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 [RP] Le temps des bravades et de la bière Sujet suivant
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Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012 - 16:09 Répondre en citantRevenir en haut

Gabrielle, comme souvent, regardait le ciel. Et comme tout aussi souvent, elle se trouvait dans un lieu isolé du village. Dans la clairière où elle s'entraînait avec Siothrun. Elle savait que peu de gens s'aventuraient jusque là. Certains craignaient de tomber sur un ours dans la forêt. Pourtant elle était à quoi ? Trois lieux du village ? D'accord, il pouvait arriver de tomber sur une de ces impressionnantes bêtes dans la montagne, et proche du village. Mais l'odeur des hommes les tenait éloignés, et puis... la neige qui se répandait dans la vallée était signe d'un hiver fort. Les ours étaient donc en train d'hiberner bien cachés dans leur grotte. Il y avait donc bien peu de chance de tomber sur l'un d'eux. Quant aux loups... N'importe qui pouvait remarquer que les canidés se trouvaient loin, aucune trace n'ayant été vu dans les environ depuis quelques mois. Le gibier était plus simple à attraper dans les bois plus profonds pour eux, sans l'activité des hommes pour les éloigner. Bref, elle ne prenait aucun risque en sortant du village et en s'aventurant là. Surtout qu'elle connaissait le terrain par cœur.

Perchée sur la branche de l'arbre qui s'élevait autour de la clairière, la couvrant de ses branches centenaires. Le sol, malgré cette protection, était couvert de neige, et les extrémités de l'arbre pliaient sous le poids de cette blancheur. Gabrielle aussi, subissait l'influence des cristaux d'eau. Le froid, mordant et sec, lui glaçait les doigts à travers les gants qu'elle portait, de même que le froid traversait ses vêtements. Il faut dire, elle était là depuis un moment déjà. Et sans bouger... Elle agita les pieds pour aider le sang à circuler, et réchauffer un peu le bas de son corps. Elle fit de même pour ses bras, avant de frotter ses mains entre elles puis de revenir à une position normale. Elle devait prendre garde à ne pas geler sur place. Ca aurait été dommage qu'elle perde un doigt aujourd'hui. Surtout après dix-sept ans sans pertes de membre. Ses parents avaient été particulièrement soigneux à ce sujet. Elle avait eu de la chance.
Tout autour était calme, comme si le temps s'était arrêté, et que seuls les nuages continuaient de se mouvoir. C'était d'ailleurs eux qu'elle observait. Le soleil se trouvait tout à l'ouest, déclinant vers le couchant. Et c'était bien les seules couleurs qu'elle voyait dans cet espace infini, en l'absence de bruit. Il était encore tôt, et pourtant, elle ne devrait plus trop tarder à rentrer. Ce soir elle aiderait à la taverne, à son grand désarrois. Mais au moins comme ça, elle ne s'ennuierait pas. Mais elle voulait rester encore un peu tranquille. Mais apparemment, ce n'était pas dans les projets d'une autre personne. Si on pouvait qualifier de personne l'oiseau qui vint agiter les branches plus haut. Provoquant une chute inopinée de neige. Sur Gabrielle qui se trouvait en dessous. Fichu piaf. La neige qui était tombée par terre créa un nuage d'un bleu clair très léger. La neige n'était pas hostile, mais tout son venant d'elle était de la même couleur que les hostiles. Du bleu. Clair, pour cet élément. Sans doute à cause du danger latent qu'elle représentait.
Gabrielle lâcha un grognement.

- Ca va, j'ai compris...

Elle se redressa, et se laissa aller en arrière, sans déplier les genoux afin de se retrouver la tête en bas. Ce qu'elle portait descendit en même temps un tout petit peu, laissant mieux le froid s'infiltrer dans ses vêtements. Et c'était sans parler de ses cheveux qui subirent l'effet de la gravité. Sa mère allait la tuer en voyant qu'elle était encore aussi bien coiffé qu'un buisson d'épine. Bah, tant pis. Ses mains vinrent se poser sur la branche – plus épaisse – de l'arbre, et elle s'en servit comme appuie pour pouvoir relever ses jambes et se laisser ensuite retomber les pieds en avant vers le sol. Elle avait grimpé tellement souvent sur cet arbre qu'elle savait exactement comment faire pour en descendre, et l'emplacement de chaque endroit pouvant supporter son poids. Une fois au sol, se réceptionnant accroupie pour amortir le choc, ses pieds s'enfoncèrent dans la neige d'une bonne dizaine de centimètre. Ce qui était tombé dans la journée, la couche inférieur ayant gelé durant la nuit.

Le chemin jusqu'au village fut rapide, alors que la nuit apparaissait. La taverne allait bientôt ouvrir. A son arrivée, sa mère lui fit remarquer que sa coiffure laissait à désirer, tout comme sa tenue. Un pantalon... Elle pourrait au moins faire l'effort de mettre un jupon par dessus. Et comme ça, ça te tiendra plus chaud, Gabrielle. Tu parles. Elle alla passer des habits plus corrects, puis redescendit, pour aider à libérer les tables des chaises, et raviver le feu des âtres. Les premiers hommes arrivèrent, ainsi que les femmes et certains adolescents. Dès que la nuit tombait, et que les repas avaient été pris, la plupart des villageois venaient se regrouper ici. Des voyageurs, il y en avait bien peu, et la plupart des gens s'en méfiaient comme de la peste. Gabrielle aidait au service, et jetait de temps en temps des coups d'oeils désespérés à son oncle qui buvait tout seul à une table. A côté de celle-là se trouvait la seule autre table libre, où personne ne s'asseyait jamais. Il manquait encore un certain nombre de gens, sans doute finissaient-ils de couper du bois pour la nuit, ou de rentrer les bêtes au dernier moment.

La porte ne cessait de s'ouvrir et de se fermer. En soi, rien de surprenant. Jusqu'à ce qu'elle s'ouvre sur des voyageurs. Une femme et un homme. Un léger flottement eu lieu à leur entrer. Certains clignèrent des yeux plusieurs fois. D'autres ouvrir la bouche. Le silence c'était fait, alors que les conversations allaient bon train sur l'idiot du village. Autant dire que Gabrielle n'écoutait qu'à moitié. Cette dernière releva les yeux sur les nouveaux arrivants. Jamais vu dans le coin. Echange de regard avec son oncle. Il secoua la tête. Visiblement, il ne les connaissait pas. Puis finalement, les conversations reprirent, chuchotées. Le père de la rouquine le poussa en direction des voyageurs. Elle grinça des dents. Evidemment... C'était elle qu'on envoyait.

- Bonjour, vous pouvez vous installer là-bas, si vous voulez. Elle leur indiqua du doigt la table vers Siothrun. Le brun à l'allure un peu d'ours se retint de râler, observant de ses yeux bleus perçant les deux étrangers. Je vous apporte quelque chose à manger ou à boire ? Doit-on vous préparer une chambre pour la nuit ?

Oui, la taverne faisait aussi office d'auberge. Mais ça arrivait tellement peu souvent... Bref. Elle les toisa du regard, les jaugeant. Son ton était peu chaleureux, étant donné la motivation qu'elle avait à faire ce travail.
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MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012 - 16:09 Revenir en haut

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Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mar 18 Sep 2012 - 14:58 Répondre en citantRevenir en haut

Dinjelaï et Anareinth avait à peine déposé Cas'yldh dans sa chambre des Tours Joyaux, que déjà le Blanc s'impatientait. Il avait deviné une piste, là-bas, en Orën. Ténue pour le moment, car provenant sans doute de la dernière région survolée par la nouvelle Triade avant son arrivée au Kaerl. Le continent du Nord-Ouest n'en finissait pas de faire éclore de nouveaux Doués, à croire qu'une troupe entière de Valherus avait décidé d'y établir une longue descendance! Dinj fit mentalement ses comptes, profitant d'un bain chaud dans ses appartements. Tristan venait d'Orën, dans une communauté qui semblait croire profondément au Dieu Ouranos et qui disait entendre fréquemment des voix, qui se révélaient plus souvent celles de dragons un peu bruyants que de l'époux de Gaïa en personne. A croire que là-bas, le Don faisait tâche d'huile...
Enfin, après une simple petite nuit de sommeil réparateur au Kaerl, l'elfe esquiva une réunion du Conseil au motif de récupérer elle-même cette petite âme qu'Anareinth avait déniché.

** Pas de chasse à l'aole cette fois Din, on n'aura pas vraiment le temps... **

L'elfe eut un petit sourire en coin. Non, effectivement, ils n'auraient pas le temps. Elle se demanda si cette volonté de prendre un nouvel Aspirant à charge était un signe inquiétant d'hyperactivité. Après tout, elle était Dame, et avait en théorie d'autres chats à fouetter! Mais paradoxalement, elle n'avait pas de rapports à préparer pour chaque session plénière, pas de lettres à compiler pour être sûre que rien dans le vaste Rhaëg n'échappait au regard du Kaerl. Etre Dame, finalement, consistait à s’asseoir en bout de table, à écouter avec attention puis, la plupart du temps à approuver et contresigner celui ou celle qui avait le plus réfléchit à la question. Et entre chaque, elle pouvait vaquer à son gré, et enfin remplir ses devoirs de Maître: former la jeune génération.

* Alors, prêt? *
** Prêt! **


Depuis le balcon de sa chambre qui surplombait le Màr, Din enfourcha son lié, et quelques battements de coeur plus tard, ils disparaissaient dans le néant de l'Interstice...



Cette partie du continent était particulièrement froide, balayée par les vents du nord qui portaient des nuages chargés de neige. Sous les ailes du dragon Blanc s'étendait un bois étouffé sous une lourde chape hivernale. Sous ses yeux, la carte d'Orën s'étendait à perte de vue et les plaines ne se distinguaient des forêts que grâce à leur blancheur immaculée que nulle branche sèche, nul buisson épineux ne venait abîmer. Les deux liés inspirèrent profondément l'air glacé et exhalèrent une brume épaisse. L'après-midi était bien avancé, et en cette saison, il ne tarderait plus à faire complètement nuit. Déjà le soleil se paraît d'orange et de rose, enfilant ses habits de nuit.

** Cette fois je viens! Tu m'écartes à chaque fois, mais tu ne te débarrasseras pas de moi aujourd'hui! **
* Mais Anareinth, si elle est au village... *


Le Blanc s'interrompit quelques instants, et huma l'air. Comme si le Don avait une odeur... Par mimétisme, Dinjelaï plissa elle aussi le nez, sans rien percevoir, alors qu'Anareinth virait doucement pour changer de cap. Ils survolèrent un village aux cheminées fumantes, bien cachés dans les lourds nuages.

** Coup de chance, elle n'est pas au village... Mais dans cette direction! **

Din fronça légèrement les sourcils. Avec le froid, elle n'aurait pas rechigné sur un bouillon au coin d'un feu. L'idée de passer la soirée les deux pieds dans une flaque de neige ne l'enchantait guère. Anareinth, lui se régalait! La température n'était pas un problème pour lui, et à l'écart des habitants, sa Liée ne pourrait trouver aucun prétexte pour l'éloigner du premier face à face...

* Hé tiens, ce ne serait pas elle là-bas? *

Seule la vue elfique de Din avait pu capter la petite silhouette aux cheveux enflammés qui émergeait à l'instant du bois.

* Dommage, on dirait qu'elle rentre! *

Anareinth poussa un grondement si désemparé que Din eut pitié de lui. Ils amorcèrent une douce descente en direction d'une clairière un peu éloignée, et à peine l'elfe ayant posé le pied à terre que le Blanc se métamorphosait en un élégant neishan... Il avait troqué ses habits habituels en une capeline délicatement bordée d'hermine, et de jolis gants de cuir protégeaient ses mains fines. Dinjelai siffla, mi-moqueuse, mi-admirative.

Monsieur est prévoyant, et bien équipé! Si vous voulez bien vous donner la peine, monseigneur...

Avec une petite courbette, Din indiqua la direction du village. Le soleil était tombé, le crépuscule commençait à obscurcir les bois, il ne fallait pas s'appesantir dans le coin!



Après quelques minutes de marche, ils se retrouvèrent dans les rues boueuses du village. La neige avait été poussée contre les murs où elle formait des tas sales qui fondaient lentement. Un petit sourire amusé étira les lèvres de Din lorsqu'elle remarqua que les élégantes bottes d'Anareinth se couvraient d'une couche épaisse de bouillasse... L'auberge ne fut pas difficile à trouver. Tous y convergeaient, souvent un par un. Il devint vite évident que c'était le seul point de rencontre du village, et que le sujet de leur intérêt s'y trouvait. Ils entrèrent, sans mettre au point de tactique particulière. Din comptait sur Anareinth, puisqu'il tenait tant que cela à être présent...

La salle n'était pas comble, mais déjà bien remplie, et bruyante de conversations animées. Le feu qui flambait dans l'âtre réchauffait joyeusement l'assemblée... Mais Din ne repéra rien de tout cela. Comme Anareinth, elle n'avait d'yeux que pour la jeune fille, celle qui portait un tablier, devant l'une des tables du fond où seul un habitué était accoudé. Rousse, élancée, elle était peut-être la plus jeune des femmes présentes, dans une assemblée majoritairement masculine. Elle se porta vers eux d'une démarche souple, mais on lisait sur son visage qu'elle n'était pas vraiment enchantée d'accueillir des étrangers. La table qu'elle leur désigna était un peu loin du feu au goût de Dinjelaï, mais au moins ils y seraient plus à l'écart. Inutile de se faire trop remarquer...

** La fille du patron? Hum, pas de chance... Elle risque d'être difficile à convaincre... **
* Pas sûr... *


Din renvoya mentalement à Anareinth l'image de la mine pincée de la jeune femme quand son père l'avait poussé vers les nouveaux arrivants. Elle lui adressa un sourire chaleureux et se dirigea vers la table indiquée:

Inutile de nous préparer une chambre demoiselle, nous souhaitons simplement dîner. J'espère que la patronne à encore quelque chose de chaud dans ses fourneaux!

Le ton de l'elfe était sans doute plus enthousiaste que ne le demandais la situation, elle nota de se faire un peu plus discrète pour le moment. Ils prirent place à table, Anareinth compléta la commande de lait de chèvre, s'attirant une moue peu convaincue de la part de sa liée. Une fois la Douée éloignée, il se pencha au dessus de la table pour chuchoter:

Et maintenant qu'est-ce qu'on fait?!

On attends qu'elle revienne, puis on la kidnappe et on part en courant... Tu es prêt?

Tu plaisantes?!


Dinjelaï lui décocha un regard qui signifiait " A ton avis? " et soupira:

Bien sûr que non béta. On attends que les gens repartent. Visiblement, personne ne doit dormir là, on va attendre la fin du service!

Le neishan se hâta de hocher la tête avec un petit sourire contrit. Et ils firent ce qu'ils avaient dit.




HRP: A toi de voir si le service se passe sans encombre! Mon post est un peu long, je tâcherais de faire un brin plus court la prochaine fois!
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Mar 18 Sep 2012 - 20:22 Répondre en citantRevenir en haut

[hrp La longueur ne me gêne pas =) d'ailleurs j'ai fait un peu long là aussi, désolée u___u Si tu veux faire agir Emil, te gêne pas d'ailleurs o/]

Le tablier, c'était le mal. Sérieusement, c'était tellement ridicule de porter ça. Surtout qu'elle ne faisait que servir. Et puis c'était embêtant, pour bien bouger. Comme quand on était en robe. D'ailleurs, sa robe la grattait. Le tissus était de bonne qualité, mais elle n'aimait vraiment pas l'idée de porter ça, par conséquent, toutes les excuses étaient bonnes. Bref. Revenons à nos moutons. A savoir, nos deux étrangers. Un peu étonnée par leur présence, surtout dans la mesure où ce village était vraiment perdu dans la montagne. Enfin... Pas tant que ça, mais après lui, il n'y avait plus grand chose. A part les hauts pics, puis le lac. Sans doute allaient-ils par là d'ailleurs. Mais ils auraient plutôt dû s'y rendre par bateau. Malgré la saison qui s'y prêtait peu, la mer restait calme, et puis les côtes étaient tout de même plus chaudes. Mais ce n'était que l'avis de la jeune femme. Et ça ne regardait que les deux voyageurs. Ses questions posées, Gabrielle commença à avancer en même temps qu'eux pour entendre la réponse. La voix fluette et enjouée de la jeune femme retentit. Elle n'était pas hostile, loin de là, et semblait même un peu avenante. Elle était mauve. Simplement un dîner ? Ils avaient l'intention de passer la nuit dans la forêt par ce temps ? Ils étaient fous ?
La nuit dans les montagnes étaient mortelles. La dernière fois que quelqu'un s'était perdu là-dedans en hiver n'était jamais revenu, et lors de la fonte des neige, son corps à moitié mangé avait été retrouvé. Elle afficha un air un peu suspicieux, mais se retint de poser la moindre question, malgré la curiosité que ça éveillait en elle. Elle ne s'attendait vraiment pas à ce qu'ils refusent de prendre une chambre. Son regard dériva vers son oncle, qui observait la scène, protecteur. Il se méfiait moins des étrangers que la plupart des villageois, mais son instinct lui disait qu'ils n'étaient pas là par hasard. Mais je m'égare.

Gabrielle hocha la tête au passage de commande. La femme semblait bien enthousiaste en tout cas. Et son compagnon semblait un peu particulier, un peu précieux et presque fragile dans son allure. Il faut dire, c'était sa race qui voulait en partie ça, sans doute. Les cheveux blancs avaient toujours donné cette impression à la jeune femme. Et ce qu'il commanda n'arrangea rien. Sa voix était ivoire. M'enfin, c'était là les habitudes des clients, elle n'y pouvait rien. Elle fit un sourire qui sonnait faux, mais il le fallait bien, puisque son père guettait dans leur direction. « Très bien, je vous apporte donc ça. » Et elle s'éloigna.

Les sourcils un peu froncés, elle apporta la commande à sa mère et s'occupa de verser le lait dans une chope. Des verres, ils n'en avaient pas, pour le coût de ceux-ci par rapport à la solidité. Elle l'apporta rapidement à la table, sans rien dire, et repartit aussi vite qu'elle était venue. Elle retourna ensuite aider, versant la bière à ceux qui en demandaient. En général, ils ne payaient pas en monnaie, mais directement en vivre ou autre, le village s'organisant plus en troc qu'autre chose. Ce qui était normal dans une petite communauté. Finalement, le repas fut prêt, et Gabrielle l'apporta. Il s'agissait de pomme de terre accompagnées d'oignon, de fromage et de lard. Le genre de repas consistant, pas très raffiné, qui tenait bien au ventre. Avec ça, on en avait pour son argent. Elle leur apporta ça servit dans des assiettes en bois. Toujours rien de luxueux. Mais ça n'avait jamais empêché les habitants de bien vivre de toute façon.

« Bon appétit. Si jamais vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à m'appeler. »

Le visage aussi ouvert qu'une porte de prison, elle les laissa là et s'éloigna puisqu'ils semblaient n'avoir besoin de rien d'autre. Le reste de la soirée se déroula tranquillement, les gens arrivant et augmentant le bruit dans la taverne, ce qui avait tendance à faire grogner un peu Gabrielle. Trop de bruit équivalait à un décor emplit de couleurs qui n'avaient rien à faire là. Et même si elle avait l'habitude, puisque ça avait toujours été ainsi, pour elle qui aimait le calme, ça restait particulièrement désagréable. Ash passa la voir une heure ou deux et elles discutèrent tranquillement, Gabrielle continuant de servir en même temps, esquivant certains des clients en les envoyant balader. Notamment la bande d'Emil, ces idiots qui rêvaient de remettre la rouquine à sa place. Et ça y aller sur les blagues graveleuse et des mains baladeuses – quand le paternel ne regardait pas - qu'elle évitait sans mal. Question d'habitude. Ils étaient déjà insupportables en temps normal, mais dès qu'ils étaient avinés, ils devenaient grotesques et rustres. Enfin bon. Passé une certaine heure, alors que le vent se faisait entendre dehors et qu'on pouvait voir à travers les fenêtre la neige qui allait avec, les gens commencèrent à s'en aller. Demain, il faudrait encore déneiger. Et puis il faudrait couper du bois, s'occuper des bêtes et aller chasser les rares bêtes qui traînaient un peu dans les environs, pour aider aux réserves. Bref, bien des choses en perspective. Et voir les gens quitter la salle arrangeait bien Gabrielle qui irait volontiers se reposer. Son regard se posa sur les dernières personnes présentes. Siothrun, mais il ne comptait pas vraiment, Emil et sa bande, qui faisaient bien du bruit, toujours. Quelle tâche de bleu. Littéralement. Elle les voyait tellement comme des ennemis que tous les bruits qu'ils pouvaient faire provoquait des couleurs bleus, de la traîné de leur chaise sur le sol qui laissait une trace sur le parquet, quelques secondes, à leurs voix qui les entourait d'une sorte d'aura désagréable. Et puis il restait... les étrangers. Sérieusement, ils voulaient vraiment pas de chambre ? Gabrielle lança un regard à sa mère qui lui fit un signe de tête. Elle hocha la sienne et se dirigea vers eux.

« Excusez-moi, vous êtes sûrs de ne pas vouloir de chambre ? Les nuits dans les montagnes environnantes, en cette saison, sont mortelles. Vous n'avez aucune chance à l'extérieure. Je ne sais pas d'où vous venez, mais je vous déconseille de dormir hors du village cette nuit. »

Sans parler du fait qu'au rythme où ça allait, Emil allait camper là avec ses amis. Et si les étrangers quittaient la salle principale, Siothrun se ferait une joie de faire quitter à la joyeuse bande le lieu.

« Enfin, je dis ça, faites comme vous le sentez surtout. On se fera une joie d'enterrer vos corps demain en les trouvant. »

Et éventuellement de conserver vos richesses, mais ça... Ah, la grande sympathie de Gabrielle. Toute une histoire, mais elle n'était pas à l'ordre du jour. Les fixant, Siothrun qui se trouvait toujours à côté esquissa un petit sourire à la remarque. Puis il se leva. Il était temps de virer Emil et les trois garçons avec lui. Même s'ils allaient sans doute protester, faire du bruit, mais ça... Bref. Les voyageurs.

« Donc vous prendrez une chambre ? »
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mer 19 Sep 2012 - 21:56 Répondre en citantRevenir en haut

Din et Anareinth échangèrent un regard. Non ils ne comptaient pas dormir là, mais oui ils allaient prendre une chambre, histoire de ne pas inquiéter le couple d'aubergistes et d'éviter d'avoir d'avantage de regards braqués sur eux. Malgré les paroles pas franchement sympathiques, mais agréablement franches, l'elfe adressa un sourire aimable à la jeune fille:

Hé bien, maintenant que vous le dîtes... Il serait peut-être plus avisé de dormir ici, en effet. Nous ne voudrions pas vous donner la peine de creuser nos tombes.

La rouquine allait hocher la tête et tourner prestement les talons pour s'occuper de la chambre, mais Din s'y attendait et elle fut un peu plus rapide. Elle saisit son avant-bras, sans fermeté excessive, l'arrêtant dans son geste. Sentant qu'elle était peut-être allée trop loin, elle relâcha aussitôt sa prise et s'excusa:

Pardon, ne vous donnez pas la peine de faire les draps tout de suite, si vous le désirez, nous les installerons nous même en montant nous coucher. Vous avez l'air un peu fatiguée, et je vous ai observée, vous ne vous êtes pas assise une seule fois depuis le début du service. Je vous en prie, asseyez vous avec nous un petit moment.

Sans attendre sa réponse, Anareinth héla la femme de l'aubergiste qui rangeait quelques plats auprès de leur table:

S'il vous plaît, trois laits de chèvre!

Elle adressa un regard réprobateur à sa fille, mais Anareinth pris les devants sur ses reproches:

Allons allons, le client paye double si vous le permettez madame. Il ne reste plus beaucoup de monde à servir à cette heure.

De fait, seule une bande de jeunes hommes à peine sortis d'une adolescence boutonneuse continuait à faire du raffut. Cela ne concernait nullement Din et Anareinth, aussi ils s'en désintéressaient complètement.

Quel est votre nom demoiselle? Vous êtes la fille de l'auberge? Enfin je veux dire, sont-ce vos parents ici, ou bien simplement des employeurs?

Les questions étaient posées sur un ton badin de la discussion, avec un grand sourire en prime.



HRP: On garde Emil sous le coude encore un peu, mais je sens que ce brave gars va bien servir Clin d'Oeil
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Ven 21 Sep 2012 - 07:57 Répondre en citantRevenir en haut

Bon, ces types étaient définitivement étranges. Non parce qu'il fallait bien avouer que ce n'était pas tout le monde qui aurait sourit face à une remarque de ce genre. Le sourire aimable, le ton, tout ça respirait le mauve. C'en était déstabilisant, sincèrement. Un léger froncement de sourcils plus tard, la jeune femme s'apprêta à hocher la tête pour simplement s'éloigner et aller s'occuper de la chambre. Mais à dire vrai, Gabrielle n'eut pas vraiment l'occasion de se retourner. Un geste l'en empêcha. Un geste qui la fit sincèrement grimacé. Et encore, Dinjelaï avait de la chance, car elle avait pu le voir venir, et savait donc que ce n'était pas forcément un geste agressif. Et puis la pression était trop douce pour être menaçante. Mais le contact la dérangea immédiatement, et elle se dégagea, ou plutôt la Maîtresse Blanche la lâcha. Un peu des deux. Gabrielle vint machinalement poser sa main sur son avant bras, comme pour cacher une blessure, et le frotter un peu, pour faire partir la sensation, bien que sachant que ça ne servirait pas à grand chose. Il ne s'agissait là que d'un réflexe. Et puis la jeune femme s'excusa, alors bon. Ce n'était pas bien grave, même si la rousse émit un léger grognement un peu mécontent. Et la remarque qu'elle fit ensuite... De plus en plus louche, sérieusement. Gabrielle n'avait pas franchement l'habitude qu'on s'adresse à elle avec cette sympathie. Pas du tout même.

« Je ne devrais pas... » L'homme ne lui laissa pas vraiment le temps de finir sa phrase, il commandait déjà du lait de chèvre.

Gabrielle se tourna vers ses parents, ou du moins vers sa mère qui ne semblait pas particulièrement apprécier l'idée. Mais à l'annonce du paiement, elle finit par hocher la tête. Ah ben, sympa. Elle était pas une catin non plus qu'on vendait au plus offrant. Serrant un peu la mâchoire, elle prit une chaise et la plaça à côté de la table pour s'asseoir, visiblement assez peu ouverte. Sérieusement, sa mère pourrait se méfier un peu plus des étrangers parfois, ça ne la tuerait pas. Non parce que c'était louche qu'ils paient double juste pour la faire s'asseoir ici. Et pour lui faire passer un interrogatoire visiblement.

Prenant un souffle, elle s'employa à y répondre. A sa façon. « Avant de m'interroger ainsi, vous devriez peut-être répondre à vos propres questions, vous ne pensez pas ? » Non mais, sérieusement. Néanmoins, sentant le regard sévère d'une mère qui voulait son paiement sur sa nuque, elle poussa un soupir lourd de sens avant de répondre. Ca ne lui coûtait rien de le faire, selon sa génitrice, apparemment. « Je m'appelle Gabrielle Tàeleach. Et se sont bien mes parents, qui s'occupent de cette... auberge. » Non, Gabrielle n'aurait pas franchement qualifié le lieu d'auberge. De bar miteux, de pub un peu douteux parfois, mais pas franchement d'auberge. Même si le lieu restait bien conservé malgré le temps capricieux de la montagne. Son nom de famille avait été prononcé avec l'accent de la région, le « ch » devenant un « r » fort prononcé, presque roulé, et le reste possédant une orthographe que personne n'aurait pu deviné à cause de ça. M'enfin, qu'importe.

« Et vous alors ? D'où venez-vous ? Et qu'est-ce qui vous amène dans cette merveilleuse région ? » L'ironie était bien visible dans ses paroles, et elle les observait de son regard bleu, perçant. Elle n'avait pas le ton léger de son interlocutrice. Et à vrai dire, sa curiosité était sincère. Elle ne comprenait pas qu'on puisse venir se perdre ici. Mais surtout... ils étaient trop étrange pour être du continent. Et le désir de voyage qu'elle éprouvait pourrait peut-être se contenter de quelque récit et description d'un lieu inconnu.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Ven 21 Sep 2012 - 14:47 Répondre en citantRevenir en haut

Bon, la jeune femme ne débordait pas d'enthousiasme à l'idée de discuter un peu, il ne fallait pas être devin pour le comprendre... Dinjelaï échangea un regard soucieux avec Anareinth. Ca ne collait pas trop avec ses plans, elle n'aimait pas recruter en public. Normalement, elle aurait dû lui mettre le grappin dessus, loin des sentiers battus. Normalement elle aurait du présenter la situation, puis Anareinth serait arrivé, majestueux, et les emporter toutes les deux sur ses grandes ailes blanches...

Je m'appelle Dinjelaï, et mon ami Anareinth.

Ce n'étaient pas des noms de la région, mais ça n'avait guère de sens de les dissimuler. De toute façon ils avaient des mines et des manières d'étrangers. Quant à ce qui les amenaient dans la région...

* C'est toi qui voulait venir, alors réponds aux questions maintenant! *

Le précieux Neishaan posa ses mains à plat sur la table, et son regard malicieux se posa sur la jolie rousse:

Hum, hé bien nous adorons la neige, et à aucun endroit on en trouve de la plus douce et belle... Et froide! Un sourire éclaira son visage gracieux. Mais la réserve de Gabrielle émoussa son enthousiasme et il pris vite une mine plus sérieuse. Hum, en fait pas tout à fait. Nous... hé bien nous parcourons le monde en ce moment, à la recherche...

** A la recherche de certaines jeunes personnes qui auraient le Don de m'entendre... **


Le dragon Blanc sous forme bipède avait pris un air mystérieux en laissant sa phrase en suspens. Il avait hâte de voir la réaction de Gabrielle...
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Ven 21 Sep 2012 - 15:17 Répondre en citantRevenir en haut

Dinjelaï et Anareinth. Drôles de noms. Pour de drôles de personnes. Gabrielle les observait, et plus elle le faisait, plus elle les trouvait étranges. Son oncle, Siothrun, lui avait déjà dépeint à plusieurs reprises des gens d'ailleurs, que ça soit d'Orën ou d'autres continents. Et elle s'était, forgé son image, plus ou moins vrai des choses. Mais dans tous les cas, elle ne s'était pas attendu à ça. Et au moment où ils étaient entrés dans l'auberge, elle avait vu dans le regard du frère de sa mère quelque chose qui indiquait clairement qu'il n'avait jamais vu de tels oiseaux. Qu'ils soient de bonne ou de mauvaise augure. Alors forcément, ça poussait à la méfiance.

La Mauve laissa alors la parole à son ami, dont la voix d'ivoire vint retentir aux oreilles de Gabrielle. Ils étaient là parce qu'ils aimaient la neige ? Ils se foutaient de sa gueule ? La prenaient pour une simplette ? Sérieusement, c'était quoi leur problème là ? La jeune femme posa un regard suspicieux sur le dragon, sans avoir conscience de ce qu'elle avait sous les yeux, et elle attendit d'avoir la vraie réponse. Et son regard en disait long sur son attente. Et il le comprit bien vite, puisqu'il se reprit et...

Wait. Il venait de se passer quoi là ? Elle avait entendu sa voix, vu la couleur émaner de lui, mais... mais rien. Il n'avait pas bougé la bouche, ni le petit doigt. Rien du tout. C'était comme si les mots venaient de naître directement dans son esprit. Et c'était perturbant. Elle le fixa. Longuement. En silence. Les sourcils froncés, signe de la réflexion qui s'entamait dans son esprit. Est-ce qu'ils étaient des sortes de sorciers ? Et venir chercher des gens qui avaient le Don... Le Don de quoi ? De pratiquer la sorcellerie ? Calme, la jeune femme fini par se lever de sa chaise en la faisant râcler, attirant l'attention sur le petit trio. Puis elle se tourna vers sa mère.

« M'man, ils veulent monter dans leur chambre, je vais y aller avec eux et leur préparer le lit. »

Ceci dit, elle se dirigea vers l'escalier qui se trouvait derrière le comptoir et les étagères, leur faisant signe de suivre, Siothrun et Emil les suivant du regard. Les chambres se trouvaient à l'étage, où il n'y avait personne. En passant, elle prit les verres de lait de chèvres préparés sur un plateau. Elle monta les marches et arrivée à l'étage les guida vers la chambre la plus au fond. Celle-ci était plutôt spacieuse, et avait des fenêtres donnant sur l'arrière de l'auberge, en bas desquelles se trouvaient des tas de neige. Elle les fit entrer, posa le plateau sur une table adjacente et ferma ensuite la porte, se tournant vers eux.

« Qui êtes vous ? Des sorciers ? Et... Bordel, c'est quoi cette histoire de Don. Et vous venez d'où ? Vous n'êtes pas de simples étrangers. »

Gabrielle n'était pas stupide. Et son regard bleu passa à celui de la Maîtresse puis de son Dragon. Alors quoi ? Ils étaient des sorciers ? N'importe quoi. La magie, ça existait sans doute autant que les dragons.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2012 - 23:20 Répondre en citantRevenir en haut

Din jeta un regard en coin à Anareinth. Le Blanc se gargarisait toujours de ses effets de manche, mais à présent que la rouquine avait légèrement pâlit; il n'était plus très certain que sa méthode soit judicieuse. Le risque de la voir filer à ce moment était grand, et bien que presque vide, l'auberge comprenait toujours de nombreux témoins... L'elfe vit que le sourire malicieux et un brin prétentieux s'effacer des lèvres fines du neishan alors que la rouquine se détournait de lui. Elle lui adressa un regard moqueur:

* Bravo Maestro! Quel doigté, maintenant elle va nous filer entre les doigts... *
** Excuse moi de ne pas avoir ta science et ton expérience très chère! **


Din sentait une véritable tristesse emplir le ton mental d'Anareinth et elle se sentit légèrement coupable, et repris, plus gentiment:

* Allez, ça va s'arranger... *

Et avant même qu'ils n'aient à trouver une solution pour reprendre la discussion avec Gabrielle, elle leur trouva un prétexte absolu pour se mettre à l'écart, de son propre chef. Étonnés mais réactifs, les deux "étrangers" se hâtèrent de se lever et d'emboiter le pas à la rouquine. La montée des escaliers se fit en silence, Anareinth et Din ne sachant pas vraiment ce que voulait la petite serveuse. Une fois la porte de la chambre refermée, c'est encore Gabrielle qui prit l'initiative de les questionner. Comme un seul homme, le neishan et l'elfe levèrent les mains en signe d'apaisement, et ouvrirent la bouche en même temps:

Attends...
Je vais tout t'expliquer.


Ils échangèrent un regard, ne sachant pas vraiment comment commencer. Din ne voulait pas empiéter sur sa promesse de laisser Anareinth mener la barque de la rencontre, mais elle ne voulait pas non plus que cela se passe mal... A cet instant, un petit bruit contre la vitre transforma le cours de la soirée...

Au premier étage, on aurait pu croire qu'on oiseau cherchait à entrer dans l'auberge. Mais à cette heure, la grande partie des volatiles sont assoupis, bien au chaud de leurs petits nids. Et de toute façon, les oiseaux ne crachent pas de flammèches impatiente pour demander à ouvrir le carreau... Derrière la vitre, un lézard volant gazouillait.

Wirenth!

Une mimique mécontente s'afficha sur le visage du neishan.

Il faut toujours qu'elle vienne tout gâcher celle là...

Din haussa les épaules et se dirigea vers la fenêtre, l'ouvrit, et la lézarde d'or pénétra dans la pièce en même temps qu'un froid mordant. L'elfe sourit en voyant sa petite liée battre frénétiquement les ailes pour se réchauffer. Elle se dirigea ensuite vers la cheminée et attisa les maigres flammes. Anareinth, bougon, avait croisé les bras, faisant mine d'ignorer les gazouillis de contentement de la minuscule dragonne qui se plaisait maintenant à voleter autour de Gabrielle, reconnaissant en elle la porteuse de Don.
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2012 - 09:07 Répondre en citantRevenir en haut

Dans d'autres circonstances, Gabrielle aurait pu s'amuser de la synchronisation entre les deux liés. Mais à l'heure actuelle, elle en était toujours à se questionner sur eux. Sur qui ils étaient, sur ce qu'ils voulaient, et sur comment l'homme avait fait pour lui parler directement dans son esprit. Et elle entendait bien avoir des explications. Et alors qu'elles étaient sur le point d'arriver, et vite si possible, avant qu'elle ne décide de les mettre dehors, malgré le froid et la curiosité qui la taraudait, une créature vint frapper au carreau, faisant sursauter la jeune femme. Elle avait eu un pic de couleur juste là où la bête avait frappé, sans s'y attendre. Ca avait la même couleur que lorsqu'Ash venait jeter un caillou sur sa fenêtre le soir. M'enfin. Ce fut Dinjelaï qui alla ouvrir la fenêtre, laissant le froid entrer l'espace d'un instant, faisant frissonner Gaby. Hé, le chauffage était pas gratuit ! Mais elle ne s'attarda pas vraiment sur cet aspect pragmatique des choses.

En effet, la bestiole qui venait d'entrer ressemblait à... C'était un... No way. On aurait dit une sorte de petit dragon. Comme elle avait pu en voir dans les livres que Siothrún lui avait permis de voir, ceux de sa collection personnelle. Et c'était... Fronçant les sourcils, elle vit ses doutes confirmés au moment où la bestiole vint allumer le feu. Les yeux braqué sur elle, les paroles des étrangers lui avaient totalement échappés, alors qu'elle fronçait les sourcils en observant la chose qui lui voletait autour désormais. Gabrielle tenta bien de tendre la main vers elle, mais la bestiole, trouillarde, s'éloigna à tire d'aile pour se planquer vers la personne la plus protectrice ici à ses yeux, Dinjelaï. Relevant les yeux vers elle, alors qu'Anareinth semblait encore bouder, la future aspirant semblait troublée pour de bon là, et ça se voyait.

Reculant légèrement pour aller rencontrer la porte qui se trouver derrière elle, comme pour trouver un soutien, la jeune femme fronça les sourcils, alors que les mots mêmes avaient bien du mal à franchir ses lèvres, bafouillant sans trouver quoi dire pour exprimer son étonnement.

« Okay. Je... Enfin... vous... Bon sang, c'est... » Elle cherchait ses mots, sans les trouver. Les choses commençaient à faire surface dans son esprit. Même si elle sentait les choses, elle ne les comprenait tout de même pas encore. Son regard passa de Dinjelaï à Anareinth. Puisqu'il semblait tant vouloir expliquer, elle allait lui donner l'occasion de le faire. « Je veux des explications. Maintenant. »

Sinon elle allait crier pour que tout le monde vienne et les capture. Nah, joke, elle le ferait toute seule. Comme ça elle pourrait avoir ses réponses.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2012 - 15:14 Répondre en citantRevenir en haut

Wirenth perchée sur l'épaule droite de l'elfe enfouissait son petit museau fumant dans les cheveux de Din, ce qui aurait pour conséquence une bonne demi-heure à s'arracher les cheveux au premier sens du terme avec son peigne... Agenouillée devant le feu, elle leva un regard sur Anareinth qui ne lui offrait que son profil détourné, les bras croisés. Elle soupira, s'assit sur le parquet et déploya ses jambes.

Bon alors?! Gabrielle demande des explications et c'est toi qui voulais lui donner! Raah, dragon orgueilleux!

La seule réponse du Blanc fut un froncement de sourcils et un regard assassin, puis, assuré qu'il était redevenu le centre de l'attention générale, il entreprit de faire les cent pas dans la pièce.

Oui bon... Hé bien, tu voulais savoir d'où nous venons. Est-ce que le continent de Tol Orëa te dis quelque chose? Il marqua une petite pause pour lui laisser le temps de répondre, puis fit un petit point, les paumes levées:

Avant tout, il faut que tu saches que quelques uns de tes repères seront sans doute chamboulés ce soir. Certains mythes que tu croyais réservés aux petits enfants existent réellement, es-tu prête à entendre tout cela?

Un pépiement détourna l'attention vers la cheminée. Wirenth avait ressorti son petit museau et elle fit quelques battements d'ailes qui projetèrent sur le sol grossier de petites paillettes de lumière. Anareinth fit claquer sa langue contre son palais.

Elle fait la maline en ce moment, mais en vérité je suis quinze fois plus grand que ce petit virus... Car JE suis également un dragon...

Il détourna crânement le regard, certain de captiver son auditoire.
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2012 - 21:14 Répondre en citantRevenir en haut

Gabrielle attendait ses explication et... lorsqu'elle entendit Dinjelaï se plaindre d'Anareinth, elle fronça les sourcils. Bon, c'était définitif. Elle était folle. Et sans doute autant que lui. Elle voulait bien admettre qu'il existait des sortes de dragons, en la personne de cette étrange petite bestiole, par exemple, mais autrement... Difficile d'y croire. Non parce que ce qu'elle avait devant elle, c'était bien un Neishan. Un beau Neishan un peu maniéré, mais pas un dragon en tout cas. Même s'il semblait étrange, dégageant ce quelque chose de majestueux, Gabrielle ne pouvait pas dignement croire qu'il s'agissait d'un Dragon. Pourtant, lorsqu'il évoqua Tol Orëa...

Oui évidemment, elle avait déjà entendu parler de ce continent mystique, protecteur des dragons et de leurs amis. Elle hocha donc la tête. « Oui, oui je connais... » Sa mère lui en avait déjà longuement parlé, à travers des légendes et des histoires qu'elle inventait pour l'endormir lorsqu'elle était petite. Quoique rien ne prouvait que les histoires en question étaient inventés... Enfin, la question n'était pas franchement là. Il l'averti du fait que s'il poursuivait, il risquait fort de bouleverser son monde. C'était peut-être un peu tard pour les avertissements, pour le coup. Maintenant qu'elle savait elle était trop curieuse pour s'arrêter là. Et alors que la petite dragon fée sortait le bout de son nez à nouveau, le saurien reprit la parole, alors que Gabrielle allait répondre. Pour venir préciser qu'il était aussi un dragon. Et là la rouquine le fixa un instant, d'un air totalement neutre. Avant d'éclater de rire. Vraiment. Elle partie dans un grand fou rire qu'elle ne parvint pas à contrôler le moins du monde malgré une piètre tentative. Elle leur tourna le dos un instant. Le temps de s'arrêter de rire. Puis quand elle se reprit, elle regarda Anareinth à nouveau et...

« Bon, c'est définitif. Vous êtes fous. Complètement. Tol Orëa est un mythe, basé sur l'existence des dragons. Et si vous voulez me dire que c'est plus que ça... Désolée, mais je n'ai plus cinq ans. Les dragons n'existent pas. Pas plus que ce lieu. Et puis... » Elle fit un geste en direction d'Anareinth, comme pour balayer ce qu'il venait de dire. « Regardez vous, vous êtes autant un dragon que ce crétin d'Emil. Bon, vous êtes un peu... enfin... carrément étrange mais pas un dragon. »

Elle poussa un soupir finalement. Elle avait reprit son souffle.

« Désolée, mais je ne crois que ce que je vois. Alors vos explications seront bien inutile. »
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012 - 20:55 Répondre en citantRevenir en haut

L'éclat de rire nerveux, irrépressible et incontrôlable de la rouquine désarçonna le couple, et même Wirenth, ne se méprenant pas sur la nature de ses propos, poussa un pépiement outré. Dinjelaï se mis à rire elle aussi, gagnée par le fou rire de Gabrielle. Elle haussa les épaules devant le regard inquiet qu'Anareinth tournait vers elle, et dis à voix basse:

C'est vrai qu'on fait plus ressemblant en matière de dragon!

Anareinth, ne sachant jamais trop comment mener cette carcasse humaine dont il n'avait guère l'habitude, imita un mouvement qu'il connaissait chez sa liée: il mis ses poings sur ses hanches et poussa un bruyant soupir. L'attitude on ne peut moins virile du dragon camouflé eut pour effet de tirer des larmes aux yeux mauves de l'elfe, elle riait aux éclats à son tour, pour le plus grand agacement d'Anareinth.

Pas un dragon... Mmmgr, on ne me l'avait jamais faite celle-là!

Il embrassa la pièce du regard, définitivement trop petite pour une transformation. Anareinth n'avait beau pas être très grand, il refusait de ployer le cou sous les poutres juste pour convaincre une gamine! Son orgueil souffrait qu'on ne le croit pas sur parole, mais visiblement, seul un véritable dragon, en forme de dragon, pourrait lui faire entendre raison. Il interrogea Din du regard...

Hé bien, si je prends cette apparence à laquelle tu tiens tant pour définir les choses, je vais fracasser le toit de ton auberge...

Il en était là dans ses considérations, lorsqu'un pas lourd et chancelant provenant de l'escalier les fit tous sursauter. Un beuglement leur parvint:

C'est elle ou pas la serveuse?! Hé ben moi je dis que c'est elle qui sers ma bière!

La voix avinée s'adressait à un interlocuteur qui le pressait depuis la salle commune de revenir. Din reconnu le timbre du jeune homme boutonneux qui n'arrêtait pas de reluquer Gabrielle depuis le début de la soirée... Visiblement, il n'avait pas réfrénée sa consommation depuis leur montée dans la chambre, et il titubait maintenant jusqu'à la porte...
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 10:08 Répondre en citantRevenir en haut

Oh bon sang, c'était quoi cette attitude de... de... enfin, de femme en colère ? Anareinth allait la tuer à force d'être aussi ridicule. Elle allait mourir de rire, sans pouvoir reprendre son souffle. Bon allez... Reprenant son calme, elle ne se formalisa pas d'avoir vexé le pauvre dragon, qui se trouvait actuellement dans l'incapacité à prouver son appartenance aux sauriens. Ah bah oui, s'il se transformait ici, il risquait effectivement de briser le toit. Bah, ils n'avaient qu'à sortir. Enfin, lui n'avait qu'à sortir, elle, sans preuve, elle restait à l'intérieur. Elle n'était pas folle non plus, fallait pas abuser. Quoiqu'elle n'aurait sans doute pas le choix. Mais ça... Bref. Ele trouverait une solution, et elle commençait à y réfléchir, en essuyant ses yeux d'un revers du bras, pour faire fuir les dernières larmes de joie qui y perlaient au coin. En tout cas, que cet homme soit un dragon ou pas, il était fort drôle.

Elle était donc sur le point de lancer sa proposition quand elle entendit le pas dans les escalier. Du bleu. Bordel, elle repérait vraiment sa démarche comme de rien. Un « Emil... » fut glissé rapidement, à peine murmuré, alors qu'il répondait au père de la jeune femme, qui ne semblait pas très d'accord avec l'idée qu'il monte. Mais qui ne fit rien pour l'en empêcher, atteignant le pallier. Gabrielle ouvrit la porte de la chambre qu'elle avait prit soin de refermer, ayant perdu tout sourire. Bordel, c'était pas franchement le moment de se pointer là, des fois qu'il n'ait pas remarqué. Lâchant un léger grognement, la rousse se tourna vers ses hôtes.

« Ne vous inquiétez pas, c'est rien, il est toujours comme ça, cet amadàn. »

Alors qu'il s'avançait, il remarqua la présence de Gabrielle dans la chambre, maintenant que la porte était ouverte, et il s'approcha, chancelant un peu sur ses pas. Bon sang... Ce type était vraiment un trou. Levant les yeux au ciel, elle sortie de la chambre alors qu'il arrivait u niveau du palier de celle-ci. Hors de question de le laisser entrer. Se retrouvant ainsi face à face, ce fut Gabrielle qui prit la parole.

« Dégage Emil, je suis occupée avec des clients.
- Et alors ? J'suis un client, moi aussi, j'te signale. Un très bon client, même, et j'veux qu'tu r'descendes m'servir ma bière.
- Non. Rentre chez toi, espèce de gòrach. »

Et c'est plus ou moins après ça que ça dérapa. Entre un « Oh, allez, femme », un « je rentrerai chez moi seulement si tu m'accompagnes » prononcé sur un ton fort équivoque, et une tentative de main au fesse, en faisant comme s'il essayait de venir mettre son bras sur ses épaules, comme s'ils était copain.
Autant vous dire que ça allait chauffer pour son matricule. Quoique. A bien y réfléchir... Bien que retirant la main un peu baladeuse du jeune homme, Gabrielle fit de gros efforts pour ne pas le frapper. Du moins, pas tout de suite. Un sourire forcé, et hop, c'est parti. Mise à exécution du plan. La jeune femme se tourna à nouveau vers Anareinth et Dinjelaï.

« Bon, je vais raccompagner ce jeune homme jusque chez lui. Je vous dis à dans un instant. »

Elle leur fit un vague sourire avant de suivre l'autre crétin qui insistait pour la prendre par la main. Elle fit un arrêt par sa chambre, pour prendre un manteau et une cape. Il faisait vraiment froid dehors. Et puis la cape lui permettrait de dissimuler l'épée qu'elle prenait avec elle. Sortant finalement de l'auberge avec le jeune homme, après avoir précisé à ses parents qu'elle le ramenait, la jeune femme sortie dans le froid, pendant que l'autre fanfaronnait. Qu'il profite, pendant qu'il le pouvait encore, bientôt il finirait le nez dans la neige. Arrivé devant chez lui, elle ouvrit la porte discrètement, sachant que ses parents devaient dormir eux, plus raisonnable que le garçon. Et, alors qu'il tentait une approche peu subtile, elle l'assomma sans plus de cérémonie. Pour finalement revenir jusque chez elle, mais sans passer par la case entrée, se postant sous la vitre de la chambre des invité pour y lancer des boules de neige. Ils voulaient faire leur preuve ? Qu'ils viennent dehors. Ils pouvaient sauter de là-haut, le tas de neige en bas amortirait leur chute.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mar 9 Oct 2012 - 18:43 Répondre en citantRevenir en haut

Din haussa les sourcils en entendant le nom de leur visiteur et jeta un regard amusé à Anareinth qui laissait librement s'exprimer la surprise sur son visage. Il faudrait qu'elle lui enseigne deux trois trucs à propos des mimiques des bipèdes, qui en disent aussi long que les émotions mentales mais que n'importe quel abruti peut lire d'un simple regard. Quand Gabrielle expliqua en deux mots qu'il ne fallait pas s'inquiéter de la situation, Dinjelaï pouffa derrière sa main:

Hum, ça c'est du prétendant Gaby! J'espère pour toi que les autres ne sont pas dans ce genre là, sinon je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas partie plus tôt de ce bled!

Elle ne savait pas ce qu'était un "amadàn", mais au ton employé, cela ne signifiait pas "meilleur ami". Ni une, ni deux, la Douée émergea de la chambre, furieuse, et renvoya le post adolescent dans ses cordes aussi sec. Din ne rata pas la main baladeuse qui cherchait successivement les fesses, puis les seins de Gabrielle, mais celle-ci se débrouillait suffisamment bien pour qu'elle se permette un sourire en coin, les bras croisés.
Finalement, Gabrielle se montra plus conciliante qu'elle ne l'avait d'abord imaginé, surprenant le couple Englouti. Le regard qu'elle leur lança alors pétillait d'un projet autrement plus intéressant que de ramener un ivrogne enamouré chez lui. Din compris aussitôt et hocha la tête sans rien dire, alors que les bras de bipède d'Anareinth lui en tombait.

Elle vient de s'enfuir là?! C'est la catastrophe!

Din soupira, étala les braises dans le foyer pour réduire le feu et haussa les épaules:

Non, je crois que tu n'as rien compris à son plan bien élaboré. Elle nous donne rendez-vous dehors pour te permettre de prouver ce que tu viens de lui asséner avec prétention. C'est bien aimable de sa part, car nous semblions dans une impasse.

L'elfe noua sa cape et l’agrafa pour mieux se protéger du froid mordant qui sévissait dehors. Puis elle s'approcha de la fenêtre et jeta un coup d'oeil vers le bas. Un gros tas de neige provenant du déblayage de la chaussée devant l'auberge et les écuries, un peu grisâtre, mais on ne pouvait rêver mieux comme amortisseur.

Décidément, cette petite a de la ressource, plus que toi mon cher!

Vexé, Anareinth ne répondit rien. Il regarda sa Liée enjamber le bord de la fenêtre et se laisser tomber, avant de s'approcher à son tour. Dehors, un couple équipé d'une seule lanterne s'éloignait sous les flocons naissants. Il plaça ses pieds dans les empreintes de bottes de Dinjelaï, se leva, et debout sur le bord verglacé de la fenêtre, il mit ses doigts dans sa bouche et poussa un sifflement suffisamment puissant pour attirer l'attention des deux marcheurs.
Puis, les bras écartés, il se jeta dans le vide, dans le plus pur style d'un saut de l'ange.

Personne n'aurait pu dire ce qui s'était passé, toujours est-il qu'avant même d'atteindre le toit bas des écuries, une silhouette fantomatique, aux ailes étendues, altéra la courbe de la chute: plana, puis d'un unique battement d'aile, s'éleva vers les nuages noirs.

* Punaise, je croyais que tu avais besoin d'avoir le sol sous tes pieds. T'aurais pu me prévenir avant que je saute, j'ai les pieds trempés maintenant... *
** La preuve que j'en ai aussi, de la ressource! **

En réponse, seul un rire draconique lui répondit. Din ronchonna, puis s'épousseta et discrètement émergea de l'enceinte de l'auberge pour suivre la lueur dansante de la lanterne, une centaine de mètres plus avant.
Gabrielle Taeleach
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MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 10:34 Répondre en citantRevenir en haut

Alors que Gabrielle traînait difficilement cet abruti d'Emil dehors, une lanterne à la main et l'autre pour le soutenir, elle entendit le sifflement. Et en se retournant, elle en vit la trace, autour d'Anareinth, alors qu'au bas de la fenêtre elle pouvait voir Dinjelaï. Bien, ils avaient compris la teneur de son plan. Ils étaient peut-être fou, mais au moins, ils étaient intelligent. Ceci étant, alors que le vert du sifflement s'estompait, elle vit le saurien plonger, les bras écartés, sautant avant de plonger vers l'avant et... Ah. Ouais. Quand même. L'homme se transforma en une forme flou, avant de devenir un dragon, et de battre des ailes pour disparaître dans les épais nuages survolant la ville. Ah, la neige recommençait à tomber. Gabrielle eut un mince sourire, alors qu'à côté d'elle Emil ne bougeait plus, comme tétanisé. Ah bah... Ils auraient pas pu venir plus tôt, les deux là ? Non parce qu'un Emil terrifié, ça l'arrangeait bien, pour sa part.

« Ce... C'était quoi ça ?!
- Je ne vois pas de quoi tu parles, Emil, vraiment pas... »

Et alors qu'il continuait de parler de sa voix, elle le raccompagna jusque chez lui. Et eu bien du mal à s'en défaire, devant faire usage de la force pour l'assommer et le jeter à l'intérieur. Bien, une bonne chose de faite. Elle espérait l'avoir taper assez fort pour qu'il oublie ce qu'il venait de voir au passage. Gabrielle revint jusqu'à eux en trottinant, ou plutôt jusque Dinjelaï, puisque le dragon était visiblement toujours en vol. Et arrivée à sa hauteur, elle prit la parole.

« Finalement, vous n'êtes pas si fou que ça. Ou alors, c'est que je le suis aussi. Mais... je n'ai toujours pas compris une chose. Pourquoi vous dévoiler à moi ? »

Elle sentait encore son cœur battre dans sa poitrine, après l'envol du dragon et depuis lors. Elle sentait que sa vie prenait un tournant, et si elle était étonnée d'apprendre l'existence de ces créatures mythiques, elle parvenait à le prendre avec calme et philosophie. Après tout, comment prouver que quelque chose n'existe pas tant qu'on n'en a pas la preuve formelle ? Même si elle en tremblait légèrement, et qu'elle se demandait, maintenant, ce que ça pouvait bien vouloir dire leur arrivée. Et pourquoi lui en parler, ce que ça changerait dans sa vie. Peut-être était-ce finalement ce qu'elle avait attendu tout ce temps, à moisir ici, dans un trou complètement paumé où elle n'avait que pour seule distraction de s'entraîner avec son oncle. Et passer du temps avec Ash, mais c'était une autre histoire. Toutes ces années passées à se dire qu'elle ferait mieux de fuir, sans jamais s'éloigner réellement. Sans doute avait-elle eu peur de quitter cet endroit familier. Sans doute, oui... Enfin, qu'importe. Le cœur battant, elle attendait ses réponses en guettant dans le ciel le passage du saurien blanc.
Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 23:31 Répondre en citantRevenir en haut

A distance, Dinjelaï suivait les pointillés lumineux de la lanterne. Emil n'habitait guère loin, elle avait tiré les longs pans de sa cape de voyage autour d'elle et ne ressentait le froid mordant que sur ses joues. Il fallu attendre un peu que Gabrielle se décharge de son lourd fardeau, et finalement, sa vision elfique cru deviner entre les flocons que la rouquine se servait de ses pieds pour pousser une forme allongée jusque dans la baraque, mais elle n'aurait su le dire avec certitude.
Un sourire se dessina sur ses lèvres, et elle s'avança à la rencontre de sa future aspirante. Car à présent, elle en était sûre.

Pas fous, mais un peu maladroits parfois...

Din fit un petit signe de tête:

Il faut nous éloigner un peu du village, Anareinth ne doit pas être vu sous sa véritable forme. Du moins, pas par les gens du commun. Nous tenons à ce que les dragons restent pour tous des légendes.

Elle se laissa alors guider par la jeune femme qui pris le chemin pour les mener en dehors de l'enceinte, et en profita pour répondre à sa question:

Sous leur véritable apparence, les dragons ne possède pas une mâchoire capable d'émettre un langage. Mais Flarmya les a doté toutefois d'un moyen d'expression infiniment plus sensible que la parole: l'esprit. Elle marqua une petite pause, laissant le temps à Gaby d'assimiler ce qu'elle disait, Tout à l'heure, dans la salle commune, tu as entendu une voix dans ta tête. Et de toute l'auberge, tu étais la seule. La plupart des humains sont sourds de l'esprit. Mais toi non.

Elles atteignirent les ombres salutaires de l'orée d'un bois, et Dinjelaï moucha la lanterne avec une poignée de neige. Alors elles levèrent les yeux au ciel pour voir un point blanc émerger des nuages.

Tu possèdes le Don. Certains parlent d'un lignage avec des Chevaliers-Dragons, d'autres prétendent que c'est Flarmya elle-même qui se penche sur les berceaux des nouveaux-nés pour leur "déboucher l'esprit"...

Anareinth fit une courbe élégante, virant sur l'aile en perdant de l'altitude, et freina en battant à rebours avant de se poser dans la neige meuble.

** Tu ne lui as pas tout raconté?! Oh, Din, c'est pas sympa! **

L'elfe pouffa. Pourtant, son apparence et le timbre rocailleux et grave de sa voix mentale était de loin plus impressionnant que ses manières de tout à l'heure. Le cou fin s'avança vers Gabrielle, et machinalement, il claqua des mâchoires d'approbation.

** Alors, convaincue maintenant demoiselle? **

Avant que le dragon ne reprenne son petit numéro, Dinjelaï l'interrompit pour répondre à la dernière question de Gaby:

Tu entends les dragons, tu possèdes le Don de Flarmya. Nous sommes ici pour venir te chercher, t'emmener dans un lieu secret, où, avec d'autres jeunes gens de tous les continents, tu seras former pour te lier, à ton tour, avec un dragon.

Il y eu une pause, un moment de silence assourdissant.





** Et voilà, maintenant tu gâches mon effet... C'était vraiment utile que je vienne**

C'est toi qui a insisté, et moi j'ai dis que c'était une mauvaise idée! Maintenant, j'ai les pieds qui gèlent, on pourrait peut-être y aller?!

** Ouais enfin... Gaby est peut-être pas encore d'accord?! Tu lui demandes pas son avis? **


L'elfe leva les yeux au ciel, elle n'aimait pas se bagarrer en public avec son Lié. Mais ses paroles eurent l'effet escompté, ils tournèrent tous les deux leur regard sur Gaby.
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