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Shirka d'Ibrême
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MessagePosté le: Lun 3 Jan 2011 - 19:37 Répondre en citantRevenir en haut

"Bien piètre vie que la mienne, à me saouler et à jouer. Bien piètre vie que la mienne..."

Il but une longue rasade d'hydromel en se remémorant toute sa vie, de sa plus tendre enfance jusqu-à la mort de Syryce. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il se serait déjà égorgé depuis longtemps, mais une force mystérieuse l'en empêchait. Comme une puissance extérieure, un esprit caché, en son for intérieur, qui lui disait ce qu'il devait faire et les choses qui lui étaient interdites de faire.

Alors Shirka buvait, il buvait plus par frustration de ne pas pouvoir choisir son destin, il ne buvait pas pour noyer son chagrin. Son chagrin était apaisé, même s'il sera toujours présent dans son coeur, jusqu'à sa mort.

Le Demi-Elfe ricana à ses pensées, "jusqu'à sa mort", mais le problème que quelque chose ou quelqu'un ne voulait pas qu'il meurre, à sa plus grande frustration. Sans le jurer il était prêt à dire qu'il entendait des voix. Des voix qui ne s'adressaient pas directement à lui, mais il arrivait à les entendre. Shirka était sûr et certain, par contre, que c'était des voix de femmes, même si une des deux voix étaient plus brute que l'autre. Pourtant il avait des doutes de la véracité de ses pensées.

"Comment être sûr de ce que j'avance? Peut-être que la folie vient d'emporter mon dernier brin de raison"

Il poussa un soupir de désespoir, le soupir qui est capable d'anéantir une vie, le soupir qui à sa simple entente devient une triste mélodie qui parle de l'amertume d'une vie égarée. Shirka poussa ce soupir. Il le poussa mais n'en était pas moins rester fort et fier, tout était encore en place en lui, même son son orgueil démesuré était encore intact. Seul ses émotions étaient touchées car c'était, pour lui, la première qu'autant d'émotions apparaissaient aussi vite et en même temps. Durant ces périodes fortes, il avait de violents vertiges et il ne pouvait plus marcher pendant plusieurs minutes tellement la tête lui tournait.

Il finit son verre d'hydromel et en commanda un autre. Tout en prenant son nouvel hydromel, Shiim parcourait la vaste salle des yeux. Malgré la faible lueur que procurait la cheminée et les bougies, il pouvait apercevoir d'autres hommes, seul ou plusieurs sur la même table, riant et se moquant les uns des autres, se donnant des tapes amicales dans le dos. D'autres par contre avaient une tête plus proche de celle des morts que celle des vivants, ils avaient peut-être perdu des êtres chers... Tout comme lui, il comprenait bien leurs peines, mais il avait assez à faire avec les siennes pour vouloir s'occuper des affaires des autres.

Il finit de nouveau son verre d'hydromel, et déjà il chancelait légèrement, à cause de ses six hydromels qu'il venait de boire. Mais ces vertiges passèrent très vite car les voix, qui l'empêchaient de réfléchir, se firent de nouveau entendre. Mais cette fois elles étaient plus facilement audibles, le bâtard regarda rapidement autour de lui pour essayer d'apercevoir des personnes qui parleraient juste à côté de lui. Mais personne ne parlait à proximité de lui. La stupeur passa vite à la colère et avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche pour injurier les cieux, deux femmes firent leurs entrées dans la taverne.




[désolé pour cette longue attente, mais j'avais des problèmes avec mon nouvel ordinateur Clin d'Oeil. Et je suis de nouveau désolé avec la petite taille de ce récit, mais comme c'est le début d'un RP je n'ai pas trouvé beaucoup de chose pour lancer des sujets donc pour les prochaines réponses mes rp seront plus garnis^^]
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MessagePosté le: Lun 3 Jan 2011 - 19:37 Revenir en haut

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Persée Garaldhorf
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MessagePosté le: Sam 8 Jan 2011 - 14:55 Répondre en citantRevenir en haut


Vraël déroula ses anneaux comme un gigantesque reptile. Mais peut-on comparer un dragon à un vulgaire serpent ailé ? Comment ne pas voir l'empreinte du divin dans ces écailles parfaitement agencées en une armure reflétant la couleur des mers chaudes du sud ou celle du ciel à midi, faisant pâlir d'envie les plus beaux joyaux de Rhaëg et renvoyant avec encore plus d'éclat les rayons ardents de Solyae ? Comment ne pas être émerveillé, saisi de crainte respectueuse, devant une telle splendeur, pleine de grâce et de noblesse, si parfaite qu'elle en paraissait irréelle ? Comment ne pas sentir la terreur vous broyer les entrailles en voyant cette créature aux muscles puissants pouvant l'élever dans les airs comme si elle n'était qu'une plume, aux griffes acérées et aux crocs longs comme des épées ? Comment ne pas se sentir ridiculement insignifiant face à cette puissance de la nature, ce regard empli d'intelligence, si profond qu'on n'ose presque lui rendre son regard sans ciller de peur de l'offenser ou de se noyer dans un univers de souvenirs aussi vieux que le monde ? En vérité, de qui tenait le plus ce monstre quadrupède, maître des cieux, seigneur des terres, empereur des mers et foyer du feu ancestral ? Du divin ou de l'infernal ? Ainsi sont les dragons.

Ainsi sont les souvenirs.

Plus vastes, plus envahissants malgré leur petite taille si trompeuse, si cruels parfois, inconsistants et pourtant douloureux, qui n'aurait pas voulu atténuer le poids des souvenirs ? Qui ne voudrait pas alléger sa conscience, transférer ses souvenirs autre part, n'y gardant que l'empreinte, que l'ombre de s'en rappeler mais dont toute la vie passée se retrouveraient autre part ? Les Pierres aux Souvenirs furent inventées. Petites pierres grisâtres et à moitié transparentes, tout à fait anodines, créées on ne savait comment, trouvées on ne savait comment, la légende voulait qu'une étoile tomba sur Rhaëg, implosant en milliers d'éclats disséminés un peu partout dans le monde. La Gardienne du Kaerl Silencieux les aurait utilisés, paraîtrait-il, pour conserver la résonance des souvenirs entre ses murs. Toujours est-il que durant des siècles les Pierres aux Souvenirs furent utilisées pour conserver la mémoire des ancêtres.

Persée ne savait pas vraiment où chercher. Son oncle lui avait soufflé Orën sur le ton de la plaisanterie – en fait, elle avait toujours l’impression qu’il plaisantait et cela l’horripilait. Comment savoir s’il disait la vérité ou non ? Certes, la Pierre aux Souvenirs ne pouvait mentir mais ce n’était pas vraiment une preuve. Orën, avait-il dit ? Alors, sa Liée et elle iraient en Orën. Il était capital pour Persée de se procurer une Pierre aux Souvenirs vierge, trop de réminiscences tourbillonnaient dans son jeune esprit. Elle était l’Héritière des Garaldhorf, la renaissance de ce sang bleu corrompu par des années de déshonneur et de vicissitude. A elle de refonder la lignée, une nouvelle génération, une évolution.

Vraël ne savait pas vraiment où elle se dirigeait. Elle avait franchis l’Interstice en lien ciel brumeux au-dessus d’une formidable chaîne de montagnes sur Orën. Elle goûtait un air nouveau, savourant le vent différent qui courait sous ses ailes, tout en prenant garde de voler au-dessus des nuages pour ne pas trahir sa présence. Juchée sur son dos, Persée embrassait du regard le paysage, émerveillée. Ces grands espaces, ces vallées verdoyantes, ces monts nichés dans la brume, ces forêts sombres... Rhaëg s’offrait aux deux Liées. Certes, dès que la Bleue avait pu voler, elles avaient fait le tour de Tol Orëa mais ne s’était jamais aventurée très loin de l’île. Là, c’était différend. S’il n’y avait eu les obligations de Maîtresse et de Capitaine des Armées du Kaerl Céleste, s’il n’y avait eu le lien indéfectible qui unissait la dragonne au Màr Menel, s’il n’y avait eu Zackheim... Elles ne seraient jamais repartis pour la citadelle volante, seraient restées libre, sans entraves, sans attaches, auraient disparus dans les légendes du Rhaëg, pour l’éternité.

La dragonne se posa sur un promontoire rocheux, caché dans le brouillard et attendit que sa Liée mette pied à terre, son épée battant sa hanche et son sac en bandoulière, pour s’évaporer dans une brève explosion de lumière éblouissante, laissant place à la jeune femme qu’elle pouvait être. Elles descendirent ensuite de la colline, riant comme des enfants et partir en quête du village le plus proche, histoire de se renseigner sur le pays où elles se trouvaient. Elles avaient opté chacune pour des vêtements de voyage qui ne craignaient rien, si ce n’était la pluie. Bientôt, de fines gouttelettes perlèrent sur leurs cheveux, demoiselles reflet l’une de l’autre, nuit et aube. La pluie commença à tomber dru quand elles arrivèrent dans le premier village qu’elles croisaient. Elles coururent se réfugier dans la taverne la plus proche auberge, leurs capes trempées et leurs bottes chuintantes. Vraël alla se poser nonchalamment sur un tabouret, à une table du fond tandis que sa Liée s’occupait de la commande. Elle négocia des tisanes chaudes avec le tenancier et entrepris de se renseigner sur la région.

Vraël essorait ses longues mèches bleu-noir quand son regard virevolta face à un visage inconnu mais dont l’âme entrait en résonance avec la sienne. Un jeune homme, seul, aux oreilles elfiques, semblait nerveux, abattu et coléreux. De la peine, profonde, émanait de lui. Persée, protégée par son armure émotionnelle et mêlant avec indifférence toutes les émotions ambiantes, ne pouvait pas le repérer pour l’instant. Seule la dragonne sous forme humanoïde avait su l’identifier. Le Don était présent en lui.

Elle se leva avec grâce et, s’approchant à pas prudents de la table du jouvenceau, s’enquit d’une voix douce :

- Puis-je m’assoir avec vous ? Mon nom est Narèlimbë. Et vous ?

Avec toute sa délicatesse, elle s’assit sur le tabouret face à lui. Pauvre petit d’homme... Il semblait si fatigué...



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Shirka d'Ibrême
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 16:42 Répondre en citantRevenir en haut

Jamais personne ne lui avait adressé la parole depuis qu’il était arrivé en ville. Même durant sa longue errance dans les rues tortueuses, personne ne l’avait seulement salué. Et là sans explication apparente, une femme, magnifique pourrait-on même dire, venait s’asseoir à sa table et se présentait avec courtoisie. Dans son état il aurait, logiquement, chassé cette femme, mais sans vraiment savoir pourquoi il la laissa s’asseoir et préféra boire une nouvelle gorgée de bière… ou d’hydromel il n’arrivait même plus à faire la différence.

Gardant le silence pendant quelques minutes, en apparence le bâtard regardait la femme avec indifférence, mais du point de vue de Shirka il l’admirait secrètement et détournait parfois le regard pour ne pas trop la dévorer des yeux. Il y avait chez elle quelque chose de particulier de très différent des autres femmes. Surtout dans son regard, un regard qui semblait ne pas être le sien, mais celui d’un être supérieur, un être absent physiquement mais présent par sa Volonté écrasante. Shirka était de plus en plus intrigué et il finit par la regarder avec insistance, insistance presque désagréable puisque le Demi-Elfe ne lâchait plus la femme des yeux. Puis contre toute attente il se mit à parler :

"Excusez mon silence discourtois ma Dame. Je suis Shirka le Demi-Elfe, le bâtard du Seigneur d’Ibrême. "

Habituellement, il n’aurait mentionné son statut de demi-sang et de bâtard, mais aujourd’hui une force lui disait que cela n’avait aucune importance et qu’il pouvait se confier sans peur. Bien sûr, Shirka était trop discret pour oser révéler tous ses secrets. De toute façon, il devinait bien que cette femme ne le lui demanderait pas. Le jeune aventurier finit donc sa chope et regardait maintenant l’autre femme qui était entrée tout à l’heure en même temps que Narèlimbë. Cette femme-ci, contrairement à Narèlimbë, était moins imposante dans la taverne, sa présence se faisait moins remarqué que son amie aux yeux opalescents.

Silencieusement, il se leva pour aller la rejoindre, laissant, par la même occasion, Narèlimbë toute seule. Shirka traversa la salle jusqu’au comptoir où se trouvait la jeune femme. Sans le remarquer, le bâtard avançait rapidement et faillit, à plusieurs reprises, trébucher sur des chiens ou des ivrognes. Quand il arriva enfin à l’endroit voulu, il s’accouda sur l’immense comptoir en chêne massif, et commanda une autre bière au tavernier. Il se tourna ensuite vers la femme et manqua de hoqueter. Cette jeune femme paressant si frêle était en fait tatouée comme une guerrière et le jeune bâtard se sentait soudain vulnérable. Et c’est avec un visage assuré, mais une voix tremblante, qu’il se mit à parler :

"Euh… Bonjour je suis désolé de vous dérangez, mais je me demandais pourquoi vous ne vous étiez pas joint à moi avec votre amie. Non que cela me contrarie, mais je pensais que cela serait plus courtois de vous invitez à ma table.

C’est en finissant de parler qu’il comprit que sa tirade était vraiment maladroite et déplacée, il bafouilla plusieurs idées stupides et préféra se taire pour ensuite se tourner et voir Narèlimbë juste derrière lui.
Persée Garaldhorf
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 21:56 Répondre en citantRevenir en haut


Le tavernier n'était guère loquace et même aidé de quelques pièces d'or contre les trous de mémoire, il déclara ne rien savoir sur de quelconques pierres grises dont parlaient les légendes. Persée n'en fut pas surprise mais fut tout de même déçue. Un soupir lui échappa lorsque le tenancier, devenu soupçonneux, repartait dans son arrière boutique, comme soudain frappé de mutisme. Les affaires n'étaient pas bonnes. Dès le départ, elle s'était méfiée de son oncle, de son caractère fantasque, imprévisible et de son boniment intarissable. Pourtant, certaines choses ne changeraient jamais et la première était : "pourvu que cela accuse mon père de vilenie et je le croirais". Persée joua avec son ongle sur le bois du comptoir, les yeux dans le vide, attendant le retour du patron. Patron qui ne revenait pas. Laissant son regard errer sur la salle, elle accrocha alors un détail troublant, qui excita sa curiosité. Cet objet accroché au mur, comme décoration... Cette forme lui rappelait quelque chose...

Vraël, sous son déguisement nominatif et morphique, soutint sans ciller le regard d'abord hésitant puis franchement insistant du demi-Elfe. Elle ne s'était pas trompée, il y avait une vibration similaire à la sienne qui courait dans les veines du jeune homme. Ses premiers mots sont pour se présenter et ses lèvres esquisse un sourire encourageant. Parler est souvent un remède, d'après la dragonne, contre les traumatismes. Puis il jeta un oeil à sa Liée, remarquant sa présence, elle aussi insolite parmi les ivrognes. Ivrognes pas tous très ivres, d'ailleurs, pour son regard acéré... Mais là n'était pas la question. Le jeune Shirka d'Ibrême, car tel était son nom, s'avançait vers Persée, toujours accoudée au comptoir - dans l'attente d'un miracle qui fasse tomber ses informations du ciel ? Elle le suivit.

Persée tourna la tête dans la direction du sang-mêlé, surprise de se voir ainsi abordée mais il lui suffit d'un regard vers sa Liée derrière le jouvenceau pour commencer à comprendre. Un porteur du Don. Elle essaya de sourire pour détendre le futur Aspirant Céleste mais non, décidément, quelque chose remuait à la lisière de sa mémoire en regardant cette étrangeté ornementale d'un parfait mauvais goût. Si seulement elle pouvait s'en souvenir... Et ce tavernier qui ne revenait toujours pas de sa cave.

- C'est très aimable de votre part, dit-elle poliment avec un léger sourire, bien que de plus en plus tendue. Je prendrais bien un verre en votre compagnie, je vois que mon amie m'a devancée.

Quelque chose clochait dans ce décor, indubitablement. Certains hommes pas si ivres que cela mais bien des habitués. Un tenancier qui taisait plus long que ce qu'il disait. Et cet objet, fait d'os blanchis par les ans, assemblé étrangement, avec des coquillages.

° Quoi qu'il puisse se passer, protège-le, Vraël. °

Ces mots avaient éveillés une tension croissante chez la Bleue. Il allait se passer quelque chose... Mais prenant un air amical, elle alla reprendre sa place en sautillant presque à la table du demi-Elfe, suivie par celui-ci et son Âme Sœur. un fois pris leur place autour de la tablée, il y eut un petit instant de flottement, personne ne sachant commencer la conversation. Persée avait toujours les yeux fixés sur l'élément décoratif. Vraël se chargea donc de relancer la discussion.

- Shirka, je te présentes mon amie Persée-Morian...
° STOP ! Ne dis pas mon nom !
Pourquoi ?
Pour ça... °

- ... Hem, et nous voyageons dans le coin. Connaitrais-tu une bonne auberge ?

La mise en confiance, un point essentiel. Et la dragonne commençait à ressentir la peur transpirer par les pores, quitter ce trou à rats devenait pressant. Les mots télépathiques incrédules de sa Liée résonnaient encore. Elle fit un nouveau sourire engageant pour Shirka, pour ne pas le laisser de côté ni dans l'incertitude.

- Je prendrais la même chose que toi, j'ai soif !
° Que se passe-t-il ?

Cet objet... Il est fait avec des os et pas n'importe lesquels ?... Et le symbole : c'est la signature de mon oncle ! ... Avec des os de dragons. °

Pendant ce temps, le tavernier remonta de sa fameuse cave, dissimulant sous le comptoir un objet lourd, caché dans un linge sale. Un coutelas.



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Shirka d'Ibrême
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MessagePosté le: Ven 11 Mar 2011 - 10:25 Répondre en citantRevenir en haut



C’est vrai, Shirka n’a jamais été le plus intelligent des êtres vivants sur Rhaëg, mais il était loin d’être dupe et il savait que quelque chose de louche se déroulait dans la taverne. Il l’avait compris quand la dénommée Persée avait jeté un regard à Narèlimbë. En temps normal, et quand une personne n’a rien a caché, elle tourne la tête la tête en direction de la personne qu’elle regarde, mais là, seuls ses yeux ont changé de direction et le bâtard avait compris qu’il y avait un problème, ou alors c’était lui qui devenait paranoïaque. En tout les cas, il allait jouer le jeu.

En retournant s’asseoir à sa place, il allait essayé de jouer l’homme sans défense, celui qu’il fallait absolument protéger contre les ombres de la nuit. Bref le demi-elfe devait jouer le petit garçon de huit ans. Pas que cela le dérangeait d’être protégé par deux magnifiques jeunes femmes, mais devant tant d’ivrognes cela n’était pas vraiment de son goût.

Il regarda donc les deux femmes avec attention, sans oser dire quoi que ce soit. Il préféra se caresser sa tâche de naissance qui, bizarrement, lui faisait mal. Et alors qu’il allait jurer sous la douleur que lui provoquait sa tâche, Narèlimbë se mit à parler. Shirka l’écouta donc et devina quelque chose d’encore plus louche puisqu’elle s’arrêta subitement de parler, se reprit et finit sa phrase. Le plus étrange dans tout cela c’est qu’il avait senti comme un bourdonnement dans sa tête juste au moment où la femme aux yeux opalescents s’étaient tu. Il but donc une longue gorgée de bière et répondit :

« Hum… Oui bien sûr qu’il y a de bonnes auberges ici. Lesquelles ? Je n’en sais absolument rien, je n’ai jamais côtoyé une seule de ces auberges. Trop occupé à boire. Mais je vous conseille tout de même le « Serpent d’Argent », chaque fois que je passe devant, il n’y a que des bourgeois et vu vos beaux habits de chasse, je dirais que vous serez capable de payer facilement cette auberge. »

Remarquant qu’il venait de parler alors qu’il n’en avait même pas l’attention, il se tut et observa de nouveau les deux femmes. Plusieurs secondes passèrent avant qu’il ait une idée, brillante ou non, il allait essayer d’en apprendre plus sur eux et pour cela, il devrait jouer le petit paysan sans défense. Cela par contre le faisait rager de devoir s’abaisser ainsi, mais il le devait bien pour en apprendre plus sur elles.

-Je ne veux paraître indiscret, mais vous n’êtes pas du coin vous, enfin je veux dire que vous n’êtes pas du continent, je me trompe ? Votre allure est trop noble même plus nobles que les nobles eux-mêmes ! sourit le bâtard.

° Pour de simple voyageuses, je trouve qu’elles sont un peu trop aux aguets… Peut-être pourrais-je les aider, ou alors les envoyer paître.°

Et pourtant, et pourtant quelque chose au fond de lui voudrait aller les suivre jusqu’au bout du monde, dans la plus perfide des batailles, dans les fonds marins, il voudrait avoir la chance de les suivre… Ah ! Mais pourquoi tant d’émotions contradictoires se bataillaient le droit de diriger la conduite du jeune bâtard ? Déjà qu’il était pénible pour lui d’avoir perdu sa vieille amie, voilà qu’il était en train de chercher sa nouvelle vie. Après tant d’événement déplaisant dans sa vie : l’assassinat de son père, la mort de Syryce… Tout cela méritait une très longue pause avant de seulement songer à repartir à l’aventure. Etrangement il ressentait de l’excitation dans toute cette histoire qui lui paraissait louche.

Mais l’excitation aurait encore plus intense s’il avait vu le tavernier revenir avec un coutelas dans la main, caché sous un tissu grossier.
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MessagePosté le: Ven 11 Mar 2011 - 13:09 Répondre en citantRevenir en haut

Persée héla le patron revenu de son arrière-boutique.

- Patron ! Deux bières, s'il vous-plait !

La tavernier opina du chef et se pencha pour mieux cacher le torchon dans lequel était enveloppé le coutelas. Il croisa le regard de sa femme qui faisait le service, un regard suffisamment éloquent pour qu'elle devine ce qu'elle avait à faire. Elle passa derrière le comptoir pour prendre les commandes et et comprit en voyant le regard ombrageux qu'il jetait à la table du fond, où se tenaient deux jeunes femmes étranges et un triste jeune homme, qu'elle reconnut sans peine à cause de sa façon de gratter sa marque de naissance. La Guilde n'allait pas tarder à le reconnaître, elle aussi et le commerce allait servir de champ de bataille si les deux étrangères s'en mêlaient. Car ici, dans cette taverne, se tenait des membres de deux importants réseaux de la région. Et il n'était jamais bon de secouer la cage des gens de l'ombre.

Le jeune Shirka se doutait de quelque chose, c'était visible comme le nez au milieu de la figure. Vraël ne savait plus que faire. Si sa Liée disait vrai, Métherkan les avait jetés dans elle ne savait quel bourbier dont il était le mystérieux instigateur, un nouveau secret à résoudre. La fourberie de cet oncle n'avait d'égale que son art de cultiver le secret dans ses formes les moins reluisantes. Déjà, où avait-il pu se procurer des os de dragon ? Au Màr Luimë, lorsqu'il n'était encore qu'un Chevalier parmi tant d'autres ? Ce pourrait être la véritable raison qui l'ai expulser du Kaerl Englouti, si ses pratiques occultes avaient été découvertes... Un mystère de plus sur le compte de Métherkan Garaldhorf. Le nom de l'illustre famille en ruine devait être connu ici, le taire était une prudence nécessaire. La dragonne tâcha de se détendre pour répondre au demi-Elfe mais l'hypocrisie n'avait été dans ses cordes.

- " Le Serpent d'Argent ", je retiens ce nom, merci ! Et oui, nous sommes en voyage. En vérité, nous venons d'une île surnommée la Terre de l'Aube et descendons, Persée moi, d'une ancienne lignée aristocratique... Nous sommes en mission dans le coin, à la recherche d'apprentis aux talents peu conventionnels et...

Vraël interrompit sa tirade à l'arrivée inopinée du tenancier avec les deux bières. Persée lui jeta un regard aigu et s'enquit comme si de rien n'était :

- Vous avez souvent des clients étrangers par ici ? J'ai un oncle qui est passé dans la région, dernièrement et il m'a recommandé cet établissement. Vous faites chambre d'hôtes ?
- Oui, surtout de gens venant des montagnes ou des grandes cités alentours... L'attrait de la campagne. Nous avons quelques chambres à l'étage de disponibles.


Pendant ce temps, la robuste femme du patron attira discrètement l'attention d'un contrebandier affalé sur une table avec quelques compagnons. Ils se regardèrent un bref instant et l'homme suivit ensuite le regard de l'ogresse vers la table du fond. Un léger acquiescement. Des témoins gênants, postant trop de questions. Le premier réseau était prévenu et des mains glissèrent dans les bottes, dans les manches ou sous les manteaux. La grosse main de la tenancière empoigna le coutelas.

° Shirka, je t'en prie, n'ai pas peur de nous. Il faut que tu restes calme. Nous sommes tombés dans un nid de vipères. °

Vraël avait peur d'être brutale mais elle ne voulait surtout pas voir le sang du demi-Elfe couler.


EDIT : Shirka décidant de quitter le forum, je me dois de clôturer ce rp et cette quête initiée. Je n'ai pour l'heure pas le courage de la faire mais sachez que ce rp est mort.



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