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Oracle Tol Orëanéen
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MessagePosté le: Mer 10 Juil 2013 - 16:12 Répondre en citantRevenir en haut



Le soleil se dresse à son zénith, éclairant la dorsale même de ce monde pulsant de vie. Mais vous ne chantez pas la chaleur. Vous ne sentez même rien. Vous êtes dans le vide, le néant. Vous ne percervez même pas la lumière du soleil, qui va d'ici peu ouvrir la porte de cet espace vide de tout. Vous n'entendez et ne voyez rien. Ah si. Quelque chose semble vous attraper, vous tirer hors de ce sommeil sans rêve. On vous tire, hors de ce froid, pour vous orienter vers ce qui est un minisucule point noir, qui grossit à fur et à mesure qu'on vous mène à elle, cette lumière vive. Vous tentez de vous rappeler quelque chose, mais vous n'y arrivez pas. On vous bloque votre esprit.

la lumière devient éblouissante à vous en faire mal. Vous vous retrouvez allongé(e) sur une surface tiède et doucement granuleuse. Du sable et vous entendez un premier son : le chant puissant d'une cascade. Pourtant, vous ne pouvez pas encore ouvrir les yeux. Une présence qui ne vous est pas méconnu pénètre contre votre gré votre esprit :

''Bienvenue à toi, Banni(e). Ne cherches pas déjà à poser des questions, cela te sera inutile. Dans peu de temps tes souvenirs vont revenir dès que tu pourras ouvrir tes yeux. Ne penses pas que les Dieux aient changer d'avis quand à ton destin et à celui de tous les tiens. Le prix à payer reste qu'il est et vous restez ce que vous êtes entre leurs mains. ''

Cette fois, vous pouvez ouvrir les yeux. vous voyez devant vous l'Avatar de Mystra, environné de brumes légères

''Pour une journée uniquement, tu pourras retrouver des sensations perdues. Profite en. Ne vois pas cela comme un cadeau, cela ne l'est point. Et ne cherches toujours pas à connaître une réponse qui n'est pas tienne. Profite, c'est tout. ''

Pourtant ce n'est pas l'envie qui vous manque de savoir pourquoi vous êtes ici, dans cet environnement étrange et pourtant paradisiaque

(Rajoutez à cela un brin de ciel un peu hors du temps comme celle là et vous aurez votre plage **)


Malgré la splendeur de ce décor envoûtant dès le premier regard, vous vous sentez seul, comme si une moitié de vous manquait. Puis soudain, vous renaissez en le sentant d'un coup dans votre esprit, en même temps que le souvenir des temps passés ; le vôtre en somme.

''Ne cherche pas querelle sur ce qui a été commis. Ce qui est fait est fait. Si tu arrives à trouver un peu de paix en toi, un peu de pénitence... Peut-être qu'il te sera offert... une certaine forme de pardon. Mais profite de ce soleil, de cette nature revigorante. Fais comme si ces lieux n'étaient là que pour retrouver quiétude et force..''

Les brumes enveloppèrent l'Avatar pour vous le cacher à votre vue, avant de disparaître en s'étiolant dans une brise fraîche. Vous voilà seul(e)... ou presque. Car vous ne serez pas la seule Âme valherue à quitter les Limbes, pour une seule journée à la plage et qui sait... peut-être plus. D'ailleurs vous n'êtes pas seul(e) en plus des vôtres de votre espèce. Votre lié(e) est là lui aussi.

Et maintenant que ce lieu de merveille naturelle vous ouvre les bras, qu'allez vous faire ?



L'on rencontre souvent sa Destinée
Par les chemins que l'on prend
Pour l'éviter

***

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MessagePosté le: Mer 10 Juil 2013 - 16:12 Revenir en haut

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Ruri Ravin
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MessagePosté le: Mer 24 Juil 2013 - 16:04 Répondre en citantRevenir en haut


Malakesh-Rae'vinkshash & Krenszhan le Noir


Il est des évènements qui se produisent sans que l’on ne sache pourquoi, ni comment. Lorsque son existence n’est plus qu’un flottement dans un lieu noir, indéterminé ou le temps n’a plus de sens, il devient difficile d’avoir conscience de ce que l’on est : une âme qui flotte dans le néant, l’absolu négatif du tout. Depuis combien de temps cet état dur ? Elle l’ignore, tout comme son état. Elle ne sait pas qui elle est, ce qu’elle est. Elle n’a pas conscience d’elle-même. La conscience se réveille peu à peu, comme si sa non-existence devenait autre chose, une existence incertaine. C’est comme traverser un tunnel long et droit sans avoir de corps. Une impression étrange. Mais il lui est impossible de réfléchir. Elle ne peut penser.

S’il était une lumière, il lui était difficile de la voir. Sa cécité avait au moins un effet positif dans sa vie. Des picotements lui chatouillaient le cou. Vivante ? Elle ressentait de la chaleur tout au long de son corps. Etait-elle donc bien vivante ? Son esprit brouillé était incapable de penser, totalement embrumé par un passage de la mort, état qu’elle ignorait, à la vie. Le bruit soudain lui fit l’impression d’une explosion. Il lui fallut plusieurs minutes pour comprendre qu’il ne s’agissait que de l’écoulement de l’eau. Une chute d’eau. Un bruit agréable. Elle bougeait quelques doigts, lentement. La texture sablonneuse ne lui rappelait aucun souvenir. Où était-elle ?

La voix qui s’élevait dans son esprit lui rappelait quelque chose, sans pour autant savoir ce dont il s’agissait. Elle n’arrivait pas à s’en souvenir, mais c’était une voix à la fois familière mais indéterminable. Banni ? Banni de quoi donc ? Les Dieux ?
Puis c’était comme si un œil s’ouvrait lentement. Vue de dos, l’avatar ressemblait à celui de Mystra. Mystra ? Que faisait-elle donc là ? Lui offrait-elle un présent empoisonné ? Reprendre le goût de vivre pour le perdre à la fin de la soirée ? Etait-ce vraiment là digne d’une déesse ? Un sentiment de fureur l’envahi soudainement. Elle aurait voulu la tuer sur place, la dépecer et jeter ses restes à la mer. Mais c’était impossible : on ne pouvait tuer un dieu. Elle en était persuadée sans en savoir le pourquoi. Un grondement se faisait entendre mais elle était trop engourdie pour réagir. Seuls ses sentiments s’exprimaient avec force.

Le pardon ? Pour quelle raison ? Quel mal a-t-elle donc fait ? La haine montait peu à peu, mélangée au sentiment de dégoût et teintée d’une envie de meurtre. Puis l’avatar disparut. Il lui était extrêmement difficile de bouger.

° Je vais t’aider °

Ce fut comme un choc. Une chaleur infinie, une douceur sans fin. Son âme était complète. Elle voyait son corps se rapprocher de son âme-sœur, Rideau de nuit. Elle sentit le souffle chaud des naseaux de son lié lui souffler sur la main.

° Ton corps est engourdi. Cela va mettre plusieurs minutes avant que tu ne puisses mouvoir ton corps normalement °

Un sourire s’afficha sur le visage de Malakesh-Rae'vinkshash. Bien qu’elle était aveugle, elle partageait la vue de son lié, le doux et affectueux – mais néanmoins jaloux – Krenszhan.

° Si tu savais comme j’apprécie ta présence. J’ai l’impression d’avoir fait un long voyage mais pour autant, je ne m’en souviens pas. °

Le saurien restait silencieux. Il ouvrit la gueule et, délicatement, pris une main entre ses dents et la bougea lentement. L’effet fut immédiat et une vive brûlure la saisit. C’était un signe de vitalité, sans nul doute. Puis la sensation s’étendit à tout son corps.

° Je suis donc bien vivante °

Pour toute réponse, elle reçut une décharge d’affection sans précédent. Elle s’apaisait et sa haine avait disparu.

° Calme-toi jeune Valherue. Il te faut reprendre tes esprits et te lever. Une longue journée nous attend. °

Elle prit son temps pour se redresser. Son lié tourna la tête autour de lui, offrant une vue panoramique impressionnante. Elle était sur une plage et une chute d’eau n’était pas très loin. Les couleurs étaient étranges, comme si elle vivant dans un monde qui n’était pas réel. Une sensation très étrange.

° Lève-toi, nous devrions explorer un peu cet endroit. Nos semblables sont peut-être dans le coin, avec les avantages et les inconvénients que cela apporte °

L’Eclat de la lune couchante se leva et elle posa une main affectueuse sur les écailles sombre de son lié. Il baissa sa tête et elle enserra son cou, geste d’une tendresse rare venant de la part de la Valheru.

° Ne te laisse pas aller à des émotions qui ne sont normalement pas les tiennes, avançons °


Dernière édition par Ruri Ravin le Ven 26 Juil 2013 - 18:17; édité 1 fois
Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Jeu 25 Juil 2013 - 18:41 Répondre en citantRevenir en haut


Siolith-Thyr et Aedia la Verte


Quand on se perd dans l'interstice, plongée dans une profonde détresse, on sait qu'on ne pourra plus en ressortir. Sauf quand une voix étrange, chaude et froide à la fois, vous parle, vous tirant de ce néant qui a été vôtre pendant si longtemps. Une lumière brûlante et tenaillante fut le retour à la vie, à la sortie même de ce brouillard glacial et ténébreux. Ce n'était pas de l'interstice qu'elle sortit, mais bien du Néant, celui là même où bien des siens pour leur infamie avaient été condamnés.

Quand elle rouvrit les yeux après avoir subi ce retour à la vie, elle se demandait si elle n'avait pas rêvé. Non ce n'était pas un rêve, elle se savait. Elle revoyait encore l'image de ce dieu... Quel était son nom à celui là ? Elle maudit sur le coup ses servants. C'étaient à cause de tous ces prêtres qu'elle avait dû s'enfuir, tellement rongée par la honte de sa propre déchéance qu'elle....

°Du calme ma liée, c'est fini.... °

Elle sentit toute la passion vénérée de sa verte. Aledia était là, elle aussi.

°Ma beauté, tu es ici.... °
°Oui, jamais loin de toi, comme toujours et prête à te suivre°
°Où sommes nous ? °
°Je ne sais point, mais je pense que nous devrions suivre les conseils de l'avatar qui nous a tiré de ce sombre...°
°Je me fiche de cette chose immortelle, je vais le retrouver et le....°
°Regarde ce qu'il y a devant toi ? Regarde ma liée, tu n'as jamais contemplé pareille splendeur !°


Le murmure de l'eau qui caressait la plage à chaque reflux était un enchantement. Même s'il faisait encore sombre, la Valherue devinait presque les couleurs de ce monde offert par les dieux. Un lien enchanteur qui brisa la colère naissante de la jeune femme. Bien qu'elle n'avait pas eu d'autres intérêts que les manigances, les mensonges et la politique, elle oublia vite sa rancoeur et ses souvenirs houleux pour fixer ce lieu paradisiaque.

°et si on allait se baigner ? °

Et Qui sait si d'autres n'allaient pas apparaître ou venir aussi....



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Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Ven 26 Juil 2013 - 11:40 Répondre en citantRevenir en haut


Elen-Tié et Ambar le Blanc


Une seule et unique sensation… La vie. C’était tout… Elen-Tié n’avait rien d’autre. Ni vue, ni touché, odorat, ouï… Il ne pouvait ni marcher, ni respirer, rien… Il savait juste qu’il était ‘en vie’ et cela n’était pas des plus agréables, car une autre sensation étrange semblait flotter à la frontière de son esprit sans qu’il n’arrive à poser un doigt dessus.

Puis un léger sursaut, la sensation de bouger, d’avancer alors qu’il ne le voulait pas. Alors qu’il avait les yeux clos, une lumière violente vint envahir son esprit, li provoquant une brève, mais vive douleur. Il voulut se cacher les yeux instinctivement, mais son corps ne lui appartenait plus… Alors il décida d’écouter le murmure de la cascade au loin… Les sensations revenaient doucement… Quelque chose de chaud sous ses doigts, agréablement chaud et doux. Beaucoup plus que la sensation de quelqu’un forçant son esprit pour lui parler…

''Bienvenue à toi, Banni(e). Ne cherches pas déjà à poser des questions, cela te sera inutile. Dans peu de temps tes souvenirs vont revenir dès que tu pourras ouvrir tes yeux. Ne pense pas que les Dieux aient changé d'avis quant à ton destin et à celui de tous les tiens. Le prix à payer reste qu'il est et vous restez ce que vous êtes entre leurs mains. ''

Les mots qu’il entendait n’avaient aucun sens. De quoi parlait la voix… Il ouvrit doucement les yeux et aperçut la Déesse… Et se demanda ce qu’elle pouvait bien faire ici… La frustration de ne pas comprendre lui était inconnue et pour rien au monde il n’aurait voulu la vivre.

Une journée ici… mais où c’était ici… Il ne voulait pas être ici, il lui manquait quelque chose, de précieux, d’unique. Il n’était pas complet…

°Je suis là mon ami° Ces quelques mots furent comme un immense soulagement, comme la première bouffé d’oxygène depuis le début de cette histoire... Il tenta de se redresser sous les dernières paroles de la Déesse mais glissa et mangea un peu de sable alors qu’elle disparaissait dans la brume.

°Ambar… ?° Il le savait à côté de lui. Il tourna doucement la tête de l’autre côté pour voir son Dragon allongé à côté de lui, semblant ne pas plus comprendre le pourquoi du comment. Il lui donna un coup de museau affectueux alors qu’Elen-Tié reprenait doucement ses sensations, se redressant un peu plus, essuyant le sable qui recouvrait son visage.

°Que faisons-nous ici…Où est-ce ici… J’ai vu une déesse… Elle parlait de paix, de pardon, de punition… Je n’y comprends rien.° Il se leva totalement, s’étirant de tout son long et s’approcha de son Lié. °Viens… Marchons… Nous ne sommes peut-être pas seuls…°

°Je te suis où que tu ailles° Le Blanc se leva, se secouant un peu et se mit en marche à côté de son bipède. °Elen-Tié… J’ai la sensation étrange que la dernière fois, nous n’avions pas cette apparence…°

°Moi aussi… Mais je n’arrive pas à me souvenir pourquoi…° Tout en continuant à avancer, il aperçut un grand dragon noir au loin et entre eux, une verte. Il accéléra le pas dans leur direction. Ils n’étaient donc vraiment pas seuls.



Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Sam 3 Aoû 2013 - 17:23 Répondre en citantRevenir en haut


Laimë-Ninquë & Isilmë


La sensation aurait presque pu être familière. La vie l'avait submergée une seconde fois, raz-de-marée brûlant et violent. Chaque parcelle de peau la tirait, la démangeait, ses poumons irradiaient une douleur vive à chaque laborieuse inspiration, les sensations l'agressaient, de même que cette lumière insupportable qui noyait son cerveau. Ses yeux étaient fermés, pourtant. Parmi l'afflux constant d'informations, elle distingua une voix connue. Un sourire étira ses lèvres, faisant hurler de douleur les muscles anéantis par des éternités d'inexistence.

Faisant écho aux paroles de l'Avatar, les paupières de l'être rappelé des Limbes s'ouvrirent d'elles-mêmes, et alors, son nom et sa vie lui furent rendus.

L'Avatar disparut dans son manteau de brume et de paroles, et Laimë-Ninquë resta un instant étendue au sol, ses mains s'enfonçant dans le sable avec délectation, le regard levé tentant de déchiffrer les messages mystérieux que formaient les étoiles dans le ciel clair obscur.

° La réponse n'est pas non plus dans le ciel, si c'est ce que tu essayes de trouver. °
° Bien fou celui qui cherche à questionner les desseins des Dieux, Isilmë. °


Le rire de la Dragonne illumina son âme comme un éclair déchirant la nuit. La Valherue cessa ses mouvements pour se redresser, accueillant dans son esprit neuf la vision enchanteresse de la baie indigo. L'hilarité de la Bleue lui déplaisait – et ne lui avait jamais plu, maintenant qu'elle s'en souvenait.

° Pourquoi ris-tu ? °
° Si seulement tu t'entendais, Laimë-Ninquë... °


Entièrement levée maintenant, la Valherue contempla ses bras pâles et fins, ses mains délicates marquées de petites cicatrices, ses cheveux qui recouvraient ses épaules comme un voile de toiles d'araignée, et caressa le tissu ondoyant de sa robe verte. Tout était comme dans ses souvenirs, rien n'avait été modifié. Elle était la même personne. Sa Liée la rejoignit, aussi discrète qu'une ombre, et Laimë-Ninquë ne put s'empêcher de poser sa paume contre le museau écailleux de la Bleue, provoquant chez elle un sursaut de peur. La Valherue sourit à la réaction de son Âme Sœur

° Tu es belle, ma Liée. °
° Toi aussi. °
° Bien. °


Tandis que Laimë-Ninquë se tournait en direction de la plage, visiblement attirée par la surface légèrement ridée de l'eau sombre, Isilmë lança des regards inquiets alentours, percevant d'autres présences Valherues et draconiques. Si l'idée de devoir rester seule à seule avec sa démone de Liée ne l'enchantait guère, celle de voir les seigneurs d'un empire déchu rassemblés une nouvelle fois ne lui semblait pas plus plaisante.

° Cela a recommencé. Nous ne sommes pas seules. °
° Évidemment que nous ne le sommes pas, Dragonne. Penses-tu que nous devrions retrouver nos semblables ? °


La Bleue frémit. Jamais la Valherue ne lui demandait son avis, et si d'aventure elle le faisait, cela cachait le plus souvent une fourberie. La Dragonne abaissa son cou, mais elle n'eut pas le temps de chercher les mots justes pour dissuader sa Liée de rejoindre les autres Valherus ; déjà, Laimë-Ninquë se mettait en route, comme guidée par un appel inaudible.

° Très bien. Allons-y. ° s'inclina Isilmë, qui préféra la voie des airs après avoir vu l'ombre pâle de son Âme Sœur disparaître dans les feuillages.



Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Jeu 8 Aoû 2013 - 07:59 Répondre en citantRevenir en haut


Siolith-Thyr et Aedia la Verte



Se baigner. C'était une chose si simple qu'elle semblait pourtant sortir des limbes de son esprit comme si c'était là un acte exceptionnel. L'avait-elle seulement déjà fait une fois ? Ses yex se posèrent sur l'eau paisible. Elle se rappelait de s'être déjà baigner oui. Mais il y avait si longtemps, bien avant de se verser dans le jeu des intrigues, bien avant de disparaître dans l'espace d'obscurité. Sentir à nouveau le contact de l'eau contre sa peau la fit frémir.

Sous le grondement sourd de sa liée, elle tourna la tête pour voir plusieurs silhouettes. Ses sourcils se froncèrent. Non elles n'allaient pas être seules ici. Un sourire étrange naquit sur son beau visage avant qu'elle ne décide de faire quelques pas verfs la mer. Elle y arriva jusqu'à ce que l'eau salée lui lèche le bas de ses chevilles en un baiser humide et tiède. Quelle agréable sensation ! Elle manqua de rire devant pareille banalité. enfin banalité. Pouvait-on le dire comme cela quand on revenait par la seule volonté des dieux ?

Sa liée verte tendit toujours la tête en direction du premier approchant. Il s'agissait d'un homme à la crinière blanche accompagné de son lié qui affichait des écailles de la même teinte.

*un couple parfaitement assorti*, songea la Valherue.

Elle se tourna vers les premiers venus, gardant un visage réservée et les pieds bien entendu dans l'eau.

°D'autres se rapprochent. Hum, on dirait que tu pourrais déjà avoir de la concurrence pour ce nouveau venu. °
°Tu penses de suite à des choses extrêmes ma belle liée. Nous ne sommes pas sur un territoire de chasse à qui attrapera le seul présent. De la concurrence dis tu. Voila qui pourrait être intéressant. °


Une étrange palpitation la saisit. Etait ce de l'excitation ? Ou le plaisir de retrouver ce qu'elle était d'autan, pour en profiter un maximum à ce jour unique ? Elle attendrait de voir. Elle leva malgré tout la main pour saluer la venu du premier Valherue et sa liée gratifia de ses pensées d'une salutation sommaine à l'approche des deux autres avec leur lié respectif. Puis elle rajouta à tous

°Ne tardez pas à venir goûter cette eau de votre peau, elle est divine !°



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Ñiniel Iserimir
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MessagePosté le: Sam 10 Aoû 2013 - 11:38 Répondre en citantRevenir en haut



Du haut de la dune, Mirimë-Istelial n’osait intervenir.

Le retour à « la Vie » était désagréable pour celle qui était dans les ténèbres depuis longtemps. Les Limbes, le Vide l’avait engloutie et baignée dans le silence éternel, sans conscience et sans lumière. Elle dormait du sommeil le plus profond qui puisse être, s’étant oubliée complètement. Elle n’avait plus aucun sentiment, perdu toute peur et questionnement, trouvant là le repos de son âme.
Le réveil au contraire, lui avait apporté bruit, vent, et frustration. Il était heureux qu’elle ait perdu la vue, car la lumière lui aurait très certainement provoqué un éblouissement acéré. Elle fit claquer ses lèvres, ressentait la sécheresse de sa bouche.
Mirimë-Istelial sentait son corps lourd qui emprisonnait de nouveau son esprit. Chaque mouvement était difficile tant elle avait oublié ce que signifiait se mouvoir. Elle parvint finalement à se redresser, non sans peine, et le visage face à l’océan, elle remit ses sens en éveil.

Elle entendait au loin le roulis des vagues, et les Valherus sortis un à un de leur torpeur s’émerveiller d’un spectacle qui lui était interdit. Bien qu’elle ne puisse les voir, elle sentait ce monde étrange se peupler de vies, laissant derrière elles la trainée du linceul des Limbes pour quelques instants. Mirimë-Istelial le sentait : tous revenaient de là.

Du haut de sa dune, elle ne bougea pas. Au fond, pourquoi l’avait-on fait revenir ? Son fils n’est plus, la douleur de leur séparation revenait lentement, elle n’avait pas le cœur aux frivolités de retrouvailles avec la Vie, toutes aussi futiles qu’éphémères.

« Trouver un peu de paix…de quiétude…. » se remémorait la prêtresse déchue. Ne l’avait-elle donc pas trouvée dans les Limbes ?

Que son esprit était embrumé…elle restait assise, n’osant mettre ses jambes à l’épreuve. Le soleil réchauffait doucement le sable, et ce fût la première sensation agréable que ressentit la Vahlerue aveugle. Elle se souvint alors qu’il pouvait aussi être plaisant d’avoir retrouvé un corps pour quelques instants. Elle resta là et prit « le temps » de recouvrer ses sensations oubliées.

C’est cet instant que choisit le vent pour porter à Mirimë-Istelial un son, une voix, qui sans lui permettre d’en comprendre les paroles, lui asséna un coup, et à son enveloppe charnelle, et aux profondeurs de son âme.
Comment pourrait-elle oublier cette voix, celle-là même, qui parmi d’autres, a fait le procès de sa vie, la condamnant à l’Obscurité éternelle ? Siolith-Thyr était là ce jour, accompagnée d’Aedia, sa Verte Liée. Le paradoxe entre l’horreur des souvenirs attachés à cette personne et le ton léger et rassurant qu’elle employa au loin la firent frémir.

Mirimë-Istelial ressentit l’angoisse, ce sentiment tellement humain et attaché à ce corps, qui remontait tout submerger en elle. A cet instant, ses jambes reprirent toute leur vigueur, et se levèrent rapidement mais de manière peu assurée. Mirimë-Istelial laissa la raison de côté et se mit à fuir. Péniblement, elle fit un pas, puis l’autre, dans la direction opposée à celle dont provenait la voix de Siolith-Thyr. La marche était difficile, le sable se dérobait sous ses pieds, elle n’avait aucun appui. Pourtant, il lui était impossible de s’arrêter. Elle courait à bout de souffle dans une direction inconnue, loin, toujours plus loin, à mesure que la terreur croissait.

Au sommet de sa Dune, deux Ombres se détachèrent. Malakesh-Rae’vinshash et Krenszahn le Noir, explorant les lieux, s’avançaient vers la Valherue aveugle.






Dernière édition par Ñiniel Iserimir le Dim 13 Oct 2013 - 16:03; édité 2 fois
Asulil Addraeddry
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MessagePosté le: Mar 13 Aoû 2013 - 20:50 Répondre en citantRevenir en haut


Elen-Tié et Ambar le Blanc


Elen-Tié avait toujours fait preuve d’une grande empathie, mais tout était flou pour le moment. Il avait les sensations physiques, celle de la présence d’Ambar à ses côtés, le Don… Mais le reste semblait endormi, évaporé… Il avait le sentiment que le monde dans lequel il était n’été pas le sien… Qu’il était parti… Mais on l’avait forcé à revenir pour une obscure raison, et les paroles de la déesse étaient tout aussi obscures… Que tout lui échappe ne lui plaisait guère et il avait le sentiment d’avoir loupé quelque chose d’important. Quelque chose qui lui aurait permis de comprendre cette histoire de bannissement… Il passa la main sur sa nuque en fermant les yeux. Que cette sensation nouvelle était désagréable au possible…


°Ne te tracasse pas de la sorte… Les voix des Dieux sont impénétrables.°

°Mais n’as-tu pas cette sensation étrange ? Nous ne devrions pas être ici… Mais ailleurs, loin…°

°Si… mais nous n’y sommes pas, alors profitons de cet endroit, peut-être la solution viendra-t-elle d’elle-même avec le temps et les rencontres.°

°Tu as raison mon ami, je m’égare, pardonne-moi.°

Il le gratifia d’une caresse tout en continuant sa route, apercevant un peu mieux les formes qui se dessinaient non loin.

°Il y a plusieurs personnes ici… Je ne sais combien… Je n’arrive pas à distinguer correctement… C’est ennuyeux°

Elen-Tié sourit, amusé

°Tu vois ce que je ressens.°

°Oui, et c’est fort désagréable, tu as bien raison. Toujours est-il que l’on t’adresse un signe de la main au loin.°

Levant les yeux vers la Dame en face de lui, le Valherus fit de même, arrivant à sa hauteur, les pieds encore au sec, il s’inclina légèrement.

Bonjour Dame. Je n’ai pas le plaisir de vous connaitre. Je me nomme Elen-Tié, et voici Ambar. Puis il se tourna vers la Dragonne et la salua aussi. Ambar fit de même au couple de liés.

L’eau semble en effet des plus rafraichissantes, mais une question me taraude. Où sommes-nous ?

Peut-être n’aurait-il pas du poser la question… Mais lui qui avait toujours guidé les autres, comment allait-il faire pour continuer sans savoir lui-même où il se trouvait. Ça n’avait aucun sens. De plus, il ne connaissait pas la personne en face de lui… Bien qu’il ne passait que peu de temps dans les Kaerls, il avait aperçu au moins une fois chaque Valherus, car aucune décision n’était prise sans lui et les autres, ceux qui avaient construit. Et elle n’était pas une jeune Valherus non plus. Il essayait d’assisté à toutes les empreintes, voir les avait guidé lui-même. Tout cela était vraiment étrange…

Sentant plus que ne voyant une ombre dans le coin de son œil, il regarda le ciel pour apercevoir un Dragon, que la luminosité ambiante ne permettait pas de reconnaitre.

°C’est une Bleue. Répondit Ambar aux pensées de son lié. Son âme sœur se trouve un peu plus loin, je crois…°

Il contacta la Dragonne bleue qui volait non loin.

°Le paysage est-il aussi beau qu’il semble paraitre d’ici ?° Demanda-t-il gentiment, l’invitant de ce fait à se rapprocher d’eux.

Pendant ce temps-là, Elen-Tié en profita pour relever un peu le bas de sa tunique et avança doucement dans l’eau. Le contact l’électrisa légèrement et un flash apparut… Le bruit de l’eau alors qu’il était allongé. Qui s’effaça aussi tôt, le faisant stopper.

°Qu’est-ce que c’était ?° Demanda le blanc.

°Je ne sais pas… Il secoua la tête. Oublions….° Il posa son regard sur la Dame et sourit légèrement.

Les Dieux semblent d'humeur taquine en ce beau jour, vous ne trouvez pas ?





Dernière édition par Asulil Addraeddry le Lun 2 Sep 2013 - 22:16; édité 2 fois
Ruri Ravin
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MessagePosté le: Mar 20 Aoû 2013 - 01:07 Répondre en citantRevenir en haut


Malakesh-Rae'vinkshash & Krenszhan le Noir



La valherue s’était enfoncée plus profondément dans les dunes tandis que son lié s’était envolé dans le ciel d’un battement d’ailes assourdissant. Le sable s’était dispersé dans un nuage brûlant d’étoiles dorées. Vue du ciel, le paysage était magnifique. Une étendue de sable à des lieux à la ronde bordée par une mer semblant se confondre avec le ciel dans une brume irréelle. Malakesh-Rae'vinkshash percevait le monde qui l’entourait. Etrangement, la jeune aveugle ne voyait pas par ses yeux, masqués par un bandeau de lin. Les images lui apparaissaient dans sa tête, comme si sa vue n’avait jamais disparue. Elle partageait celle de son lié, uni par une fusion peu commune.

Ses cheveux pourpres voletaient de chaque côté de son visage. Elle était vêtue d’une longue robe noire à capuche. Les manches étaient pourvues d’une double couture fine et argentée. Une écharpe noire entourait son cou et masquait ses lèvres légèrement abîmées. Ses mains étaient gantées de cuir épais à lacets craquelé. La valherue fit bouger ses doigts qui craquèrent.

° Tu as passé bien trop de temps dans un endroit ou le Temps lui-même n’existe pas °

Elle maugréait quelques paroles irascibles tandis que l’empereur noir survolait les environs. Il était amusé de la situation, à la fois content d’avoir retrouvé sa sœur d’âme mais également de pouvoir étendre à nouveau ses ailes pour se laisser porter par les courants d’air.

° Une âme apeurée court droit vers toi. Dois-je faire quelque chose ? °

° Je te rappelle que nous partageons le même regard. Est-ce trop de te le rappeler ? Et es-tu encore si jeune que je doive te dire ce que tu dois faire ?° marmonna la jeune femme, exaspérée.

° Je vois que ton fichu caractère n’a pas changé ° répondit le dragon, amusé.

Malakesh-Rae'vinkshash n’arrivait pas à distinguer clairement l’aspect de la personne. Une valherue, tout comme elle. C’était l’hypothèse la plus plausible dans l’irréalité de l’instant. Revenue d’entre les morts, elle ne se rappelait plus de l’instant fatidique qui lui avait coûté sa vie et celle de son liée.

° Ne cherches pas. Si c’était l’âge, ta peau serait ridée et tu ressemblerais bien plus à un chiffon qu’on aurait écrasé du pied qu’à la jolie femme que tu es maintenant °

Les pensées qui traversèrent l’esprit de la valherue étaient si vils que n’importe quel dragon qui les auraient entendus en serait tout retourné.

° Arrête tes paroles mielleuses où je t’arrache les écailles une par une jusqu’à ce que tu t’excuses ° lança Malakesh-Rae'vinkshash sur un ton sec.

° Si je suis attaché à ton lit comme tu as attaché ton amant, je veux bien °

Elle fulminait devant l’impertinence de son sombre lié. Ses paroles étaient mesquines mais pleines de vérité. Cela la contrariait fortement et elle détestait qu’on lui tienne tête. Malgré tout, elle aimait Krenszhan plus que tout au monde. Les mots qui sortaient de sa bouche, aussi acerbes étaient-ils, ne seraient jamais mis à exécution. Elle passait bien plus de temps à le cajoler qu’à le réprimander. D’un tempérament joueur, il profitait de sa supériorité physique pour l’embêter plus que pour la vexer.

Le temps était passé plus vite que prévu. Durant la marche, la valherue s’était considérablement rapproché de la jeune femme qui courait. Qui était-elle ? Elle ne la connaissait pas. La voix du noir gronda dans l’esprit de l’inconnue, semblable à une nuée d’orages qui pouvaient se déverser d’un instant à l’autre.

° Halte, valherue. Un pas de plus et tes cendres rejoindront ce désert °

Malakesh-Rae'vinkshash lança un soupir et s’avança. L’inquiétude de son dragon se faisait ressentir. Il n’aimait guère cette façon de jouer au héro en risquant sa vie pour rien. Elle tenta un geste apaisant de la main.

° Regarde son visage s’il-te-plaît ° demanda t-elle.

Le dragon s’exécuta et ses yeux orangés se dirigèrent vers le visage de l’inconnue. Elle pencha légèrement la tête sur le côté et s’humecta les lèvres avec sa langue. Son visage était bien dessiné mais le plus fascinant était ses yeux. Envoûtants. Un instant, l’idée de les lui arracher pour les garder dans un bocal lui traversa la tête. Une pulsion qu’elle dû réfréner.

° Nous ne sommes peut-être pas là pour ça, ne crois-tu pas ma douce sœur ? ° tenta de rassurer le dragon.

— Qui êtes vous ? demanda la valherue. Je ne vous ai jamais croisé ici-bas, si tant est que c’est bien le lieu où nous sommes.

La question était double. Elle souhaitait entendre la douce voix de l’inconnue émettre un son agréable parvenant à ses oreilles délicates. Mais plus que son nom, c’était la raison de leur présence ici, aux valherus. Pourquoi étaient-ils revenus aujourd’hui. Pourquoi les tirer de ce sommeil si long ?
Ñiniel Iserimir
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MessagePosté le: Dim 25 Aoû 2013 - 15:38 Répondre en citantRevenir en haut



° Halte, valherue. Un pas de plus et tes cendres rejoindront ce désert °

A bout de souffle, Mirimë-Istelial s’arrêta. Ses jambes, ne pouvant plus la soutenir, lâchèrent, et la jeune aveugle tomba à genoux dans le sable brulant. Elle leva la tête vers le Ciel et attendit un quelconque signe de celui qui, protégé des airs, la menaçait. Mais le son vint d’ailleurs, perçât le silence, et prit la forme d’une voix de femme.

— Qui êtes-vous ? Je ne vous ai jamais croisée ici-bas, si tant est que c’est bien le lieu où nous sommes.


*Une Valherue et son Dragon…sommes-nous tous là ?*

Il fallut un certain temps à Mirimë Istelial pour reprendre, et son souffle, et ses esprits. Elle ne comprenait pas la question qui lui avait été posée, bien qu’il semblât aisé d’y apporter réponse. La réflexion était difficile, et si la Valherue entendait, les mots n’étaient qu’une suite de sons incompréhensible, et il lui fallut faire un effort surhumain pour parvenir à saisir ce qui lui avait été demandé. C’est sur un ton épuisé et las que Mirimë s’efforça de répondre, et d’une certaine manière, elle ne semblait plus contrôler ses paroles.

« Est-ce vraiment le sens de votre question ? Mon nom vous suffirait-il, vraiment ? »


La question n’attendait aucune réponse.

Mirimë-Istelial n’avait jamais entendu cette voix durant sa vie. Son aveuglement lui avait permis d’apercevoir ce qu’elle considérait être l’Aura des personnes. Toutes ont une taille, couleur et forme bien particulière, et pour qui savait les interpréter, elles étaient pleines de renseignements quant à son porteur. Cette Aura-là était très sombre, et avait quelque chose de divin en elle.

A la question qui lui avait été demandée de répondre, Mirimë-Istelial rétorqua ceci. La tristesse emplissait sa voix, et tout son être.

« Ne sommes-nous pas l’origine de ce monde? Mon fils ne fut-il pas l’un des premiers témoins de ce nouveau monde suite à la chute de l’Ancien, suite à notre chute? Notre Histoire est éternelle…nous sommes éternels ; nous serons amenés à nous retrouver dans ces fragments d’éternité, simplement pour nous souvenir…Nous sommes la mémoire. »


*Se souvenir? Qui veut se souvenir de notre disgrâce?*

« Je sens sur moi peser la faute de notre existence. Et condamnée à renaître ici-bas pour faire pénitence, je m’efface peu à peu… Punition éternelle, bénédiction divine? Fais ton choix, Malakesh-Rae’vinshash »

Mirimë-Istelial venait de jeter son regard sans teint dans celui de la Valherue. Elle sentait l’Aura de son interlocutrice, une Aura obscure et pleine d’envie, prête à bondir sur elle. Mais la Prêtresse ne se laisserait pas faire : ce n’était ni le lieu, ni le moment. Il était trop tard, leur destin était révolu.

« Kishi m’a murmuré ton nom dans une autre vie. Elle m’a conté de quelle manière elle avait été témoin, avec son bel amant, Solyae, de ton amour sans faille pour le demi-frère de son aimé. Je ne te juge pas, Valherue. Si les Dieux t’ont enlevé la vue, ce sont bien les miens qui m’ont plongée dans les ténèbres. Je ne peux te voir, mais je n’ai pas besoin de ce sens perdu pour te reconnaître. Dans mon monde d’obscurité, votre présence se présente à moi sous d’autres formes. »


Mirimë-Istelial se mit à rire nerveusement.

« Ne sois pas surprise ! Peut-être la Déesse que je sers m’avait-elle prévenue de notre rencontre? T’ai-je déjà croisée sur ma route passée? Ahahaha…on m’a accusée de folie, et châtiée pour cela. Ils avaient peut-être raison…»

Elle cessa brusquement de rire, et, d'une voix compatissante, décida de s'enquérir auprès de son interlocutrice.

«A propos de fils, qu'est devenu le fruit de ton pêché divin? Écoute plutôt … »

La Prêtresse déchue ne se contrôlait plus. En elle se réveillait une force venue d’ailleurs, gonflant son cœur, soufflant dans sa tête. Elle passait du rire à un état de transe avec une simplicité déconcertante, voire inquiétante. Elle agitait maintenant les doigts comme si elle cherchait à saisir quelque chose. Mirimë-Istelial leva fiévreusement les yeux au ciel, comme pour être entendue de là-haut.

« C’est sous l’éclat de la Lune couchante
Que le Corbeau découvrira la duperie,
Décidera dans une rage foudroyante
Ô, sombre résultat de la supercherie !
De s’envoler à jamais, laissant là céans
La folle éperdue dans les ailes de son Lié
Lequel contemplera, Noir Dragon impuissant
Sa douce complice, inconsolable à jamais…»


Enfin elle se tut. C’était terminé. Elle baissa la tête et tenta de fuir le regard de Malakesh-Rae’vinshash et Krenszahn tout en poussant une profonde inspiration pour tenter de réprimer le flot de sanglot qui enserrait sa gorge. A bout de nerf, elle ne savait pas si elle devait rire ou pleurer de cette situation.

« Dans ce jeu éternel de renaissance dont nous ne sommes que les pantins, une de ces marionnettes est coupable de ma tragédie. Je me refuse à approcher les fils de mon destin vers elle. Nous ne sommes pas là pour cela, n’est-ce-pas? »

Ses genoux la faisant souffrir, elle posa une main au sol avant de se laisser choir sur le côté.
Quelque chose n'allait pas. Était-elle en train de sombrer dans la folie ? C’est en tout cas ce qu’elle imaginait, et cela la plongea dans une profonde détresse. Elle ne savait comment fuir le trouble qui l’envahissait. Son Corps tout entier luttait pour conserver l’Esprit qui n’aspirait qu’à repartir d’où il venait. Dans cette lutte terrible, Mirimë-Istelial épuisait le peu de ressources qu’elle avait. Le malaise de la Prêtresse était palpable ; elle ne cessait de bouger, trouvant chaque geste, chaque position inconfortable, se tordait les doigts, prenait la tête entre ses mains.
Lorsqu’elle eut un instant de répit, elle se surprit à se remémorer la présence de Malakesh-Rae’vinshash et Krenszahn. Elle demeurait alors immobile, et espérait se réveiller d’un long cauchemar ; mais le combat intérieur reprenait de plus belle, et devenait intolérable.

Dans un ultime effort, elle se redressa et tendit ses mains tremblantes vers Krenszahn.

« Aidez-moi !»

Un bracelet de Noire Pierre ornait son poignet. Le Bracelet, cercle de métal gris, était un présent fait aux Prêtresses de la Nuit et des Etoiles. Mirimë Istelial ne pouvait plus voir, pour son grand malheur, le reflet hypnotique de la Pierre. Mais l’éclat de la pierre sertie, en cet instant, avait quelque chose d’inquiétant, quelque chose de vivant.






Dernière édition par Ñiniel Iserimir le Dim 13 Oct 2013 - 16:03; édité 1 fois
Amaélis Yodera
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MessagePosté le: Dim 1 Sep 2013 - 12:09 Répondre en citantRevenir en haut


Laimë-Ninquë & Isilmë


Vu du ciel, l'étrange lieu révélait avec précision ses horizons limités, et Isilmë eut l'impression de se trouver sous une coupole de verre, car même le ciel semblait prendre une inclinaison surnaturelle. Intriguée par ce phénomène, l'antique Bleue fut traversée par l'envie folle de prendre la direction du large, de traverser l'étendue indigo des flots pour comprendre comment se finissait ce monde hors norme. Seulement, la crainte des réprimandes de Laimë-Ninquë la retint, de même que les mots venus d'un autre Dragon qui traversèrent son esprit. La Bleue s'en trouva bien déstabilisée : même à l'époque où la vie s'étendait encore de part et d'autre de la plaine de Daranis, ses semblables avaient fini par ne plus prêter attention à elle. Certains avaient pratiquement réussi à oublier qu'elle était Dragonne. Isilmë modifia sa trajectoire, de façon à se rapprocher de l'endroit d'où provenaient les pensées.

° Ces lieux possèdent indéniablement leur beauté, mais je doute de leur vérité. °

Discernant enfin la plage, Isilmë entama sa descente, veillant du mieux qu'elle pouvait à ne pas noyer les Damnés sous une tempête de sable. La Bleue posa son regard depuis longtemps taché de nuages jaunes sur Siolith-Thyr et Aedia, puis sur Elen-Tié et Ambar, inclinant légèrement son cou en guise de salutation.

° Quand t'ai-je autorisée à parler à ces inconnus, Isilmë ? Pardonne ma mémoire défaillante, le temps est long où je fus privée de ma substance. °

La Dragonne Bleue se figea, terrorisée par l'éclat de fureur glaciale qui couvait sous les mots de Laimë-Ninquë. La Valherue s'était détachée de la lisière ombragée sans un bruit, et s'était rapprochée de même. La colère donnait à son visage l'aspect de la pierre, et ses yeux brillants étaient trop sombres pour la pâleur de son teint, dont ils semblaient absorber toute la lumière. Isilmë s'effaça devant sa Liée, laquelle la gratifia d'une œillade furieuse. Laimë-Ninquë dévisagea les deux Valherus, plissant le nez comme si leurs odeurs respectives la renseignaient à leur sujet, puis étendit ses mains, paumes tournées vers le ciel, en guise de salut.

Mon cœur ne saurait se réjouir de me faire dire que je suis heureuse de poser les yeux sur un frère et une sœur d'infortune – néanmoins, je le suis.

Ses bras retombèrent le long de son corps gracile. Ses paroles sonnaient aussi creux que le monde illusoire dans lequel les Dieux avaient décidé de les faire renaître pour une troisième fois.

° Jamais création n'aura reçu autant de chances d'atteindre son salut. ° commenta Isilmë d'une voix distante.
° Non, nous ne sommes pas ici pour la rédemption, Dragonne. Notre rôle n'est pas encore fini, ne le vois-tu pas ? Les Dieux nous empêchent de disparaître entièrement dans les méandres des Limbes et de l'Oubli. Par la renaissance, ils nous maintiennent... existants. Pourquoi feraient-ils pareille chose s'ils n'avaient pas d'autres desseins pour nous ? Crois-tu qu'ils ne s'intéressent qu'à la paix de nos Âmes corrompues ? Tes espoirs sont une plaie, Isilmë. °

La Dragonne baissa la tête aux paroles de sa Liée, sa froideur implacable ayant raison de l'étincelle d'espérance qui survivait envers et contre tout dans la prison dévastée de son cœur. La Valherue, elle, continua de se présenter.

Autrefois, mes ancêtres me nommèrent Laimë-Ninquë et les Dieux me Lièrent à la Bleue Isilmë.





Dernière édition par Amaélis Yodera le Lun 2 Sep 2013 - 20:50; édité 1 fois
Ruri Ravin
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MessagePosté le: Dim 1 Sep 2013 - 12:17 Répondre en citantRevenir en haut


Malakesh-Rae'vinkshash & Krenszhan le Noir


La valherue aux cheveux de neige semblait lasse, son corps épuisé. A bout de souffle, elle ne paraissait pas comprendre les mots qui s’étaient échappés des lèvres de Malakesh-Rae’vinshash. Celle-ci penchait la tête de côté, comme si elle attendait une réponse plus explicite. Mais rien ne vint. Rien de plus que le silence, telle une chape de plomb. Puis une voix brisa le silence. Enfin elle parlait d’une voix claire mais fatiguée. Le poids des années l’habillait étrangement.

° Méfies-toi, ma Douce. Je crains que tu ne sois tombée sur une personne plus qu’étrange °

La liée ne répondit rien tandis que l’empereur noir se posait sur le sol, projetant un cercle de poussière dorée. Afin de vérifier ses propres impressions, Malakesh-Rae’vinshash bougea sa main devant le visage de sa congénère. Elle était aveugle, sans aucun doute désormais.

— Je me fiche bien de votre nom, répondit la jeune valherue d’un ton sec.

Il était très difficile d’expliquer ce que ressentait la jeune femme : c’était un mélange de curiosité et de frustration. La proie n’avait pas mordue à l’hameçon.

° Ne fais pas l’enfant gâtée. Tu sais très bien que tu ne peux pas gagner à chaque fois. Et puis, elle semble très spéciale. °

Cette remarque ne fit qu’accroître le sentiment de colère de la jeune femme. Pourquoi donc tout ne pouvait-il pas se passer comme elle le voulait ? Elle, qui savait tisser des fils pour mener le destin des gens là où elle voulait les mener, se trouvait dans une situation délicate.

Les paroles qui lui parvinrent étaient obscures. Elle ne les comprenait pas. Malakesh-Rae’vinshash secouait la tête en soupirant. Son interlocutrice portait un fardeau différent du sien et des questions bien plus métaphysiques. Le passé, l’avenir, quelle importance désormais ? Ce qui était fait ne pouvait plus être défait.

— Je ne pense pas qu’il y ait de raison particulière pour que nous soyons là. Nous ne sommes que les jouets de ceux que nous avons voulu détrôner et ils ont envie de s’amuser aujourd’hui.

La valherue avait du faire un effort considérable pour répondre. Elle n’en avait réellement pas envie. Rentrer dans un débat d’un pourquoi dont, de toute évidence, les réponses ne seraient jamais dévoilées ne l’intéressait pas. Elle se retourna quand la phrase qui sortit des lèvres de sa congénère la stoppa dans son élan. Ses yeux s’écarquillèrent et des milliers d’images la traversèrent. Ses mains se crispèrent jusqu’à former deux poings. Ses ongles s’enfoncèrent dans la chair de ses paumes et du sang s’épanchait dans ses gants. Puis, d’un geste rapide, elle s’approcha de son interlocutrice et s’arrêta à quelques centimètres d’elle, une main se dirigeant vers son cou.

° Ne fait pas ça ! ° tonna la voix du dragon dans l’esprit des deux personnes.

La main tremblante de la jeune valherue s’était arrêtée à quelques millimètres de la gorge de son homologue. Elle la retirait lentement. Des gouttes de sueur perlaient sur son front. Sa respiration était devenue saccadée et ses yeux exorbités. Il lui était difficile de conserver son calme tant l’émotion qui l’avait traversé était indescriptible. Elle n’avait même pas réfléchi.

L’air amusé de son interlocutrice l’énervait passablement. Elle aurait voulu la tuer, l’écorcher vive. De quel droit se permettait-elle donc de se parer de folie pour cacher ses desseins ? Elle qui fuyait auparavant mordait à pleine dent les faiblesse de Malakesh-Rae’vinshash. La valherue l’exécrait plus que tout au monde en cet instant précis.

Les rires s’étaient éteints. Etait-elle réellement folle ? Possédée ? Malakesh-Rae’vinshash était troublée. Mais lorsqu’elle évoqua son enfant, la valherue se détourna pour tourner le dos à ce qui semblait être une prêtresse. Elle fit trois pas en avant avant de s’arrêter pour écouter le monologue sur sa propre vie. Un sourire se dessinait lentement sur son visage, derrière son écharpe. Un doux rire s’en échappait. Le lié noir semblait circonspect, incapable de discerner la personnalité de celle qu’il percevait comme étant folle. Ses yeux s’étaient parés d’un orangé brillant, traduisant l’excitation qui l’avait étreint lorsque sa liée avait faillit en finir quelques instants plus tôt.

— Je doute que nous soyons ici pour cela.

Le ton employé était à peine dissimulé. Le mépris s’en échappait comme la lave lors de l’éruption d’un volcan. Lorsqu’elle décida de faire face à celle qu’elle souhaitait voir plus que tout souffrir, un sentiment de déception l’envahit. La femme souffrait. Elle abaissa son écharpe, dévoilant ses fines lèvres abimées. Elle la regardait de haut.

— Vous me décevez. Vous êtes faible. Levez-vous donc par vous même, je n’ai aucune confiance en vous.
Peddyr Thelrand
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MessagePosté le: Lun 2 Sep 2013 - 19:17 Répondre en citantRevenir en haut


Siolith-Thyr et Aedia la Verte

Pourquoi elle avait cette impression de frustration qui apparaissait maintenant dans son esprit ? Elle avait beau sentir le plaisir de sa liée en ressentait comme elle la fraîcheur de l'eau, Siolith-Thyr n'arrivait pas à retirer cet étau naissant. Comme si elle avait trop abusé de ces fameuses décoctions énergisantes qu'elle buvait encore pour rester alerte dans les bals qui duraient toute la nuit. cela paraissait si loin... Alors que les souvenirs étaient récents. Pourtant cette journée se passait à des temps bien plus lointains, que ceux qu'elle avait connues ; elle le savait sans savoir comment.

°On dirait qu'un des nôtres part dans l'autre sens, je le sens°
°Bah, peut être qu'il ou elle à peur de l'eau. Cela ne me regarde pas°


Ce qui l'intéressa plus fut l'approche d'un jeune homme. Bellâtre avec sa crinière blanche. Plutôt séduisant aux yeux de Siolit-Thyr, mais juste séduisant. Elle n'avait rien pour s'amuser avec lui ici. Et oui, la plage n'est pas une cour. L'arrivant se présenta, ainsi que son lié. Les noms évoqués ne lui disaient rien. Sans doute que ce n'était là qu'un Valheru de basse extraction, ce qui expliquerait sa méconnaissance de ces deux là.

Pendant que sa liée s'occupa un instant de fixer la silhouette d'un autre dragon, la jeune femme se fit un devoir en sourire de répondre au bel inconnu.

C'est une bonne question. Je sais simplement que nous sommes ici, sur une plage, dans un décor étrange. Pour les Dieux''

Elle se mit soudain à rire avant de reprendre sur un ton frôlant l'ironie.

''Les Dieux sont ce qu'ils sont... Des blasés de leur existence d'immortels. Je me fiche un peu de ce qu'ils font en ce moment avec nous. Profitons de l'instant plutôt. Hum...''

Le temps que le jeune se présente, la liée verte de notre Valherue (qui avait encore du mal à juguler sa frustration qui commençait à la rendre nerveuse bizarrement, allez savoir pourquoi) salua mentalement l'approche de la petite bleue et de sa liée. Bizarrement, elle sentit comme une légère barrière mentale. Peut être que son moyen de communication mentale était encore perturbé par leur ''éveil''.

La nouvelle venue ne plut guère à Siolit-Thyr. Elle reconnaissait facilement les femmes aussi hautaines qu'elle et aux avis bien définis. La dualité ne ferait aucun doute. Après son salut et son cours discours qu'elle trouva forcé, Siolith-Thyr décida qu'il était temps de se présenter à son tour ; le meilleur pour la fin.

''Je suis Siolith-Thyr et voici ma liée la dragonne Verte Aedia. Je suis peinée de point réellement vous connaître, chers venus. Le monde était si vaste quand je respirais encore. Peut être que nous nous serions croisé... oui peut être...''

Elle crut percevoir l'accablement de la petite bleue. Aedia ne s'en préoccupait pas plus que cela, se contentant de se mouiller la tête en la remontant hors de l'eau une fois qu'elle avait immergée. A croire que se baigner lui importait plus.

°Venez vous baigner, cela vous détendra pendant que nos liés converseront entre eux. °

Chose que mit en application immédiatement Siolith-Thyr

''Alors... comment allez vous passer cette journée si gracieusement offerte par ces êtres que nous appelons des Dieux ? ''

Elle sur par la même occasion pourquoi elle était frustrée. Elle connaissait personne et donc devait tout reprendre de zéro, comme à ses débuts de noble manipulatrice....



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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013 - 00:31 Répondre en citantRevenir en haut


Elen-Tié et Ambar le Blanc


Elen-Tié écouta attentivement les deux interlocutrices répondre à leur question alors qu’Ambar inclina la tête aussi pour saluer la bleue qui venait de se poser près d’eux. Il se cacha légèrement les yeux pour ne pas prendre de sable dans les yeux. L’air était tiède et il y avait juste ce qu’il fallait en vent pour ne pas avoir la sensation d’étouffer. Le paysage ressemblait un peu aux îles qu’il avait plusieurs fois parcourues à la recherche des âmes dotées du Don précieux que la déesse accordait aux élus.

° Pourquoi doutez-vous donc de sa vérité ? Cela me semble pourtant bien réel.° répondit-il à la dragonne bleue qui venait de se poser alors que son lié tourna son regard vers la demoiselle qui sortait de l’ombre. Ses sens revenaient petit à petit et une légère angoisse prit le dessus. Un sentiment étrange, que quelque chose manquait toujours, une étape importante de sa vie… Une chose était sûre par contre, il n’avait pas besoin de son empathie pour voir que la nouvelle venue semblait en colère… Lui ne l’avait jamais été, en colère. Aussi loin qu’il s’en souvenait, seul le calme l’avait habité.

Son regard interloqué se tourna vers la plus proche des Valherus lorsque celle-ci se mit à rire. Se moquait-elle des Dieux ? Cela lui était impensable. C’était les Dieux qui leur avaient permis de partager leur vie avec les Dragons. Ils étaient eux même créations de ses Dieux… Comment pouvait-on se moquer ainsi. Gardant pour l’instant ses réflexions pour lui, il écouta la présentation de la Liée qui venait d’arriver près d’eux.

Au lieu de l’éclairer sur le lieu ou le pourquoi ils étaient ici, les paroles tout juste prononcées le troublaient d’autant plus. De quelle infortune parlait-elle ? Son empathie grandissait au fur et à mesure que le temps passait et son cœur devenait de plus en plus lourd. Tout semblait sonner faux ici. Pourquoi cela ? Les siens n’étaient pas ainsi. Guidé par le destin, ils n’étaient là que pour servir et guider, mus par la volonté de Flarmya de sauver ses enfants…

Il s’inclina néanmoins lorsque les deux se présentèrent presque simultanément alors qu’Ambar se rapprocha doucement de la Bleue pour aller la saluer de plus près, gardant tout de même une distance raisonnable avec la moitié de son âme, sentant le trouble qui le gagnait petit à petit et le gagnait lui aussi par la même occasion.

Les jambes immergées jusqu’aux genoux, il inclina la tête envers les deux femmes.

- Je suis enchanté de vous rencontrer. Néanmoins vaut propos me semble obscures. Vous respirait toujours il me semble, tout comme nous… Le monde est vaste, cela est vrai… Qui vous a guidé vers les sables ? La question était posée pour les deux femmes. Il ne les connaissait pas toutes les deux. Ses deux perles grises se posèrent sur la jeune liée bleue, la regardant longuement.

Vos paroles sonnent creux et votre colère envahit mon être. Quelle est la cause de votre trouble ? Le cadeau que les Dieux nous font en nous regroupant ne vous plait pas ? Vous semblez toutes deux pleines de malaise. Mon esprit aussi est perturbé parce qu’il se passe, mais je ne saurais blâmer les Dieux pour notre ressenti.

Il regarda autour de lui un instant, silencieux, pensif.

-Je pense que je vais profiter de cette journée que les Dieux nous offrent pour mieux connaitre mon peuple. Moi qui pensais n’avoir échappé à aucune Empreinte, voilà que le destin me prouve le contraire.

Pendant que le Valherus parlait avec les deux bipèdes, Ambar ouvrait son esprit aux deux autres sauriens présents à côté de lui.

°Je sens votre esprit troublé Isilmë, ailleurs. N’êtes-vous pas heureuse que votre Liée et vous-même soyez dans cet endroit ? À moins-ce que votre trouble ne soit plus profond…° Il s’allongea dans le sable, posant son museau sur la surface tiède.

° Et votre indifférence est tout aussi troublante ma sœur ° Dit-il à Aedia. °Malgré cela, je suis heureux de voir deux autres enfants de Flarmya sauvé du poison.°

Alors qu’il allait ajouter quelque chose, il sentit un profond malaise envahir le Valherus qui partagé sa vie. Celui-ci avait tourné la tête vers l’endroit où se trouvaient deux autres personnes, plus loin, pour un seul dragon. L’une d’elle semblait en pleine détresse et tout l’être d’Elen-Tié l’avait senti.

°Ambar…°

Sans un mot, le Blanc s’éleva dans les airs en soulevant un nuage de sable, s’approchant de l’autre groupe. Restant tout d’abords à distance, il décida de se poser en ressentant la détresse de la pauvre femme en dessous. Dans un nouveau nuage, il atterrit un peu plus loin et s’approcha rapidement, tendant sa tête vers la jeune femme perdue, qui avait levé les mains tremblantes vers l’individu en face d’elle, qui l’ignorait superbement. Il effleura doucement les mains tendues.

° N’ayez crainte° Dit-il en direction de la femme, mais également à celle qui l’ignorait. Il s’était légèrement mit entre les deux, ressentant comme un danger de l’autre…. Du mépris. Son regard se posa sur le Noir, silencieux. Ses frères et sœurs semblait tellement loin de la mission que leur Mère leur avait confiée. Il laissa la pauvre âme perdue s’accrocher à lui pour l’aider. °Je vais vous guider°



Ñiniel Iserimir
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Race: Ondine
Âme Soeur: Vahi’Naerii
Affiliation: Maison Amberle
Alignement perso: Chaotique Bon
Ordre Draconique: Lumière

MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013 - 22:53 Répondre en citantRevenir en haut




A ces paroles, la jeune prêtresse s’arrêta. Cela avait sonné en elle comme une nouvelle sentence, un son de glas lugubre et glacial.

Le vent se levait. Sur ses mains posées au sol, le sable passait, indifférent à l’obstacle qui se trouvait sur son chemin.

Mirimë-Istelial réalisa qu’elle avait certainement été particulièrement offensante envers Malakesh-Rae’vinshash, et qu’elle ne méritait aucune attention pour son attitude affligeante. Comment avait-elle pu se comporter de la sorte, elle qui n’a jamais été qu’empathie et compassion ? Ce changement de personnalité la désespérait, elle ne se reconnaissait pas. Dans ces courts moments de lucidité, elle ne pouvait que rougir de honte.

"Je… je suis…"

Chaque mot apportait son lot de larmes, et il lui fallut faire un gros effort pour pouvoir sortir une phrase à peine audible, qui plus est livrée au grès du vent impassible et indifférent à son sort.

"Pardonnez-moi."

La douleur et le malaise étaient toujours là. Si Mirimë-Istelial se demandait à son réveil si cela ne venait tout simplement pas de cet état irréel, cet arrêt dans le temps, elle ne souhaitait dorénavant plus trouver la cause de ses maux. Personne ne l’aidera ici. Malakesh-Rae’vinshash avait raison, elle était faible, si faible. Elle tenta de toutes ses forces de se relever, mais chaque fois elle retombait à la manière d’un pantin désarticulé. On aurait dit qu’un simple courant d’air la faisait chuter.

Krenszhan restait toujours à distance et n’intervenait pas. Cela attristait la Valherue un peu plus encore.

"Faut-il donc que je sois si perturbée et impénétrable pour effrayer un Dragon tel que vous ?"

Soudain, elle sentit la colère bouillir en elle. Incontrôlable comme à l’accoutumée depuis qu’elle était ici, cette noirceur l’envahit de nouveau. Pourquoi refusait-on de l’aider ? Qui plus est, elle entendait résonner les dernières paroles de la Valherue, avec tout le mépris et dégoût du ton sur lequel elles avaient été prononcées. Les grains de sable, emportés par le vent, vinrent fouetter ses bras et son visage.

* Faible ?! Je suis faible ?!*

Mirimë-Istelial ne put se contenir une seconde de plus, et encore une fois, elle était sur le point de laisser échapper tout son fiel, souhaitant pousser avec une certaine délectation la Valherue dans ses derniers retranchements. Oh que oui! Elle était capable de frapper là où cela faisait le plus mal, et elle comptait bien parvenir à ses fins.

Mais au toucher écailleux d’un Dragon, elle s'interrompit et manqua de peu de provoquer l'ire de la Valherue. Elle sentit alors le contact frais et rugueux du saurien, lié majestueux d'un des siens.
Elle qui avait renoncé Lien pour servir la Déesse, avait eu peu d'occasion d'en approcher. La surprise prit le dessus, la colère disparut, puis la douceur revint. Le vent avait cessé d’entrainer le sable dans sa danse endiablée.

"Oh!"

Et surprise, elle l'était, réellement. Elle pensa d'abord au Noir Dragon de Malakesh-Rae’vinshash, mais lorsqu'il pénétra son esprit avec ses douces paroles, elle sut qu'elle eut affaire à un autre de ces empereurs du ciel. Et son aura était éclatante. D'une voix troublée, elle s'adressa à l'intervenant saurien.

"Ton âme est si paisible...si différente de celle qui me pèse, torturée de n'avoir terminé son cycle."

Cette présence l'apaisa aussitôt. Qui donc était-il, celui qui arrivait à faire cesser tous ses maux? Avec un étrange sourire, elle prit des deux mains l'arrière de la mâchoire du Dragon et s'avança doucement pour apposer son front contre le sien. Il y avait une telle Sagesse en lui, en calme rompu à toute épreuve, et une impressionnante assurance. Mirimë-Istelial se sentait en sécurité à ses côtés, tant pour son corps que pour le repos de son esprit.

Après un instant, elle lui murmura quelques mots.

"Serais-tu l'un des "Premiers"? Je ne vous ai jamais rencontrés qu'en rêve, mais ici tout est possible n'est ce pas?"

Puis elle redressa la tête et Tourne son visage vers Malakesh-Rae’vinshash. Elle se souvint alors de sa première question et remarqua qu'elle ne lui avait toujours pas répondu. Elle s'en voulait maintenant d'avoir été si froide et camoufla ses excuses en se présentant enfin à elle et son Lié.

"Je suis Mirimë-Istelial, j'étais autrefois une prêtresse de la déesse des étoiles. Aujourd'hui je ne suis qu'une aveugle, une folle à lier..."

Au fond, avait-elle été celle qu'elle croyait? Mirimë-Istelial se sentait aux frontières de la folie, et se demandait parfois si elle n'avait pas déjà franchi les portes de cet effroyable royaume. Cela veut-il seulement dire quelque chose? Elle garda ses réflexions mais ne put s'empêcher de les chasser. Qu'il était triste d'en arriver à un tel point, celui de douter de son existence même. Mirimë-Istelial prit une profonde et mélancolique inspiration. Personne n'avait les réponses à ses questions.

Au dessus de sa tête, un lourd battement d'aile la ramena à la réalité de ce monde irréel.

Elle tendit la main vers Krenszhan. Il l'observait toujours et n'intervenait pas. Mirimë-Istelial le sentait, il n'aspirait qu'à protéger sa bipède mais ne souhaitait pas la mort de la prêtresse. Il semblait sage et avait l'air de savoir tempérer Malakesh-Rae’vinshash.

"Votre Lié... je ressens votre attachement mutuel..."

Avec l'aide d’Ambar, elle se releva et s'avança à petits pas vers celle qu'elle avait courroucée. Bien sûr, elle savait qu'elle risquait ainsi une violente réaction mais elle n'en avait cure. Il lui fallait toucher ce visage, la « voir ». L’histoire de Malakesh-Rae’vinshash était émouvante pour la Valherue qui ne pouvait que trop bien connaître les sentiments, et le Lien qu’elle entretenait avec Krenszhan l’était encore plus.

Elle porta brusquement sa main au poignet. Que son bracelet était lourd. Et brûlant. Lorsqu’elle le toucha du bout des doigts, elle faillit hurler. Était-ce là un nouveau tour de son esprit fiévreux ? Elle essaya de l’enlever, mais le bracelet semblait lui enserrer le poignet à tel point qu’elle commença par ressentir une réelle douleur.






Dernière édition par Ñiniel Iserimir le Dim 13 Oct 2013 - 16:03; édité 1 fois
Ruri Ravin
Invité

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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013 - 14:11 Répondre en citantRevenir en haut

On eut dit qu’elle allait mourir. Malakesh-Rae’vinshash n’en avait que faire de cette valherue. Elle semblait faible, désemparée. Parfois, elle hoquetait des paroles prophétisantes dans un sursaut de folie. Etait-elle réellement une sorte d’oracle ? Que savait-elle réellement ? La curiosité de la valherue était piquée au vif mais sa fierté lui interdisait de poser la question. Après tout, elle n’était qu’un grain de sable dans ce désert, rien de plus. Sa lucidité l’empêchait de s’exprimer correctement. Aussi, Malakesh-Rae’vinshash se détourna vers son lié. Elle caressa les écailles ciselées aussi noire que le charbon de la gueule du dragon.

° Je crains qu’elle ne soit atteint d’une quelconque folie. Ou bien son bracelet pourrait-il avoir une quelconque influence sur son état d’esprit ? °

° C’est possible. Je n’en sais rien et je ne sais même pas si je devrais m’en préoccuper. °

° Ne sois pas si renfermée sur ta propre personne. Cela pourrait t’apporter quelque chose de l’aider. °

Sur ces paroles, Malakesh-Rae’vinshash se mura dans le silence. Son visage se tourna vers son homologue qu’elle dévisagea avec une certaine neutralité. Lorsque Mirimë-Istelial s’adressa au dragon, sa liée ressentit une pointe de jalousie. Elle ne savait pas si c’était dû au fait qu’elle entretenait une relation ambiguë avec Krenszhan ou si c’était simplement par pure envie destructrice. Elle refoula ses sentiments au fond d’elle-même et tenta de rester aussi impassible que cela lui était permis.

° Pas que je sois effrayé, Valherue. Je ne cherche qu’à protéger celle qui est aussi une partie de moi tout comme je suis une partie d’elle. °

C’était les seuls mots qu’il s’était autorisé à dire à la jeune femme. Le dragon s’était exprimé d’une voix calme, posée. Il n’exprimait nul méchanceté ni même animosité envers la valherue à qui il s’était adressé. Non, il s’était adressé à elle comme à une femme normale, d’une voix grave et lente. Krenszhan avait fixé l’aveugle de ses yeux opales. Sa vélocité s’était effacée derrière un calme imperturbable.

Malakesh-Rae’vinshash observa avec un certain amusement le geste d’affection que son homologue dispensait à l’autre dragon venue … la sauver ? Krenszhan ne fit aucun mouvement de recul à l’arrivée du blanc. Il ne lui adressa pas la parole. Les blancs, c’était un fait, faisait partie des plus grand dragon. Krenszhan s’enorgueillait de sa propre taille, lui qui était classé parmi les « empereurs ». Non, il n’avait même pas à le regarder. Pourtant, c’était un dragon, tout comme lui. La mémoire de ses ancêtres lui permit de retrouver son nom.

° Ambar le Blanc. Tu n’es pas de la même époque que celle que j’ai connu. Un des Premiers Nés ? °

° Un jouet des Dieux … ° répondit Malakesh-Rae’vinshash à son lié.

Son ton était presque sarcastique tant elle les méprisait. Oui, elle se souvenait.

° Dans un passé lointain °


Le temps était mauvais. La pluie battait ses cheveux rouge sang avec force. Habillée de jambière sombre recouverte d’une paire de cuissardes de cuir, le torse protégé par un corset de cuir pourpre à manche longue et d’une cape, la jeune femme semblait prête. Elle tenait une épée dans les mains. Une dague édentée dont la lame était rouillée. Oui, l’heure était venue d’attaquer.

° L’heure est venue de faire face à notre Destin et de vaincre les Dieux. °

Krenszhan ne répondit rien. Il était conscient de la folie des valherus mais ne pouvait se résoudre à empêcher sa liée d’agir. Il était plus que temps que les valherus ne soient plus les jouets des dieux.

Malakesh-Rae’vinshash Monta sur le dos de son lié, sans harnais, et ils s’envolèrent vers le champ de bataille. Peut-être serait-il là, lui aussi. Elle était persuadée qu’elle pourrait le tuer. Mais c’était en vain. L’empereur noir bifurqua en plein vol vers la plus haute montagne de Vaendark. Là où tout avait commencé et là où tout finirait. Il ouvrit grand la gueule et une gerbe de flamme se dirigea vers le sommet enneigé. Son avatar était là. Il n’avait subit aucun dégât. La valherue mit pied à terre d’un bon et se précipita vers lui. La lame de sa dague s’arrêta à quelques centimètres de la poitrine de son être aimé. Incapable de le tuer, tout son corps tremblait. Il souriait. Pas un sourire mauvais, narquois, mais un sourire franc.

- J’aurais eu plaisir de voir une dernière fois ton visage, Eclat de la Lune couchante. Je sais que tu as mis un enfant au monde. J’espère qu’il ne subira pas ta folie car elle en te conduira qu’à la mort.

Elle ressentit l’impact de l’objet tranchant. Une pique acérée s’était enfoncée dans son ventre. Rapidement, elle sentait le sang affluer dans sa bouche. Elle cracha une gerbe de ce liquide rubis et tomba à genoux.

Ce fut un cri déchirant le ciel. Les pleurs du dragon trouvèrent un écho chez ses congénères tandis que la vue de Malakesh-Rae’vinshash s’assombrissait.
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