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Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Dim 28 Oct 2012 - 14:01 Répondre en citantRevenir en haut


Ferson Von Wallenrod, Chevalier Bronze, Mandataire Englouti délégué au village de Lareikor.



La nouvelle rue pavée de Lareikor brillait d'humidité, couverte d'une rosée qui pour la première fois de l'année n'avait pas gelé cette nuit. Le village était désert à cette heure du milieu de matinée: les hommes travaillaient aux champs, à l'extérieur, les femmes s'activaient à faire tourner les métiers à tisser, dans la manufacture inaugurée l'année dernière. Quelques années plus tôt, des enfants de tout âge animeraient les ruelles, mais aujourd'hui, à cette heure, ils usaient leurs fonds de culottes sur les bancs de l'école, où ils apprenaient à lire et à calculer.

Ferson Von Wallenrod, Torhil gracieux, Chevalier émérite lié au Bronze Nerhâm, Mandataire de Lareikor pour le Màr Luimë et instructeur des enfants du village depuis quelques mois, remontait d'un pas pressé l'allée principale, en direction du bâtiment rénové qui faisait office de mairie en faisant attention de ne pas glisser sur les pavés lisses. Il avait donné congé à ses élèves jusqu'à deux heures, mais ordre de leurs parents, ceux-ci avaient rapidement gagné la sécurité du domicile familial. D'où le calme qui planait sur le village. Ferson avait rendez-vous avec Saëph' Mohéar, le bourgmestre de Lareikor. Un homme jeune et capable qu'il respectait pour son engagement envers ses administrés, malgré leurs divergences de cultures. Saëph' n'était pas d'un naturel patient, et son angoisse des derniers jours le rendait plus nerveux encore.

Le Chevalier frappa trois coups contre le battant de la porte de chêne.



Saëph' Mohéar, sans Don, Bourgmestre du village partenaire de Lareikor


Entrez!

Sans surprise, la porte s'ouvrit sur Ferson, le mandataire du Kaerl sous les Eaux. Saëph' sourit et se leva pour accueillir d'une accolade amicale le Torhil. Il était toujours ponctuel, et le jeune homme voyait la-dedans une marque de respect que ne lui accordait jamais son prédécesseur Chevalier. Coup du sort, l'ancien était désagréable, et faisait tout pour lui signifier le désintérêt total qu'il lui portait, ainsi qu'au village et à tous ses habitants. Il avait rédigé une missive au Kaerl sous les Eaux, et ceux-ci avaient promptement envoyé Ferson en remplacement de l'ancien chevalier prétentieux. Leur partenariat durait maintenant depuis plusieurs mois et jamais Saëph' n'avait trouvé à s'en plaindre! D'autant que le Chevalier faisait l'unanimité auprès des enfants du village: par quelque sortilège, il avait su capter leur attention pour réduire considérablement l'absentéïsme... Et tant mieux, considérant les funestes dangers qui menaçaient les gamins de Lareikor...
Le sourire de Saëph' s'effaça aussitôt à cette pensée. Son visage devint grave, et sa ride habituelle se forma entre ses sourcils.

Alors Ferson, j'espère que tu m'apportes la réaction de tes supérieurs. J'espère qu'elle sera à la hauteur du mauvais sort qui plane sur nos enfants...

Le Chevalier glissa en douceur:

Et qu'elle mettra fin à nos inquiétudes.

Histoire de montrer que le danger n'était pour l'instant qu'hypothétique. Il opina du chef et adressa au bourgmestre la phrase qu'il avait envie d'entendre:

Le Kaerl prends très au sérieux l'appel à l'aide du village. Notre Dame a reçu hier soir la missive que tu lui avais adressé. Il savait jouer sur la corde sensible: Saëph' était toujours impressionné de la magie qui permettait de transmettre un message à la vitesse de la pensée ou presque. Sa réponse m'est arrivée ce matin même, et elle dépasse mes espérances! Elle détache pas un, ni même deux, mais trois émissaires du Kaerl! Ils seront chargés de l'enquête et reprendront depuis le début toutes les pistes qui auraient pu nous échapper. S'il existe vraiment un ennemi, ils le débusqueront sans tarder.

Ferson était convaincu de ces paroles, mais il s'inquiétait du fait que ce soit trois Aspirants, et non des Chevaliers, qui portent secours au village... Il désamorça tout de suite le problème qui risquait de se poser:

Comme le veut la règle, personne au village ne verra leurs dragons. J'aime autant te prévenir Saëph', ils te paraîtront très jeunes. C'est parce qu'ils sont reconnus comme très Doués chez nous, et qu'ils se sont liés tôt. Je ne sais pas si tu t'en rappelle, mais je t'avais dit qu'une fois lié à un Dragon, le Chevalier vieilli plus lentement.

Avec satisfaction et sans une once de culpabilité, il vit Saëph' hocher la tête avec satisfaction. La mission principale était de rassurer le village, autant commencer tout de suite. Ce petit mensonge ne prêtait pas à conséquence.

Ils arriveront cet après-midi. J'irais à leur rencontre et les conduirait jusqu'au village. Ils logeront chez moi. Une fois leurs affaires déposées nous viendrons nous présenter à toi.

De nouveau, le bourgmestre hocha la tête, la mine toujours concentrée,

Ils auront besoin de tous les indices que nous avons relevés jusqu'à présent. Il se rapprocha du bureau et tapota une épaisse liasse de feuilles manuscrites de son écriture malhabile et reliée par un cordon de cuir.

Oui, et ce sera toi qui te chargera de leur présenter la situation du village, je voudrais qu'ils travaillent en priorité sur tes observations. Pour tout le reste, ils sont sous ma responsabilité. Nous sommes d'accord: ils auront le droit de poser des questions à tous, sur tous les sujets qui leurs semblent utiles.
Bien sûr!
Et ils se déplaceront seuls ou avec l'accompagnateur de leur choix, où ils le souhaiteront.
C'est évident!
Alors c'est parfait. Concernant la classe, j'annoncerais aux enfants que je ne leur ferais cours que le matin. L'après-midi, j'accompagnerais les ambassadeurs du Màr.


Sans plus de formalité, Ferson tendit la main à Saëph' et les deux hommes se quittèrent. Le Chevalier Bronze reprit le chemin de son logement, une maison basse un peu à l'écart de la ville. Il organisa l'espace de son mieux. Ils seraient un peu serrés à quatre mais enfin... L'après-midi, les enfants furent ravis de leur sort, quand il mis fin à la classe sur les coups de dix-sept heures.

Il se rendit au point de rendez-vous, trois kilomètres à l'écart, en faisant bien attention à ne pas être suivi. Il scruta les nuages, pour voir rapidement apparaître Anareinth et le jeune Orphéus. Les dragons atterrirent, échangèrent quelques formules de politesse avec le Chevaliers, puis souhaitèrent bon courage aux Aspirants dans leur mission. Lorsque tout le monde eut mis pied à terre, ils disparurent aussi vite qu'ils étaient arrivés.

Ferson serra la main des trois aspirants:

Bienvenue en Orën, bienvenue sur les terres de Lareikor!

Sur le chemin qui menait au village, il les interrogea chacun sur leurs origines, leur apprentissage au Màr, avec quel Maître, et tenta de dissiper une éventuelle anxiété.



[HRP] Et voilà, c'est lancé! J'aimerais savoir ce qui se trouve dans vos saccoches, donc vous pouvez raconter ce qui s'est passé sur l'Agora (et avant!)
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MessagePosté le: Dim 28 Oct 2012 - 14:01 Revenir en haut

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Tristan Orloff
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MessagePosté le: Lun 29 Oct 2012 - 13:12 Répondre en citantRevenir en haut

Le ganadéen s’était présenté une bonne demi-heure avant l’heure prévus pour le départ. L’homme éprouvait un certains soulagements à l’idée de retrouver ses terres, même si cela ne serait que de courte durée. Son style vestimentaire n’était pas bien différent de celui de la Rotonde si ce n’est ce sac qu’il avait déposé à ses pieds. Une fois de retour à sa chambre il avait rassemblé ses affaires. Outre plusieurs vêtements, il emmenait:

  • Une seconde paire de bottes du même modèle qu’il portait depuis son arrivée car il les trouvant très confortables et de quoi les cirer.
  • De quoi traiter ses blessures, quasi guéries, en prenant quelques bandages et des onguents pour lutter contre les douleurs résiduelles. Il prit également un peut de cette poudre de Hjalmar que lui avait donné la jeune Leïann l’autre jour. Celle-ci était efficace contre les douleurs les plus aigues et Tristan l’utilisait lorsque les onguents étaient inefficaces.
  • Comme ils allaient sans doute faire des recherches en forêt, Tristan prit également une tenue plus adaptée pour les déplacements dans ce milieu, Elle était moins soignée mais plus légère et pratique.
  • Il emmenait également quelques feuilles de papier et des mines de crayon afin de prendre des notes et/ou faire des croquis au besoin.


Pour son autodéfense, l’Evanescent comptait avant tout sur sa langue. Néanmoins, il avait pris deux armes : un sabre en damas, qu’il préférait temporairement à l’épée, un peu trop lourde à manier pour lui vu son état. Il la portait accrochée à la ceinture et un couteau de type scramasaxe qui, outre son rôle défensif, avait aussi un rôle plus pratique pour la vie de tous les jours et qu’il plaçait dans son sac. Avant de partir, il prit également un repas à la salle de repos des aspirants: des œufs brouillé avec quelques tranches de couenne de porc accompagné d’un bol de bouillon et un peu de cidre avant de partir pour l’agora.

Une fois au lieu de rendez-vous et constatant qu’il était seul, il checkait sa liste d’affaires avant de songer par où ils commenceraient une fois à Lareikor. Anareinth le rejoignis le premier et ils échangèrent quelques mots avant d’être rejoint par Gabrielle, Leïann et Orphéus et de partir vers leur destination.

Voyager par ce que l’on appel l’Interstice était une expérience étrange pour l’humain. Même s’il savait être passé par là pour arriver sur le continent, le vivre consciemment, cette fois, était très impressionnant. Se qu’il en ressentit, était, avant tout, une sensation de vide et de froid, l’absence aussi de sensation cinétique, sauf peut-être en fin de course et que Tristan trouvait assez déroutant. Au fond, c’était comme s’il avait l‘impression d’être resté au même endroit, un peu comme si c’était, non pas lui, mais Rhaëg qui avait bougé. Surpris, l’homme s’était légèrement cramponné à Anareinth, serrant sa prise avant que ce dernier n’atterrisse dans l’herbe…

Lorsqu’ils réapparurent dans cette prairie, Tristan reconnus le type de terrain orënien de la région. Ils étaient attendus par un homme que l’aspirant prit rapidement pour le chevalier Wallenrod et après quelques échanges entre dragons et chevalier, Anareinth et Orphéus leur souhaitèrent bonne chance avant de repartir par cet intrigant passage qu’était l’Interstice.

Le petit groupe se mit ensuite en route vers le village de Lareikor et le chevalier Wallenrod en profitait pour faire connaissance avec les aspirants. Tristan lui dévoilait ses origines orënienne des plaines de Mix Andil avant de lui parler de la ville libre de Ganadiel où il avait vécus une bonne quinzaine d’années. Bien que ces derniers souvenirs là-bas fussent encore vivaces, il ne laissait rien transparaître, dans ses expressions, de l’aversion qu’il avait acquise contre ses dirigeants. Les deux jeunes aspirantes qui les accompagnaient ayant plus de vigueur, celles-ci avaient tendance à marcher en pointe tandis que le ganadéen restait au niveau du chevalier à moins que ce ne fut ce dernier qui voulus suivre le rythme un peu moins rapide de Tristan… Ce dernier prenait un certains plaisir à humer, à nouveau, l’ôdeur de la forêt nord-Orënienne. Celle-ci était parcourue par un vent léger qui rafraichissait l’air, pliant légèrement la cime des arbres. Cette vision le fit oublier un instant ce dos qui lui faisait mal ainsi que ses côtes. De temps en temps, il fermait les yeux comme pour chasser la douleur, celle-ci énervait plus l’humain qu’elle ne l’handicapait réellement. Il espérait juste que celle-ci ne serait pas une gêne dans sa mission…
Leïann Asbjorhn
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MessagePosté le: Mer 31 Oct 2012 - 18:41 Répondre en citantRevenir en haut

Leïann s’était dépêchée de préparer ses affaires pour la mission, ce qui consistait pour la jeune fille à les mettre en vrac dans son baluchon et coincer ce dernier entre ses cuisses pour le fermé avec une corde usée, avant de se souvenir qu’il lui restait encore beaucoup de temps. Elle s’était assise sur son lit, se plaisant a imaginer à quoi ressemblait l’endroit où ils allaient se rendre. Après tout, mis à part le Kaerl et Les monts du Vaendrark, l’enfant ne connaissait pas grand-chose de l’extérieur. Un bruit sourd se fit entendre, la jeune fille sauta sur ses pieds, juste à temps pour assister au spectacle. La corde son sac de fortune avait brutalement céder libérant son contenu sur le sol. L’enfant soupira, elle espéra que ce n’était pas un signe de mauvaise augure mais seulement une conséquence de son empressement.

Elle farfouilla dans un coffre non loin de sa couche et en tira une besace, qui semblait assez grande pour emporter les quelques affaires dont elle avait besoin. L’enfant se contentait de peu même si les belles robes des grandes dames du Kaerl lui faisait parfois un peu envie. On est une fille ou on ne l’est pas…

Elle entreprit ensuite de ramasser les affaires éparpillées autour d’elle, elle avait décidé de porter le principal sur elle, c'est-à-dire une sous robe à manches longues lui arrivant à mis mollet, en laine claire assez confortable et suffisamment épaisse pour la maintenir au chaud. Une sur-tunique en tissu épais bleu-gris, ouverte sur les coté jusqu’en haut des cuisses pour lui permettre une plus grande aisance de mouvement, cette couleur lui rappelait celle des montagnes où elle avait grandis. Chaussées comme à son habitude de bottes à semelles dures et épaisses pour la protéger du froid, entourées de guêtre en fourrure. Enfin elle prit sa cape, celle agrémentée d’une capuche large, faite de peau et de fourrure, cadeau de son père fini afin de compléter sa tenue. A la ceinture en cuire sombre qui enserrait sa taille, la jeune fille avait accroché son petit cor en cuivre, un petit poignard à manche de yack et cacha un petit coutelas dans sa botte (au cas où..), une pierre de silex taillée pour faire du feu et une autre pour acérer les pointes de ses flèches. Ces dernières étaient rangées dans un carquois de cuire souple agrémenté d’une sangle qu’elle fit passer autour d’elle, elle fit de même pour son arc.

Dans la sacoche elle déposa une seconde tunique, des herbes et de racines en tout genre ainsi que des petits gâteaux secs en cas de fringale auxquelles elles étaient facilement sujette. Enfin elle mis le pendentif que sa mère lui avait donné avant de mourir, qu’elle cacha avec soin sous ses vêtements.
Un dernier tour sur elle-même pour vérifier qu’elle n’avait rien oublié, où du moins rien d’indispensable et l’enfant se rendit au point de rendez-vous. Elle fut la deuxième à arriver, Tristan était déjà là, droit comme un piquet dans ses habits de gentilhomme. Il conversait avec Anareinth, ils ne l’avaient pas vu arriver. L’enfant s’approcha et tira sur la manche du jeune homme pour signifier sa présence, ils furent bientôt rejoint pas le reste de la troupe. La jeune fille était toute excitée par l’idée de remonter à dos de dragon, mais elle fit en sorte de demeurer calme, elle ne voulait pas passer pour une enfant écervelée auprès de ses compagnon de voyage, elle alla néanmoins gratter le bout des museaux des dragons avant de se hissée sur le dos d’Orphéus. Elle se cramponna à ce dernier prête pour le départ…

… Et elle ne fut pas déçue. C’était la première fois que Leïann voyageait dans l’interstice, et bien que son instructrice lui ai expliqué en quoi ça consistait, la jeune fille fut si surprise qu’elle manqua de lâcher prise. Il fallait le vivre pour comprendre, elle avait voulu savoir. Après avoir tant questionné la Maîtresse-Verte, elle avait enfin sa réponse. Elle n’aimait pas ça, mais alors pas du tout. La seule pensée de perdre toute sensation la faisait frissonner, entrer dans l’interstice lui avait donné la sensation d’être nue et sans défense. Elle qui vivait de son intuition, se trouver privé de ses sens, même pour un cours instant, la déboussolait grandement.

Rapidement les dragons amorcèrent leur descente avant de se poser le plus délicatement possible sur le sol. L’endroit où les jeunes gens se trouvaient à présent était très différents de ce qu’avait imaginé la jeune fille. Elle s’attendait à plus de forêts, de rochers, de… Enfin quelque chose d’un peu plus menaçant, mais tout autour d’elle n’était que prairies verdoyantes, douces vallées, quelque bosquet bien feuillus et un climat doux où il faisait probablement bon vivre. L’enfant ne savait si elle devait se sentir déçue ou pas.

Le chevalier qui devait les accueillir était déjà présent et les attendait. Le petit groupe mis pied à terre. Leïann sauta avec grâce et facilité sur le sol, gratta le musée du dragon à nouveau avant de s’éloigner vers leur guide. Ses compagnons et elle se mirent ensuite en route vers le village de Lareikor, durant le trajet le chevalier Wallenrod tenta d’en savoir un peu plus sur les aspirants. L’enfant resta très évasive, après tout elle n’avait rien de très important à dire. Elle lui répondit qu’elle venait du Vaendark, que son village se trouvait près du Pic le plus haut et escarpé de la chaîne de Montagne, et enfin qu’il y faisait froid avant d’accélérer le pas pour rejoindre la jeune fille rousse devant. Ces jambes la démangeait, elle avait envie d’action.

Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Jeu 1 Nov 2012 - 22:00 Répondre en citantRevenir en haut

Après avoir quitté la Rotonde, elle avait rejoint ses quartiers, non sans s'arrêter chez un marchant pour se procurer un sac. Une sacoche avec une bandoulière, assez plaisant. Elle savait parfaitement de quoi elle aurait besoin. Gabrielle s'était donc placée à côté de sa commode tout de suite en arrivant pour en sortir quelques habits, une cape épaisse qu'elle avait roulée au fond de son sac pour les nuits fraîches du début de printemps. Puis du reste, elle avait prix une pierre à aiguisée, puisqu'elle prendrait avec elle son épée, ainsi qu'une petite bourse de quelques pièces, au cas où, et une longue corde qu'elle avait accroché à son sac. Elle avait le réflexe de toujours en prendre une depuis qu'elle avait appris il y a bien des année qu'un enfant du village avait trouvé la mort en tombant au fond d'un ravin sans pouvoir remonter. Depuis elle avait toujours de quoi grimper les parois, au cas où. On n'était jamais trop prudent. Elle prit également un baume pour soigner les blessures, surtout superficielles, et après ça elle ferma sa sacoche avant de la balancer sur son dos. Bon... Normalement elle avait tout ce dont elle avait besoin. Elle avait mis peu de temps à tout regrouper, et il lui en restait encore avant de se rendre au lieu du rendez-vous.
Elle décida donc de s'allonger un peu sur son lit le temps d'attendre. Ainsi positionnée, les jambes croisées, elle observait le plafond de sa chambre d'Aspirante. Et notamment à ce qu'elle vivait. Arrivée la veille, elle avait appris au cours des dernières vingt-quatre heures que les dragons existaient, et qu'en plus, elle pourrait se lier à l'un d'entre eux. Et si elle ignorait encore bien des choses sur ce nouveau monde qui s'ouvrait à elle, elle avait l'impression qu'elle se trouvait à sa place en un sens. Si on oubliait le fait qu'elle se trouvait sous l'eau. Sous des tonnes et des tonnes de liquide et de poissons. Rien que d'y songer, elle se sentait mal... On ne pouvait pas vivre sous l'eau... Ce n'était pas possible, c'était contre-nature. Et pourtant... Arg ! Bon, ne pas y penser... Pour le moment, elle allait retourner en Orën pour un court moment, elle en profiterait pour voir si elle était la seule à qui ça pouvait poser un petit problème.

L'heure approchant, elle quitta finalement sa chambre d'Aspirante pour se diriger vers l'Agora où le rendez-vous avait lieu. Visiblement elle avait traînassé plus que de raison puisqu'elle fut la dernière à arriver, saluant ses compagnons de mission, puis Anareinth et Orphéus. C'était la promièe fois qu'elle rencontrait ce dernier, et bien qu'il fut encore jeune, elle pu constater que sa morphologie, bien que conservant les traits propres à tous les dragons, se détachait de celle du blanc qui était plus petit. Ceci étant fait, les trois Aspirants grimpèrent sur le dos des sauriens qui prirent leur envole avant de disparaître dans l'Interstice. Le froid dut brutal et coupa le souffle à la rousse qui serra la mâchoire avant de se détendre une fois ce lieu froid et à la consistance si particulière quittée. Elle pu reprendre son souffle et ils atterrirent finalement. La jeune femme avait pu voir brièvement les quelques maisons du village plus loin. L'endroit était très différent de chez elle, bien qu'il s'agisse du même continent. Vivant dans les rares montagnes le parcourant, ici tout paraissait terriblement plus plat, ce qui fit sourire la jeune femme un instant avant qu'elle décide de se concentrer à nouveau sur sa mission. Elle posa le pied à terre avec souplesse, posant sa main sur le pommeau de sa garde, appuyée sur sa jambe droite en attendant que les autres ne descendent. Ceci fait, elle s'approcha de l'homme et alors que les dragons quittaient les lieux, non sans un au revoir et quelques encouragement, elle saisit fermement la main que Ferson lui tendait et acquiesça ses bienvenue.

« Merci à vous. »
La relation hiérarchique étant clairement établie à la base, le vouvoiement s'était imposée à elle, bien qu'elle avait eu du mal à le sortir. Bon. Ceci fait, il commença à les guider, engageant au passage la conversation. Gabrielle laissa ses compères répondre en premier, apprenant par la même que l'homme venait d'Orën, tout comme elle, contrairement à la jeune Leïann. Gabrielle répondit sur un ton assez monocorde, comme si ce n'était là que futilité. Et à ses yeux ça l'était. Même si elle aurait à collaborer avec l'homme. Elle annonça donc être arrivée le jour même au Kaerl et être sous la tutelle de Dinjelaï, avant de hausser les épaules et de, sans s'en rendre compte, prendre la tête du groupe, rejointe par l'autre adolescente aux cheveux blonds, se rendant alors compte de son jeune âge apparent. Bon... Alors qu'ils avançaient, et bien qu'elle soit devant les deux hommes, elle se retourna vers eux, tout en marchant à reculons.

« Sire Ferson, avons-nous des choses en particuliers à savoir avant d'arriver au village ? Des informations capitales, en rapport avec l'affaire ou pas ? Bref, des choses que nous devons connaître, sur les coutumes ou les gens d'ici, s'il y a des personnes dont nous devons nous méfier plus que d'autres... » La jeune femme aurait bien aimé être mise au courant rapidement des choses qu'elle pourrait vouloir savoir. Comme si certaines coutumes étaient à respecter ou non. Elle ignorait tout du village où ils se rendaient, elle était donc curieuse de savoir. Et puis bon... « Vous avez déjà trouvé des éléments qui pourraient nous aider, aussi ? » Tant qu'à faire.

Elle ralentit le pas pour pouvoir entendre la réponse sans qu'il ait à crier pour se faire entendre de la rouquine.
Nolan Lancaster
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MessagePosté le: Sam 10 Nov 2012 - 05:33 Répondre en citantRevenir en haut



Ferson semblait plutôt satisfait des trois aspirants auxquels il avait à faire. L'espace d'un instant il avait craint que ceux-ci ne s'attendent à une simple promenade à dos de Dragon et que la mission ne soit qu'un test. Si c'était là un test, il était de bien mauvais goût mais il ne voulait pas saper le morale des nouvelles recrues. Il détailla l'équipement de tout un chacun avant d'opiner du chef pour lui-même et de se mettre en route. Alors qu'ils cheminaient tranquillement tout en discutant, les deux jeunes femmes étaient allées plus en avant laissant le chevalier avec le seul homme du trio, Messire Tristan. De l’œil un peu critique de combattant Ferson fronça les sourcils en regardant l'homme. Quelque chose ne semblait pas aller... Mais alors qu'il aurait aimé poser la question directement à son camarade, l'une des deux jeunes filles, Gabrielle s'il avait bien retenu semblait pressée d'en apprendre d'avantages sur la question de leur venue ici. C'était plaisant de voir une telle implication chez les aspirants du Màr. Aussi prit-il soin de ne pas trop les brusquer.

Il s'arrêta et attendit patiemment que les deux jeunes femmes se joignent à lui.

- Je pensais vous amener dans un endroit tranquille pour en parler mais nous sommes à l'abri des oreilles indiscrètes. Concernant les détails de l'enquête je préfère attendre que vous ayez entendus ce que le bourgmestre et moi-même vous raconterons.

Il regarda autour de lui s'assurant que la plaine était dégagée et que personne à l'horizon ne viendrait écouter ce qu'il allait leur dire. S'écartant du sentier il trouva un rocher sur lequel il lui serait plus aisé de s'installer pour discuter.

- Je n'ai pas beaucoup de temps pour le moment vu que nous sommes attendus. Mais je vais tout de même vous fournir des informations qu'il vous faut prendre en considération avant de rencontrer le chef du village.

Il fixa les trois jeunes gens un bref instant avant de continuer un peu moins raide et solennel.

- Ici, vous n'êtes pas des aspirants. Vous êtes envoyés par le Màr mais vous n'avez pas à répondre aux questions que l'on vous posera. En revanche, vous, vous êtes en droit de poser toutes les questions à n'importe qui. Je vous rappelle que nous ne sommes pas sur Tol Orea et que tout ce qui nous concerne, même le détail le plus insignifiant ne doit pas être raconté. Vous vous rendrez vite compte que malgré une apparente méfiance, les gens du coin nous sont reconnaissant. Leur inquiétude est grandissante... je ne pourrais pas trop m'attarder pour le moment. Je vous propose que l'on continue vers le village et que vous fassiez connaissance avec le bourgmestre Saëph. Il nous attend et semble impatient de faire votre connaissance. Il est très sympathique mais aussi très inquiet donc tachez d'y aller... sans trop précipiter les choses. Le connaissant il viendra au fait de lui-même.

Feron se leva et sourit aux trois personnes. Le village n'était plus très loin et comme à chaque fois aucun enfant ne hantait les rues. D'ordinaire, le cri des bambins et autres adolescents pouvait lui parvenir de loin. Mais depuis la disparition de son élève plus aucun parent n'osait prendre le risque de laisser sortir leur enfant en dehors des horaires de classe ou accompagné d'un adulte. Il s'en voulait tellement... il n'y pouvait absolument rien. se rendant compte du mutisme général qu'il avait provoqué il se tourna vers les aspirants.

- Ce village je ne sais si l'on vous en a parlé est en fait un village associé au Màr. Nous faisons commerce avec bon nombre de villages ou autres villes de ce genre afin d'obtenir des matières première que nous ne pouvons pas obtenir par nous-même. C'est la raison pour laquelle nous nous permettons d'intervenir... je parle je parle... j'imagine que l'on vous en a déjà suffisamment dit à ce sujet de toute façon.

Les portes du village étaient à présent en vue. Ferson montra les appartements du bourgmestre en haut de la grande allée pavée.

- Mes... appartements sont situés un peu à l'écart du village... j'ai pensé qu'être au calme serait plus agréable pour réfléchir mais nous sommes à distance suffisante pour intervenir rapidement en cas d'urgence. Les villageois ne sont pas forcément très à l'aise avec les étrangers comme c'est souvent le cas mais ils savent que vous êtes ici pour leur venir en aide et cela sera votre plus gros avantage dans vos investigations. Nous poursuivrons cette discussion un peu plus tard...

Il voyait le regard des aspirants se baladant à droite à gauche. Ceux-ci tachaient déjà de se familiariser avec les lieux. Ils avaient la tête sur les épaules et réfléchissaient bien apparemment. Même s'il s'en rendrait mieux compte dès le lendemain après leurs premières investigations. Pour le moment... une discussion avec Saëph était nécessaire pour eux mais aussi pour le bourgmestre lui-même. Une fois devant la porte, Ferson frappa trois grands coup dans l'attente d'une invitation à entrer.




Il n'y avait pas de quoi mais Saëph était à la fois anxieux et à son grand étonnement un peu excité. On lui avait reproché son jeune âge pendant longtemps et il avait du s'imposer aux yeux de tous. Aujourd'hui même les membres de cet ordre écoutaient ce qu'il avait à dire et il leur en était reconnaissant. Ce soir il allait recevoir trois nouveaux Chevaliers et bien qu'il sentait une certaine retenue chez Ferson pour admettre que quelque chose ne tournait pas rond. Bien qu'après la dernière disparition il avait cru remarquer que l'homme était plus affecté qu'il ne voulait le laisser voir. Il vérifia une fois de plus que l'ensemble des données recueillies étaient bien en place sur son bureau, et de nouveau il s'approcha de la fenêtre. La ville semblait calme et paisible... comme si de l’extérieur tout était parfait. Il n'en était rien. Chacun craignait pour la vie de sa progéniture les contraignant à limiter leurs déplacements et les taches qu'ils occupaient en général.

Trois coups à la porte vinrent interrompre le fil des pensées obscures qui commençaient de nouveau à l'envahir. Il secoua la tête comme pour revenir à la réalité.

- Entrez!

Il resta encore un instant face à la fenêtre sentant l'air frais pénétrer sa demeure. Puis un demi sourire au lèvre il se tourna vers ses visiteurs.

- Entrez entrez, ne restez pas dans l'entrée approchez du feu.

Comme pour illustrer ses propos il attisa les braises qui flambaient à l'aide de son tisonnier. Le remettant en place il se releva et s'approcha de ses convives.

- Je vous souhaite la bienvenue à Lareikor. J'aurais préféré que votre visite sur nos terres se passe sous de meilleurs jours mais qu'à cela ne tienne. Je suis Saëph' Mohéar, Bourgmestre du village. Je vous suis très reconnaissant d'avoir accepté de venir prêter main forte à Ferson déjà présent pour nous apporter son soutien.

Il savait qu'il ne devait pas trop leur en demander mais le trio était tellement surprenant. Deux jeunes femmes qui devaient à peine avoir atteint l'âge de se marier et un homme qui lui en revanche devait compter de belles années derrière lui. Comment résister à la tentation de ne pas les questionner. Ah oui... un regard échangé avec Ferson lui remit les idées en place.

- Je vous propose de vous exposer dans un premier temps ce que nous avons déjà comme informations et puis nous en discuterons par la suite si vous avez des questions des avis ou des réclamations.

Il invita ses convives à s'installer dans les confortables fauteuils de son salon. Il déboucha une bouteille de liqueur qu'il réservait aux hôtes de prestige et servit un verre à chaque personne présente ne se posant pas même la question de savoir s'ils buvaient de l'alcool ou non.

- Alors... commençons donc par le début.

Il prit en main les documents et s'assit de l'autre coté du bureau.

- L'hiver dernier, trois enfants sont arrivés au village. Sortis de nul part, l'ainée avait à peine 12 ans. Nous avons réussi à leur trouver un foyer. Ils font partie des nôtres à présent. Seulement, à Ouranosku dernier, après une petite bagarre entre gamins, l'un des membres de cette fratrie a... et bien... il a disparu. Pendant trois jours nous n'avons cessé de le rechercher organisant des battues afin de retrouver l'enfant. Mais rien... il s'était volatilisé et nous n'avons plus eu de nouvelles. Nous n'avons pas forcément pris au sérieux cette première disparition. J'entends par là que... et bien... il avait disparu c'était malheureux mais nous avons fait notre possible et puis cela arrive même si c'est bien triste.

Saëph reprit une gorgée de liqueur appréciant le gout fruitée et sucré ainsi que la chaleur que produisit le liquide dans sa gorge.

- Le deuxième incident s'est produit quelques temps plus tard. Les enfants du village étaient partis jouer. Et l'une des enfants semble s'être écartée du groupe. L'ayant totalement perdue de vue les enfants sont revenus nous chercher. Après quelques recherches, nous avons trouvé le manteau de la petite en aval de la rivière. Un peu plus en amont... nous avons découvert de nombreuses traces de sang sur les rochers. Là les premières questions se sont posées. Pour certains il s'agissait d'un simple accident. Mais pour d'autre cela avait quelque chose de perturbant. Les enfants de notre village connaissent les environs et il paraissait surprenant que cette petite fille se soit aventurée si haut en aval de la rivière. Les lieux sont difficiles d'accès surtout pour une enfant. Vous aurez tout le loisir de vous en rendre compte demain si vous souhaitez voir par vous même. Toujours est-il que nous n'avons jamais redécouvert le corps.

Il fit une pause dans son récit regardant les visages qui l'écoutaient avec attention. Les trois personnes attendaient probablement la suite du récit seulement il n'était pas le mieux placé pour en parler.
C'est de Sire Ferson que vint la suite du récit.

- La dernière disparition qui est aussi la plus récente est celle qui a mit le feu aux poudres. Comme vous le savez je suis devenu le Précepteur du village. J'ai donc commencé à fréquenter les villageois et me rendre compte des habitudes de chacun. L'école ne finit jamais vraiment tard. Ainsi les enfants peuvent rentrer prêter main forte à leur parents pour les tâches du quotidien. Un jour, après l'école, j'étais à peine arrivé à mon domicile que la mère d'un de mes élèves me rejoignait l'inquiétude se lisant sur son visage. Elle cherchait son fils qui devait la rejoindre tout de suite après l'école pour certaines tâches qu'elle ne pouvait réaliser seule. Je ne comprenais pas. Il avait quitté l'école avec ses camarades et avait prit le même chemin qu'eux. Sachant que je vis en dehors du village j'ai emprunté l'unique route qui permettait d'en sortir. Je n'ai pas même eu le temps d'arriver chez moi que sa mère déjà se présentait. Certes il aurait pu parvenir avec bien des efforts à quitter le village mais... sa mère n'en voyait aucune raison.

Ferson prit son verre pour la première fois et le leva en direction de Saëph en signe de remerciement.

- J'ai mené mon enquête. Le jeune homme en question... Téalos, aurait eu une petite compagne dans un village voisin situé au Nord. J'ai donc décidé de m'y rendre. Il fallait que je vérifie tout cela. En arrivant là-bas... et bien la fille était là et faisait mine de n'avoir jamais rencontré mon élève. Mais je pense qu'elle avait peur des conséquences qu'une telle révélation aurait pu avoir sur sa famille. Toujours est-il que... ce n'est pas avec la demoiselle qu'il est parti et nous n'avons plus eu aucunes nouvelles. Dès lors, plus personne n'a considéré les choses comme une simple suite d'accidents. Une forme de terreur s'est instaurée dans le village et désormais plus personne n'ose laisser son enfant seul.

Saëph reprit alors la parole comme s'il n'avait jamais achevé son récit.

- Ne pouvant plus rester les bras ballants, j'ai décidé de faire appel à vous pour qu'une véritable enquête soit menée. Ferson a commencé à interroger les villageois et à se rendre sur les divers lieux dont il est fait mention dans les rapports que je vais vous passer.

Il prit le temps de regarder par la fenêtre.

- La nuit est déjà bien commencée et vous devez souffrir d'un voyage plutôt pénible. Je vous propose de répondre à vos éventuelles questions puis de reprendre tout cela demain soir.

Achevant sa phrase il but de nouveau une gorgée de liqueur avant de croiser les mains sur son bureau attendant que le premier de ses interlocuteur ne prenne la parole.


[HRP: Voila je ne vous en ai pour l'instant pas forcément dit plus que ce que vous n'aviez déjà lu dans certains rps mais en revanche vous avez désormais la possibilité de poser vos premières questions et éventuellement faire apparaître des choses nouvelles. L'intrigue étant posée comme dans toute enquête j'attendrai que les premiers éléments de votre enquête soit suffisamment... pertinents pour que de nouveaux éléments viennent s'ajouter à votre quête... je ne vous en dirai bien sur pas plus laissant place au suspens. Je sais que je ne suis peut-être pas du niveau de Din' mais je tacherai de faire de mon mieux pour que tout se passe bien et que vous preniez plaisir à rp. Si vous aviez convenus des choses particulières avec elles n'hésitaient pas à m'en faire part et si vous avez des réclames qu'il en soit de même.]
Tristan Orloff
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MessagePosté le: Lun 12 Nov 2012 - 13:57 Répondre en citantRevenir en haut

Le chevalier Wallenrod avait fait une courte halte, le temps de réitérer les propos de Dinjelaï et d’insister sur la discrétion à observer quand à leur lien avec le Mär Luïme. Le ganadéen ne fit qu’une remarque à cette occasion:
    « Si le bourgmestre n’est pas encore au courant, je voudrais éviter qu’on ne lui dise que nous n’avons que sept jours. Ce délai pourrait sembler assez court pour des gens qui n’ont trouvé aucune réponse de tout l’hiver. Si on nous pose la question, nous serrons la ‘le temps nécessaire’, c’est ce que je préconise. »

La manœuvre était double, d’une part cela rassurerait plus aisément le bourgmestre et ces habitants, rencontrant ainsi les souhaits de la Dame Al’Ysiria et, d’autre part, cela neutraliserait une partie de la pression qui pèserait sur les aspirants. En effet, Tristan ne voulait pas travailler avec un rappel permanent de la fin de ce délai ce qui l’empêcherait de se concentrer pleinement sur l’enquête. Ce sentiment était fondé, pour Tristan, sur le caractère inquiet du bourgmestre qui leur avait été dressé. Cela pouvait représenter un risque, mais celui-ci était calculé dé lors qu’une réponse alternative, satisfaisante et rassurante devait être mise au point avec le chevalier Wallenrod. Cela n’en représentait pas moins un cas d’échec pour l’örenien si cette option devait être mise en œuvre.

Lareikor lui évoquait son village natal: Laërdhenys. La vie pastorale dans un village tel que celui-là ne permettait pas d’avoir des décorations riches et sophistiquées comme à Ganadiel. La taille y était pour quelque chose, Lareikor étant bien plus petit que Ganadiel, ses habitants s’échinaient plus à répondre aux besoins fondamentaux de la localités tels que la nourriture, la sécurité. Pour autant, Lareikor était un charmant village et visiblement assez actif vu les ateliers qu’ils dépassèrent. Les gens que le groupe croisaient dans la rue principale ne semblaient manquer de rien, signe, a priori, d’une gestion efficace des ressources. Cependant une atmosphère pesante enveloppait le village, appuyé par le fait que ces habitants interrompaient leur besogne pour observer ces curieux étrangers en qui ils plaçaient tant d’espoir.

Ils firent étape chez le bourgmestre où l’accueil fut des plus chaleureux. Pour autant, ce dernier dissimulait mal son embarras face à ces disparitions et avec le chevalier Wallenrod, ils détaillaient un peu plus les éléments de cette affaire. Tristan en avait profité pour sortir un petit carnet et une mine de crayon pour prendre quelques notes. Certains de ses doigts étaient encore recouverts d'un fin pansement mais la douleur était devenue supportable pour pouvoir écrire. L’humain retenait alors les points, factuels, qui lui semblaient essentiels:


  • Trois disparitions depuis Ouranosku, 1ères neiges.
  • Disparition 1: Une bagarre, un enfant, fratrie de 3, arrivés début hiver, pas de trace
  • Disparition 2: Un jeu, une fille, près de la rivière, trace de sang + manteau.
  • Disparition 3: Retour école,jeune homme (Téalos), chemin école-maison, pas de trace. liaison village voisin.

L'ouranosien ne tirait encore aucune conclusion de ces éléments même si le pire était probablement arrivé à ces trois malheureux. Lorsque Saëph eût terminé, Tristan refermait son carnet en utilisant sa mine comme marque page. Portant alors son attention au bourgmestre, il lui répondait :
    « Merci pour votre accueil, Monsieur le bourgmestre. Nous ferrons tout ce qui est possible pour tirer cette affaire au clair et ramener un peu de sérénité sur Lareikor. »

Le ton solenel se voulait rassurant, et un bref sourire vint appuyer ces paroles. Tristan n'allait pas jusqu'à dire qu'ils n'avaient que sept jours. Ce genre d'affirmation lui semblait dangereuses alors que les villageois n'avaient pas eut assez de tout l'hiver pour trouver leurs propres réponses. Tristan se tournait alors vers ses consoeurs:
    « Je vous laisse poser vos questions mesdemoiselles.»

L'homme se mettait alors légèrement en retrait pour prendre notes des réponses qui étaient susceptibles de se faire entendre. Il s'était placé à hauteur du chevalier Wallenrod et jetait, de temps à autre, un regard sur les objets étalés sur le bureau du bourgmestre... Se tournant vers le chevalier, il lui demandait néanmoins à voix basse :
    « Sont-ce les éléments de l’enquête ? »
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2012 - 12:21 Répondre en citantRevenir en haut

[HRP] Compte tenu du délai de réponse, je reprends les rennes pour faire avancer l'histoire, je présume que vous n'avez pas de question à poser!


Ferson Von Wallenrod, Chevalier Bronze, Mandataire Englouti délégué au village de Lareikor.


Pendant tout l'exposé de Saëph', le Chevalier Bronze n'avait pas quitté des yeux les enquêteurs envoyés par le Kaerl. Bien que prévenu, il ne pouvait s'empêcher de les trouver jeunes, et espéra de tout son coeur que Dinjelaï ne s'était pas trompée. Leurs visages semblaient fermés, déterminés, et si les deux jeunes femmes restaient impassibles, semblant mémoriser tous les indices donnés par le bourgmestre, Tristan prenait des notes et commençait à organiser les données.

Lorsque Saëph' et lui eurent fini d'énoncer les trois disparitions, Tristan annonça ne pas avoir de questions, et les deux femmes s'échangèrent un regard qui paru significatif. Le Chevalier compris sans peine leur volonté d'être discrètes, de prendre leurs repères sans forcément foncer dans les indications précises du bourgmestre. Il allait demander leur congé au Lareikorien lorsque Tristan coula un regard vers lui, le questionnant à voix basse.
Aussitôt, il pris conscience de l'oubli qu'il avait failli commettre.

Saëph', pouvons nous emporter les quelques indices ainsi que le procès-verbal dans ma demeure, afin que nous les étudiions dans la soirée?

Le bourgmestre fronça les sourcils:

Ils sont les seules preuves que nous ayons Ferson, et le manuscrit est le seul exemplaire...
Ces preuves doivent servir aux enquêteurs Saëph', s'il n'y ont pas accès, pourquoi leur demander de faire tout ce chemin depuis le Kaerl? Je m'en porte garant, elles te seront restituées.

A contre-coeur, le bourgmestre hocha la tête et Ferson s'approcha pour saisir délicatement un manteau de petite taille, élimé et crotté, un bout d'affiche déchiré sur laquelle était dessiné un coeur au trait épais et marronnasse et un dessin qui venait de la classe de Ferson, le dernier fait à l'école par le premier petit disparu. Il adressa un signe du menton à la rouquine prénommée Gabrielle qui se tenait près du bureau, afin qu'elle prenne la liasse de documents manuscrits qui retraçait l'histoire exacte de chacune des disparitions...

Puis, sans s'éterniser en palabres inutiles, ils prirent congé du bourgmestre et Ferson les guida jusqu'à sa petite maisonnette qui se tenait un peu à l'écart des autres maisons, accolée à l'unique salle de classe. Il avait aménagé les combles et confectionné trois lits de paille recouverts d'un drap de la manufacture. Il rougit légèrement:

Notre Dame ne m'a pas informé de l'identité de chacun d'entre vous... J'ai cru qu'elle enverrait trois hommes en vérité...

Sous entendu qu'il leur faudrait faire fi de leur intimité pendant quelques jours. Ferson n'étant lui-même pas vraiment dérangé par le principe, il les laissa déposer leurs affaires, redescendit dans l'unique pièce qui disposait d'une cheminée et d'un mobilier sommaire: une large table, quelques chaises, et comble du luxe, un épais tapis de laine.
Pendant que les trois enquêteurs organisaient leurs affaires dans la chambre, il disposa les trois seuls éléments dont il disposait et les trouva bien maigres...

Le manteau avait trempé pendant longtemps dans une flaque boueuse, et maintenant qu'il était sec, il était plus raide qu'après plusieurs amidonnages. Quelques traces de sang bruni sur les manches en faisait sans doute le meilleur indice du lot... Quand aux autres pistes, le coeur griffonné sur un bout d'affiche pour une troupe de ménéstrels inconnus avait été retrouvé sous l'oreiller de Téalos et le dessin du petit Ugo était simplement typique pour un enfant de 8 ans... Il se demanda ce que pourraient trouver les enquêteurs à partir de ces maigres preuves, mais après tout, un oeil neuf pouvait toujours être utile, alors trois paires...

Le trois jeunes gens descendirent quelques temps après, chacun leur tour, et le rejoignirent devant l'âtre chaude. Il avait mis de l'eau à bouillir, et ils discutèrent des indices et du procès-verbal devant une tasse d'infusion. Ferson leur expliqua l'origine de chacun des éléments, leur expliqua les détails du procès verbal, et après plusieurs heures de long monologue entrecoupé de questions courtes de ses auditeurs attentifs, il bailla, la bouche sèche.

Bon, je crois qu'à présent vous en savez autant que moi! A partir de demain, vous serez libres d'aller où vous le souhaitez, et d'interroger qui vous voulez. Je pense que la meilleure tactique serait de partir de chaque indice pour voir si vous pouvez en retirer d'autres pistes, si maigres soient-elles!

Il interrogea les enquêteurs du regard pour vérifier qu'ils étaient d'accords.

Demain, je dois faire classe. Autant pour surveiller les enfants que pour leur enseigner quoi que ce soit, si vous le désirez, vous pouvez m'accompagner si vous avez des questions à leur poser, à moins que vous ne préféreriez commencer par visiter les environs? Auquel cas, Nerhâm, mon lié, se fera un plaisir de se détendre les ailes et de vous amener à la rivière. Il connaît bien les environs, vous pouvez lui demander de vous emmener où vous le souhaitez, il ne mange pas! Enfin pas d'Aspirants!

Il rit, et se leva, avant de leur souhaiter bonne nuit et de s'éclipser dans sa chambre.



[HRP] A partir de là, c'est à vous de prendre les devants, je me contenterais de faire les réponses! Je ne veux pas vous guider de façon trop rigide, donc à vous de mener votre enquête, je sèmerais juste les indices!

Il n'y a pas de tour de jeu rigide, vous répondez quand vous voulez et quand vous pouvez! Si je trouve que ça traine un peu, j'embrayerais en vous faisant suivre le lot afin qu'on garde un rythme un peu entraînant!
N'hésitez pas à user et abuser du topic adéquat dans les Loges pour vous concerter sur la marche à suivre!

Je pensais qu'on pouvait commencer l'enquête en trois étapes, une pour chacun des indices, qui malgré ce que dit Ferson sera très révélateur...
Tristan Orloff
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MessagePosté le: Sam 1 Déc 2012 - 16:57 Répondre en citantRevenir en haut

Visiblement, les éléments alignés sur le bureau étaient bel et bien les indices liés à l'enquête que les aspirants allaient mener, comme s'en était douté le ganadéen. Suivant la discussion entre le chevalier Wallenrod et le bourgmestre, Tristan suggérait par ailleurs de les conserver sous clé afin d'éviter toute pertes qui nuirait au bon déroulement de l'enquête.
Le petit groupe avait quitté la mairie sans trop poser de nouvelle question au Saëph' Mohear. Tristan avait bien eux quelques questions en tête, mais il voulait attendre le lendemain, le temps que tous les éléments soient en leur possession et qu'ils aie au moins visité l'un des lieux cité dans cette affaire.

Ils rejoignirent alors la maison du chevalier Wallenrod, une demeure aux dimensions modeste mais néanmoins confortable pour un homme vivant seul. Une fois là-bas, les modalités pratiques de leur séjour se rappelèrent à eux, les trois aspirants allaient devoir se partager une pièce comme chambre, il allaient donc aussi devoir s'organiser à ce niveau. Tristan pris une couche et disposât ses affaires dans l'espace restreint qui lui serait alloué tandis que les deux jeunes femmes faisaient de même.

Lorsqu'ils descendirent, le chevalier Wallenrod leur parlait plus avant des éléments retrouvé soit sur les lieux de disparition, soit chez les victimes. Autour de quelques tasses d'infusion qui eurent un effet bienfaisant sur le corps encore faible de Tristan, le petit groupe discutait plusieurs heures encore au sujet de cet enquête. Celle-ci tournait surtout autour des éléments rassemblés au cours des investigations des villageois jusqu'à ce que la fatigue eut raison du groupe. Le chevalier partant le premier, Tristan laissait les filles monter les premières, leur laissant quelques minutes pour se mettre au lit.

Pendant ce temps, l'homme qui portait toujours sa tasse d'infusion devenue froide, fixait le feu tout en songeants aux éléments de cette enquête. La chose que l'avait frappé était la discrétion avec laquelle ses enfants avaient été "éloigné" ou s'étaient éloigné de leur groupe même pour le premiers cas qui avait signalé une dispute. Il faudra en connaître les motifs, même si, demander à des gamins de se souvenir d'évènements datant de plusieurs mois pouvait parfois s'avérer hasardeux. Dans le pire des cas, cela refermerait une piste et concentrerait le champs des recherches sur autre chose.

Le second cas était aussi plein de mystères, le manteau de la jeune fille, là où il avait trouvé, avait-il effectivement été laché par cette petite, ou bien déposé là sciemment. Si cette petite avait conscience du danger de se déplacer dans une telle zone, pourquoi s'y était-elle rendue? Tristan pensait qu'elle avait pu être attirée par quelque chose, ou quelqu'un tout comme Taelos pour s'être volatilisé sans bruit et sans trace.

En même temps, le Ganadéen songeait à la piste d'une bête affamée, la période hivernale est un moment propice à ce genre d'accident et questionner le garde champêtre du village pourrait être intéressant, quitte aussi, là encore, à refermer une piste.

Tristan se rendis compte qu'ils allaient peut-être avoir besoin de moyens supplémentaires, sans doute qu'un endroit dédiée au travail sur cette enquête serait nécessaire. A la fois pour alimenter les réflexions à l'abris des oreilles, mais aussi interroger les habitants discrètement.

Il griffonnait alors ses éléments, accompagné de quelques questions auxquelles il tenterait de répondre le lendemain avec ses coéquipières. Une visite à la rivière en question ainsi que du site où le manteau avait été retrouvé sera sans doute l'une de leurs premières actions. Comme l'Evanescent n'entendait plus de bruit au-dessus de sa tête, il conclut que les filles étaient au lit et il rangeait ses notes dans sa veste avant de rejoindre sa couche.

Celle-ci, bienqu'elle fut d'un luxe bien supérieure à ce qu'il avait eut en prison, lui faisait revenir quelques mauvais souvenirs en tête ce qui l'empêchait de dormir tout de suite. Il songeait également à sa famille, quelques part en Orën. Songer à ses enfants et à l'enquête le confortait dans l'idée que, s'ils en arrivaient à "fabriquer" une histoire autour de ces disparitions, cela voudrait dire que les aspirants auraient échoué. Tristan ne voulait pas en arriver là car ses enfants avaient à peu prêt le même âge que celui des victimes et sa compréhension envers la détresse des familles l'empêchait de rechercher autre chose que la vérité sur cette affaire...
Leïann Asbjorhn
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MessagePosté le: Mar 11 Déc 2012 - 01:40 Répondre en citantRevenir en haut

(Etant donné mon retard, je vais faire de mon mieux pour faire un post cohérent en abordant les informations qui ont déjà été données dans les posts précédents)

Leïann écouta attentivement ce que leur disait le Chevalier. Les villageois avaient peur et celle-ci était compréhensible, leurs enfants disparaissaient sous leurs yeux. Malgré son jeune âge, l’enfant avait été confronté à cette situation auparavant. Les accidents n’étant pas rares dans les montagnes, il arrivait que l’on retrouve des petits corps sans vies de jeunes gens trop hardis et pas assez prudents. Elle-même avait frôlé la catastrophe, lorsque imprudente elle s’était trop éloignée de son village et avait était surprise par nuit. Elle avait dut se réfugier dans un arbre pour échapper aux loups… Toutefois elle était mécontente, ou plutôt mal à l’aise. Les mensonges, ou plutôt les omissions sur la réalité de leur situation, que leur imposait Ferson ne lui plaisait pas, elle ne voulait pas de se faire passer pour ce qu’elle n’était pas. Elle devra prendre son mal en patience, elle n’était pas ici pour laisser libre cour à ses états d’âme, mais pour trouver une réponse à cette triste affaire. Sans doute que le Bourgmestre vers qui le Chevalier les menait serait en mesure de leur donner quelques indices.

Même si Ferson les avait prévenu, l’entrée dans le village laissa la jeun fille un peu interdite. Les mines étaient sombres, les regards méfiants et fuyants. On pouvait sentir l’atmosphère pesante qui régnait en ces lieux. Un cimetière aurait paru plus gai à côté de ce village. Elle se tourna vers ses compagnons de voyage et vis sur leur visage qu’il ressentait la même chose qu’elle à ce moment présent. Il y avait quelque chose d’anormal et de malsain, pas un cri d’enfant, pas un rire… Même les villages des Montagnards pourtant réputés austères étaient plus vivants, on pouvait y voir les enfants rire et courir jusqu’à ce que le souffle leur manque, mais pas ici. Le temps semblait s’être arrêté, englobant le village dan une sorte de brouillard silencieux et malsain. Cette idée fit frissonner l’enfant qui accéléra le pas.

Le Bourgmestre se montra chaleureux à leur encontre, ce malgré la situation et la raison de leur présence. Son inquiétude était palpable, il semblait dépassé par les tristes événements qui s’abattaient sur le village et ses habitants. Elle laissa les deux hommes s’acquitter des formalités d’usage et rassembler les maigres informations qu’ils avaient réussi à retenir. Informations que Tristan, qui comme à son habitude faisait preuve d’un sérieux sans faille, avait entreprit de prendre en note. L’enfant leva les yeux au ciel, ce n’était pas quelques gribouillis sur un morceau de papier qui leur donnerait la solution, en tout cas, c’est ce qu’elle croyait.

Elle se contenta, pour sa part, de retenir le principal, à savoir trois disparitions, qu’elles avaient commencées après les premières neiges, que chacune des disparitions comportait des éléments anormaux et qu’elles semblaient être entouré d’un certains mutisme de la part des autres enfants… Des animaux sauvages, poussés par la faim, se seraient-ils approcher un peu trop près du village ? Ces enfants avaient-ils été enlevés ? Pour l’heure la jeune fille choisit de garder ses réflexions pour elle-même, elle en ferait part plus tard à ses compagnons.

Le petit groupe fini par quitter la demeure du Bourgmestre et se rendis chez Ferson. Il leur montra où ils allaient passer le nuit à venir et la jeune fille préféra ignorer sa remarque sur le fait qu’il s’attendait à voir arriver des hommes. Elle grandit avec ses frères, une chambre mixte ne lui posait pas vraiment de problème. Le Chevalier leur laissa le temps de trouver leurs marques, celui-ci avait pris soin d’emmener les quelques indices qui restaient le dernier lien avec les enfants disparus. Elle s’intéressa de plus près au manteau taché de sang, si un animal avait fait ça, elle saurait assez facilement en retrouver la trace. Peut-être fallait-il commencer par la rivière, la boue étant propice aux empreintes, peut être même qu’elle serait en mesure de déterminer l’endroit exact d’où prévenait la terre qui s’était déposée sur le manteau de la fillette disparue. L’affiche aussi attira son attention, malheureusement, elle avait encore des difficultés à déchiffrer les écritures, elle devra solliciter Tristan, avec la tête de maître d’école qu’il avait, ça ne devait pas être très compliqué pour lui. Le dessin la laissa plus perplexe, ne sachant trop bien ce qu’il représentait… Il ne semblait y avoir aucun lien entre les disparitions.

Les jeunes gens se décidèrent à aller se coucher, mais alors que tout le monde semblait dormir, l’enfant ne parvenait pas à trouver le sommeil, elle ne cessait de se retourner encore et encore sur sa couche. Cette affaire n’avait aucun sens, il manquait beaucoup trop d’éléments. Ces intenses réflexions nocturnes commençaient à lui donner mal à la tête….

« Tristan ?...... » Se hasarda-t-elle tout doucement.

« Tristan… tu dors ? »

« Triiiiistannnnnn » Essaya-t-elle un plus fort.

Leïann se redressa sur sa couche et fronça les sourcils. Elle prit une inspiration…

« TRISTAN ! AU FEU ! »
…………………………………………………… « Bien tu es réveillé maintenant »

Tristan Orloff
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MessagePosté le: Ven 14 Déc 2012 - 14:37 Répondre en citantRevenir en haut

Le ganadéen fut réveillé soudainement par des cris non loin de lui, cette agression sonore le fit sursauté avant qu'il ne se redresse dans sa couche, heurtant au passage l'une des poutres apprente de la pièce ce qui le fit lacher un juron. Tristan sentait aussi l'adrénaline se répendre dans ses veines à l'entente de la probable menace d'un feu. Bienque la pièce fut plongée dans la pénombre, l'humain cherchait instinctivement toute source de lumière suspecte mais sans succès. Il n'y avait pas non plus d'odeur caractéristique. Bienque Tristan fusse toujours sur ses gardes, il pointait en lui, une certaine contrariété. L'homme avait reconnus la voix de l'aspirante qui l'avait réveillé et il s'adressait alors à elle:
    « Bon sang Asbjorhn! Mais où est votre feu? »

Demandait l'aspirant à moitié réveillé remarquant la jeune fille assise sur sa couche et qui le fixait dans l'obscurité. On pouvait sentir une certaine contrariété dans sa voix. Dans l'ombre, il observait Gaby qui, de son côté dormait toujours paisiblement.
    « Que veux-tu? »

Finit-il par demander, constatant que la menace de feu était manifestement fictive. Il s'était alors recouché, une main sur sa tête, là où il avait heurté la poutre de cette pièce mansardée... A nouveau, il sentis les douleurs dans son dos revenir quoique légère. en effet, l'homme s'étant crispé, cela avait ravivé quelques douleurs lombaires. Le tout lui arrachait quelques grimaces que l'obscurité dissimulait tendis que Leïann lui répondait...
Leïann Asbjorhn
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MessagePosté le: Jeu 27 Déc 2012 - 22:44 Répondre en citantRevenir en haut

« Tu n’es pas très solide….. Et fort maladroit… » Soupira l’enfant.

Elle avait prononcé ces mots sans animosité aucune, c’était juste une constatation. Il lui semblait évident qu’il n’avait rien d’un guerrier, mais plus d’un rat de bibliothèque, ses membres frêles, ce visage long, les vêtements soignés, mais peut-être était-il plus qu’il n’en laissait paraitre, l’enfant avait appris à ne pas trop se fier à ce que les gens renvoyait en surface. Toutefois, dans son état, il ne pourrait pas la suivre s’ils se mettaient en chasse de quelconques vilains. Il semblait plus à l’aise au maniement des mots qu’avec le maniement d’une lame à double tranchant. Leïann respectait cela, c’est juste qu’elle ne pouvait saisir son fonctionnement, elle qui marchait pas instinct, sans jamais vraiment peser le pour ou le contre, c’est d’ailleurs ce qui l’avait conduit à réveiller aussi brutalement le jeune homme, il lui arrivait parfois de ne pas saisir la portée des conséquences de ses actes.

« Je n’arrive pas à dormir, je réfléchis et ça me donne mal à la tête… »

Si les muscles endoloris étaient une sensation bien connue de la jeune fille, les migraines, elles, étaient un phénomène nouveau dont l’apparition concordait avec son arrivée au Kaerl et surtout avec les longues leçons harassantes de son maitre dans l’immense bibliothèque du Mar.

« … Et comme je n’aime pas avoir mal à la tête tu vas réfléchir pour moi ! »

Son plan ne pouvait que marcher, faire fonctionner la logique de Tristan et son instinct. Les enfants ne s’évaporent pas dans la nature, il y avait quelque chose d’étrange dans ses disparitions et la jeune fille ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. De plus, le manque de réaction des autres enfants la perturbait aussi, comment avaient-ils pu laisser un ou une des leurs derrière eux…

« Il nous manque des informations et j’ai le sentiment que certains choses sont délibérément dissimulée…. Il nous faut commencer par éliminer certain point. Je pense à la fillette de la rivière, j’aimerais y aller pour voir s’il ne s’agit pas d’un animal qui s’est aventuré un peu trop près du village… »

Leïann arrêta là sa réflexion, c’était bien suffisant pour se soir, Tristan aurait bien une idée lui.
Tristan Orloff
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MessagePosté le: Ven 4 Jan 2013 - 23:58 Répondre en citantRevenir en haut

Le ganadéen se tenait la tête lorsqu'il entendit les premiers commentaires de la jeune fille. Il ne répondit rien de particulier, trop occupé par la douleur qui se prolongeait dans son crâne. Tristan eut néanmoins une pointe d'agacement mais se retint juste à temps de lui envoyer une réponse malheureuse. Celle-ci avait effectivement constaté son état plutôt 'amoché' mais elle ne savait pas par où il était passé. Tristan ne pouvait lui en tenir rigueur d'autant plus que, à cet âge-là, on s'en tenait encore souvent à ce qui était visible plutôt qu'à de vagues questions sous-jacentes.
    « Vous m'en direz tant...»

Avait-il répondu en rebondissant sur la réflexion de Leïann sur sont mal de tête tandis que la douleur se prolongeait en lui. Celle-ci n'était pas suffisamment forte, cependant, que pour l'empêcher de suivre les paroles qui suivirent. L'homme crût alors rêver : Non seulement, elle fabulait une fausse menace d'incendie, mais elle lui demandait de travailler pour elle! Ce toupet manifeste surprit l'Orënien qui n'était, à l'évidence, pas habitué à une telle condescendance car il l'avait pris comme tel. Tristan se mit alors à rire, un rire de bon coeur mais un rire jaune néanmoins, et qu'il eut du mal à réprimer. Après un bref silence, il reprit à l'attention de la jeune fille:
    « Bon, écoute petite, je n'ai rien contre toi, ni le fait de réfléchir ensemble à la situation, mais si tu m'interpelle encore de cette façon, cela risque de mal se passer entre nous. Je suis venu ici pour résoudre cette enquête, pas pour me faire commander par des enfants. »

Le ton était plutôt ferme et tranchait par rapport au ton plutôt mielleux qu'ils avait pût avoir jusque-là, manifestant ainsi plus nettement sa désapprobation. Un silence relativement pesant tombait alors sur l'obscurité de la pièce avant que Tristan n'amorce lui-même un acte de détente.
    « Vous savez, j'étais juriste avant et, comme vous, j'avais du mal à dormir lors des premières affaires que j'ai instruites, même si je n'ai jamais été sur le terrain ceci dis. Je comprend que vous cherchiez des réponses... »

Mais l'ancien juriste, lui, n'avait pas de réponse à apporter. Il se contentait simplement de rassurer la jeune fille sur le fait que certains éléments puissent leur être dissimulés. Tristan ne pouvait lui donner tort et c'est ce qui motivât la suite de sa réponse:
    « Ce village n'est pas très grand, ses habitants se connaissent et il est donc fort probable qu'ils puissent se méfier de l'inconnu. Les éléments que nous avons observé aujourd'hui génèrent pas mal de questions ce qui est normal. Lorsque j'exercais à Ganadiel, il était fréquent que ce genre d'affaire commence par un faisceau d'éléments à priori mystérieux. J'étais également dans l'idée d'aller inspecter les lieux près de la rivière demain, nous en parlerons à Gabrielle lorsqu'elle sera réveillée. D'ici-là, reposez-vous bien et essayez de penser à autre chose. Nous finirons bien par trouver l'origine de ses disparitions. »

L'homme n'allait pas plus loin. En effet, commencer à discuter à une heure aussi tardive empiéterait sur leur efficacité du lendemain. De plus, Tristan ne voulait pas ajouter des éléments supplémentaires qui ne feraient qu'accroître la réflexion de la jeune fille ce qui l'empêcherait de dormir à coup sûr. Ils échangèrent alors encore quelques mots, avant que le sommeil ne fasse à nouveau son oeuvre.
Le lendemain, Tristan se réveillait au moment où les deux jeunes filles quittaient la chambre. Il se levait alors, se préparait rapidement avant d'aller les rejoindre, ainsi que le chevalier Wallenrod, pour prendre le petit déjeuné dont l'odeur remontait déjà jusque dans la chambre. Une fois tous réunis autour de la table, il fût alors convenu d'aller inspecter la rivière, au lieu de la seconde disparition ainsi que l'endroit où fut retrouvé le manteau de la petite fille. Au cours de la discussion, Tristan fit alors part de ses soupçons concernant la possible familiarité qu'il pouvait y avoir entre les enfants disparus et leurs ravisseurs. Un élément qu'il trouvait commun à chaque cas et attesté par la discrétion avec laquelle les victimes avaient disparus. Leïann comme Gabrielle avaient aussi exposé leur point de vue que l'orënien suivit avec attention se rendant subitement compte que ses deux collègues aspirantes avaient le profil des victimes du point de vue de l'âge. L'homme songeait alors que cela pouvait être un avantage comme une faiblesse mais il ne relevait pas se détails pour le moment. Ils finirent leur petit déjeuné avant de se mettre en route...
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Lun 7 Jan 2013 - 23:46 Répondre en citantRevenir en haut


Ferson Von Wallenrod


L'aube pointait ses premiers rayons, chassant la brume qui écharpait encore les arbres qui éloignaient la maisonnette du maître d'école du village de Lareikor. Ferson était sortit faire ses ablutions matinales, après avoir vérifié que ses trois hôtes ne bougeaient pas de leurs lits de paille fraîche. Il aimait cette heure de la journée, où il n'était pas encore tout à fait un notable de passage au village, pas plus qu'un membre du Kaerl Englouti. Il profitait de cette solitude relative pour rejoindre son Lié, le Bronze Nerhâm, qui ne goûtait pas pleinement l'éloignement qu'imposait la discrétion en dehors de Tol Orëa.

Le Fëalocë s'approcha du grand bronze et posa sa paluche sur la puissante mâchoire.

* Salut frère, bien dormi? *

Le dragon répondit par un grognement hargneux.

** Figure toi que Rakauth a passé la nuit à me faire tourner en bourrique... Sous prétexte que l'une des deux gamines qu'on nous a envoyé n'était pas à sa place parmi nous... Comme quoi elle ne respecte pas la Charte de Déplacement, et qu'elle n'a même pas commencé son Aspiranat... **

Un pli soucieux vint barrer le front de Ferson... Il retint un commentaire, mais Nerhâm partagea la même pensée avec son lié:

** Moi je les trouve tous trop jeunes, ils ne sont même pas Liés! Bon enfin, j'ai réussi à négocier avec Rakauth pour ne pas vous réveiller en pleine nuit, mais je ne dois pas attendre plus tard que les premières lueurs, je dois ramener la rouquine, Gabrielle. **

Ferson soupira, puis hocha la tête. Voilà pourquoi il était bienheureux de se tenir éloigner de tous les fatras hiérarchiques, avec leurs codes et leurs règles en tous sens! Il retourna rapidement à la cabane, l'humeur gâchée par la nouvelle... Comment réagirait Saëph'? Les trois aspirants enquêteurs étaient cette fois debout, habillés et dans la pièce commune. Ils prenaient leur petit déjeuner avec les provisions qu'il avait laissé sur la table et il n'eut pas le coeur de troubler le débat qui les animait. Il hocha la tête sans trop réfléchir lorsque la piste de la rivière fut évoquée, et sitôt après, il annonça:

Gabrielle, sous ordre d'une Argentée du Màr Luimë, tu dois rentrer dès à présent. D'après ce que j'ai cru comprendre, tu n'aurais pas du quitter le Kaerl au lendemain de ton arrivée... Va chercher tes affaires, Nerhâm te ramènera immédiatement. Le ton de sa voix était désolé mais inflexible, il ne désobéissait pas aux ordres, surtout quand ceux-ci émanaient directement de la Reine la plus colérique du Màr...

La rouquine était visiblement contrariée, mais elle ne fit pas de manière, et claqua la porte derrière elle, laissant Tristan, la gamine aux cheveux blancs et le maître d'école seuls dans la pièce. Il se gratta la gorge, réalisant soudain que le programme de l'enquête risquait d'être perturbé...

Ah, maintenant que Nerhâm est parti, je crains fort qu'il ne puisse vous accompagner à la rivière, et comme je vous l'ai dit hier, il y a la classe qui va commencer dans moins d'une heure...

Il réfléchi, puis proposa d'un ton conciliant:

Pourquoi ne m'accompagneriez-vous pas? Ca vous permettrait de mieux connaître les enfants de Lareikor, en discutant avec leurs anciens compagnons de jeux! Vous pourriez leur demander ce qui s'est passé près de la rivière...

Ils continuèrent à discuter en se dirigeant à pas tranquilles vers l'école. Ferson leur fit remarquer qu'il n'avait pas été envisagé une seule seconde que les enfants disparus puissent connaître leurs ravisseurs.

Vous savez, nous ne sommes pas en Vaendark ou en Undomë, il n'y a pas de rapt d'enfant ou d'esclavagistes dans ces contrée... Les bêtes, les accidents et les maladies sont les seuls fléaux qui emportent ordinairement les enfants...

Cependant, Ferson reconnu volontiers que leur point de vu se défendait et qu'il ne fallait omettre aucune piste, encore moins celles qui avaient déjà été écartées... Ils arrivèrent en vue de l'école, Ferson ouvrit la porte et se désintéressa des deux Aspirants, rangeant la classe avant l'arrivée de ses petits étudiants... Lesquels ne tardèrent pas à arrivés, par petits groupes, les grands accompagnant les plus jeunes. Ils parurent tous très impressionné par les deux étrangers... Lorsqu'ils furent tous arrivés, Ferson tapota sur son bureau avec sa baguette:

Bonjour à tous! Aujourd'hui, je veux vous présenter Tristan et Leïann, qui sont les deux enquêteurs qui veulent découvrir ce qui s'est passé ses derniers mois au village, afin de rassurer tout le monde. Qui sait ce qu'est un enquêteur?

Un enfant d'une douzaine d'années leva le doigt, et répondit à la question de Ferson avec beaucoup d'application.

Très bien Terry! Tout le monde a compris? Bien, nous commençons la leçon par un dessin! Sortez vos couleurs et prenez une feuille de papier. Une seule feuille Lolanne, pas tout le paquet!

Un brouhaha emplit aussitôt l'espace, le temps que chacun soit équipé du matériel adéquat. Ferson repris la parole:

Tristan et Leïann vont rester avec nous ce matin, montrez leur vos dessins, et répondez bien gentiment à leurs questions. C'est compris?

Un "Oui" collectif répondit au maître qui ne dissimula pas un sourire en coin, tout fier. Il adressa un clin d'oeil à Tristan et Leïann, puis les laissa s'occuper de leur côté. Après tout, l'enquête était de leur ressort, sa mission à lui, c'était que tous ces jeunes gens repartent de l'école avec la tête un peu plus pleine qu'à leur arrivée...




[HRP] Petit changement de programme, ne m'en veuillez pas! Vous avez le droit aux questions/réponses, sauf si vous préférez que je les fasse pour vous, auquel cas, je peux éventuellement éditer vos post pour rajouter dedans les réponses des enfants!
Leïann Asbjorhn
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MessagePosté le: Mar 22 Jan 2013 - 01:31 Répondre en citantRevenir en haut

Au ton du jeune homme, l’enfant compris qu’elle avait commis une erreur en le réveillant ainsi, mais qu’aurait-elle dut faire, le secouer comme un prunier ? Que de caprice pour un réveil un peu agité, à croire qu’il avait peur du feu. Mais peut-être était ce le cas, après tout elle ne connaissait rien de lui, il lui était complètement étranger et sa différence l’empêchait de prévoir ses réactions. Leïann nota la différence du ton de sa voix, il y aurait-il un autre Tristan caché quelque part dans ce corps… Elle laissa le silence s’imposer un instant, on entendit plus que les bruits de la nuit. S’il y avait eu un tant soit peu de lumière, il aurait pu voir le regard glacé et perçant que lui lançait la jeune fille. Celui-ci rompit le silence en premier, le ton de sa voix était revenu à la normal, c’était à nouveau le jeune homme qu’elle connaissait. Toutefois Leïann, piqué au vif lui répondit d’une voix sèche, où l’on pouvait sentir sa frustration.

« J’ai compris, je ne cherchais pas à te commander et je suis désolée que tu l’ai pris ainsi. Je prendrais garde à l’avenir à la façon de m’adresser à toi et à te ménager, est-ce suffisamment mature à ton gout ? Mais tu as raison il est tard, je vais te laisser dormir à présent ».

Et sans un mot de plus, l’enfant se recoucha et lui tourna le dos, son orgueil mis à mal. Elle eu encore plus de mal à trouver le sommeil. Elle eut l’impression qu’elle venait à peine de s’endormir quand le soleil pointa le bout de son nez. Elle se leva, l’esprit quelque peu embrouillé et alla rejoindre le chevalier qui, au vu de l’odeur appétissante qui commençait à se rependre, était en train de préparer le petit déjeuner. La rousse l’avait rejointe rapidement, suivi de peu par le jeune homme. L’enfant fit comme s’il ne s’était rien passé la veille et le salua d’un hochement de tête avant de se concentrer sur son assiette, l’eau à la bouche.

La conversation porta vite sur la manière dont il fallait procéder pour l’enquête, et il fut décidé que le premier lieu à explorer serait la rivière. Celle-ci, ainsi que la forêt qui devait l’entourer étaient des lieux qui lui étaient connus, ses compétences de pisteuse et chasseuse se montreraient plus utiles là bas qu’en ville. Tristan releva un point que la jeune fille avait déjà remarqué, à savoir le secret qui entourait les disparitions, et le silence des habitants et surtout des enfants à ce propos, il faudra trouver un moyen pour obtenir leurs confidences.

Il y eu un coup de théâtre, en effet, la jeune femme rousse qui les accompagnait devait retourner au Kaerl pour une raison obscure, cela réduisait leur équipe de recherche. Et sans Nerhâm, ils devaient à présent suivre le chevalier à l’école. Après tout pourquoi pas, Leïann n’y était jamais allée, il serait intéressant de découvrir ce lieu où l’on chargeait de connaissances l’esprit des enfants. Sur le chemin, la conversation continua sur l’enquête. Mais le chevalier eu à son tour un mot malheureux, l’enfant qui marchait quelque pas devant se retourna le visage sombre.

« J’ignore d’où vous venez, mais de là où je viens, les enfants on les protège, mission à laquelle vous sembler avoir failli… Mais après, il est vrai que nous ne sommes que des barbares sanguinaires… »

Elle ne laissa pas le chevalier répondre et tourna aussitôt les talons et reparti de plus belle en direction de l’école. Décidément les mentalités étaient toujours les mêmes. Cela blessait l’enfant de comprendre que rien n’avait évolué et que nombreux étaient ceux qui continuaient à les voir comme des sauvages. Les conditions de vie dans le Vaendark étaient difficiles, son peuple avait dut s’endurcir pour survivre, mais de la à les traiter d’assassin…

Ils arrivèrent bientôt à l’école et le chevalier donna le premier devoir à faire aux enfants. Il s’agissait de faire un dessin. Leïann eu alors une idée. Ce que les enfants ne pouvaient raconter, peut-être pouvaient-ils le dessiner. Elle prit une feuille et alla s’installer avec le grand naturel parmi les enfants. Ces derniers surpris mais contents que l’un des étrangers partage ce moment eurent tôt fait de se rapprocher d’elle et de regarder ce qu’elle faisait. La jeune fille dessina trois silhouettes qui ressemblaient plus ou moins à une petite fille et deux garçons qui semblaient effrayés, puis elle fit de sombres nuages tout autour, et enfin des silhouettes plus grandes à qui elle dessina des larmes qui coulaient de leurs yeux. Le petit garçon assis à coté d’elle pointa du doigt les larmes.

« Pourquoi qu’ils pleurent ? » demanda-t-il d’une voix fluette.

« Ils pleurent l’enfant perdu… » répondit Leïann d’une voix douce…

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