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 [CONCOURS - Géographie] Lieux et passages secrets Sujet suivant
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Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Sam 19 Oct 2013 - 13:31 Répondre en citantRevenir en haut


Magister Tizziano Vesàri


*Hum que voilà un sujet intéressant aujourd'hui. Je déborde d'idées et malgré cela, je peux pas participer. Dommage. Enfin, heureusement pour les participants, je risquerai de les battre sur tous les plans*

Le Magister Tizzinao Vesàri se permit un petit rire juste avant l'entrée des premiers ''bipèdes''Il toussait encore un peu quand les participants terminaient de s'installer.

''Allez prenez place, et en silence. Car vous allez encore protester que vous ne comprenez encore rien du tout pour le devoir d'aujourd'hui. ''

Le Magister posa un regard courroucé sur un des élèves présents qui ricanait justement à ce qu'il venait de dire, en l'imitait d'une voix plus criarde encore que la sienne. L'individu visé se tut immédiatement en voyant qu'il avait attiré les foudres du Maître sur sa tête. Le calme revenu, il toussota un peu et s'éclaircit la voix.

''Bien, maintenant que tout le monde est en place, voici le sujet : Décrivez votre première visite d'un endroit spécial, secret et inconnu, situé sur Tol Orëa ou ailleurs. Pensez par exemple aux Kaerls de Tol Orëa (et du Rhaëg ), à leurs passages secrets, et leurs lieux magiques ! Suivant vos lignes, nous irons nous perdre dans le Labyrinthe Céleste, ou dans les Souterrains Scellés chez les Ardents, ou encore dans la Galerie des Miroirs Engloutie, il y a tant et tant de choix ... Les salles obscures du Kaerl Maudit peuvent aussi représenter un intérêt certain ! Vous pouvez également décrire des salles secrètes des "Kaerls" oubliés et abandonnés, qui furent établis sur les autres continents (exemple avec le Màr Litsë). Si les lieux connus (dans les Kaerls ou ailleurs) ne vous inspirent pas, n'hésitez pas, à vous de nous faire découvrir cet endroit encore inconnu dans lequel votre personnage aura mis les pieds par hasard ...''

Il regarda un instant l'assemblée pour être sûr que tout le monde suivez.

''Tout lieu inconnu, mystérieux ect... est le bienvenue. Le Monde est vaste, laissez vous guider par votre imagination. Vous avez 4 heures pour écrire tout cela. A vos plumes ! ''

[HRP : vous êtes libre du continent ou du Kaerl, même si ce n'est pas celui de votre personnage Clin d'Oeil]



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
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MessagePosté le: Sam 19 Oct 2013 - 13:31 Revenir en haut

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Asshai Anara
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MessagePosté le: Sam 19 Oct 2013 - 16:23 Répondre en citantRevenir en haut

Le laboratoire secret du Màr Agarwaen


Theme song


Battu par les vents glacés de la Lande d'Eru, damné pour la nuit des temps, se dresse sur Tol Orëa le Kaerl maudit. Peu d'entre nous osent encore prononcer les mots de Màr Agarwen car son nom fut bannit à tout jamais.

Cependant voilà Asshaï qui s'avance en ces lieux perdus. Que fait elle ici ? Pourquoi vient elle en ces lieux que chacun cherche à éviter ? Nous l'ignorons. Mais elle se trouve ici, et tandis qu'elle parcourt les couloirs sombres et déserts de l'ancienne forteresse draconique, ses pas la menent en des lieux interdits. La voyez vous là, debout dans cette pièce ? Elle sait depuis longtemps qu'elle ne devrait pas être ici,car elle se trouve dans l'une des chambres des anciens sorciers maudits du Kaerl.

Les pierres grises et froides s’étalent sur chacun des murs rehaussés de tapisseries autrefois brodées de vert et d'or, aujourd'hui en partie brûlées ou arrachées. Des fenêtres qui devaient en des temps anciens laissées filtrer la douce lumière du soleil à travers leurs verres bleus, verts, ambres, étaient désormais brisées, laissant les froides rafales de vent s’engouffrer dans la pièce, emportant dans leurs passages quelques feuilles de parchemins. En en saisissant une au vol notre aventurière remarque qu'elle porte d'anciens signes ésotériques dont le sens lui échappe.
Au fond de la pièce, plaqué contre le mur, un ancien lit de bois finement ouvragé, dont les draps verdâtre et poussiéreux portent encore les trace d'étranges éclaboussures noirâtres. De part et d'autre se dressent des consoles de pierre ou s'accumulent d'anciens livres de sorcelleries (et dont une partie d'entre eux s'est effondrés au sol), mais aussi d'étranges orbes, lisses et d'un rouge sombre.
Adossé contre le mur de droite, un immense bureau, ou s'étalent différents alambiques, en partie brisés et dont les verres ont été entièrement recouvert par la poussières, mais aussi différents automates représentant la course des planètes et des lunes. La chaise qui devait s'y trouver fut brisée en morceaux, rassemblés avec d'autres parties de mobiliers qui avaient visiblement servis à allumer un feux au milieu de la pièce.
Sur l'autre mur se dresse l'imposante statue d'un dragon dressé sur ses pattes arrières, gueule ouverte et ailes déployées. Entre ses pattes, une vasque de pierre, vide de toute eau. S'approchant de la vasque, la fëalocë remarque que celle ci est au niveau de son pied, entourée de divers symboles en reliefs. Appuyant sur l'un d'entre eux elle entend le sourd bruit d'un mécanisme rouillé. Voyez ses yeux : elle a peur. Pourtant après plusieurs tentatives, elle réussit enfin à élucider l'énigme : la vasque pivote lentement descendant dans le sol. Devant elle s'ouvre entre les pattes du dragon un escalier aux degrés de pierre formés par ce qui étaient encore quelques minutes auparavant les dalles du sol. Les marches semblent descendre dans les profondeurs obscurs de la terre. Le passage est envahit par les toiles d’araignées et la poussière.

S'armant d'une lampe à huile, notre aventurière commence sa descente.
Les murs qui bordent les marches suintent d'humidité. Le bruit régulier des gouttes rythme cette descente, quand enfin au bout de plusieurs minutes, elle aboutit à sa destination. Une voûte d'ogive marque ce passage qui devait avant la chute du màr être dissimulé par une tapisserie comme en témoigne les restes de l'une d'elle mise à terre. Les fins rayons de lumière grisâtre filtrants par de minuscules ouvertures situées à une dizaine de mètres de haut, laissent penser que la pièce se trouve en partie sous terre. Pourtant les lieux sont vastes et spacieux, l'architecture colossale. Tout autour de cette pièce circulaire s'ouvrent divers passages et couloirs la reliant probablement à d'autres endroits du Màr. Entre chaque ouverture se dresse une colonne carrée, épaisse, autour de laquelle s'enroule une végétation qui est désormais morte.
Du plafond, descendent une série de chaînes au bout desquelles pendent encore quelques cages renfermant des restes humains ou draconniques difficiles à identifier, d'inquiétants crochets de fer et grandes lampes d'étain qui depuis longtemps n'émettent plus de lumière.
Au centre de cette salle, une fosse de quelques mètres de profondeur, accessible par une volée de marches, se trouve percée d'un énorme cratère : c'est là que se trouvait il y a des siècles de cela le cœur de la terre. Notre aventurière comprend alors où elle se trouve. Ce lieu qu'aucun ne sut découvrir en tout temps que ce soit, se trouvait être le foyer de la déchéance du Màr Agarwen : le laboratoire ou fut menées les expériences les plus infamantes de l'histoire.
Tout autour de ce cratère, différentes tables de bois brutes avaient étés disposées. Certaines portées des fers et des chaines, et bien que leurs victimes soient depuis longtemps retournées à la poussière, l’œil attentif pouvait encore voir les dernières traces qu'elles avaient laissées.
Des verreries d'alchimiste d'une taille bien plus imposante que celle trouvées dans la chambre se dressent en face d'elle, de l'autre coté de la fosse. Bien que vide, elles portent toujours les salissures carmins de leurs derniers contenus.
En s'avançant pour les voir de plus près, son pied s'empêtre dans quelques chose au sol. Le temps que ses yeux se fassent à l'obscurité, et la voilà en train de découvrir des ossements jaunis revêtus d'une robe d'un vert sombre : un ancien sorcier du Màr Dinen. Entre ses mains, il tient encore une feuille de parchemin jaunis elle aussi, portant d'une écriture tremblotante les mots : « fuir, fuir, fuir, fuir... PAS D'ISSUS !!! ».
Sans y prêter plus d'attention, elle continue sa route entre les tables avant de découvrir une étrange colonne de verre. Par simple curiosité, la voilà qui passe sa main sur la couche de poussière, découvrant avec horreur qu'il ne s'agit pas d'une colonne mais d'une cuve de formole. Ayant étrangement résisté au siècle, scellée par une chape de plomb, on pouvait encore apercevoir à l'intérieur le corps d'une jeune dragonelle d'une couleur oscillant entre le bleu nuit et le mauve. Se détournant du macabre spectacle, elle s'aventure plus près de la fosse. Elle y découvre les squelettes des anciens résidents s'étant blottis les uns contre les autres avant que leurs dernières heures ne viennent.
Préférant rejoindre la périphérie de la salle, elle croise sur sa route un petit autel de fortune ou furent visiblement brûlés des offrandes, avant de s'engager dans l'un des couloirs les plus importants. Celui ci ressemble à celui par lequel elle est arrivée, simplement plus grand. Au bout de sa course elle aboutit à une énorme arcade murée sur laquelle fut inscrit une série de symboles et de runes. Faisant demi tour, elle s'engage dans un autre couloir plus petit, lui aussi muré.
Angoissée par l'atmosphère des lieux, elle décide finalement de regagner la chambre d'où elle venait. Le passage ne s'était pas refermé derrière elle par la grâce de Flarmya.
En proie à une panique aussi inexplicable que soudaine elle s'empressa de quitter ces lieux maudits que l'histoire avait tenté d'oublier.
Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Mar 29 Oct 2013 - 10:06 Répondre en citantRevenir en haut

Asulil prit sa plume maladroitement. Il ne savait pas écrire depuis bien longtemps, et ses lignes étaient encore incertaines. Il se gratta le haut du crâne avec la pointe de son outil de travail, réfléchissant. Un endroit qui sortait de l'ordinaire qu'il avait visité... Il faut dire que depuis qu'il avait quitté son oasis, tout lui paraissait extraordinaire... Mais ce qu'il devait écrire l'était encore plus... Il se souvenait... Comment l'oublier... Surtout lui...

Il était jeune à l'époque. Il avait fêté ses 15 ans il y avait trois jours. Ce jour-là, aucune caravane ne devait venir, il faisait une chaleur de plomb et peu de gens étaient dehors. Sauf lui. Il était assis sur le haut d'un échafaudage, parcourant un ouvrage qu'il avait déjà parcouru des dizaines et des dizaines de fois. Soudain, un cri un peu plus bas le fit sursauter et il lâcha le précieux livre qui tomba sur le crâne du malheureux ouvrier qui venait de lui rappeler qu'il n'avait pas le droit d'être là.

Il n'en fut pas plus au jeune Torhil pour sauter de son siège improvisé, récupérer son livre et se mettre à courir loin de l'homme qui s’était redressé, se massant le haut du crâne en jurant et proférant mille menaces.

Après sa course improvisée, il arriva à une toute petite oasis avec une mare et deux palmiers. Il but une gorgée et s'assit à l'ombre du dattier, vérifiant qu'aucun fruit n'aller lui tomber sur le coin du crâne.

Il examina attentivement son ouvrage lorsqu'il soupira. Il s’était abimé dans la chute... Ce qui l'embêtait bien plus que le fait que l'homme ce le soit prit... Le regardant de plus près, il aperçut que quelque dépassait de l'angle qui c'était décollé. Il se mordit la lèvre et sortit son couteau, agrandissant le plus précieusement du monde l'ouverture jusqu'à pouvoir retirer entièrement le papier. Il rangea son bien et déplia ce qui ressemblait à du parchemin. Il était jauni par le temps et un peu craquelé, mais il était dans un bon état général.

Une fois ouvert, il pencha légèrement la tête sur le côté. Il ne savait pas lire, mais il savait reconnaître une carte. Et c’en était une. Il y avait des indications un peu partout, qu'il ne pouvait décrypter. Mais les dessins étaient plus parlant et il reconnut certaines zones. L'oasis où il se trouvait, tout d'abord. Puis un peu plus loin un rocher avec une étrange forme de crâne. Les deux étaient reliés par un trait, qui continuait un peu plus loin, en direction de ce qu'il savait être des montagnes.

Une soudaine envie le prit... Il n'était jamais allé aussi loin, car malgré sa bonne mémoire, le désert était fourbe et les repères . Et n'étant pas fils de voyageur, il ne savait pas lire les étoiles, pourtant bien belles lorsque la nuit tombait.

Il remplit la gourde qu'il avait à la ceinture dans l'eau de la mare, secoua l'arbre pour récupérer quelques dattes et il se mît en marche, les yeux rivés sur la carte. Il passa rapidement le rocher en forme de crâne et reposa les yeux sur son guide, essayant de suivre la même courbe que le tracé. La marche dura plusieurs heures, il passa devant d'autres repères identiques et finit par se heurter à une falaise. Immense falaise qui était, de toute évidence, infranchissable. Il soupira, c'était stupide... Quelle idée de suivre une carte, trouvée dans un vieux livre...

Il longea un peu la falaise dans l'espoir de trouver une entrée, mais rien n'y ressemblait. Fatigué d'avoir tant marché, il voulut s'appuyer contre un pan du mur qui céda sous son poids, le faisant dégringoler en arrière le long d'une pente. Il roula, roula, roula encore et encore jusqu'à se stopper sur le dos, son crâne tapant contre la pierre dure.

- Aouch...
Il se mit sur le ventre, se massant la tête, regardant autour de lui. De la poussière sableuse... Du sable en poussière... Et c'était tout. Il se redressa doucement, avisant un couloir... Il ne pouvait pas faire demi-tour, alors il avança, doucement, mais surement.

Par un jeu de lumière sortie d'il ne savait d'où, il arrivait à y voir suffisamment pour ne presque pas tomber. En tout cas, il savait sur quoi il mettait les pieds... Et ça ne l'enchantait guère. Des os, des mains, des crânes... Plus il avançait, plus il y en avait... Il frissonna légèrement. De froid ou de dégout, il ne savait pas.

Soudain, une lumière plus aveuglante que les autres le fit cligner des yeux. Néanmoins, l'adaptation fut rapide et en voyant ce qui s'étalait devant lui, il pensa avoir pris un coup de soleil sur la tête. Une salle, immense, circulaire, bordée d'une dizaine d'ouvertures. Sur les murs semblait y avoir une vieille fresque, aux couleurs délavées. Il n'arrivait pas à reconnaitre les dessins, les choses lui étaient inconnues.

Au-dessus de chaque porte un symbole, une écriture qu'il ne pouvait déchiffrer... Mais le plus impressionnant était l'immense table de pierre centrale. Surement aussi large qu'Asulil était haut, elle était constituée de pics et de plat, tantôt vert, tantôt marron. Des rivières traversaient les zones de terres, qui elles-mêmes étaient entourées d'eau. Il compta sept points au milieu du bleu. Ça ressemblait à une carte... Mais jamais il n'avait vu carte pareil. Il faut dire qu'elle semblait... Vivante... Les arbres bougeaient au rythme d'un vent imaginaire, l'eau circulait dans un léger clapotis apaisant, même la grande étendue bleue semblait virer et chavirer.

Intrigué, il se pencha pour effleurer délicatement la surface de cette eau bleue-Noire. Mais à peine eut-il effleuré la zone que le sol se mit à trembler violemment sous ses pieds, le faisant basculer sur le côté et se cogner la tête contre le rebord de pierre. Et ce fut le trou noir...

Lorsqu'il ouvrit les yeux, la lumière du soleil semblait décliner pour disparaitre derrière les dunes. Il n'était plus dans la grotte. Il se redressa d'un coup, regardant autour de lui, portant la main sur son crâne endolori. Il chercha, en vain, l'entrée qui l'avait conduit dans ce lieu étrange... Mais il ne la trouva pas... Pas plus que la carte qui l'avait conduit ici. Un ultime soupir se fit entendre. Il avait dû tomber, se cogner la tête et rêver tout ça.

Il fit demi-tour et rentra chez lui, ne parlant pas de tout ça, classant cette 'aventure' dans un coin de sa tête, n'y pensant plus.



Ñiniel Iserimir
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MessagePosté le: Dim 17 Nov 2013 - 16:53 Répondre en citantRevenir en haut

Ñiniel décida d’écrire sur un monde d’illusions, de rêves et réalité à travers les yeux d’une enfant.
Elle écrira sur l’apaisante Découverte après la folle Fuite. Sur cette douce Découverte, qui au premier abord émerveille toujours, puis finit par être rattrapée par la brute Réalité. Et sur cette froide Réalité qui finira par disparaître au profit de l’inquiétante Magie. Ainsi la boucle sera-t-elle bouclée.

Quoique… pensa-t-elle, ne faudrait-il pas alors, que la Fuite reprenne après la Magie ?

Ses lèvres nacrées dessinèrent un discret petit arc, sourire ingénu qui traduisait de lointaines pensées. Une fois encore, Ñiniel partait en voyage lorsqu’elle saisit la plume, fidèle compagnon de voyages épistolaires.




Cours, cours petite fille. Il n’est pas loin, son souffle chatouille ta nuque, et provoque un courant de frissons descendant ton échine. Un faux pas et il t’attrape! Dans cette course effrénée, ton cœur se met au rythme de tes pas furieux.

Un regard furtif à droite, un coup d’oeil à gauche ; aucune rue, aucun passage ne permet de t’y cacher. C’est peine perdue petite fille, le désespoir prend possession de ton âme et vient farder ton visage innocent.

Les rues désertes vous offrent un terrain de jeu idéal, mais seul l’un de vous en sera le vainqueur. Ne t’arrête pas.

Il se rapproche, te frôle les cheveux. Tu sens le bout de ses doigts t’atteindre, un petit rire s’annoncer. Dans un ultime effort tu te défais de son emprise. Vite.

Fuite


Peu rompue à l’exploration de ces anciennes ruelles, la fillette connaissait mal la Cité. Son poursuivant, au contraire…

Dans les rues sombres, aucun recoin ne la recueillera pour la mettre à l’abri. Le feulement d’un chat lugubre perché sur les toits n’attira pas son attention. Ni même le bruissement du feuillage, bousculé par un quelconque importun.
Les yeux fixés au loin, la fillette venait d’apercevoir une sombre traboule sur sa gauche au loin. Au moment de l’atteindre, elle posa sa main à l’angle et vira sèchement dans le passage ; elle venait de gagner quelques secondes. Puis elle se mit à tourner à tous les coins de rue qui se présentaient à elle, tantôt à gauche, tantôt dans la direction opposée, et ne sût le chemin qu’elle emprunta avant d’arriver dans cette ruelle. Elle prit le risque d'écouter ses jambes qui ne pouvaient plus la supporter et la suppliaient de s'arrêter. Elle s'adossa contre un mur et se recroquevilla sur elle-même.

Epuisée, elle s’arrêta. Essoufflée, elle tendit l’oreille. Soulagée, elle pensa l’avoir semé.

Elle essaya de reprendre le contrôle de son petit corps avant de commencer à observer les lieux. Son regard enfantin s’illumina à la découverte de ce qui s’offrait à elle.

Découverte


Incapable de rivaliser, l’endroit abandonné avait laissé à la nature reprendre ses droits. La flore embrassait maintenant sa douce victoire, et enserrait tendrement le mort quartier de son étau végétal. Cà et là apparaissaient encore quelques pierres miraculeusement épargnées par l’invasion verte, mais qui résignées attendaient elles-aussi de disparaître.

La cité ayant été désertée plusieurs fois, cet ancien passage était la mémoire d’un passé oublié. D’anciennes petites lanternes serties d’orichalque illuminaient encore les lieux, dans l’espoir qu’un jour peut-être elles éclaireraient de nouveaux passants. A l’abri de tout, le sanctuaire semblait se laisser offrir au regard de la jeune fille pour la première fois, dévoilant sa beauté sauvage et pure illuminée par les rayons perçants de l’astre.

Le fleuve majestueux avait tracé sa voie dans ce dédale de pierres anciennes, autorisant ainsi toute forme de vie à la flore alentours. Son écoulement sur les marches résonnait entre ces murs, berçant l’endroit d’une mélodie apaisante.

La ruelle était le chemin de rencontre entre le fleuve Plik et la forêt d’Aiguevieille, qui se partageaient le territoire en parfaite harmonie. Ces deux Maîtres d’Orën avaient trouvé ici-bas un accord parfait et régnaient sur le territoire des Hommes sans partage.

La fillette demeura interdite devant tant de beauté. Comme happée par l’atmosphère enchanteresse, elle s’engagea délicatement dans le passage qui n’avait plus été foulé depuis fort longtemps. Chaque pas retentissait en elle et semblait troubler un repos éternel.
Les petits yeux se levèrent sur le lointain et aperçurent la vue dégagée, baignée de tendre lumière solaire.

Face à elle, et au bout de quelques marches, se trouvaient deux voies, toutes deux marquées à leur commencement par une alcôve en pierre. Chacune d’elle promettait monts et merveilles, prête à dévoiler ses trésors de verdure et sérénité. L’enfant prit l’une d’elle, et pénétra dans un formidable jardin de roses sauvages qui condamnaient par-là même de lourdes portes en bois, enfermant à tout jamais l’accès aux demeures délaissées. Le parfum était enivrant, trop peut-être, et une torpeur étrange commençait à prendre possession du corps de la jeune téméraire. Au fond du jardin, un petit muret avait succombé à la force tranquille des plantes, dévoilant ainsi un autre passage enchanté. La curiosité l’emporta, et l’enfant enjamba l’obstacle.

Réalité


Soudain, elle entendit son nom prononcé au loin. Sortant un instant du rêve éveillé, elle accéléra la cadence et s’engouffra toujours plus loin dans la ruelle extraordinaire. Bientôt, un rideau vert camoufla ses arrières, la dissimulant du regard des vivants. Dans ce cocon oublié, elle se sentit bientôt en sécurité et oublia la folle poursuite.

Avait-elle raison de se sentir protégée par ces herbes folles et pousses sauvages? Les murmures étouffés n’étaient-ils pas une mise en garde ?

Toujours est-il qu’elle continua sa lente marche, s’éloignant toujours un peu plus de son monde. Là où elle allait, nulle âme ne la hanterait. Le bruit incessant du Plik s’écoulant occupait tout l’espace et le temps ; il était le seul capable de transpercer la couche de mousse qui lentement étouffait les pierres.

Elle se retrouva dans une ruelle plus sombre que la précédente. La lumière enchanteresse n’avait plus sa place ici. Les sons devenaient lugubres et inquiétants. Un courant d’air froid chatouillait les chevilles de l’enfant.

Ses sens en émoi, et délaissant définitivement toute prudence, elle avançait avec une certaine excitation vers l’inconnu.

Magie


Au bout de la ruelle, une fontaine recouverte de branchages laissait s’échapper l’eau de son réceptacle qui s’écoulait, imperturbable, entre les anciennes pierres recouvrant le sol. Le chemin qui avait mené la fillette jusqu’ici n’avait pas d’autre issue, et cette fontaine semblait marquer la fin du voyage. Pas une seconde elle ne pensa à la réalité qui la poursuivait ; la fontaine exerçait sur elle une attraction irrésistible dont elle ne sut s’extraire.

Cette fontaine avait le visage d’une femme endormie, qui tenait contre son sein une jarre de pierre ; c’est d’entre son cœur de roche que s’échappait l’eau. Des nénuphars finement sculptés encerclaient sa silhouette, et une loutre taillée semblait s’abreuver au bord de la source.

Il s’agissait de l’effigie de la déesse Néhara, déesse des rivières et des lacs. Le visage de pierre endormi dégageait une aura de sérénité. De l’environnement ambiant ou le visage de Néhara, il était difficile d’imaginer lequel des deux apposait son influence à l’autre tant ils semblaient indissociables.

En posant sa petite main d’enfant sur la statue, les yeux semblèrent s’éveiller et l’eau se mit à frémir. Surprise, la fillette retira sa main d’un geste sec, et aussitôt le visage replongea dans un sommeil éternel. Elle examina la fontaine sous tous les angles ; jeta un regard derrière elle ; puis le reposa sur la fontaine de Néhara. La déesse endormie l‘intriguait.
Elle avança de nouveau la main, et l’eau, de nouveau, semblait lui répondre. En baissant le regard vers le bassin, elle s’aperçut alors que la loutre avait l’une de ses pattes posée sur un parchemin de roche, dont l’écriture était gravée.

« A l’orée de son origine enfouie,
Le pouvoir du mystique se dévoilera,
La douce Déesse Néhara assoupie,
De son long et profond sommeil émergera,
Entamera la rituelle mélodie,
Et son fidèle affilié reconnaitra. »


Une troisième fois elle tenta l’expérience en apposant sa main sur celle de la Déesse de pierre. Pour la troisième fois, l’eau de la fontaine frémit. Pour la seconde fois, la statue s’éveilla. Et pour la première fois, une mélodie langoureuse et lointaine se fit entendre…

Fin?


Elle ne put s’empêcher de pousser un cri lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule. Elle l’avait oublié, il l’avait retrouvée ! Trop tard pour courir petite fille. Cette fois-ci, tu ne peux plus t’échapper. Elle se retourna effrayée vers son poursuivant oublié.
Le petit garçon releva ses mèches bleutées et affichait un sincère sourire de vainqueur.

« Tu t’étais bien cachée, j’ai cru ne jamais te trouver ! Tu aurais pu répondre quand je t’ai appelée… Enfin, je t’ai attrapée, à ton tour maintenant ! »

Dans un rire joyeux, le garçon s’élança à son tour, et Ñiniel, bonne perdante, se mit à la poursuite de son camarade de jeu.





En grandissant Ñiniel occulta cet épisode. Elle ne se souvint que de la sévère réprimande de son père, à la surveillance duquel elle avait échappé pour aller jouer à Tragehrra avec le petit garçon d’une demeure avoisinante.

Ce n’est que lorsqu’elle arriva à Qahra qu’elle comprit le sens de ce qui s’était produit alors qu’elle était enfant à Orën. C’était la première fois que Ñiniel, par hasard et inconsciemment, découvrit son affinité avec l’élément de l’eau.

L'Ondine reposa la plume et revint de son voyage parmi les souvenirs de son histoire.
Elle resta un instant pensive. Avait-elle vraiment vécu ce que sa plume lui avait dicté? Elle se demandait encore si ses yeux d'enfant ne l'avaient pas trahie. Toujours est-il que jamais elle ne retrouva ces lieux faits de magie et d'enchantement.

Elle se leva satisfaite : si cela n'avait été que le fruit de son imagination, elle était heureuse de pouvoir offrir cette histoire à un public.




Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Sam 30 Nov 2013 - 09:02 Répondre en citantRevenir en haut

Peddyr mordilla le bout duveteux de sa plume, cherchant une idée. Des choses, il en avait vues, mais trouver la bonne et surtout la plus inspirante était autre chose. Il cessa de mâchonner son instrument quand l'inspiration lui vint et il commença à le gratter sur le parchemin. C'était lors de sa première venue en Vaendark, en volant dans le nord même de cette large contrée montagneuse...

*-----*


°Il commence à y avoir trop de vents, nous devrions faire demi-tour !°
°Tu voulais visiter ces lieux, pour nos premières explorations. tu veux déjà te sauver dès qu'une rafale de vents te secoue un peu trop ? °
°Nous volons ensemble que depuis de temps, Svear'. je ne voudrai pas que tu te foules une articulation et que tes ailes soient abîmées et...°
°Je sais très bien voler et j'arriverai à passer le col que nous voyons là-bas°
°Avec la neige qui commence à tomber tu vas te prendre non pas le col, mais le mur rocheux à côté. Tu sais voler mais tu connais pas tes limites. Trouve-nous un recoin pour que l'intempérie passe. °
°rabat-joie... Bien je vais nous trouver.... Tiens c'est bizarre ce que je ressens...°


Le dragon vira sur l'aile si brusquement que Peddyr dut se pencher en avant pour se raccrocher à un pic dorsal. Les deux liés volaient depuis peu dans une communion parfaite de leur Don, mais Peddyr peinait parfois à anticiper les réactions vifs de son Brun. Il n'eut pas le temps de protester sur ce fait que son dragon piqua à travers la neige qui tombait de plus en plus pour redresser au dernier moment. Puis Sveargith se posa dans les ténèbres d'une grotte.

Peddyr avait fermé les yeux, par manque d'habitude, ayant cru entrer dans l'interstice. Quand il leva les paupières, il soupira. Un abri avait été trouvé. Mais il ne put descendre. Svear' marchait plus dans les profondeurs de cette grotte.

°Où vas tu ? Là c'était parfait.
°Y a quelque chose au fond, cela pulse, comme si on était au Kaerl°
°Ne sois pas stupide et revenons en arrière...°


Son dragon trébucha sur un rocher, secouant l'humain, l'obligeant à se taire. Un kaerl ici... L'accès de cette grotte certes large avait été trouvé par pur hasard, alors de là à penser sur autre chose. et il n'y avait que trois Kaerls dans le monde...

Ses yeux se fixèrent sur une lumière naissante, là-bas, vers le fond du couloir naturel, repoussant doucement les ténèbres au fur et à mesure que le dragon brun s'y rapprochait. Et quand ils pénétrèrent dans cette lumière, Peddyr ferma à nouveau les yeux, ébloui. Le crissement du sable murmura à leurs oreilles quand le dragon posa ses pattes sur le sol qui rayonnait dans cette lueur. Le chevalier-dragon se força à ouvrir les yeux et les cligna plusieurs fois avant de découvrir la raison de cette lumière. Devant eux, se dressaient avec une majesté froide d'immenses cristaux de quartz taillé en colonne pour soutenir une voûte parfaite, elle-même constitué de matière cristalline, polie et à la surface parfaite. Elle luisait d'une blancheur nacrée, donnant vie à cette lumière qui environnaient Peddyr et Sveargith. Le dragon fit un pas de plus en avant, la tête levée pour contempler cette architecture impressionnante.

°Regarde ces colonnes. On dirait qu'ils sont sortis du sol même pour monter jusqu'à cette voûte. Comme si ici tout était naturelle. et cette lumière qui passe dans chacune de ces colonnes.... Comme une rivière qui va se jeter dans les hauteur de cette voûte pour l'alimenter en lumière... Oui cette magie... c'est magie que j'ai perçu, c'est cela°
°Je ne sais pas ce que c'est, mais cela ne ressemble pas à un Kaerl. °


Le dragon ne répondit pas. Il dressa la tête et poussa un rugissement. Son rugissement résonna à travers cette salle et fut reprise en écho, comme pour jouer un écho plus mélodieux. Puis il huma le sable, soufflant plusieurs fois dessus, faisant voler les grains fin.

°Tu aurais pu éviter de crier... Les lieux sont peut-être instables, vu que je vois là-bas qu'il y a un effondrement°
°Oui, il devait y avoir l'accès à d'autres endroits comme celui-là dans cette montagne. Ici, nous sommes dans une aire d'éclosion...°
°Quoi ? Comment peux tu affirmer une telle chose ? °
°Je le sais c'est tout...°


Le dragon resta énigmatique. Peddyr n'insista pas et retourna à la contemplation des colonnes en quartz. Leur transparence permettait de voir cet écoulement bizarre de lumière, montant vers la voûte pour lui donner cette éclairage magnifique, pour imposer une lumière à l'équivalente du jour dans les tréfonds de la terre. Puis son regard se reporta vers l'obscurité qui envahissait le bout de cette ''aire d'éclosion'', là où les cristaux géants s'étaient effondrés. Au vue du reste de l'arche qui devait être son entrée, il eut du mal à croire que pareille spectacle continuait plus loin. Un kaerl...

*-----*


Quelqu'un toussa et Peddyr sursauta, manquant de laisser une tache d'encre sur son parchemin. Il cligan plusieurs fois des yeux, et ne retrouva plus le fil de son souvenir.

*Oh flûte... A croire que ces lieux cristallins n'étaient qu'un rêve...*

Seulement un rêve ? Il posa sa plume et croisa les mains derrière sa tête, restant pensif jusqu'à la fin du devoir...



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Dim 1 Déc 2013 - 19:58 Répondre en citantRevenir en haut

Merci à tous de vos participants. Un Jury va être formé et les résultats arriveront à la suite o/

Je vous en informerai dès que je les aurais o/



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