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Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Sam 4 Jan 2014 - 18:05 Répondre en citantRevenir en haut

¤ Début Gaïaku 918 ¤
Après la Réunion des Seigneurs au Manoir d'Ael Alfirin,
où le combat se poursuit chez les Célestes


Reprise du rp du manoir ici


Peddyr fut quelque peu estomaqué quand à l'annonce faite par le Seigneur Zackheim. Il lui accordait le retour au Kaerl sans grandes conditions, hormis celle de pas attenter à nouveau à sa personne et de rester sous la surveillance de Nalesean. Quoi de plus normal quand on venait de se faire prendre pour simple par Drazahir pour jouer les marionnettes contre ses alliés... Peut-être que le Maître-Guérisseur arriverait à comprendre le mécanisme de possession du Mage Noir pour réussir à lui empêcher une prise de contrôle trop importante sur sa cible. Peddyr frémissait encore à l'idée qu'un autre esprit avait agi contre son gré... et de voir en même temps par ses pensées les attaques simultanées des autres Kaerls et de ressentir cet horrible plaisir malsain de voir la mort frapper, pour sa seule avidité de pouvoir.

L'évocation d'un tunnel secret ne sembla pas perturber par la suite l'ancien Ambassadeur. Le Kaerl céleste était ancien et bien des secrets avaient été perdus. Qu'un soit retrouvé et limité en information démontrait d'un désir certain de par certains habitants, ailés ou à jambes, de faire perdurer ces oublis. La preuve étant que Zackheim avait ainsi une fois d'entrée tout à fait protectrice, surtout si le Kaerl était encore sous l'assaut des forces obscures de Drazahir. Le Màr avait déjà perdu la Dame Amlug, ce n'était pas pour exposer le Seigneur en cours à la mort certaine. Cela servirait que trop les intêrets de Zackheim.

Le seul geste que fit Peddyr en écoutant la fin des paroles du Seigneur Céleste fut de fermer les yeux quand le Kaerl reviendra à sa vie normale, une fois Drazahir déchu. Zackheim se montrait clair : le retour du Maître-Brun n'était que temporaire. Ce n'était mieux que rien, malgré le coeur serré qui lui fut douloureux.

°N'y pense pas Peddyr, tu vas te faire encore plus de mal. °
°Non Svear'. Y songer me rappelera que la vie est faite de choix et qu'il faut assumer les conséquences. Même si elles requièrent un lourd tribut. Tu savais très bien à quoi je m'exposais et le prix est encore à payer°
°Oui mais....°
°Nous ferons ce que nous aurons à faire et une fois que le Kaerl Céleste sera sauvé, nous en repartirons. °
°Où alors ? Au Màr Litsé ? °
°Oui...°


Quand il eut réouvert les yeux, il se redressa doucement. Zackheim était prêt à monter sur le dos de son lié. Sveargith s'était baissé non loin de Peddyr pour lui permettre de monter plus facilement, au vue de ce qu'il avait subi aujourd'hui. Tous d'ailleurs auraient bien besoin de repos.

''Rien ne sera entrepris contre vous, je vous en fait la promesse. Je vous aiderai par tous les moyens dont je disposerai. J'aurai donc les yeux bandés pour que le secret de ce tunnel soit préservé et j'ai confiance en la loyauté de Sveargith pour ne jamais me le révéler, quelques soient les circonstances. Une fois au Kaerl, je résiderai dans mes anciens appartements. Nul besoin de vivre caché, mon retour finirait par se savoir par les liés des maîtres-dragons et des chevaliers. Autant assumer pleinement les conséquences liées à mon retour ''

Que la plupart des célestes connaissent ou pas le motif de son départ du Kaerl. Peu savaient qu'il avait tenté d'assassiner Zackheim dans son weyr. Mais les rumeurs allaient vite et Persée avait été présente ce soir-là. Qui sait combien de personne il allait devoir se confronter. Déjà le face à face avec Kailinn n'avait pas été facile...

°Je serai là pour te soutenir. Tous ne t'en voudront pas j'en suis sûr. Après tout, tu n'as pas pu aller jusqu'au bout de ce projet ce jour-là.
°Les actes ne s'oublient pas comme cela mon ami. Les hommes n'ont peut-être pas la mémoire des dragons, mais ils savent se rappeler des pires moments, crois-moi°


Peddyr monta sur les épaules puissantes de son Brun, qui se remit debout et déploya déjà ses ailes.

''Quand tout sera terminé, je quitterai le Màr et vous n'entendrez plus parler de moi. ''

Les dragons décollèrent, prenant déjà la direction donnée par Saverok. C'est là que l’interstice manquait grandement pour revenir instantanément au Kaerl et voir directement ce qui s'y tramait à l'heure actuelle. Le retour n'allait pas être aisé. Et pendant le vol de retour, Sveargith se porta volontaire pour veiller leur arrière, passant de temps à autre devant pour jouer les éclaireurs et s'assurer que Drazahir n'avait pas préparé d'embuscade à leur encontre. Et pendant la surveillance de son Brun, Peddyr restait songeur et jetait de temps en temps un coup d'oeil sur le jeune Seigneur. Même si les raisons avait poussé Peddyr à vouloir le faire choir dans la mort, il se rendit compte des effets désastreux si son coup avait réussi. Drazahir semblait avoir tout planifier depuis le début. Si Zackheim avait rencontré la mort, le Mage Noir n'aurait eu qu'à cueillir le Kaerl Céleste. Puis l'ancien ambassadeur pensa à la plupart des personnes qu'il connaissait. Comment allaient-elles réagir à son retour ? Legundir, quelques anciens aspirants et Lordan ? Zackheim l'avait évoqué. Il était vrai que Lordan avait la malchance de croiser des dangereux esprits avides de lui prendre le cerveau en contrôler. Connaissant le jeune homme comme fougueux, nul doute qu'il voudrait servir d'appât pour attirer Drazahir.... Une bonne comme une mauvaise idée.


Le Kaerl Céleste arriva enfin sur le lointain. Peddyr ressentit comme une certaine émotion l'envahir en revoyant ce lieu qui avait été jusqu'ici le meilleur endroit pour mener sa vie, là où il avait réussi à combler ses angoisses et ses soucis quand à sa vie passée, la joie et le bonheur... Que de jours mouvementés et heureusement pour la majorité que bienheureux. Mais maintenant, il était un exilé, où sa place ne serait que temporaire... Il cessa d'y songer quand il attrapa un lambeau de sa cape pour terminer de la déchirer, en vue d'en faire un bandeau épais et suffisamment large pour baigner sa vision dans l'obscurité. Une fois qu'il l'eut bien noué, Svear' confirma à Saverok que Peddyr s'était exécuté comme demandé et suivit Saverok.

le Maître Brun se fia entièrement à son dragon, se contentant de se tenir à ses crêtes quand plusieurs fois, il sentit le corps écailleux suivre plusieurs virages. Peut-être pour perdre son sens de l'orientation à l'approche de l'entrée secrète. Puis les dragons se posèrent. Guidé par son lié et toujours les yeux bandés, Peddyr pénétra dans le tunnel. Il n'eut aucun moyen de savoir comment les dragons étaient entrés, soit directement par l'intérieur, ou par l'extérieur.

Durant toute la marche à travers ce fameux tunnel, Peddyr ne pensa à rien d'autres qu'à la présence de son lié, continuant à suivre ses guides, pour ne pas tomber, ne pas percuter un mur ou encore de se prendre un pied dans un petit trou. Puis soudain, il stoppa.

°Qu'il y a-t-il ? °
''Je ne sais pas si on est loin de la sortie, mais j'ai comme un mauvais pressentiment... Le kaerl doit encore subir l'attaque. ''
°Comment peux-tu....°
''Ma marque me pique légèrement....''

Saverok devait avoir senti la présence de l'escadrille de Persée, qui venait de se lancer à l'attaque à l'extérieur. Vu l'affinité de son lié pour elle, quoi de plus normal...Il allait donc pouvoir apprendre ce qui se passait là au dehors.

Peddyr ne retira pas son bandeau, comprenant qu'ils étaient encore à l'intérieur du tunnel. En homme de parole, il agirait jusqu'au bout de la sorte. Malgré cela, il lança un léger conseil.

''Si les forces de Drazahir sont encore à l'heure à l'extérieur, je ne crois qu'il serait judicieux de sortir, Seigneur Zackheim. Vous seriez pris immédiatement pris pour cible. Drazahir serait que trop ravi de vous mettre la main dessus. Tout comme moi d'ailleurs. Sveargith, si tu sens que ma volonté fléchit, je t'ordonne de m'assommer ! ''



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
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MessagePosté le: Sam 4 Jan 2014 - 18:05 Revenir en haut

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Zackheim de Galastden
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MessagePosté le: Sam 11 Jan 2014 - 02:43 Répondre en citantRevenir en haut

Entre deux combats


Une fois les dragons en vol, Zackheim laissa tout son corps se détendre. Il n'était pas doué d'une grande force musculaire mais compensait ce manque par une volonté de fer et une rare maîtrise de ses réactions, qualités obtenues par un sévère entraînement depuis l'enfance.. Ehsan, son tuteur et parrain, le trouvant par ailleurs trop émotif et emporté, l'avait confié aux plus exigeants des Maîtres de sa Maison où ces vertus étaient aussi prisées que les prouesses guerrières. Ensuite le cadet Galastden en avait fait une discipline quasi philosophique, se refusant la moindre concession au laisser-aller tant moral que physique, écartant de sa route tout ce qui aurait pu le distraire de son ambition et de sa vengeance. Autour de lui, on avait fui cet adolescent froid et méprisant, aux actions imprévisibles et provocantes, mais c'était surtout son lié qui avait souffert de cette dureté et subit les contre-coups de cette ascèse des sentiments.
Mais en cet instant, sur l'encolure de son dragon, Zackheim acceptait que la fatigue l'envahisse, que son esprit cesse de calculer et que son coeur puisse faire entendre le murmure de ses passions refoulées.
Il écarta même de sa pensée les paroles que Peddyr lui avait adressées en réponse aux propositions faites et aux conditions mises à leur applications. Il voulait pendant quelques instants ne penser qu'à Persée. Et pourtant cette pensée n'était pas celle de l'amour sûr et comblé.
Depuis l'annonce de l'attaque du Màr Menel, il repoussait l'angoisse qui montait en lui. Certes, son inquiétude était vive concernant le kaerl et la préoccupation l'obsédait de savoir ce qui se passait, si la cité céleste tenait, si les mesures de sécurité qu'il avait prises ne s'étaient pas révélées inefficaces ou même désastreuses. La capitaine des Armées, en l'absence de Second depuis le départ de Maëvann Kerr'wan, agissait quasiment en tant que telle, admirée de tous, forte de détenir toute la puissance défensive du Kaerl. Les bonnes décisions avaient dû être appliquées. Oui, mais Persée Garaldorf n'était pas que l'Ankalikon du Màr Menel . Elle était aussi sa Persée, la bien-aimée lointaine et secrète, la fleur étincelante qui avait jailli de son âme qu'il croyait à jamais stérile et glacée. Il savait bien qu'en cas de danger, elle serait au premier rang, fière, audacieuse et sans concession et il tremblait pour elle.
Il interrogea encore une fois Sarevog :

*Tu crois que c'était des dragons fantômes ? Comme les zombies du Manoir ? Des émanations de la puissance magique de Drazahir ? Ou bien de vraies créatures venues peut-être d'un autre plan cosmique. Drazahir ne serait pas le premier à établir un passage pour y déverser des alliés monstrueux.*

Mais Sarevog ne savait pas vraiment. Il avait prévenu Vraël, la Bleue de Persée, qu'il partait chercher le Seigneur et avait quitté le Kaerl dès l'apparition des dragons d'ombre. Il savait seulement qu'au moment de s'envoler, encore à portée de pensée de Vraël, celle-ci lui avait communiqué que ces êtres gris ne semblaient pas destinés à nuire aux simples vivants mais menaçaient directement les Liés. Sarevog avait entendu, déjà assourdie par la distance, la voix grondante et grinçante à la fois qui annonçait la fin de la Lumière céleste, tentait de soulever le peuple contre l'autorité du Seigneur, et avait réitéré cette exigence : Retrouvez les Clefs d'Ouranos.

L'esprit de Sarevok était de plus en plus lourd d'appréhension et il finit par avouer qu'il était sûr que certains de ses frères étaient morts. Un esprit de dragon est lié par la mémoire ancestrale à celui de tous ses frères et lorsque l'un d'eux s'éteint, il faut qu'il soit très loin ou isolé par les barrières magiques des autres kaerls pour que les autres ne perçoivent cette perte et la douleur affreuse de son lié.
Zackheim resta un moment sans répondre. Des dragons mouraient dans son kaerl. Des chevaliers voyaient leur propre mort dans les yeux qui s'éteignaient, le dernier souffle de leur lié emportait pour eux toute espérance et tout désir de vivre. Il se devait d'être là.

Les dessous du Kaerl Céleste


Le Màr Menel fut enfin en vue, petit bloc sombre suspendu dans l'espace. Zackheim eut l'impression que la baisse d'altitude qui inquiétait tout le monde ne s'était pas accentuée mais il était difficile de s'en rendre compte car elle n'avait rien de brutal. Elle mettait surtout en évidence l'affaiblissement du Gardien.
Sarevok lui annonça que Peddyr était maintenant aveuglé par un bandeau et que Sveargith se portait garant de la promesse de son maître. Et en effet les deux dragons se rapprochant, Zackheim vit un tissu sombre entourant le haut du visage du chevalier brun. Il demanda à son dragon :

*Remercie le Maître Brun de ma part Le secret ne doit pas s'ébruiter davantage. Nous ne pouvons prévoir l'avenir et si un jour, la fidélité de Peddyr Thelrand à son ancienne Dame l'oblige à quitter de nouveau le Màr Menel et à me redevenir ouvertement hostile, je ne puis alors attendre de son honneur qu'il respecte une promesse de secret faite sous la contrainte des évènements.*

Il était difficile à cette distance de distinguer si le Kaerl était encore sous le coup d'une attaque mais il n'était pas question de le survoler et pas plus de s'en approcher à niveau pour voir ce qui se passait. Les dragons n'eurent pas besoin de conseil pour plonger et voler en rase-mottes jusque sous la cité aérienne puis remonter à la verticale vers le sombre socle qui la portait.

L'île céleste n'était pas une sorte de disque suspendu dans les airs, mais plutôt un cylindre massif et irrégulier dont les côtés étaient constitués de falaises de pierre ressemblant à de l'obsidienne ou de pans de granit semblant découpés par la hache d'un géant. Des entrées nombreuses creusaient ces parois et les habitants y descendaient parfois, encordés, pour y ramasser des orchidées rares, des baies bleues au goût de myrtille qu'on appelait des flarmyettes, en hommage à Flarmya qui les auraient fait pousser là pour nourrir les oiseaux nichant en ces creux.

Le fond même de l'île volante était profondément entaillé, boursouflé d'énormes blocs , fendu de canyons étroits, de pics inversés de deux ou trois cents mètres et plus. Des cascades descendaient venant de galeries sombres, répercutant leur vacarme en un bruit de fond continuel, retentissant en mille échos . Les eaux se dispersaient en pluies fines, irradiées d'arcs-en-ciel, en brumes vaporisées par le soleil baissant à l'horizon. Des lianes et des fougères géantes s'accrochaient sur des affleurements de terre.Des arbustes se contorsionnaient pour redresser leur feuillage tout en captant le maximum de lumière. La réputation de ces lieux, sujets à des effondrements fréquents, éloignaient les curieux ainsi que la tradition qui voulait que l'âme des défunts sans sépulture venaient y trouver le repos. Et la nuit, si on allait au bord extrême des prairies qui entouraient la cité proprement dite, on entendait en effet des plaintes, des murmures, parfois comme des chants lointains qui montaient des espaces où flottait l'étrange et prodigieuse île céleste.

Le Passage Secret


Sarevok entra dans la caverne par une chicane fort vaste, dissimulée par un curieux effet d'optique et que seule la vision mentale des Dragons pouvait déceler.
Zackheim en avait découvert l'existence dans un grimoire des Archives et Sarevok consulté, avait avoué que tous les dragons adultes connaissaient, par la tradition, l'existence du passage. Seuls deux ou trois bipèdes, tous Seigneurs, l'avaient découvert au cours des âges, toujours lors de crises majeures au Màr Menel.
Zackheim pensait confisquer le grimoire pour son seul usage mais le Gardien l'avait convoqué et lui avait demandé de le lui remettre, de n'emprunter la sortie que pour le seul bien du Kaerl et l'avait averti qu'aucun dragon n'accepterait de le franchir si le secret était divulgué et le passage utilisé dans une intention égoïste. Le secret ne s'ébruitait pas, grâce au Gardien qui pouvait déplacer l'entrée par la force de l'énergie ascensionnelle du Kaerl. Le Gardien admit qu'il avait, comme les autres fois, quelque peu favorisé la redécouverte de ce passage, prévoyant que les menaces qui assombrissaient l'avenir des Célestes allaient nécessiter des mesures exceptionnelles.
Zackheim avait un peu hésité quant à introduire Peddyr par la porte secrète mais les dragons ne s'étaient pas opposés et le Gardien l'avait prévenu de se fier à leur sentiment

La caverne était vaste, éclairée par la phosphorescence naturelle d'une roche micacée qui renvoyait la lumière provenant de trouée ici et là dans les parois. On distinguait au fond un espace rappelant l'aire du portail interstitiel sur la Grand'Place et non loin une rampe s'élevait en tournant le long des parois.
Descendu de son dragon, Zackheim ne proposa pas d'aide pour Peddyr, sachant que Sveargith serait le guide idéal pour son lié. Il songea que c'était là une bien curieuse situation, son assassin manqué, yeux bandés, à sa merci et réintroduit par ses soins dans le kaerl d'où lui-même l'avait chassé et chacun faisant confiance à l'autre.
Il est vrai que l'entente n'était que provisoire mais quand même, Peddyr avait du cran de se livrer ainsi à un homme dont la réputation d'ourdisseur de complot n'était plus à faire. Et lui, ne faisait-il pas preuve de la plus écoeurante niaiserie de croire en la parole d'un homme, fût-il Peddyr Thelrand ? Mais il pouvait aussi penser qu'il savait juger un caractère et que ce n'était pas par sentimentalisme qu'il était sûr de la loyauté du Maître Brun.
On montait la rampe quand Peddyr s'inquiéta soudain, il pressentait un danger et les dragons aussi, qui percevaient les pensées tumultueuses de leurs frères engagés dans un combat, sans parvenir cependant à entrer en communication claire avec eux. L'aura maléfique des pouvoirs de l'ombremage perturbait à coup sûr tout l'environnement. Le guerrier déconseillait une sortie immédiate.

Zackheim s'arrêta .

- Je comprends votre souci, messire Thelrand. Mais je dois être vu, sinon dans la bataille, du moins dans mon bureau, pour y signaler mon retour, entendre les rapports sur la situation et annoncer votre présence. Aucun chevalier n'est venu nous prévenir comme on l'a fait pour la Dame neutre. Aucun dragon, sauf Sarevok n'a pu s'échapper pour demander de l'aide. Je crois que l'espace supérieur est soumis à la puissance de l'esprit de Drazahir centré sur le haut du kaerl et animant ces dragons fantômes. Mais je ne pense pas que Drazahir en personne soit ici. Au manoir, il a dû emprunter votre esprit pour se manifester physiquement. Et il n'est venu que fort tard, quand Meilan-Lavok était épuisé et que le manoir brûlait et avait donc perdu une part de son aura protectrice. et nous n'étions que trois liés à lutter. Il n'a d'ailleurs guère tenu longtemps.

Il invita ses compagnons à reprendre la marche tout en poursuivant :

-La puissance protégeant le kaerl s'est affaiblie, il est vrai. Mais elle demeure grande en raison de la concentration de la magie qui préside au Don, d'où l'attaque systématique contre les Liés. Et il mène de front trois assauts. Ces dragons gris vont s'épuiser comme les zombies d'Ael Alfirin.
Nous allons arriver dans une antichambre à trois issues. L'une conduit dans les appartements seigneuriaux par un pilier creux qui a échappé même au regard d'aigle de Messire Unarion. C'est celle que je vais prendre. L'autre conduit dans une des alcôves du Valarëa. Nos liés voudront peut-être s'y rendre en priorité. C'est la seule issue qui ne les oblige pas à se transformer. La troisième débouche dans un endroit que Lordan Ventaren, qui est poète à ses heures, appelle le Jardin Mauve et dont il cherche à percer le secret depuis son arrivée au Kaerl. C'est le jardin clos, apparemment sans issue, en contrebas de la courtine interdite, près de la grosse tour des Spires. Ventaren imagine je ne sais quel conte de belle princesse, mais en fait, la petite entrée dissimulée sous le lierre conduit droit dans la zone résidentielle des chevaliers. La porte ne s'ouvre que de l'extérieur. vous la trouverez facilement.


On arriva dans l'antichambre aux trois issues. Zackheim insista :

-Je vous demanderai de garder le plus strict secret sur ces sorties, sur ordre du Gardien lui-même. Si vous voulez me suivre, vous pourrez assister au rapport de situation de l'officier qui remplace Unarion, absent, comme d'ailleurs son second, Ventaren justement, lequel devait reprendre son post hier mais a dû être retardé. Sveargith pourra vous mettre au courant mais vous connaissez nos dragons. Ils ont leurs secrets et ne rapportent que ce qui concerne l'intérêt de leur lié. Messire Thelrand, faites à votre guise



Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Sam 18 Jan 2014 - 17:17 Répondre en citantRevenir en haut

Peddyr haussa un sourcil en apprenant l'existence des voies secrètes. Peut-être que s'il les avait connu...

°Pourquoi tu repenses à cela ? °
°La fatigue ne m'aide pas à garder les idées claires. Et toi aussi avec ton esprit embrumé.°
°Je ne pensais pas que tu arriverais à les sentir. °
°Je comprends que tu voulais m'épargner les tourments que tes frères ressentent. Je perçois un peu leur désarroi, leur colère et leur tristesse. L'épreuve est difficile pour tout le Kaerl°


Le Maître-Brun Déchu réfléchissait quand au choix offert par le Seigneur Céleste. celui-ci avait fait part de son désir d'être vu et de faire un conseil de ''guerre''. En tant que dirigeant du Màr, il devait être là pour avoir les rapports de situations, prendre les décisions et agir sur ce qui restait encore à combattre. Et sa présence démontrera qu'il était encore en vie. Même un Seigneur tel que lui pouvait engendrer un choc quand la mort frappait dans un conflit. Un navire sans capitaine est voué à sombré en pleine tourmente.

Il avait toujours le bandeau en place sur ses yeux, bien décidé à ne pas le retirer. Il avait pris sa décision sur la voie à prendre.

''Comme pour l'entrée secrète, je ne divulguerai pas l'emplacement des lieux que vous m'avez cités. Plus encore si le Gardien les protège. Je vais opter pour le ''Jardin Mauve''. Non pas que je souhaite pas vous accompagner, mais ma présence à vos côtés au moment du rapport de situation provoquera de la polémique. Si le Kaerl n'était pas attaqué, le temps aurait été largement suffisamment pour expliquer les motifs de mon retour. Néanmoins, avec ce qui se trame au-dessus de nous, le temps est précieux et, vous en aurez besoin pour orienter les efforts de défense. ''

Si les officiers de combats voyaient le Seigneur en compagnie de l'ancien Ambassadeur, il aurait fallu à Zackheim argumenter en chef et avec un paria présent dans un conseil aussi vital que celui-là, les écoutants auraient été méfiants à l'égard de Peddyr. Le Maître-Brun ne désirait voir aucun temps perdu pour la sauvegarde du Kaerl. Là où Peddyr allait aborder un autre point, ce fut son lié qui prit la parole.

°Je garderai le contact avec Saverok sur ce rapport. Et je n’omettrai aucun détail en informant mon lié. Peut-être même que je pourrai transmettre ses avis éventuels, si jamais vous avez besoin d'en avoir de sa part. Je suis le lié de Peddyr, mais je suis sa moitié d'âme et d'esprit. Il est vrai que des fois nous gardons certains choses rien que pour nous. Mais pour mon lié, dans sa situation, je ne pourrai rien omettre. Sauf si Saverok me demande expressément de ne rien dire. °

Sveargith adressa un regard vers son frère de race, tout en frôlant l'esprit de son lié, pour signifier qu'il serait bien là. Les liens qui se nouaient là maintenant devaient être solides.

''Faites attention à vous Seigneur Zackheim''

Une recommandation bien étrange venant de la bouche de l'homme qui avait tenté de l'assassiner. Puis guidé par son lié, il prit le chemin qui allait le mener au Jardin Mauve. Puis quand il sentit des feuilles de lierre contre son visage, il leva un bras pour les repousser et doucement, il sentit une brise tiède lui caresser la peau du visage. Il s'arrêta et décida de retirer son bandeau. Son coeur s'émut de la beauté naturelle qui s'ouvrait devant ses yeux.

Il était bien dans ce petit jardin, mais ce n'était pas n'importe quel jardin. Là on aurait dit que la nature avait voulu s'aménager un petit lieu paisible, rien que pour elle. Doucement, il s'avança, suivi de Sveargith qui gardait le silence. Un merle au plumage blanc les observait du haut d'une branche entortillée et lourdement chargée de fleurs mauves. Une cascade de ces fleurs trônaient au-dessus d'eux, entourant les murs anciens qui encadraient le petit jardin, telle une muraille infranchissable pour le protéger de toute approche humaine. Les glycines remontaient les parois, les couvrant. Une forte odeur parfumé assaillit leurs sens. Peddyr leva la tête pour contempler ce spectacle. Les vertes feuilles bruissaient dans la brise légère. Le murmure d'une fontaine attira son attention. Elle s’incrustait bien dans ce cadre fleuri.

Doucement, Peddyr avança et posa sa main sur un tronc d'une des glycine. Noueux et montant vers le ciel, sa largeur dévoilait son âge ; au moins plusieurs siècles siècles. Et il semblait avoir poussé comme un véritable arbre. Ses branches s'étiraient au dessus du Maître-dragon pour offrir un peu d'ombre. L'homme baissa la tête et ferma les yeux, avant de coller son dos contre le tronc et se laissa glisser contre lui.

°Que t'arrives-tu ? °
°Rien. Rien du tout... La fatigue doit jouer plus que je pensais, et même au point que tu n'arrivais pas à la percevoir. Juste quelques minutes et ca passera°
°Je n'ai pas assez fait attention. J'oublie tout ce qui s'est passé durant cette journée. Avec la mort de dragons et de lié, je....°
°Tu n'as pas à t'en faire mon ami. Laisse moi souffler un peu et nous allons pouvoir sortir d'ici.°


Si les portes énoncées par Zackheim n'étaient pas pleinement verrouillées. Avec de la chance, s'il arrivait à canaliser son pouvoir comme la dernière fois, il pourra réussir à ouvrir une serrure. Mais avant cela, souffler un peu et faire le vide dans sa tête. Le voila maintenant au coeur du Kaerl Céleste, percevant la crainte de son lié et le désarroi des autres dragons, en train de combattre là en dehors....Et lui, l'exilé restait à l'abri....Mais son retour ne devait pas être une entrave pour Zackheim



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Lordan Ventaren
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MessagePosté le: Dim 2 Fév 2014 - 14:43 Répondre en citantRevenir en haut

Lordan était rentré juste comme l'attaque sur le Màr Menel se terminait et dans le tumulte du Valarëa sens dessus dessous, il avait appris les horreurs qui s'étaient déchaînées sur son cher kaerl, la mort de plusieurs chevaliers et de leurs dragons, et tout cela pendant l'absence du Seigneur parti rencontrer ses pairs au Manoir. Sarevok, revenu au kaerl dès le début de l'entrevue, était reparti, on ne savait trop comment, pour prévenir Zackheim de ce qui se passait. Seule, l'Ancalikon avait su maintenir la cohésion de la défense céleste mais on la disait blessée. Le Conseil des Maisons siégeait en permanence. Seul point positif, l'Ile Céleste avait ralenti sa chute et semblait se stabiliser. Le gardien recevait-il une aide mystérieuse pour maintenir ce qui était l'essence même du Màr Menel : son inaccessibilité aérienne ?
Tout le monde attendait le retour du seigneur avec de sombres pressentiments ; qui sait si le forces ténébreuses n'avaient pas attaqué en même temps tous les hauts lieux de Tol Orëa, tous ces témoins du passé garantissant chacun à leur manière la pérennité des pouvoirs en jeu sur la Terre des Dragons. 
Le capitaine Legundir n'était pas reparu et le commandant de Leysse, contacté aussitôt par Lordan en tant que Second, l'avait autorisé à passer par ses quartiers des Spires au cas où il aurait un message personnel secret. Il se présenterait ensuite dans l'Antichambre du Seigneur pour attendre son retour et éventuellement partir voir ce qui se passait au Manoir si le Seigneur ne rentrait pas dans l'intervalle.

Hanelvig avait tenu à l'accompagner dans cette première démarche, soucieux d'être à ses côtés si l'attaque recommençait. Il avait pris sa forme humaine par précaution, car ils n'avaient pas eu de renseignements précis sur la façon dant les monstres gris s'attaquaient aux dragons. Leur toucher mortel sur un dragon en vol était-il aussi fatal pour un dragon en métamorphose ? Les pouvoirs psychiques, le lien, demeuraient identiques mais le métabolisme corporel était si différent !
Les avis étaient contradictoires . Certains pensaient que tous les dragons avaient pris leur vol et qu'on ne pouvait savoir, les jeunes étant restés au fond des galeries et alvéoles secrètes du Valarëa .
Et puis il y avait des descriptions alarmantes. Certains prétendaient avoir vu les rues jonchées de cadavres... plus que le Mar Menel avait jamais compté d'habitants. Lordan pensait que l'attaque magique s'était certainement accompagnée de phénomènes hallucinatoires propres à semer la panique. Il n'avait vu aucun corps à l'abandon, des patrouilles en ordre veillaient aux carrefours et les dégâts matériels restaient mineurs malgré l'impression de désordre et certaines maisons barricadées à la hâte.

Mais quoi qu'il en soit, l'heure était encore lourde de menaces et le chevalier se hâta de prendre au plus court par les remparts pour rejoindre les Spires. Il arrivait à la hauteur de la grosse tour, juste avant le Jardin Mauve, quand Hanelvig derrière lui, s'arrêta brusquement et son esprit tendu en alerte atteignit celui de son lié sans que celui-ci put déchiffrer clairement ce qui se passait. Mais Hanelvig visiblement sous le coup de l'émotion se retransformait déjà en dragon. Le chemin de ronde était assez étroit et sitôt sa forme saurienne retrouvée, le dragon prit son vol et se percha sur la plateforme prévue autour du toit en poivrière de la tour. Lordan, pris de court, s'était arrêté et l'interrogea  avec la plus grande anxiété :

*Que se passe-t-il ? Ils reviennent ?*

*Non, non ! Regarde dans le Jardin !*


Lordan se précipita vers le parapet. Dans le Jardin ? Son jardin mauve ??? là où personne ne venait jamais, le jardin sans entrée, le jardin sans jardinier, ce puits de verdure et de fleurs mauves accessible seulement par les airs, bien qu'on n' y ait jamais vu un dragon. Il se pencha, scrutant ce qu'il voyait du sol, quelques bandes de pelouse, un banc sous un paulownia perpétuel et .. et ..
Un homme venait de sortir du rideau de lierre qu'il retenait encore de l'épaule. Il enlevait un bandeau de ses yeux et Lordan crut reconnaître cette silhouette, ces traits. Mais c'était tellement incroyable qu'il resta bouche ouverte à scruter un visage rendu flou par l'ombre et la trentaine de mètres qui l'en séparaient. L'homme fit quelques pas hésitants, se laissa aller le long d'un tronc, s'asseyant à même le sol, l'air épuisé, et Lordan n'hésita plus .

*Hanelvig ! Descends moi là-dedans. C'est bien messire Thelrand, n'est-ce pas ?*

*Je crois bien . Il sent bizarrement... hum.. le zombie ; mais Sveargith confirme. C'est lui... tiens-toi bien, j'arrive. *

Le bruit de l'envol suivit aussitôt et Lordan, immédiatement en position, attrapa la serre que le dragon lui tendit en passant juste au dessus de lui, virant serré et replongeant vers le fond du jardin, amorçant un demi looping assez acrobatique compte tenu des arbres et du peu de largeur dont il disposait. Lordan lâcha prise juste devant son ancien mentor en Undomë et au Ssyl'shar et Hanelvig remonta droit vers sa corniche. En reprenant pied, le chevalier aperçut au passage, dans la muraille, sous un surplomb qui le dissimulait, voilé aussi par un rideau de feuillage, une étroite ouverture. Elle s'ouvrait dans l'intérieur même des Spires, une série de moellons en saillie permettant un accès depuis le sol. il le nota mais surtout préoccupé par la silhouette affaissée au pied de l'arbre. Il n'avait pas deux idées cohérentes en tête au sujet de la présence du proscrit en ces lieux mais il était si content de le revoir et il se poserait des questions plus tard.
Son arrivée, aussi bien calculée fût-elle, n'avait pas été sans bruit et Peddyr avait relevé la tête. Devant lui, dans son éternel vêtement bleu passé, Lordan Ventaren s'inclinait très officiellement, la main à plat posée sur le coeur, en déclarant :

- Puis-je vous aider, messire Thelrand ?





Dernière édition par Lordan Ventaren le Jeu 13 Fév 2014 - 10:40; édité 1 fois
Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Mer 5 Fév 2014 - 20:31 Répondre en citantRevenir en haut

L'arrivée de Lordan n'était pas du tout prévu au programme. Le maître Brun avait cru avoir un peu de répit pour remettre les pensées en place et d'être plus sûr de lui. Au lieu de cela, il entendit quelqu'un approcher. Si on pouvait dire approcher. La discrétion ne devait pas avoir été visé depuis le début. Si cela avait été le désir du nouveau venu, on pouvait dire que l'échec était total. Donc à la venue du jeune homme à la stature noble et au visage serein ne manqua pas de surprendre l'ancien Ambassadeur. Ce dernier releva la tête pour le fixer et déjà le chevalier-bronze s'inclinait pour le saluer, comme si de rien ne s'était passé autrefois.

Perturbé par une telle approche, Peddyr se releva sans attendre. Il était un peu perplexe quand au salut de Lordan et quand à son aide possible à apporter. Depuis leur dernier rencontre au SSyl'Shar, où le Maître déchu avait feint de jouer un Touerg pour le mener dans le désert à la recherche d'une mythologie vivante, Peddyr se demandait comment Lordan pouvait accepter d'approcher un homme tel que lui. Après tout, ne lui avait-il pas menti durant toute son expédition à travers les dunes du continent désertiques, avant que la vérité ne tombe d'elle-même après l'attaque de cette immonde créature qu'on pouvait qu'appeler dragons ?

Malgré ces troubles et face au doute quand à la réaction à venir de Lordan, il lui rendit son salut et fut un instant hésitant quand à la réponse à apporter.

''Je te salue Lordan. Je... Je ne pensais pas te croiser en ces lieux''

Ou du moins aussi vite.

''Pour l'aide... Ce ne serait pas de refus. Car je me retrouve dans un lieu que je ne connais pas du tout et qu'à mon sens, je ne devrais pas connaître. J'aurai... j'aurai juste besoin que tu me guides pour sortir de ce jardin qui invite à se reposer et à se détendre, mais je ne crois pas que j'y ai ma place. ''

Peddyr avait l'impression de plus souiller le Jardin Mauve, plus encore devant Lordan. Zackheim n'avait-il pas dit que ce lieu était jugé comme un lieu poétique et mystérieux par le jeune chevalier-dragon ? L'ancien ambassadeur ne voulait pas entacher l'impression de bien-être et de part magique de cet endroit de par sa seule présence. Puis doucement, il eut le besoin de justifier son retour temporaire au sein du Kaerl.

''Je tenais à te dire que je ne suis pas revenu au Kaerl en intrus. Zackheim m'a permis de revenir, le temps d'aider les célestes contre Drazahir. ''

Il se retint de se mordiller la lèvre.

°N'es crainte. Lordan est un homme juste et loyal. Peut-être qu'il aura des questions à te poser, mais comme toi, il a le coeur juste, le coeur d'un vrai céleste. Peut-être que tu redoutes un autre retour négatif en paroles, mais je sais que tu sauras t'en apaiser plus tard. Tu n'as pas à le redouter. °

Malgré les paroles rassurantes de son lié, Peddyr voudrait plus y croire encore.



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MessagePosté le: Jeu 13 Fév 2014 - 13:34 Répondre en citantRevenir en haut

Malgré son esprit tourné vers la réflexion et l'analyse qui le conduisait en général à ne pas agir à l'étourdi, Lordan était aussi capable de suivre avec enthousiasme une voie qui lui paraissait correspondre exactement à ce qu'il sentait être juste et souhaitable, ne se préoccupant pas si la raison était de son côté .
Il avait toujours admiré maître Thelrand et éprouvait de l'affection pour le guerrier qui l'avait conduit sur les chemins de ses premières aventures, montrant toujours beaucoup d"affabilité dans les moments ordinaires de la vie. Certes, il savait qu'ayant juré fidélité de toujours servir à la protection de la Dame ou du Seigneur légalement en place au Kaerl Céleste, il devait considérer l'ex-ambassadeur comme un proscrit et s'il en avait reçu l'ordre, il l'aurait arrêté, la mort dans l'âme, et conduit néanmoins en prison. Mais tout était dans un tel bouleversement au Mar Menel, les chefs absents ou introuvables, la majeure partie des chevaliers encore dans les airs et tous traumatisés par les pertes subies, les dragons murés dans leur sentiment collectif inaccessible même au don, intraduisible en paroles humaines. Un proscrit en liberté n'était pas plus étrange que ces ombres noires qui s'étaient abattues sur la cité et c'était bien Peddyr Thelrand, figure aussi indissolublement liée au Màr Menel que les tours des Spires ou la Haute Salle. Lordan était donc dominé par la joie de revoir le Maître Brun
qui répondit courtoisement, mais on le sentait un peu sur ses gardes. Lordan s'amusa presque dans son optimisme revenu, en voyant cette gêne de celui qu'il n'avait jamais cessé d'estimer. Après tout, lui aussi était un traître aux yeux du Maître Brun, un traître à Dame Heryn, que Thelrand s'obstinait à croire victime d'un complot. Ce qui était peut-être vrai d'ailleurs, mais les Maisons avaient reconnu la légitimité du nouveau seigneur et Lordan n'était qu'un simple Chevalier. Où irait-on si les décisions du Conseil se faisaient et se défaisaient au hasard des on-dit et des impressions personnelles de chacun ?
Lordan répondit aussitôt qu'il apprit la situation de Peddyr Thelrand

- Le Seigneur est rentré avec vous , et c'est une excellente nouvelle ! Tout va s'arranger. Oui, il faut oublier les désaccords et ne penser qu'à en terminer avec ce Mage maudit. Le Seigneur Zackheim connaît votre valeur. Venez ; j'ai repéré une issue sous la corniche en descendant . On peut y accéder par des pierres cachées dans les feuilles.

Peddyr semblait épuisé et Lordan voyait bien, à ses vêtements souillés et en désordre, aux entailles dans le cuir de son baudrier qu'il arrivait d'un violent combat. Des traces de suie le maculaient et des relents de charogne et de brûlé se dégageaient du guerrier, évocateurs d'un atroce champ de bataille. Lordan montra le mur du fond :

-Je crois qu'il faut mieux utiliser cette sortie secrète puisque vous êtes arrivé par un accès invisible. A vrai dire, c'est la première fois que je descends ici. Rares sont ceux qui pensent à se pencher entre les créneaux à cet endroit désert et comme aux Archives, on m'a laissé entendre que ce coin perdu était lié vraisemblablement à la Magie du Gardien et en particulier à celle qui maintient le Kaerl en altitude, je n'ai jamais tenté d'y descendre ! Mais en vous voyant , j'ai pensé que .. enfin, vous, vous y êtes bien arrivé et sans Sveargith . C'est pourquoi, j'ai demandé à Hanelvig de me descendre et je pense qu'il était au courant de votre arrivée car c'est lui qui m'a en fait signalé votre présence. Et il n'a fait aucune objection alors qu'il a toujours approuvé, depuis qu'il est adulte, ma réserve à cet endroit, disant qu'il faut laisser au Seigneur ce qui est au Seigneur et au Gardien ce qui est au Gardien. Je suis sûr que les Dragons en connaissent le secret...

*Petit malin !* ironisa Hanelvig sur son rebord de toit.* Nous connaissons plus de choses dans le monde qu'aucun des êtres du Rhaëg, à part les Dieux et les Esprits tutélaires venus des Anciens temps. Mais le savoir n'a pas toujours à être partagé, surtout avec des esprits faibles, enfantins et facilement excitables comme ceux de la bipède engeance ! D'ailleurs..*

*La ferme, Saurien prétentieux ! fit Lordan vexé doublement car il venait de manquer sa première prise sur le moellon humide alors qu'il s'apprêtait à tendre une main secourable au Maître Brun. *Tu viens ou tu restes là haut à te décerner des compliments ?*

Finalement, la montée s'effectua sans encombre, se terminant dans une niche étroite fermée par une cloison qui s'ouvrit en coulissant dès que les deux hommes eurent quitté l'escalier. Ils entrèrent aussitôt et se trouvèrent dans une petite pièce vide. La cloison se referma par le même effet et se fondit dans le décor. Lordan essaya de provoquer sa réouverture mais en vain. Par contre, un panneau identique apparut sur le mur d'en face et une minute plus tard, les deux Célestes dévalaient un petit escalier de service que Lordan reconnut comme un des nombreux dégagements qui permettaient de circuler entre les différents bâtiments des Spires. Celui-ci arrivait tout bonnement dans la zone des appartements magistraux, dans une antichambre vide où un page, l'air un peu inquiet semblait attendre quelqu'un. Voyant arriver les deux hommes, il se précipita vers eux. Lordan reconnut un des messagers du Seigneur Zackheim, qui le salua par son nom, tout en jetant un regard furtif à Peddyr, puis lui tendit un message scellé.
Lordan l'ouvrit . Le message était signé d'un Z discrètement armorié que Lordan connaissait bien et comportait deux lignes de texte dans une écriture également très reconnaissable. Le chevalier, qui connaissait la procédure, se hâta de mémoriser le texte:

Le chevalier Ventaren est mis par la présente au service de Peddyr Thelrand et agira, jusqu'à nouvel ordre, selon les directives de ce dernier.

Il savait ce qui allait se passer. Zackheim de Galastden avait beaucoup étudié les effets chimiques analysés dans les anciens grimoires auxquels Maître Ehsan lui avait donné accès dans le but d'utiliser ses compétences pour assurer ses propres ambitions. Zackheim était devenu un maître dans l'art de préparer poisons, contre-poisons et produits susceptibles d'effets surprenants. La rumeur publique exagérait d'ailleurs le savoir du Seigneur en ce domaine. On le présentait parfois comme un vrai sorcier, capable de vous rendre pustuleux en une nuit, de vous faire avouer tout ce qu'il voulait, après vous avoir offert un petit verre de sherry, ou encore de rendre boîteux votre cheval rien qu'en le touchant de sa main gantée de noir. Lordan ne croyait pas à autant de magie mais il était préparé à ce genre de message.
Et en effet, soudain, l'encre pâlit et le mince vélin parut n'avoir jamais été écrit.
Plus que le Z et que le page identifiable, c'était le signe de l'authenticité du message et de son inviolabilité. Lordan sortit son graphite et signa au milieu de la page puis la replia une seule fois, rescella le sceau brisé en utilisant une des chandelles éclairant le corridor et en y appliquant la partie gravée de son anneau de service. Le seigneur verrait si on avait réouvert le parchemin pour copier sa signature et l'utiliser à d'autres fins . Le jeune messager s'inclina et disparut. Lordan se tourna vers Peddyr :

-Le seigneur Zackheim m'attache à votre service. Je suis à vos ordres.



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MessagePosté le: Dim 23 Fév 2014 - 23:00 Répondre en citantRevenir en haut

Peddyr s'était retenu de hocher de la tête quand à quelques mots énoncés par Lordan : que tout allait s'arranger. Si le lié d'Hanelvig savait le dernier échange que l'ancien Ambassadeur avait entretenu avec Zackheim quand tout serait enfin terminé, une fois Drazahir anéanti. Autant ne pas l'évoquer pour ne pas fendre le coeur du jeune homme. Lordan devait être parmi les rares Célestes à lui accorder une grande confiance à son égard, malgré tout ce qui s'était passé. Une amitié de ce genre était précieuse et le Maître Brun, même s'il ne l'avouait pas à lui-même, avait besoin d'entourage amical pour l'empêcher de sombrer à nouveau dans de profondes remises en question.

Quand finalement il hocha la tête, ce fut pour acquiescer la solution de son mai pour sortir de ce petit jardin. Quand il s'approcha du muret, levant le nez pour voir le chemin à gravir, il murmura à l'encontre de Lordan, comme s'il avait peur de briser le doux chant de la fontaine qui coulait non loin derrière eux. Toute cette harmonie dans ce Jardin Mauve ne méritait pas qu'on parle trop fort.

''Je t'en voudrai pas si tes premières pensées en voyant une présence étrangère ont été la crainte de voir un ennemi débarqué d'on ne sait où. Pour ces lieux, mes pas le foulaient de façon exceptionnelle. Je veillerai à ne plus revenir ici pour ne pas profaner les lieux. Car à entendre les propos de son lié, il semble que ce secret doit continuer à rester dans le mystère. Sveargith savait lui aussi ce qu'il faisait en acceptant de me laisser venir par ici. Il saura me rappeler mes propres paroles. Ce Jardin restera un sanctuaire pour ceux qui en connaissent le secret. ''

Après un bref sourire à l'encontre de Lordan, Peddyr se mit en devoir de gravir le mur et après se fia entièrement au cheminement qu'ouvrit Lordan, jusqu'à ce que tous les deux se retrouvent dans une antichambre. Là, un messager se précipita presque vers Lordan, lui tendant une missive. A croire qu'on savait qu'on les attendrait là.

°Je sais que tu es un peu impressionné par les passages secrets que tu viens d'emprunter. A la question que tu te penses de savoir s'il en existe d'autres, n'oublie pas que le Kaerl Céleste est ancien.. Bien des connaissances se sont perdues avec le temps et seul le Gardien a encore conscience de leur existence. Comme Hanelvig, je sais des choses que les bipèdes ne peuvent apprendre...°

L'échange de paroles avec son dragon permit à Lordan de lire le message reçu. Quand le chevalier le remit au page, qui disparut aussi vite qu'il était venu, il se tourna vers le Maître Brun, se dévouant entièrement à son service. Peddyr haussa de façon incrédule un sourcil. Le Seigneur avait fait quoi ?

Il n'eut qu'à faire quelques pas vers son ami pour poser ses deux mains vigoureuses sur ses épaules, tout en lui adressa un sourire.

''Peut être que le Seigneur Zackheim t'a sommé un ordre, mais je ne veux pas que cela soit un fardeau pour toi. Mon ami, je... ''

Il se coupa dans sa discussion. S'il demandait à Lordan ne pas suivre les directives du souverain, ce dernier risquait d'aller à l'encontre de la volonté imposée par Zackheim. Peut-être que celui-ci voulait adjoindre un être connu pour pas qu'il se sente seul. En tout cas, pas pour le faire surveiller, cela il en était certain. Ce n'était pas les dragons qui manquaient dans le Kaerl pour s'atteler à cette tâche. Il ne pouvait pas le renvoyer. Pas comme cela, et pas après avoir été aidé pour sortir du Jardin Mauve. Il retira ses mains des épaules de Lordan.

''Tu es un ami proche, je ne voudrai pas pas t'imposer des ordres ou quoi que ce soit d'autres. Tu n'es pas un serviteur aux ordres d'un vieux Maître-Dragon comme moi....''

Vieux ? Il n'était pas si vieux qu'il en avait l'air, et moins encore si on regardait depuis combien de temps il était lié à Sveargith. Mais tant de choses s'étaient passées...

''Allons chez moi. Avec de la chance, j'aurai un bon vieil hydromel dont tu me diras des nouvelles. ''
°Tu veux dire de ce que je voudrai bien sortir de ta cachette dans notre weyr ? °

On entendit le gloussement mental du dragon. Peddyr soupira.

''Je ne peux rien cacher à mon lié... Hanlevig sera le bienvenue aussi et s'il aime l'hydromel, il pourra en prendre un peu avec nous''

Il ne fallut guère de temps aux deux hommes pour rejoindre les niveaux réservés aux Maîtres-Dragons et une fois devant la Porte des appartements de Peddyr, le Maître Brun n'osa pas immédiatement poser ses doigts sur le fermoir de la porte. Comme s'il était étranger à son chez lui.. Mais l'était-ce encore réellement ? Il finit par ouvrir le battant et pénétra dans la salle principale.

La décoration était sobre et sans prétention, mais rendant l'endroit convivial et chaleureux. On sentait bien qu'il n'y avait guère eu de passage depuis le départ de Peddyr. Le dragon brun était déjà présent sous sa forme humaine, terminant de remplir des verres d'hydromel.

°Vous voilà, je viens juste de servir. Peddyr, un bain chaud t'attend. Si jamais Lordan en désire un, je peux m'en charger aussi. Au moins lui ne sent pas la suie et la mort. °
''Rho ça va dragon nourrice ! Entre toi et le Seigneur, je suis garni ! ''
°Lordan n'a peut être pas songé à le dire tout haut, mais moi je le dis clairement. Tu n'es guère présentable et te détendre un peu dans l'eau te fera un peu oublié toutes tes angoisses. Lordan, mets toi à l'aise. Même si tu es à son service, tu as le droit de faire comme chez toi. Peddyr, frotte bien ta barbe hein, on dirait que tu as des morceaux de zombies coincés dedans. °

Le maître Brun avait-il blêmi à cette évocation ? En tout cas cela fit mouche et il se rendit directement dans sa pièce d'eau, d'où l'attendait son bien. Sveargith proposa un verre à Lordan, puis à son frère dragon si ce dernier était venu les rejoindre.

°Tiens Lordan. Et je tenais à te remercier. Mine de rien, tu es une forme de réconfort pour mon lié. Je vais anticiper ses pensées, pendant qu'il se lave un peu partout et qu'il retire toute cette crasse.... Bientôt Zackheim va annoncer ce qu'il appris au Manoir et demandera l'aide de volontaires pour chasseur Drazahir. Peddyr en sera et a une possible idée de comment réussir à s'approcher de Drazahir, voir de commencer le piéger.... Te rappelles-tu de ta dernière possession, quand nous avons été confronté au Loup Bleu ? °



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