des souvenirs trop violent pour être oublié si vite. Aidé d'un autre compère, ils tachèrent de la remettre sur pieds. Elle les fixait sans comprendre... A la crainte se mêlait l'incompréhension. Sa lèvre inférieur tremblait de manière incontrôlable hésitant visiblement entre les hurlements et les pleures... L'enveloppant dans une couverture, il lui apporta à boire et à manger, alors qu'elle fixait encore ce point invisible, avec ce même regard vide de toute vie. Par instant un spasme l'agitait, et d'un brusque revers de la main, elle envoyait eau et nourriture valser à travers la pièce.

Oui elle ne comprenait plus ce qui lui arrivait. Le froid... ce froid immense la secouait de toute part. Il n'y avait plus de douce chaleur, seulement ce froid et cette fièvre insupportable qui ne semblait plus vouloir la quitter. Elle ne réussissait à se détacher de ce qu'elle avait put voir... Ce n'était pas seulement des images ou des sons... Ces souvenirs étaient là, quelque part en elle, ancrées dans son vécu, et elle se ressassait encore, encore et encore, ces scènes macabres, ces souvenir de folie meurtrière sans qu'elle n'arrive à s'en débarrasser, développant une addiction malsaine pour cette douleur qu'elle se faisait subir lorsque chaque fois, elle fermait les yeux pour que les détails lui paraissent à nouveau, dans tout la dimension inhumaine et sordide que cela impliquait.

Elle avait finit par comprendre que les autres n'étaient pas mort... Et encore pouvaient ils l'être, elle ne les fuirait plus, mais les embrasserait comme de vieux frères qu'elle avait fréquenté depuis trop longtemps maintenant. A la fois hôte et otage de cette folie furieuse qu'elle ne pouvait dompter, elle s'infligeait milles douleurs, se remémorant sans cesse ce que jamais elle ne pourrait oublier. Parfois elles les voyait ici ces morts... Ils étaient là , lui faisaient face en lui souriant. Ils lui souhaitaient la bienvenue. Qu'importait la mort ? Qu'importait la vie ? Ce monde n'était que folie et ténèbres... Une masse grouillante et informe de chaire et de sang. Les hommes qu'ils étaient n'était qu'une excroissance putride qui ne lui inspirait qu'un dégout alarmant, comme tout ce qui venait à l'entourer.

Elle ne les comprenait plus. Elle n'en pouvait plus, et ne voulait plus les voir. Il lui fallait fuir. S'isoler. Qu'ils la laissent par pitié... Par simple pitié. Elle avait oublié tout ce qu'elle avait subit. Tout cela n'appartenait plus qu'à un autre monde. Un flou lointain, un souvenir dont elle n'avait plus la moindre trace à cet instant. Elle était plongé dans cet abysse sans fond, cette fosse crépusculaire qui l'attirait lentement.
Et lentement elle se traina. Les morts accoururent auprès d'elle pour la dévorer, et pourtant elle était toujours aussi insupportablement vivante, prisonnière de ce réceptacle matériel. Elle en appelait aux ténèbres, à l'oublie. Elle ne voulait plus continuer... Et elle se trainait mais ils la retenaient. Oh... Ce n'était que des chevaliers. Où était la vérité là où l’illusion était maitresse ?

« Laissez moi... Dans le noir... Je veux oublier. Laissez moi mourir ou tuez moi mais laissez moi... »


Et ils la laissèrent. S'agrippant à ses dernières forces, comme les ronces sauvages tachent de s'agripper désespérément à cette moindre parcelle de roches, elle se hissa, à quatre pattes, trainant sa couverture auprès d'elle. Le chemin était long, mais il lui fallait fuir cette lumière... Le noir... La mort de son âme... elle ne souhaitait plus que l'oublie. Se recroquevillant sur lui même, ce petit corps se pelotonna là, s'oubliant dans le noir le plus total, perdu entre deux murs, oublié de tous. Elle observait ainsi la nuit qui tombait. Le noir... il faisait si noir dans son esprit. Non ce n'était pas le siens. Qui était elle au final ? Quels souvenirs étaient les siens ? Qu'importe...

Et elle s'abima ainsi, les minutes filant, dans la contemplation de ces sombres marques auprès de ses bras, dans la délectation de ces douleurs insoutenables, de ces souvenirs lugubres. Elle voyait ce monde par le filtre de son âme, par cette corruption qui ne la quittait plus. Oh comme elle se haïssait à cet instant... cette douleur... insatiable douleur... Combien de temps lui faudrait il encore vivre... ?

Et de temps à autre, un chevalier s'appliquait à venir l'observer du coin de l'oeil – simple vérification. Et chaque fois revenant d'entre les rayons, il secouait toujours ainsi la tête face aux autres. Non, elle n'allait pas mieux, et ne dormait toujours pas. Il n'osait l'approcher, ils avaient tous finit par convenir qu'il fallait lui laisser le temps. A elle et aux autres. Elle restait là, le regard perdu dans les marques qui lui parcouraient l'ensemble de ses bras. Soudain, un spasme pouvait la secouer. Et elle se mettait à lacérer ses poignets du bout des ongles ou à cogner sa tête avec ses poings, mais ils n'intervenaient pas. Il fallait lui laisser le temps, oui... pour le moment elle ne mettait pas encore ses jours en danger... Tôt ou tard le sommeil viendrait la saisir, et alors, seul Aran'rihod pourrait encore la protéger.

Affreuse dissonance que ce monde là... que ce chaos de ténèbres et de mort qui ne cessait de la harceler. Elle dormait. Elle avait finit par tomber de fatigue... Mais encore fallait il appeler cela un sommeil, car ce petit esprit perdu dans les tréfonds de ces propres hallucinations subissait encore les atroces souffrances de ces masses informes de souvenirs distordus... L'homme était une créature faible, et cette faiblesse avait eut raison d'elle en ce jour. Reflet d'un miroir brisé dans lequel plus aucune lumière ne devait se refléter, elle s'était abandonnée aux tentacules cyclopéennes de ces tentations morbides...

Bientôt le jour allait se lever. Bientôt tout cela serait finit.
Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Ven 21 Nov 2014 - 21:31 Répondre en citantRevenir en haut

La magie... La magie était douloureuse, la magie était dangereuse et encore une fois elle le prouva. L'onde qui balaya l'ensemble du manoir n'était que pure magie. Une magie ancienne, ancestrale, qui passa en lui, plus violente encore que le coup de poignard qu'il avait reçu un peu plus tôt. À défaut de le faire tomber à terre, la vague qui parcouru son corps lui arracha un cri de douleur. Ses membres lui brûlaient, la marque lui brûlait, réagissant, luttant. Haletant, il se laissa tomber au sol, se griffant les bras, essayant d'arracher les traces noires, voulant que la douleur cesse, que les brûlures s'en aillent.

Puis plus rien. Le silence... Le calme le plus totale. Chacun semblait secoué. Lui ne savait plus où il était. Est-ce finit ? Avaient ils réussi ? Pourquoi personne ne se réjouissait vraiment.

•Ce n'est pas fini... Jamais... On ne peut pas le tuer.• Susurra une voix prêt de son oreille, le faisant sursauter. Il était encore là, Lui.

•Je serai toujours là, à tes côtés, dans ta tête. Même quand j'aurai disparu, je serai là, dans ta tête, tes pensées, t'es rêves. Tu ne seras plus jamais tranquille, plus jamais seul. Je serai là. •

Le Torhil retint un nouveau cri, se relavant rapidement, courant presque loin du groupe, loin d'eux, loin de tout... Près d'Asshai. Asshai... La Fëalocë qui avait partagé Ça avec lui. Celle qui vivrait avec ça aussi. Elle semblait aussi mal que lui. Il s'approcha, lui tendit la main, lui proposa son aide. Mais elle le repoussa. Elle aussi. Il s'éloigna, regardant autour de lui. Qui pourrait comprendre ? Qui pouvait savoir ce qu'il avait vu...

•Personne... Tu es seul, toujours seul, désespérément seul, et pathétique aussi.•

Il bifurqua d'un autre côté, constatant qu'on s'affairait autour de la demoiselle qu'il avait agressé contre sa propre volonté. Elle était inconsciente. Morte ? Non... Ils l'auraient dit.

• Pourquoi tu t'inquiètes. Tu l'as agressé, elle ne t'aime pas, elle a peur de toi. Tu as vu ses yeux, tu as vu son regard.•

- ASSEZ ! Cria t'il en direction du vide, repartant dans un autre coin, se recroquevillant autant que sa taille lui permettait. Assez... Ce n'était qu'un murmure cette fois.

On vint le voir en lui tendant à boire. Qui était-ce ? Il ne connaissait pas ce visage. Peu importait, il bu le liquide âpre qui lui gratta la gorge, lui arrachant une quinte de toux. L'effet fut presque immédiat, il sentit son corps se détendre, se calmant légèrement.

- Venez, dit la voix masculine. Il se leva, sans piper mot, allant se faire installer sur un lit. On s'occupa de lui, il ne bougea pas. Mîw, qui semblait tout secoué aussi, alla se mettre au creux de ses jambes, roucoulant faiblement, presque tristement.
D'un geste presque mécanique, il se mît à le caresser, fermant les yeux. Rouge, noir, sang, cris. Il les rouvrît aussitôt, regardant une nouvelle fois autour de lui. Tout le monde était secoué mais il y avait du monde en plus. Les gens bougeaient, s'activaient. Il ne les voyait pas vraiment, c'était flou dans sa tête, devant ses yeux. Apparemment c'était fini, de ce qu'on en disait. Ils ne pouvaient plus rien faire, leur part du marché était accompli.

Le Torhil s'allongea sur le dos, une fois sa blessure soigné et un nouveau liquide nauséabond avalé.

• Je serai toujours là•



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