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 [Rp Officiel] La Fatalité des Ombres Sujet suivant
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Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Dim 19 Jan 2014 - 21:36 Répondre en citantRevenir en haut

¤17 Gaïaku 918 ¤
Quelques jours après l'attaque des Ombres




Au Màr Tàralöm, bien que la Réunion du Manoir eut manqué de virer au drame, par l'attaque des morts-qui-marchent visant les trois dirigeants des Kaerls, Alauwyr n'avait pas perdu de vue l'importance de la nouvelle tâche qui leur incombait. En alliance avec les deux autres Kaerls, il fallait retrouver les Clefs d'Ouranos avant Drazahir, tout en mettant ce dernier hors d'état de nuire. De retour au Kaerl Ardent, le Seigneur, peu après son retour (mitigé selon certaines rumeurs), avait pris du repos, nécessaire selon certains pour avoir les idées plus claires sur les décisions à prendre. Il ne resta pas insensible, malgré sa personnalité, aux constats de l'assaut des mortifiés contre le Màr Taralom.

Comme pour la prophétie des Deux Lunes, il fit appel aux ardents au Mahalma, pour exposer les faits et toutes les informations qu'il avait pu acquérir lors de sa rencontre avec la Dame Neutre et le Seigneur Céleste. Tous les Kaerls avaient été attaqués sans exception par le sombre mage, qui réclamait les Clefs. Et pour avoir mené une telle offensive sur plusieurs fronts différentes, en plus d'avoir pris possession de l'esprit de quelques maîtres-dragons, ardents ou autre, une chose était certaine : Drazahir était sur la Terre de l'Aube. Pour ce faire, le Seigneur Ardent demanda des volontaires parmi les ardents réunis au Malhama. Ces volontaires se rajouteraient à l'effort neutre et céleste, pour s'unir dans ce but de combattre cet être diabolique. Une partie d'entre eux resterait au Manoir pour trouver, avec l'aide du gardien du Manoir Meilan-Lavok, des informations complémentaires sur les Clefs. Il fallait espérer que parmi les volontaires qui s'envoleraient vers le Manoir, certains auraient suivi les directives d'Alauwyr avant son départ pour la réunion Kaerlique et réussi à trouver des informations dans les Archives Ardentes sur les dites Clefs. Bien entendu, rien n'empêchera un retour au Kaerl pour revoir ou se replonger dans les précieux parchemins ardents pour combiner les informations trouvées.
Les autres formeront un groupe de chasse pour trouver le repaire de Drazahir et l'anéantir. Anéantir était bien le mot donné par le Seigneur. Pour lui, il était hors de question de le prendre en vie. Mort, il ne sera plus un danger. Pour personne.
Chose étonnante que le Seigneur annonça fut son choix de rester au Kaerl Ardent, pour mener sa gouvernance. A la grimace qu'il fit à ce moment précis, il était aisé de comprendre que sa présence au sein du Kaerl était en partie dans un but de dissuasion pour toute nouvelle tentative de vol de son trône.

***


Au Màr Luimë, les Neutres se montrèrent bien plus réservés quand au retour de la Dame Dinjelaï, qui découvrit non sans une certaine horreur les conséquences de l'assaut des Crabes Géants. Elle apprit également l'attaque visant la Gardienne Nienor Del Cirth par Aylech, manipulé par Drazahir. Une telle nouvelle ne put que renforcer la Dame Neutre à prendre la décision de réunir autour d'elle les habitants du Kaerl au Castel Dolen, pour trouver des volontaires après avoir narré les résultats de la réunion, ainsi que de l'attaque subie.
Ces personnes partiront en quête d'informations sur les Clefs au Manoir et d'autres se joindront aux forces présentes des deux autres Kaerls pour retrouver Drazahir et mettre au jour son repaire. Bien que le Manoir ait été incendié, il devrait être possible de dénicher de précieux informations, quitte à faire l'aller et retour avec le Kaerl englouti pour joindre les bouts de connaissances.
Dame Dinjelaï connaissait l'entrain des siens ; plupart souhaitaient panser les plaies sans trop se mêler de ce qui se tramait à la surface. Drazahir voulait les Clefs, peut-être devrait-on lui donner celle de la Gardienne Nienor. Heureusement de plus hautes voix s'élevèrent pour accéder à l'attente de Dinjelaï, pour joindre l'effort à celles des autres Kaerls. La Clef de leur Kaerl ne tomberait pas dans les mains de ce mage ténébreux, pas après tout ce sacrifice fait contre les Crabes.
Une fois ces choses de faites, la Dame Neutre fit part de sa volonté de rester au Kaerl, pour aider le Màr à se remettre doucement de ses blessures le temps que les chercheurs des Clefs et les chasseurs de Drazahir se mettent en route et en quête avec les autres membres des Kaerls Ardent et Céleste.

***


Au Màr Menel, par les attaques coordonnées de l'Ancalikon Persée Garaldhorf et de ses escadrons, associée à la détermination des Célestes d'anéantir le Dragon des Ombres, créature de Drazahir, l'assaut du Mage des Ombres put être déjoué et le Kaerl a pu retrouver un semblant de paix. Ce laps de temps gagné sur la sordide entreprise de Drazahir de récupérer les Clefs d'Ouranos ne s'est pas fait sans pertes. De valeureux chevaliers, maîtres, aspirants et Dragons y ont perdu la vie, rien que par le simple toucher du monstre. Malgré la dure lutte pour la survie, personne n'avait évoqué l'absence du Gardien Maeglin Del Cirth. Peut-être s'était-il concentré dans sa méditation pour aider l'île flottante à rester dans les airs, ayant perdu de l'altitude avant l'attaque.
Le retour de Zackheim a été une surprise et surtout un soulagement. Bien plus encore quand lors des rapports nombreux et intenses, il avait part de l'attaque essuyée au Manoir en compagnie des autres Seigneurs des deux autres Kaerls. Puis en parfait Seigneur Céleste, il a harangué les célestes pour trouver des volontaires. Certes, il y avait eu les morts à pleurer et les blessés à soutenir aussi bien moralement que physiquement. Mais il ne fallait pas laisser de temps à l'adversaire de se retourner et de reprendre des forces. Zackheim avait fait part de ce qu'il avait appris durant cette Réunion qui avait manqué de virer au drame : Drazahir était quelque part sur la Terre de l'Aube, sinon il n'aurait pas pu concentrer ses attaques avec une telle synchronisation. A en croire les retours d'informations, les kaerls et le Manoir avaient été attaqués en même temps.
Les volontaires qui auront le courage de partir pour contrer Drazahir seront en deux catégories : ceux qui chercheront les informations sur les Clefs et ceux qui partiront sur la trace de Drazahir. Les autres Kaerls apporteront aussi leur lot d'effort à cette tâche vitale pour la survie des Kaerls.
Le Seigneur Céleste avait précisé un dernier point, pour les Marqués. Il leur faudrait faire attention, car Drazahir avait réussi à prendre possession de l'esprit d'un Marqué à la réunion au Manoir. Le danger dans leurs missions sera d'autant plus élevé. Mais il ne fallait pas que cela entrave leur volonté commune avec les autres membres Neutres et Ardents de trouver Drazahir et des informations sur les Clefs. Si on trouvait les Clefs avant Drazahir, on pourrait sans doute mettre à bas ses plans !

***


C'est ainsi qu'une petite dizaine de jours plus tard, vous arrivez enfin au Manoir, au bord du Lac Immortel, vous, un des valeureux représentants de votre Kaerl. Vous savez que vous ne serez pas seul dans cette quête. Enfin les quêtes. Oui car vous serez sans doute un de ces Chasseurs de Drazahir, pour le poursuivre pour les atrocités qu'il a commis aux trois Kaerls. Ou alors un Chercheur des Clefs, pour trouver avant le Mage des Ombres les fameuses Clefs détenus en secret par les Gardiens, pour l'empêcher d'atteindre son but ultime d'asservir les trois Kaerls et peut être le monde entier.

Vous arrivez à Ael Alfirin, voyant avec horreur les conséquences d'un incendie provoqué par l'attaque des forces obscures de Drazahir. Le magnifique toit en dôme du Manoir est en ruines et l'entrée principale a connu de meilleurs jours. Un dragon pourrait y pénétrer sans peine.

Malgré l'état de délabrements de sa Demeure, un être immortel vous accueille, et malgré un visage épuisé, une lueur de bienveillance et de sagesse brille toujours dans ses yeux.


Meilan-Lavok
Valheru Maudit - Gardien du Manoir d'Ael Alfirin


''Bienvenue à vous, mon ami(e). Pardonnez moi pour l'accueil en ces lieux désolées qui ont connu meilleurs jours. Que son état mobilise toute votre détermination à combattre l'Ombre, que vous cherchiez les Clefs ou pourchassiez Drazahir. Si vous êtes là pour retrouver les dites Clefs, le Manoir possède encore des ouvrages précieux sur le lointain passé de la Terre de l'Aube, jusqu'à l'époque des Valherus. Rien ne vous empêchera de passer à votre Kaerl pour unir les recherches. Si vous voulez retrouver Drazahir et son repaire, sachez que vous devrez vous alliez avec les autres représentants des Kaerls... Les groupes seront formés une fois que tout le monde sera présent, ca va de soi.''

Malgré la belle journée ensoleillée qui s'annonçait, on sentait que l'humeur n'était pas la joie pour la gardien du Manoir. Malgré tout, il vous proposa de rejoindre une longue et fine table dressée et couverte d'une nappe blanche. Des boissons variées vous attendaient.


[HRP : les Chercheurs des Clefs, pourront commencer leur recherche ici, aidé de Meilan-Lavok. Pour les Chasseurs, une fois que tout le monde sera là, Meilan vous orienta sur la voie à suivre pour trouver le repère de Drazahir. Si vous avez la moindre question, le staff sera présent pour y répondre. Même les joueurs qui ont eu leur personnage blessée peuvent venir. Il faudra juste ne pas oublier que vos blessures vous limiteront bien entendu. ]



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons


Dernière édition par Peddyr Thelrand le Dim 24 Aoû 2014 - 07:47; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 19 Jan 2014 - 21:36 Revenir en haut

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Ruri Ravin
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MessagePosté le: Mer 22 Jan 2014 - 20:52 Répondre en citantRevenir en haut

La réunion au Mahalma s’était dévoilée essentielle pour Ruri. Elle comprit qu’elle avait fait fausse route depuis le début, cherchant les réponses à l’Observatoire, là où visiblement elles n’étaient pas. Mais ce n’était que partie remise, bien évidemment. Toutefois, avant de s’envoler vers le Manoir où attendait le Gardien, la neishaane retourna une dernière fois à la Tour du Kaërl. Il lui paraissait nécessaire de se munir de quelques parchemins pour obtenir ne serait-ce qu’une première piste pour trouver ces fichus Clefs d’Ouranos.

Alors que la plupart des personnes présentes rejoignaient ipso facto leur triade, l’adolescente aux cheveux d’argents poussaient les lourdes portes de l’Observatoire. Les souvenirs de l’attaquent lui assaillaient la mémoire, l’empêchant de se concentrer. Elle l’avait abandonné ici-même.

° Keirin … Je suis désolée… Si j’avais pu t’aider, je l’aurai fait. Tu es mort en héro, je ne l’oublierai jamais. °

Elle n’était pas sotte au point de faire la promesse de le venger, loin de là. Elle se savait incapable de se battre et sa blessure la rappela rapidement à l’ordre. Les guérisseurs avaient fermés sa blessure et n’avaient pas manqués de la houspiller au passage sur son inconscience. Un sourire se dessina sur son visage et elle se mit à grimper les marches, une à une.

° Les Clefs d’Ouranos doivent avoir un lien avec Ouranos lui-même… Mais où chercher ? Les archives de notre kaërl sont monstrueuses et je n’ai pas le temps de tout regarder. Ah, je sais, le registre ! °

Elle se dirigea vers un pupitre de bois foncé, légèrement fendu par endroit, sur lequel était posé un énorme grimoire poussiéreux. Visiblement, les archives n’étaient pas régulièrement consultées. Il fallait donc se poser les bonnes questions. Qui était réellement Drazahir ? Il semblait pertinent de supposer qu’il s’agissait là d’un ancien maître dragon du Màr Tàralöm, ne serait-ce qu’en pensant aux méthodes auxquelles il avait recours. Elle farfouilla pour trouver des bribes d’informations. Il existait avant la Grande Guerre et a été banni du Màr pour des raisons obscures, inexpliquées et insuffisantes au goût de l’adolescente. Elle tourna les talons et prit le chemin du Manoir.

Déposé par un maître dragon qui s’y rendait, Ruri franchit les portes du Manoir. Visiblement la première, elle lança un « Hé ho » qui résonna. Meilan-Lavok pénétra dans la pièce et elle fut bientôt rejointe par d’autres membres des différents kaërl. Pourtant, l’idée de devoir s’associer à eux lui était désagréable.

— Je souhaite accéder à ces archives dont vous parlez. Toutefois, il me semble que nous en savons déjà un peu sur notre ennemi. Je propose avant tout d’échanger nos informations pour que nous puissions avancer aussi vite que possible. Afin d’éviter toute discorde, je vais me permettre de commencer.

Ruri avait totalement omis de se présenter. Elle s’était même affranchie de sa peur des autres le temps de cette recherche. Il fallait faire vite et plus rapidement elle trouvait l’information, plus vite Drazahir pourrait enfin disparaître. Mais elle n'attendrait pas ce moment pour s'esquiver ... non.

— Il est vraisemblable que Drazahir ait appartenu au Màr Tàralöm par le passé. Il aurait existé avant même la Grande Guerre. J’ignore ce qui lui a valu son bannissement à l’heure actuelle, je n’ai pu trouver d’information satisfaisante à ce jour. J’y ai cependant noté des allusions à des arts sombres. Je suppose qu’il s’agissait de nécromancie. Voilà pour notre ennemi.

Ruri laissa planer un lourd silence avant de reprendre, évoquant cette fois-ci l’objet de sa convoitise.

— Quant aux clefs d’Ouranos, je ne peux qu’émettre des suppositions. Mais je suppose que le Maître de ces lieux se fera un plaisir de nous répondre. Toujours est-il que si l’interstice est fermé aujourd’hui, la raison doit être liée à ses clefs. J’ignore si elles ouvrent un pouvoir plus grand que l’interstice mais je suppose que cela lui permettrait d’exercer une vengeance sur ce monde, voir même de lancer un sort nécromant bien plus puissant que nous pourrions l’imaginer.

° Quelques instants plus tôt °


— Merci de m'avoir accompagné jusque-ici. Je n'en ai pas pour longtemps, une fois que j'aurai dit ce que j'ai à dire, dépose-moi sur le continent d'Undòmë. Je sais que vous ne devez pas être vu toi et ton lié, alors peu importe la distance à parcourir pour y parvenir.

Elle recueillit l'approbation du maître et de son lié brun. Le voyage serait difficile. Elle avait emmené une ceinture de cuir qu'elle mettrait en travers de son torse. Il accueillait cinq tubes dorées conçus pour y mettre des parchemins. Ruri avait également pensé à emmener une dague qu'elle avait fourré dans son sac mais également une épée, qu'elle accrocherait dans son dos. La neishaane avait essayé de se promener avec une épée à la ceinture mais c'était trop lourd à son goût. La seule position acceptable de l'épée était dans son dos, légèrement de biais, le manche à droite pour la saisir rapidement. Elle avait bien sûr pensé à des fioles d'encres et à des plumes ainsi qu'à des affaires de rechanges. Elle avait prévu une semaine de vivre. Se serait suffisant pour rallier le Temple. Tout était fin prêt.


Dernière édition par Ruri Ravin le Sam 25 Jan 2014 - 11:05; édité 1 fois
Asshai Anara
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MessagePosté le: Ven 24 Jan 2014 - 21:53 Répondre en citantRevenir en haut



Elle s'était éveillée avant même que les premiers rayons du soleil ne chasse Kishi de la voûte céleste, lorsque planait encore la fraîcheur de l’aube. A vrai dire depuis l'attaque ses nuits n'avaient jamais vraiment été des plus paisibles. Le frais retour d'Anaviel en son Weyr n'y avait rien changé.
Chaque matin elle pouvait observer les stigmates, toujours plus profond, causés par le manque de sommeil, marquant son visage de part en part ; et celui ci n'y faisait pas exception.

A l'aide du maquillage, elle s'était sculptée des traits dures, émaciés, marquant ses joues qui commençaient à se creuser, et la raideur de son expression. Ses yeux étaient tout auréolés de noir, faisant ressortir ses cernes et la pâleur lunaire de ses iris. Ses lèvres, étaient maquillés d'une couleur blafarde, au même titre que le reste de sa peau, lui donnant un aspect maladif.
Ses cheveux avaient disparus, emprisonnés dans un voile noir. Noir, sa robe l'était aussi, d'une coupe fort simple et sans fioritures, le colle haut, les manches évasés, suffisamment ample pour lui laisser sa liberté de mouvement si la situation venait à empirer, une fois de plus...
L'ombre rouge n'était plus, c'était l'ombre noire du deuil qui l'avait remplacé. Le deuil du Kaerl, le deuil de la mort , de cette mort qui l'avait frappé il y a de cela plus d'une semaine désormais. La marque s'étendait désormais de son avant bras jusqu'au bout de ses doigts, d'ici un jour ou deux, ses ongles commenceraient à noircir à leur tours. Mais qu'importe... Désormais elle ne pouvait plus la garder secrète, alors il était plus sage de savoir en jouer plutôt que d'essayer de continuer à la dissimuler.
Une dernière fois elle observa son reflet dans le miroir. Elle était effrayante, tant mieux. Effrayante et accablée par ce poids invisible qu'elle semblait porter sur ses épaules. Elle devenait le martyre marqué, la femme ayant sauvé une partie de la populace lors de l'attaque, la femme qui avait sauvé la vie d'une jeune aspirante dans l’embarras. Bien sur une petite voie au fond de son esprit lui rappelait que telle n'était pas exactement la vérité, mais plus le temps passait, plus cette voie s’atténuait. Ils devaient le croire, tous autant qu'ils étaient. Croire en ce qu'elle voulait paraître.

Un sourire vient effleurer ses lèvres. Elle était heureuse... Il était évident que le mage des ombres tomberait, après tout n'étaient ils pas tous des sortes de demi-dieux ? Armés de la force et de la sagesse des dragons, rien ne pouvait les arrêter.

*A moins que nous ne romprions le pacte.*


Car Asshai avait cette certitude que seule une alliance -de circonstance évidemment- pouvait leur apporter la victoire face au mage des ombres. Après tout même si ils ne partageaient pas tous les mêmes idéaux ils étaient tous doté du même don, de cette même puissance.
Un dernier regard et elle fit disparaître toute trace de sourire de son visage, se dissimulant derrière un masque froid et lisse, dure et impénétrable. Elle savait ce qu'était la marque. Et elle méprisait tout les autres.

Saisissant une chaînette d'argent au bout de laquelle pendait une larme enflammé de verre rouge, symbole de Flarmya, elle vint s'agenouiller, mains jointes, auprès de sa fenêtre, observant le soleil qui commençait à peine à éteindre ses ombres rouges à l'horizon.

*Flarmya, Déesse du feu, mère des dragons, apporte le soutient à tes enfants contre celui qui les atteint en leur cœur. Ne laisse pas les ombres noires corrompre leur cœurs. Donne nous la force ardente de purger par les flammes nos ennemies tapis dans le noir.*


Elle se redressa vivement. Bien. Il était temps d'y aller. L'heure approchait.



***



A peine avait elle mit pied à terre, qu'Asshai observa scrupuleusement les environs. Elle comprenait l’intérêt de ces lieux neutres destinés au rendez vous diplomatiques. Ici elle n'avait pas ses repères, elle était comme tout les autres.
Inflexible sans accorder un mot, pas même un regard aux maîtres, aspirants et chevaliers, qu'ils soient neutres ou célestes, elle traversa l'étendu d'herbe qui la séparait du manoir. Certains étaient déjà assemblés, s'armaient, se préparaient pour l'expédition visant à déloger le maître des ombres. Ceux là Asshai les évita, elle savait que sa place n'était pas là.

En un instant elle se retrouva à l'intérieur du manoir, crut croiser un aspirant ardent mais... Non ça ne devait pas être lui. Un groupe était déjà rassemblé devant Meilan Lavok, aussi Asshai vint les rejoindre, sans croiser un seul regard. Ses mains se refermèrent un peu plus fermement sur l'amulette de larme de feu qu'elle tenait toujours, plaqué contre son ventre.
Elle avait laissé ses manches glissaient afin d'exposer ses marques noires qui découpaient parfaitement sur sa peau blafarde. Elle crut voir quelques regards se tourner, quelques chuchotements, mais était ce vraiment pour elle... Elle n'aurait sut le dire.
Les minutes s'écoulèrent sans un mot, jusqu'à ce qu'Asshai remarque enfin l’immaculée chevelure de cette chère Ruri qui se découpait entre toutes les autres. Celle ci avait déjà prit la parole. Elle ne manquait pas d'esprit cette petite.
Silencieusement Asshai vint prendre place légèrement en retrait derrière Ruri avant de glisser dans un froid murmure à l'attention de l'aspirante :

« Excellent travail, aspirante Ruri, vous ne me faites pas regretter de vous avoir sauvé. Vous honorez notre Màr »


Les recherches allaient commencer, il n'y avait pas de temps à perdre. Les livres que pouvaient renfermer ce manoir n'attendaient qu'elle pour être lu. Rien qu'à l'idée de la quantité de savoir qu'il pouvait renfermer, Asshai sentit un frisson lui parcourir le corps...
Lilwen Izil
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MessagePosté le: Sam 25 Jan 2014 - 09:58 Répondre en citantRevenir en haut

L’épée qu’elle s’était offerte quelques jours auparavant pour remplacer celle perdue durant l’attaque battait à son côté au rythme de ses pas. Lilwen Izil, Grand Légat du Màr Tàralöm, Liée de l’Incarnate Sethyl fendait la foule qui s’était rassemblée au Val suivie par son aspirante fraichement arrivée au Kaerl. Au centre déjà se trouvaient plusieurs dragons ainsi que leurs Liés, attendant le départ. Sethyl se posa au même moment dans un espace dégagé, dardant au passage un regard acéré sur ceux qui l’entourait. Lilwen rejoignit la Reine et se hissa sur son dos, aidant par la suite Ayae à faire de même. Elles n’étaient pas encore les dernières et d’autres rejoignaient encore les rangs des Ardents qui allaient bientôt partir pour le Manoir d'Ael Alfirin.

Sa marque, sans avoir gagnée l’ensemble de son corps, étaient encore invisible sous ses vêtements, parcourant l’ensemble de son dos et de son ventre, remontant peu à peu sur sa poitrine. Si certains devaient très certainement ignorer sa présence sur son corps, beaucoup étaient au courant depuis l’attaque de l’Ombre sur leur Màr. Lilwen fit jouer son épaule à cette pensée. Bien moins douloureuse que lors de l’attaque, elle restait néanmoins un point sensible avec lequel elle devrait compter en cas de combat. Elle s’était d’ailleurs vêtue dans cette éventualité. Elle avait retrouvé avec plaisir son pantalon et ses bottes de cuir noir qu’elle avait auparavant l’habitude de porter lorsqu’elle allait exécuter les contrats pour lesquels elle était payée. Son haut tout aussi confortable, camouflait pourtant deux dagues et une quantité non négligeable de poisons. Cette vie d’assassin ne lui manquait pas car le Kaerl aussi avait besoin de mains dans l’Ombre et elle avait mainte fois eu le loisir d’exercer ses talents depuis son arrivée.

Lilwen se revoyait encore, quelques jours plus tôt, assistant avec un air désabusé au discours d’Alauwyr au Mahalma. Ses paroles résonnaient encore à ses oreilles.

Entendez-moi, Membres du Màr Taralom ! Je sais que vous sortez à peine d'une rude bataille contre les Morts-qui-marchent, que bon nombre d'entre vous ont perdu des amis, des proches. Que des dragons ont été blessés. Tout cela provoqué par notre adversaire qui s'est dévoilé en réclamant les Clés d'Ouranos, et qui souhaite qu'une chose : nous asservir ! De par votre vaillance et votre volonté, vous vous êtes battus contre ses forces maléfiques pour protéger votre demeure et votre liberté. Vous avez réussi à le repousser, en tenant jusqu'au bout ! Mais la guerre contre Drazahir n'est pas terminée. Au moment où je vous parle, il est ici, sur la Terre de l'Aube. Les autres Seigneurs et moi-même avons pu le devenir, par la coordination faite pour nous attaquer tous en même temps, nous et les autres Kaerls. Aujourd'hui, j'ai besoin de vaillants volontaires qui partiront au Manoir pour se préparer à le poursuivre après avoir trouvé son repaire et pour trouver les clés avant lui. Ne lui laissons pas le temps de se retourner pour le prendre à son propre jeu !


Elle n’avait jamais été d’un grand patriotisme néanmoins, les acclamations avaient fusées dans le Mahalma et les volontaires s’étaient peu à peu fait connaitre. Chevaliers, Maîtres, Aspirants, tous avaient répondus présents. Lorsqu’on attaquait les gens jusque dans leur âme, il était difficile de résister à l’appel de la vengeance.

Lilwen balaya le Val des yeux, ils allaient bientôt partir. C’est alors qu’elle croisa le regard d’Alauwyr et leur altercation lui revint douloureusement à l’esprit, faisant monter en elle une bouffée de colère et de haine. Son regard était de glace et le sourire sarcastique du Seigneur ne fit qu’accentuer la colère de la Chevalière Incarnate. Peut-être s’attendait-il à ce qu’elle ne revienne pas et qu’il s’en réjouissait. Il se trompait lourdement. Un sourie mauvais naquit sur les lèvres de la Sang. Elle lui ferait payer, d’une manière ou d’une autre.

° Tout vient à point à qui sait attendre… °


La voix de l’Incarnate s’était faite caressante, pleine de promesse mais Lilwen ne put retenir un rire sarcastique.

° Voudrais-tu m’apprendre la patience Sethyl ? °

Pour seule réponse, l’Incarnate rugit de défi et poussa sur ses puissants muscles afin de quitter la terre. Ses ailes battirent et elle s’éleva dans le ciel du Kaerl Ardent. Le départ avait sonné.

Le Manoir était tel qu’il était la dernière fois qu’elle l’avait vu mais l’Ombre avait néanmoins laissé sa trace au travers d’un pan complètement détruit. Sethyl se posa et Lilwen put ressentir que la dragonne pouvait encore percevoir le mal qui avait rodé en ces lieux.

Malgré le pacte, Lilwen ne pouvait s’empêcher de regarder avec méfiance les Chevaliers et Maîtres des autres Kaerls qui le lui retournait le plus souvent tout en ne manquant pas de jeter des regards à l’Incarnate. La demi-sang eut un léger rire. Au regard interrogateur de sa Liée, elle répondit :

Il me semble que je suis la seule à ne pouvoir renier mon appartenance au Màr Tàralöm.

Sethyl lui offrit un sourire carnassier tout draconique.

° Et ne t’avises jamais d’en douter demi-sang… °

Alors qu’elles se déplaçaient pour rejoindre le Manoir, Sethyl évoluait avec une aisance presque féline qui ne trompa pas la Sang. Même en de telles circonstances, l’Incarnate donnait l’impression d’une créature séduisante et dangereuse. Ce n’est qu’avant de passer la porte qu’elle prit son apparence de bipède pour rejoindre les autres. Lilwen s'adressa alors à Ayae d'une voix peu forte, de manière à ce qu'elle seule puisse l'entendre.

L'homme là-bas est Meilan-Lavok, il est le gardien de ces lieux et il aidera très certainement les personnes qui se mettrons en quête des clefs... Quoi qu'il arrive, reste près de nous.

Détournant son attention de l'aspirante, elle la reporta sur les personnes présentes.


Dernière édition par Lilwen Izil le Sam 8 Fév 2014 - 18:55; édité 2 fois
Mave Arkias
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MessagePosté le: Sam 1 Fév 2014 - 02:18 Répondre en citantRevenir en haut

Emboîtant le pas à un chevalier brun qui avait bien voulu la prendre en passagère, la jeune ardente ne prêtait que peu d'attention aux autres personnes présentes. Dragons, maîtres, chevaliers et aspirants. Tous venaient dans le même but et ce malgré leurs différences d'affiliation kaerlique.

Depuis l'attaque, et ce qui en avait suivi, Mave semblait murée dans un calme inquiétant. Elle bouillait à petit feu. La pression que ses émotions en ébullition relâchaient soumettait ses sens et son esprit à une tension ombrageuse. Il ne manquait plus qu'une étincelle pour faire éclater la colère grondant au plus profond de son être comme la plus sinistre des tempêtes. L'attaque, son entrevue avec son maître, l'intervention du Seigneur ; tant de mots et d'émotions restaient comprimés dans le crâne de la petite Torhille. Son regard sombre se posait durement sur les murs marqués, sur ses gens dont les bourdonnements commençaient à l'agacer.

Ce bourdonnement empli de chuchotements indistincts parvenait aux oreilles de la petite Mave. L'inquiétude était palpable, mais aussi la volonté forte d'obtenir « justice » dirait-elle avec un sourire si elle en avait l'humeur. Il ne s'agissait là que de l'application bête et simple de la loi du Talion... L'attente et l'appréhension de ce qui les attendait tous bridaient les lèvres de cette masse de volontaires gagnant en intensité. Tous attendaient qu'une parole s'élève pour marquer le premier temps de leur mouvement et pourtant il n'y en eut qu'une pour briser le faux-silence de ces lieux.

L'aspirante ardente qui prit la parole ne l'intéressa pas plus que le reste et elle se contenta d'attendre qu'on aborde le sujet qui l'intéressait réellement. Droite, les bras croisés, arme au côté et l'avant-bras toujours bandé, son voisin semblait lui lancer des regards inquiets et un autre s'était prudemment éloigné. De quoi avaient-ils peur ces couards ? Qu'ils retournent se terrer au fin fond de leur kaerl respectif si une Torhille un peu maussade suffisait à les faire frémir. Certains – dont elle ferait parti – iraient se lancer sur la piste de Drazahir. Ils n'avaient pas besoin d'éléments branlants dans les pattes, la tâche serait déjà bien assez ardue comme cela.

Son regard s'assombrit d'avantage et un profond soupir d'agacement s'échappa d'entre ses lèvres. Qu'est-ce que tout ce blabla pouvait l'ennuyer ! La Torhille piaffait d'impatience tandis que ces informations sans intérêt aucun à ses yeux étaient délivrés à cette masse molle. Ses prunelles chargées d'un désir brûlant d'action pour déterrer et tuer le sombre mage s'étrécirent et se plantèrent sur sa camarade ardente qui n'avait rien demandé et poursuivait son discours.

« Et tandis que nous déblatérons ici notre ennemi bénéficie d'encore plus de temps pour se tapir derrière ses abominations et nous prendre à revers ! »

Si elle avait sifflé ces mots entre ses dents en songeant les penser très fort, sa voix grave porta plus qu'elle ne l'aurait cru et quelques paires d'yeux inconnus se posèrent sur elle. Des réprobateurs, des indignés, des partisans, Mave fronça les sourcils et balaya d'un air agressif la plupart de ces regards malvenus. N'avaient-ils vraiment rien de mieux à faire que de la fixer ?

L'aspirante aux cheveux blancs s'était maintenant tue. La Torhille décroisa les bras et commença à chercher au milieu de cette foule qui serait le prochain intervenant mais surtout s'il y aurait quelqu'un susceptible de l'intéresser – à comprendre par là quelqu'un qui n'aurait pas cet air faible, fragile ou mollasson de ceux qui partiraient s'enfermer dans des recherches d'informations.
Galaad Lucis
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MessagePosté le: Sam 8 Fév 2014 - 23:06 Répondre en citantRevenir en haut


Arion Thorne & Darakin


° Nous y voilà enfin…
En effet. Bienvenu au Manoir d’Ael Afirin, mon frère. °


Le Chevalier Thorne se sentait mal à l’aise dans ce vaste hall de l’ancien temps. Meilan-Lavok le Vénérable ne lui faisait pas peur. Au contraire, il y avait peu de choses capables d’exciter la frayeur dans son cœur et certainement pas ce vieillard sans âge au verbe habile. Son malaise n’avait d’ailleurs rien à voir avec une quelconque peur, irrationnelle et irraisonnée. Il lui suffisait de regarder autour de lui pour en deviner la cause. Il n’y avait que des Ardents dans la pièce. Principalement. Célestes et Engloutis tardaient à apporter leurs troupes fraîches au Manoir d’Ael Alfirin.

Adossé contre un pilier, dès lors que les salutations d’usage avaient été échangées avec le maître du lieu, le visage masqué par son opulente chevelure écarlate, le Fëalocë Arion Thorne fut tiré de ses pensées par les bavardages bruyants de quelques consœurs. Il en devinait trois comme étant encore des Aspirantes. Etait-on fou pour sacrifier ainsi de jeunes âmes prêtes à se lier ? Il n’arrivait pas à se faire une idée de leur appartenance. Son seul Lié aurait pu y répondre avec exactitude, en explorant délicatement les fragrances de leurs âmes respectives. Darakin le Brun se montrait plus silencieux qu’un tombeau. Il ne fallait pas escompter la moindre réponse de sa part. Le dragon s’était couché en position du sphinx derrière son Âme Sœur, le regard perdu dans le vague. Il songeait à son ami et partenaire de chasse, un Bronze nommé Elérion, dont il savait le Lié marqué par les Ombres. La peur le rongeait en silence. Arion décida plutôt de prêter une oreille attentive aux conversations. Quelques bribes lui parvinrent et manquèrent le faire sursauter. Ainsi, les informations étaient justes. Drazahir le Fils des Ombres avait été un renégat du Màr Tàralöm oublié et avait semble-t-il trouvé un moyen de prolonger sa misérable existence. Une rumeur circulait comme quoi le Màr Menel, entre tous, avait été attaqué par le propre Lié du Maître des Ombres, ou du moins une copie astrale fort effrayante. Arion éprouvait plus de mépris encore pour Drazahir et ses légions de morts-qui-marchent. Car il avait transformé en monstre son propre dragon pour satisfaire ses noirs desseins.

Il y eut un bref éclair lumineux avant l’entrée de trois autres femmes dans la salle. Arion n’y prête pas grande attention, au contraire de Darakin. Le mâle, aux écailles couleur des feuilles d’automne et du sable brûlant des déserts, redressa la tête à leur arrivée. Il y avait une odeur de Reine dans les parages. Si celle d’une glorieuse Argentée à la robe étoilée pouvait lui faire tourner la tête – même si pas aussi ivre de leur beauté qu’un Bronze pouvait l’être -, les phéromones piquants des autres Reines l’inquiétaient toujours un peu. Et la femme qui suivait la demi-Elfe, accompagnée d’une nouvelle Aspirante, était une des leurs. A bien y réfléchir, avoir une Reine dans leurs rangs se révélait un bon présage. Puissantes et sages s’avéraient les Reines en temps de crise… Généralement.

« Et tandis que nous déblatérons ici, notre ennemi bénéficie d'encore plus de temps pour se tapir derrière ses abominations et nous prendre à revers ! »

Arion se redressa. Ses yeux gris d’orage se braquèrent dans la direction de la Torhille. Il ne pouvait pas s’empêcher de lui donner raison. L’urgence de la situation lui revint en bloc dans la figure. L’image d’Eriméa s’imprima sur sa rétine, derrière ses paupières clauses. Il se souvenait encore parfaitement de son parfum, de son sourire et de la lumière de ses yeux bleus. Eriméa venait tout juste d’accéder au rang de Chevalier, s’étant liée lors d’une Empreinte mineure avec une Verte… Quand une Marque Noire apparut sur sa jambe, après avoir secourus des enfants piégés dans l’éboulement de leur maison, causée par les crabes géants. Arion s’était juré de trouver le moyen de sauver sa fiancée. Il la guérirait, même s’il devait en mourir. Sa vie n’avait aucun sens sans elle.

Arion Thorne, Chevalier du Màr Luimë, Croc d’Argent et fils de Sénateurs, avait juré de servir son Kaerl au péril de sa vie. Il sauverait le Màr, il sauverait celle qu’il aimait, il sauverait Tol Orëa. Ou il mourrait en essayant.

- Qu'attendons-nous, au juste, pour aller combattre l'Ennemi ? lança-t-il d'une voix hargneuse et grave, en sortant de l'ombre, le dangereux Darakin sur ses talons.



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Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Dim 9 Fév 2014 - 16:08 Répondre en citantRevenir en haut

Meilan-Lavok hochait passablement la tête, après avoir parcouru de son regard séculaire les premiers arrivants. Certains attendaient et d'autres commençaient à marquer des signes d'impatience. Le désir d'aller combattre Drazahir pour lui faire payer ses assauts contre les Kaerls était grand. Comment leur blâmer... Mais il fallait encore attendre que tous soient là. Si certains partaient maintenant poussés par la fureur, ils mettront leur vie inutilement en périple. L'Ombremage devait sans doute les guetter, attendant le moindre faux pas pour les éliminer un à un. Même si ses attaques synchronisées avaient eu besoin de beaucoup de pouvoir, il n'en restait pas moins très dangereux. Rien que de savoir ce que Drazahir avait déjà commis pour le simple goût du pouvoir faisait frisonner le gardien du Manoir. Lui-même était encore affaibli de l'attaque des Morts-qui-marchent, quand il eut usé de ses pouvoirs pour sauver la Dame Neutre et le Seigneur Céleste des ravages de l'incendie. Attenter à la vie des dirigeants kaerlique n'avait pas été qu'un simple coup de tête.

Gardant pour l'instant le silence, il vit arriver par la voie des airs deux dragons. Ces derniers se posèrent et permirent à leur lié de descendre de leurs solides épaules. Peddyr fut le premier à mettre un pied à terre, suivi de Lordan. D'un pas volontaire et presque synchronisé, ils rejoignirent les gens déjà présents. Peddyr les salua brièvement, serrant légèrement les dents à voir autant d'Ardents.

°Du calme Peddyr, ils ne sont pas là pour chercher querelle. Ils sont là comme Lordan et toi, pour aider à combattre Drazahir ou à retrouver les clés. °
°Recroiser Alauwyr la dernière fois finit par me rendre dingue. °
°Ne vas pa croire qu'il a envoyé ces Ardents là pour rempoter la main mise sur les Clés°
°Je pourrais.... Après tout, il serait capable plus tard de dire que le travail a été effectué par ses seuls serviteurs....°
°Oublie veux tu, tu as bien assez d'inquiétude en tête pour songer à autre chose°


Sveargith avait raison. Il tourna le regard vers Lordan, ce jeune chevalier-dragon plein d’allant et décidé. Ils avaient convenu d'un plan qui n'enthousiasmait guère Peddyr, mais tous les deux ayant en commun un expérience bien particulière... Il faudra veiller à se retrouver hors de la voie prise par les autres chasseurs de Drazahir. Et réussir à ne pas se faire piéger.



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
Lordan Ventaren
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MessagePosté le: Sam 15 Fév 2014 - 21:00 Répondre en citantRevenir en haut

La dizaine de jours qui avaient suivi le retour de Lordan au Màr Menel avait été remplie de tant d'obligations que le chevalier avait presque l'impression de se sentir libéré en arrivant en vue des ruines du Manoir. Il eut un choc en voyant les dégâts mais les murs paraissaient solides sous les cendres qui les diapraient de coulées noires et grises et à part le grand dôme, la toiture avait tenu bon .
Durant ces journées de préparatifs, Lordan avait ouvertement accompagné Peddyr dans ses rendez-vous officiels et ceci, après la proclamation du seigneur Zackheim qui avait produit l'effet d'une bombe dans la cité céleste à peine remise de la dure bataille qui l'avait secouée. Le Seigneur s'était exprimé en son nom et celui du Conseil restreint qu'il avait nommé pour éviter les palabres incessants des réunions plénières où , c'était connu, chaque Maison veillait surtout à ne pas voir ses privilèges négligés ou entamés par les ambitions des autres.
Lordan avait apprécié que la proclamation commençât par l'expression du deuil et de la fierté partagés devant le sacrifice consenti par certains et la conduite héroïque de tous. Cette attitude avait permis une victoire qui, pour être éclatante, n'en avait pas moins été chèrement payée, même si les pertes étaient moins nombreuses qu'il avait semblé durant les péripéties des combats.
Certains dragons avaient en effet été signalés comme abattus alors qu'il effectuaient seulement la manoeuvre classique de la chute en vrille avec, sitôt arrivés sous la cité volante, glissement à l'horizontale, et redressement brutal parvenu de l'autre côté. Ce qui était considéré comme un exercice d'acrobatie en temps de paix était devenu une véritable arme, à la fois de défense et d'attaque, devant l'ennemi.. La conduite irréprochable de l'Ancalikon était hautement célébrée et lui valait la reconnaissance de tous les Célestes.
Il était bon aussi que le Seigneur ait imité ses pairs et choisi de demeurer derrière les enceintes de son Kaerl, pour maintenir la cohésion du peuple et superviser l'organisation des deux groupes lancés à l'attaque du Mage maudit. Il avait montré lors du combat contre l'armée des zombies, que bien que peu connu pour ses prouesses guerrières, il n'était ni lâche ni dénué de ressources et sa Maison en profitait pour célébrer les vertus militaires traditionnelles des Galastden, ce qui amusait Lordan qui savait que la moitié au moins des dits Galastden avaient été très irrités par la personnalité ambigüe de leur Héritier et que tous avaient préféré et de loin, son frère aîné, le brillant Kieran.
Enfin, après avoir annoncé que le Gardien avait pu contrôler la chute de l'île aérienne mais qu'il demeurait sous une tension constante et que tous se devaient de l'aider par une vigilance sans faille et un esprit de soutien aux valeurs célestes dont il fortifiait son esprit : Compassion, Vivacité, Patience, la proclamation seigneuriale signalait la présence de Maître Thelrand dans les forces du Màr Menel et le conseil le remerciait de s'être présenté au secours de son kaerl quand l'heure du danger avait sonné, ce qui avait conduit le Seigneur à faire taire les anciennes dissensions.
Lordan était donc plutôt fier de paraître aux côtés du Maître Brun qui avait décidé de se joindre au groupe s'attaquant à la personne même de Drazahir. Leur expérience commune de la possession avait poussé Peddyr à élaborer un plan risqué et pour l'instant encore incomplet dans la mesure où le Mage n'avait pas été localisé avec exactitude même si on avait vu que pour faire agir efficacement sa magie noire, il devait se trouver dans une relative proximité et semblait avoir besoin d'emprunter l'esprit d'un être n'appartenant pas aux royaume des Ombres.

Ayant mis pied à terre, Lordan lança à Hanelvig un amical :

*Sois sage et tiens-toi bien. Pas de bisbille avec les dragons mauvais coucheurs !*

A quoi il lui fut répondu :

*Tais-toi et tiens-toi bien et .Les bipèdes parlent toujours trop !
*


En entrant dans la vaste salle, Lordan suivit Peddyr qui se dirigea vers Meïlan- Lavok auquel s'adressait une jeune personne fort sûre d'elle- même et qui n'annonça cependant pratiquement rien de nouveau
Tout le monde au Màr Menel savait que Drazahir venait de temps immémoriaux. Les recherches aux Archives avaient rapidement mis le fait en évidence. Et que sa magie soit une magie noire et mêlée à la nécromancie, était plus qu'évident après l'apparition des morts porte-parole de leur Maître et leur dissolution en horribles restes devant les citoyens terrorisés. Ce qui s'était passé au Manoir et dans les kaerls l'avait confirmé.
Quant aux clés d'Ouranos, comme tous , l'intervenante en était réduite à de vagues suppositions. La seule information réelle était que Drazahir venait du Màr Taralom, ce qui ne donnait en rien des informations sur le moyen de le combattre;
Les Ardents étaient déjà en nombre et Peddyr avait son sourcil légèrement crispé signe d'un mécontentement qu'il s'efforçait de contenir. On pouvait entendre des remarques frisant l'insolence, réclamant de l'action, un départ immédiat. Une simple aspirante manifestait une inattention vexante, adressée d'ailleurs aux gens de son propre kaerl, et le terme "déblatérer" prononcé devant le Gardien du Manoir était des plus injurieux .
Le chevalier était au courant de la conduite du Gardien, héroïque lui aussi, assumant un effort qui l'avait dix jours auparavant, mené presque au bord de l'effacement psychique. Il semblait remis mais sa pâleur ascétique impressionnait. Il semblait presque transparent, immatériel et fragile comme une ombre . Mais c'était une ombre qui était du côté de la Lumière et Lordan le salua avec la plus grande politesse , honteux que des chevaliers ne montrent pas plus de respect devant un être qui avait sauvé deux Seigneurs de kaerl. Si le chevalier comprenait l'impatience de partir au combat, il ne voyait pas l'intérêt de partir sans connaître au moins la direction dans laquelle aller. Il se tourna vers un chevalier de belle allure qui venait de demander avec irritation, ce qu'on attendait pour aller combattre l'ennemi

-Peut-être de savoir où il se trouve et si on peut le vaincre à l'épée ou si la magie est nécessaire?


Il regretta aussitôt d'avoir parlé mais enfin, si on les avait envoyés ici, c'était justement pour établir ensemble un plan d'action et il ajouta à l'intention de son lié qui avait ouvert un oeil lui paraissant nuancé d'ironie :

* Enfin ! Il faut mieux réfléchir avant une action que s'interroger pendant et se lamenter après !*



Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Dim 23 Fév 2014 - 18:42 Répondre en citantRevenir en haut

Asulil était prêt. Il avait longuement discuté avec son Maître par rapport à tout ce qu’il s’était passé avant. Il avait conscience que ça n’allait pas être simple, que même s’il aller avec les recherches, son état physique actuel ne lui permettant pas vraiment d’aller combattre, ça n’en serait pas moins probablement risqué. Ajoutez aussi le fait qu’il serait surement moins dangereux avec ces livres et son petit poignard, qu’équiper pour combattre, et vous le retrouvez dans les recherches. Car il ne pouvait pas rester au Kaerl à se tourner les pouces en attendant que d’autres lui sauve la peau. Car avec ce qu’il c’était passé, nul doute que sa vie était plus ou moins mise en jeu.

La veille, il n’avait que peu dormi, encore. Il avait passé la nuit à réfléchir à son utilité dans cette expédition. Il ne savait pas encore bien lire, il ne pourrait donc pas décrypter les précieux ouvrages présents dans le manoir… Il avait cogité pendant longtemps et avait eu une idée… Encore fallait-il que les autres acceptent…

Au lever du jour, il s’était habillé chaudement, avait pris sa sacoche avec quelques trucs pour vivre et s’était rendu sur la Grand'Place pour retrouver son maitre ainsi que Faydan. Ils partiraient tout les trois. Autant voir l'elfe partir avec lui n'était pas étonnant, autant le fait qu'il lui dise qu'il ferait les recherches aussi l'avait surpris.

Il écouta les recommandations de l'ancien garde forestier avec attention même s'il n'y répondit pas. Bien entendu qu'il ne parlerai pas de sa marque, ça aurait été suicidaire. Les ardents, plus que les autres, auraient pu vouloir le mettre à la porte quand on savait que l'un d'eux avait causé beaucoup de perte.

Le vol se passa sans encombre et ne fut pas très long. Froid peut-être, surtout pour le Torhil habitué au désert, mais pas long. Asulil en profita pour découvrir un peu plus le paysage environnant. Il n’avait pas eu l’occasion de sortir du Màr et de visiter l’immensité du continent sur lequel il vivait désormais. Ne parlant pas, il retint une exclamation lorsqu’il vit, d’en haut, une partie du Manoir détruit. Quelle tristesse… Combien de livres avaient disparu dans ce qu’il semblait être un grand incendie. Tant de savoir qui ne serait plus jamais lu par personne. Il descendit tranquillement du dragon une fois sur la terre ferme, le remerciant brièvement et se dirigea vers l’entrée de la demeure.
Il hésita pourtant une petite minute, envoyant une petite prière à Gaia et aux Djinns avant d’enfin décider à entrer.

Lorsque ses pas foulèrent le sol, une jeune femme à la chevelure blanche était en train de parler. Se saisissant du discours en route, il s’approcha un peu pour mieux entendre et parcourir la salle des yeux. Lui ne savait rien sur ce Drazahir… Juste qu’ils n’avaient pour l’heure, plus de dragons vus que ses particules recouvraient encore quelques lieux du Kaerl Celeste. Il ne prit donc pas la parole et se contenta d’écouter en silence tout en essayant de voir s’il connaissait des têtes.

La première qui attira son attention fut une jeune Torhil, pas très grande, avec qui il avait déjà eu l’occasion de… discuter longuement. Mave était son nom, et il n’avait pas spécialement envie de se retrouver près d’elle. Il eut mal à la tête rien que de pensée à cette soirée.

Chacun semblait montrer une certaine impatience d’aller tuer le vilain. Mais partir à l’aveuglette n’allait aider personne… Il alla s’avancer pour dire quelque chose, mais son regard se posa sur Peddyr. Pas encore… Il fit un pas sur le côté et posa instinctivement sa main sur son poignet. Ça allait encore mal tourner s’il était là, c’était obligé… Partout où il allait, il y avait un drame…

Il hésita longuement avant de parler. Finalement il décida de ne rien dire, mais il n’en pensait pas moins. Il ne s’exprimait pas beaucoup d’ordinaire, mais son entrainement avait au moins eu un effet positif. Il avait un tout petit peu plus confiance en lui. Il s’exprima doucement, sans bouger.

- Mais… il faudrait un moyen… De communiquer entre nous non ? Parce que si les chasseurs partent… À l’aveuglette… ils vont juste tourner en rond… Non ? Enfin je pense.

Et il ne savait pas du tout comment ils pouvaient faire pour parler entre eux, d’aussi loin. Il fallait aussi que chacun s’exprime sur ce qu’il voudrait faire, pour faire deux groupes, faire connaissance… Ça ne semblait pas gagné…





Dernière édition par Asulil Addraeddry le Sam 8 Mar 2014 - 11:20; édité 1 fois
Ñiniel Iserimir
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MessagePosté le: Lun 24 Fév 2014 - 22:17 Répondre en citantRevenir en haut

Peu après l'attaque, Ñiniel avait été transportée d'urgence à l'infirmerie où elle fût soignée par la magie du Guérisseur Céleste. Elle ne gardait que très peu de souvenirs des événements survenus et se remémorait parfois d'une brève image, d'un bruit, le tout recouvert d'un épais nuage opaque. Elle se souvenait de manière trop générale à son goût d'une attaque au Màr, de l'éboulement d'une salle des Archives, de rayons aveuglants...et très vaguement d'une voix d'homme. Et plus elle faisait d'efforts pour essayer de se souvenir, plus Ñiniel s'épuisait et perdait patience. La sensation de son corps disloqué la désespérait un peu plus chaque jour. Ce n'est que maintenant que l'Ondine se rendait compte du bonheur de tenir sur ses deux jambes, de se sentir légère et mobile. Chacun de ces petits gestes quotidiens était une épreuve épuisante qui ébranlait la volonté de la jeune femme.

Elle eut, pendant ces moments de solitude et lassitude, le loisir cependant de rencontrer le guérisseur du Kaerl Céleste, et se mît à échanger avec lui sur les moyens de guérison qu'il avait en sa possession. Si au début l'Ondine râlait de la façon dont il se servait des onguents qu'elle reconnaissait -"Non mais pourquoi l'avoir fait bouillir? La Nár Lusta est bien plus active lorsqu'elle est simplement écrasée peu de temps avant d'être appliquée."-....-"êtes-vous bien sûr que je peux le boire? L'avez-vous fait infuser 3 ans durant avec la tige à l'intérieur?"..., mettant la patience de Nalesean rudement à l'épreuve, elle avait par la suite reconnu l'érudition du guérisseur et lui vouait dorénavant une dévotion sans bornes, obéissant les yeux fermés lorsqu'il s'agissait de soins.

Ñiniel se rétablissait petit à petit, mais était faible au demeurant. La mémoire peu à peu revenait elle aussi, et l'Ondine se souvenait maintenant de tout, ou presque. Alors qu'elle était toujours en convalescence, elle entendit les aides-guérisseurs qui revenaient d'un rassemblement général. Elle pût saisir que Zackheim, le Seigneur de leur Kaerl avait pris la parole et annoncé les prochaines étapes après avoir résumé la situation. Ñiniel demeurait rêveuse; elle n'avait pas eu l'occasion de rencontrer le Seigneur, et bien que trépignant au fond de son lit, s'était résignée à ne pas faire sa connaissance dans l'immédiat. Elle aurait tout de même donné beaucoup pour assister à cet événement oratoire; c'était toujours un exercice difficile duquel l'Ondine raffolait.

Ne voulant pas gêner les blessés, les aides murmurèrent derrière un rideau tiré les dernières informations qui ne manquèrent pas de tomber dans l'oreille tendue de Ñiniel.

"Tous les autres ont été attaqués en même temps...! Quel pouvoir cet Ombremage doit-il avoir pour une telle chose?..."

"Et ce rassemblement inter-Kaerl? La situation est certainement gravissime pour en arriver là...."

"Moi j'irais plutôt chercher les clés...je ne suis pas certain que Drazahir et son Dragon, Nidhögg, soient si vulnérables...après ce qui s'est passé! Je doute de nos chances....la solution est dans les clés j'en suis sur! Elles doivent détenir un pouvoir suffisamment important pour qu'il les convoite au point de provoquer la fureur des trois Kaerls...c'est avec elles que nous pourront le vaincre!"

Ce à quoi rétorqua silencieusement son interlocuteur:

"On ne sait rien de ces clés! Le temps qu'on trouve, l'Ombremage aura mille fois le temps de revenir nous "poser" la question et nous détruire pour de bon! Il faut tenter! Moi je partirais à sa recherche sans perdre plus de temps!"

Bon. Ñiniel en savait maintenant assez. Elle se redressa sur son lit et tenta d'en sortir avec moult précautions. C'est son dos qui la faisait le plus souffrir; chaque mouvement de ses bras, épaules, et même de sa tête, chaque posture devait être prévue à l'avance pour éviter la moindre complication. Le bandage l'enserrait tel un corset et, raide comme un piquet, Ñiniel avait beaucoup de difficultés à se mouvoir.

C'est alors que Lyam passa la tête à l'infirmerie; lui aussi avait assisté au discours et venait tenir Ñiniel informée. Mais l'Ondine devança toute parole.

"Ah Lyam! Il faut qu'on y aille! J'ai commencé à chercher des informations sur les Clés d'Ouranos: je veux en être! Si on met nos connaissances en commun, on trouvera peut-être quelque chose. Peux-tu m'aider à y aller? Tu te rends compte? L'union des trois Kaerls contre un seul et même ennemi? On ne peut pas louper ça, c'est l'événement de notre vie!"

L'enthousiasme et l'excitation de Ñiniel la poussa hors du lit de manière si imperceptible qu'elle fut presque surprise de cet exploit. La jeune femme, enfin sur ses deux pieds, dut cependant s'asseoir sur une chaise avoisinante pour enfiler en grimaçant de douleur ses sandales en toile, et récupérer quelques effets comme son collier, collier qui calma aussitôt Ñiniel dès qu'elle l'eut aperçu. Ce n'est qu'une fois entre ses doigts qu'elle se souvint de ce passage de l'attaque. Son regard s'assombrit tandis qu'elle le tenait toujours dans sa main. Elle aurait pu commencer à y penser et essayer de trouver une raison plausible à ce qui s'était produit, mais la jeune femme n'aurait pu fixer sa concentration, et sur son collier, et sur les Clés d'Ouranos. Elle choisit d'attirer son attention sur le plus urgent.

"Nous verrons cela plus tard..." Se dit-elle avant de le remettre à son cou. Puis se tourna doucement et prudemment vers son interlocuteur.

"Quand pouvons-nous y aller?"

Lyam était estomaqué; il n'avait absolument pas prévu d'une telle volonté chez la jeune Ondine, et n'avait jamais envisagé de l'emmener. Son air embêté et gêne n'échappait pas à Ñiniel qui cessa de sourire et plongea son regard cristallin dans les yeux du Torhill.

"Chercher les clés n'a rien d'un combat physique...cela fait trop longtemps que je suis enfermée ici, Nalesean a fait un travail formidable et même si mes gestes sont encore douloureux, je n'ai plus de blessures. S'il te plait; j'en suis capable..."

"Attends-moi un instant..."

Un peu persuadé mais toujours peu convaincu, Lyam avait besoin de l'accord du Guérisseur pour la laisser partir avec lui et était parti à sa recherche. Ñiniel pendant ce temps, ne pût que tenter de deviner son intention tout en se tordant nerveusement les doigts avant de connaître la réponse du Chevalier. L'attente sembla interminable.

"Désolée Ñiniel…je ne peux pas t’emmener… " dit-il en passant la porte de l’infirmerie en sens inverse. Il n’avait même pas osé la regarder. L’Ondine resta immobile sur sa chaise, figée. Il lui fallut quelques minutes pour réaliser qu’elle ne participerait pas à l’évènement le plus important de sa triste vie. Au lieu de cela, elle resterait cloîtrée dans un lit, dans l’ennui et dans l’oubli.

Quand enfin elle entendit des pas, ce ne furent pas ceux de Lyam: Persée et Nalesean s’étaient tous deux avancés vers elle ; à cet instant Ñiniel avait compris que sa Maîtresse Dragon avait plaidé en sa faveur, et qu'elle allait s'envoler pour le Manoir. Un large sourire s'afficha sur le visage de l'Aspirante qui allait se confondre de remerciements et gratitude. Mais le sourire cessa aussitôt lorsque Persée lui passa un formidable savon. Les mots avaient été durs mais ils n’étaient que vérité : l’Ondine avait été inconsciente et pris des risques de manière irréfléchie.

Nalesean prit ensuite la parole d'un ton sévère après la réprimande de sa Maîtresse-Dragon.

"Mais ne crois pas t'en tirer ainsi. Tu es encore en convalescence et le voyage te sera particulièrement douloureux. Avant de partir tu boiras ceci, qui devrait atténuer la douleur...et autant de fois que nécessaire. Et voici une pommade: à appliquer une fois par jour. Si je te revois ici parce que ce voyage t'est insupportable, je peux te dire que je n'irai pas de main morte pour te guérir...et tu seras privée de visite jusqu'à guérison complète, entendu?"

Ñiniel grommela un oui qu'elle dut répéter haut et clair à la demande de Nalesean. Elle n'aimait pas du tout qu'on la remette ainsi à sa place, et c'est parce qu'elle savait qu'il avait raison que Ñiniel acquiesça sans autre forme de procès. Elle prit sirop et pommade et les enfourna dans sa petite sacoche, avant d’oser jeter un air interrogateur à ses deux interlocuteurs. Persée lui avait souri, et l’Ondine crut y déceler une pointe de fierté dans son regard, ce qui eut le don de lui donner le courage nécessaire pour repartir à l’aventure. Elle se leva alors et s'aida du bras de Nalesean pour rejoindre Vraël qui l’attendait sur la Grande Place.

~~~~~~~~


Lorsqu'elles arrivèrent au Manoir, elles n'avaient toujours pas prononcé un mot. L’Ondine n’était que peu rassurée de voyager ainsi seule à dos de Dragon et serrait les dents; comme l'avait prédit Nalesean, et même si la Bleue avait tout tenté pour lui offrir un vol doux et peu chaotique, son dos la martyrisait, mettant son humeur à rude épreuve.

Le bruit de voix les guida vers le lieu de rencontre. Assurément les discussions avaient déjà commencées.
Lorsqu'ils arrivèrent, beaucoup de personnes étaient déjà présentes. Elle reconnut Lordan dont elle avait fait la rencontre il y a de cela quelques temps déjà, en compagnie d'un homme qu'elle n'avait pas croisé au Màr Menel. Pas de Luckor ou Persée en vue. Mais quelques Dragons, dont un, gigantesque et rouge, magnifique. Ñiniel fut subjuguée et eut quelques difficultés pour détourner son regard, jusqu’à ce que Vraël lui émette un petit grognement.

Mais que d’impatients. Beaucoup semblaient trépigner, ne demandant qu’un effectif au complet pour mieux se séparer et s’atteler à la tâche. Ñiniel et la belle Bleue avaient loupé le début de la discussion, mais au fond peu leur importait. Un peu plus loin, l’Ondine aperçut un Torhil qu’elle connaissait bien : Lyam la regardait en souriant ; ainsi il savait que Persée la laisserait venir. Tous quatre se retrouvèrent et s’avancèrent discrètement vers la table centrale. Lyam tira la chaise bruyamment avant d’intimer silencieusement à l’Ondine de s’asseoir. Ce qu’elle accepta avec soulagement ; non seulement elle supporterait mieux sa douleur, mais cela lui permettrait de mieux observer les protagonistes du Manoir. Rien n'avait encore débuté se rassura-t-elle.




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MessagePosté le: Dim 2 Mar 2014 - 18:17 Répondre en citantRevenir en haut

Sa sacoche en cuir vieillit sur l’épaule, Alrüne refermait et verrouillait la porte de sa chambre. Glissant sa clé dans ladite sacoche, elle ajusta son manteau, décidément trop grand pour elle bien que chaud et confortable, remonta le col de fourrure sur sa gorge nue avant de s‘enfoncer lentement dans le couloir. Son pas se voulait volontaire et assuré mais la jeune femme était fatiguée, toujours en proie à cette maladie inconnue qui la rongeait lentement.
Les symptômes ne lui semblaient pas s’aggraver mais ils ne s’atténuaient pas non plus, malgré les jours qui passaient. Pourtant, elle se refusait toujours à aller voir la guérisseuse du Mar, sûrement à cause d’une quelconque fierté mal placée qui l’empêchait de montrer sa faiblesse actuelle. Ou peut-être parce qu’elle craignait simplement d’entendre la vérité à son sujet, de savoir ce qui était à l’origine de tous ces maux. Peut-être avait-elle simplement peur d’apprendre …

La Neishaane tenta de balayer ses doutes en se concentrant sur son objectif actuel, à savoir rejoindre le manoir d’Ael Alfirin où devait se tenir la réunion des forces contre l’Ombre qui menaçait Tol Orëa. Elle avait été l’une des rares à se porter volontaire, sur les conseils de sa Maîtresse, Dinjelaï Al’Ysiria. Celle-ci lui avait aussi avouée qu’elle risquait d’être très occupée dans les moments à venir avec les affaires du Kaerl, que ça pourrait lui être une expérience bénéfique de surcroît. Alrüne avait donc accepté, portée par l’espoir d’acquérir de nouvelles connaissances qui pourrait l’aider dans sa quête de force, plus que par l’envie réelle de venir en aide pour vaincre Drazahir.

A présent, la jeune aspirante se dirigeait vers la place de l’Agora où l’y attendait Doryl et son lié, le brun Anduras, prêts à l’emmener sur son lieu de rendez-vous. Parce qu’il faisait partit des rares chevaliers qu’elle connaissait, elle était venu le solliciter un peu plus tôt pour la conduire au manoir. Bien qu’il ait un peu rechigné au départ, Doryl avait finit par accepter après que son dragon est intercédé en la faveur de la Neishaane.
Le voyage, même s’il serait bien moins long que le précédent du genre, promettait d’être éprouvant dans son état de fatigue, aussi s’était-elle chaudement équipé pour résister au mieux aux températures particulièrement basses des hautes altitudes. Mais son manteau était définitivement trop grand pour elle et traînait presque par terre … Tant pis, il remplirait parfaitement son rôle malgré ça. Sa sacoche sur l’épaule, alourdit par les vivres et les quelques livres qu’elle avait jugé utile d’emmener, elle arriva enfin à destination et s’approcha des deux compagnons.
Ils échangèrent des salutations polies, Doryl taquina un peu la jeune aspirante en constatant sa fatigue, son brun le rabroua gentiment puis, sans plus de cérémonies, tout trois se mirent en route pour le manoir d’Ael Alfirin.

*****


Alrüne mit doucement pied à terre non loin du hall d’entrée du manoir, avec l’aide d’Anduras qu’il lui facilita la descente. Elle s’étira de tout son long, les membres engourdis par le voyage, avant de se tourner vers le chevalier, toujours perché sur l’encolure de son lié.

- Bon, c’est ici que nos chemins se séparent. Sois prudente, gamine, déclara Doryl non sans un certain sérieux, conscient de la situation.
- Je le serais. Merci à vous deux de m’avoir emmenée jusqu'ici, répondit-elle, reconnaissante.

Le brun tourna doucement sa tête massive vers la jeune femme, effleurant son front de son museau, son souffle chaud agitant quelques unes de ses mèches blanches.

° Je connais ton amour pour les balades nocturnes, Aspirante, mais tu devrais t'y abstenir par les temps qui courent et ne pas t'éloigner du manoir. Car la nuit est sombre et emplie de terreur. Surtout hors du Kaerl. °

Elle ne sursauta pas, cette fois-ci. Elle avait appris à s'habituer à ce genre de conversation et avait eu quelques occasions pour s'entraîner à protéger ce qu'elle ne souhaitait pas montrer. Plongeant son regard dans celui opalescent du dragon, elle répondit avec naturel :

° Je te remercie pour tes sages paroles, Anduras. Je tâcherais de faire attention. °

Elle s’éloigna ensuite simplement du duo, qui ne tarda pas à regagner les airs, et entra dans la grande demeure, dont le piteux état faisait peine à voir. Sûrement un incendie, à en juger par les murs noircis et le mobilier calciné par-ci, par-là. L'odeur de brûlé qui flottait encore lui fit froncer le nez, ramenant quelques souvenirs particulièrement désagréables à la surface de son esprit, qu'elle s'efforça d'ignorer pour se concentrer tant bien que mal sur le moment présent.

Progressant à pas prudent, elle rejoignit les autres volontaires dans ce qui lui semblait être le hall principal du manoir. Elle parcourut l’assemblée des yeux, ne reconnut aucun visage familier, et décida de se faufiler, telle la petite souris qu’elle était, à l’écart de la foule.
La Neishaane posa finalement sa sacoche au pied de l’une des majestueuses colonnes du hall, massant un instant son épaule endolorie par le poids de son contenue, avant de s’appuyer toute contre, baladant son regard océan dans la grande pièce.
De nombreux intervenants prirent la parole, certains arguant de se lancer dans la bataille sans plus tarder, d’autres prudents tentant de tempérer ces esprits échauffés. Les derniers, dont elle faisait partit, observait simplement en attendant de savoir comment se déroulerait exactement la suite des opérations.
Alrüne soupira doucement, remontant le col de fourrure de son manteau pour la énième fois. Elle avait déjà hâte que tout cela se termine …




Persée Garaldhorf
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MessagePosté le: Jeu 6 Mar 2014 - 11:43 Répondre en citantRevenir en haut

Vraël observait les uns et les autres de ses grands yeux vigilants depuis leur arrivée. Sitôt Ñiniel descendue de son dos, elles repérèrent Lyam et Reyn près d’un pilier. Le Torhil fit un signe et un léger sourire un peu crispé. Mais Vraël devina qu’il ne s’était encore rien passé. Elle joignit son esprit à celui de son frère Bronze sans tarder, en quête de réponses.

° Reyn, comptes-tu combattre, toi aussi ?
Non… Lyam ne peut pas participer. On l’a assigné aux relations extérieures, comme membre d’escorte je crois, pour les contacts avec le Màr Luimë. Puisqu’il a sa tante là-bas… Nous restons seulement pour transmettre les paroles de Meilan-Lavok au Seigneur Zackheim.
Je comprends…
Et toi ? Comment va ta Liée ?
Persée se remet. Elle a pris un sacré coup sur la tête pendant la bataille. Je dois partir. Porte-toi bien, mon frère. Vol lointain !
Vol lointain, ma sœur ! °


Vraël donna un léger coup de museau dans le bras de l’Aspirante Iserimir, la prévenant de son départ. Elle sortir ensuite du Manoir, étendit ses ailes pâles et bondit dans le ciel. Elle avait un autre passager à déposer. Si Persée n’avait pas changé d’avis entre-temps…

L’Ancalikon porta une énième fois la main à sa tempe gauche. Elle pouvait sentir la fine cicatrice rugueuse sous ses doigts. Se rendant compte de son geste, elle baissa son bras dans un geste agacé. Cette marque à la tempe, à demi cachée par ses mèches d’un blond cendré, allait rester longtemps. Et ce n’était rien comparé à la multitude de muscles endoloris et d’égratignures qui couvraient son corps. Elle avait eu de la chance de s’en tirer à si bon compte, Flarmya soit louée ! Elle se frotta le haut du nez en soupirant. La fatigue accumulée la rendait nerveuse et agressive. Voir Ñiniel partir lui avait retourné l’estomac. Mais elle ne pouvait pas retenir l’Ondine ici. Elle avait son propre destin à accomplir. Qui était-elle pour contrarier les plans des Dieux, Zakeriel en soit témoin ? C’était le choix de Ñiniel et Persée refusait d’enchaîner à nouveau - mais pas au sens propre - ses Aspirants au Kaerl de peur de les perdre ou de trop influer sur leur destinée.

La présence chaude et rassurante de Vraël se fit plus insistante dans son esprit. Elle se redressa d’un bond et sortit dans la cour intérieure derrière les Spires. La Bleue se posa devant elle, les ailes encore largement déployées comme prête à partir.

° J’ai parlé à Luckor. Il est prêt.
Tu lui as passé un savon, à lui aussi ?
Evidemment ! Ce n’est pas parce qu’ils se sont conduits avec bravoure, Ñiniel et lui, qu’il faut les encourager à ne pas réfléchir avant d’agir ! °

Persée roula des yeux exaspérés tandis que Vraël émettait un son semblable à un gloussement dans son esprit. Lukcor apparut enfin. La Maîtresse Bleue ne put s’empêcher de dévisager son Aspirant, le visage à demi caché par ses cheveux volant au vent. Voir aussi Luckor partir était à la fois un soulagement et un nouveau sujet d’inquiétude. Elle retint un soupir et se souvint jadis avoir envié certains Maîtres Dragons. Mais comment être une bonne Maîtresse si on s’attachait autant à ses Aspirants ? Elle se reprit, affichant une expression impénétrable.

- Bonne chance, Aspirant Mornelac. Que Flarmya te guide.

Vraël prit son envol peu après, emportant l’Aspirant vers le Manoir d’Ael Alfirin. Le temps qu’elle rentre ensuite au Màr Menel, Persée avait bien le temps de prendre un thé.





Dernière édition par Persée Garaldhorf le Dim 23 Mar 2014 - 21:25; édité 1 fois
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Legundir Unarion
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MessagePosté le: Jeu 6 Mar 2014 - 23:15 Répondre en citantRevenir en haut

Legundir n’avait que brièvement hésité à prendre son envol pour lutter contre Drazahir et les raisons étaient nombreuses… Le combat que les célestes venaient de livrer quelques jours auparavant avait laissé quantité de cicatrices présentes dans tous les esprits et pour longtemps… Cependant pour l’Arken et beaucoup d’autres, il n’était pas acceptable d’attendre la prochaine attaque en pleurant sur son sort sans rien faire pour éviter que cela se reproduise… La meilleure défense est l’attaque lui avait dit son Maître à plusieurs reprises. C’était vrai mais il fallait néanmoins une attaque judicieuse et non suicidaire et vaine et rejoindre des membres des autres kaerls était les prémices d’une telle attaque. Il fallait trouver leur adversaire et également récupérer le maximum d’information sur lui et surtout sur ces maudites clés afin de lui couper l’herbe sous le pied.

Des raisons de partir, il y en a beaucoup… Cela aurait pu être la vengeance, par peur mais il n’en était rien pour l’ancien garde forestier… Non, la première d’entre elles était que son aspirant, Asulil, comptait aller enquêter sur les clés d’Ouranos. N’étant pas lié, ce dernier aurait besoin d’être transporter et qui d’autre que son Maître pouvait s’acquitter de cette tâche. Il est vrai que n’importe quel autre Maître ou chevalier aurait aisément pu le déposer au manoir… Cela aurait pu être vrai dans une autre situation, cela aurait pu être vrai il y une paire de jours, cela aurait pu être vrai avant qu’Asulil et lui ait eu cette conversation… Mais l’état du Torhil préoccupait Legundir et l’accompagner était une façon de veiller sur lui tout en continuant sa formation et se rendant utile dans cette guerre.
L’elfe s’était assuré que tous les membres de l’Escadron d’Elite seraient présents au Kaerl pour veiller sur la sécurité du Màr et de leur seigneur, en dehors d’une paire de ses hommes, de son second Lordan et de lui-même bien évidement. Il avait laissé également des consignes claires et strictes ainsi que l’ordre de le prévenir immédiatement des faits importants qui auraient lieu au Kaerl.

Une fois ses affaires d’Arken réglées il avait préparé son paquetage, des couvertures chaudes, un set d’écriture comprenant des feuillets, deux plumes et un encrier, des bougies et des pierres à étincelles pour les allumer ainsi que de nombreuses autres choses, notamment quelques armes légères et des vivres pour une bonne semaine.

Bien équipé et non sans avoir écrit une missive à sa douce, il s’était rendu au Valarëa où la triade - Faydan, Asulil et lui-même - devait se retrouver pour rejoindre le manoir.



Le trajet fut rapide, toutefois il y avait tout loisir de discuter et puis Legundir voulait profiter des derniers moments où il serait seul avec son aspirant pour parler librement. Bien sûr il pourrait le faire par le don mais cela n’était pas la même chose.

- As-tu pu te reposer un peu Asulil ? Ca ne sera pas de tout repos et même si nous n’allons pas à la chasse, notre tâche est néanmoins importante.

Nous allons devoir travailler avec des engloutis et des ardents… Il faudra rester sur nos gardes surtout concernant ces derniers. Par le passé j’ai déjà dû partir en quête avec certains de leurs membres, dont leur seigneur… Je ne m’en suis pas trop mal sorti mais d’autres célestes ont eu des mésaventures. Alors ne leur donne pas une confiance absolue… Si ils ont intérêts à ne pas nous chercher querelle, ils n’en restent pas moins opportunistes et ils pourraient très bien se défaire de de nous si l’occasion se présente.


- Oh encore une chose Asulil… Il est inutile de parler de ta marque aux autres… du moins pour le moment… Et si tu sens quelque chose de particulier que ce soit en rapport avec ta marque ou non, préviens-moi… Soit directement soit via le don et Faydan.



L’elfe nota sans difficulté les dégâts subis par le manoir. Il n’y était pas retourné depuis longtemps mais cela sautait aux yeux de tous.

- L’avantage c’est que tu pourras y entrer cette fois mon gros.

° Mon maigrichon de bipède oublie que je peux être moi aussi sur deux pattes… °

Une fois posé au sol, l’Arken s’assura d’avoir ses armes sur lui, bien à leur place et avança lentement, laissant le temps à son lié de prendre forme humaine. L’elfe entra silencieux, une Neishaane parlait, une ardente très certainement à voir son ton suffisant, et il se contenta dans un premier temps d’observer qui était présent. Il hocha la tête envers les membres des autres kaerls, la baissa un peu plus à l’intention des célestes et salua plus amicalement Lordan. Legundir n’était pas arrivé le premier mais pas le dernier non plus du moins il l’espérait.

Lorsque Asulil toucha son poignet il lui donna une petite tape dans le dos pour l’encourager et lui signifier qu’il était là en cas de besoin. Il prit ensuite la parole assez simplement.

- Mes Saluations Seigneur et Gardien Melian-Lavok. Je suis Legundir Unarion, Maître Céleste, voici Faydan mon lié ainsi que Asulil mon aspirant prometteur. Merci de nous recevoir aussi rapidement après ces événements difficiles et épuisants. Nous tacherons de ne pas vous compliquez la tâche.

Il serait bien en effet de pouvoir communiquer, le plus simple étant le don… Tachons d’avoir des chevaliers et des Maîtres dans chacun des groups et sous groups.


L’ancien garde forestier s’attabla ensuite tout comme Faydan qui n’avait presque pas quitté des yeux la tablée depuis leur arrivée. Après tout il ne fallait pas rester le ventre vide avant de tels événements et les repas paisibles tels que celui-là risquaient de se faire rare à l’avenir, autant en profiter.
Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Jeu 13 Mar 2014 - 16:30 Répondre en citantRevenir en haut


Meilan-Lavok
Valheru Maudit - Gardien du Manoir d'Ael Alfirin


Le Gardien du Manoir avait légèrement hoché la tête devant l'impatience de certains des arrivants à aller combattre l'adversaire. L'amertume de l'assaut de leurs Kaerls se comprenaient mais s'ils n'appliquaient pas patience et méthodologie, fonçant d'or "et déjà tête baissée, Drazahir n'aurait qu'à les cueillir à sa façon pour les réduire à néant. D'un regard vénérable, il sonda chaque personne présente. Il croisa celui de Thorne, et termina par Mave.

''Je comprends votre désir d'aller de nouveau combattre, de venger l'immondice que vous avez tous subie, mais ne sous-estimez pas l'adversaire. Le Mage Drazahir a peut-être usé de puissance pour lancer une offensive coordonnée sur les trois Màrs, mais il n'est pas totalement affaibli pour autant. Il est intelligent et dangereux. Soyez sûr qu'il doit sans doute vous attendre et veillera à vous faire échouer dans votre entreprise de le rendre au Néant. Il fera tout pour vous détruire,quitte à vous faire retourner les uns contre les autres. ''

Il leva doucement une main ridée en direction de Ruri, avant d'étendre un geste vers les jeunes gens venus contribuer aux recherches sur le mystère des clés.

''La connaissance sera la solution à la chute de votre ennemi commun. Et l'un d'entre vous a déjà émis une piste. Drazahir a mis la main sur la Clé du Kaerl Maudit, provoquant la fermeture de l'interstice. S'il venait à posséder les trois autres, il ne fera pas que lancer un sort occulte... Il pourrait dominer le Rhaëg entier ! D'où l'importance vitale de les trouver avant lui. Si nous y parvenons, nous pourrions réussir à le contrer sur l'utilisation de la clé qu'il détient''

Et bien plus. Rien que de savoir cela risquait de se produire le fit blêmir. Si Drazahir y parvenait, ce serait la fin de tout ce qu'ils avaient connu. ''La nécromancie n'est pas le seul art occulte qu'il ait appris. Et comme il a acquis de la magie interdite, nul doute est possible quand à sa localisation. ''

Il savait que c'était là l'information primordiale qu'attendaient les quelques impatients et les autres liés venus pour se joindre à la Chasse.

''Vos Seigneurs avaient compris que l'Ombremage se trouvait sur la Terre de l'Aube. Il demeure actuellement au Kaerl interdit, celui qui fut Maudit.''

Au Màr Agarwaen même. Qui sait ce que Drazahir avait promis, avec conviction ou sous la menace à la pauvre Aubiade. Ce Màr était devenu dangereux depuis sa chute, hanté par les esprits de ses anciens occupants. Trouver l'Ombremage ne serait pas aisé. Puis il porta son attention sur l'aspirant Asulil. Il hocha de la tête quand à la suggestion de garder le contact entre les deux groupes et fixa avec une grande attention Legundir.

''Maître Unarion, vous serez le Maître-dragon qui se joindra aux Chercheurs. Je ne doute pas de votre concentration et de votre écoute pour veiller à tout ce qui touchera à la communication. Vous pourrez apporter vos conseils à ces jeunes gens, que je mènerai dans quelques instants à la Grande Bibliothèque. N'hésitez pas à écouter aussi leurs découvertes et leurs conclusions. Le travail d'esprits vifs réunis sera plus productifs. Avec votre lié, vous serez le communiquant entre les deux groupes. Cette idée émise de votre aspirant et de vous est très judicieuse. ''

Meilan-Lavok n'oublia pas les Chasseurs et ne voulut pas les rendre plus impatients qu'ils n'étaient. Bien plus nombreux par la présence de certains dragons, il leur faudrait être ''commandé''. S'il n'y avait pas une tête dirigeante, l'animosité entre les trois corps kaerliques ressurgirait et ils deviendraient dès lors une proie facile pour Drazahir. Deux Célestes et leurs liés, un chevalier-dragon neutre, une Chevalière-incarnate et deux aspirantes ardentes...(j'espère que j'oublie personne. Me frapper si j'oublie un chasseur). C'était là un mélange explosif, surtout au vue des caractères forts présents. Il se tourna vers chacun des Chasseurs présents

''Vous savez où se terre désormais Drazahir. La magie et l'épée seront vos armes, en plus du
souffle de vos dragons. Ne sous-évaluez pas Drazahir. Il sera loin d'en avoir fini avec vous quand il se sentira pris en chasse. et pour assurer la cohésion de votre groupe de Chasseurs, il vous fait un meneur. Sachez que le choix m'a été difficile et qu'il n'est nul question d'une primauté kaerlique ou autre... Lilwen Izil, comme vous portez le titre équivalent d'Ambassadeur au sein de votre Kaerl, il sera de votre devoir de mener vos alliés jusqu'à la tanière de Drazahir, de le débusquer et de l'anéantir. Ecoutez les conseils de vos pairs, comme vous saurez, j'en suis certain, leur en donner. La cohésion vous sera vitale''


Oui le choix avait été difficile et mûrement réfléchi. malgré tout, le doute du choix persistait.

Le Chevalier-dragon Thorne malgré sa hargne était un Croc d'Argent, bénéficiant d'un rude entraînement ; il aurait pu être à la tête de ces gens. Le Maître Peddyr et le Chevalier Lordan possédaient eux aussi des compétences de meneur d'homme, et avaient un plus qui pourrait être utile contre Drazahir, une expérience commune. Les trois hommes cités étaient des combattants. Il leur faudrait agir comme tel. Lilwen apparaissait plus comme une ''dirigeante'', comme celle qui parlerait, conseillerait et dicterait les actions. Pour les deux aspirantes, elles sauraient trouver une place sur le dos des dragons adultes présents. L'avenir proche parlerait pour le choix du Gardien du Manoir. Seul l'Oracle connaissait déjà la réponse.

Déjà il fit quelques pas vers la partie préservée du Manoir, invitant les jeunes Chercheursà venir le rejoindre, tout en gardant ses yeux d'Anciens sur les Chasseurs. Il s'adressa de nouveau à eux. Les [i]Chercheurs pourraient par la suite bénéficier de son aide pour trouver le secret des Clés d'Ouranos, malgré les limites qui lui étaient imposées.

''Le Kaerl Maudit reste un lieu dangereux, avec ou sans Drazahir en son sein. Ne perdez pas votre foi et votre cohésion. La Terre de l'Aube a déjà connu bien des péripéties et a toujours été protégée par ses protecteurs, tels que vous. Aujourd'hui, c'est le Rhaëg entier qu'il faudra préserver de la soif de pouvoir de Drazahir. Il sera prêt à tout pour l'étancher. Même à vous tuer sans aucun remords. Il l'a déjà fait par le passé, il recommencera s'il le faut sans hésiter. Voyez-le comme un monstre, comme un être abominable, même si autrefois c'était un des vôtres. Même son dragon n'est plus un Enfant de Flarmya de par ses crimes envers ses frères-dragons. ''


Une lueur peinée voila doucement ses yeux. Ce qu'il annonça était des mots durs, surtout pour un être tel que lui.

''Il ne mérite pas la compassion ni la pitié....''


[Voili voilou, j'espère que j'oublie personne. Si un truc foire, m'en faire par de suite, je changera sans hésiter ^^. Je propose pour les Chercheurs de poster ici à la suite de ce topic et pour les Chasseurs d'ouvrir un autre topic, directement dans les Landes. Est ce que Lilwen se sent prête à assumer ses nouvelles fonctions tout en ouvrant le dit topic ? Evil
En Chasseurs, nous aurions donc Thorne, Mave, Lilwen, Ayae, Peddyr, Lordan
En Chercheurs, nous aurions Luckor, Ruri, Niniel, Asulil, Asshai, Alrüne.
Lhain aussi ?

Pour le postage, là pour ce topic ci, les Chercheurs peuvent déjà posté, on suivra le tour après coup vu que les Chasseurs vont aller ailleurs (ouste xD) ]



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons


Dernière édition par Peddyr Thelrand le Ven 14 Mar 2014 - 05:35; édité 1 fois
Ayae Mugetsu
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MessagePosté le: Jeu 13 Mar 2014 - 23:51 Répondre en citantRevenir en haut

Une lame battait sa cuisse, à l’abri d’un fourreau de cuir. Elle ne se faisait guère d’illusion sur ses capacités présente à la manier mais elle apprendrait. Oh oui, elle apprendrait. Lilwen avait commencé à l’entrainer –certains bleues sur ses côtes et ses bras n’avaient pas encore totalement disparus - et elle savait que ce n’était qu’une question d’entrainement et de temps. Et en attendant, cela pourrait toujours faire illusion ou lui servir en dernier recours. Elle faisait bien plus confiance à la dague qui dormait contre son bras sous la large tissu de ses manches.

Elle l’avait suivie à travers la cours, veillant à ne pas perdre une miette du spectacle. Plusieurs dragons attendaient…. Mais ils n’étaient pas grand-chose face à l’incarnate qui se posait. Bien sûr, Ayae avait conscience de n’être pas très objective mais elle jugea qu’elle pouvait bien accorder la primeur à la Liée de sa Dame. Une incarnate avait tout de même plus de prestance que la plupart des autres dragons. Aidée par la main tendue de la chevalière, elle se hissa à sa suite sur le dos de Sethyl.

De cette histoire d’ennemis, elle n’avait eu que des récits de première main, mais ces récits-là étaient suffisants pour mobiliser le Kaerl entier. Les traces noircies des derniers combats, et les noms des tombés qui étaient revenus régulièrement. Et cette ardeur belliqueuse qu’elle sentait chez de nombreux ardents… Tous les éléments étaient réunis pour un joyeux bain de sang. Et vu qu’Ayae était sensée accompagner sa maîtresse, elle serait aux premières loges… Ce serait de la formation sur le terrain ! Pourvu qu’elle évite les actions suicidaires, ce serait de toute manière bien plus rentable que de rester au Kaerl. Cela lui donnerait un peu plus de temps pour affuter ses crocs avant de retomber dans la fosse aux serpents. Apprendre à manier une lame par exemple… (ou à lire… entre autre… Un bouquin était glissé dans une sacoche à cet effet… elle comptait bien pallier à cette carence humiliante sans avoir à l’admettre devant quiconque).

Un frisson, un rugissement et se tenant à sa maîtresse, l’ondine se mit à sourire à pleine dents tandis que Sethyl s’élevait.

Des Célestes et des Neutres hein ? Si elle avait bien compris… c’était donc soit des idéalistes déprimants de niaiserie et de naïveté… Soit des individus qui auraient pu être beaucoup mieux mais qui étaient trop lâche pour faire autre chose que regarder leurs nombrils ou pour s’avouer leurs véritables ambitions.

L’arrivée au manoir se fit avec autant d’éclat que le départ. Lilwen et Sethyl étaient des prédateurs et ne laissaient personne en douter. Ayae, un léger sourire sur ses lèvres avait suivi de près. Hors de question de laisser transparaitre de l’hésitation ou de la timidité. Elle était là en tant qu’Ardente et aspirante de la Légate, et ne comptait pas donner une occasion à celle-ci de regretter sa venue. Pour ce qui était des autres… les compromis ne se faisaient qu’avec ceux qui avaient fait la preuve de leur intelligence et, si elle accordait le bénéfice du doute aux ardents ou au gardien des lieux… les membres du Kaerl céleste ou de l’englouti ne disposaient pas d’une telle licence.

L’ondine répondit d’un même ton, laissant son regard courir sur les présents.

Je vois. Bien ma Dame. N’ayez crainte, je ne compte pas m’éloigner…

Certainement pas avant d’avoir plus de cartes en main…

Une… délavée qui prenait la parole mais pas vraiment pour faire avancer les choses. Non, elle se contentait de balancer à la va vite des déductions… Ayae fronça les sourcils devant cet amateurisme flagrant. Ce n’était pas comme s’ils étaient à quelques minutes près et se mettre à faire de grandes phrases alors même que les gens étaient en train d’arriver… C’en était navrant.

Une… torhil qui après avoir laissé raisonner une remarque impatiente semblait fusiller chacun du regard. Ayae soutint ledit regard, clairement amusée. Avec un tel tempérament, elle parait pour une ardente. La phrase était trop méprisante pour que ce soit une céleste et.. oui, cela collait bien. Une chasseuse donc.

Un neishaan tout aussi impatient d’en découdre... Mais autant le commentaire de la torhil n’était pas destiné à provoquer un mouvement de foule, autant celui-là attendait visiblement une réponse… sans quoi il tomberait à plat. Question effet de style, il y avait mieux selon elle comme entrée en matière.

Elle accorda un point d’ailleurs à l’humain qui lui répondit. Au moins quelqu’un qui pensait avec autre chose que son bas ventre… pour un homme ça changeait. Il aurait peut-être mieux valut laisser au bellâtre le silence pour tout interlocuteur mais… au moins ce combat de coq les disqualifiait d’office d’une éventuelle place de meneur.

Nouvelle intervention d’un timide sur lequel Ayae braqua son regard. Un commentaire intelligent.. Mais qui encore une fois pouvait attendre qu’on sache qui faisait quoi…. Apparemment un apprenti « prometteur »… Tsss… utiliser ce genre de qualificatif lorsque l’on présentait quelqu’un était généralement très efficace pour le discréditer ensuite. Mais elle doutait que ce soit dans les manières de la maison. Juste… une preuve d’innocence.

Et d’autres encore… beaucoup d’autres…

Et puis le Gardien prit la parole…
Asshai Anara
Invité

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MessagePosté le: Ven 14 Mar 2014 - 13:55 Répondre en citantRevenir en haut



Ainsi ils étaient tous venus... Ardents , célestes, neutres ; aucun n'avait manqué à l'appel. Elle les avait observé, chacun d'entre eux, du plus doux au plus impatient. Ils s'étaient tous rassemblés ici dans le même but, et tous en avaient en eux ce même éclat au fond du regard, celui de la peur qui palpitait dans les méandres de leur esprit.

Et elle même jusqu'alors confiante avait entendu les paroles du grand Valherus, laissant pénétrer sournoisement cette peur. Cela faisait des jours qu'elle s'y était préparé, et pourtant recevoir ce sacerdoce, le poids de l'avenir du monde sur ses épaules... A vrai dire aucune préparation ne semblait suffisante lorsque vous viviez un moment tel que celui là...
La peur de mourir, de souffrir, que le monde ne bascule dans une sombre nuit, et que plus jamais le jour ne se relève... L'échec qui telle une épée de Damoclès planait au dessus de leurs têtes à tous...
Qu'étaient ils face à temps de puissance finalement ? Des hommes accompagnés de dragons ? Mais qu'est ce que des hommes tels qu'eux pouvaient bien faire face au flux infatigables de morts dotés d'une vie que la nature leur avait refusé ?
Resserrant un peu plus son emprise autour de son amulette elle entreprit une nouvelle prière à l'adresse de Flarmya, avant que ne soit révélé le nom de son maître.

*Alors ça y est...

Comme une condamnation à mort, le tocsin raisonnant à ses oreilles. Elle crut voir la lumière du jour vaciller, le monde plonger dans une sombre vague délavée et obscure, comme si un être invisible avait soufflé le soleil aussi sûrement qu'une bougie.
Une brûlure aussi aiguë que soudaine lui traversa les poignets l'obligeant à serrer sa précieuse larme de feu à s'en blanchir les jointures.
En proie à une appréhension sur laquelle elle n'arrivait pas à fixer de mots, elle sentit son cœur s'emballer et sa gorge s'assécher plus sûrement encore que le sable du Ssyl'Shar. Déployant tout le trésor de ses qualités de comédienne pour tenter de garder contenance elle redressa fièrement la tête avant de se glisser, telle une sombre brise, entre aspirants et chevaliers pour rejoindre le petit groupe qui s'était déjà formé autour du Maître Unarion.
Le visage grave faisant écho à son ton, elle se présenta ainsi, roide , le regard à demi hagard.

« Maître Unarion... Asshai Anara... »


Elle s’apprêtait à demander les ordres, lorsque son regard, sans qu'elle ne comprenne pourquoi fut attiré par un homme tout à coté d'elle.
Grand et puissant comme un arbre elle observa un instant le Torhil avant de comprendre soudain la terrible vérité. Tout son corps était en proie une irrépréhensible attirance, un besoin de s'en rapprocher qui se faisait d'autant plus fort que sa marque se faisait douloureuse.
Elle pouvait presque « la » sentir... Toute proche, à un pas à peine... « Elle » était là … La marque. Oubliant un instant de figer ses traits dans le marbre elle dévisagea le céleste, mue dans une expression de fascination mêlée d'horreur, plongeant son regard dans le sien, comme pour pénétrer son esprit. Elle lui fit comprendre qu'elle savait...
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