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 [RP] Vers une nouvelle vie ? Sujet suivant
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Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2012 - 17:06 Répondre en citantRevenir en haut

Camanange était couvert de sang comme les autres hommes qui combattaient, une fois encore, les funestes vers du désert. Il venait de fendre l'une de ses bêtes par une profonde entaille, quand il sentit revenir son mal de tête. La souffrance aigüe lui fit perdre un instant l'équilibre. Un vers s'approchait déjà de lui, croyant à une proie facile. Ce ne furent pas ses talents de guerrier qui le sauvèrent, mais sa générosité : son mal ne l'empêcha pas d'entendre un cri de détresse et, persuadé qu'un être humain était en danger de mort, il dégagea son sabre du sable et se précipita de l'autre côté de la dune. Se faisant, il ne pu voir qu'il venait d'assommer son assaillant du plat de son arme.
Passé au-delà du sommet de la dune, le fracas des armes se fit discret. Le bruit en était presque feutré. Comment avait-il pu entendre un cri ? La douleur lancinante revint à la charge, faisant monter des larmes aux yeux de Camanange. Et dans le brouillard qui s'installait devant ses yeux, il aperçut enfin une ombre... bleue. Il perdit un instant connaissance. Ou bien s'écoula-t-il de nombreuses minutes ? Une heure ?
La douleur était présente de partout dans son esprit. Il ne pouvait s'en détacher. Le jeune homme parvint à se remettre sur pieds, et ouvrit ses yeux avec difficulté. C'était comme si des poignards s'enfonçaient dans son crâne et des aiguilles dans ses yeux. Chancelant, il se dirigea de nouveau vers l'ombre bleu. Le soleil lui paraissait écrasant, le sable plus fluide, la lumière brûlante. Mais il s'approchait encore. La forme avait un aspect humain. Qui pouvait s'égarer dans le désert seul. Un ermite ? Il n'y en aurait jamais eu aussi loin des oasis, des routes commerciales.
Une centaine de mètres les séparait, que Camanange parcourut dans une ultime chute en trébuchant sur un pan de son habit. Il sentait la présence toute proche, mais ses yeux ne parvenait pas à s'ouvrir. La douleur s'accentua de nouveau. Il sentait le sang battre à ses tempes. Terrassé par la douleur, il serrait la mâchoire, manquant de casser ses dents. Le jeune homme ne sentait plus son corps. Tout était concentré dans sa tête.
Ce devait être un Djinn finalement. Il ne croyait pas vraiment à leur existence, mais... qui d'autre ? C'était vraiment ainsi qu'il allait mourir ? Aspiré par une entité fantastique, irréelle qui avait faim ? Camanange délirait.
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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2012 - 17:06 Revenir en haut

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Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Ven 12 Oct 2012 - 18:12 Répondre en citantRevenir en haut

Dinjelaï se tordit les mains d'inquiétude. Là-bas, derrière la dune, un Doué combattait des vers de Sable, et elle était impuissante! D'abord, parce que contrairement à ses bonnes habitudes, elle n'était pas armée...

** Quelle idiote, mais quelle idiote! Le fil de ta lame pèche, très bien, mais tu l'aiguises toi-même, ou bien tu l'emportes à un forgeron qui ne te les immobilise pas trois jours, sous prétexte de surcharge de boulot! **

Lösse et Lùrë attendant sagement sur l'établi crasse d'un artisan à peine bon à ferrer des chevaux... Ah, elle en était malade! Quant à Anareinth, lui aussi trépignait. Plusieurs mercenaires combattaient dos à dos, continuant de se déplacer malgré tout pour suivre la caravane, et le Doué... Bizarre. Les deux liés focalisaient tellement sur lui, tellement proches, et tellement angoissés, qu'ils ne se rendaient pas compte de la douleur intense qu'ils provoquait chez le guerrier. Son esprit était ouvert aux quatre vents, et si réceptif...
Sans même le voir, derrière la dune où elle se cachait, Din se rendit compte qu'il titubait:

Anareinth, je crois que c'est de notre faute s'il est soudain si mal, son âme n'est pas préparée...

Mais si l'elfe pouvait détourner son attention du Doué, Anareinth lui, était programmé génétiquement pour détecter les futurs aspirants, et son statut précaire de proie n'était pas pour le rassurer. Le Blanc piétinait maladroitement le sable, les ailes à demi déployées comme s'il hésitait à prendre son envol. La Maîtresse Blanche posa sa main sur l'encolure fine du dragon, tâchant de lui insuffler un peu de sérénité qu'elle ne ressentait pourtant pas:

On ne peut pas intervenir Anareinth, la caravane est encore trop proche, le soleil est au zénith, tes écailles brillent comme des miroirs. Il faut qu'il vienne à nous.

Et effectivement, l'inconnu suivi le fil mental qui le liait déjà au dragon blanc. Il escalada la dune, presque plié en deux par l'effort, et tituba vers eux. Il était loin encore. La vue elfique de Din repéra immédiatement le sang qui maculait son visage. Ainsi, Anareinth n'était pas complètement responsable de son état, il était véritablement blessé...

Reste ici!

Dinjelaï se précipita, et malgré le sable qui ralentissait sa course, il ne lui fallu guère de temps pour rejoindre celui qui irradiait du Don de Flarmya. Il était a genou, elle passa un bras autour de son torse. Il ne parvenait pas à ouvrir les yeux sous le baiser brûlant du soleil, tant mieux. Le soutenant comme elle le pouvait sur un sol instable, le retour vers Anareinth fut un calvaire. De loin, Din appela son Lié:

Il ne doit pas rester ici, le soleil risque d'achever ce que la blessure et ce que nous lui infligeons sans le vouloir. Amène nous à l'oasis où nous avions rencontré Eléderkan, il y a deux lunes. Elle ne doit plus être loin.

Le transport d'un blessé était une chose plus que laborieuse. Din eut toutes les peines du monde à hisser l'inconnu, sa stature de guerrier était alourdie par ses longs vêtements. Il avait sombré dans l'inconscience lorsqu'Anareinth était arrivé à moins de cinq mètres.
Néanmoins, ils parvinrent à l'installer, Din le maintenait, et le dragon plana en douceur, presque au ras du sol. Il leur fallut une bonne demi-heure pour atteindre l'ombre bienfaitrice de cinq palmiers et la mare boueuse qu'ils protégeaient. Le Doué n'avait pas ouvert les yeux.

Avec un maximum de précaution, elle fit glisser l'inconnu à terre et le traîna à l'ombre, chassa Anareinth à quelque distance, et déboucha sa gourde pour glisser un filet d'eau entre ses lèvres...

Réveille toi, allez...
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Lun 15 Oct 2012 - 11:50 Répondre en citantRevenir en haut

Une impression de fraîcheur. Plus de bruits, de fracas. Son esprit était moins douloureux. Combien de temps s'était écoulé ? Camanange reprenait lentement ses esprits, comme après une longue nuit sans rêve. Il se sentait mieux, presque bien. Tout semblait enfin paisible. Il sentit d'abord... l'odeur d'un parfum inconnu et l'eau sur son visage.
Un instant, il crut être vivant. Puis le souvenir du djinn... Etait-il mort ? Oui ! Ce bien-être, après tant de souffrances, c'était qu'il était mort ! Il serait donc bien, serein dans cette nouvelle vie ? Une appréhension le tenait et il ne parvenait pas à se résoudre d'ouvrir les yeux. Peut-être allait-il découvrir de nouvelles terres ? Peut-être que l'eau y coulait à flot ! Peut-être y avait-il des rivières de miel et de lait !
Camanange ouvrit les yeux. Les couleurs étaient vives, brouillées. Les contours se dessinaient lentement. Et quand se fut net, le jeune homme se redressa brusquement, tous les sens en alerte, le cœur battant. Une femme se tenait près de lui.

Qui ? … qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?

Cette étrangère ne pouvait pas être une Djinn ! Il ne serait pas vivant. À moins qu’elle ne veuille jouer avec lui ? C’était un être très délicat. Oui ! Un Djinn, ce ne pouvait être que ça : des yeux violets, profonds. Qui pouvait avoir de tels yeux ? Pourtant ils étaient doux. Aucune avidité ne s’y reflétait. Existait-il des Djinns bons ? Camanange ne s’attardait pas au passage d’une femme, mais il savait voir leur beauté. Et il eut été aveugle s’il n’avait pas pris un instant pour voir la beauté délicate de … la femme ? Du Djinn ?

Etes-vous un Djinn ? Allez-vous me dévorer le cœur ? Je n’ai rien sur moi. Je n’ai à vous offrir.

Le jeune homme prit conscience de l’étrangeté de la situation. Avant de sombrer dans l’inconscient, il savait où il se trouvait. Il venait de combattre des vers du Désert. Son cheval était resté avec la caravane de marchands qui s’était éloigné des combats, bien sûr. Il se souvenait du mal qui avait frappé son esprit et du cri derrière la dune. La dune. De l’autre côté, le calme régnait… et il y avait cette forme étrange. Il l’avait vu bleu. Comme la femme qui se tenait à ses côtés. Non, c’était un Djinn. Là où il était tombé, il savait qu’il n’y aurait aucune source d’eau et d’ombre. Comment pouvait-il se trouver ici ? Sous des palmiers, la bouche humectée par de l’eau ?

Comment est-ce possible ? Suis-je mort ? Sommes-nous dans un autre monde ? Par quelle magie sommes-nous là ? Et que voulez-vous de moi ?

Il avait posé ses dernières questions de manière plus pressante, poussant les mots avec la puissance de sa voix.


Dernière édition par Camanange de Samarcande le Lun 15 Oct 2012 - 16:34; édité 1 fois
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Lun 15 Oct 2012 - 15:04 Répondre en citantRevenir en haut

Din avait patienté pendant une bonne heure. La respiration de son protégé c'était faite plus calme et elle se contentait de lui passer de temps à autre de l'eau sur le visage. Son âme de guérisseuse le sentait, l'esprit du mercenaire n'était plus menacé. Isashani ne voulait pas de lui pour le moment. Tant mieux.

Adossée au tronc rugueux d'un palmier, elle avait sortit de son étui un petit shamisen. Elle y jouait rarement désormais, et cela faisait un temps fou qu'elle n'avait pas posé ses doigts sur les cordes de boyaux. Le motif de sa visite prévue à Qerumi était justement la musique. A la demande du Maître des Arts, elle voulait ramener une flûte un peu particulière, et elle en avait profité pour apporter son vieux shamisen qui avait fort besoin d'un coup de vernis.

Les premières notes qu'elle tira étaient pour le moins disgracieuses, l'instrument étant désaccordé depuis le temps. A l'oreille , elle tâcha de réajuster les sonorités, et laissa ses doigts jouer quelques mélodies simples qu'ils connaissaient par coeur.
Après quelques morceaux, elle reprit son rôle de soignante et déposa l'instrument contre un tronc pour s'agenouiller à côté du blessé et lui passer un linge frais sur le front. Celui-ci s'agita, et ouvrit les yeux.

Surpris, il se releva avec une vivacité qui décontenança l'elfe. Elle posa une main sur son torse, sans agressivité mais sans douceur non plus, insistant pour qu'il se ménage. Sa surprise alla croissante quand elle l'entendit prononcer son nom l'air effrayé. Qui était cet homme qui la connaissait? A aucun moment elle ne pensa que ses oreilles si fines l'aient trahie, elle se contenta de hocher la tête doucement:

Oui, je suis Din. Mais enfin, vous devez vous calmer, je ne dévore pas les coeurs!

Désemparée, elle opta pour des hallucinations de son patient. Elle posa une main fraîche sur son front, mais il n'avait pas de fièvre. Anareinth observait la scène depuis un léger rideau de verdure, il s'immisça en douceur dans l'esprit de sa liée:

** Un futur Aspirant qui te donne un aussi bon prétexte pour l'emmener au Kaerl sans avoir à faire des adieux à son monde... ça n'arrive pas si souvent! **
* Comment ça? *
** Hé bien, il pense déjà être dans un autre monde... Depuis que nous l'avons vu, ce n'est pas si faux, il va bien pénétrer dans un nouvel univers! **


Un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de l'elfe. Elle adopta une voix douce:

Tu n'es pas mort, mais le cours de ta vie a changé, définitivement. Comment t'appelles-tu?


HRP: est-ce que tu voudrais bien modifier un peu la couleur de tes paroles? Pour l'instant on a exactement la même voix, ça ne le fait pas Clin d'Oeil
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 11:39 Répondre en citantRevenir en haut

Din.. étrange nom pour une Djinn. Bien qu'il n'ait prêté qu'une oreille très peu attentive aux histoires de Djinns, Camanange en gardait plutôt une image très négative. Jamais aucun Djinn n'avait sauvé la vie d'un homme. C'est pourtant ce qu'elle avait fait : il était terrassé par la douleur, peinant à affronter les vers du Désert, et elle l'avait sauvé. Elle lui avait retiré son mal. Les Djinns n'étaient donc pas si mauvais ! Quelle chance ! Et il n'allait pas lui servir de collation, c'était inespéré.

Quel âge pouvait avoir un Djinn ? Din semblait de l'âge de ses soeurs aînées. Andaline a les cheveux cuivré, tendant sur un or sombre. C'est sans doute elle qui lui ressemble le plus, avec ses yeux vert foncé. Sa salvatrice était belle : tout en finesse, en grâce, le teint pâle, par rapport aux femmes qu'il côtoyait. Ce qu'il aimât sur le champ, ce furent les deux puits violets. Camanange avait déjà rencontré des yeux bleu, parfois très foncé. Mais cette nuance violette était une nouveauté.

**Cette couleur va bien à un Djinn ! Mais comment fait-elle pour avoir une peau aussi clair et si peu marqué par le Soleil ?**
C'est quand Din retira sa main qu'il s'aperçu du bienfait qu'elle avait été. Lui avait-elle redonné de l'énergie par ce biais ? Avait-elle dominer son esprit en le touchant ainsi ?

Je me nomme Camanange. Je suis de la grande famille Samarcande, je suis un fils de la branche maîtresse.

Il lui avait suffit de ses mots, pour que toute sa fierté revienne. Instinctivement, pour être digne de son clan, il s'était redressé et avait porté son regard loin. Il se rendit compte à quel point il lui était important d'appartenir à ce clan, à cette famille. Les derniers jours avaient été tendus : son père et lui se parlait à peine. Alkhin reprochait à son fils de ne pas s'installer définitivement, Camanange reprochait à son père d'avoir trahi ses enfants. Il soupira.

Êtes-vous venu me sauver ? Je ne dis pas non à une nouvelle vie. Je n'ai plus ma place au sein de mon clan et la personne que je chérissais... est désormais mariée et n'a plus besoin de moi.


Camanange savait bien cela au fond de lui. Il y avait réfléchit pendant des journées, des nuits entières. Le départ de Solange, son mariage, c'était la fin de sa vie. Pourquoi était-il partit ? Pour s'échapper de l'emprise paternelle. Pour ne pas être, lui aussi, un instrument pour son père. Il avait suivi loyalement toutes les règles du clan. Mais jamais son père n'avait soumis ses enfants à sa volonté concernant le mariage. Comment pouvait-il mêler politique et amour ? La trahison était trop grande.
Et pourtant... ne faisait-il pas preuve de lâcheté en quittant le clan des Samarcande ?


Hrp : oui maîtresse Rougi sur les autres forums où je suis, nous utilisons la même couleur pour les paroles. Snif
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 14:13 Répondre en citantRevenir en haut

Camanange de Samarcande...

Din fit rouler le nom et ses sonorités sur sa langue, puis un sourire se peignit sur ses lèvres.

"Nom à particule, famille à noble pécule" Elle rit: C'est un dicton fréquent sur Ys. Combien de fois n'avait-elle pas entendu des marchands rebattre cette maxime sur les ports de l'Archipel? Elle s'était presque échappée toute seule! Un homme de la branche maîtresse, cela signifiait un rôle d'importance au sein d'un clan patriarcal, il était improbable que son père lui laisse la bride au cou et qu'il puisse déterminer de lui-même son avenir.
Pourtant, aujourd'hui, il accompagnait une caravane marchande...

Camanange répondit de lui même aux questions que se posait l'elfe en silence. Il était entré en rébellion! Parfait! Anareinth devança sa Liée, s'adressant mentalement au jeune homme:

** Et bien, cela tombe à merveille! Nous venons t'offrir un monde différent, et cela demande de se détacher complètement de celui dans lequel tu as vécu jusqu'ici... **

Un sourire se dessina de nouveau sur le visage de Dinjelaï. Impossible de confondre la voix mentale, rocailleuse et grave, de son lié. Impossible non plus de croire qu'elle émanait d'elle... Pourtant, Anareinth persistait à rester à l'écart.



HRP: Clin d'Oeil merci pour la couleur Amoureux
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Mar 16 Oct 2012 - 15:27 Répondre en citantRevenir en haut

C'était un dicton bien étrange. Certes, Camanange ne venait pas d'une famille pauvre, mais elle n'était rien par rapport à l'élite de la capitale. Celle qui côtoyait les émirs et le sultan. Eux, bien que riches, n'avaient pas ce statut. Du moins, ne l'avait-il pas encore. Le mariage de Solange à l'un des fils de l'émir, allait propulsé sa famille dans les hautes sphères. Cela aurait pu être une joie, mais ne l'était pas. Pas pour lui. L'amour n'était pas né entre Solange et son époux choisi. Sa soeur était restée évasive quand ils en avaient parlé : "Il n'est pas repoussant, il n'est pas violent et il a promis de me laisser un peu de liberté si je lui donnais rapidement un premier fils. C'est toujours mieux que d'autres femmes, tu ne crois pas ? Et puis, n'es-tu pas content qu'il puisse m'offrir une vie douce et paisible ? Tu ne seras pas toujours là. Toi aussi, tu prendras une femme."
Il fallait donc tourner la page.

Une voix, plus imposante que la sienne, profonde et rocailleuse, pénétra son esprit, inonda ses pensées de mots. Un instant, il cru que cette voix l'empêcherait de réfléchir, de voir, de donner un ordre à son propre corps. La voix prenait possession de son esprit, sans limite. Et il dû attendre quelques secondes pour penser aux mots prononcés, comme si leurs échos stoppaient eux aussi ses réflexions.

**Qu'est-ce encore que cette magie là ?**

Qui a parlé ? De quel monde me parlez-vous ?

Il dévisageait, angoissé, la Djinn. Un instant avant d'entendre cette voix, il l'avait entendu rire. C'était un rire cristallin, doux comme toute sa personne. La voix ne pouvait venir d'elle. Ce n'était pas elle qui lui parlait. Qui donc alors ?

Qui êtes-vous ? cria-t-il. Est-ce mon père qui vous envoie ? C'est peut-être ça ! Il veut se débarrasser de son fils, si embarrassant. Il vous a demandé de m'écarter de ses projets.

Camanange devenait méfiant. Alkin lui avait prouvé qu'il était capable de tout pour nourrir ses ambitions. Cela ne lui parut pas impossible qu'il ait demandé à quelqu'un de le suivre et de l'éloigner à tout jamais de leurs terres. En suivant ce raisonnement, la colère grondait dans son coeur. Il avait voulu partir de lui-même, quitter son clan de son propre chef... et voilà que son père l'humiliait une fois encore. Il s'adressa à Din :

- Vous n'êtes pas un Djinn, n'est-ce pas. C'est mon père qui vous a payé pour me réduire au silence. Très bien, je me soumettrai une fois encore à ses règles injustes. Mais n'attendez aucune amabilité de ma part. Oh ! Et je ne sais par quel tour votre garde parvient à parler dans mon esprit, mais je préfèrerai qu'il se montre. J'ai compris la mascarade et je n'ai pas l'intention de continuer à vous amuser à mes dépens.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mer 17 Oct 2012 - 14:50 Répondre en citantRevenir en haut

Din haussa les sourcils à la violente réaction de celui qui peinait à ouvrir les yeux quelques minutes auparavant. Il était encore déboussolé, c'était certain! Elle ressentit aux lisières de son esprit l'étonnement d'Anareinth. Il avait l'habitude d'effrayer les nouveaux Aspirants, ceux qui entendaient mentalement pour la première fois, mais il avait parlé avec gentillesse pourtant...

** Bigre, il n'a pas l'air dans son assiette... Tu crois qu'il fuit quelque chose ici? **

Din ne répondit pas à la question de son Lié, préférant se concentrer sur le Doué. Il était tellement réceptif, tellement ouvert, pas étonnant que le contact mental soit si douloureux pour lui. Entre ses mots nerveux, il ne fallait pas être devin pour lire un conflit familial poussé... Lorsqu'il pris la parole une deuxième fois, criant plus fort encore que la première, elle compris qu'il ne connaissait pas son nom: Djinn, il l'avait appelé Djinn! Elle sourit de nouveau, involontairement, et hocha la tête. Elle l'avait mal compris, et visiblement lui aussi se méprenait sur ses intentions.

Il nous faut repartir du début Camanange. Je ne te veux aucun mal, et je n'avais pas compris que tu me prenais pour un esprit maléfique... Elle poussa l'explication: Mon véritable nom est Dinjelaï. Dinj' est un surnom que quelques personnes me donnent. Mais dans mon pays, nous nommons les esprits avec d'autres mots. Pardonne moi de ne pas t'avoir compris tout de suite.

Son regard franc se posa sur le jeune homme. Il était toujours inquiet.

Quand à la voix que tu as entendu dans ta tête... Anareinth n'est pas vraiment mon garde, mais il ne peut s'exprimer autrement que par la pensée. Il ne voulait pas te faire peur.

Le dragon Blanc se garda bien de parler pour appuyer les dires de Dinjelaï, mais il hocha la tête derrière son palmier et laissa une vague de sincérité émaner de son corps. Il ne partageait d'habitude ses émotions qu'avec sa Liée, mais à cet instant, l'esprit de Camanange était toujours ouvert, déployé, et il regrettait de lui avoir fait peur.

Je ne sais pas si tu préférerais qu'il se montre tout de suite... Il peut être effrayant c'est vrai...
** Sympa... **
Mais pour qui connaît son espèce, il est magnifique. Et il ne te fera pas de mal.


Din leva son regard mauve sur le jeune homme à la peau hâlée, et lui tendit son outre.

Seuls ceux qui ont gardé une âme d'enfant ou bien qui refusent le dur monde des adultes peuvent le voir sans crainte.

Elle n'était pas tellement convaincue que son discours ait une quelconque efficacité pour adoucir le garçon, et elle haussa les épaules:

Je ne connais pas ton père, et à dire vrai... Il ne m'intéresse pas le moins du monde. Seul celui qui peut entendre Anareinth est digne qu'on s'occupe de lui.

Elle reconnaissait volontiers qu'il y avait du flou dans ses mots. Du flou pour permettre une interprétation large de ses paroles. Du moment que l'éclat de méfiance disparaissait du regard de Camanange...
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Jeu 18 Oct 2012 - 10:58 Répondre en citantRevenir en haut

Camanange était décontenancé. Il se sentait mal à l'aise, idiot. Sa méfiance était ce qui pouvait le sauver. Il savait se montrer naïf. Aussi il se sentait rassurer d'avoir affirmé qu'il ne fallait pas lui en conter. Cependant, son étrange sauveur le perdit tout à fait. Elle continua à lui parler avec douceur.
Il commença à mieux comprendre, lorsqu'elle lui expliqua qu'elle n'était pas un Djinn ! Quelle joie ! C'était sans doute sa chute qui l'avait un peu sonné. Le jeune homme était ravi d'apprendre qu'il était en vie et en présence d'un être humain ! Certes, cette femme ne correspondait en rien à celles qu'il connaissait, mais le monde était vaste et il savait que de nombreux peuples différents le peuplaient.

Dinjelaï... c'est un beau prénom... dit-il à petite voix, comme pour se parler à lui-même.

Anareinth ? Oui, c'était aussi un nom emprunt de noblesse. Cette sonorité des lettres lui était inconnue. Il ne serait pas parvenu à l'écrire. Lorsque Camanange saisit le sens des propos de Dinjelaï, il écarquilla les yeux.

Mais comm..., mais l'inconnu aux yeux violets poursuivait.

Elle enchaînait des informations qui n'avaient aucun sens pour Camanange. Comment un être pouvait parler à son esprit par son esprit ? Et quelle chose pouvait-être cet Anareinth pour qu'il soit si effrayant ? Lui, ce qu'il avait vu de plus effrayant, ça avait été les créatures démoniaques du désert : les vers de sable et autres. Et qu'entendait-elle par "une âme d'enfant" ?
La mention de son père ramena le jeune homme à la réalité. Il se renfrogna à l'évocation de son géniteur.

Cessons de parler de ma famille, madame. Je n'ai guère envie que l'ombre de mon père vienne ternir mon ... ma ...

**fuite ?** Il toussota.

Mon exil volontaire. Et après un court arrêt, il repris sur un ton plus enjoué, mais très surfait. Et bien ! Si votre ami rentre dans mon esprit sans m'en demander l'autorisation, je suis en droit de demander de le voir, vous ne croyez pas ? Et j'attends des explications, car je ne comprends rien à votre charabia !

Il força un sourire et but une gorgée d'eau.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Jeu 18 Oct 2012 - 16:23 Répondre en citantRevenir en haut

Dinjelaï continuait à être intriguée par les sautes d'humeur qui se lisaient dans le regard du jeune homme. A certains moments, elle était sûre d'y lire de la tendresse, voire de l'émerveillement, tandis que ses paroles étaient empruntes d'un ton d'autorité dont il n'était pas véritablement dépositaire... Très étrange. Elle avait l'impression d'avoir face à elle un adolescent qui adopte les expressions des adultes, mais sans véritablement en comprendre le sens... Elle écarquilla les yeux, puis un sourire doux s'installa durablement sur son visage.
Elle le ressentait, Anareinth partageait son émotion. Ce fut lui qui repris la parole, d'un ton amusé, mais toujours aussi caverneux:

** Comme tu voudras Camanange. Mais déjà, sache que ton esprit hurle toutes les paroles que tu prononces! Ce n'est pas mon genre d'aller farfouiller dans les pensées d'autrui, il va falloir que tu apprennes à... hum, habiller ton âme en quelque sorte! **

Le dragon Blanc gloussa, et un grondement rocailleux retentit dans l'esprit du jeune homme. Din rit aussi au sous-entendu de son Lié, puis dit à voix haute:

Allez Anareinth, montre toi maintenant, tu vois bien que notre ami est impatient de faire ta connaissance!

Le Blanc fit d'abord claquer ses ailes derrière le rideau de palmiers où il se cachait. Il n'aimait guère arriver par voie de terre, car comme ses pairs sa démarche était toujours quelque peu dandinante sur le sol. Idéalement, il se voyait planer élégamment jusqu'à son Aspirant, décrire de belles courbes pour laisser admirer la grâce de son corps écailleux... Mais bon, en l'occurrence, le terrain ne s'y prêtait pas vraiment. Il tendit donc le cou vers l'avant, laissant d'abord entrevoir sa gueule fine, avant de s'avancer par petits bonds en direction des deux bipèdes. Il avait beau être plus petit que nombre de ses frères, son encolure arrivait sous les premières palmes, ce qui le rendait très impressionnant vu du dessous!

** Hum, hé bien, bonjour! Je suis Anareinth! **
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Sam 20 Oct 2012 - 00:55 Répondre en citantRevenir en haut

La voix explosa de nouveau dans son esprit, résonnant, s'étirant en écho. Camanange se sentait une fois encore déboussolé, vidé de sa propre personne, comme s'il avait été possédé. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre totalement ses esprits et comprendre ce qui lui avait été dit.
Ainsi Anareinth parlait vraiment dans son esprit ? Et il... Camanange rougit légèrement, très pudique. Ce n'était guère agréable de savoir qu'on pouvait si facilement pénétrer son esprit et ses pensées. Il tourna son regard vers Dinjelaï, une fois encore. C'était comme un source d'apaisement après avoir été démuni. C'était un étrange contraste et l'idée lui vint qu'elle aussi pouvait lire dans son esprit. Ses joues s'empourprèrent malgré son teint halé.

Les émotions, les pensées, les raisonnements se succédaient à une vitesse folle, mais la peur l'emporta quand enfin il vit surgir, imposant, un être qu'il n'avait jamais vu. Camanange sursauta, devint livide et recula maladroitement contre un palmier.

Qu'est-ce que .... c'est ?

De quel enfer était sorti cet être ? A moins qu'il ne soit que le fruit de son rêve. Oui ! Il devait rêver, c'était un mirage... ou... Ou quoi ? L'eau dans sa gorge, la main de Dinjelaï contre son torse, la brûlure du sable et la lumière. Non il ne rêvait pas.
Camanange chercha une réponse dans les yeux de Dinjelaï, mais celle-ci n'apporta aucun réponse. Elle souriait, apparemment heureuse et confiante en présence de... ce... truc.
Il entendit de nouveau l'infiltration dans son esprit et l'idée d'être encore vu nu, le poussa à tenter de diminuer le son de la voix. Bien qu'il fut une fois assommé par la puissance de la voix, il s'aperçut qu'il avait gardé toute sa faculté de penser. Le jeune homme cru même sentir une légère baisse du volume. Sa volonté s'écroula quand il prit conscience que l'étrange bête venait de lui dire "Bonjour". La politesse, et peut-être l'habitude de l'hospitalité de Ssyl'Shar, fit sortir quelques paroles à Camanange.

Bienvenue sur les Terres de mes ancêtres, balbutia-t-il, tout étonné de s'entendre parler. Je suis Camanange de Samarcande pour vous servir.

Mais qu'est-ce qu'il racontait ?! Il parlait à un... Un quoi déjà ? C'était effrayant, dominant, incroyable. Mais dans la lumière, c'était également beau, presque merveilleux. Etrange vraiment ce mélange de férocité et d'élégance. Qu'avait dit Dinjelaï ? Que c'était un beau spécimen de son espèce... et qu'il ne lui ferait aucun mal.

Anareinth, qu'êtes-vous ?

Il s'était une fois encore exprimé brusquement, et la question semblait le fruit d'une de ces longues réflexions dont il était coutumier. C'était peut-être un peu maladroit. Camanange était vraiment mal à l'aise.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012 - 01:02 Répondre en citantRevenir en haut

Le dragon Blanc s'était approché. Il avait d'abord marqué un temps d'arrêt en voyant Camanange faire un bond de stupeur, mais lorsque le jeune homme s'était calmé, il avait rejoint Dinjelaï de sa démarche dandinante, laissant un petit mètre cinquante entre lui et le Doué. La réaction de ce dernier était exactement comme il les aimait: il faisait peur, mais il aimantait les regards... Quel délice! Il gloussa doucement, ce qui se traduisait par un raclement de gorge qui pouvait paraître inquiétant, mais il envoya une onde de satisfaction aux alentours qui fit sourire Dinjelaï. L'elfe se leva et enlaça quasi amoureusement son Lié avant de lui grattouiller les fines écailles sous la gueule.

** Je suis un dragon. **

Pour l'intéressé, ces mots se suffisaient à eux-mêmes, mais Din cru bon d'aller un peu plus loin:

As-tu déjà entendu parlé des dragons Camanange? Pour beaucoup, ils sont sujets de légendes, mais dans certaines contrées d'autres mythes, comme les djinns par exemple, ont pris le dessus...

Anareinth poussa un petit grognement méprisant, et il s'assit. Dans une position de sphinx, il faisait face au jeune homme, son regard draconnique brillait de satisfaction.
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012 - 00:02 Répondre en citantRevenir en haut

Quelque chose de diffus fit penser à Camanange qu'Anareinth était de bonne humeur, ou du moins qu'il n'était pas mécontent. Cela le rasséréna et il prit plus de temps pour détailler cette étrange espèce. La voix résonna de nouveau dans sa tête et cette fois, comme par instinct, le jeune homme en baissa le son. Il lui suffisait de s'imaginer nu pour que son esprit tente de se protéger. Il contracta son visage, fronça ses sourcils, serra les mâchoires, les poings. Tout son corps tenta de s'envelopper d'un voile de protection. Le choc fut donc moins brutal cette fois-ci, bien que l'écho persistasse.

Un dragon ? dit-il songeur, mais déjà Dinjelaï complétait l'information. Je n'en ai jamais entendu parler. Je ne pensais pas qu'une telle puissance était possible. J'ai beaucoup voyagé, mais toujours sur les terres de Ssyl'Shar. J'ai appris beaucoup, mais je ne connais finalement pas le monde.

Comment pourrait-il décrire ce dragon ? Ce n'était pas un oiseau, pas un lézard, pas un serpent... Anareinth avait des écailles, mais aussi des ailes. Il était massif, des pattes courtes et une queue puissante. Sa tête se rapprochait de celle des reptiles. Etrange mélange. Et il y avait cette couleur. Eclatante.
**Mais... comment un animal peut-il penser ? parler ?**
Camanange regretta immédiatement sa pensée, car si les dires du dragon était vrai, ce dernier les aura sûrement entendu.
**Misère !**

Je suis désolé ! J'ai pensé un instant que vous étiez un animal normal, n'ayant ... euh pas la capacité de penser comme les humains.

Il détourna le regard de cet être fantastique, conscient qu'il avait fait une maladresse. Ce n'était pas ainsi qu'il allait arranger la situation. Mais tout semblait être un rêve, alors que tout était réel. Il venait de perdre son enfance par le mariage de sa soeur, et voilà que des êtres étranges venaient lui proposer une nouvelle vie. Une vie où existait des dragons. Des dragons, des êtres puissants, effrayants, pouvant arrêter la vie d'un homme si facilement...
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mar 23 Oct 2012 - 21:14 Répondre en citantRevenir en haut

Anareinth poussa un grognement caverneux:

** Un animal?! Les fils de Flarmya des animaux... Mais il est fou! Et pourquoi pas un objet tant qu'on y est? Anareinth le balai! **

Dinjelaï rit, elle savait que son lié ne prenait sa grosse voix que pour impressionner leur futur Aspirant. En réalité, cette pensée de Camanange lui paraissait tellement absurde qu'il ne pouvait y croire une seule seconde! L'elfe cessa de lui balayer le museau de ses ongles et revint s'assoir dans le sable tiède où elle balaya le sable et traça un balai devant elle, un sourire aux lèvres:

Les Dragons ne sont pas des animaux, non! Ni des balais! Non seulement ils pensent, mais ils peuvent penser dans la tête des autres, ce dont beaucoup d'humains sont incapables bien sûr!

Malicieux, et prenant ainsi sa revanche, Anarainth projeta dans l'esprit de Camanange l'image que ce dernier lui avait offerte: les mains enserrant sa nudité masculine, les joues écarlates. Moqueur, il y ajouta l'image d'un balai dans son dos qui s'animait seul autour de lui. Par respect pour l'intimité du garçon, il avait balayé sa Liée de cette transmission qui poursuivit sans s'apercevoir de rien:

En fait, il serait plus approprié de dire que notre balai, heu pardon! Notre esprit n'est que l'ébauche de celui des Dragons, qu'ils sont à un stade plus avancé de leur développement! Seuls certains bipèdes, dont les ancêtres ont été triés sur le balai, heu, volet par la Déesse elle-même, sont capables de les entendre, leur âme est suffisamment ouverte.

Elle marqua une petite pause, amusée par son propre lapsus, puis étonnée de voir les joues de Camanange de nouveau écarlates, puis continua, en tentant de balayer de son esprit le mot de "balai" qu'Anareinth tentait de lui imposer pour troubler son discours:

C'est pour cela qu'un humain n'est pas complet avoir d'avoir lié son âme... Tu n'es pas encore balai, complet.

Elle fronça les sourcils, les poings sur les hanches et se tourna vers Anareinth:

Ah, toi, ça suffit, tu veux me faire dire des bêtises avec ton balai à tous les coins de phrase! Comment veux-tu que Camanange me comprenne?!

Elle se retourna vers l'intéressé qui avait l'air de ne rien comprendre à leur petit manège, et balaya l'air de sa main gauche:

Oublions ces balais, et reprenons: Et c'est pour cela que nous sommes venus te chercher. Vas-tu nous suivre?



HRP: 13 balais 0,5 (Cheffe Heryn a dit que le verbe "balayer" comptait 0,5!) Yes!
Camanange de Samarcande
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MessagePosté le: Dim 11 Nov 2012 - 16:46 Répondre en citantRevenir en haut

L'explication de Dinjelaï était pour le moins confuse. Camanange saisit bien que les dragons étaient dotés d'une grande intelligence. Apparemment, il s'agissait même d'une intelligence supérieure à celle des humains. Pour le moment, rien de choquait le jeune homme. Si ces êtres n'avaient pas autant l'appétit de sang et de pouvoir que les humains, ils leur étaient en effet supérieur. Mais cela était étrange qu'une race aussi intelligence n'est pas recours à l'écrit. En effet, il concevait mal Anareinth en train d'écrire sur un parchemin avec une plume d'oie.

La suite des explications de l'inconnue fut bien plus complexe à suivre. Elle parlait de lier son âme ou son esprit. Mais avec qui ? Et pourquoi parlait-elle d'hommes élus par les dieux ? Sa race, les Tohrils, croyait à la déesse protectrice de la Nature, de la vie. Elle seule comptait. La vénération qui pouvait en être faite se justifiait sur les terres de Ssyl'Shar : seule la déesse pouvait donner la vie, offrir de l'eau dans les lieux désert. Elle était source de leur existence dans un monde aussi aride. En revanche, tout autre dieu, ... Camanange ne comprenait pas pourquoi des entités supérieures se plairaient à élire des hommes. Comment choisir ces hommes ? Là tout ce compliquait : faisait-il parti des élus pour que cette femme vienne le chercher ? C'était inconcevable pour lui. Là d'où il venait le choix était soumis à des règles ancestrales, non remises en cause, pas même par lui. L'enfant, l'homme qui était supérieur aux autres, était le premier mâle. Ainsi, étant second, il ne pourrait jamais prétendre à une quelconque place de choix, ou du moins jamais supérieure à celle de son frère.

- Si je comprends bien toutes vos explications, vous êtes venu chercher un élu ? Et vous pensez que j'en suis un, un de ces êtres pouvant se lier ? D'ailleurs je n'ai pas compris ce que cela signifiait.
Je partirai bien avec vous, car je n'ai rien pour me retenir ici aujourd'hui. Mais, je ne suis pas la personne que vous cherchez. Vous devez me confondre avec mon frère aîné. Je ne suis que le cadet. Il est le premier fils de notre famille et je n'ai aucune supériorité sur lui.


Camanange offrit un sourire sincère mais malheureux à ces deux étranges interlocuteurs.

- Je peux vous présenter à lui, je connais le désert et je pourrais vous faire accepter plus facilement par ma famille. J'avoue cependant regretter une fois encore d'être relégué au deuxième rang. Mais la loi est la loi, n'est-ce pas ? Je devrais être reconnaissant d'avoir pu vous rencontrer et de voir un dragon ! Peu doivent être les hommes ayant eu cette chance, j'imagine.

HRP : je suis vraiment désolé pour mon retard. J'ai intensifié le nombre de cours particulier que je donne pendant les vacances scolaires... donc de moins en moins de temps. Cela devrait aller mieux maintenant :-)
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mar 13 Nov 2012 - 12:39 Répondre en citantRevenir en haut

Dinjelaï gronda des yeux son Lié pour toutes les inepties qu'il essayait de faire passer dans son esprit. Le dragon Blanc lui se tordait de rire.

* Si tu continues, je coupe les ponts! Anareinth, c'est sérieux là, on est en train de l'embrouiller le pauvre! *

La remontrance sèche eut pour effet de calmer le Blanc. Il n'aimait pas être coupé de Din, il perdait alors la moitié de ses perceptions et se sentait tout nu, ou aveugle... Enfin pas très bien quoi. Elle pu reprendre donc plus sereinement, pour calmer les inquiétudes de Camanange.

Dans ta culture, seul le premier né a tous les droits si je comprends bien... une petite moue s'afficha sur ses lèvres, Tu trouves cela juste? Que ce serait-il passé si ton frère était mort en bas âge? Tu serais devenu premier non? A moins que ta famille ne préfère se laisser sombrer plutôt que de confier les rênes à un second fils?

Dinjelaï n'était pas sûre que toutes ses questions aient des réponses dans la tête de Camanange... Elle enchaîna donc, d'un ton plus doux:

Je persiste Camanange, ton frère ne m'intéresse pas. Dans ta famille, Anareinth et moi n'avons repéré le Don que chez toi... S'il se présentait à ton frère, celui-ci n'entendrait pas sa voix, il ne verrait qu'une bête fantastique et dangereuse, mais sans pouvoir communiquer avec elle...

** Alors que toi, tu m'entends! C'est ça qui fait toute la différence! **

L'elfe hocha la tête.

Là d'où nous venons, là où nous voudrions t'emmener, ta famille de sang n'a pas sa place. Tu découvriras une nouvelle famille, où le Don a plus d'importance que les gènes, où les hommes ne sont pas discriminés en fonction de leur position de naissance...

Un sourire filtra sur le visage de la jeune femme:

Après un petit temps d'adaptation, je suis sûre que tu t'y feras très bien... Elle tapota doucement la tempe du garçon du bout de son index effilé: Tu arriveras peut-être à rompre les brides qu'on t'a inculqué dès ta naissance...



[HRP] Pas de soucis pour l'absence, je n'étais moi-même pas très présente!
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