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Peddyr Thelrand
Maitre Dragon
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MessagePosté le: Sam 22 Oct 2011 - 15:52 Répondre en citantRevenir en haut

¤~¤ Orën ¤~¤





Citation:
Géographie :
Le continent d’Orën est certainement le plus agréable à vivre pour les populations humaines. Doux et tempéré, son climat océanique apporte des pluies régulières mais légères et modère la température en hiver comme en été. On observe les plus grands contrastes sur son front est, dominé par les Monts Sérénéïdes, avec des neiges abondantes en altitude un bon tiers d’année.

Ile Métayris : Située au sud du continent, l’île Métayris est longée à l'est par de nombreux récifs, ce qui en fait une côte relativement inhospitalière. A l'ouest, les petites plages et autres baies sont souvent l'abri de familles de pêcheurs, tandis qu'au centre de l'île, les villages vivent principalement d'élevage de chevaux. Les haras Métayris sont réputés sur tous les continents tant les bêtes qui en sortent sont gracieuses, dignes des princes. Leur production en faible quantité en font un cadeau d'autant plus prestigieux!

Pointe de Malirène et Patriciat D’Astrelinden : La pointe de Malirène est souvent comparée à une patte d’aole, avec ses quatre ongles formés par de petits îlots qui guident les navigateurs vers le centre du golf. De part sa géographie particulièrement accueillante, le golf est naturellement devenu la principale halte des caravanes maritimes de commerce et Tramaghel, le plus grand port marchand du continent.



Monts Sérénéïdes : Le plus haut des sommets culmine à 2300 mètres d’altitude et est enneigé la moitié de l’année environ. Ils s’étendent du Lac de Boniroy, jusqu’à la source du Plik. Cette chaîne comporte quatre montagnes distinctes. Les saisons y sont souvent plus marquées, ce qui n’a pas empêché les bipèdes de s’y installer et d’y construire de petits villages, principalement tournés vers l’élevage.



Lac de Boniroy : Certainement le plus grand lac du Rhaëg, il se rempli principalement au printemps grâce à la fonte des neiges des Monts Sérénéïdes. Les poètes font souvent allusion à sa surface de miroir, ce saphir poli que seuls les piqués des oiseaux pêcheurs viennent percer. L’eau rejoint la mer par deux canaux navigables pour les barques à fond plat. Les poissons d’eau douce du Lac sont particulièrement recherchés et leur chaire savoureuse s’apprécie à toutes les tables riches du continent.



Forêt d’Aiguevieille : Dans la partie Nord-Ouest du continent se trouve la plus grande forêt d’Orën. Alternance de sous-bois et de forêt plus dense, elle est exploitée par des colonies de charbonniers qui laissent derrière eux des rangées bien plantées de jeunes chênes, frênes et marronniers. Aiguevieille ne présente aucun des dangers inhérents aux Marais de Qahra ! Les sentiers délimités y sont certes le repère de quelque détrousseur, mais accompagné par un mercenaire vous ne courez aucun risque. Ici, pas de bête sauvage prête à vous dévorer, pas de fièvres des bois, pas de serpents ou insectes venimeux. Le félin le plus agressif est certainement le chat sauvage, plus rarement le lynx ou le glouton, qui préfèrent s’en prendre aux aoles plutôt qu’aux humains.



Pré Embrun : Vaste plaine qui couvre tout le versant ouest du continent, de l’embouche du Plik à la Pointe de Malirène, le Pré Embrun est une zone qui alterne champs cultivés et zone d’élevage de moutons. Vers la mer, on nomme la rive « Côte de fer », non pas à cause de sa présence en minerais, mais pour deux raisons : les falaises abruptes et granitiques qui confèrent cet aspect dur pour les marins qui les longent, mais également car elles sont creusées de grottes qui en font le repaire idéal de la piraterie de tout le Rhaëg !



Ile d’Effrelin : Allongée contre les côtes de fer, au nord, l’île d’Effrelin, toute en longueur, n’abrite que peu de villages de bipèdes. En effet, balayée par les vents, elle est rocailleuse peu propice à l’agriculture et la végétation est sèche n’en font pas la pâture idéale pour les animaux. Nombreux sont donc ceux qui ont traversé le détroit et qui ont rejoint l’opulence relative du Pré Embrun.

Texte by Dinjelaï



L'âme s'envole vers les cieux par les ailes des dragons
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MessagePosté le: Sam 22 Oct 2011 - 15:52 Revenir en haut

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Dinjelaï Al'Ysiria
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MessagePosté le: Lun 16 Jan 2012 - 13:08 Répondre en citantRevenir en haut

Lordan Ventaren a écrit:


La capitale du Patriciat d'Astrelinden: Tramaghel



 Situation et environnement:

le Patriciat d'Astrelinden n'est pas très étendu. Mais sa capitale, Tramaghel, est connue dans tout Rhaëg ,comme le grand port de la côte Sud d'Orën, , relié à tous les autres continents par ses puissantes flottes patriciennes portant les pavillons croisés des Guildes et de l'Etat. La ville s'est développée autour du port, installé par la première famille ducale d'Astrelinden dans un site exceptionnel. Si on regarde une carte d'Orën, on remarque immédiatement ce vaste golfe, se terminant par une péninsule au sud-sud-est. Tramaghel est situé à l'extrémité  creusée d'une baie superbement protégée. Le climat équilibré d'Orën est ici orienté vers une chaleur quasi méridionale en été et des hivers assez courts, connaissant cependant petites neiges et frimas occasionnels, quand les vents descendant des Monts Sérénéides, repoussent au large les influences océanes et les souffles brûlants venus de Qahra.
Deux pointes rocheuses escarpées enserrent cette rade naturelle, au Nord et au Sud : le Cap de la Divine et la Pointe de Malirène. Au fond de la baie, l'île Tramag s'allonge, parallèlement à la côte, à moins de cinq cents mètres du rivage . C'est dans le chenal ainsi créé que fut installé le premier port de la ville, face à l'embouchure du petit fleuve côtier, dit la rivière des Saules. Les marécages du littoral furent drainés quand la ville s'agrandit et déborda de l'île . Elle gagna ensuite sur les prairies naturelles et atteint aujourd'hui les premières pentes des collines boisées qui constituent l'essentiel de l'ancien Duché. Une trentaine de petites seigneuries se partagent cette région, dominée par les Sérénéides (1100m) qui, bien que peu élevés , constituent un massif très fermé, compact, traversé par une seule route reliant Tramaghel au reste du continent, un des axes les plus fréquentés d'Orën .


Ce paysage harmonieux ,avec ses étagements en amphithéâtre, côtes, plaine basse, prairies, collines et forêts, puis les montagnes, donne une grande impression d'ordre et de paix, comme si la nature entière participait à la protection de la cité et lui servait d'écrin.


Les quartiers de la ville:

Nous étudierons l'architecture dans le cadre de la division en quartiers, car les deux notions sont particulièrement liées à Tramaghel.
la ville a connu trois périodes de forte croissance . Il ne reste rien de la ville première, bâtie en bois et qui brûla entièrement en 510, alors que des pirates de Qahra tentaient de piller la cité. C'était déjà un port actif, dominé par le château ducal, dont seul le donjon central, étant en pierre, échappa à l'incendie. C'est aujourd'hui le plus ancien monument de la ville .


L'Ile Tramag ou Ile-Close:
Le Duc Mëlérid ordonna la reconstruction de l'île Tramag sur le principe d'une cité entièrement close de murailles et de tours, chaque maison bâtie en pierres de granit foncé extrait des monts environnants et chacune communiquant avec l'autre par des passages secrets souterrains permettant la résistance autant que la fuite. Les maisons sont hautes, sévères, le long de rues étroites enjambées par des passages couverts ajoutant à la complexité du site. En 586, le seigneur de guerre Habal Krüsh qui désola le sud-ouest d'Orën, parvint à percer les défenses du port mais se heurta à ces maisons qu'occupaient la garnison ducale et les hommes valides, le reste de la population réfugiée dans la citadelle. Habal Krüsh perdit tant d'hommes en deux semaines d'occupation qu'il dut se retirer . Quand le Patriciat remplaça l'ancien duché,en 785, on ne toucha pas à ces maisons considérées avec une fierté patriotique par la population, bien que les ruelles fussent devenues inadaptées à l'accroissement de la circulation.


Le Port-Nouvel
Le commerce par mer ne cessait en effet de se développer sous l'impulsion des guildes devenues très puissantes. L'essentiel de l'activité quitta les quais de l'île pour passer sur le continent. Si les armateurs, vieilles familles traditionalistes, gardèrent leurs hôtels intra- muros, les négoces , les banques, les ateliers généraux et les entrepôts des Guildes se multiplièrent de l'autre côté du chenal. La pierre grise fut jugée trop triste et on construisit de beaux édifices en marbre blanc veiné d'ocre, matériau très coûteux car importé de Vaendark .Ainsi, portiques et frontons majestueux bordent-ils des avenues larges et dallées avec soin . Le nombre de colonnes en façade d'un hôtel particulier devint le symbole de la prospérité du propriétaire et l'on dit encore « c'est un homme à six colonnes » pour qualifier un riche négociant .On creusa de vastes bassins à la place des lagunes marécageuses et le fleuve fut contenu entre des quais surélevés pour éviter les débordements. Le Port-Nouvel s'étend ainsi face à L'Ile-Tramag et toutes ses rues débouchent sur les quais et débarcadères. Les navires se pressant dans toute l'étendue du chenal offrent une vue extraordinaire, avec, à l'arrière-plan, la silhouette sombre de l'Ile-Close, dominée par la citadelle des anciens ducs.


Les Quatre Quartiers:
Ce nom désigne la partie centrale de la ville depuis que le Premier Patriciat fut établi. C'est la zone la plus peuplée de Tramarghel, autrefois désignée comme la Basse-Ville, par opposition aux quartiers nobles.
Les maisons souvent modestes , en briques et poutres chaulées de blanc ,se pressent nombreuses entre le Port-Nouvel et la campagne. Elles sont à deux ou trois niveaux, avec des toits peu pentus de tuiles rondes et de nombreuses petites terrasses au premier étage, bordées de murets creux servant de jardinières. Fleurs ,vignes, plantes condimentaires en débordent et donnent à l'ensemble un air très convivial . Par les chauds soirs d'été, ces terrasses voient familles et voisins se réunir sous des auvents de toiles bariolées, en buvant du thé à l'orange . Les échoppes vont du modeste étal ouvert sur la rue, au magasin cossu, avec gardes et petits livreurs, façades aux faux airs de palais, en stuc peint de couleurs vives, boiseries dorées et lanternes clinquantes. Les artisans travaillent dans les arrière-cours et on trouve parmi eux le même mélange d' humbles tâcherons gagnant juste de quoi vivre et de fabricants prospères, dont la réputation s'étend au-delà même de Tramaghel. Les rues pittoresques, souvent bruyantes, construites au hasard de l'accroissement de la ville, s'entrecroisent de façon déroutante pour l'étranger. D'où la surprise ressentie quand on débouche sur l'une des deux majestueuses avenues qui, traversant toute la ville, se croisent à angle droit au centre même des Quatre-Quartiers. Le carrefour constitue une immense place carrée , la « Place du Premier Patricien Majeur », souvent abrégée en « Place du Premier » .


C'est en effet le premier Patricien Majeur, Havel Hockwen, un des grands noms de l'histoire de Tramaghen, qui décida la partition de la Basse-Ville en quatre quartiers, afin, dit-il, de permettre aux habitants d'avoir de belles allées ombragées, avec des fontaines et des massifs fleuris. Il s'agissait surtout d'agrandir l'ancienne avenue Ouest-Est, qui conduisait du port à la sortie principale de la ville (Porte de l'Orient) et qui ne convenait plus à l'afflux grandissant des convois de marchandises . On s'explique moins la création de l'avenue Nord- Sud, aussi large que l'autre, alors qu'elle ne reçoit que le trafic restreint de campagnes peu étendues et de modestes bourgs seigneuriaux.. Certains pensent qu'il s'agissait de diviser la partie la plus peuplée de la cité- l'ancienne Basse-Ville - abritant ouvriers et petites gens, lesquels en cas d'émeutes, acculeraient les habitants du quartier riche à la mer . Ces avenues permettraient une intervention efficace des Gardes à cheval .La grande place centrale peut contenir sans peine quatre régiments et on y fait d'ailleurs manoeuvrer les Milices, le dernier jour de la semaine, pour le plus grand plaisir et l'instruction civique des badauds. Le nouveau nom de Quatre- Quartiers laissait prévoir une évolution urbaine mettant fin à l'unité de l'ex Basse-Ville .

Les autres quartiers: Les Barchettes- Les Voituriers – le Marché-aux-Herbes – La Halle aux Boeufs.
A l'extrême nord , le quartier des Barchettes (petites barques en dialecte local), abrite les lieux de plaisirs pour les marins en escale, et les maisons basses des pêcheurs et maraîchers cultivant leurs petits jardins aux abords de la ville . La pauvreté est visible dans les venelles écartées, cachée par la notoriété et le luxe racoleur de certains établissements, où la jeunesse dorée viennt s'amuser, masqués et costumés. Ils se mêlent aux matelots venus de tous les coins de Rhaëg , groupes bigarrés et exotiques, qui mènent grand tapage en se livrant aux excès dont ils ont rêvé pendant les longues traversées . Ainsi les fêtards oublient-ils les ruelles sordides longeant les arrière-cours, les masures décrépites et les gargotes peuplées d'ivrognes miséreux et de rôdeurs peu rassurants . De même , on ne fait guère attention aux pêcheurs rentrant, exténués d'une journée en mer ,sinon pour se plaindre de l'odeur des poissons que les femmes mettent à sécher sur de longues perches plantées sur la grève.

Dans le quartier des Voituriers, au sud -est de la ville, prospèrent toutes les entreprises touchant aux transports par voie de terre. Ici se regroupe tout ce qui a trait aux ateliers de charrons, forges, bourreliers,selliers , mais aussi loueurs de chevaux, de mules, de carrioles et s'y pressent tous ceux qui cherchent une embauche comme escorteurs, portefaix, soigneurs, muletiers, guides etc..C'est un quartier animé, l'argent y circule, mais les bâtiments disparates, l'agitation perpétuelle, les odeurs animales, le fracas des charrois, n'en font pas un lieu plaisant à vivre.

Enfin , de part et d'autre de la grande avenue centrale venant du port , une fois franchie la monumentale Porte de l'Orient, on trouve les tentes, éventaires, tréteaux et chariots des marchés permanents, entourant deux halles de belle taille, aux arches de pierre supportant des charpentes impressionnantes , l'une consacrée aux produits agricoles , l'autre aux bêtes d'élevage . C'est la première vision qui s'offre au voyageur venu par la route terrestre et qui montre immédiatement l'aspect riche et commerçant de Tramaghel.


Système politique et de défense


Le patriciat a donc remplacé l'ancien Duché d 'Astrelinden en 785. Le pouvoir ducal était contesté par les Guildes qui le trouvaient de plus en plus fermé au commerce étranger à Orën, ce protectionnisme frileux rétrécissant depuis de décennies les lignes maritîmes . Le duc régnant n'avait pas de fils et on profita des dissensions entre les partisans de ses petits-fils, nés de ses trois filles mariées à des princes étrangers. A la mort du vieux duc, comme des émeutes confuses éclataient en ville, les Guildes abolirent la dynastie et instituèrent un gouvernement collégial des Maîtres de guilde, vite lui-même débordé par les querelles entre armateurs, marchands et banquiers .Une menace d'invasion par une flotte prétendant rétablir les droits d'un des héritiers du Duc - fils d'un prince du Berenwald en Orën oriental- - permit à Havel Hockwen, Maître des Armateurs, de se faire voter les pleins pouvoirs .

Aujourd'hui le Patricien Majeur détient toujours l'essentiel de l'autorité mais il est assisté d'un Conseil de dix Patriciens , élus par les Guildes et qui gardent leur poste jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 60 ans, âge auquel ils se retirent. Cette mesure tend à maintenir la stabilité en évitant le risque de la gérontocratie. Le Patricien majeur est choisi à vie par le Conseil dans une liste de vingt postulants présentées par les Offices Urbains des quartiers , qui la dressent en tenant compte de l'avis des corporations locales et de la réputation du candidat auprès des notables reconnus.  Trois personnalités se joignent au Conseil pour ce vote, ainsi qu'en quelques occasions solennelles: le Maître Capitaine du port, le Commandant de la Citadelle et le Grand-Prêtre du Culte d'Uluna.


L'ordre est maintenu à trois niveaux:
Le Patricien Majeur, outre son pouvoir décisionnaire en cas de conflit entre les administrations, détient le pouvoir militaire et assure la défense de tout l'ancien duché contre l'extérieur. Deux puissantes places fortes, la Divine et la Malirène, défendent au nord et au sud l'entrée de la baie , .Les deux pointes rocheuses offrent un excellent site de défense et chaque fort domine un port secondaire, abritant des navires de course et des galères armées. Au centre de l'Ile-Close, la citadelle ducale commande l'ensemble des défenses ,qui communiquent par le truchement de jeux de miroirs placés en haut des tours . Les éclats de lumière se font selon un code secret que ne connaît qu'un petit groupe d'initiés choisis par le Patricien lui-même.
Si la ville n'a pas de remparts continus, elle a des points fortifiés à chacune des trois entrées principales. En deux siècles ,on n'a connu qu'une tentative sérieuse d'invasion par la mer ,qui se termina par la fuite de l'Armada ennemie ou du moins ce qui en restait. Venant du continent, on n'a à craindre que de relativement fréquentes, mais toujours mineures, attaques de bandes pillardes. La Passe du Val Tordu qui franchit les Monts Sérénéides. est bien entendu, fortement surveillée et gardée. Et ces brigands n'atteignent jamais la ville.
Ensuite, le Conseil est en charge de la paix intérieure et gère la police de la ville comme celle des campagnes, par l'intermédiaire de gardes civils ,de baillis et de juges. L'ordre public est sévèrement maintenu dans les quartiers riches . L'autorité est moins rigide dans les quartiers populaires, une politique qui ne fait l'unanimité ni des uns ni des autres, mais qui parvient à établir une sorte d'équilibre , ce qui fait que la ville est beaucoup plus sûre que bien des ports de cette importance. La Justice patricienne déporte sans pitié les criminels, les escrocs, les comploteurs, en les déposant sur les rivages les plus déshérités de Qahra ou de SylShar . Il n'y a ainsi que très rarement des exécutions en ville et pratiquement jamais de longs séjours en prison . Comme on ne revoit jamais les fauteurs de troubles ainsi écartés et qu'il n'y a aucun appel d'une sentence d'exil, la crainte sert d'esprit civique pour beaucoup. On parle de police secrète du Patriciat, mais les citoyens ou les étrangers circulent très librement, tant qu'ils ne créent pas de désordres sérieux. Les délits mineurs se règlent par une amende, une expulsion vers la Passe du val Tordu ou quelques mois de travaux forcés à bord des galères de la ville .
Enfin les Offices Urbains, sortes de mairies de quartier, ont la responsabilité des vigiles qui font des rondes de nuit, et sont appelés, en cas d'incendie, d'accidents graves , à porter secours aux habitants . L'Officier de ville est élu par un corps de citoyens »méritants », c'est à dire homme ou femme propriétaire et ayant une activité déclarée . Il est assisté par des représentants des guildes et des corporations présentes dans le quartier.


Les atouts commerciaux de Tramaghel


La richesse de la cité est essentiellement liée au commerce maritime. C'est par Tramaghel que tout Orën reçoit les produits exotiques recherchés, épices et fruits séchés ou frais, bois ,gemmes et métaux précieux , huiles de goudron , tabacs et drogues rares, esclaves pour les régions à court de main d'oeuvre. Les navires repartent chargés dans toutes les directions. La ville même s'est fait une grande réputation dans la construction navale, la fabrication d'armes, les tissus de luxe.
C'est aussi par Tramaghel que les nombreux états d'Orën envoient vivres et produits manufacturés vers les autres continents . La population ne cesse de croître et c'est une des villes les plus peuplées du monde connu. On l'a estimé à plus de cent mille âmes. Elle a des comptoirs et des navires ancrés dans tous les ports libres où la seule vue de l'écusson patricien est un garant d'écoute respectueuse.


Comment vit-on à Tramaghel ?


Tramaghel est une ville tournée vers l'enrichissement par le commerce . Les arts et les lettres y sont florissants, mais uniquement en tant que source de distraction pour les familles suffisamment riches pour permettre aux dames et aux jeunes gens oisifs de se distraire de façon raffinée. Poètes, comédiens, musiciens viennent nombreux de l'étranger y chercher un généreux mécène . Le bon marchand d'huile et de savon, qui ne lit jamais que ses livres de comptes, se sentira cependant beaucoup plus distingué si sa fille apprend le chant avec un ménestrel de Vaendark et si, le jour où il reçoit ses amis, son fils invite des danseuses d'Undomë ou de Qahra à la table paternelle .
Les sciences sont favorisées en fonction de leur contribution à la prospérité matérielle. Devant une invention , le même bon marchand se demandera : 1- à quoi ça sert ? 2- à qui le vendre ? 3- à quel prix ? Et l'expression de son admiration ne sera pas: « C'est merveilleux ! » mais « J'achète. »
Tout le monde sait compter à Tramaghel . Tous les parents qui le peuvent envoient leur aîné à l'école du quartier pour apprendre à déchiffrer une commande ou rédiger un prospectus .Les frais ne sont pas élevés car les maîtres reçoivent une petite aide de la ville, les enfants pauvres  peuvent aussi bénéficier d'une allocation . Au bout de trois ans, la grande majorité des élèves quittent l 'école . Les autres iront dans des collèges payants très coûteux . On se plaît à répéter le mot d'Havel Hockwen: " il faut éclairer le peuple, non l'aveugler ! "-et le dicton populaire : " Un livre fait un maigre bouillon".
L'université de Tramaghel a cependant une réputation solide dans un domaine. On y vient pour y étudier le Droit commercial. Rien n'est plus fastidieusement embrouillé que les procès d'affaires maritimes et les avocats tramaghi sont réputés pour ne jamais lâcher prise et constituer des dossiers aussi impressionnants que leurs honoraires.


La religion de Tramaghel est centrée autour d'un culte, fort répandu en Orën, celui de la Mère Nature, ici honorée sous le nom de la Grande Uluna. Les dogmes sont connus des seuls et rares spécialistes . Les vertus sont celles,  qui fondent la paix civile, et les péchés, ce qui la détruit. Trois principes majeurs dominent cette morale: -A chacun son dû – A chacun sa peine- Chacun à sa place . Cela pourrait entraîner d'infinis commentaires et spéculations philosophiques,  mais les Tramaghis ne spéculent que sur le prix du blé.
Après la mort, Uluna accueille tout le monde, et  trois jours de réflexion plus tard, elle envoie les « Tout-bons »( très rares) au Jardin Miraculeux, tandis que les autres sont réincarnés, d'abord en insecte ou mollusque, puis en poisson, puis en oiseau , puis en animal supérieur et enfin en homme. C'est une religion optimiste car on considère qu'un homme devient forcément meilleur après ses tribulations à travers les règnes de la Nature, bien que le plus souvent, il ne soit pas digne du Jardin avant plusieurs parcours complets. C'est aussi une religion égalitaire et juste, car on se réincarne en fonction de ses mérites, aussi maigres soient-ils . Un Patricien très méchant se retrouvera moustique ou bigorneau, tandis que la crémière qui mettait un peu d'eau dans son lait pourra expier sa faute en tant que dame papillon puis grosse carpe paresseuse . J'ai cru comprendre que la Grande Uluna maintenait la spécificité des sexes, quelle que soit l'espèce hébergeante.
Le clergé, payé par le patriciat, a un rôle important pour le sentiment national. Il organise de nombreuses fêtes, cortèges et processions à travers la ville, qui sont prétexte à de grandes foires et kermesses dispendieuses, très appréciées par tous les commerçants, les guildes, les artisans , la jeunesse, qui s'y rencontre et y danse librement, et les enfants qui se font acheter des Ulumas en sucre d'orge. Protestent seulement devant ces réjouissances pieuses et populaires : les pères avaricieux, les mères veillant sur l'innocence de leurs filles et quelques esprits chagrins de l'Ile-Close, regrettant la rigueur vertueuse des anciens temps. Les Tramaghi sont tolérants envers toutes les autres religions mais parce qu'ils ne les prennent pas au sérieux . La leur n'exige nul sacrifice douloureux ni torture de la conscience ni piété obsessive . Les prêcheurs étrangers sont accueillis comme des êtres un peu bouffons, qui distraient un instant par leurs bizarreries. La plupart repartent vite, découragés.
 Le temple d'Uluna se situe sur la place du Premier et est de dimensions inversement proportionnelles au mysticisme des fidèles . C'est dire combien il est vaste et majestueux. Le petit peuple y vient allumer des chandelles et y faire des voeux , les notables y font placer des ex-votos pour qu'on y lise leurs noms en lettres d'or.


Points forts et points faibles de Tramaghel :


L'avenir de cette brillante cité semble assuré tant que les habitants d'Orën aimeront les parfums de Qahra ou les saumons séchés d'Ys, tant que les habitants de Qahra rêveront de posséder un couteau de chasse venu du Berenwald ou que ceux d'Ys préféreront arroser leurs fêtes avec un autre vin que la piquette qu'ils produisent.
Certes, des troubles peuvent ébranler le Patriciat . De nouveaux riches voudront prendre la place des anciens . Mais Tramaghel a déjà perdu ses ducs sans perdre pour autant sa gloire et sa puissance. Elle perdra ses Patriciens de la même façon, mais ses navires, arborant un nouveau pavillon, sillonneront encore longtemps les bleus océans du monde.


Cependant, Rhaëg a connu nombre de cités autrefois prospères et magnifiques, aujourd'hui ruines à peine discernables sous les sables du désert ou l'exubérance des jungles . Un jour, les loups descendus des montagnes hurleront sur les grèves désolées de Tramaghel, tandis que la vigne sauvage recouvrira les colonnes tombées du temple d'Uluna.


Texte by Lordan
Yunizüna Yangon-Tiao
Invité

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MessagePosté le: Mer 18 Jan 2012 - 15:23 Répondre en citantRevenir en haut

Bonjour o/

Alors au fait j'avais de mon côté - lentement je l'avoue - fait une description du Gumburajong que j'espérais par la suite mettre dans la description d'Orën (méchants Monts Sérénéïdes qui sont arrivés trop vite ! ><). Alors voilà, j'aimerais bien que le Gumburajong figure quand même quelque part, histoire que Yuni ne se retrouve pas avec des origines inexistantes !





Citation:
Ͽ Le Gumburajong Ͼ
« La Terre du Ciel »




Situé au cœur des montagnes du sud-est d’Orën, le Gumburajong, pays de haute altitude, au climat extrême et au relief spectaculaire, demeure un pays possédant une très faible densité de population, sans aucun doute la plus faible du continent. La population est en grande partie nomade ou semi-nomade, bien qu’il existe de petits villages escarpés sédentaires, et même des villes dont Kamphuong, considérée comme capitale.


Géographie et climat


Le Gumburajong, région assez vaste, s’étend sur le sud-est d’Orën. Son climat et surtout son relief rappelle fortement le continent du Vaendark, seule les peuples et les cultures y sont bien différentes. Il possède trois grandes régions, caractérisées chacune par leur altitude.

Le Haut-Gumburajong



Formant un rempart géant serpentant au nord-ouest et débordant légèrement sur le centre, le Haut Gumburajong, dit « demeure des neiges », est composé de très hautes montagnes aux pics acérés, recouverts de neiges éternelles. Il abrite les sommets les plus élevés du continent, soit ceux qui culminent à plus de six mille mètres d’altitude dont le mont Nam Jylin, le plus haut de tous. Adorés, interdits d’accès par certains clans, ces hauts sommets ont donné naissance à de nombreuses légendes. Le Nam Jylin est supposé être la demeure des démons, car toutes les personnes ayant tenté de le gravir ont périt, tué par les forces surnaturelles – en vérité ceci est sans aucun doute la cause du froid –.


Nam Jylin


Le climat du Haut-Gumburajong est réputé hostile. L’hiver s’écoule pendant une majeure partie de l’année, dont la température en moyenne ne dépasse pas les -20 degrés, pouvant aller exceptionnellement jusqu’à -50 degrés. Le ciel d’un bleu profond presque toujours sans nuages, les précipitations y sont exceptionnelles. Les tempêtes de neige sont plus courantes, denses et parfois très longues. L’été, il arrive que les températures dépassent timidement les zéro degrés.

Bien entendu, aucune trace de vie ne s’est aventurée au seuil du Ciel. Non pas seulement à cause des croyances ou des craintes, mais tout simplement à cause de la dangerosité du relief. Même le plus hardis des explorateurs ne pourrait survivre plus de trois jours. La terre marquée d’aucun chemin est très souvent traîtresse, et il ne vous faudrait qu’une fraction de seconde pour réaliser que le sol vient de se dérober sous vos pied pour vous entraîner au fond d’une crevasse sans fond, ou chuter d’une falaise invisible, avant de buter contre un autre versant aussi tranchant qu’une lame de rasoir.

Le Gumburajong central


Hiver

Été


Vaste plateau situé au centre du pays, le Gumburajong central est la plus grande région du pays. Son relief est assez varié, allant des hautes montagnes aux vallons verdoyants. Territoire favori des nomades, la vie y est beaucoup moins moderne qu’aux plaines, mais plus agréables qu’en Haut Gumburajong. Le danger des crevasses y est toujours présent, et les chemins sont parfois très abrupts. Se couvrant d’un épais manteau de neige en hiver, en été, ce dernier laissa place à une flore diversifiée et de vastes prairies.

Le climat est plutôt continental, en effet les températures peuvent chuter de plus de dix degrés si le ciel se couvre de nuages. Il fait en moyenne -30 degrés en hiver et 30 degrés en été.

La faune est en grande quantité passive, composée d’herbivores et de petits rongeurs. On note particulièrement la présence du yack, animal très répandu et idéal pour les conditions de vie de la région, que les nomades ne se lassent d’apprivoiser et d’utiliser leur force pour transporter toute sorte de matériaux. Mis à part les nombreuses ethnies assez secrètes et guère curieuses avec les étrangers, la présence humaine est surtout traduite par les innombrables monastères qui s’accrochent sans craintes aux versants rocheux, surplombant principalement une vallée.

Le Bas-Gumburajong



Le Bas-Gumburajong s’étend sur l’est du pays, ainsi qu’une partie du sud. De petite taille, elle possède cependant la densité de population la plus élevée. Constituée de bas-plateaux et de quelques plaines, la terre est majoritairement modifiée par la présence humaine. Il s’agit de la seule région dotée de chemins marqués et de petites villes. L’accès à la mer est plutôt difficile, du fait que les côtes sont principalement de dangereuses falaises.

Le climat du Bas-Gumburajong est plutôt tempéré, en gardant néanmoins une certaine douceur. Les précipitations sont abondantes lors de l’automne, et les températures les plus froides descendent aux environs de -15 degrés. La vie y est très agréable, la qualité du relief a permis d’y construire quelques villes.


Cultures et traditions des principaux peuples


Les Suugas (lire “Soura”)



Le peuple Suuga est constitué d’étranges neishaan de petite taille, et demeure sans aucun doute la communauté vivant le plus haut en altitude.





. : Physique et caractère : .

Les Suugas ont la particularité de posséder une taille très petite pour leur race, en effet, les hommes frôlent les 1m50 tandis que les femmes dépassent à peine les 1m40. Ceci a causé diverses questions et rumeurs, comme la supposition que cette ethnie est constituée de « neishaans-halfelins ». Tout comme le reste de leur corps, leur visage est de forme aussi ronde qu’une pomme, aux joues pleines et rougies par le froid, contrastant ainsi avec le blanc de leur visage. Leurs cheveux, brillant d’une ensorcelante couleur argentée, sont aussi drus et épais qu’une crinière, dont les jeunes filles se plaisent à orner d’os jaunis et de plumes brunes, ou diverses pierres.

Ces petits êtres sont dans une grande majorité des cas pacifiques, leur nature généreuse leur permet d’accepter toutes formes de conduite des voyageurs égarés, qu’ils hébergent sans le moindre problème, du temps que ce dernier reparte le plus tôt possible. En effet, leur culture unique, bien que quelque peu primitive leur tient trop à cœur pour en changer, et n’apprécie guère être longuement observés. Débrouillards et malicieux, leur énergie qui semble inépuisable leur permet de ne jamais se lasser du travail, et de construire un grand éventail de choses avec trois fois rien. Très ouverts, ils se considèrent mutuellement comme des frères et sœurs, et disent toujours leurs pensées à voix haute, sans aucune gêne.

. : Habitat : .



Autrefois nomades, les tribus Suuga ont depuis choisit d’élire pour domicile de vastes grottes millénaires, les abritant ainsi du froid des blizzards. Malgré un milieu de vie qui peut sembler pauvre en matières premières, leur aménagement a transformé ces cavernes en véritables citées, à l’aide de bois, d’os et de terre. Si une source d’eau douce n’est pas présente à proximité, les Suuga font fondre la glace des parois. Les Suugas dépendent donc entièrement de la faune sauvage, qui leur fournit nourriture et combustible, mais aussi pour les vêtements chauds, outils, armes, jouets et amulettes.

. : Alimentation : .

L’alimentation des Suugas ne demeure pas très variée, leur plats sont composé essentiellement de viande, la flore des montagnes étant clairsemée et guère comestible pour eux. Après plusieurs famines dues à la rareté du gibier, les Suugas choisirent de devenir éleveurs, gardant leurs troupeaux de yacks et parfois de rennes dans de grands enclos d’os, à l’intérieur même de la grotte.

. : Vie : .

Vivant dans un environnement glacial, les Suugas se vêtissent essentiellement de peaux et fourrures de yacks, suffisamment épaisse pour pouvoir affronter les grands froids d’hiver. De la préparation des peaux au travail d'assemblage, les couturières utilisent à toutes les étapes des outils qui, au-delà de leur première fonction, sont devenus de véritables symboles de la culture Suuga. C'est le cas de l‘Ilinki, couteau de forme semi-lunaire utilisé pour les activités quotidiennes. Son usage est multiple, de la fabrication des vêtements au découpage de la viande. Sa forme et sa taille varient en fonction de son utilisation et de sa région d'origine. Les plus larges servent à dépecer les animaux, ceux de taille moyenne sont utilisés pour la découpe des peaux et les plus petits sont réservés aux travaux de couture. Il est fréquent de le voir réutilisé comme ornement sur un vêtement ou, en miniature, sous forme de bijou.
Les bijoux Suugas sont faits d’os, aussi bien d’animaux que de morts. L’os est surtout utilisé comme décoration des huttes, les plus « précieux », c’est-à-dire les plus gros, sont soigneusement conservés par le ou la chaman de la tribu. Les hommes sont les seuls autorisé à porter un collier d’ossements, plus ceux-ci sont nombreux, plus la richesse de la famille est importante. Les femmes, elles, en ornent leur chevelure.



Comme vêtement traditionnel, on note le Tirkin, manteau féminin, munie d’un pan dorsal et d’une capuche garnie de laine de yacks, possédant une fonction particulière, outre celle de se couvrir la tête. Pour les jeunes mères, le nouveau-né est porté dans cette ample capuche, permettant ainsi à la jeune femme de garder les mains libres. Les manches du manteau sont assez larges pour envelopper le bambin lors de l’allaitement. Il est très rare qu’il soit décoré, ce privilège ne revenant qu’à la famille du chef du clan.

. : Religion : .

Les Suuga possèdent une religion assez similaire à celle des moyennes et basses montagnes. Cependant, leurs croyances se rassemblent plus autour de la mort que des éléments naturels. Ainsi, le ou la chamane devient l’intermédiaire entre le monde réel et l’Au-delà. La mort est un passage très important pour le peuple, car il s’agit du départ d’une nouvelle vie. Selon eux, les âmes des défunts montent au ciel, qu’ils parcourent régulièrement. Les aurores boréales, assez fréquentes dans ce pays froid, sont donc considérées comme le parcours des ces esprits. Une grande cérémonie est donc organisée à la hâte, où chaque membre de la tribu, même les nouveau-nés, doivent y participer, car il s’agit selon eux de l’occasion de revoir une nouvelle fois leurs proches disparus.

Le chamane, pouvant également être une femme, est un individu très respecté. Ce statut ne se transmet pas au fil des générations, car comme les prêtres, un chaman doit impérativement être vierge. Lorsque celui-ci sent sa fin approcher, il choisit lui-même l’enfant qui lui succèdera. Généralement, il désigne quelqu’un possédant quelque chose d’unique, par exemple une tache de naissance sur un endroit inhabituel du visage, un orphelin, une petite fille d’une beauté étrange…



Les membres de la Race Blanche



Ainsi sont nommés les neishaans du Gumburajong, sans le moindre doute dû à leur physique si particulier. Respectés par tous les autres peuples, ils sont pour une grande majorité des cas prêtres hautement placés des fameux monastères qui ornent les pentes escarpées des montagnes.





. : Physique et caractère : .

Grands, minces et au teint plus que blafard, les membres de la Race Blanche ont gardés tous les aspects caractéristiques des neishaans. Hommes comme femmes, leurs cheveux d’argent semblent interminables, et sont souvent rassemblés en d’impressionnantes coiffures. Leurs traits sont toutefois eux aussi fortement marqués de la terre Gumbu. Bien que de teinte saphir ou perle, leurs yeux s’étirent vers les tempes, leur procurant un regard aussi envoûtant que singulier, et il arrive parfois que leur chevelure soit noire corbeau, malgré leur sang.

Ce qui est le plus souvent mémorisé par les personnes ayant croisé la route de prêtres neishaans en pèlerinage ou entré dans un temple pour quelconque cérémonie religieuse, est de loin leurs habitudes vestimentaires. Possédant un rôle primordial au sein de leur temple, ils détiennent les vêtements les plus sublimes, ainsi que les bijoux. Malgré que ces derniers embellissent les beautés féminines aussi bien que masculines, les tenues des deux sexes sont bien définies. Les hommes portent généralement deux tuniques. La première, presque toujours blanche et décorées de motifs finement brodés est recouverte par une plus ample, dont la couleur respecte les teintes du ciel et de l’argent, ceinte à la taille par une large ceinture de tissu. Le tout est enveloppé dans un grand manteau de soie lors de la belle saison, et de laine de yack lors de l’hiver. Les femmes en revanche, sont vêtues plus légèrement, puisqu’elles ne sortent presque jamais du temple. Généralement, c’est une étoffe de soie soigneusement décorée qui entoure leur poitrine, mettant évidemment leurs formes en valeur, et un long pagne fluide et léger qui recouvre leurs jambes. Le statut féminin étant placé comme inférieur face au masculin, les prêtresses sont sous la contrainte d’exposer ainsi leur corps, pour se montrer comme « pure » et sans décorations ou vêtements inutiles. Néanmoins, lors de grands froids, elles se réchauffent elles aussi à l’intérieur d’un grand manteau de laine. Mais le plus important d’une tenue de prêtre est avant tout le choix des bijoux. Des bijoux d’argents, d’or, incrustés de turquoises s’enroulent autour de tresses compliquées ou s’agrippent à un chignon serré, tandis que d’autres se suspendent malgré leur poids aux lobes d’oreilles, ou ceignent les bustes en descendant parfois jusqu’aux genoux.

. : Vie : .



Les membres de la Race Blanche ne quittent pour une majeure partie jamais le temple qui l’a vu naître. Il peut néanmoins en être bannit s’il a accomplit de mauvaises actions. Leur vie se résume à la prière, l’organisation et le déroulement des multiples cérémonies qui rythment la vie des Gumbus. Les tâches quotidiennes sont rarement effectuées par l’un d’entre eux.

voir "Religion et temples"

. : Alimentation : .

La nourriture des prêtres et des moines est en très grande partie procurée par les offrandes des nomades ou même des citadins. Le chef du clan respecte la tradition qui implique d’offrir aux temples qu’il croise sur sa route les plus gros morceaux de viande qu’il a chassé dans la journée, ou alors qu’il a retiré de l’un des yacks de son troupeau. Ainsi, ils profitent souvent des meilleurs mets. Tout comme n’importe quel Gumbu, la viande de yack est leur plat favori, la flore des montagnes étant très peu comestible. Comme boisson, on note le fameux thé au beurre. Il s’agit de thé salé mélangé à du lait de yack et plus souvent au beurre de yack, consommé rance. Pour les voyageurs provenant des autres contrées, il est tout simplement imbuvable.



Les moines



Les moines, tout comme les prêtres de la Race blanche, vivent dans les temples. Ils sont en majeure partie composés d’humains.



.: Physique et caractère :.

voir la description physique des Kiowas ou des Khangais

Les moines, possédant un statut pouvant rarement évoluer, arborent également une apparence physique caractéristique, et bien différente selon les sexes. Dès leur arrivée au sein du temple, les hommes se voient dans l’obligation de se raser le crâne afin de les différencier des prêtres. Il est encore à ce jour difficile de dire si ces derniers les utilisent presque comme des esclaves, car malgré les tâches quotidiennes toujours effectuées par eux, le privilège de prier leur ait tout de même offert. Au contraire des sublimes tuniques brodée qu’exhibent leurs « supérieurs », les moines de sexe masculin se vêtissent de simples toges d’un blanc le plus éclatant possible, tombant presque jusqu’aux chevilles. A l’intérieur, leurs pieds sont laissés à nu, mais lorsque le devoir les oblige à sortir à l’extérieur, ils portent de hautes bottes fourrées. Les moines ne portent jamais de bijoux précieux. Si un pendant à l’oreille d’une faible valeur leur ait parfois accordé, seul un chapelet doit obligatoirement orner leur cou.

Les femmes en revanche, bien que leur statut reste toujours aussi différent de ceux des hautes prêtresses, peuvent se vêtir de façon semblable à leurs supérieures. La beauté et la grâce féminine prenant dans ce cas précis le dessus par rapport au rang social, bijoux d’argent et de fer, anneaux et pierres précieuses embellissent les bras découverts, les chevilles, les lobes d’oreilles et les cheveux, toujours d’une longueur considérable. Le seul moyen de les différencier reste les couleurs qui doivent être respecté pour ne pas mélanger ces deux mondes, toujours dans les tons gris et noirs.

Les moines peuvent être décrits à l’aide d’un unique mot : silencieux. Cela n’est pas dû à un vœu de silence, loin de là, mais tout simplement à leur éducation. Depuis le début de leur apprentissage, on leur a inculqué l’ordre de ne jamais parler sauf s’il s’agit d’une affaire importante. Leur vie peut parfois sembler cruelle, mais ils ont très tôt accepté ce rôle. La philosophie que dégage la religion leur impose aussi de toujours rester modeste, de ne jamais commettre le pécher de l’envie, ainsi sont les moyens qui selon eux mènent au bonheur. Ils parviennent si facilement à dissimuler leurs émotions que cela peut parvenir à faire penser qu’ils n’ont plus de personnalité, plus de caractère, et ne vivent que pour les corvées et les prières.

. : Vie : .

Extrêmement rares demeurent les moines ayant vu le jour dans le temple, la reproduction n’étant pas la principale occupation de ses habitants. Contrairement aux neishaans, les moines sont des humains nés le plus souvent dans un clan nomade. La tradition exige que tous les dix ans, au moins un garçon et une fille du clan soient envoyés vivre dans un monastère pour la fin de ses jours. Les chefs choisissent donc généralement les personnes les moins « aptes » à continuer de grandir parmi eux. Un jeune homme trop fébrile, une jeune fille stérile, un orphelin, une enfant trop pauvre…
Parmi les citadins, ceux qui ont rejoint la voie de la religion l’ont fait uniquement par choix. Il s’agit donc alors de personnes relativement plus âgées, et très croyantes. Mais il peut aussi arriver des personnes ayant des difficultés, comme une famille très pauvre ou des veuves.

Dès leur arrivée dans un temple, ils sont placés dans des dortoirs spécialement dédiés aux novices, où ils passent le plus souvent de leur temps les yeux rivés sur le Livre Sacré. Leur apprentissage les oblige à connaître cet ouvrage presque par cœur, des récitations ont d’ailleurs lieu en fin de semaines, et les moins connaissant prennent le risque d’être sanctionnés. Lorsque cette mission est accomplie, une autre leur est confiée, celle d’apprendre un autre livre, celui qui relate les règles et l’histoire du monastère où ils se sont installés. C’est seulement après cet apprentissage durant parfois jusqu’à une année, soigneusement encadré par les moines femmes, qu’ils peuvent changer de dortoir, prier, et connaître les joies des corvées.



Les Kiowas



Parcourant inlassablement les vallées des montagnes avec leurs troupeaux de yacks, les Kiowas forment l’une des communautés nomades les plus importantes.





. : Physique et caractère : .

Bien qu’ils appartiennent en théorie tous à la race humaine, les Kiowas, comme tous les habitants de la région du Gumburajong hormis les neishaans, possèdent un physique particulier et plutôt bien défini, que l’on ne trouve d’ailleurs dans aucuns autres pays de Rhaëg. Ainsi, cela signifie que si une personne arbore des traits légèrement familiers à ceux des Gumbus, celui-ci doit alors sans le moindre doute avoir de lointains ancêtres nés au cœur des montagnes d’Orën.

Leurs silhouettes peuvent varier, mais un Gumbu moyen n’est pas de taille spécialement grande ou petite. En revanche, il est presque impossible de croiser un nomade en surpoids, ceux-ci sont obligatoirement fins et musclés, ce qui est de toute évidence lié à leur nourriture peu variée et les longues marches à travers des chemins pentus. Les femmes ont très souvent la malchance de posséder peu de formes, et les courbes de leur corps peuvent parfois être très masculines. Vivant dans un pays froid où le soleil ne réchauffe que très peu de temps les fonds de vallées lors de la belle saison, leur teint reste de porcelaine, homogène et sensible aux coups de soleil. Cette blancheur contraste fortement avec leurs prunelles de jais, si sombre qu’il en est presque impossible de séparer la pupille de l’iris. Le détail le plus marquant réside en ces yeux, qui s’étirent vers les tempes, presque dépourvus de cils, et ne possédant pas de doubles paupières. Leur profil de visage ainsi que l’arrière de leur crâne sont très plats, mais cela se remarque moins car homme comme femme, les Kiowas et plus généralement les Gumbus portent les cheveux longs. Noirs de nuit aux reflets légèrement bleutés, ils cascadent dans les dos pour certain cas mais sont plus souvent attachés en chignon tenus par des baguettes ou alors tressés. Les femmes arborent presque toujours des fleurs, ou des bijoux lorsque la neige recouvre les sols.

Les Kiowas ont toujours été et le demeurent encore bien difficiles à cerner. Au premier abord, ils pourraient être qualifiés comme des personnes froides et solides, presque dépourvus de sentiments. En effet, leur vie se résume très couramment aux corvées, prières et marches. La curiosité est quasiment inexistante au sein du clan, et même considérée comme dangereuse. S’ils n’avaient jamais croisés la route de quelques voyageurs, qui d’ailleurs commencent à se faire trop nombreux à leurs yeux, ils ignoreraient encore que le monde dans lequel ils vivent n’est pas uniquement composés de montagnes et de vallées. Il ne faut donc pas s’étonner de leur accueil peu chaleureux si vous rencontrer un clan de nomade, mais ils accepteront tout de même de vous héberger si vous leur expliquez être en mauvaise posture. Ils parlent également très peu, même si vous prétendez comprendre leur langage. Mais comme tout le reste, cela peut être considéré comme une première impression. Très soudés entre eux, tous le clan a l’habitude de se mobiliser si un membre est en difficultés. Briser alors ce lien et arracher l’une des branches est considéré comme une trahison.

. : Habitat : .



Habitat le plus utilisé en Gumburajong, la yourte peut être installée sur n’importe quelle surface plane, parmi des campements de nomades ou même dans les villes, ce qui est plutôt très prisé dans les quartiers moyens ou pauvres, n’ayant accès aux grandes maisons de bois ou de pierre destinés aux plus fortunés.

Chaque yourte n’est destinée à abriter qu’une seule et unique famille. Un ou deux membres supplémentaires peuvent être accueillis s’il s’agit de blessés, de malades, ou de voyageurs égarés. De forme circulaire, elle est composée de plusieurs murs formés de treillis de bois entrecroisés, ainsi que d’une unique porte rectangulaire. D’innombrables perches façonnent la charpente, toutes tournant autour d’une clé de voûte où se trouve un orifice servant à laisser s’échapper la fumée du poêle, soutenue par deux grands piliers. La construction ainsi formée en une heure environ est ensuite recouverte d’une ou deux couches de feutre selon la saison, et enfin d’une grande toile de coton imperméable. Parfois, l’extérieur peut être décoré de motifs géométriques bleus, mais la grande majorité des clans préfèrent conserver la couleur blanche uniforme. Il est alors beaucoup plus facile de repérer un campement lors de la belle saison plutôt qu’en hiver.

L’intérieur est toujours aménagé suivant des codes stricts. Ainsi, la porte doit obligatoirement faire face au sud, et posséder de multiples motifs peints. Le poêle se place entre les deux piliers centraux, et détermine le centre de la yourte. Face à l’entrée au fond, on retrouve le siège du chef de famille, principalement occupé par le doyen. Les lits sont disposés de chaque côté, séparant les deux sexes. C’est à l’est que l’on retrouve les ustensiles de cuisines, l’eau et le lait. A l’ouest, les arcs, couteaux et plus rarement sabres sont soigneusement rassemblés près de l’entrée. On y trouve également cordes et mords pour les chevaux, et les outres de boissons alcoolisés. Enfin, généralement deux coffres décorés encerclent le siège du nord, renfermant les vêtements, bijoux et objets religieux de la famille.

La raison pour laquelle il est rare que les familles nomades hébergent des étrangers repose sur le fait que ces derniers ignorent tous des règles de conduite une fois à l’intérieur de la yourte. Ces codes sont très stricts, et les briser même par mégarde pourrait attiser la colère des esprits. Premièrement, il ne faut jamais frapper à la porte si celle-ci est close. Il suffit simplement d’entrer naturellement, en posant le pied droit à l’intérieur. Le déplacement s’effectue dans le sens des aiguilles d’une montre, et aucun cas il ne fau passer entre les deux piliers. L’espace est divisé en deux parties : à l’est, les femmes et à l’ouest les hommes. Rester debout trop longtemps est inutile, c’est pourquoi il faut rapidement prendre place sur le sol. En tant qu’hôte, le privilège de siéger au nord vous est accordé. Généralement, la famille offre une boisson à l’étranger, la refuser serait se faire immédiatement expulsé. Parfois il s’agit d’aïrak, à base de lait de jument battu est fermenté et légèrement alcoolisé ou alors, dans le pire des cas, de thé au beurre. Malheureusement pour les voyageurs ils ont le devoir de finir entièrement leur récipient.

. : Vie : .

Nomades qui se respectent, la vie des Kiowas est inlassablement rythmée par les corvées quotidiennes ainsi que les différents rituels religieux. Homme et femmes ont souvent vécu les mêmes choses, car le bon fonctionnement d’un clan ne s’effectue que par des étapes très « planifiées ».

Pour mettre au monde l’enfant qu’elle a gardé des mois durant, une jeune mère se doit d’être isolée dan s la yourte en compagnie de deux ou trois autre jeunes femmes afin de l’aider durant son accouchement. Cette épreuve est souvent très difficile à vivre, en raison des faibles connaissances médicinales que possèdent les nomades. Il n’est alors pas si rare que l’un des deux êtres perde malheureusement la vie. Le nouveau-né ayant ouvert les yeux, il est immédiatement lavé par l’eau sacrée du clan, cette dernière ne servant en aucun cas à être bue. Suit alors la première cérémonie d’un Gumbu, L’ouverture à la vie. Au plein air, même en pleine nuit ou par des températures extrêmes, le petit est enroulé dans les étoffes les plus somptueuses que possède le clan, et est emmené vers le temple le plus proche. De longues heures durant, les prêtres de la Race Blanche récitent des versets du Livre Sacré, la famille se prosternant devant la statue de la Déesse-mère. Ce n’est que par cette cérémonie que le nouvel habitant ne peut espérer recevoir la bénédiction des dieux.

Pendant leur très jeune âge, le bébé ne sort pas de la yourte familiale, et est placée dans un panier décorés de motifs sacrés. Il est nourrit au sein, de sa mère ou alors d’une nourrice. Son premier mois achevé, il passera ses jours accrochés au dos de ses sœurs aînées ou d’autre petite fille. C’est généralement avec sa porteuse qu’il noue sa première amitié. Lorsqu’il sait marcher et s’exprimer plus ou moins clairement, on l’habitue déjà au tâches quotidiennes les moins éprouvantes, comme par exemple surveiller le feu, jeter les détritus dans la nature, récupérer les bouses de yacks. Le patriarche organise régulièrement de petites réunions dédiées aux enfants, pendant lesquelles il leur enseigne la religion Gumbu. C’est souvent par le biais de membre de la famille qu’ils apprennent de nouvelles choses, comme les dangers de la montagne, la chasse, les plantes, le dressage, ou plus rarement la vie des plaines qu’ils appellent le Monde d’En-Bas.

Plusieurs années plus tard, survient le début de la puberté, considéré comme le passage à l’âge adulte. Cela désigne plus particulièrement les jeunes filles. Dès que ces dernières ont leurs menstruations, une seconde cérémonie est organisée. Il s’agit sans aucun doute de la cérémonie la plus joyeuse, après le mariage. Toutes les familles doivent se rendre au temple pour assister à a fête religieuse, qui est ensuite suivie par un grand tournoi dédiés aux jeunes hommes. Ces derniers montrent leur force par des compétitions improvisées ou alors exceptionnellement par des tournois de lutte, espérant séduire les parents de la fille à fiancer.

Les unions de deux êtres peuvent être organisées différemment suivant les décisions des familles. Traditionnellement, l’adolescente est liée en priorité à un veuf, même si ce dernier possède trois fois son âge. Le mariage est surtout un excellent prétexte pour rapprocher des familles. Mais dans certaines communautés où l’esprit est plus ouvert, c’est à la jeune fille de choisir son époux, à condition que celui-ci soit consentant et célibataire.

Le mariage est la cérémonie principale de la vie d’un nomade. Après une heure d’incantations religieuses au temple, le clan retourne dans la vallée pour participer à une immense fête. Les mariés sont aspergés d’eau sacrée et couverts de pétales de fleurs, avant d’être installés face à la foule. Chants traditionnels populaires accompagnent les danses parées de rubans colorés, plats festifs succulents remplissent les assiettes. Des tournois sont encore organisés, ainsi que des courses de chevaux. La fête dure en moyenne une journée entière. La nuit tombée, les deux époux montent sur le plus fier destrier du campement ornés d’innombrables rubans et bijoux de turquoises, et partent à grand galop à travers le plateau, suivit quelques mètres par des enfants souriants au cœur gonflé d’émerveillement. Leur lune de miel se déroule dans la nature, au milieu des champs de fleurs et sous un ciel gorgé d’étoiles. En attendant leur retour, les hommes du clan se mobilisent pour bâtir une nouvelle yourte, où se construira la vie d’une nouvelle famille.

Quand un membre vient à disparaître, le corps du défunt n’est pas enterré, ni inhumé par le feu. Dans la religion Gumbu, l’esprit du mort a le devoir de s’envoler vers le ciel pour devenir étoile, ou son fantôme hantera les hauts pics enneigés. Tout est alors mis en œuvre pour préparer son voyage vers la voûte Céleste. C’est uniquement pour cette cérémonie que les prêtres des temples sortent à l’extérieur. Accompagnés par la famille du disparu, ils gravissent les petits cols dépourvus de démons. En empilant des rochers les uns sur les autres, un autel est érigé, sur lequel le corps est déposé, par-dessus de riches étoffes. Avec lui sont disposées des fleurs rares. Les incantations terminées, la famille et les prêtres retournent à leurs occupations, laissant le cadavre se décomposer naturellement.



Les Khangais



Composé d'humains, les Khangais représentent la seconde commnauté nomade Gumbu.





.: Physique et caractère :.

Tout comme les nomades peuplant le Gumburajong, les Khangais arborent les même traits que les Kiowas. Je vous invite donc à lire leur description si cela n'est pas encore fait.

Néanmoins, on peut noter une légère différence par rapport aux autres nomades. Il s'agit tout d'abord de leur teint, souvent beaucoup plus foncé que leurs frères. Une peau brune, rêche et épaisse, ainsi qu'une chevelure tout aussi sombre, mais beaucoup plus abondante et sèche. Il n'est d'ailleurs pas très rare de voir des jeunes filles ou jeunes hommes avec des cheveux presque frisés, chose plutôt étonnante par rapport aux Kiowas par exemple. Cette particularité a permit d'émettre l'hypothèse que les Khangais soient descendants d'un peuple de Thorils venu des forêts de l'ouest, qui s'est ensuite mêlé à des humains au fil des âges.

Les Khangais ont longtemps été considérés comme des barbares nuisibles au Gumburajong. En effet, ce peuple est en réalité beaucoup plus belliqueux que les autres, et ont autrefois été responsables de plusieurs pillages de temples ou de campements. Bien que désormais elle se fait de plus en plus discrète, la haine et la crainte qui leur est attribué est toujours présente. Formant un ensemble de redoutables combattants, l'avantage est qu'ils réprésentent la force la plus importante si jamais le royaume Gumbu venait à se faire attaquer. Brutaux, tactiques et sans grands scrupules, ils n'hésiteraient en aucun cas à tuer femmes et enfants afin de subvenir à leur besoins. Après plusieurs années de pillaes et d'affrontements sanglants, cette communauté devient pourtant de moins en moins importante, et surtout de moins en moins active, mais cela représente plutôt un soulagement pour les autres peuples.

.: Habitat :.

Les yourtes Khangais ne sont guère différentes de celle des autres nomades, du moins en apparence. Car en réalité, les codes qui normalement régissent le bon fonctionnement de la vie à l'intérieur de cet habitats sont beaucoup plus souple. Cela provient avant tout de la mentalité des Khangais, et leur faible dévotion aux croyances.

.: Alimentation :.

Peuple non d'éleveurs mais de chasseurs, l'alimentation Khangai est avant tout carnée. Le cerf sauvage est la viande que l'on retrouve le plus souvent dans les plats, mais ces nomades chassent également le loup, et parfois les yacks des autres campements. Si on peut remarquer qu'ils sont souvent accompagnés d'un nombre impressionants de chevaux apprivoisés, ces animax ne peuvent en aucun cas être utilisés comme aliments, car ces derniers font entièrement partie de la vie des Khangais. Même chose pour les chevaux sauvages.

.: Vie :.


Les citadins



Religion et temples


Kamphuong


Les écoles de combat


Inspiré des cultures tibétaine, mongoles, chinoises et inuites


=> Suite en cours d'écriture !



EDIT Din: Super Yuni, fait moi signe dès que tu as fini ton texte, et concerte toi avec Lordan, je suis sûre qu'il sera d'accord pour changer les Monts Sérénéïdes en Gumburajong! Je modifierais la carte en conséquence!
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