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 [RP] Rencontre de deux mondes Sujet suivant
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Leïann Asbjorhn
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MessagePosté le: Lun 24 Sep 2012 - 18:36 Répondre en citantRevenir en haut

Cela faisait déjà un long moment que l’enfant errait dans le dédale de couloirs du Kaerl. Quelle sotte de ne pas avoir accepté l’invitation de la Maîtresse-Verte de lui faire visiter ce dernier, mais elle avait voulu voir par elle-même, comme un grande, à quoi allait ressembler sa nouvelle vie. Mais la réalité l’avait vite rattrapé, trop de monde, trop de place et des couloirs à n’en plus finir.

Chaque porte, chaque pierre se ressemblaient. C’était bien différent de sa forêt où chaque arbre se distinguait de ses congénères, ne serait-ce que par sa forme, sa couleur, la texture de son écorce rugueuse sous les doigts, le chant des oiseaux qui y avaient élus domicile et la mélodie du vent dans les branches qui emplissait les bois d’un murmure continuel. Sa patience était mise à rude épreuve, elle avait pourtant suivi les indications de Maîtresse et sa liée, avait-elle tourné à la mauvaise intersection ou pris les mauvais escaliers ?

A force de marcher, Leïann fini par tomber sur une vaste salle, plus grande que ce qui lui avait été donnée de voir jusqu’à maintenant. Elle comprit rapidement que ses pas l’avait mené jusqu’aux profondeurs du Kaerl. Où exactement ? Elle ne savait pas, mais elle pouvait distinguer le Kaerl au dessus de sa tête à travers un plafond presque translucide, de quoi donner le tournis. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, le lieu était empli de lumière. Le sol était recouvert par ce qui semblait être du sable fin, mais ce dernier était d’une finesse rare et sa couleur était plutôt inhabituelle. Des tables, des banquettes et des fauteuils avaient été disposés dans la pièce qui semblait être une ère de repos et divertissement pour les habitants des tours.

Bien que momentanément captivée par cette salle enchanteresse, la réalité rattrapa vite la jeune fille, elle ne savait toujours pas où elle était. Las de tous ces efforts et de cette longue journée elle avisa un des fauteuils vides près de l’immense cheminé en pierre où brulait un feu rassurant et s’y installa après avoir posé son maigre baluchon au pied de celui-ci. Le dos calé dans un coin, les jambes nonchalamment posées par-dessus l’un des accoudoirs, elle sortie de sa poche les quelques biscuits offerts par la Dame verte et entreprit de les grignoter avant de s’assoupir…
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MessagePosté le: Lun 24 Sep 2012 - 18:36 Revenir en haut

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Tristan Orloff
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MessagePosté le: Jeu 27 Sep 2012 - 12:32 Répondre en citantRevenir en haut

Tristan émergeait d’un sommeil réparateur de quelques heures environs. Malgré sa fatigue, il avait eut du mal à fermer l’œil car son esprit, en proie à mille réflexions, l’avait empêché de trouver la paix nécessaire à un repos dont il avait grandement besoin. Lorsqu’il émergeât de ses songes, Tristan s’aperçut qu’il ne faisait plus ‘jour’. Etait-il en soirée ? juste avant le matin ? il n’aurait su le dire. En revanche, il se sentait comme s’il se réveillait de beau matin. Une certaine luminosité émanait du dehors, diffuse et non agressive. Son regard se détournait un instant vers la fenêtre lorsqu’un dragon qui volait par-là apparut dans son encadrement. Rapidement, d’autres apparurent dans le petit rectangle ouvert vers l’extérieur. En toile de fond, on pouvait apercevoir la masse ténébreuse de la mer nocturne, donnant l’impression d’un ciel sans étoile. Tristan aurait pu faire la fine bouche, préférer ne pas croire ce qui lui arrivait, mais cela était bien réel et il n’était pas de ce genre-là : Accepter les choses telles qu’elles étaient était déjà pour lui, un premier pas vers l’apaisement. Sa main bandée le lançant toujours, le ganadéen entrepris de bouger légèrement ses doigts, ceux-ci étaient encore sensibles mais bien moins que les jours précédent. Il s’y ferrait.

Sentant qu’il ne fermerait plus l’œil, il entreprit alors de se lever et de manger le repas qu’on lui avait préparé sur la table avant de se faire un brin de toilette avant de remettre des vêtements qu’on lui avait déposé dans un coin. Le ganadéen s’aspergeait à peine le visage que des coups se firent entendre à la porte. Surpris, mais pas décontenancé, l’homme invitait l’étranger à entrer. Pensant tout d’abord à Dinjelaï, il fut vite déçu en voyant son père entrer dans la pièce : Il ne voulait pas le voir. Sans un mot, il continuait néanmoins sa toilette tandis que Jonas entrait dans la pièce.
    « Bonjour, Tristan. Je vois que tu reprends tes forces, c’est bien…» « Que me voulez-vous père ?» Le ton, sec, annonçait déjà la couleur.
    « Juste te voir, vérifier que tout allait bien.» Répondit Jonas sans se laisser décontenancer. Ses paroles étaient sincères.
    « Et bien… je dois avouer que cela aurait pû aller mieux.»
Répondît Tristan sur un ton plutôt distant. Son père, sentant la colère de son fils, laissait un instant le silence envahir la pièce tandis que ce dernier finissait de se laver. Jonas en profitait pour faire quelques pas vers la fenêtre de la chambre, jetait un rapide coup d’œil dehors avant de reporter son attention sur Tristan :
    « Je sais que ces derniers jours n’ont pas été facile à vivre Tristan.»
    « Hô que oui, père, on peut le dire... Et je vais vous dire. Je crois que les prochains jours le seront tout autant…» Tristan s’essuyait alors avant de continuer : « Pendant toutes ces années vous nous avez mentis, Jonas.» Annonçait ce dernier. Jonas hésitait avant de répondre :
    « …Tu ne devais pas venir ici, Tristan. Ta place était à Ganadiel, Avec Allyssandre.»
    «Cessez, père ! Cessez !! Je ne souhaite pas en parler de ce que vous aviez prévus ou pas. De ce que j’ai perdu ou pas ! Vous m’avez emmené dans cet endroit bizarre ou des gens s’accouplent avec des créatures d’un autre âge. Que voulez-vous que je pense !? Toute notre vie vous nous avez enseigné la vertu devant Ouranos. Et…» L’homme hésitait à son tour, il s’avait que s’il allait plus loin, il ne pourrait réfréner plus longtemps sa colère. Jonas reprit alors :
    « Tristan… Les choses… ne sont pas aussi simples.»
Le soldat était visiblement troublé par les paroles de son fils. Cela ne pouvait venir que du fait que ce dernier n’était sans doute pas sorti du choc qu’il avait reçus. Jonas renonçait alors à discuter plus avant avec lui de Tol Orëa, sentant que son fils n’était pas vraiment réceptif à ce qu’il allait lui dire. Comprenant alors l’impasse dans laquelle il était, Jonas préférât se retirer. Néanmoins, les deux hommes convinrent d’en reparler à un autre moment car Tristan était tout de même conscient que sa survie dans ce nouveau monde passerait très certainement en partie par son père. Tristan reçus alors la visite d’un médecin pour surveiller ses blessures et refaire ses bandages.

Quelques minutes plus tard, une fois la tension retombée, l’Orënien entreprit de visiter les tours. Il parcourut les couloirs, un peu frais, de l’endroit, à moins que ces vêtements fussent légers : un pantalon de toile blanche et une chemise de lin clair. Ce qui frappait Tristan en parcourant ses couloirs étaient le jeune âge des pensionnaires de ces tours. A nouveau, il entendait de nouveau sa voix intérieure qu’il pensait être celle d’Ouranos. Sa démarche était légèrement boiteuse et le bandage qu’il avait attirait la curiosité des passants, par compassion autant que par vanité.

L’homme se promenait ainsi pendant un certains temps, avant que son état ne le pousse à faire une halte. C’est alors qu’il vint s’installer dans ce qui devait être un salon où les résidents des tours se rencontraient, discutaient… Après ce parcours en solitaire, l’opportunité de pouvoir rencontrer d’autres habitants était tentante même s’il se préparait déjà intérieurement à entendre quelques abominations. L’aspect juvénile des pensionnaires le rendait perplexe. A prendre quelques paroles au vol, certains se croyaient déjà au sommet. Ces discussions prises au vol exaspéraient déjà l’orenien qui allait s’installer dans un fauteuil disposé près de l’âtre d’une grande cheminée. Elle dégageait une chaleur bienfaisante qui revigorait quelques peut le corps du ganadéen qui, souvent en présence d’un feu, perdit le regard dans les flammes jusqu’à ce que cette contemplation ne fusse interrompue par l’arrivée plutôt remarquée d’une jeune femme.

Celle-ci se vautrait dans un fauteuil non loin de lui, de travers, posant un baluchon au sol, près du feu. Tristan ne pût la détailler plus avant, mis à part l’apparente jeunesse de cette voisine aux manières vulgaires lui montrant ses jambes posées sur l’accoudoir. L’homme haussait les sourcils en reportant le regard sur le feu. Se demandant bien dans quel endroit il avait pu atterrir. Repartant dans ses réflexions embrasées, il songeant à Freya, Apolline et Horatio, se demandant s’ils étaient capables de tels actes en public. A moins que cette personne n’avait pas remarqué sa présence, la solitude étant parfois libératoire…

C’est alors qu’une forte odeur vint titiller ses narines, quelque chose brûlait, ce qui était normal, mais l’évacuation de la fumée ne devait pas se faire correctement. C’est alors que le ganadéen aperçut de la fumée s’échapper du baluchon posé au sol mais celui-ci ne commençait à bruler qu’au moment où Tristan se levait. Lâchant un juron, il allait vite chercher la nappe d’une table non loin, faisant tomber la vaisselle qui y était disposé. Revenant alors vers la jeune femme, il constatait que celle-ci dormait à poing fermé malgré le vacarme. Tristan enveloppait ensuite le baluchon pour étouffer le feu. Il sentit tout de suite ses mains lui faire mal.
Leïann Asbjorhn
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct 2012 - 21:47 Répondre en citantRevenir en haut

Leïann s’était endormie presque instantanément, aidée pas l’insouciance de l’enfance et ainsi que par la chaleur rassurante que le feu de cheminée diffusait, confortablement installée, enfouie dans sa cape. Elle semblait si petite et menue par rapport au large fauteuil. Elle dormait si bien qu’elle ne rendit même pas compte qu’une braise avait sauté et avait atterri sur son baluchon qui était en train de prendre feu.

Même le remue ménage autour d’elle et le bruit de la vaisselle qui se brise, ne l’avait pas réveillé, et elle avait continué à dormir à poings fermés pendant que son voisin affolé, s’efforçait d’éteindre à grand coup de nappe, le départ de feu qui s’était déclaré. Si tout ce bruit ne l’avait pas réveillé, la présence de l’homme tout proche d’elle en fut autrement. Elle remua un peu et ouvrit distraitement un œil, puis les deux. Elle se redressa, surprise, en voyant un homme inconnu debout prés d’elle, en train de s’agiter. Elle mit quelques instants à comprendre ce qui se passait. L’odeur de brulé finit de a réveillée complètement. Elle saisit le sac des mains de l’homme, le jeta à terre et se mis à le piétiner frénétiquement jusqu’à ce que plus de fumée ne s’échappe de ce dernier. Le feu éteint, l’enfant vida le contenu du baluchon sur le sol. Heureusement, seuls les quelques linges qu’elle avait emporté avaient été abimés. Les quelques d’herbes et racines qu’elle avait prit soin de prendre avec elle, ainsi que son couteau étaient intacts. La jeune fille soupira et s’agenouilla par terre, soulagée.

Ses yeux se posèrent sur l’homme qui avait tenté de d’éteindre le feu. Il était assez amoché au vu de tous les bandages. Il semblait avoir été passé à tabac et ce assez sévèrement. Ses mains surtout semblaient avoir été affectées. L’enfant le regarda fixement, de ses grands yeux gris, l’homme semblait souffrir. Leïann entreprit de farfouiller parmi tout le barda devant elle et en tira un petit sachet de cuir fermé à l’aide d’un cordon fait de corde grossière. Elle l’ouvrit afin de s’assurer de son contenu puis le jeta à l’inconnu.

« C’est de la poudre de Hjalmar, ça calme la douleur… Ca passe un peu mieux mélanger avec du miel »

C’était ce que sa mère faisait lorsqu’elle était enfant et que ses frères ou elle-même s’étaient blessés, son père en prenait régulièrement à cause d’une vieille blessure qui le faisait cruellement souffrir lorsque le temps était humide. C’était sa façon à elle, certes un peu rustre, de le remercier. Ses yeux se reportèrent sur le visage de l’homme. Il lui semblait bien étrange, son style et son maintien n’avait rien d’un soldat, ou d’un quelconque fermier…

« Tu t’es battu avec un yack avant de venir »
Tristan Orloff
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MessagePosté le: Ven 9 Nov 2012 - 12:41 Répondre en citantRevenir en haut

L’homme étouffait le feu naissant avec la nappe qu’il avait arraché à la table non loin. L’état de ses mains rendait l’opération malaisée ce qui lui arrachait quelques jurons bien sentis dans un accent nord-orënien caractéristique. La jeune fille assoupie près de lui, finis par se réveiller après un tel remue-ménage et lui arrachait le sac fumant dans un geste nonchalland. Sans doute pensât-elle qu’il était en train de lui voler ses affaires ?

    « Vous devriez faire plus attention où vous mettez vos affaires mademoiselles.»


Avait-il dis machinalement, sur un ton sec, laissait s’échapper également quelques relents sarcastiques alors que la jeune fille vérifiait l’état de ses affaires. Tristan, rejoignant son siège remarquait alors que des gardes entraient dans la salle. Bon sang ! Lui qui voulait se reposer tranquillement, voilà qu’il se retrouvait aux bords des ennuis.

    « Tout va bien ! Tout va bien ! Nous avons juste eux… un coup de chaud. Veuillez nous excuser pour le désordre.»


La forte odeur de brulé et les restes de fumée dans la pièce étaient là pour étayer les paroles de l’orënien. Les gardes n’allèrent pas plus loin, mais sermonnaient alors verbalement les deux responsables de ce chambardement avant de demander à un domestique de venir ranger le désordre. Poussant un soupir de soulagement, Tristan allait s’en retourner vers sa place quand l’inconnue lui proposait de la ‘poudre de Hjalmar’. L’orënien n’en avait jamais entendu parler et il hésitait un instant avant de prendre ce que lui offrait la jeune fille, non sans la remercier au passage.

S’asseyant ensuite, pour de bon, dans son fauteuil, l’homme s’y enfonçait profondément, se tenant le front à la façon d’une personne ayant un soudain mal de tête. A présent que la tension était retombée, l’image de ces gardes pénétrant dans la salle le renvoyait à son arrestation violente quelques semaines plus tôt, lorsqu’il était encore à Ganadiel. Ses souvenirs en geôles et les interrogatoires musclés revinrent alors avec une précision redoutable dans son esprit. L’homme fermât alors les yeux avec force, tentant de focaliser son esprit sur autre chose mais ces souvenirs et le flot d’images qu’ils charriaient était encore trop puissant chez l’ancien condamné. Il serrait alors le poing qui fut secoué d’un léger tremblement, Tristan ne voulait pas extérioriser l’émotion qui le parcourrait en ces instants. C’est alors que la voix de la jeune fille, douce mais emprunt d’un fort accent qu’il ne connaissait pas, retentit à côté de lui. Rouvrant les yeux, fixant alors les flammes dans l’âtre, l’orënien sentait son esprit passer à autre chose. Son tremblement s’estompait, il passait ensuite une main dans ses cheveux, fixant toujours le brasier avant de répondre à l’inconnue, laconique :

    « Oui, on va dire çà… »


Son regard passait alors vers la jeune fille, il esquissait un léger sourire qui, traduisait plus un mal-être qu’autre chose mais il n’était pas prêt à parler de son expérience à des inconnues. Un yack ! Il ne savait même pas ce que c’était, tout au plus en avait-il vaguement entendus parler mais jamais approfondis ses connaissances là-dessus… Après un court silence, le ganadéen se risquait à lancer quelques mots sur lui.

    « Je viens d’arriver ici, je m’appelle Tristan Orloff.»

L’impression qui pouvait se dégager de ces paroles téméraires, mais maladroites, ne laissait pas vraiment de doute sur l’opinion négative de l’Evanescent sur sa présence au Mär. Bien que celles-ci fussent destinées à sa proche voisine, il avait replongé son regard dans le brasier de la cheminée. Les voix qu’il entendait maintenant quotidiennement dans sa tête n’étaient pas pour faciliter les choses et il pouvait apparaître plus comme, résigné par son sort.
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