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 [RP] La gourmandise est un vilain défaut Sujet suivant
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Sayuri Yaru-Nosta
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MessagePosté le: Dim 19 Jan 2014 - 16:50 Répondre en citantRevenir en haut

Ce RP fait suite à [RP] L'Ombre de la Mort, pour la longue absence de Sayuri.

Début Flarmyaku 918, à Nikaoka, bourg situé au Sud-Ouest de Vaendark.




Un jour, monsieur Okada, Grand Maître de l’Ordre de l’Apocalypse, eut vent que d’étranges évènements se passaient autour d’une mystérieuse geisha, non-loin de son Temple. Tous chuchotaient dans les rues que l’une d’entre elles était une sorcière, d’autres une prêtresse aux ordres d’un monstre mangeur de chair humaine, d’autres enfin une déesse descendue sur terre pour se rassasier ou encore pour soulager sa colère,… Mais que l’on se rassure : elle n’offrait à Isashani que ceux qui portaient en eux le lourd poids de la culpabilité. Violeurs, meurtriers, commanditaires de meurtres, mangeurs d’enfants,… « Je n’ai donc rien à craindre ! » se répétait-on, gloussant d’un rire nerveux qui en disait long sur ce que chacun cachait. Un sourire en coin dissimulé sous une lourde cape, Maître Okada avait arpenté les rues des jours durant, écoutant, espionnant, corrompant, envoyant ses prêtresses en recherches,… A plusieurs reprises, il douta, se disant que ce n’était peut-être finalement qu’une légende urbaine, inventée de toutes pièces par les femmes pour garder leurs enfants tranquilles, ou par d’autres pour avoir quelque ragot à échanger, être le premier à raconter une histoire qui attirerai à coup sûr toutes les oreilles,… Mais le Grand Maître n’abandonna pas, car après tout, certains morts parlaient d’eux-mêmes. Cette personne – d’autant plus intéressante pour lui s’il s’agissait bien d’une femme – ne pouvait décemment pas parvenir à cacher tous ses meurtres. Il pressentait qu’il y en avait bien sûr beaucoup d’autres, mais que seuls les personnages socialement plus haut placés faisaient quelques échos dans les rues. Comme si leur dernier cri venait se répercuter jusque sur les murs des ruelles devenues silencieuses.


Finalement, il eut pour idée de se faire passer pour un riche marchand des côtes Nord-Est de Vaendark, et il s’arrangea pour que sa réputation le suive en cette région, où il n’était que de passage pour « affaires ». En effet, cet étrange personnage en provenance de contrées lointaines se plaisait beaucoup à torturer et à tuer toute personne qui refusait de collaborer avec lui après une longue négociation. Cela n’était bien entendu qu’un prétexte pour excuser son besoin maladif de déchaîner sa cruauté et son sadisme. Il ne lui fallut que très peu de temps pour trouver le fin mot de l’histoire. Il venait souvent passer les soirées dans les ochayas sous sa fausse identité. Quand les geishas eurent enfin vent de ce que l’on racontait sur lui, elles se désintéressèrent de cet homme riche. Subitement, elles avaient toutes une excuse : malades, oubli d’un rendez-vous, déjà occupées, inaccessibles,… Le balai des prétextes et des dérobades devint intense. Mais l’une d’elles capta tout de même l’attention du marchand. Elle se défilait moins que les autres. Cela restait discret, bien sûr… Toutefois, un homme expérimenté tel que Maître Okada ne pouvait pas tomber dans ce genre de piège. Il prit la décision de concentrer ses efforts sur cette Akemi et commença à jouer au jeu du chat et de la souris. Un jour, il put enfin discuter avec elle, l’approcher de près. Il eut pour ainsi dire la surprise de sa vie.
« Sayuri ?! »
La geisha, piquée au vif, perdit instantanément son sourire hypnotique, puis se hâta de remplacer son expression de surprise par celle de la tristesse nostalgique, le regard perdu vers le sol un peu plus loin.
« Cela fait bien longtemps que l’on ne m’appelle plus ainsi… »
Ce qu’elle tut malgré tout, était la satisfaction qu’éprouvait son ego à être toujours connu malgré une si longue absence. Elle restait et resterait la meilleure geisha de Nikaoka. Rassérénée par une telle fierté, et pleine de complaisance, elle trouva un intérêt tout nouveau à ce mystérieux étranger.


Pendant plusieurs semaines, il prirent ensemble moults rendez-vous, se rapprochèrent, et devinrent finalement complices. La geisha se faisait toujours disponible pour ce client fidèle et était toujours prête à animer une soirée lorsqu’il organisait des dîners d’affaires. Elle servait le thé, dansait, jouait du shamisen,… Elle était bien loin de se douter qu’elle était en train de se faire prendre à son propre jeu. Le prédateur devenait proie sans même s’en apercevoir. Un jour, elle trouva enfin le moyen d’inviter son client à découvrir des thermes cachés non-loin de la ville. Mais il leur fallait attendre la pleine lune car ce n’était qu’alors que le paysage offrait à son spectateur toute la pureté de sa beauté. Maître Okada réprima un sourire carnassier. C’était donc elle. Cela n’avait pu être qu’elle. Sayuri, son ancienne Haute Prêtresse. Elle était revenue dans la région. Mais que comptait-elle faire au juste ? Se bâtir une autre réputation en dehors de l’Ordre de l’Apocalypse ? Mais qu’avait-elle dans la tête ? Osait-elle penser qu’il était seulement imaginable de quitter l’Ordre et d’en sortir indemne ? Mais il n’était pas encore temps de poser toutes ces questions à la kunoichi. *Bientôt.* Monsieur Okada continua donc de jouer le jeu… Ce n’est que lorsque le rendez-vous eut lieu et que le carrosse fut bien avancé dans les bois que les choses commencèrent à mal tourner pour l’ardente. Le véhicule choqua quelque chose au sol et eut une violente secousse qui fit presque tomber ses passagers. Le cocher, terriblement confus, tenta de réparer la roue cassée en tremblant, mais il n’y avait visiblement rien à faire. Le couple devait descendre et rentrer à pieds. La chevalière n’eut pas le temps de se mettre en colère. Ce fut cet instant que choisit le riche marchand pour tomber le masque. Naethrandir le reconnut tout de suite. Les pensées se bousculèrent dans son esprit. Il savait qui elle était. Il le savait depuis le jour où il avait prononcé son véritable nom. Et depuis il la traquait, comme il avait pu en traquer d’autres. Elle savait qu’aux yeux de l’Ordre, son retour à Nikaoka sans prendre l’initiative de revenir vers eux serait considéré comme une trahison. Cette faute grave n’avait qu’un seul et unique dénouement : la mort du traître. Pour avoir été Haute Prêtresse, le statut le plus élevé de cette organisation, elle était bien placée pour savoir ce qui l’attendait.


* Sayuri, que se passe-t-il ? * s’inquiéta la reine incarnate.
* Reste tranquille, je dois réfléchir. *
* J’arrive. *
* Surtout pas ! Il ne faut pas qu’ils te voient. Je parviendrai à me sortir de ce faux pas. Je sais exactement comment cela fonctionne. J’ai une bonne dizaine de jours devant moi, avant qu’ils ne me tuent. Ils vont incanter, danser, prier, sacrifier et débattre pendant presque une semaine. Pendant ce temps, je serai malmenée, c’est certain. La torture ne me fait pas peur. Je nous donne une semaine pour nous sortir de ce faux pas. *
* Je t’avais dit de ne plus continuer ce manège, Sayuri. J’ai repris suffisamment de force pour me sustenter seule et nous aurions pu partir dans les prochains jours pour rentrer au Màr Tàralöm. Je sens qu’il s’y passe de mauvaises choses… Je t’ai déjà dit tout ça et tu ne m’as pas écoutée ! *
* La dernière chose dont j’ai besoin là tout de suite, c’est bien de tes reproches ! *



Vexée, la saurienne se tut. De sa douillette caverne où elle avait élu domicile avec sa liée, elle réfléchit à tous les scénarios possibles. Elle pouvait venir voler à son secours tout de suite, mais le guet-apens dans lequel Sayuri était tombé comprenait trop de monde. Le carrosse avait été encerclé par tout un groupe et si un seul d’entre eux échappait aux griffes de la petite reine, il raconterait à tout le monde ce qu’il avait vu. Bien sûr, il y en aurait certainement peu pour le croire ou même l’écouter, mais après la meurtrière gourmandise de Sayuri, elle estimait possible qu’on croit à une telle histoire et qu’on lui donne de l’importance. Sa queue tiqua. Elle s’ébroua.

Il leur restait dix jours pour trouver une solution, préparer son évasion et agir…
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MessagePosté le: Dim 19 Jan 2014 - 16:50 Revenir en haut

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Lilwen Izil
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MessagePosté le: Dim 19 Jan 2014 - 19:23 Répondre en citantRevenir en haut

Le rêve était étrange, peuplé de flocons d’un blanc immaculé qui prirent rapidement la couleur de rubis flamboyant. Un rugissement la tira brusquement de son sommeil. La Sang se redressa comme mue par un ressort invisible. Velyo pépia s’indignation en s’envolant du lit sur lequel elle avait trouvé refuge pour la nuit. Instinctivement, son esprit partit à la rencontre de sa Liée, pensant la trouver endormie. Mais l’Incarnate était bel et bien réveillée.

° Je l’ai perçu aussi…°
°Tu penses que c’est…°
° Oui, c’est Akemiko. °


Lilwen pouvait sentir l’étau qui se desserrait légèrement dans le cœur de sa Liée. Lilwen menait des investigations depuis plusieurs mois pour retrouver Sayuri et sa Liée qui n’était pas reparu en même temps que les autres suite à leur mission pour Qahra. Néanmoins, personne ne semblait avoir vu des traces de l’Incarnate et de la jeune femme.

° Nous devons y aller. Tu as une idée de l’endroit où elles se trouvent ? °
° En Vaendark. Elles ont des problèmes… °


La voix grondante de l’Incarnate démontrait à quel point cela l’outrait.

° Je te rejoins à ton Weyr. °


Lilwen se releva et commença à s’habiller rapidement. Elle passa l’une de ses tenues de voyages, composée d’un pantalon et des bottes de cuir noires. Elle passa un corset ainsi qu’une tunique et ajouta une lourde cape chaude et confortable. Elle passa une ceinture où elle accrocha sa bourse et son épée. Elle n’oublia pas de se munir de quelques-uns de ses poisons et de deux courtes dagues qu’elle masqua habillement sous ses vêtements.

Velyo.


La petite lézarde de feu lui offrit un regard courroucée et ne daigna pas même bouger. Lilwen leva les yeux au ciel avec exaspération et c’est seulement à ce moment-là qu’elle s’élança jusqu’à sa Maîtresse visiblement ravie de son petit effet. Par bien des côtés, cette petite chose se montrait plus têtue que Sethyl elle-même.

Je voudrais que tu informes Alauwyr que nous partons chercher Sayuri et Akemiko.

Un sourire mesquin s’afficha sur les lèvres de la Sang.

N’hésite pas à le réveiller mais fuit avant qu’il ne t’attrape…


Les yeux de la petite Noire brillèrent de malice et elle s’envola alors même que Sethyl se posait sur le balcon de son Weyr. En quelques pas, elle franchit la distance qui sa séparait de sa Liée avant de grimper sur son dos avec encore un léger manque de souplesse.

L’Incarnate s’élança et bascula dans le vide avant de déployer ses ailes et de s’élever en silence dans la nuit.

° Tu es prête ? °


A peine la Sang avait-elle acquiescé que la dragonne plongeait dans l’Interstice. Le froid la saisit presque aussitôt lorsqu’elles débouchèrent en Vaendark. Lilwen, peu habituée à de telles températures frissonna et referma sa cape sur elle, tentant de couper le vent glacé qui soufflait.

Aussitôt, l’Incarnate piqua. Lilwen se coucha sur le cou de sa Liée et cru un instant qu’elles allaient terminer leur course dans la roche mais brusquement, Sethyl ouvrit ses ailes et freina leur chute pour se poser sur une terrasse naturelle qui offrait une vue spectaculaire sur les monts enneigés. Elle donnait sur une grotte et aussitôt, Lilwen se laissa glisser du dos de sa Liée qui s’adressa aux ombres.

° Cela faisait bien longtemps ma sœur… °
Sayuri Yaru-Nosta
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MessagePosté le: Ven 7 Fév 2014 - 21:28 Répondre en citantRevenir en haut

Akemiko, qui avait senti sa sœur jumelle arriver sans toutefois pouvoir l’identifier, sortit de l’ombre de sa caverne, s’exposant au froid hivernal. Elle sentit les rayons du soleil réchauffer ses écailles exposées, mais la petite reine savait qu’elle ne pourrait pas en profiter. Pas aujourd’hui. Durant un instant, un silence se fit durant lequel les deux sauriennes se toisèrent. Leur ressemblance était frappante. Seule l’attitude de chacune permettait de les différencier... pour un œil expérimenté. Finalement, Akemiko prit la parole.

*Je suis heureuse et soulagée de te voir, ma sœur. Tu tombes à pic. Mais dis-moi, comment as-tu su où je me trouvais ? Pourquoi viens-tu en ce jour précis ?*

Sa jumelle prit le temps de lui rappeler ce lien très étroit qu’elles avaient reçu le jour de leur naissance, de par leur conception unique. Akemiko avait été trop fatiguée ces derniers jours pour faire le rapprochement, mais à présent tout lui paraissait logique.

*Je suis contente de vous voir toutes les deux. Merci d’être venues à notre secours. Les choses ne tournent décidément pas rond depuis quelques mois. Et dernièrement, tout s’est écroulé, comme vous avez pu le sentir.*

La saurienne soupira, comme épuisée, puis rehaussa son port de tête.

*Lors de notre expédition en Qahra, j’ai dû utiliser l’interstice pour me déplacer. Mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Ma fenêtre de sortie s’est démultipliée et j’ai dû prendre la première qui passait car elles se rétrécissaient toutes. Autant vous dire que nous avons eu peur. Peur de rester dedans, peur d’y laisser un morceau,… d’ailleurs, c’est un peu ce qu’il m’est arrivé.*

Akemiko exposa l’extrémité de sa queue cicatrisée.

*La plaie avait quelque chose, un je-ne-sais-quoi de magique, comme une énergie maléfique qui m’empêchait de cicatriser. Elle a beaucoup saigné. Pendant très longtemps. Mais grâce à Sayuri, j’ai pu finalement guérir de mes blessures.*

Tout en leur racontant quelques anecdotes sur leur exil forcé, elle les invita à entrer dans son antre, réchauffée par un feu couvant dans une alcôve creusée par ses soins.

*Etrangement, je ne suis pas parvenue à réutiliser l’interstice pour rentrer. Je voulais venir vous en faire part, au Kaerl, mais j’étais trop faible pour voler jusque chez nous.*

De nouveau, elle soupira. Puis elle leur détailla l’enlèvement de Sayuri et sa peur viscérale de la perdre.

*Je ne peux pas la perdre. La mort de Sayuri signerait la mienne également, ainsi que celle des futurs descendants du Màr Tàralöm. Tu le sais comme moi ma sœur, notre vie est primordiale pour celle du kaerl… Plus importante que celle de n’importe quel autre dragon, oserais-je dire.
En parlant de notre royaume, peux-tu me dire ce qu’il s’y est passé, ces derniers jours ? J’allais beaucoup mieux et je me sentais presque prête à repartir, quand tout à coup, je me suis sentie mal, tellement mal… Comme gravement malade. Je sentais qu’un danger menaçait notre terre, je le ressentais comme un besoin viscéral d’aller au combat. Cela me vrillait littéralement les tripes. Et du fait que je ne pouvais m’y rendre à temps, j’ai dû prendre mon mal en patience et accepter de souffrir de mes entrailles pendant ces quelques éternels jours, tout en sachant qu’il se passait quelque chose de grave. Dis-moi ma sœur… que s’est-il passé ? Notre Màr Tàralöm a-t-il disparu ? Sont-ils tous morts ? Je suppose que je serais morte avec eux, si tel avait été le cas.*

Akemiko écouta attentivement le récit de sa sœur jumelle, ponctué de celui de Lilwen, les yeux orange d’inquiétude. Finalement, après s’être remise de ses émotions, de ce récit et surtout de ce devoir auquel elle avait manqué, elle leur proposa de se sustenter des restes de sa dernière chasse.

*Vous me voyez navrée de ne pouvoir vous proposer la carcasse de ce chien qui aurait dû me servir de repas et qui a enlevé ma liée.* dit-elle, les yeux virant à un rouge scintillant de haine. *Mais je vous fais la promesse que ça n’est que partie remise… Nous partagerons un festin très bientôt et nous nous régalerons des tripes de ce scélérat et de toute sa bande.*


Coucou ma Lilwen !
Je suis vraiment désolée, je m’étais fixée un post minimum par semaine… et puis ma sœur est revenue de l’étranger pour une semaine de vacances chez moi, ensuite j’ai passé une semaine à aider mon frangin à déménager (il est parti vivre aux USA), et puis il m’a fallu une semaine encore pour remettre de l’ordre dans mes papiers, rattraper mon retard et retrouver mon quotidien… :-(
Au moins, ça m’a laissé le temps de bien réfléchir à mon post !!! J’espère qu’il te plaira. Je l’ai stoppé à ce moment pour que tu puisses agrémenter comme tu le souhaites et pour qu’on commence à monter un plan (par exemple, je ne savais pas si Sethyl et Akemiko pouvaient déjà prendre forme humaine).
N’hésite pas en tout cas.
Lilwen Izil
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MessagePosté le: Dim 23 Fév 2014 - 21:52 Répondre en citantRevenir en haut

Les deux dragonnes et Lilwen prirent de longues minutes afin renouer les liens qui ne s’étaient pourtant pas totalement défait et surtout pour s’informer mutuellement des dernière nouvelles. Car il s’était passé bien des choses depuis leurs départs pour Qahra, Drazahir avait laissé sa marque sur la Terre de l’Aube et sur le Kaerl. Mais maintenant, là n’était plus la question.

Les dernières paroles d’Akemiko laissèrent Lilwen légèrement dégoûtée. A n’en pas douter, la Reine avait déjà gouté à la chair humaine, ce qui hérissa les poils sur la nuque de la demi-sang. Si Sethyl avait déjà tué, jamais encore elle ne s’était repue de la chair d’un autre bipède. Du moins à ce qu’elle en savait. Ses pensées se tournèrent vers sa moitié d’âme qui répondit légèrement sur la défensive, ne s'adressant qu'à sa Liée.

° Je n’ai jamais été poussée dans de tels retranchements… Je ne sais ce que j’aurais fait dans sa situation. °

Lilwen le savait elle. Si Sethyl pouvait se montrer impitoyable, s’enflammer aussi aisément que ses mères, elle n’aurait peut-être pas osé franchir ce tabou. Néanmoins, c’est avec assurance que l’Incarnate s’adressa à sa jumelle.

° Tu auras ta vengeance. Nous ne pouvons bien entendu repartir sans Sayuri même si nous pensions vous trouver toutes les deux. °

Lilwen qui s’était rapproché du feu pour se réchauffé les mains, prit la parole à la suite de sa Liée.

Je vais infiltrer la prison où Sayuri est retenue prisonnière. Je devrais pouvoir arriver jusqu’à elle sans trop de problèmes et sans trop de pertes.

La Sang caressa la petite pierre de grenat qu’elle avait dans l’une de ses poches. Elle était presque chaude au touché. C’était la première fois qu’elle comptait utiliser la magie contenue dans la gemme et elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre ce qi l’effrayait autant que ça l’excitait.

° Je pourrais prendre ma forme de bipède et t’accompagner… °


Lilwen sourit à l’Incarnate.

Je pense qu’il vaut mieux que tu restes en dehors de l’infiltration. Comme ça si ça tourne mal, vous pourrez intervenir directement. Mieux vaut d’abord tenter une méthode plus masquée sinon, nous ne désirons pas que l’ensemble des peuples de ces terres voient débarquer deux dragonnes… Même notre statut ne pourrait nous protéger contre Alauwyr si nous révélons ainsi notre existence.

Songeuse, elle se dirigea vers la sortie de la caverne. Si Sethyl n'aimait pas l'idée de laisser Lilwen seule, elle savait aussi qu'elle n'avait pas son pareil en matière de discrétion.

Le jour se lève, nous attendrons la nuit prochaine.

° Cela vaudrait mieux… °
Sayuri Yaru-Nosta
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MessagePosté le: Mar 1 Avr 2014 - 14:56 Répondre en citantRevenir en haut

Le jour se couchant, Akemiko regardait Lilwen se préparer au départ. Une chance que la liée de sa jumelle soit un assassin expérimenté, discret et silencieux. La reine anthropophage lui avait donné accès aux kimonos que Sayuri avait pu accumuler dans leur antre ces derniers mois.

* Avec ce genre d’accoutrement, tu seras moins vite repérée. Par contre, ton faciès inhabituel les fera tiquer à un moment ou à un autre. Pour justifier tes trop grands yeux et ton visage trop en relief, invente une histoire. Tu as été élevée par des geishas dans une okiya et tu es devenue à ton tour l’une d’elles, mais en réalité tu es née loin d’ici. Invente une histoire de traffic d’enfants en Orën, un voyage d’affaire de ton père de Ssyl’Shar qui t’a abandonnée après que tu te sois perdue ici, un bateau de l’archipel d’Ys qui s’est échoué et dont tu penses être la seule survivante,… Dis ce qui te chante, cela m’importe peu, mais viens loin d’ici. Sinon ils se méfieront de toi. Ils se méfient toujours. *

Depuis les dernières guerres qui avaient grondé dans cette partie du continent, la population éprouvait de nombreuses difficultés à retrouver un rythme de vie normal. Les souvenirs étaient encore vifs dans les mémoires et personne n’était certain que ce temps de paix aller durer. L’incarnate renâcla à l’arrivée impromptue des souvenirs de Sayuri dans son esprit, puis les chassa sa tête les cris et les peurs comme on souffle une bougie. Pendant que Lilwen s’était changée, Akemiko n’avait eu aucune gêne à la dévisager tout en continuant de lui prodiguer ses conseils. Lorsque la bipède avait dénudé ses reins aux courbes délicates, la petite reine avait remarqué les fines écailles rouges qui parsemaient sa peau en de petites arabesques.

* Grâce à la mémoire de ma liée, j’ai la carte de la ville en tête. Je te guiderai à travers les rues, jusqu’à l’Ordre de l’Apocalypse. Fais attention à ne pas dévoiler ton faciès tant que tu n’y es pas parvenue. Si tu souhaites y entrer par la « porte de devant » et t’infiltrer en tant que candidate, n’oublie pas qu’il s’agit d’un Ordre secret. On t’aura vivement conseillé cette enseigne en tant que geisha de qualité, mais on sera resté évasif et tu aimerais en savoir plus… Maintenant, si tu préfères la « porte de derrière », Sayuri connaît comme sa poche la moindre porte dérobée. Je pourrai te diriger jusqu’à une entrée accessible – ou t’y déposer en vol, si la nuit est suffisamment noire. Une fois à l’intérieur, je te guiderai à travers les nombreuses allées de ce bâtiment. Tu verras qu’il est plus grand à l’intérieur qu’il n’en a l’air de l’extérieur. Une véritable fourmilière. Quoi qu’il en soit, il nous reste une petite dizaine de jours avant qu’ils ne sacrifient mon Âme sœur à quelque stupide représentation divine. *

Si cela n’avait tenu qu’à elle, elle n’aurait pas plus attendu pour aller brûler la ville entière de sa colère couvant dans ses entrailles. Mais le couple de sa sœur était arriver pour l’aider et elle se devait de se retenir. Par Flarmya que le temps allait lui sembler long pendant son attente ! Interdite, elle accompagna Lilwen avec Sethyl jusqu’aux portes de la ville, dans un recoin des remparts à l’abri des regards.

[HRP: Je n'ai pas vu le temps passer! Un mois, déjà, que tu as répondu! Je suis vraiment désolée!!!... Rougi ]


Dernière édition par Sayuri Yaru-Nosta le Lun 12 Mai 2014 - 19:13; édité 1 fois
Lilwen Izil
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MessagePosté le: Dim 13 Avr 2014 - 16:23 Répondre en citantRevenir en haut

Les vêtements qu’elle portait ne lui étaient pas familiers. Trop encombrants, ils ne lui laissaient que bien trop peu de marge de manœuvre à son goût, pourtant, Lilwen ressemblait plus que jamais à Sayuri en cet instant. Les deux dragonnes Incarnates l’observaient et après les dernières recommandations d’Akemiko, ce fut Sethyl qui s’adressa seulement à sa moitié d’âme.

° Au moindre problème, j’interviendrai demi-sang, qu’importe les conséquences, je ne laisserai pas ces bipèdes nous faire du mal… °


Le ton de la dragonne était sans réplique et Lilwen ne put qu’acquiescer. Après un dernier regard à sa Liée, la jeune femme passa s’engagea sur le chemin menant aux remparts. Lorsqu’elle arriva à la grande porte, elle constata sans surprise qu’elle était gardée par deux hommes. Arrivé à leur niveau, le premier s’avança.

Halte. Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ?

Le regard grivois qu’il lui lançait était sans équivoque pourtant, elle lui adressa un sourire mystérieux.

J’habite ici et si je vous dis mon nom, je serai obligé de vous faire endurer milles supplices avant de vous tuer messire…

Pensant à une plaisanterie, l’homme accentua son propre sourire.

La nuit est tombée depuis plus de deux heures… Un démon rode dans les montagnes, il n’est pas prudent pour une jeune fille d’arpenter ces terres une fois le soleil couché.

C’est pourquoi je rentre.

Le sourire espiègle de la demi-sang fini de le convaincre et il s’écarta.

La prochaine fois…

… il n’y aura pas de prochaine fois.

Elle pénétra alors dans la ville dans un bruissement d’étoffe. Les villes de Vaendark n’avaient rien à voir avec ce qu’elle connaissait d’Undòmë ou ce qu’elle avait pu voir du Ssyl'Shar. Suivant les indications d’Akemiko, l’assassin poursuivit sa route, comme si elle était une habituée des lieux jusqu’à se retrouver justement devant la porte de derrière mentionnée par la dragonne. Se servant de l’épingle d’une broche, l’assassin eut tôt fait de déverrouiller la porte et de s’engouffrer dans le bâtiment.

Suivant de nouveau les instructions de la dragonne, Lilwen longea les interminables couloirs, richement décorés, sans croiser âme qui vive. Elle semblait s’enfoncer de plus en plus dans les entrailles de la bâtisse quand 3 hommes surgirent devant elle. Elle voulut changer de direction avant mais lorsqu’ils la virent, ils l’interpellèrent.

Que fais-tu ici ? Cette partie est privée !

Lilwen sut immédiatement qu’elle ne pourrait s’en défaire comme elle l’avait fait du garde à la porte. Souriante, elle attendit pourtant qu’il la rejoigne. Fronçant les sourcils, tout trois étaient visiblement natifs de la région et attendaient des réponses :

Alors ?

Alors rien, chuchota-t-elle.

Elle sortit alors sa dague et égorgea le premier homme sans plus de cérémonie. Virevoltant, elle la plongea dans le foie du second qui hurla et s’effondra rapidement. Le dernier avait eu le temps de tirer une lame d’un fourreau et se lança sur elle. Elle esquiva sa première attaque sans difficulté mais il lui administra un coup de coude qui manqua de l’envoyer par terre. Saisissant une opportunité, elle parvint à lui faire une profonde entaille au niveau du torse. S’énervant, il se jeta alors sur elle, lui laissant la possibilité d’enfoncer sa dague dans son cœur.

Lilwen reprit son souffle, haletante, sentant Sethyl tous ses sens en alertes.

° Je vais bien… °

Elle pouvait presque entendre le grondement de la dragonne. Toutefois, celle-ci resterait en retrait. Le temps de Lilwen était néanmoins compté. A n’en pas douter, d’autres allaient arriver sous peu. Elle commença à courir dans le longs corridor jusqu’à se trouver dans l’aile où ils gardaient leurs prisonnier. Elle croisa deux nouveaux gardes qu’elle tua en toute discrétion mais déjà elle pouvait entendre des voix crier. Rapidement, elle fit l’inventaire des différentes cellules avant de trouver la bonne. Se servant des clefs qu’elle avait prises aux gardes, elle ouvrit la porte en grand alors que des bruits de voix de plus en plus proches se faisaient entendre. Avisant la Chevalière, elle se permit néanmoins un léger sourire ironique.

On devrait se dépêcher.
Sayuri Yaru-Nosta
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MessagePosté le: Lun 12 Mai 2014 - 19:46 Répondre en citantRevenir en haut

Ayant entendu le discret vacarme de l’échange qui venait d’avoir lieu dans le couloir adjacent, la Haute Prêtresse Déchue se permit de renvoyer l’ironie à son amie d’un ton sarcastique, affichant un sourire en coin.

« J’ai presque failli attendre, Lilwen. Tu es en retard. »

Sans plus attendre, elle prit la main que lui tendait son amie, épousseta ces loques dont l’avaient vêtue ses anciennes servantes devenues geôlières, et passa devant elle. Au loin résonnaient les voix des eunuques qui avaient donné l’alerte.

* Passons plutôt par là. *

La demi-sang préférait parler à sa consœur par l’intermédiaire de sa liée, qui jouait ainsi les interprètes, afin de ne pas attirer l’attention. Mais elle n’attendit pas pour autant sa réponse, bifurquant brusquement vers un couloir caché derrière une statue de Kaziel. Ce boyau descendait dans les entrailles du bâtiment et la pénombre qui l’habitait n’avait rien d’engageant. La jeune femme croisa le regard perplexe de son sauveteur qui, ayant fait le chemin aller, savait pertinemment que l’on ne se dirigeait pas ici vers la sortie.

* Fais-moi confiance. *

Encore une fois, la neishaane-fëalocë ne prit pas le temps de développer de thèse-antithèse-synthèse sur le choix d’un tel chemin sinueux. Mais Sayuri savait ce qu’elle faisait et connaissait cette vieille bâtisse mieux que personne. Elle était certaine qu’ils y étaient toujours. La petite femme s’engouffra dans l’étroit passage qui les obligeait à courber le dos –plus encore pour Lilwen, plus grande que la geisha. De leur cachette, les ardentes entendirent leurs poursuivants passer leur chemin, certainement encore persuadés de poursuivre leurs proies. « Quelle bande d’incapables. Si seulement j’étais encore à la tête de cette maison en perdition, les choses seraient bien différentes et bien mieux menées ! » ne put s’empêcher de penser la geisha. Et sa liée de lui répondre : « A croire que tu n’es jamais contente, petite femelle. Ta connaissance des entrailles de ce bâtiment vient de te sauver la vie. » « Oui, mais jamais je n’aurais pardonné à ces stupides eunuques l’erreur qu’ils viennent de commettre. Laisser échapper un ennemi de cette importance leur aurait coûté leur tête. » « Et c’est pour ça que je t’aime. » La saurienne ne pouvait s’empêcher de rire du perfectionnisme ridiculement obstiné de sa liée. En réalité, elle était soulagée de savoir les deux bipèdes en sécurité dans un boyau inconnu de tous les occupants de l’Ordre… Même si cela n’était que temporaire.
Après une descente dans le noir qui semblait n’en plus finir, elles débouchèrent dans une pièce faite de l’anévrisme du tunnel qu’elles venaient d’emprunter. La salle était petite et ronde. En hauteur filtrait un fin jet de lumière qui faisait danser la poussière fraîchement déplacée par les deux chevaliers et qui n’avait certainement plus voleté depuis le dernier passage de Sayuri.

« Ah, les voilà, finalement. » chuchota-t-elle.

Sayuri ramassa quelques armes légères et fines, faciles à cacher sous ses vêtements habituels. Par réflexe, elle entama un geste mimant la dissimulation de certains objets sous sa tunique. Mais ses mains ne rencontrèrent que les loques qu’elle portait. La Haute Prêtresse déchue émit un claquement de langue agacé, puis ramassa ce dont elle avait strictement besoin.

« N’hésite pas à te servir, si tu le souhaites. Ce sont des armes rares et de bonne facture et nous n’aurons plus l’occasion de revenir dans les parages. »

Avant de partir, elle ouvrit un étrange coffre tout en longueur et en sortit un voile de soie, dévoilant un sceptre à la forme biscornue. En son sommet trônait une boule aplatie faite d’une sorte d’ambre verte et dans laquelle était enfermé un os. Il était censé s’agir d’une relique de Kaziel, mais Sayuri avait toujours douté de la perspicacité de cette conclusion hasardeuse. Bien plus tard, en tant qu’apprenti Chevalier, elle avait étudié l’anatomie des dragons et la forme particulière de l’os lacrymal lui avait instantanément rappelé le sceptre qu’elle tenait autrefois lors de chaque cérémonie de l’Ordre. Sayuri croisa le regard de sa consœur alors qu’elle se redressait, l’objet insolite en main.

« Ne fais pas cette tête, je t’expliquerai quand nous serons sorties d’ici. »

Elle laissa cette fois Lilwen passer devant, l’orientant d’un geste de la main vers un autre tunnel. Une fois replongées dans l’obscurité, Sayuri gardait en tête une étrange sensation, comme une sorte d’oubli… Quelque chose ne tournait pas rond ? Quelque chose allait leur arriver ? Avait-elle oublié quelque chose d’important ? Elle avait beau passer ses souvenirs en revue, rien n’y faisait. La petite geisha restait parfaitement silencieuse, tout occupée qu’elle était dans les méandres de ses pensées. L’orifice de sortie approchait et c’est à peine si elle le remarquait. Cette impression se faisait de plus en plus pressante, comme une urgence. Oui, elle savait bien qu’elles étaient recherchées et poursuivies, pas de quoi paniquer… Soudain, elle se souvint.

* LILWEN, NON ! *

Trop tard. Lilwen, qui ouvrait la marche, déboucha dans le plein centre d’un temple pour le moins occupé… Eh oui, Sayuri s’était trompée de tunnel. Celui-ci débouchait dans le temple dans lequel était en train de se dérouler une cérémonie suffisamment importante pour que plus des trois quarts des prêtresses de l’Ordre soient présentes. Et comme si cela n’était pas suffisant, s’ajoutait à leur peine leur situation géographique : sous l’autel qui enserrait une porte dissimulée, bien en vue de tout l’auditoire. Le temps de quelques secondes, le silence plana, aussi lourd que la tempête qu’il annonçait serait bruyante. Et ce fut Sayuri qui lança les hostilités.

* Demi-tour ! *

Ni une, ni deux, elle attrapa son amie par la tunique et s’enfonça de nouveau dans le tunnel sombre, courant, se fustigeant, tempêtant, fulminant. Elle détalait aussi vite qu’elle le pouvait, sachant que les prêtresses dont elle avait croisé le regard l’avaient instantanément reconnue et étaient à présent à leur trousse. Akemiko gronda dans l’esprit de sa liée. « Oh toi, le lézard, ta gueule ! » Elle n’écouta pas la réponse de la petite reine. Il ne leur fallut que quelques secondes pour rejoindre l’antichambre et Sayuri ne ralentit pas le rythme de sa course effrénée. Sans hésitation et cette fois avec force raison, elle s’engouffra dans le premier tunnel emprunté, la main toujours fermée sur la tunique de la demi-elfe. Beaucoup plus rapidement qu’à l’aller, elles arrivèrent à l’autre bout du chemin secret. Cette fois, elles empruntèrent le chemin que Lilwen connaissait également. Le seul avantage d’une telle situation, c’était que presque tout l’Ordre se trouvait derrière elles à se dépêtrer cahin-caha pour les rattraper, et que par conséquent elles ne devraient pas rencontrer trop de personnel sur leur chemin. Par chance, les seuls gardes qu’elles croisèrent furent les trois cadavres qui flottaient dans une mare de sang. La geisha esquissa l’ombre furtive d’un sourire. Lilwen lui plaisait bien ! Pensant aux traces qu’elles laisseraient à leurs poursuivants, Sayuri sautilla au-dessus du liquide tiédi par le contact de l’air ambiant, évitant d’y tremper ses pieds. Elle jeta un rapide coup d’œil à son compagnon d’infortune, s’assurant qu’elle faisait de même. Une fois dehors, elles se fondirent dans la foule de la rue principale, marchant d’un pas pressé, mais toutefois sans courir afin de ne pas attirer l’attention. Elles n’avaient qu’un objectif en vue : rejoindre leurs liées et quitter cet endroit pour rejoindre leur foyer du Màr Tàralöm.

[HRP : Je laisse volontairement le post « ouvert » pour que tu puisses y caser une nouvelle péripétie si tu le souhaites. Ou bien un retour sur ce qui suit :
Sache que j’ai glissé une petite surprise dans mon post : Eh non, je n’ai pas fait d’erreur de couleur, c’était bien Sayuri qui a parlé à Lilwen par télépathie pendant le coup de panique ! Je me suis dit que notre lien particulier pouvait nous permettre (au moins de façon ponctuelle dans un premier temps) de communiquer par télépathie directement de Lilwen à Sayuri. Bien sûr, il faudra y mettre des conditions (genre éloignement physique, fatigue, etc), mais je trouvais l’idée sympa. Qu’en penses-tu ? Bien sûr, si tu n’es pas d’accord, ça n’est pas grand chose à modifier. Clin d'Oeil Je te laisse me dire ce que tu en penses.]
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